ACCORD RELATIF AUX NEGOCIATIONS ANNUELLES OBLIGATOIRES 2026
EIFFAGE ROUTE ILE DE FRANCE CENTRE OUEST
La société EIFFAGE ROUTE IDF CENTRE OUEST, société à action simplifiée inscrite au Registre du Commerce et des Sociétés de Meaux, sous le numéro 433 604 196 dont le siège social est situé 1 Rue Albert Einstein à Champs sur Marne (77420), représentée par en qualité de Directeur Régional, dûment habilité aux fins des présentes,
Ci-après « la Direction »
D’UNE PART,
Et
Les organisations syndicales représentatives soussignées :
CFTC, représentée par
FO, représentée par
UNSA, représentée par
Ci-après les « Organisations syndicales »
D’AUTRE PART,
Ci-après « les Parties »
Ont, conformément aux articles L 2242.1 et suivants du Code du Travail, engagé la négociation annuelle obligatoire sur les thèmes mentionnés aux article L 2242.5 à L 2242.14 du Code du Travail.
ARTICLE 1 – DEROULEMENT DE LA NEGOCIATION :
Les parties se sont rencontrées à plusieurs reprises, les 16 janvier 2026, 09 février 2026 et 18 février 2026. L’objet de la négociation portait sur :
Le périmètre de la négociation
Le taux d’augmentation des salaires et accessoires de salaires
La durée effective et l'organisation du temps de travail
Les objectifs en matière d'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes
La qualité de vie au travail et des mesures en matière des mobilités.
Les parties constatent qu’au terme de la négociation, elles ont pu aboutir à un accord sur les sujets ayant donné lieu à négociation et conviennent d’établir, par la présente, un accord, conformément à l’article L 2242.4 du Code du Travail.
ARTICLE 2 – ETATS DES PROPOSITIONS RESPECTIVES
Les revendications de l’organisation syndicale CFTC portaient sur :
Une enveloppe de :
2,5% dédiée aux augmentations des plus bas salaires
2% pour l’ensemble des autres salariés
Une égalité salariale entre les hommes et les femmes
Une optimisation des avantages en nature lié aux véhicules de fonction passant par l’autorisation d’utilisation de la carte carburant d’entreprise pour les déplacements personnels du week-end et pendant les vacances
Une prise en charge de l’installation au domicile d’une borne de recharge électrique pour les collaborateurs disposant d’un véhicule de fonction électrique
Une augmentation du montant journalier des tickets restaurant en le passant à 13.70 euros
Une revalorisation du montant du panier repas à 19 euros
Une valorisation des médailles du travail par l’attribution de chèques cadeau aux collaborateurs qui peuvent y prétendre.
Les revendications de l’organisation syndicale FO portaient sur :
Une enveloppe de 2.2% dédiée aux augmentations de salaires
Une égalité salariale entre les hommes et les femmes
Une revalorisation du montant du panier repas à 21 euros
Une revalorisation des primes de chantier
Une revalorisation des primes d’outils de 1.5%
Une revalorisation du budget des œuvres sociales
Une révision de la politique d’utilisation des véhicules de fonction en laissant la possibilité d’utiliser la carte carburant à des fins personnelles aux collaborateurs disposant de cet avantage en nature.
Les revendications de l’organisation syndicale UNSA portaient sur :
Une enveloppe de 2.5% dédiée aux augmentations de salaires avec une volonté de prioriser les salariés ayant une forte ancienneté
Une revalorisation des primes de chantier, de la prime d’astreinte, de la prime de nuit pour les ETAM et cadres au forfait jour
Une revalorisation du montant journalier des ticket restaurant
Une revalorisation du montant du panier repas
La rémunération des absences pour enfant malade.
La Direction, de son côté, a proposé d’augmenter la masse salariale avec prudence, tout en prenant en compte l’inflation de 0,8% sur l’année 2025, dans des proportions modérées à savoir :
Une enveloppe de 1,5% dédiée aux augmentations individuelles et promotions
Une égalité salariale entre les hommes et les femmes
Une revalorisation des tickets restaurant prenant en compte le plafond maximum d’exonération URSSAF
Une revalorisation du montant des paniers repas à hauteur de l’inflation
Une remise en main propre des courriers d’augmentation par le responsable hiérarchique
Une mise en place d’entretien individuel pour les salariés ne bénéficiant pas d’augmentation individuelle.
ARTICLE 3 – ACCORD DES PARTIES
A la suite des négociations, les parties conviennent :
3.1. De dédier 1.5% aux augmentations individuelles qui prendront effet au 1er avril 2026 et 0,2% réservé pour les promotions et spécificités hors campagne entre mai et décembre 2026, soit une enveloppe globale de 1,7% pour l’année 2026.
Afin de valoriser les collaborateurs fidèles à l’entreprise, il est convenu qu’une attention particulière sera portée aux collaborateurs de plus d’un an d’ancienneté au 1er avril 2026. Aussi, l’enveloppe d’augmentation dédiée aux augmentations individuelles et aux promotions sera calculée sur la masse salariale totale intégrant les alternants ce qui favorisera les collaborateurs en contrat à durée indéterminée.
3.2. Que le pourcentage d’augmentation appliqué aux hommes et aux femmes respecte au plus près l’égalité salariale entre les hommes et les femmes.
3.3. Que les courriers d’augmentation individuelle et de promotions soient remis en main propre et que les salariés ne bénéficiant pas d’augmentation individuelle soient reçus en entretien par leur responsable hiérarchique.
3.4. D’appliquer une augmentation des primes et accessoires comme suit (montants bruts) :
Revalorisation de l’indemnité repas (panier) à
17,50 euros par jour travaillé ;
Revalorisation des tickets restaurant à
12,20 euros par jour travaillé avec une répartition 60 / 40 pour tous les établissements de l’entreprise. Cette revalorisation prend en compte le plafond d’exonération URSSAF 2026 qui est fixé à 7,32 € ;
Revalorisation de l’indemnité de grand déplacement à
95 euros pour chaque nuit découchée placée en grand déplacement pour les établissements de province et à 115 euros par nuit découchée pour les grands déplacements en Ile de France Petite couronne (lieu d’hébergement dans les départements 75,92,93,94)
Revalorisation de la prime d’astreinte à
35 euros/jour de semaine (du lundi au vendredi) et 55 euros/jour le week-end (le samedi et dimanche).
3.5. La mise en place d’une prime mensuelle de 30 euros brut pour les tuteurs formés qui ont en charge un alternant et ce, pendant la durée de l’alternance, que ce soit pendant le temps scolaire ou en entreprise.
En complément, une prime exceptionnelle de
200 euros brut sera versée au tuteur formé et en exercice dès lors que l’alternant suivi par ce dernier aura validé son diplôme préparé au sein de l’entreprise.
De même, une prime exceptionnelle de
200 euros brut sera versée au tuteur en exercice dès lors et uniquement lorsque l’alternant suivi par ce dernier est embauché en CDI.
3.6. Qu’en cas d’hospitalisation d’un enfant à charge de moins de 16 ans, le salarié, ayant au minimum 1 an d’ancienneté, pourra bénéficier de 4 jours de congés rémunérés sous réserve qu’il en assume la charge effective et permanente de l’enfant au sens de l’article L. 513-1 du code de la sécurité sociale et sur présentation d’un bulletin d’hospitalisation.
ARTICLE 4 – ENTREE EN VIGUEUR DE L’ACCORD :
Le présent accord est applicable au 1er avril 2026.
ARTICLE 5 – PUBLICITE DE L’ACCORD
Le présent accord sera déposé dans les 15 jours suivant sa signature, en un exemplaire papier et un exemplaire sous forme numérique (TéléAccords), auprès de la Direction Régionale Interdépartementale de l’Economie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarité (DRIEETS) de BOBIGNY, un exemplaire au conseil de Prud’hommes dont relève le siège social de l’Entreprise.
Fait en 7 exemplaires à Neuilly sur Marne, le 18 février 2026