Négociations Annuelles Obligatoires pour l’année 2025
Entre les soussignés :
La société BOURDIN, représentée par :
M.
D’une part, Et les organisations syndicales représentatives au sein de l’entreprise :
Pour la CFDT :
M.
D’autre part.
1. Cadre de la négociation
Conformément aux dispositions du Code du travail relatives aux Négociations Annuelles Obligatoires, la Direction et les organisations syndicales représentatives se sont réunies afin d’engager les négociations portant sur :
l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la qualité de vie et des conditions de travail,
la gestion des emplois et des parcours professionnels et la mixité des métiers,
la rémunération, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée,
Les réunions de négociation se sont tenues le 19 mars 2026, sur la base des informations communiquées aux organisations syndicales dans la base de données mise à disposition dans le cadre des NAO. La réunion de clôture s’est tenue le 23 mars 2026, au 5 avenue Henri Colin – 92230 Gennevilliers.
2. État des demandes et réponses apportées par la Direction
2.1 Sur la rémunération
Les organisations syndicales ont interrogé la Direction sur :
la revalorisation des salaires au-dessus des minima conventionnels,
les mesures permettant de compenser la hausse du SMIC et de l’inflation,
la mise en place d’une prime de 70€ mensuelle pour les conducteurs
l’augmentation de la prime mensuelle de blanchisserie à 20€
La mise en place d’une prime de partage de la valeur (PPV)
La Direction rappelle que l’entreprise applique strictement les dispositions prévues par la convention collective, dont les minima ont fait l’objet de revalorisations significatives ces dernières années et feront prochainement l’objet d’une nouvelle évolution, avec un passage du taux horaire de 12,49 € à 12,52 €. Dans ce contexte économique marqué par l’augmentation des charges salariales et l’impact de l’inflation, la Direction indique qu’il n’est pas possible à ce stade de mettre en place une augmentation générale supplémentaire au-delà des revalorisations conventionnelles. Concernant les salariés dont la rémunération est déjà supérieure aux minima de la grille conventionnelle, la Direction précise que les situations sont étudiées pour chacun d’entre eux, notamment dans le cadre des entretiens professionnels ou des demandes individuelles. La direction ne donne pas suite à la demande de mise en place d’une prime de conducteur de 70€. Elle indique que l’activité de conduite génère un nombre significatif de contraventions et d’accidents, entraînant des coûts pour l’entreprise. Dans ce contexte, elle ne souhaite pas instaurer de dispositif supplémentaire. Concernant la prime de blanchisserie, la direction rappelle qu’une revalorisation de cette prime a été accordée lors des précédentes NAO, avec un passage de 6 euros à 8 euros pour les salariés à temps plein, avec proratisation pour les temps partiels. Elle indique ne pas être en mesure de procéder à une nouvelle augmentation pour l’année 2026. Sur la demande de prime de partage de la valeur, la Direction rappelle qu’il s’agit d’un dispositif facultatif permettant à l’employeur de verser aux salariés une prime exonérée, sous certaines conditions, de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu, visant à améliorer le pouvoir d’achat. La direction rappelle ce cadre et indique qu’elle ne prévoit pas la mise en place d’une telle prime. Elle précise que l’entreprise bénéficie déjà d’un accord de participation, constituant un dispositif de redistribution des résultats aux salariés. Dans ce contexte, elle considère qu’il n’est pas opportun de cumuler ce dispositif avec une PPV.
Sur le temps de travail
Les organisations syndicales ont interrogé la Direction sur :
la mise en place d’un mécanisme de de majoration amélioré pour les heures supplémentaires
l’accès au temps complet pour les salariés à temps partiel
Heures supplémentairesLa direction rappelle que le décompte des heures supplémentaires est effectué sur une base hebdomadaire. Toute heure réalisée au-delà de 35 heures par semaine est considérée comme heure supplémentaire.
Conformément aux dispositions légales en vigueur, les heures supplémentaires donnent lieu aux majorations suivantes, sauf dispositions conventionnelles plus favorables :
25 % pour les huit premières heures supplémentaires, soit de la 36e à la 43e heure
50 % pour les heures suivantes, à partir de la 44e heure
La direction précise que ces majorations sont appliquées au sein de l’entreprise et qu’elle ne prévoit pas, à ce stade, la mise en place d’un dispositif de majoration plus favorable.
Temps partielAu 31 décembre 2025, l’entreprise compte 93 salariés en CDI à temps partiel, représentant 39,7 % de l’effectif.
Les salariés souhaitant accéder à un temps plein peuvent en faire la demande auprès du service des ressources humaines. Ces demandes sont examinées au cas par cas, en fonction des besoins de l’entreprise et des possibilités d’organisation.
3. Renouvellement de l’accord portant sur l’égalité professionnelle
L'accord d'entreprise portant sur l’égalité professionnelle est arrivé à échéance et nécessite d'être renégocié. Il est convenu de maintenir les conditions antérieurement fixées. Ainsi, l'accord a été signé dans les mêmes conditions d'application pour une durée de 3 ans.
4. Conclusion des négociations
À l’issue des échanges, les parties constatent que les négociations ont permis d’aborder l’ensemble des thèmes prévus dans le cadre des Négociations Annuelles Obligatoires pour l’année 2026 et les organisations syndicales confirment avoir pu exprimer l’ensemble de leurs demandes.
5. Dépôt et publicité
Le présent procès-verbal fera l’objet des formalités de dépôt prévues par les dispositions légales en vigueur, notamment auprès de la DREETS via la plateforme TéléAccords.