Accord d'entreprise ENTREPRISE BOURDARIOS

Procès verbal d'accord concernant la négociation annuelle obligatoire du personnel OUVRIER - ETAM - CADRE - Société BOURDARIOS - Année 2025

Application de l'accord
Début : 01/01/2025
Fin : 31/12/2025

18 accords de la société ENTREPRISE BOURDARIOS

Le 09/01/2025


PROCES VERBAL D’ACCORD

CONCERNANT LA NEGOCIATION ANNUELLE OBLIGATOIRE

DU PERSONNEL OUVRIER – ETAM – CADRE

SOCIETE BOURDARIOS

ANNEE 2025



A l’issue des réunions de négociation annuelle obligatoire en date des 21 novembre 2024, 10 décembre 2024, et 9 janvier 2025.

Entre :


La société BOURDARIOS, sise 60 boulevard de Thibaud – BP 48484 - 31084 TOULOUSE Cedex 9, représentée par

XXXXXXXXX, Directeur Régional Bâtiment Occitanie Ouest


D’une part


Et


XXXXXXXXXXXXXXXXXXXDélégué Syndical CGT

XXXXXXXXXXXXXXXXXXX Délégué Syndical CFDT


D’autre part


Préambule :


Conformément aux dispositions légales, les parties ont négocié sur l’ensemble des thèmes visés aux articles L. 2242-1 et suivants du Code du Travail en faisant leurs propositions respectives. Pour rappel, la négociation a porté sur les thèmes suivants :

  • La rémunération, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée dans l’entreprise, qui comprend :

  • Les salaires effectifs,
  • Le suivi de la mise en œuvre des mesures visant à supprimer les écarts de rémunération et les différences de déroulement de carrière entre femmes et hommes.
  • L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la qualité de vie et des conditions de travail, qui comprend :

  • Articulation vie professionnelle/vie personnelle des salariés,
  • Objectifs et mesures permettant d’atteindre l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes,
  • Les mesures permettant de lutter contre toute discrimination en matière de recrutement, d’emploi et d’accès à la formation professionnelle,
  • Mesures relatives à l’insertion professionnelle et au maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés,
  • Exercice du droit d’expression directe et collective des salariés,
  • Modalités de mise en œuvre du droit à la déconnexion,
  • Les mesures visant à améliorer la mobilité des salariés entre leur lieu de résidence habituelle et leur lieu de travail.

  • La gestion des emplois et des parcours professionnels et la mixité des métiers, qui comprend :

  • La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences,
  • Les conditions de mobilité professionnelle ou géographique internes à l’entreprise,
  • Les grandes orientations de la formation et les objectifs du plan de développement des compétences,
  • Les perspectives de recours aux différents contrats de travail, au travail à temps partiel et aux stages et les moyens pour réduire la précarité,
  • L’information des entreprises sous-traitantes sur les orientations stratégiques de l’entreprise,
  • Le déroulement de carrière des salariés exerçant des responsabilités syndicales et l'exercice de leurs fonctions.

A compter du 1er janvier 2025, Il a été convenu ce qui suit :

Article 1 – Champ d’application


Le présent accord s’applique à compter du

1er janvier 2025 à l’ensemble du personnel OUVRIER, ETAM et CADRE travaillant dans l’entreprise BOURDARIOS.

Article 2 – OBJET DE L’ACCORD

  • Augmentations salariales


Au regard de la conjoncture actuelle, la Direction se doit d’être vigilante sur les augmentations de salaire pour préserver l’outil de travail et la performance de l’entreprise. Elle s’engage dans la mesure du possible à pérenniser l’emploi de ses collaborateurs.

La Direction propose une enveloppe d’augmentation moyenne pour les collaborateurs de plus de 10 mois d’ancienneté dans l’entreprise de :
  • 1.9 % sur les salaires bruts pour le personnel ETAM et CADRE,

  • 1.9 % sur les salaires bruts pour le personnel OUVRIER

à l’exception des contrats d’apprentissage et des contrats de professionnalisation et des cas exceptionnels. Les cas exceptionnels seront reçus par leur supérieur hiérarchique.

Les collaborateurs ETAM et CADRES seront informés de leur augmentation au mois de mars 2025 (harmonisation règles Groupe), avec un effet rétroactif au 1er janvier 2025.





  • Titres restaurant pour le personnel sédentaire


Compte tenu de la présence de zones d’activités à proximité des lieux de travail, du temps de coupure permettant de prendre les repas dans des conditions normales et des conditions de travail, BOURDARIOS continuera à verser des Titres Restaurant au personnel sédentaire afin de :
  • permettre une participation patronale,
  • respecter les obligations URSSAF.
La Direction propose une revalorisation des titres restaurant pour le personnel sédentaire qui en bénéficie : 

valeur faciale du titre par jour travaillé : 11€ dont part patronale : 6,60€ (60 %) et part salariale : 4,40 € (40 %). Un avantage en nature pourra être compté au regard du barème URSSAF en vigueur en 2025.


  • Prime de médaille du travail 


La Direction propose de réévaluer le montant de la « prime de médaille » calculée suivant le nombre d’année d’ancienneté dans le Groupe, soit :

Niveau
Montant / année ancienneté groupe
Argent

60,00 €

Vermeil

65,00 €

Or

70,00 €

Grand Or

80,00 €


Si un salarié demande plusieurs médailles en même temps, seule la prime de médaille du plus haut niveau sera attribuée.

  • Indemnité de transport 


La Direction propose la reconduction de l’accord du 25 mai 2009 sur la prise en charge facultative des frais de transport personnels des salariés :
  • dont la résidence ou le lieu de travail est situé en dehors d’un périmètre de transports urbains
  • ou pour lesquels l’utilisation d’un véhicule personnel est rendu indispensable par des conditions d’horaires ne permettant pas d’utiliser un mode de transport collectif.

Sont exclus les salariés bénéficiant d’un véhicule mis à disposition par l’employeur avec prise en charge des dépenses de carburant (véhicule de fonction, de service) et les salariés percevant des remboursements de frais de transport (régime des petits déplacements).

Le montant de l’indemnité sera différent selon que les collaborateurs concernés ci-dessus disposent d’un véhicule personnel électrique ou hybride rechargeable et décident d’utiliser les bornes de recharge mise à disposition par l’entreprise.






  • Collaborateurs ne disposant pas d’un véhicule personnel électrique ou hybride rechargeable

Modalités de prise en charge : pour les salariés concernés, le montant de cette prise en charge partielle sera déterminé en fonction du kilométrage journalier :
De 0 à 25 km/j :

415 euros/an

De 26 à 50 km/j :

685 euros/an

De 51 à 100 km/j :

885 euros/an

Plus de 100 km/j :

1 135 euros/an




Les versements seront effectués à la fin de chaque quadrimestre, soit 35% en avril 2025, 35% en août 2025 et 30% en décembre 2025 au prorata du temps de présence dans l’entreprise.

  • Collaborateurs disposant d’un véhicule personnel électrique ou hybride rechargeable


La société décide d'autoriser à titre expérimental, pour l'année 2025, à tous ses salariés bénéficiaires de l’indemnité de transport, le souhaitant et disposant à titre personnel d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable, l'utilisation des bornes de recharge électrique situées dans l’enceinte de l’entreprise pour la recharge de leur véhicule électrique ou hybride rechargeable.

Les collaborateurs disposant d’un véhicule personnel électrique ou hybride rechargeable souhaitant utiliser les bornes de recharge mise à disposition par l’entreprise devront informer la Direction de leur choix par écrit

avant le 24 janvier 2025.


L’engagement vaudra alors pour la totalité de l’année 2025.

En pareille hypothèse le montant de l’indemnité transport sera déterminé comme suit :
Modalités de prise en charge : pour les salariés concernés, le montant de cette prise en charge partielle sera déterminé en fonction du kilométrage journalier :
De 0 à 25 km/j :

175 euros/an

De 26 à 50 km/j :

285 euros/an

De 51 à 100 km/j :

365 euros/an

Plus de 100 km/j :

470 euros/an




Les versements seront effectués à la fin de chaque quadrimestre, soit 35% en avril 2025, 35% en août 2025 et 30% en décembre 2025 au prorata du temps de présence dans l’entreprise.

  • Autres engagements 

La Direction s’engage à respecter une périodicité annuelle de négociations des salaires effectifs, de la rémunération et du temps de travail.

  • La Direction maintien sa volonté de faire évoluer la question de l’égalité professionnelle et reste soucieuse de l’équilibre vie privée/vie professionnelle de ses collaborateurs, et prend les mesures suivantes :

  • La maternité : la prime annuelle de performance est systématiquement maintenue à hauteur de 100 % en congé maternité. Le maintien de salaire lors du congé maternité se fait sans condition d’ancienneté.


  • Le congé « Enfants malades » : le salarié bénéficie d’un jour par année civile et par enfant de moins de 16 ans avec maintien de rémunération.


  • Carence maladie pour les ouvriers : la Direction reconduit à titre expérimental en 2025 la prise en charge de 3 jours de carence maladie par ouvrier et par an, pour les ouvriers ayant 1 an d’ancienneté dans l’entreprise et par la production d’un arrêt maladie.

Cette disposition sera appliquée pour l’année 2025 à titre expérimental et fera l’objet d’un bilan en fin d’année.

  • Primes de chantier pour les compagnons : la Direction souhaite maintenir une enveloppe de primes de chantier pour les compagnons. Le pourcentage distribué en 2025 sera déterminé en fonction de l’activité effective de 2025.


Les autres primes et indemnités sont maintenues en 2025 aux mêmes valeurs que 2024, à savoir :

  • Prime d’ancienneté pour les compagnons comme suit :

  • 5 à 10 ans d’ancienneté :

    1,18 € par jour travaillé

  • + 10 à 20 ans d’ancienneté :

    1,29 € par jour travaillé

  • + 20 ans d’ancienneté :

    1,40 € par jour travaillé

  • Montant de la prime de poussière : 0,460 € par heure de poussière.

  • Montant de la prime de marteau piqueur : 3,75 € par heure travaillée pour l’utilisation d’un marteau-piqueur de 5 à 13 kg, quelle que soit la position.

  • Montant de la prime de burineur : 2,10 € par heure travaillée pour l’utilisation d’un burineur, quelle que soit la position, hors activité Monuments Historiques.

  • Montant de la prime de masque ventilé utilisé uniquement en milieu confiné : 3.60 € par entrée de zone pour un temps maximum de 2 h 30 et dans la limite de 3 entrées par jour.

  • Versement du Treizième mois

A compter de 6 mois d’ancienneté dans l’entreprise, un 13ème mois est versé au mois de novembre de chaque année au prorata du temps de présence sur l’année considérée du collaborateur concerné (ouvrier/Etam/cadre).

  • Indemnité d’entretien de vêtements de travail

La Direction confirme le maintien de la mise en place d’une indemnité d’entretien de vêtements de travail (jusqu’au niveau Chef de chantier)

d’un montant de 0,60 € versés par jour travaillé (y compris pour les journées de formation ou le port des vêtements de travail est rendu obligatoire).


Le versement de cette indemnité est destiné à compenser les frais engagés par les salariés concernés pour le lavage des vêtements de travail demeurant la propriété de l’employeur, non portés en dehors de l’activité professionnelle, répondant aux critères de vêtements de protection individuelle et dont le port est obligatoire pour les collaborateurs (jusqu’au niveau Chef de chantier).

  • Temps d’habillage et de déshabillage : les temps d’habillage et de déshabillage du personnel ouvrier sont assimilés à du temps de travail effectif. Ce temps de travail est limité, pour l’ensemble des temps d’habillage et de déshabillage, à 6 minutes quotidiennes, toute adaptation pouvant être faite en fonction des chantiers ou des périodes de l’année.


  • Jours fériés travaillés : majorés à 100 %.


  • Indemnité de Grand Déplacement

Le montant de l'IGD journalière reste fixé à

85 euros. A titre d'information, ce montant se décompose ainsi :

  • part revenant au repas fixé forfaitairement à

    20 euros ;

  • part revenant au logement et petit déjeuner fixé forfaitairement à 45 euros.

Le dernier jour travaillé en Grand Déplacement reste à

20 €.


  • Accord concernant les petits déplacements : maintien expérimental de la zone 6 et 7

La Convention collective nationale des ouvriers du Bâtiment (Convention collective nationale des ouvriers employés par les entreprises du bâtiment non visées par le décret du 1er mars 1962 (c'est-à-dire occupant plus de 10 salariés) du 8 octobre 1990.)) prévoit un régime conventionnel applicable aux indemnités de petits déplacements.

La Société BOURDARIOS applique la grille d’indemnités petits déplacements du Bâtiment composée de 5 zones de petits déplacements.

Au-delà de la zone 5, les grands déplacements sont à privilégier.

Cependant, ce fonctionnement peut poser des difficultés lorsque les salariés travaillant au-delà de la zone 5 rentrent chez eux tous les soirs et ne peuvent ainsi pas bénéficier des IGD.
Les Parties se sont donc interrogées sur l’opportunité de modifier, ou non, les pratiques en vigueur au sein de la Société en matière d’indemnités de petits déplacements.
Dans ce cadre, et conscientes des usages et réalités opérationnelles, celles-ci ont décidé, par le présent procès-verbal d’accord, de reconduire l’aménagement à titre expérimental au titre de l’année 2025 du régime prévu par les dispositions de branche selon les conditions suivantes :
Compte tenu de la situation géographique de l’entreprise et des zones de déploiement de son activité, il est donc prévu de maintenir la création de zones concentriques complémentaires à celles fixées par la Convention collective nationale des ouvriers employés par les entreprises du bâtiment non visées par le décret du 1er mars 1962 (c'est-à-dire occupant plus de 10 salariés) du 8 octobre 1990.
Il est rappelé que les indemnités de petits déplacements ne se cumulent pas avec les indemnités de grands déplacements.
Au-delà de la zone 5, les grands déplacements (IGD) sont par principe à privilégier.
Cependant, à sa demande et après accord de la Direction, le salarié qui désire rentrer chez lui tous les soirs pourra exceptionnellement bénéficier des indemnités de petits déplacements des zones 6 et 7 maintenues par le présent procès-verbal.
Avant tout accord sur le bénéfice des zones 6 et 7, une analyse devra être menée sur les conditions de sécurité du trajet en prenant notamment en compte le risque routier.
Les zones de déplacements de 6 et 7 sont calculées et régies selon les mêmes modalités que les cinq zones de déplacement issues de la convention collective.
A compter de l’entrée en vigueur du présent accord, le salarié pourra donc rentrer chez lui chaque soir si son déplacement n’excède pas plus de 70 km. Dans ce cadre, le salarié bénéficiera :
  • Indemnités ZONE 6 : Si trajet compris entre 50,01 km et 60 km :

  • Indemnité trajet : 11,24 € bruts

  • Indemnité transport : 18,94 € bruts

  • Indemnité de repas : égale à l’indemnité repas grille régionale conventionnelle

  • Indemnités ZONE 7 : Si trajet compris entre 60,01 km et 70 km :

  • Indemnité trajet : 13,51 € bruts

  • Indemnité transport : 22,11 € bruts

  • Indemnité de repas : égale à l’indemnité repas grille régionale conventionnelle

Il est précisé que la création des 2 zones de déplacement complémentaires au-delà de 50km ne se substitue pas à la possibilité pour le salarié ou la Direction de procéder à un grand déplacement, notamment en vue de garantir la santé et la sécurité des salariés (nécessité de dormir à proximité du chantier, risque routier, conditions de sécurité du trajet, …).
L’ensemble des autres éléments propre au régime des petits déplacements demeure établi conformément aux dispositions de la Convention collective applicable.
Il en va notamment ainsi pour la grille tarifaire dont les montants sont fixés, pour les zones 1 à 5, par avenant régional.
Les syndicats ont formulé d’autres demandes mais les deux parties ne sont pas parvenues à un accord sur :
  • Revalorisation du montant de l’indemnité de Grand Déplacement ;
  • Revalorisation des indemnités de Petit Déplacement (Zone 6 et 7) ;
  • Revalorisation des primes d’ancienneté, marteau piqueur, port de masque ventilé, poussière, temps d’habillage et de déshabillage, indemnité d’entretien de vêtements de travail, jour de carence ;
  • La mise en place de jours de télétravail.

Article 3 – Durée

Les mesures visées dans le présent accord sont prises pour une durée d’un an et concernent l’année 2025.
Au terme de l’année 2025, sauf précision contraire du présent document, ces mesures cesseront de s’appliquer. Elles pourront être, le cas échéant, discutées au cours des prochaines NAO.

Article 4 – Formalités de dépôt

Le texte du présent accord est déposé à la DIRECCTE via le site de télétransmission gouvernementale, et en un exemplaire au Greffe du Conseil des Prud’hommes, à l’initiative de la Direction de la société.

Un exemplaire original est remis à l’ensemble des parties signataires.

Fait à TOULOUSE, le 9 janvier 2025

En 6 exemplaires originaux

Pour la CGT

XXXXXXXXXXXXXXXX

Délégué Syndical

Pour la CFDT

XXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Délégué Syndical

Pour la Direction

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Directeur Régional Bâtiment Occitanie Ouest

Mise à jour : 2025-01-21

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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