EASY LOGISTIQUE S.A.S au capital de 440 000.00 Euros ayant son siège ZAC des bornes du temps – 80470 ARGOEUVES
Immatriculée au Registre de Commerce d’Amiens sous le n° 439 955 741, représentée par
XXX en sa qualité de Directeur Général,
La société Easy Logistique dépend de la convention collective Commerces de gros (IDCC0573) sous le numéro APE 5210B.
Ci-après dénommée la Direction
D’une part
Et,
Les organisations syndicales représentatives de la société, représentées par leurs délégués syndicaux :
•
La CFDT, représentée par XXX, délégué syndical,
•
La CGT, représentée par XXX, délégué syndical,
Ci-après dénommées « les organisations syndicales représentatives »
D’autre part,
Conformément aux dispositions de l’article L. 2242-13 1° du Code du travail, la Direction a convoqué les organisations syndicales représentatives afin d’engager des négociations sur la rémunération, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée dans l’entreprise.
Les délégués syndicaux ont été convoqués régulièrement à une première réunion préparatoire le 18 novembre 2025, au cours de laquelle ont été présentés les documents également remis en main propre.
A cette réunion préparatoire, il a été décidé du calendrier des réunions de négociations suivant :
1ère réunion le 18 novembre 2025
2ème réunion le 5 décembre 2025
3ème réunion le 12 décembre 2025
Il a été convenu que la négociation se déroulait sur le site de Flixecourt.
Conformément aux obligations légales, les Parties ont à ce titre négocié et abordé l’ensemble des points visés par article L. 2242-13 1° du Code du travail.
La Direction rappelle que l’entreprise est couverte à cet effet par un accord relatif à l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes et la qualité de vie et des conditions de travail signé le 16 octobre 2024, conclu conformément aux dispositions de l’article L. 2242-13 2°.
La Direction rappelle que l’entreprise est également couverte par un accord d’intéressement, par un accord de participation et par un PEG groupe.
Les documents transmis aux organisations syndicales sont les suivants :
Evolution de l’emploi ;
Egalité professionnelle entre les hommes et les femmes ;
Formation ;
Durée du travail et temps partiels ;
Maintien dans l’emploi des séniors ;
Emploi des travailleurs handicapés ;
Régime de prévoyance et santé ;
Salaires effectifs (moyenne par catégorie) et rémunérations variables ;
Présentation des comptes de la Société.
Les organisations syndicales ont présenté leurs revendications à la Direction le 25 novembre 2025.
Les propositions de la CFDT et de la CGT étaient les suivantes :
Après la réunion du 5 décembre 2025, les revendications des organisations syndicales étaient les suivantes :
Une augmentation de 1,5 % est insuffisante
L’entreprise fait face à des enjeux importants de fidélisation et d’attractivité, et une hausse trop faible risque d’accentuer le turnover.
Nous sommes dans une bonne année en termes de résultats, les salariés mettent tout en œuvre au bon déroulement de l’activité et restent volontaires malgré tout.
Avec une proposition limitée à 1,5%, la reconnaissance de cet engagement exceptionnel (horaire) demeure insuffisante et ne reflète pas l’effort fourni.
2. Notre contre-proposition
Nous proposons une solution équilibrée permettant de répondre aux attentes des salariés tout en restant compatible avec les contraintes de l’entreprise :
➡️ OPTION A : 3 % d’augmentation générale
Cette proposition constitue un effort partagé, inférieur à notre demande initiale (5 %), tout en étant significativement plus proche de la réalité économique vécue par les salariés.
➡️ OPTION B : 2 % + une prime exceptionnelle
Si les contraintes budgétaires ne permettent pas d’atteindre 3 %, nous proposons :
2 % d’augmentation générale,
une prime exceptionnelle de 500 €
➡️ OPTION C : 1500 € de prime exceptionnelle PPV
3 fois 500€ ou en une seule fois.
3. Ouverture à la discussion
Nous restons disponibles pour échanger et trouver un accord équilibré, qui permette :
de reconnaître l’engagement des salariés,
de maintenir leur pouvoir d’achat,
et de soutenir l’attractivité de l’entreprise.
A l’issue de la présentation des revendications, des discussions, des réponses apportées et des négociations, la Direction et les organisations syndicales conviennent de signer le présent accord sur les Négociations Annuelles Obligatoires.
LES ELEMENTS SUIVANTS ONT ETE ARRETES :
ARTICLE 1 : CHAMP D’APPLICATION
Le présent accord s’applique à l’ensemble des salariés de l’entreprise Easy Logistique. Tous les salariés en contrat à durée indéterminée ou à durée déterminée sont bénéficiaires des dispositions prévues ci-après.
ARTICLE 2 : REVALORISATION DE LA GRILLE DE SALAIRE
Les Parties conviennent que la nouvelle grille de salaire applicable à Easy Logistique à compter
du 1er janvier 2026 est la suivante :
Il est également rappelé que les garanties ainsi fixées sont au moins équivalentes à celles fixées par la Convention collective commerce de gros.
La catégorie A de la grille ci-dessus présente une augmentation de + 1.5 % vs la grille de juillet 2025. La catégorie B de la grille ci-dessus présente une augmentation de + 1.5 % vs la grille de juillet 2025.
Pour plus de clarté, les salaires ont été arrondis à l’euro supérieur.
En ce qui concerne les salariés cadres, les rémunérations sont individuelles et en lien avec les pratiques du marché du travail et des minimas de la grille de la CCN. Aussi, les revalorisations sont donc individuelles.
ARTICLE 3 : PRIME DE PARTAGE DE LA VALEUR
A titre exceptionnel pour l’année 2026, dans les conditions prévues par l’article 1 de la loi n°2022-1158 du 16 Août 2022 et de la loi n° 2023-1107 transposant l’ANI du 10 février 2023, une prime de 250 € bruts par collaborateur sera versée fin juin 2026 au titre de la PPV pour soutenir le pouvoir d’achat des salariés.
Seuls les salariés titulaires d’un contrat de travail à la date du versement de cette prime seront éligibles à celle-ci.
La prime de partage de la valeur sera versée lors du paiement du salaire du mois de juin 2026. Le présent article est adopté pour la seule année 2026.
Il est rappelé que cette prime versée ne se substituera à aucun des éléments de rémunération au sens de l’article L. 242-1 du Code de la sécurité sociale qui sont versés par l’employeur ou qui deviennent obligatoires en vertu de règles légales, contractuelles ou d’usage. Elle ne se substitue pas non plus à une augmentation de rémunération, ni à une quelconque prime prévue par un accord salarial, le contrat de travail ou les éventuels usages en vigueur dans l’entreprise.
ARTICLE 4 : BUDGET DES ŒUVRES SOCIALES DU CSE
Le budget des activités sociales et culturelles du CSE passera à 1% de la masse salariale brute légale éligible (conformément à l’article L. 2312-83 du Code du travail) à compter du 1er janvier 2026.
Le présent protocole d’accord met fin à tous les engagements unilatéraux et usages ayant le même objet et se substitue aux dispositions précédentes appliquées en matière de budget des activités sociales et culturelles quelle que soit leur source juridique (accords, usages et engagements unilatéraux).
ARTICLE 5 : PRIME DE PRODUCTIVITE
Pour être équitable, atteignable, challengeante et en phase avec les activités des différents sites, la Direction a souhaité modifier la grille de productivité applicable issue des protocoles NAO antérieurs.
La nouvelle Grille de productivité applicable au 1er janvier 2026 est donc la suivante :
Pas de changement sur les incidences « Qualité », le calcul journalier et l’échéance de versement.
La Prime de Productivité sera donc impactée selon les indices qualités, comme suit (barème inchangé) :
Cette grille sera révisable annuellement pour tenir compte des évolutions de l’entreprise et des objectifs de performances visés.
Modalités de calcul des primes de productivité :
Calcul journalier
Fonction du nombre de jours travaillés dans le mois (calcul au prorata)
Fonction du poste de travail occupé au cours du mois
Echéance de versement : Mois civil, versement sur la paie N+1.
ARTICLE 6 : VENTE AU PERSONNEL
Une vente au personnel sera organisée 4 fois dans l’année (sur un week-end) sur le site de Décoration Brands. Pour cette vente le prix pratiqué pour les collaborateurs sera celui nommé T5. Le minimum de commande par collaborateur pour chaque vente devra être de 150€ TTC. Dans ces conditions les frais de transport seront gratuits.
ARTICLE 7 : Dispositions finales
Il est rappelé que les dispositions du présent accord se substituent, à compter de leur date d’application, à toute disposition, pratique et usage en vigueur antérieurement et ayant le même objet, et qu’elles révisent les stipulations des accords antérieurs ayant le même objet.
Article 7.1 : Entrée en vigueur et durée
Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée courant à compter de sa date d’entrée en application, sauf dispositions particulières sur la durée précisées dans l’accord et sous réserve de sa signature par les Organisations Syndicales Représentatives dans les conditions prévues par l’article L. 2232-12 du Code du travail.
Il entrera en vigueur à compter du jour suivant son dépôt, sauf dispositions particulières précisées dans l’accord.
L’ensemble des dispositions contenues dans le présent protocole d’accord constitue un tout indivisible.
Article 7.2 : Révision de l’accord
Conformément à l’article L.2261-7-1 du Code du travail, les parties signataires du présent accord ont la faculté de le réviser.
La demande de révision peut intervenir à tout moment, par l’une ou l’autre des parties signataires. Elle doit être adressée par lettre recommandée avec accusé de réception à chaque signataire.
Tout signataire introduisant une demande de révision doit l’accompagner d’un projet sur les points à réviser.
Au plus tard dans un délai d’un mois, la Direction organisera une réunion avec les Organisations syndicales représentatives en vue de négocier un éventuel avenant de révision.
Toute modification du présent accord donnera lieu à l’établissement d’un avenant. Ce dernier sera soumis aux mêmes formalités de publicité et de dépôt que celles donnant lieu à la signature du présent accord.
L’avenant se substituera de plein droit aux dispositions du présent accord qu’il modifie, conformément aux dispositions légales.
Article 7.3 : Adhésion
Conformément à l’article L.2261-3 du Code du travail, le cas échéant, une organisation syndicale non-signataire pourra adhérer au présent accord.
Cette adhésion devra être notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception aux signataires du présent accord et fera l’objet d’un dépôt par la Direction selon les mêmes formalités de dépôt que le présent accord.
Article 7.4 : Dénonciation
Le présent accord pourra être dénoncé à tout moment par l’une ou l’autre des parties signataires. La dénonciation sera régie par les articles L. 2261-9 et suivants du Code du travail.
Article 7.5 : Dépôt et publicité
Le présent accord est notifié ce jour aux organisations syndicales représentatives.
Le présent accord est fait en nombre suffisant pour remise à chacune des parties signataires.
Le présent accord sera déposé à l’initiative de la Direction des Ressources Humaines au greffe du Conseil de Prud’hommes d’Amiens en un exemplaire.
Deux exemplaires seront déposés sur la plateforme de « télé procédure » du Ministère du Travail (Télé Accords) par le représentant légal de la Direction, dont une version intégrale signée des parties et une version anonymisée, conformément à l’article L. 2231-5-1 du Code du travail.
Chaque organisation syndicale signataire recevra un exemplaire original du présent accord.
Enfin, en application des articles R. 2262-1, R. 2262-2 et R. 2262-3 du Code du travail, un exemplaire de cet accord sera transmis au Comité Social et Economique. Une information complète et rapide sera assurée par la Direction des Ressources Humaines au travers des publications internes de la société, informant les salariés de la signature de cet accord, précisant où ce texte sera tenu à leur disposition sur leur lieu de travail ainsi que les modalités leur permettant de le consulter pendant leur temps de présence.