Accord d'entreprise ELIOR SERVICES PROPRETE ET SANTE

Accord Représentation du Personnel et Exercice du Droit Syndical

Application de l'accord
Début : 10/01/2024
Fin : 09/01/2028

30 accords de la société ELIOR SERVICES PROPRETE ET SANTE

Le 10/01/2024


Accord d’Entreprise relatif à la Représentation du Personnel et

à l’exercice du Droit Syndical

de la Société Elior Services Proprete et sante

Le présent accord est établi :

ENTRE


Entre les soussignés :


La société ESPS, représentée en la personne de Monsieur David VERDIER, en sa qualité de

Directeur des ressources humaines, dûment mandaté à cet effet,

D’une part,


Et
Les représentants des Organisations Syndicales, dûment mandatés à cet effet :

Pour la CFE-CGC

Pour la CFDT


Pour la CGT


Pour FO


D’autre part,


Préambule


Les partenaires sociaux affirment leur volonté commune d’inscrire les relations sociales au sein d’ESPS dans le cadre d’un dialogue social respectueux, cohérent et pragmatique nécessaire au bon fonctionnement de l’entreprise.

Aussi le présent accord affirme le rôle important que jouent les Organisations Syndicales indépendantes et pluralistes dans l’Entreprise. Dans le souci commun de garantir la qualité du dialogue social les parties signataires ont donc exprimé leur volonté de préciser les conditions d’exercice des missions.

La Direction et les Organisations Syndicales se sont donc réunies à plusieurs reprises pour rechercher une cohérence globale dans la définition, le fonctionnement et les moyens des institutions représentatives du personnel et s’accorder sur la représentation du personnel et l’exercice du droit syndical.

Enfin, le présent accord se substitue à tout accord de même nature ou ayant le même objet. Tout avantage accordé par le présent accord ne pourrait pas non plus se cumuler avec un avantage de même nature qui serait accordé dans le cadre de l’évolution législative ou conventionnelle.


SOMMAIRE :

PREAMBULE


TITRE 1: CHAMP D’APPLICATION


TITRE 2 : LES PERIMETRES SOCIAUX POUR LA REPRESENTATION DU PERSONNEL

TITRE 3 : REPRESENTATION DU PERSONNEL DESIGNE

TITRE 4 : REPRESENTATION DU PERSONNEL ELU

TITRE 5 : LES DELEGUES DE PROXIMITE

TITRE 6 : DISPOSITIONS COMMUNES

TITRE 7 : FORMATION

TITRE 8 : BASE DE DONNEES ECONOMIQUES, SOCIALES ET ENVIRONNEMENTALES (BDESE)

TITRE 9 : CLAUSES DE REVISION ET PUBLICITE

ANNEXES


------------------------------


TITRE 1 : CHAMP D’APPLICATION


L’accord a pour finalité, à titre principal :

  • de rappeler les périmètres sociaux pour la représentation du personnel
  • de préciser l’organisation et le fonctionnement des CSE et du CSE Central
  • de déterminer les moyens alloués aux CSE
  • de préciser et définir l’exercice du droit syndical au sein d'ESPS
  • de déterminer les moyens alloués aux Organisations Syndicales représentatives et aux Organisations Syndicales non représentatives, c'est-à-dire celles ne bénéficiant pas de la représentativité nationale de 10 % au niveau de l’Entreprise et celles disposant d’une section syndicale au sens de l’article L2142-1 du Code du Travail ;


*

Art. L. 2142-1.-(n° 2008-789, 20 août 2008, art. 6, I, 10) - Dès lors qu'ils ont plusieurs adhérents dans l’Entreprise ou dans l'établissement, chaque syndicat qui y est représentatif, chaque syndicat affilié à une organisation syndicale représentative au niveau national et interprofessionnel ou chaque organisation syndicale qui satisfait aux critères de respect des valeurs républicaines et d'indépendance et est légalement constituée depuis au moins deux ans et dont le champ professionnel et géographique couvre l’Entreprise concernée peut constituer au sein de l’Entreprise ou de l'établissement une section syndicale qui assure la représentation des intérêts matériels et moraux de ses membres conformément à l'article L. 2131-1.


TITRE 2 : LES PERIMETRES SOCIAUX

POUR LA REPRESENTATION DU PERSONNEL

Les Etablissements

En cohérence avec l’organisation opérationnelle d’Elior Services Propreté et Santé définie en tenant compte de la spécificité des différents secteurs d’activité de ses clients et de leur répartition géographique, les parties sont convenues d’adopter selon les dispositions du code du travail en vigueur (L.2313-2 du code du travail et suivants) une définition de l’Etablissement, au sens de la représentation du personnel, fondée sur l’organisation opérationnelle et la structure de management opérationnel existant dans l’entreprise.
Ainsi l’Etablissement est défini, au sens de la représentation du personnel, fondée sur l’organisation opérationnelle et la structure de management opérationnel existant dans l’entreprise en s’appuyant notamment :
  • sur l'autonomie de gestion du responsable de l'établissement, notamment en matière de gestion du personnel (embauche, licenciement, promotion)
  • sur l'autonomie de gestion du responsable de l'établissement dans l’exécution des services (notamment en matière budgétaire et comptable)
  • sur leurs implantations géographiques séparées
  • sur l’existence d’une communauté de travail ayant des intérêts propres, pouvant générer des demandes communes.

Au regard de ces critères,

5 Etablissements sont mis en place :


DGA EST

DGA EST

DG SANTE

DG SANTE









DGA IDF MSE

DGA IDF MSE


DGA OUEST

DGA OUEST














DGA SUD

DGA SUD


Nom du CSE d’Etablissement

Périmètre de l’Etablissement social

Adresse du siège du Comité Social d’Etablissement

Direction Générale Adjointe OUEST
Tout site couvrant les DR régions : Hauts de France/Normandie/Bretagne/Centre Val de Loire

Direction Générale Adjointe SUD
Tout site couvrant les régions : Nouvelle Aquitaine (dont 79, 86)/Occitanie/PACA

Direction Générale Adjointe EST
Tout site couvrant les régions : Champagne, Bourgogne, Franche Comté, Auvergne, Rhône Alpes, Alsace Lorraine

Direction Générale Marché de la SANTE
Tout site en segment d’activité « santé bionettoyage » couvrant la région IDF et le siège administratif de l’entreprise basé à la Tour DBG à Créteil et/ou la Tour Egée à la Défense.

Direction Générale Adjointe IDF MSE
Tout site en segment d’activité MSE/HOT couvrant la région IDF

Les personnels relevant des fonctions dites de support aux Opérations, soit les salariés de la Direction Technique Méthode et Qualité, de la Direction Administrative et Financière, de la Direction des Ressources Humaines (y compris les équipes du Centre de Service Partagé Paye), de la Direction Commerciale et Marketing, et de la Direction Générale des Opérations (assistantes et chargé(e)s de mission auprès des Directions Générales) sont par accord rattachées au périmètre de la Direction Générale SANTE du Marché de la Santé dès lors que leur lieu d’affectation est le siège administratif de l’entreprise basé à la Tour DBG à Créteil et/ou la Tour Egée à la Défense.
Les Etablissements ainsi définis servent de cadre à l’élection des membres du Comité Social et Economique ainsi qu’à la désignation des Délégués Syndicaux d’Etablissement.

TITRE 3 : REPRESENTATION DU PERSONNEL DESIGNE


LIBERTE DE CIRCULATION DES DELEGUES SYNDICAUX CENTRAUX et D’ETABLISSEMENT

Le Délégué Syndical est habilité à se rendre sur tous les sites relevant de son périmètre de compétence (Entreprise ou établissement).

Compte tenu de la spécificité des activités de la Société qui nous conduisent à intervenir/ effectuer nos prestations au sein des sites de nos clients, il est rappelé qu’il est préférable de prévenir au préalable ces derniers afin de permettre la meilleure organisation possible, dans la mesure où nous sommes tributaires des conditions d’accès imposées par nos clients.

En application des dispositions légales, le Délégué Syndical pourra prendre tous contacts nécessaires à l'accomplissement de sa mission, notamment auprès d'un salarié à son poste de travail, sous réserve de ne pas apporter de gêne importante à l'accomplissement du travail des salariés et sous réserve de ne pas s’exposer à des risques en termes de santé / sécurité (port des protections individuelles obligatoires, zones sensibles en milieux de santé…).
Il devra se présenter au responsable d’unité ou de service ou son représentant en début de chaque visite.

ARTICLE 3.1 - Délégués Syndicaux Centraux

3.1.1. DELEGUES SYNDICAUX CENTRAUX

Chaque Organisation Syndicale représentative au niveau de la société ESPS pourra désigner

un (1) Délégué Syndical Central, dans les conditions prévues par les textes en vigueur.


L’organisation syndicale représentative en informera l’employeur par lettre recommandée avec accusé de réception, envoyée au siège soit, à ce jour, à l’adresse suivante :

ELIOR SERVICES DRH
51 chemin des Mèches
94 000 CRETEIL

Cette désignation prendra fin au plus tard lors du 1er tour des prochaines élections du renouvellement de l’institution du CSE.


3.1.2. PERIMETRE DE COMPETENCE DES DELEGUES SYNDICAUX CENTRAUX


La zone d’intervention du Délégué Syndical Central recouvre le périmètre de la Société ESPS


3.1.3. CREDIT D’HEURES DES DELEGUES SYNDICAUX CENTRAUX


Le Délégué Syndical Central consacre

la totalité de son temps de travail à l’exercice de son mandat et des éventuels autres mandats supplémentaires dont il disposerait.

Cette disposition ne peut conduire la société à rémunérer le Délégué Syndical Central au-delà de la durée du travail fixée à son contrat de travail et en tout état de cause au-delà de la durée légale du travail.
En cas d’absence temporaire d’une durée d’au moins 15 jours, le DSC peut être remplacé pour la durée de son absence, sur désignation de son OSR et en respectant un délai de prévenance d’au moins 8 jours, par un nouveau DSC qui bénéfice alors des heures de délégation résiduelles pendant cette période.
En cas de changement de son mandat ou de perte son mandat, le Délégué Syndical Central s’engage à reprendre ses activités dans son emploi ou un emploi équivalent au poste qu’il occupait au moment de sa désignation.
Aussi afin de maintenir ses compétences techniques et professionnelles, le Délégué Syndical Central devra même durant la période d’exercice de son mandat participer aux cessions de formations obligatoires en lien avec son statut salarié.

Article 3.2 – Délégués Syndicaux d’Etablissement

Les Délégués Syndicaux sont désignés par Etablissement au sens du Titre 2 du présent accord sous réserve qu’ils aient recueilli à titre personnel et dans leur collège au moins 10 % des suffrages exprimés au premier tour des dernières élections professionnelles.

Compte tenu des effectifs, chaque Organisation Syndicale représentative pourra désigner dans les périmètres respectifs où elle aura obtenu le niveau de représentativité fixé par la loi du 20 Août 2008 et selon les modalités prévues aux articles R.2143-2 et R.2143-3 du Code du Travail 6 Délégués Syndicaux d’Etablissement.

Etablissement Social

Effectif au

30.06.2023

Nombre de Délégués Syndicaux d’Etablissement par Organisation Syndicale Représentative

Nombre d’heures de délégation par Délégué Syndical

D’Etablissement

Direction Générale Adjointe OUEST
4211.15

6

30h

Direction Générale Adjointe SUD
3750.8

6

30h

Direction Générale Adjointe EST
4861.90

6

30h

Direction Générale Adjointe SANTE
3305

6

30h

Direction Générale Adjointe IDF MSE
3429.20

6

30h

Les organisations syndicales représentatives veilleront à assurer une mise en place équilibrée et cohérente selon les zones d’activités propres à chaque région composant le périmètre de chaque CSE en garantissant aux salariés que leurs délégués syndicaux seront à même de par leur proximité géographique d’intervenir rapidement auprès d’eux.
L’organisation syndicale représentative en informera l’employeur par lettre recommandée avec accusé de réception, envoyée au siège soit, à ce jour, à l’adresse suivante :

ELIOR SERVICES DRH
51 chemin des Mèches
94 000 CRETEIL

Cette désignation prendra fin au plus tard lors du 1er tour des prochaines élections du renouvellement de l’institution du CSE.

Les parties conviennent qu’en application des dispositions de l’article L.2143-4 et suivant du code du travail tout syndicat représentatif dans l'entreprise peut désigner un délégué syndical supplémentaire s'il a obtenu un ou plusieurs élus dans le collège des ouvriers et employés lors de l'élection du comité social et économique et s'il compte au moins un élu dans l'un des deux autres collèges.

3.2.1. PERIMETRE DE COMPETENCE DES DELEGUES SYNDICAUX D’ETABLISSEMENT


La zone d’intervention du Délégué Syndical recouvre le périmètre de l’Etablissement sur lequel il a été désigné.

3.2.2 CREDIT D’HEURES DES DELEGUES SYNDICAUX D’ETABLISSEMENT


Le crédit d’heures accordé par mois à chaque Délégué Syndical d’établissement au titre de ce mandat est de 30 heures.


Il est d’usage que les heures de délégation soient utilisées pour l'exercice d'une activité conforme à l'objet du mandat dont est investi le salarié.


L'intérêt du crédit d'heures est de permettre aux représentants du personnel d'exercer leurs fonctions représentatives pendant leur temps de travail, aussi les heures de délégation doivent par principe être prises pendant le temps de travail et l’entreprise veillera à cette fin à faciliter leur prise sur ces périodes.

L’intégralité des absences liées à l’exercice du mandat s’impute sur le crédit d’heures, à l’exception des heures de réunion à l’initiative de l’employeur et des temps de trajet normalement nécessaires pour la participation à ces réunions.
La totalité des éventuelles heures supplémentaires effectuées fait l’objet d’une contrepartie en repos compensateur à poser dans un délai de 6 mois.

3.2.3 LOCAUX SYNDICAUX

Il est rappelé que l’Entreprise met à disposition à la Direction Générale Adjointe (à discuter dans chaque région) des panneaux d’affichage pour les Organisations Syndicales ainsi que des locaux aménagés avec bureau(x), ligne téléphonique en fonction des besoins conformément aux dispositions du code du travail en vigueur (Art L 2142-8 et L 2142-9 CT).


Article 3.3 – utilisation des moyens de communication


Dans l’exercice de leur mandat chaque représentant du personnel doit privilégier les moyens de communication moderne pour échanger avec ses interlocuteurs et participer ainsi à la maitrise des dépenses et la réduction de l’impact environnemental de l’entreprise.

Par ailleurs il est rappelé aux Organisations Syndicales que l’utilisation de la messagerie électronique n’est pas autorisée pour diffuser des informations syndicales. Cette interdiction est dictée par des raisons d’équité de traitement entre Organisations Syndicales qui ne disposent pas des mêmes moyens de communication. Ainsi, les représentants du personnel élus ou désignés qui ont, de par leur fonction dans l’Entreprise, une messagerie électronique professionnelle et de ce fait accès au carnet d’adresse des collaborateurs Elior ne doivent pas l’utiliser aux fins de leurs mandats.


Article 3.4 – Représentants Syndicaux au CSE

3.4.1. NOMBRE DE REPRESENTANTS SYNDICAUX


Conformément aux dispositions de l’article L.2314-2 du code du Travail : « Sous réserve des dispositions applicables dans les entreprises de moins de trois cents salariés, prévues à l'article L. 2143-22, chaque organisation syndicale représentative dans l'entreprise ou l'établissement peut désigner

un représentant syndical au comité (CSE). Il assiste aux séances avec voix consultative.


Il est choisi parmi les membres du personnel de l'entreprise et doit remplir les conditions d'éligibilité au comité social et économique fixées à l'article L. 2314-19 ».

L’organisation syndicale représentative en informera l’employeur par lettre recommandée avec accusé de réception, envoyée au siège soit, à ce jour, à l’adresse suivante :

ELIOR SERVICES DRH
51 chemin des Mèches
94 000 CRETEIL

Cette désignation prendra fin au plus tard lors du 1er tour des prochaines élections du renouvellement de l’institution du CSE.

3.4.2. CREDIT D’HEURES


Le crédit d’heures des Représentants Syndicaux auprès du Comité Social et Economique est de

20 heures par mois.


Il est d’usage que les heures de délégation soient utilisées pour l'exercice d'une activité conforme à l'objet du mandat dont est investi le salarié.


L'intérêt du crédit d'heures est de permettre aux représentants du personnel d'exercer leurs fonctions représentatives pendant leur temps de travail, aussi les heures de délégation doivent par principe être prises pendant le temps de travail et l’entreprise veillera à cette fin à faciliter leur prise sur ces périodes.

L’intégralité des absences liées à l’exercice du mandat s’impute sur le crédit d’heures, à l’exception des heures de réunion à l’initiative de l’employeur et des temps de trajet normalement nécessaires pour la participation à ces réunions.
La totalité des éventuelles heures supplémentaires effectuées fait l’objet d’une contrepartie en repos compensateur à poser dans un délai de 6 mois.

Article 3.5 – Représentant de la section syndicale

Conformément aux dispositions légales chaque syndicat non représentatif peut constituer une section syndicale.

Le représentant de la section syndicale ainsi désigné à vocation à représenter le syndicat auprès de l’employeur et des salariés.
L’organisation syndicale non représentative en informera l’employeur par lettre recommandée avec accusé de réception, envoyée au siège soit, à ce jour, à l’adresse suivante :

ELIOR SERVICES DRH
51 chemin des Mèches
94 000 CRETEIL

Cette désignation prendra fin au plus tard lors du 1er tour des prochaines élections du renouvellement de l’institution du CSE, dès lors que le syndicat qui l’a désigné n’est pas reconnu représentatif.


3.5.1. CREDIT D’HEURES


Chaque représentant de la section syndicale bénéficie d’un crédit d’heures de

4H par mois.


Il est d’usage que les heures de délégation soient utilisées pour l'exercice d'une activité conforme à l'objet du mandat dont est investi le salarié.


L'intérêt du crédit d'heures est de permettre aux représentants du personnel d'exercer leurs fonctions représentatives pendant leur temps de travail, aussi les heures de délégation doivent par principe être prises pendant le temps de travail et l’entreprise veillera à cette fin à faciliter leur prise sur ces périodes.

L’intégralité des absences liées à l’exercice du mandat s’impute sur le crédit d’heures, à l’exception des heures de réunion à l’initiative de l’employeur et des temps de trajet normalement nécessaires pour la participation à ces réunions.
La totalité des éventuelles heures supplémentaires effectuées fait l’objet d’une contrepartie en repos compensateur à poser dans un délai de 6 mois

Article 3.6 – Dotations annuelles de fonctionnement


La dotation annuelle de fonctionnement participe de l’accomplissement de la mission des Organisations Syndicales représentatives au niveau de la Société ERHS, notamment en matière de négociation.

3.6.1 MONTANT DE LA DOTATION ANNUELLE DE FONCTIONNEMENT

Le montant de la dotation annuelle de fonctionnement est fixé à

40 000€ par an (quarante mille euros) pour l’ensemble des Organisations Syndicales Représentatives au niveau de l’Entreprise.


Cette dotation sera répartie conformément aux résultats obtenus au 1er tour des élections des CSE à intervenir, appréciés au niveau de l’Entreprise.
Cette dotation a vocation à couvrir les frais de fonctionnement des Organisations Syndicales représentatives au niveau de l’Entreprise à raison des :
  • Frais de fonctionnement (déplacement et hébergement/repas en dehors de ceux pris en charge sur convocation de l’Entreprise, frais de communication, téléphone, documentation, études, local et matériel) ;
  • Frais de formation.

Afin de s’assurer de la parfaite utilisation de la somme allouée, il sera demandé au Délégué Syndical Central de fournir un état des dépenses correspondantes à cette somme, une fois par an.


3.6.2. ATTRIBUTION DE LA DOTATION ANNUELLE DE FONCTIONNEMENT AUX ORGANISATIONS SYNDICALES REPRESENTATIVES


La dotation annuelle sera attribuée en janvier de l’année N+1 à chaque organisation syndicale représentative dans l’entreprise en divisant le montant global visé au 3.6.1 par le nombre d’OSR présente à date.




TITRE 4 : REPRESENTATION DU PERSONNEL ELU


Article 4.1 - Comité Social et Economique (CSE)

4.1.1 COMPOSITION DU CSE

Chacun des Etablissements définis au Titre 2 du présent accord sert de cadre à la mise en place d’un Comité Social et Economique.

Les membres des Comités Sociaux et Economiques sont élus dans les conditions de droit commun pour 4 ans.

Les collèges électoraux sont ainsi définis :

  • 1er collège : Ouvriers et Employés 
  • 2ème collège : Agents de Maîtrise
  • 3ème collège : Ingénieurs et Cadres

Les Comités Sociaux et Economiques sont normalement constitués conformément à la législation en vigueur selon les effectifs arrêtés au 08/01/2024.

Les parties sont convenues du nombre de sièges suivants par CSE :





 
 
 

 

Nombre de titulaires

Nombre mensuel d'heures de délégation

Nombre de suppléants

Nombre de RP

Heures de délégation RP

total mandats

CSE DGA IDF MSE

28
40
28
/
/
28

CSE DGA IDF SANTE

dont salariés Siège
30
40
30
/
/
30

CSE DGA OUEST

20
40
20
16
20
36

CSE DGA EST

20
40
20
16
20
36

CSE DGA SUD

20
40
20
16
20
36


4.1.2 FONCTIONNEMENT DU CSE

  • BUDGETS DU CSE

Dotations de fonctionnement : Objet et calcul

Conformément au cadre légal et eu égard à l’effectif de la société, il sera versé au CSE une dotation de fonctionnement d’un montant annuel équivalent à

0.22% de la masse salariale brute.


Cette dotation est destinée à assurer les moyens de fonctionnement administratif du CSE: frais de déplacement des membres, documentation, papeterie, formation, téléphone…

La masse salariale brute est constituée par l'ensemble des gains et rémunérations soumis à cotisations de sécurité sociale en application des dispositions de l'article L. 242-1 du code de la sécurité sociale ou de l'article L. 741-10 du code rural et de la pêche maritime, à l'exception des indemnités versées à l'occasion de la rupture du contrat de travail à durée indéterminée (art. L.2315-61).

Chaque CSE bénéficiera d’une dotation distincte, au prorata des effectifs de l’Etablissement.

Activité sociales et culturelles : Objet et calcul


Le montant du financement accordé aux CSE pour les œuvres sociales et culturelles s’élève à

0,325% de la masse salariale brute, au sens défini ci-dessus (L.2312-83 C.trav.).

Chaque CSE bénéficiera d’une dotation distincte au prorata des effectifs de l’Etablissement.

Mode et fréquence de versement des dotations œuvres sociales et fonctionnement


Il est entendu que le budget de fonctionnement et les dotations œuvres sociales seront versés trimestriellement. La masse salariale servant de base de calcul sera établie sur le trimestre.
Ainsi les versements interviendront au plus tard le 15 du mois suivant.

  • REUNIONS DU CSE


Le nombre de réunions du CSE est de 12 par an, sauf réunion extraordinaire à la demande de la majorité des membres de l’instance ayant voix délibérative ou à l’initiative de l’employeur ou de son représentant.

Au moins 4 réunions du CSE portent annuellement en tout ou partie sur les attributions du comité en matière de santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT).

De plus, une réunion extraordinaire du CSE peut également être convoquée à la demande motivée de deux des membres élus (titulaires ou suppléants) du comité, pour les sujets relevant de la santé, de la sécurité ou des conditions de travail ou à la suite de tout accident ayant entrainé ayant pu entrainer des conséquences graves, ainsi qu’en cas d’évènement grave lié à l’activité de l’entreprise, ayant porté atteinte ou ayant pu porter atteinte à la santé publique ou à l’environnement.

Les membres suppléants n’assistent aux réunions qu’en l’absence du membre titulaire (art. L. 2314-1 et art. L.2314-37 du code du travail).

Par principe les réunions sont tenues en présentiel, mais il est prévu que les réunions pourront se tenir en visioconférence afin de faciliter la participation des membres aux différentes réunions de l’instance et de fluidifier les échanges d’informations.
Dans cette situation le dispositif mis en œuvre vise à garantir :
  • l’identification de chaque membre
  • sa participation effective à l’instance
  • une retransmission de qualité
  • le secret des délibérations

Le comité est réuni sur convocation de l’employeur ou de son représentant. La convocation à cette réunion accompagnée de l’ordre du jour est transmise par courrier électronique par le président du CSE dans les délais légaux.

L’ordre du jour des réunions est transmis aux membres suppléants à titre indicatif pour les informer de l’ordre du jour de la réunion de sorte que, le cas échéant, ils puissent remplacer un élu titulaire empêché.

Afin d’organiser au mieux le déroulement des réunions du CSE, chaque titulaire informe de son absence lors d’une ou plusieurs réunions du CSE dès qu’il en a connaissance, directement ou à défaut par le biais d’un représentant de son organisation syndicale ou d’un autre membre de sa liste, le suppléant de droit, le secrétaire ainsi que le Président du CSE.

Sauf circonstances exceptionnelles, cette information est réalisée au plus tard

8 jours avant la date de la réunion.


Le titulaire absent est remplacé par le suppléant pour toute la durée de la réunion.
Il est précisé que, dans le cas où un titulaire absent n’aurait pu être remplacé par un suppléant lors d’une réunion du CSE, les votes et délibérations réalisés par l’instance à la majorité des membres titulaires présents sont réputés valides.

  • LES CREDITS D’HEURES

Il est convenu entre les parties les crédits d’heures suivants :
  • 40 heures par mois pour chaque membre titulaire de chaque CSE

  • 10 heures supplémentaires par mois pour le secrétaire du CSE

Il est d’usage que les heures de délégation soient utilisées pour l'exercice d'une activité conforme à l'objet du mandat dont est investi le salarié.


L'intérêt du crédit d'heures est de permettre aux représentants du personnel d'exercer leurs fonctions représentatives pendant leur temps de travail, aussi les heures de délégation doivent par principe être prises pendant le temps de travail et l’entreprise veillera à cette fin à faciliter leur prise sur ces périodes.
L’intégralité des absences liées à l’exercice du mandat s’impute sur le crédit d’heures, à l’exception des heures de réunion à l’initiative de l’employeur et des temps de trajet normalement nécessaires pour la participation à ces réunions.
La totalité des éventuelles heures supplémentaires effectuées fait l’objet d’une contrepartie en repos compensateur à poser dans un délai de 6 mois.

ARTICLE 4.1.3 : COMMISSION SANTE SECURITE ET CONDITIONS DE TRAVAIL (CSSCT)

  • CADRE DE MISE EN PLACE


Chacun des Etablissements de plus de 300 salariés tels que définis à l’Article 1 du Titre 3 du présent accord servira de cadre à la mise en place de la CSSCT.
  • COMPOSITION

La commission comprend :

  • 6 membres désignés parmi les membres titulaires ou suppléants du CSE, dont au moins 1 représentant du 2ème collège.
  • 1 secrétaire sur chaque périmètre choisi parmi les membres de la CSSCT 
  • 1 référent Harcèlement sexuel/RPS choisi parmi les membres du CSE, sur proposition de la CSSCT.

Doivent assister avec voix consultative aux réunions de le CSSCT :
  • Le médecin du travail qui peut donner délégation à un membre de l’équipe pluridisciplinaire du service de santé au travail ayant compétence en matière de santé au travail ou de conditions de travail.
  • Le responsable interne du service de sécurité et des conditions de travail ou, à défaut, un membre de l’équipe sécurité et santé au travail.

Doivent être invités aux réunions de la CSSCT :
  • L’agent de contrôle de l’inspection du travail
  • Les agents de services de prévention des organismes de sécurité sociale.
Des intervenants ponctuels ayant une compétence spécifique pourront intervenir si nécessaire, sauf avis contraire du secrétaire et en tout état de cause avec l’accord du président.

Les membres sont désignés par un vote intervenu à la majorité des membres présents lors de la première réunion du CSE et pour une durée équivalente à celle de leur mandat de membre du CSE (4 ans en l’occurrence).
En l’absence de majorité sur la désignation des membres, il est procédé à un vote sur chaque candidature. Si aucun candidat ne recueille la majorité, le siège est attribué au plus âgé d’entre eux ou à celui d’entre eux qui a obtenu le plus de suffrages exprimés lors des dernières élections professionnelles. En cas d’égalité parfaite des suffrages exprimés lors des dernières élections professionnelles, le siège est attribué à celui d’entre eux qui a la plus grande ancienneté dans le groupe.

L’employeur pourra se faire assister par des collaborateurs appartenant à l’entreprise et choisis en dehors de ce comité, sans pouvoir être en nombre supérieur à celui des représentants du personnel titulaires.

Les membres sont tenus au secret professionnel et à une obligation de discrétion.

  • MODALITES DE REMPLACEMENT DES MEMBRES DE LA CSSCT

Lorsque le contrat de travail ou le mandat d’un membre de la CSSCT prend fin pour quel que motif que ce soit (démission du mandat, rupture du contrat de travail, etc…) les membres du CSE (titulaires, suppléants lorsqu’il remplace un titulaire) désignent par une résolution adoptée à la majorité des membres présents, un nouveau membre en remplacement pour une durée qui prend fin avec celle du mandat des membres élus du CSE.

  • ATTRIBUTIONS

La CSSCT n’a pas de personnalité morale distincte de celle du CSE étant une émanation de ce dernier et constitue une commission technique interne de travail.

Elle prépare les réunions et les délibérations du CSE sur les questions de santé, de sécurité et de conditions de travail.

À ce titre, par délégation du comité, elle se voit confier tout ou partie de ses attributions relatives à la santé, la sécurité et les conditions de travail (art. L. 2315-38 du code du travail).

Elle n’a pas de statut délibératif et ne peut émettre d’avis au nom du CSE.

Dans ces conditions et par délégation, la CSSCT:
  • est informée sur les questions intéressant l’organisation, la gestion et la marche générale de l’entreprise, notamment sur la durée du travail ou les conditions d’emploi, de travail et de formation, l’introduction de nouvelles technologies, l’aménagement important modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail, les mesures prises en faveur du maintien au travail des accidentés du travail, des invalides de guerres, des invalides civils, des personnes atteintes de maladies chroniques évolutives et des travailleurs handicapés ;
  • Réaliser des enquêtes en matière d’accidents de travail ou de maladies professionnelles ou à caractère professionnel.
  • contribue notamment à faciliter l’accès des femmes à tous les emplois, à l’adaptation et à l’aménagement des postes de travail des personnes handicapées ;
  • peut proposer des actions de prévention du harcèlement moral, du harcèlement sexuel et des agissements sexistes ;
  • peut procéder, à intervalles réguliers, à des inspections en matière de santé, sécurité et conditions de travail ;
  • peut faire appel à titre consultatif et occasionnel au concours de toute personne de l’entreprise qui lui paraîtrait qualifiée.

  • Formuler, à son initiative, et/ou examen, à la demande de l’employeur, toute proposition visant à améliorer la sécurité, la santé et les conditions de travail des salariés.

Elle dispose, par l’intermédiaire des membres qui la composent, du droit d’alerte en cas d’atteinte aux droits des personnes et de danger grave et imminent.
  • REUNIONS DE LA CSSCT


  • Tous les 3 mois dans le cadre du CSE.
  • La convocation de la commission sera adressée à ses membres au moins 8 jours avant le déroulement de la réunion par mail et/ou courrier simple.
  • Les frais de déplacement des membres de la CSSCT pour se rendre aux réunions sont pris en charge par l’employeur sur présentation de justificatifs, selon les règles de prise en charge et les plafonds en vigueur au sein de la société.

F°) LES CREDITS D’HEURES


Il est convenu entre les parties que les membres de la CSSCT disposent d’un crédit d’heures de :

  • 90 heures par mois, sans possibilité de report, à répartir entre eux


Pour une bonne application de cette mesure, les parties conviennent que chacun des membres dispose à titre individuel d’une enveloppe mensuelle forfaitaire de 15H, qu’il peut répartir auprès des autres membres dans la limite de 90H.
Dans ce cas pour faciliter la bonne répartition des heures utilisées, les membres doivent en informer leur responsable de site au moins 8 jours avant (sauf situation d’urgence justifiée) de la date prévue pour leur utilisation dans un écrit précisant l’identité et le nombre d’heures mutualisé pour chacun d’eux.



Document de référence :

NOM, PRENOM

MATRICULE

DATE *

.……/….…/….…

HORAIRES

 

Transmission d’heures de délégation CSSCT à :

Membre du CCSCT

NOM, PRENOM : MATRICULE:

 

 

Nombre d’heures cédées :

Date prévue pour leur utilisation : jour/mois*

 

*Délai minimum pour prévenir de la mutualisation d’heures de délégation = 8 jours

 

SIGNATURE DU REPRESENTANT DU PERSONNEL

OBSERVATIONS


Le secrétaire de la CSSCT dispose de par sa fonction d’un crédit supplémentaire de 5 heures par mois sans possibilité de report ni mutualisation.

ARTICLE 4.1.4 LES CREDITS D’HEURES 

Les représentants du personnel visés au présent accord disposent chacun d’un volume individuel et mensuel d’heures de délégation selon les dispositions prévues ci-dessus.

Il est d’usage que les heures de délégation soient utilisées, dans le respect des dispositions en vigueur, et sans faire obstacle au respect de la réglementation sur la durée maximale du travail et le repos journalier les rendant compatibles avec le respect des règles en matière de repos quotidien et/ou hebdomadaire et sans entrainer de dépassement de la durée maximale de travail quotidienne et/ou hebdomadaire.

Il est d’usage que les heures de délégation soient utilisées pour l'exercice d'une activité conforme à l'objet du mandat dont est investi le salarié.


L'intérêt du crédit d'heures est de permettre aux représentants du personnel d'exercer leurs fonctions représentatives pendant leur temps de travail, aussi les heures de délégation doivent par principe être prises pendant le temps de travail et l’entreprise veillera à cette fin à faciliter leur prise sur ces périodes.

L’intégralité des absences liées à l’exercice du mandat s’impute sur le crédit d’heures, à l’exception des heures de réunion à l’initiative de l’employeur et des temps de trajet normalement nécessaires pour la participation à ces réunions.
La totalité des éventuelles heures supplémentaires effectuées fait l’objet d’une contrepartie en repos compensateur à poser dans un délai de 6 mois.




  • MUTUALISATION DES HEURES


Les membres titulaires du CSE peuvent chaque mois répartir entre eux et avec les suppléants le crédit d’heures dont ils disposent.
La répartition ne peut toutefois conduire l’un d'eux à disposer dans le mois de plus d’une fois et demie le crédit d’heures de délégation dont il devrait disposer en application des dispositions réglementaires.
En cas de mutualisation, les membres titulaires du CSE doivent en informer l’employeur 15 jours avant (sans pouvoir être inférieur à 8 jours) la date prévue pour leur utilisation dans un écrit précisant l’identité et le nombre d’heures mutualisé pour chacun d’eux.

Exemple : un titulaire dispose de 24 heures de délégation dans le mois. Il peut décider de les attribuer à un autre titulaire, lequel ne pourra avoir plus de 36 heures de délégation dans ce même mois (1 fois et demi 24 heures de délégation du titulaire), si d’autres élus lui donnent également des heures de délégation.

  • ANNUALISATION DES HEURES :


Les heures de délégation peuvent être utilisées cumulativement dans la limite de 12 mois.
Les membres du Comité Social et Economique peuvent reporter leurs heures de délégation sans qu’il soit possible pour chacun d’entre eux de disposer dans le mois de plus de une fois et demie le crédit d’heures de délégation dont il bénéficie.
Dans ce cas, les membres titulaires doivent en informer l’employeur 15 jours avant (sans pouvoir être inférieur à 8 jours) la date prévue pour leur utilisation dans un écrit précisant l’identité et le nombre d’heures mutualisé pour chacun d’eux.

Exemple : un titulaire dispose de 24 heures de délégation dans le mois. Il peut décider d’en reporter une partie sur le mois suivant sans pouvoir disposer de plus 36 heures de délégation dans ce même mois (1 fois et demi 24 heures de délégation du titulaire).

  • UTILISATION DES BONS DE DELEGATION


Toutes les absences liées à l’exercice des mandats représentatifs du personnel doivent faire l’objet d’une information préalable auprès de l’encadrement concerné par l’utilisation des bons de délégation.


ARTICLE 4.1.5 LA FORMATION DES MEMBRES

Les membres du CSE dont les membres de la CSSCT ainsi que les référents harcèlement sexuel et RPS bénéficient de la formation nécessaire à l’exercice de leurs missions en matière de santé et sécurité au travail telle que mentionnée à l’article L 2315-40 du Code du travail pour une durée minimale de 5 jours et prise en charge par l’employeur. (Art L 2315-18 du Code du travail)

Les membres du CSE proposent au minimum deux organismes de formation au président du CSE, ce dernier choisissant l’un des organismes proposés en fonction notamment du contenu de la formation et de son coût.





Article 4 .2 : COMITE SOCIAL ET ECONOMIQUE CENTRAL (CSE CENTRAL)

4.2.1 – DETERMINATION DES ATTRIBUTIONS ENTRE CSE CENTRAL ET CSE


Il est rappelé qu’il est du ressort du CSE Central d’être informé et le cas échéant consulté, lorsque les sujets dépassent les limites des pouvoirs des Etablissements comme :

  • Recevoir les informations sur la marche générale de l’Entreprise ;
  • Etre informé et consulté sur les projets économiques et financiers.

En matière d’information et consultation des instances, et conformément aux dispositions légales, les parties retiennent notamment que :

Seul le CSE Central sera consulté :

  • En cas de projet décidé au niveau de l’Entreprise et ne comportant pas de mesures d’adaptation spécifiques à un ou plusieurs Etablissements (transfert dans ce cas aux CSE de l’avis du CSE Central et des documents relatifs aux projets) ;
  • En cas de projet décidé au niveau de l’Entreprise lorsque ses éventuelles mesures de mise en œuvre ne sont pas encore définies ;
  • En cas de mesures d’adaptation communes à plusieurs établissements de projets d’introduction de nouvelles technologiques ou d’aménagement important modification les conditions de santé et de sécurité, ou les conditions de travail (L.2316-1 C.trav.)
  • Sur les orientations stratégiques de l’entreprise, sur la situation économique et financière de l’entreprise et sur la politique sociale de l’entreprise.

Seuls les CSE d’établissement sont consultés en cas de projet décidé au seul niveau de l’Etablissement limité aux pouvoirs du chef d’Etablissement.
Il est enfin précisé qu’une consultation du CSE Central ne fera pas obstacle à une consultation des CSE en fonction de leurs prérogatives et dans les conditions visées plus avant.


4.2.2 – CONSTITUTION DU COMITE SOCIAL ET ECONOMIQUE CENTRAL

Conformément à l’article L.2313-1 du code du travail, un CSE Central est constitué pour l’ensemble des Etablissements, qui assurera la représentation du personnel de l’intégralité du personnel de la société.

Le CSE Central sera doté de la personnalité civile et aura pour adresse 9-11 allée de l’Arche Tour Egée 92032 Paris La Défense.

Chaque CSE désignera parmi ses membres lors de la 1ère réunion de leur Comité les représentants au CSE Central conformément à la répartition des sièges entre les deux établissements et les collèges décidée par accord entre l’employeur et les organisations syndicales intéressées, conclu selon les conditions du Protocole d’Accord Préélectoral. Cet accord devra être conforme à l’article L.2316-5 du code du travail réservant un siège de délégué titulaire et un siège de délégué suppléant au collège ingénieurs et cadres.
Légalement, (article L.2316-15 du Code du travail), le comité social et économique central se réunit au moins une fois tous les six mois au siège de l'Entreprise sur convocation de l'employeur.
Cependant, les signataires du présent accord, pourront être amenés à réunir 3 fois voire 4 par an ledit Comité.


Les parties sont convenues que les effectifs et nombres de sièges à pourvoir sont établis comme suit :

Etablissement Social

Nombre de Titulaires

Nombre de Suppléants

DGA OUEST

3

2

DGA SUD

3

2

DGA EST

3

2

DGA IDF SANTE

3

2

DGA IDF MSE

3

2


Conformément à la législation en vigueur, les parties conviennent qu’au moins un délégué titulaire du CSE Central appartient à la catégorie relevant du 2ème collège (agent de maîtrise et cadres).


4.2.3 BUDGET DU CSE CENTRAL


Conformément aux dispositions de l'article L. 2315-62, il appartient au comité central et aux comités d'établissement de fixer par accord le budget de fonctionnement du CSE Central.

A défaut d'accord, les modalités de constitution du budget de fonctionnement du comité central sont déterminées par décret en Conseil d'Etat




TITRE 5 : LES DELEGUES DE PROXIMITE

Dans l’objectif de garantir un dialogue de social de proximité et d’assurer sa décentralisation, les parties sont convenues de la mise en place de délégués de proximité au niveau des CSE régionaux hors Ile de France, région dans laquelle le périmètre géographique rend moins pertinent cette organisation.

Les délégués de proximité doivent pouvoir relayer les préoccupations des salariés sur l’ensemble du périmètre géographique régional.
A cette fin il conviendra d’assurer une mise en place équilibrée et cohérente selon les zones d’activités propres à chaque région composant le périmètre de chaque CSE en garantissant aux salariés que leurs délégués de proximité seront à même de par leur proximité géographique d’intervenir rapidement auprès d’eux.


ARTICLE 5.1 Nombre et répartition :





 
 
 

 

Nombre de titulaires

Nombre mensuel d'heures de délégation

Nombre de suppléants

Nombre total de RP

Heures de délégation RP

total mandats

CSE DGA OUEST

20
40
20
16
20
36

CSE DGA EST

20
40
20
16
20
36

CSE DGA SUD

20
40
20
16
20
36


ARTICLE 5.2 Modalités de désignation


Modalités propres aux personnes désignées :

Les parties conviennent que les délégués de proximité doivent :
  • avoir une connaissance minimale de l’activité et du secteur de la propreté, aussi est-il exigé que tout candidat proposé, dispose d’une expérience au sens CCN propreté, d’au moins 1 an dans le secteur
  • faire preuve des qualités suivantes :
  • capacité relationnelle et sens de l’écoute
  • capacité d’analyse et de synthèse, capacité rédactionnelle
  • rigueur et exemplarité
  • maitrise de soi et prise de recul
  • disponibilité.
  • relever du périmètre social de l’établissement sur lequel ils sont mis en place

Modalités pratiques :

Dans chaque CSE mis en place, chaque organisation syndicale représentative établit une liste de délégués de proximité calculée dans la limite de 16 par périmètre en fonction du résultat obtenu au 1er tour des élections du CSE concerné.
Cette information sera transmise par la Direction à l’issue du 1er tour pour permettre à chaque OSR sur chaque périmètre de pouvoir constituer une liste de délégués de proximité en conformité avec les résultats obtenus au 1er tour.

  • A titre d’exemple : 6 délégués de proximité pour une OSR ayant obtenu 37.5% des voix au 1er tour des élections sur le périmètre considéré.
  • A titre d’exemple : 8 délégués de proximité pour une OSR ayant obtenu 50% des voix au 1er tour des élections sur le périmètre considéré.

Lorsque cette répartition n’aboutit pas à un nombre entier de siège, il est procédé à l’arrondi à l’entier inférieur (s’il reste des sièges ils seront attribués à la règle de la plus forte moyenne)

  • A titre d’exemple : 3 délégués de proximité pour une OSR ayant obtenu 20% des voix au 1er tour des élections sur le périmètre considéré (16x20% = 3.2 ramené à 3).

Cette liste est transmise par l’organisation syndicale au secrétaire du CSE d’établissement dans les 8 jours suivant pour qu’il porte obligatoirement à l’ordre du jour de la réunion mensuelle la désignation des délégués de proximité par le CSE.

Le CSE procède ensuite à la désignation par ratification de la liste produite par chaque organisation syndicale, en garantissant le respect d’une répartition conforme aux résultats obtenus par chaque organisation syndicale représentative à l’issue du 1er tour des élections du CSE.


ARTICLE 5.3 Durée du mandat


Le mandat de délégué de proximité prend fin au plus tard lors du 1er tour des prochaines élections du renouvellement de l’institution du CSE.
En cas de cessation anticipée du mandat ou de son retrait, le remplacement d’un délégué de proximité doit être effectué dans le respect des conditions visées au 5.2 ci-dessus.


Article 5.4 Missions


Dans leur périmètre d’intervention les DP sont des relais d’information entre les salariés, les autres membres du CSE et les délégués syndicaux.
Ils agissent en concertation avec la ligne managériale hiérarchique et les équipes RH de proximité.

En aucun cas ils ne se substituent aux autres représentants du personnels élus ou désignés avec lesquels ils agissent de manière complémentaire pour assurer une représentation des salariés de proximité et décentralisée.
A ce titre ils peuvent être exceptionnellement invités à une réunion du CSE si un point relevant de leur intervention ou expertise doit être abordé lors d’une réunion du CSE et sur décision majoritaire de l’instance.

Leur mission consiste au titre de la régulation des relations de travail sur leur secteur :
  • A traiter avec le représentant local de l’employeur les réclamations individuelles et collectives de nature professionnelle des salariés de leur périmètre : salaire, protection sociale, application du règlement intérieur, de la convention collective, des accords d’entreprise.
  • Alerter le représentant de l’employeur de toute situation dangereuse, tout évènement susceptible d’emporter des conséquences sur l’organisation et le bon fonctionnement des sites
  • Contribuer à la promotion de la santé, sécurité et des conditions de travail en liaison avec les membres de la CSSCT


Article 5.5 Crédit d’heures


Chaque délégué de proximité bénéficie d’un crédit d’heures mensuel de

20 Heures.


Il est d’usage que les heures de délégation soient utilisées pour l'exercice d'une activité conforme à l'objet du mandat dont est investi le salarié.


L'intérêt du crédit d'heures est de permettre aux représentants du personnel d'exercer leurs fonctions représentatives pendant leur temps de travail, aussi les heures de délégation doivent par principe être prises pendant le temps de travail et l’entreprise veillera à cette fin à faciliter leur prise sur ces périodes.
L’intégralité des absences liées à l’exercice du mandat s’impute sur le crédit d’heures, à l’exception des heures de réunion à l’initiative de l’employeur et des temps de trajet normalement nécessaires pour la participation à ces réunions.
La totalité des éventuelles heures supplémentaires effectuées fait l’objet d’une contrepartie en repos compensateur à poser dans un délai de 6 mois.

En concertation avec les responsables d’entités ils peuvent demander à pouvoir bénéficier ponctuellement de salles de réunion ou de bureau(x) afin de pouvoir recevoir les salariés.
Ils peuvent également en concertation avec le CSE régional bénéficier ponctuellement des locaux alloués à celui-ci.

Les Délégués de proximité désignés peuvent chaque mois répartir entre eux le crédit d’heures dont ils disposent.
En cas de mutualisation, les Délégués de proximité doivent en informer l’employeur 15 jours avant (sans pouvoir être inférieur à 8 jours) la date prévue pour leur utilisation dans un écrit précisant l’identité et le nombre d’heures mutualisé pour chacun d’eux.

Article 5.6 Statut


Les délégués de proximité bénéficient de la protection attachée au mandat de membre du CSE.

Une session de sensibilisation sur le rôle et les missions du délégué de proximité sera organisée par la direction des ressources humaines en début de mandature prise en charge par l’employeur.


TITRE 6 : DISPOSITIONS COMMUNES

Article 6.1 UTILISATION DES CREDITS D’HEURES

Les représentants du personnel visés au présent accord disposent chacun d’un volume individuel et mensuel d’heures de délégation selon les dispositions prévues ci-dessus.

Il est d’usage que les heures de délégation soient utilisées, dans le respect des dispositions en vigueur, et sans faire obstacle au respect de la réglementation sur la durée maximale du travail et le repos journalier les rendant compatibles avec le respect des règles en matière de repos quotidien et/ou hebdomadaire et sans entrainer de dépassement de la durée maximale de travail quotidienne et/ou hebdomadaire.

Il est d’usage que les heures de délégation soient utilisées pour l'exercice d'une activité conforme à l'objet du mandat dont est investi le salarié.


L'intérêt du crédit d'heures est de permettre aux représentants du personnel d'exercer leurs fonctions représentatives pendant leur temps de travail, aussi les heures de délégation doivent par principe être prises pendant le temps de travail et l’entreprise veillera à cette fin à faciliter leur prise sur ces périodes.
L’intégralité des absences liées à l’exercice du mandat s’impute sur le crédit d’heures, à l’exception des heures de réunion à l’initiative de l’employeur et des temps de trajet normalement nécessaires pour la participation à ces réunions.
La totalité des éventuelles heures supplémentaires effectuées fait l’objet d’une contrepartie en repos compensateur à poser dans un délai de 6 mois.

Article 6.2 TEMPS DE REUNION

Est assimilé à du temps de travail effectif et n’est pas imputé sur le crédit d’heures :
  • Le temps passé lors des réunions plénières (ordinaires et extraordinaires) du CSEC.
  • Le temps passé lors des réunions plénières (ordinaires et extraordinaires) du CSE.
  • Le temps passé lors des commissions en CSEC.
  • Le temps passé lors des commissions en CSE.
  • Le temps passé lors d’un droit d’alerte, afin de préparer les investigations, enquêtes et toutes autres démarches afin de suivre au mieux ces droits d’alerte (lanceur d’alerte, enquêteur et référent harcèlement)


Article 6.3 FRAIS DE DEPLACEMENT ET D’HEBERGEMENT


Les frais de déplacement et d’hébergement des membres des élus et désignés pour les réunions sur convocation de la Direction seront pris en charge selon les règles en vigueur sur chaque année.

Frais de transport :

L’utilisation d’une voiture personnelle à des fins professionnelles sera remboursée sur la base du barème kilométrique en vigueur au sein de l’entreprise
• Cette indemnité kilométrique couvre tous les frais d’automobile (essence, réparations, assurances, etc…)
• Lorsque plusieurs collaborateurs doivent se rendre sur le même lieu de mission et que la voiture apparaît comme le moyen de transport le plus adapté, le covoiturage devra être privilégié.

A titre indicatif, le barème fiscal kilométrique applicable en 2023 :

Barème kilométrique applicable aux voitures (en €)

Puissance administrative (en CV)

Distance (d) jusqu'à 5 000 km

Distance (d) de 5 001 km à 20 000 km

Distance (d) au-delà de 20 000 km

3 CV et moins

d x 0,529
(d x 0,316) + 1 065
d x 0,370

4 CV

d x 0,606
(d x 0,340) + 1 330
d x 0,407

5 CV

d x 0,636
(d x 0,357) + 1 395
d x 0,427

6 CV

d x 0,665
(d x 0,374) + 1 457
d x 0,447

7 CV et plus

d x 0,697
(d x 0,394) + 1 515
d x 0,470

Les frais de transport en train seront pris en charge sur la base de justificatif d’une 2ème classe et pour l’avion selon le tarif le plus adapté ; les déplacements en train devant être privilégiés.

Frais d’hébergement :

Le montant maximum de prise en charge des repas lors des déplacements à la demande de l’employeur est fixé à :
  • 25€ déjeuner et 30 € diner en région
  • 30€ déjeuner et 35 € diner en région IDF
sur justificatifs. Le repas du soir n’est remboursé que si l’heure de retour est motivée par l’exécution d’une mission et justifiée (billet de train, avion, heure de fin de réunion, ticket de péage, nuit d’hôtel)

Les principes d’hébergement sur convocation de l’employeur ainsi que les règles de déplacement seront fixés par la Direction de la Société Elior Services Propreté et Santé par note, et communiqués par écrit aux Présidents des instances ainsi qu’aux Délégués Syndicaux Centraux. Les déplacements professionnels vers une destination de moins de 2 heures et dont la durée n’excède pas la journée, ne nécessitent pas, pour le collaborateur, de partir la veille au soir (sauf cas particulier à motiver).
Le montant de cette prise en charge est susceptible –d’évoluer selon les règles en vigueur dans l’Entreprise.
A date :
  • Paris : 180€
  • Province : 135€

La Direction s’engage à procéder au remboursement dans un délai de 3 semaines, sous réserve que les notes de frais et les justificatifs soient parvenus à la Direction des Ressources Humaines pour les réunions centrales et à la Direction Régionale pour les réunions locales sous huitaine.

Article 6.4 OBLIGATION DE DISCRETION

Les membres élus et désignés sont tenus à une obligation de discrétion à l’égard des informations revêtant un caractère confidentiel et présentées comme telles par l’employeur.


Article 6.5 ACCOMPAGNEMENT DES REPRESENTANTS DU PERSONNEL

La DRH veille à ce que l’exercice d’un mandat syndical ne porte pas atteinte à la situation présente du représentant du personnel ou à son évolution normale au sein de l’entreprise : embauche, formation professionnelle, avancement, rémunération, octroi d’avantages sociaux et les mesures disciplinaires et de licenciement.

Dans le but d’assurer une progression de sa carrière identique à la moyenne de celle des salariés de la même catégorie, la situation personnelle des membres des instances représentatives du personnel est examinée par la filière RH au cours de la mandature.
La Direction s’engage également à initier des actions complémentaires sur des modalités de reconnaissance et d’accompagnement des représentants du personnel désignés ou élus dans le cadre de l’entreprise, à l’issue de leur mandat (Cf. Articles 7 et suivants).

TITRE 7 : FORMATION



Article 7.1 FORMATION

Les salarié(e)s Représentants du Personnel doivent bénéficier, à l’instar de tous salariés, de la formation nécessaire à leur adaptation et évolution au sein de l’Entreprise. Ces derniers doivent disposer, dans les mêmes conditions que l’ensemble du personnel, de la faculté d’accéder aux diverses formations et conseil leur permettant d’entretenir ou développer leur potentiel.

Comme tout salarié, les Représentants du Personnel sont susceptibles de bénéficier des dispositifs prévus par les dispositions légales et notamment celle de la loi du 5 Septembre 2018, « pour la liberté de choisir son avenir professionnel »


Article 7.2 CONGE DE FORMATION ECONOMIQUE SOCIALE ET SYNDIVALE (CFESS)


Tout salarié, adhérent à un syndicat, peut également avoir accès, conformément aux dispositions du code du travail, à des sessions de Congés de Formation Economique, Sociale et Syndicale (CFESS) dans les conditions légales en vigueur.


Article 7.3 VALIDATION DES ACQUIS DE L’EXPERIENCE (VAE) ET CERTIFICATION RELATIVE AUX COMPETENCES PROFESSIONNELLES (CCP).


Durant son activité, le Représentant du Personnel a pu développer et/ ou acquérir de nouvelles compétences.

Aussi, conformément aux dispositions légales, le Représentant du Personnel pourra :
  • Faire valider les acquis de son expérience liée à l’exercice de son activité professionnelle et/ou de ses responsabilités syndicales (VAE)
  • Faire valider les compétences acquises dans l’exercice de son manat et obtenir un Certificat de Compétences professionnelles (CCP)

Article 7.4 L’entretien de début de mandat


Cet entretien qui porte sur les modalités pratiques d’exercice du mandat est organisé :
  • à l’initiative du salarié dans un délai de 6 mois suivant la prise du/des mandat (s);
Il est précisé que pour les mandats électifs, seuls les représentants du personnel titulaires, ou les titulaires d’un mandat syndical bénéficieront de cet entretien.
Il est convenu entre les parties que  les entretiens seront conduits par le responsable hiérarchique accompagné le cas échéant par un représentant RH.
Afin de concilier l’exercice des mandats, l’activité professionnelle et la vie personnelle, cet entretien portera sur :
  • la situation professionnelle du salarié en début de mandat,
  • le cadre légal relatif au(x) mandat(s) exercé(s),
  • un point sur la charge de travail.

Article 7.5 L’entretien de fin de mandat


Il est convenu entre les parties qu’au terme du mandat, les salariés disposant d’un mandat électif de représentant du personnel titulaire ou d’un mandat syndical, bénéficieront d’un entretien avec leur responsable hiérarchique accompagné le cas échéant par un représentant RH.

Cet entretien a pour objectif de dresser un état de la situation professionnelle du salarié, de faire le bilan des compétences métiers, ainsi que celles acquises dans le cadre de l’exercice de son mandat.

Il est précisé que les dispositions énoncées ci-dessus ne sont pas applicables aux salariés titulaires d’un mandat dont la durée d’exercice est inférieure à un an.


TITRE 8 : BASE DE DONNEES ECONOMIQUES, SOCIALES ET ENVIRONNEMENTALES (BDESE)



Article 8.1 – Objet - Contenu


La BDESE vise à améliorer l’information et la consultation des institutions représentatives du personnel et favoriser ainsi la qualité du dialogue social.

En effet, elle permet la mise à disposition des informations nécessaires à la consultation annuelle sur :
  • Les orientations stratégiques de l’Entreprise ;
  • La situation économique et financière de l’Entreprise ;
  • La politique sociale de l’Entreprise, les conditions de travail et l'emploi.

Elle comporte l'ensemble des informations communiquées de manière récurrente aux CSE et au CSE Central.

Son contenu est défini conformément au code du travail, et remis à jour régulièrement et notamment dès que des informations obligatoires devant y figurer sont disponibles. Ainsi les rapports et informations périodiques sont repris dans la BDESE, conformément à la loi du 17 août 2015.

Article 8.2 – Utilisateurs


  • Données nationales :
Les membres du CSE Central et les Délégués Syndicaux Centraux ont accès aux données nationales.

  • Données concernant les établissements :
Les membres des CSE, les Délégués Syndicaux d’établissement ont accès uniquement aux données concernant leurs Etablissements.


Article 8.3 – Utilisation


A partir du dépôt des documents nécessaires aux informations-consultations, l’obligation d’information incombant à l’employeur est réputée satisfaite.

Par conséquent, à compter de la signature du présent accord, la transmission des documents d’information-consultation ne s’effectuera plus par voie postale.


Article 8.4 – Obligation de discrétion et de confidentialité


Le respect par les personnes ayant accès à la BDESE, de l’obligation de discrétion et si nécessaire de confidentialité, à l’égard des informations sensibles qui y figurent est fondamental. Il est gage d’un dialogue social de qualité basé sur la confiance mutuelle. Cette obligation de confidentialité/discrétion doit être assurée tant par les destinataires de l’information que par l’employeur.

Ainsi, conformément à l’article L.2312-36 du Code du travail, l’ensemble des personnes ayant accès à la base de données respectera une obligation de discrétion à l’égard des informations contenues dans la BDESE revêtant un caractère confidentiel et présentées comme telles par l’employeur.

Les parties au présent accord ont entendu définir les principes ayant vocation à encadrer la mise en œuvre de l’obligation de discrétion à l’égard des informations figurant dans la BDESE. Elles conviennent que :

  • Les données économiques, stratégiques et financières inscrites aux Blocs 1 et 2, dont la divulgation à des tiers peut porter préjudice aux intérêts de l’Entreprise, notamment en termes de concurrence, sont considérées confidentielles même en l’absence d’une telle mention sur le document mise à disposition sur la BDESE.

L’obligation de confidentialité, lorsqu’elle est invoquée par l’employeur, ne doit pas porter atteinte à l’exercice, par les représentants du personnel, de leur mandat. Elle est donc limitée à certaines informations et doit être justifiée par l’existence d’éléments objectifs pouvant nuire aux intérêts de l’Entreprise et rendant nécessaire de retenir la diffusion de ces informations tant à l’égard des salariés de l’Entreprise qu’à l’égard des tiers à l’Entreprise.


TITRE 9 : CLAUSES DE REVISION ET PUBLICITE



Article 9.1 - Révision et dénonciation


Le présent accord pourra faire l'objet de révision par l'employeur et les organisations syndicales de salariés signataires du présent accord ou y ayant adhéré ultérieurement, conformément aux dispositions des articles HYPERLINK "javascript:%20documentLink('CTRA133753')" L2261-7-1 et HYPERLINK "javascript:%20documentLink('CTRA133755')" L2261-8 du Code du travail.
Chaque partie peut demander la révision de tout ou partie du présent accord selon les modalités suivantes :
  • Toute demande devra être adressée par lettre recommandée avec accusé de réception à l’autre partie signataire et comporter en outre l’indication des dispositions dont la révision est demandée et les propositions de remplacement ;

  • Les dispositions de l’accord dont la révision est demandée resteront en vigueur jusqu’à la conclusion d’un nouvel accord et seront maintenues dans l’hypothèse où les négociations n’aboutiraient pas.
Dans un délai de 3 mois à partir de l'envoi du courrier recommandé, les parties devront s'être rencontrées en vue de la conclusion éventuelle d'un avenant de révision.

Article 9.2 - Durée - Publicité – dépôt


Le présent accord est conclu pour une durée déterminée de 4 ans.

Conformément aux dispositions de l’article D. 2231-4 du Code du travail, le présent accord, sera déposé à la diligence de l'Entreprise, sur la plateforme de téléprocédure du Ministère du Travail prévue à cet effet (www.teleaccords.travail-emploi.gouv.fr/PortailTeleprocedures/).

Un exemplaire sera également remis au secrétariat-greffe du conseil de prud’hommes du lieu de sa conclusion.

Le présent accord s’appliquera à la suite du 1er tour des élections de renouvellement de l’institution des CSE. Il pose également le cadre des élections professionnelles de l’année 2024 (en particulier concernant le Titre 2 du présent accord).

Un original est remis à chacune des parties signataires.

En outre, conformément à la règlementation en vigueur, les modalités du présent accord ainsi qu’une synthèse seront communiquées à l'ensemble du personnel, par le biais :
  • du tableau d'affichage du personnel
  • de la Base de Données Economique et Sociale

Fait à La Défense, le

Pour la CFE-CGC

Pour la CFDT


Pour la CGT


Pour FO

Pour la Direction

ANNEXE 1

REPARTITION DES COLLEGES


A titre prévisionnel les parties signataires ont retenu par périmètre la répartition suivante des sièges dans les collèges :


Somme de ETP

Étiquettes de colonnes



CSE
Cadre
Maitrise
Employé et Ouvrier
Total général
CSE IDF SANTE ET SIEGE ESPS
91
129
2 418
2 638
CSE ZONE IDF MSE
12
73
1 796
1 881
CSE ZONE OUEST
29
116
2 971
3 116
CSE ZONE EST
24
111
2 840
2 975
CSE ZONE SUD
25
120
2 435
2 580

Total général

181

549

12 459

13 190


(Sous réserve validation effectifs)


 

Nombre de titulaires

Cadre

Agent de Maîtrise

Employé et Ouvrier

CSE DGA IDF SANTE

dont salariés Siège
30
1

3
26

CSE DGA OUEST

20
1
1
18

CSE DGA SUD

20
1
1
18

 

Nombre de titulaires

Encadrement (maitrise + cadre)

Employé et Ouvrier

CSE DGA IDF MSE

28
3
25

CSE DGA EST

20
2
18


ANNEXE 2

CONTEXTE ELECTORAL


Dans le cadre du rapprochement stratégique entre les sociétés ELIOR et DERICHEBOURG et dans la logique de réorganisation des périmètres opérationnels des activités généré par ce rapprochement, les différentes parties au présent accord ont décidé, de convenir de la prorogation des mandats des instances représentatives du personnel de la société Elior Services et de différer l’organisation des élections professionnelles au sein de celle-ci à compter d’octobre 2023.
En conséquence, les parties ont pris acte par accord de la prolongation des mandats désignatifs et électifs des différentes instances existantes (CSE, CSSCT, Représentant de Proximité), jusqu’à la date de proclamation des résultats des CSE nouvellement élus, qui interviendrait au plus tard le 30 juin 2024 considérant que le 1er tour des élections pourrait intervenir au plus tard le 27 mai et le second tour au plus tard au 10 juin 2024.

Les parties sont aussi convenues de se retrouver en février 2024 afin d’examiner les informations qui seront transmises pour permettre aux organisations syndicales de participer à la bonne organisation des élections.

Les parties ont également retenu l’organisation matérielle des élections par vote électronique.
La description du processus de vote électronique et le prestataire retenu seront détaillés dans un protocole spécifique.

ANNEXE 3

Modèle de Bon de Délégation


BON DE DELEGATION A REMPLIR AVANT LA PRISE DES HEURES

NOM, PRENOM
MATRICULE
DATE de la Délégation
.……/….…/….…
Mandat exercé : CSE RS au CSE membre CCSCT DS RSS
RS CCSE Secrétaire du CCSE Délégué de Proximité
  • HORAIRES


Horaires de travail

*: de ……H…… à ……H…… et de ……H…… à ……H……


Heure de départ en délégation : …………H………….
Heure de fin de délégation : ………….H…………..
  • DUREE

Temps total utilisé : …….H…….

Signature de la Hiérarchie :


SIGNATURE DU REPRESENTANT DU PERSONNEL
OBSERVATIONS

* Horaire de travail du représentant au cours de la journée concernée par ce bon.

Les bons de délégation dûment et lisiblement remplis, puis signés doivent impérativement être joints au récapitulatif mensuel.

Mise à jour : 2024-02-14

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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