Accord d'entreprise DUBUS INDUSTRIE

ACCORD RELATIF A L'EGALITE PROFESSIONNELLE ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES (EXERCICES DU 15/10/2024 AU 14/10/2027)

Application de l'accord
Début : 15/10/2024
Fin : 14/10/2027

13 accords de la société DUBUS INDUSTRIE

Le 09/10/2024





ACCORD EGALITE PROFESSIONNELLE FEMMES-HOMMES

ENTRE

La société DUBUS Industrie dont le siège social est situé 68 Avenue Général Patton 45330 Le Malesherbois, immatriculée au RCS d’Orléans sous le numéro 542 047 337, représentée par le Directeur Général de la Société, ayant tout pouvoir à l’effet des présentes,

Ci-après désignée « La Société »
D'une part,

ET


Les organisations syndicales représentatives, ci-après désignées :
  • Le syndicat CGT, non représenté
  • Le syndicat CFE-CGC, représenté par le Délégué Syndical.

D'autre part,


PREAMBULE

Les parties signataires de l'accord s'engagent en faveur de la promotion de l'égalité professionnelle et affirment leur attachement au principe de non-discrimination entre les femmes et les hommes. Elles reconnaissent que la mixité dans tous les emplois à tous les niveaux est source de complémentarité, d'équilibre social et d'efficacité économique.,
.
Afin de favoriser et de promouvoir l'égalité femmes-hommes au sein de l'entreprise, les parties signataires conviennent d'articuler le nouvel accord « Egalité Femmes-Hommes » autour des thèmes suivants .

L'embauche
La rémunération ·
La classification ·
La formation

Les parties font leurs, des engagements pris par la société pour faire évoluer les mentalités et les comportements en matière d'égalité femmes-hommes.

Les parties conviennent que cet accord est applicable pour une durée de 3 ans.

ARTICLE 1 – L’EMBAUCHE


Selon les métiers, les femmes ou les hommes sont plus représentés.
Les parties s'accordent à dire que la mixité dans les métiers est un facteur d'enrichissement collectif et de cohésion sociale. Elle est source de complémentarité et d'équilibre pour ses salariés.

Afin de développer l'accès des femmes et des hommes aux différents métiers de l'entreprise, la direction a la volonté de favoriser la mixité des emplois en incitant le recrutement de personne du sexe sous représenté dans les différents services.

1-1-sensibilisation des recruteurs et du personnel à la mixité

La société s'engage à ,élaborer un code de bonne conduite en matière de recrutement à destination des managers afin d'éviter les dérives discriminantes entre les femmes et les hommes.

De plus, des formations à la mixité seront mises en place pour les chargés de recrutement.

Conscient que les mentalités doivent évoluer, la direction transmettra un guide de bonnes pratiques « dans la relation professionnelle » à tout le personnel et tout nouveau collaborateur embauché.

1-2- Mixité lors du recrutement du personnel

Lors des recrutements, la société s'engage à présenter aux managers au moins une candidature du sexe sous représenté dans leur service, lorsqu'une candidature correspondant aux critères du poste est réceptionnée.

1-3 Sensibilisation auprès des écoles

La société s'engage à intervenir auprès des écoles (Collège, Lycée) et de mettre en place des partenariats, afin, entre autres, de sensibiliser les étudiants sur la mixité des métiers.

1-4 Indicateurs de suivi

Nombre de candidatures reçues
Par poste à pourvoir
Par sexe
Par transmission aux managers
Avec information du recrutement final

Nombre de formation à la mixité suivi

ARTICLE 2 – LA REMUNERATION


Garantir l’équité en matière de rémunération.

Au sein de l'entreprise, l'évolution salariale des salariés est basée sur les compétences, l'expérience, professionnelle, le niveau de responsabilité, les résultats et l'expertise dans les fonctions occupées, sans considération du sexe.

Néanmoins, il peut être constaté qu'il existe un écart dans l'entreprise entre la rémunération moyenne des femmes et la rémunération moyenne des hommes, selon les niveaux. Cet écart est susceptible de résulter des différents facteurs tels que l'ancienneté moyenne des femmes et des hommes, la surreprésentation des femmes ou des hommes dans certains emplois, certaines catégories professionnelles ou certaines tranches d'âge.

Ainsi, les différentes actions prévues au présent accord et notamment celles prévues au sein du présent article concourent, directement ou indirectement, à la réduction de l'écart entre la rémunération moyenne des femmes et des hommes.

2.1-Des salaires d'embauche strictement égaux

Les parties signataires assurent que le principe de l'égalité de rémunération constitue une composante essentielle de l'égalité professionnelle.

Dans le cadre d’une politique de rémunération équitable, la société affirme que les salaires d'embauche à niveau de qualification, compétences et expériences équivalentes doivent être strictement égaux entre les femmes et les hommes.

L'entreprise s'engage à définir lors d'un recrutement, le niveau de la rémunération de base afférente à ce poste avant la diffusion de l'offre.

L'entreprise veillera à ce que des écarts de rémunération ne se créent pas dans le temps en raison d'évènements ou de circonstances exceptionnels.

2.2- Des augmentations annuelles équitables

Lors des campagnes d'augmentations individuelles, il sera rappelé aux responsables hiérarchiques les obligations légales en matière d'égalité salariale entre les femmes et les hommes de l'entreprise.

L'entreprise s'engage à contrôler la répartition des enveloppes salariales pour s'assurer que les femmes et les hommes en bénéficient dans les mêmes conditions.

2.3-Neutraliser l'impact de certains congés

Dans le cadre de l'égalité femmes-hommes, l'entreprise s'engage à garantir à ses salariés de retour de congés parentaux, que ces périodes d'absences soient sans incidences sur leur rémunération et qu'ils bénéficient dans les mêmes conditions, des augmentations générales et individuelles.


2.4 revalorisation salariale

L'entreprise s'attachera, également, à analyser et identifier en fonction de la classification d’emploi de la convention de la métallurgie , et âge sur la base de la rémunération moyenne annuelle, les éventuels écarts de rémunération.

Dans ce cadre, la société s'engage à consacrer une enveloppe de xx xxx€ brute sur 3 ans, répartie de la façon suivante :
7 250€ applicable dès octobre 2024 pour la période du 01/10/24 au 30/09/25
7 450€ applicable dès octobre 2025 pour la période du 01/10/25 au 30/09/26
7 850€ applicable dès octobre 2026 pour la période du 01/10/26 au 30/09/27

Ne sont pas concernées
  • Les femmes non présentes au 30/09/2024
  • Les femmes pour lesquelles aucun écart n'est constaté

Ces revalorisations ne se substituent pas aux augmentations annuelles.
Leur attribution ne doit pas non plus influencer la décision d'augmentation individuelle sur les années suivantes et ne peuvent servir de justification à une baisse de la rémunération variable.

Les femmes qui estimeraient relever des dispositions du présent article et qui n'auraient pas fait l'objet d'une mesure de révision pourront solliciter le service Ressources Humaines afin d'en connaitre les motifs.

En cas de situation économique ne permettant pas la mise en place d'augmentation au sein de l'entreprise, l'enveloppe de revalorisation sera reportée sur l'année suivante.

2.5-lndicateurs de suivi

Rémunérations moyennes et médianes annuelles
Par classification d’emploi
Par ancienneté
Par sexe

Répartition des augmentations en %
Par classification d’emploi
Par ancienneté
Par sexe

Index égalité H/F

Répartition de l’enveloppe de revalorisation par classification d’emploi /âge/an



ARTICLE 3 – CLASSIFICATION


3.1 Intitulé des emplois

Certains métiers, souvent stéréotypés en raison de leur intitulé de poste, sont sous-évalués en termes de compétences.
L’entreprise s’engage à ce que 100% des descriptions et intitulés d'emplois de la grille de classification soient à la fois féminisés et masculinisés et redéfinis si besoin, au terme du présent accord.

3.2 Grille de classification

Afin de détecter une possible sous-évaluation des postes féminins et/ou masculins, l'entreprise croisera les niveaux de classification et certaines caractéristiques individuelles (ancienneté dans l'entreprise, âge, sexe, emploi, etc.), afin de faire évoluer les classifications des personnes identifiées.

3.3 Indicateur de suivi

Répartition des classifications
Par emploi
Par ancienneté
Par âge
Par sexe
Par niveau

Liste des métiers avec suivi des modifications.


ARTICLE 4– FORMATION


De manière générale, au cours de leur carrière, les hommes disposent de davantage de possibilités et d'opportunités pour accroitre et approfondir leurs compétences que les femmes. Les horaires, les déplacements, la fréquence des sessions constituent bien souvent des freins à la formation des femmes.

La formation participe à l’objectif d’égalité de traitement dans le déroulement de carrière. Ainsi, les différentes actions prévues ci-dessous concourent à sa réalisation.

4-1 Rééquilibrer l’accès des femmes et des hommes à la formation interne ou externe.

L’égalité dans l’accès à la formation professionnelle entre les femmes et les hommes sera prise en compte dès la détermination des priorités de l’entreprise, en matière de formation.

L’entreprise, les managers et le responsable des ressources humaines seront attentifs au recueil des besoins de formation des femmes pendant les entretiens professionnels et annuels.

L'entreprise veillera à rendre prioritaire l'accès à des actions de professionnalisation, des bilans de compétences, au CPF, aux salariés y ayant le moins accès et qui en feront la demande, et les incitera à avoir recours au Conseil en Evolution Professionnelle (CEP). Ces informations seront communiquées lors de l'entretien professionnel.


4.2 Favoriser l’accès à la formation pour les salariés ayant des contraintes familiales et géographiques.

La direction et les partenaires sociaux affirment que la formation professionnelle doit être accessible à tous les salariés. Les parties conviennent que les obligations familiales et l’éloignement géographique ne doivent pas être un obstacle à l’accès à la formation.

Dans cet esprit et afin de garantir une parfaite égalité d’accès à la formation pour les femmes et hommes, l’entreprise s’engage à :

Favoriser les formations en interne ou à proximité du lieu de travail
Privilégier, chaque fois que cela sera possible, les formations locales plutôt que régionales ou nationales.

4.3 Favoriser l’accès à la formation pour les salariés revenant de congés familiaux

L’entreprise s’engage à ce qu’un entretien soit mis en place dans les 30 jours suivant le retour des salariés ayant bénéficié d’un congé familial de plus de quatre mois, afin d’identifier les actions de formations nécessaires à la reprise d’activité.

4.4 Indicateurs de suivi

% de formation suivies par rapport aux nombres de salariés
Par sexe
Type d’action de formation

% d’entretien effectués à la suite d’un retour de congés familial de plus de 4 mois


ARTICLE 5- DISPOSITIONS FINALES


5.1 Durée de l’accord

Le présent accord est conclu pour une durée de trois ans. Il prendra effet à compter du15 octobre 2024 et prendra fin le 14 octobre 2027.

5.2-Date d’entrée en application

Le présent accord entrera en vigueur à compter du jour suivant son dépôt à l’administration compétente.

5-3 Révision

Chacune des parties signataires pourra demander la révision du présent accord, notamment si les dispositions légales, réglementaires ou conventionnelles dans le cadre desquelles il a été conclu venaient à être modifiées ou supprimées, remettant en cause l’esprit même et l’équilibre de ce dernier.

La demande de révision peut intervenir à tout moment à l’incitative de l’une ou l’autre des parties signataires introduisant une demande de révision doit l’accompagner d’un projet sur les points révisés. Elle doit être adressée par lettre recommandée avec accusé réception à chaque signataire.

Toute modification du présent accord donnera lieu à l’établissement d’un avenant qui sera soumis à la procédure de validation.
5-4 Notification, publicité et dépôt légal de l’accord

Le présent Accord est transmis à l'administration pour validation par voie dématérialisée dans les conditions fixées par l’article R.5122.26 du Code du Travail.

L'autorité administrative dispose d'un délai de 15 jours à compter de sa réception pour le valider. Le silence de l’administration vaut décision d’autorisation. La décision motivée, ou, en cas de silence gardé par l’administration, la demande de validation accompagnée de son accusé réception, sera notifiée aux sections syndicales.

Mention de cet accord sera faite sur les panneaux réservés à la Direction pour sa communication auprès du personnel.

Conformément à l'article L. 2231-5 du Code du Travail, le présent accord sera notifié à l'ensemble des organisations syndicales représentatives.

Le présent accord devra faire l'objet des formalités de dépôt et de publicité auprès de l'autorité administrative dans les conditions définies pour les accords collectifs à l'article L. 2231-6 du Code du Travail.

Conformément aux articles D. 2231-2 et suivants du Code du Travail, le présent accord sera déposé en ligne sur la plateforme de télé procédure « Télé accords » à l'adresse emploi.gouv.fr dans le respect des modalités de dépôt auprès de la DREETS.

La Direction remettra également un exemplaire au greffe du Conseil de Prud'hommes du lieu de conclusion du présent accord.

Le présent Accord est rédigé en nombre suffisant pour être remis à chacune des parties signataires.

Fait à Le Malesherbois, le 09 octobre 2024

Pour les organisations syndicales :


Le syndicat CGT, non représenté.

Le syndicat CFE-CGC, représenté par le Délégué Syndical.



Pour l’entreprise DUBUS Industrie :


Directeur Général

Mise à jour : 2024-10-11

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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