Accord d'entreprise CONSERVERIES PROVENCALES CABANON

EGALITE PROFESSIONNELLE ENTRE FEMMES ET HOMMES

Application de l'accord
Début : 23/02/2026
Fin : 23/02/2030

7 accords de la société CONSERVERIES PROVENCALES CABANON

Le 23/02/2026


ACCORD PORTANT NOTAMMENT SUR L’EGALITE PROFESSIONNELLE

ENTRE FEMMES ET HOMMES



Entre :

  • La société CONSERVERIES PROVENCALES, enseigne « CABANON », société par actions simplifiée, immatriculée au RCS d’Avignon sous le numéro 801 423 096, dont le siège social est situé chemin de Piolenc – 84850 CAMARET SUR AIGUES, représentée par son Président en exercice,



D’une part,

Et :


  • délégué syndical de la CGT Vaucluse, syndicat majoritaire dans l’entreprise

D’autre part,

Préambule


La société réaffirme sa volonté d’assurer la mixité et l’égalité de traitement entre les femmes et les hommes et a démontré son engagement constant dans le domaine de la qualité de vie au travail.

Le taux d’emploi des femmes dans l’activité reste encore très faible.

La société compte actuellement un effectif de 55 salariés au 31/12/2025.

L’entreprise et l’organisation syndicale signataire ont décidé de poursuivre les actions engagées depuis plusieurs années afin d’améliorer la qualité de vie au travail et d’assurer la mixité et l’égalité professionnelle entre femmes et hommes.

Dans cette perspective, le présent accord abordera :

  • L'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes
  • La lutte contre la discrimination
  • Le droit à la déconnexion
  • L'expression directe des salariés pour améliorer la qualité de vie au travail
  • La qualité de vie au travail


Il a été arrêté et convenu ce qui suit :



Article 1 : Champ d’application de l’accord


Le présent accord est applicable à l’ensemble des salariés de la société.


Article 2 : L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes


La promotion de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes et la prévention de la discrimination sont des préoccupations de l’entreprise, dans un secteur professionnel où les hommes sont très majoritairement représentés en termes d’effectifs.

Convaincus que l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes est un véritable facteur d’amélioration de la qualité de vie au travail, l’entreprise et l’organisation syndicale signataire précisent par la présente les objectifs et mesures prisent pour assurer l’égalité professionnelle entre les femmes et hommes et remédier aux éventuelles inégalités qui pourraient être constatées au sein de l’entreprise.

Les parties souhaitent valoriser les mesures prises en faveur de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, notamment dans les domaines suivants :

  • L’accès à l’emploi, l’embauche
  • La rémunération effective
  • L’articulation vie familiale et vie professionnelle.

  • Mesures en faveur de l’accès à l’emploi

  • Objectif


En dépit des contraintes de l’activité, les parties s’engagent à garantir un accès équilibré à l’emploi et à encourager la mixité des équipes en permettant notamment l’accès des femmes à tous les postes qui constituent des postes particulièrement difficiles à pourvoir et qui sont toujours occupés à ce jour majoritairement par du personnel masculin.

  • Actions


Pour atteindre cet objectif, la société s’engage à :

- Rester particulièrement attentive à ce que les offres d’emploi et de stage soient dénuées de tout stéréotype lié au sexe ;
- Garantir une stricte égalité de traitement entre les candidatures. Ainsi, pour tous les postes et à tout niveau hiérarchique, les critères retenus pour le recrutement des salariés doivent être strictement fondés sur la formation initiale et les diplômes obtenus, les compétences requises, l’expérience professionnelle, les qualifications des candidats et le potentiel requis pour exercer le poste à pourvoir.
  • Indicateurs chiffrés de suivi


Les indicateurs associés à cet objectif et ces actions sont :

-Pourcentage de candidatures du sexe le moins représenté dans l’emploi
-Pourcentage d’embauche du sexe le moins représenté dans l’emploi
  • Mesures en faveur de la rémunération effective

Conformément à l’article L3221-2 du Code du travail, l’employeur assure, pour un même travail ou pour un travail de valeur égale, l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes.

Les parties conviennent que l’égalité de traitement salariale visée dans cet accord concerne le principe d’égalité entre les femmes et les hommes, à emploi comparable et en tenant compte des compétences, de l’expérience professionnelle et des qualifications professionnelles.

L’entreprise réaffirme son attachement à une politique de rémunération basée sur le respect des minimas conventionnels et des classifications professionnelles.

  • Objectif

L’entreprise entend ainsi garantir le maintien de l’absence de disparité de traitement entre les hommes et les femmes placés dans des situations équivalentes.

L’entreprise rappelle que les congés maternité, paternité, d’adoption ou congé parental d’éducation doivent être sans incidence sur le déroulement de la carrière des salariés.

L’équité salariale tout au long de la carrière est un fondement essentiel de l’égalité professionnelle. A l’embauche, l’entreprise doit pouvoir garantir un salaire équivalent entre les femmes et les hommes, pour un même niveau de responsabilité, d’expérience, de compétences professionnelles mises en œuvre. L’entreprise veillera donc à ce que des écarts ne se créent pas avec le temps.

  • Actions


Pour atteindre cet objectif, la société s’engage à :

-Appliquer des grilles d’embauche égales pour les hommes et les femmes qui dépendent uniquement, de la qualification et/ou de l’expérience des candidats et des fonctions.

- Veiller à ce que des écarts ne se créent pas dans le temps, l’évolution de rémunération des femmes et des hommes étant exclusivement fondée sur la qualification, les compétences, l’ancienneté de la personne. A ce titre, la Direction ne pourra pas écarter des augmentations collectives les salariés au motif de leur congé de maternité et parental.


  • Indicateurs chiffrés de suivi


Afin d’assurer le suivi des actions, les indicateurs suivants devront être respectés :

-Pourcentage moyen annuel d’augmentation des femmes / hommes selon les fonctions confiées et l’ancienneté

  • Mesures en faveur de l’articulation vie professionnelle/responsabilité familiale


  • Objectif


L’entreprise veille à ce que le temps de travail des salariés ne constitue pas un facteur direct ou indirect de discrimination.

  • Actions

Afin d’assurer un équilibre entre la vie professionnelle et privée, la Direction prévoit :

  • Parentalité 

Après un départ en congé maternité, d’adoption et parental d’éducation, le (la) salarié(e) pourra solliciter un entretien professionnel avec sa hiérarchie pour échanger sur les évolutions intervenues pendant l’absence et préparer les conditions de son retour dans l’entreprise.  La raison même de ce type de congés ne doit pas être prise en considération, à son retour, pour décider de l’évolution de la rémunération de la personne concernée pendant et à la suite de son absence.

  • Concilier vie professionnelle et vie familiale


Planifier réunions pendant horaires habituels de travail
Eviter réunions tardives ou matinales ou les planifiées à l’avance

  • Rentrée scolaire


Aménagement de l’emploi du temps pour accompagner les enfants le jour de la rentrée des classes de la maternelle à la 6° incluse
Pas de réunion collective la semaine de la rentrée des classes

Indicateurs chiffrés de suivi

-Réaliser 100% des entretiens sollicités par le(la) salarié(e), après un départ en congé maternité, d’adoption ou parental d’éducation à temps complet.
-Déterminer le nombre de demandes d’aménagement d’emploi du temps pour rentrée scolaire / nombre d’aménagements réalisés


Article 3 : La lutte contre la discrimination


Les parties s’accorde sur le fait que la société s’engage afin de garantir l’égalité de traitement dans le travail à respecter les principes suivants :

-Interdictions des discriminations en matière d’embauche, Le recrutement doit conduire à l’intégration de collaborateurs sans discrimination de culture, de nationalité, de religion, de convictions politiques, d’orientation sexuelle, de caractéristique physique et de sexe, de handicap, d’âge.

- Absence de différenciation en matière de rémunération et de déroulement de carrière,

-Garantie d’accès identique à la formation professionnelle.

Article 4 : Le droit à la déconnexion


Le droit à la déconnexion a pour objectif de préserver l’équilibre vie professionnelle et vie personnelle des salariés les plus fortement exposés aux sollicitations numériques (téléphone professionnel, mails).

Les salariés sont invités à ne pas utiliser les outils numériques pendant les temps de repos (dans le respect des durées légales), de congé et de vie familiale.

  • Objectif

Préserver l’équilibre vie professionnelle et vie personnelle des salariés les plus fortement exposés aux sollicitations numériques.

  • Actions


Les courriels doivent comporter un objet clairement identifiable et éventuellement préciser une échéance.

Les mails reçus en dehors d’horaires habituels de travail n’imposent pas de réponse immédiate et attendront le retour dans l’entreprise. 

Les destinataires (personnel occupant des responsabilités et/ou compétences particulières) de courriels et appels téléphoniques, en dehors de leur temps de travail, n’ont pas d’obligation de répondre, sauf situations graves et urgentes.

Article 5 : L’expression directe des salariés


Conformément aux dispositions des articles L.2281-1 et suivants du Code du travail, les salariés bénéficient d’un droit à l’expression directe et collective sur le contenu, les conditions d’exercice et l’organisation du travail.

Dans l’exercice de leur droit d’expression directe, les salariés s’abstiennent de tenir des propos sur leurs conditions de travail et le fonctionnement de l’entreprise, dès lors que ces propos sont de type injurieux et/ou diffamatoire. En outre, cette expression des salariés doit s’exercer sur les lieux et pendant le temps de travail.

L’entreprise fixe pour objectif de garantir, la communication la plus efficace possible entre les salariés et l’encadrement.

Les parties s’accordent pour reconnaître comme moment privilégié d’écoute et de dialogue notamment : l’entretien professionnel. A ces occasions, les salariés pourront faire le point sur leur activité professionnelle (évaluation des compétences, des aptitudes, et bilan année(s) écoulée(s)), mais ils pourront également s’exprimer librement sur le bien-être au travail ressenti.

L’ensemble des salariés qui répondent aux critères fixés légalement bénéficieront d’un entretien annuel, et d’un entretien professionnel, le cas échéant.


Article 6 : La qualité de vie au travail

L’équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle vise à fournir aux salariés les moyens d’organiser leur activité professionnelle dans un cadre respectueux de leurs temps de vies personnelle et professionnelle.

Partant, l’entreprise et l’organisation syndicale signataire affirment leur implication en faveur de la conciliation entre ambitions professionnelles et projets personnels.

Les salariés de la société sont confrontés à des conditions de travail spécifiques, notamment en termes de rythme, tels que le travail posté, le travail de nuit.

Il convient de souligner que compte tenu de la spécificité de l’activité de l’entreprise, la continuité de la production est une préoccupation majeure. Il suppose une grande disponibilité des équipes, ainsi que le respect de la mise en place de planning permettant d’assurer une gestion maîtrisée des flux.

  • Objectif

Permettre aux salariés de concilier au mieux leurs ambitions professionnelles et leurs projets personnels. Dès lors, l’équilibre des temps de vie personnelle et professionnelle constitue un enjeu au sein de notre établissement

  • Actions


-Répartition des missions et temps de repos


L’entreprise s’engage à une vigilance particulière concernant l’équité dans la répartition des missions et des temps de repos de ses collaborateurs.

Ainsi, la direction élabore les plannings en veillant à une attribution équilibrée des missions et des temps de repos entre les salariés d’un même service. La direction veille en outre à définir les priorités et s’assure de la prise de congés régulière des collaborateurs.

L’entreprise s’engage également à une vigilance particulière concernant les temps de travail spécifique résultant de la continuité de la production et de l’activité de l’entreprise.

L’entreprise s’assure également d’une attribution équilibrée de la fréquence de jours de repos au sein des équipes. Enfin, concernant le travail de nuit, l’entreprise prend en compte les horaires du personnel de nuit dans l’organisation des réunions et des formations.

-Adaptation aux contraintes organisationnelles


L’entreprise mettra en œuvre tous les moyens à sa disposition, afin de pourvoir, dans la mesure du possible au remplacement des salariés absents pour des raisons indépendantes de sa volonté et soumises à des contraintes qu’elle ne saurait maîtriser (pénurie de personnel, défaillance du remplaçant …).

Pour les salariés occupés à plein temps, il pourra être fait appel à la réalisation d’heures supplémentaires, dans la limite du contingent annuel défini par la convention collective.

La Direction fait appel au volontariat pour assurer les remplacements urgents.

Il est rappelé que la réalisation d’heures supplémentaires ne devra en aucun cas réduire le bénéfice du repos quotidien à moins de onze heures entre deux périodes journalières de travail.


Article 7 : Périodicité de rénégociation-Durée de l’accord

En vertu des dispositions de l’article L.2242-12 du code du travail, les parties ont entendu fixer la périodicité des négociations sur les thèmes abordés dans le présent accord à quatre ans.

La durée de l’accord est par conséquent conclu pour une durée déterminée qui ne pourra excéder 4 ans. Il entrera en vigueur à compter du 13 janvier 2030.


Article 8 : Modalités de suivi de l’accord


Une commission de suivi, composée de représentants de la Direction et d’un représentant de l’organisation syndicale signataire de l’accord, sera chargée du suivi de la mise en œuvre des mesures prévues par le présent accord.

Par ailleurs, l’entreprise présentera aux représentants du personnel élus, le bilan de la mise en œuvre des dispositions retenues dans le présent accord ainsi que sur la réalisation des objectifs.



Article 9 : Révision et dénonciation

  • Révision


Le présent accord pourra être révisé d'un commun accord entre les parties signataires, au cas où ses modalités de mise en œuvre n'apparaîtraient plus conformes aux principes ayant servi de base à son élaboration ; copie de l'accord portant révision étant déposée à la DREETS territorialement compétente.

  • Dénonciation 


Conclu pour une durée déterminée, le présent accord ne cessera de produire effet qu’une fois son échéance atteinte.

Il ne peut donc faire l’objet d’une dénonciation par l’une des parties signataires.

Article 10 : Publicité et formalités de dépôt

  • Dépôt


Conformément aux règles de droit commun prévues aux articles D.2231-2 et suivants du Code du travail, le présent accord sera déposé auprès du secrétariat-greffe du Conseil de Prud’hommes d’Avignon en un exemplaire et auprès de la DREETS de Vaucluse.

  • Affichage et publicité


Mention de cet accord figurera sur les panneaux d'affichage de la Direction. Une copie du présent accord est tenue à la disposition des salariés au service comptable.


Fait à Camaret, le 23 février 2026
En 3 exemplaires originaux


Pour la société, Le président Pour la CGT Vaucluse


Objectifs de progression et mesures pour y parvenir

L’entreprise mènera des actions spécifiques dans les trois domaines suivants :

-Embauche

-Rémunération effective

-Articulation vie professionnelle et vie personnelle et familiale

Objectifs

Actions et

mesures retenues

Indicateurs

Evaluation coût

Embauche

Veiller à une mixité des recrutements


Diffusion d’annonces/libeller les offres d’emploi sans référence au sexe






Pourcentage de candidatures du sexe le moins représenté
/
pourcentage d’embauche du sexe le moins représenté

Pas de coût particulier

Rémunération

Veiller à l’égalité salariale à l’embauche


S’assurer de l’égalité salariale tout au long de la carrière


Appliquer des grilles d’embauche égales à compétences et expériences équivalentes


Veiller à l’équilibre du nombre d’augmentations individuelles proposées par sexe selon des critères basés sur les performances, compétences et l’expérience professionnelle


Salaire moyen des femmes et des hommes à l’embauche par catégorie professionnelle


Pourcentage moyen annuel d’augmentation des femmes / hommes
Pas de coût
particulier sauf nécessité de rattrapage

Articulation vie professionnelle/

responsabilité familiale

Aménager l’emploi du temps possible lors de la rentrée scolaire



Parentalité



Concilier vie professionnelle et vie familiale






Aménagement de l’emploi du temps pour accompagner leur enfant le jour de la rentrée des classes de la maternelle à la 6° incluse


Sollicitation d’un entretien professionnel


Planifier réunions pendant horaires habituels de travail
Eviter réunions tardives ou matinales ou les planifiées à l’avance







Nombre de
demandes /
Nombre de
Bénéficiaires 



Nombre entretiens
réalisés/demandes


Nombre réunions
par an/
nombre réunions

tardives ou matinales

Mise à jour : 2026-03-27

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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