Accord d'entreprise ETABLISSEMENTS CHAROT

remboursement de frais de santé

Application de l'accord
Début : 01/01/2024
Fin : 01/01/2999

15 accords de la société ETABLISSEMENTS CHAROT

Le 26/03/2024




ACCORD COLLECTIF RELATIF AU REGIME COLLECTIF ET OBLIGATOIRE

DE REMBOURSEMENT DE FRAIS DE SANTE

Entre
  • La

    xx xx, à Sens, représentée par M. xx xx, Directeur Général

D’une part
Et les Organisations syndicales :
  • xx xx xx, représentée par M. xx xx

  • xx représentée par M. xx xx

En leur qualité de Délégués syndicaux.
Les organisations syndicales représentatives et la direction ont décidé de modifier le régime collectif et obligatoire de remboursements de frais de santé institué dans l’entreprise par accord collectif initialement signé le 26/05/2009 et modifié par avenant du 16/06/2014, afin de tenir compte des évolutions intervenues en matière de protection sociale complémentaire, issues notamment des obligations prévues par la convention collective nationale de la Métallurgie du 7 février 2022 applicable au 1er janvier 2024.
Les organisations syndicales représentatives ainsi que le comité social et économique, et la direction se sont réunis pour définir les modalités de la protection sociale complémentaire du personnel de la société xx.
Afin d’en faciliter la lisibilité, le présent accord révise, en s’y substituant intégralement, les dispositions de l’acte fondateur susvisé du 26/05/2009 et de son avenant du 16/06/2014.
Il a donc été décidé ce qui suit en application des articles L.911-1 et suivants du Code de la sécurité sociale après information et consultation du CSE.




Article 1 : Objet

Le présent accord a pour objet d’organiser l’adhésion des salariés visés à l’article 2 au contrat collectif d’assurance souscrit par l’entreprise auprès d’un organisme assureur habilité, sur la base des garanties définies dans ledit contrat d’assurance.

Article 2 : Salariés bénéficiaires

Le régime bénéficie à l’ensemble des salariés de l’entreprise, sans condition d’ancienneté.

Article 3 : Cas des salariés en suspension du contrat de travail

Les dispositions du présent article rappellent, à titre informatif, les dispositions de l’article 9.2 de l’annexe 9 de la CCN de la métallurgie du 7 février 2022. Elles seront automatiquement modifiées en cas d’évolution de la CCN, sans qu’il soit nécessaire de réviser le présent accord.

3.1 : Suspensions du contrat indemnisées

Sont notamment concernées les périodes de suspension du contrat de travail liées à une maladie, une maternité ou un accident ainsi que les périodes d’activité partielle et d’activité partielle de longue durée dès lors qu’elles sont indemnisées.
L’adhésion des salariés est maintenue en cas de suspension de leur contrat de travail pour la période au titre de laquelle ils bénéficient :
  • Soit d’un maintien, total ou partiel de salaire,
  • Soit d’indemnités journalières complémentaires,
  • Soit d’un revenu de remplacement versé par l’employeur. Ce cas concerne notamment les salariés placés en activité partielle ou en activité partielle de longue durée, dont l’activité est totalement suspendue ou dont les horaires sont réduits, ainsi que toute période de congé rémunéré par l’employeur (congé de reclassement et de mobilité, etc..)
Dans une telle hypothèse, la société verse la même contribution que pour les salariés actifs pendant toute la période de suspension du contrat de travail indemnisée. Parallèlement, le salarié doit obligatoirement continuer à acquitter sa propre part de cotisations.

3.2 : Suspensions du contrat non indemnisées

Pendant la période de suspension du contrat de travail non indemnisée, le bénéfice des garanties frais de santé est suspendu notamment en cas de :
  • Période de maladie, maternité ou accident non indemnisée,
  • Congé sabbatique visé aux articles L.3142-28 et suivants du Code du Travail,
  • Congé parental d’éducation total, visé aux articles L.1225-47 et suivants du Code du Travail,
  • Congé pour création d’entreprise visé aux articles L.3142-105 et suivants du Code du Travail,
  • Congé sans solde, tel que convenu après accord entre l’employeur et le salarié.
Toutefois, pendant le mois au cours duquel intervient cette suspension et le mois civil suivant, le bénéfice des garanties est maintenu, dès lors qu’il y aura eu paiement de la cotisation pour le mois en cours. De fait, aucune cotisation n’est due pour le mois civil suivant.
Les salariés susmentionnés peuvent également demander à rester affiliés au contrat collectif d’assurance, au-delà de la période de suspension visée à l’alinéa précédent, sous réserve de s’acquitter intégralement de la cotisation afférente, à savoir la part salariale, la part patronale et la part CSE de ladite cotisation. Dans ce cas, l’organisme assureur prélève la cotisation directement auprès du salarié qui bénéficiera d’un maintien des garanties tant qu’il s’acquittera de la cotisation afférente pendant toute la période de suspension de son contrat de travail.

3.3 : Maintien des garanties pour les salariés en périodes de réserves policières ou militaires

Le présent régime est maintenu, à titre obligatoire, en cas de suspension du contrat de travail pour effectuer une période de réserve militaire ou policière. La contribution employeur sera maintenue dans les mêmes conditions que les salariés en activité. Le salarié devra quant à lui continuer de s’acquitter de la cotisation salariale.

Article 4 : Portabilité

L’adhésion est maintenue au profit des anciens salariés dans le cadre du dispositif de portabilité. En cas de rupture du contrat de travail d’un salarié (sauf licenciement pour faute lourde) ouvrant droit à une prise en charge par le régime d’assurance chômage, l’ancien salarié bénéficie, temporairement (maximum 12 mois), du maintien de son affiliation au régime de remboursements de frais médicaux de l’entreprise. Le droit à portabilité est conditionné au respect de l’ensemble des conditions fixées par l’article L.911-8 du Code de la sécurité sociale, et sera mis en œuvre dans les conditions déterminées par cette disposition.

Article 5 : Caractère obligatoire de l’adhésion

Les salariés sont tenus d’adhérer au présent régime à titre obligatoire.
L’adhésion des ayants droit est quant à elle facultative. Le salarié fait la demande d’inscrire ou non ses ayants droit et produit tout document nécessaire.

Article 6 : Dispenses d’affiliation

6.1 : Dispenses de droit

Les salariés suivants peuvent refuser d’adhérer, en application des articles L.911-7-III et D.911-2 du Code de la sécurité sociale :
  • Les salariés bénéficiaires d’une couverture complémentaire en application de l’article L.861-3 du code de la sécurité sociale (c’est-à-dire de la couverture santé solidaire). La dispense peut jouer jusqu’à la date à laquelle les salariés cessent de bénéficier de cette couverture ;
  • Les salariés couverts par une assurance individuelle frais de santé à titre principal ou d’ayant-droit au moment de la mise en place des garanties ou de l’embauche si elle est postérieure, cette dispense ne pouvant jouer que jusqu’à l’échéance de ce contrat individuel ;
  • Les salariés qui bénéficient pour les mêmes risques, y compris en qualité d’ayant-droit, de prestations servies au titre d’un autre emploi, en tant que bénéficiaire de l’un ou l’autre des dispositifs suivants :
  • Dispositif de garanties remplissant les conditions du 6ème alinéa de l’article L.242-1 du code de la sécurité sociale (régime complémentaire santé collectif et obligatoire)
  • Contrats d’assurance de groupe dits « Madelin » issus de la loi n°94-126 du 11 février 1994 relative à l’initiative et à l’entreprise individuelle ;
  • Dispositif de garanties prévu par les décrets n°2007-1373 du 19 septembre 2007 et n°2022-633 du 22 avril 2022 relatifs à la participation de l’État et de ses établissements publics au financement de la protection sociale complémentaire de leurs personnels, ou par décret n°2011-1474 du 8 novembre 2011 relatif à la participation des collectivités territoriales et de leurs établissements publics au financement de la protection sociales complémentaire de leurs agents ;
  • Régime local d’assurance maladie du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle, en application des articles D.325-6 et D.325-7 du code de la sécurité sociale ;
  • Régime complémentaire d’assurance maladie des industries électriques et gazières (CAMIEG) en application du décret n°46-1541 du 22 juin 1946.
  • Les salariés sous contrat à durée déterminée dont la durée de la couverture collective à adhésion obligatoire dont ils bénéficient en matière de frais de santé est inférieure à 3 mois, s’ils justifient bénéficier par ailleurs d’une couverture « responsable » au sens de l’article L.871-1 du code de la sécurité sociale, ces salariés ayant par ailleurs la possibilité de solliciter le bénéfice du versement santé.
Les demandes de dispense susvisées doivent être formulées :
  • Au moment de l’embauche
  • Ou à la date à laquelle prennent effet les couvertures mentionnées aux a et c ci-dessus.

6.2 : Autres cas de dispense

Les salariés suivants ont également, en application de l’article R.242-1-6 du Code de la sécurité sociale, la faculté de refuser leur adhésion au régime :
  • Les salariés et les apprentis bénéficiaires d’un contrat de travail à durée déterminée d’une durée au moins égale à 12 mois, à condition de justifier par écrit en produisant tous documents d’une couverture individuelle souscrite par ailleurs en matière de remboursements de frais médicaux ;
  • Les salariés et les apprentis bénéficiaires d’un contrat de travail à durée déterminée d’une durée inférieure à 12 mois, même s’ils ne bénéficient pas d’une couverture individuelle souscrite par ailleurs ;
  • Les salariés à temps partiel et les apprentis dont l’adhésion au système de garanties les conduirait à s’acquitter d’une cotisation au moins égale à 10% de leur rémunération brute.

6.3 : Modalités de mise en œuvre des dispenses d’affiliation

Quel que soit le motif de dispense invoqué, la demande de dispense des salariés prend la forme d’une déclaration sur l’honneur à remettre au service des ressources humaines accompagnée de tout justificatif mentionnant notamment l’organisme assureur lui permettant de solliciter la dispense ou la date de fin de droit.
A défaut de déclaration sur l’honneur adressée à l’employeur accompagnée des justificatifs requis, ils seront obligatoirement affiliés au régime de frais de santé.
Les salariés sollicitant le bénéfice de ces dispenses voient leur attention attirée sur le fait qu’en refusant d’adhérer au présent régime, ils ne pourront à l’avenir solliciter le bénéfice ni des contributions patronales ni des prestations visées dans le cadre du présent dispositif de frais de santé, et ne pourront pas bénéficier du dispositif de portabilité après la rupture de leur contrat de travail. Ainsi en cas de dispense de santé, les salariés dispensés ainsi que, le cas échéant, leurs ayants droit, ne pourront en aucun cas bénéficier d’un quelconque remboursement de ces dépenses au titre du présent régime.

6.4 : Cas particulier des salariés en couple dans l’entreprise

Dans la mesure où les salariés ont la faculté, s’ils le souhaitent, d’étendre à leur conjoint, tels que définis par le contrat d’assurance, le bénéfice de la couverture dont ils bénéficient au titre du présent régime obligatoire, les deux membres du couple ont le choix de s’affilier ensemble ou séparément. Afin qu’une telle dérogation soit mise en œuvre, les salariés en couple dans l’entreprise devront en formuler la demande expresse et par écrit auprès de l’employeur, et indiquer à cette occasion quel membre du couple se verra précompter la cotisation au financement du régime.

Article 7 : Cotisations

Le présent régime de remboursements de frais de santé est de type « isolé obligatoire/conjoint-enfants facultatif » et a pour objet de couvrir à titre obligatoire les salariés, et à titre facultatif leurs ayants droit tels que définis par le contrat d’assurance et la notice d’information.
Sauf dispositions particulières, les cotisations correspondant à la participation des salariés et leurs éventuels bénéficiaires feront l’objet d’une retenue mensuelle obligatoire sur leur salaire.
La participation de l’employeur est exclusivement affectée à la cotisation obligatoire du salarié à l’exclusion des cotisations facultatives éventuellement appelées au titre d’une option supplémentaire ou des cotisations des bénéficiaires inscrits à tire facultatif.
Les cotisations servant au financement du contrat d’assurance de remboursements de frais de santé sont fixées et réparties dans les conditions suivantes :
(Tarifs indicatifs au 01/01/2024)

%
Famille
Couple
Célibataire
Salarié
42
80.36
68.64
41.51
SA CHAROT
30
57.40
49.10
29.60
CSE CHAROT
28
53.60
45.80
27.70
Total
100
191.36
163.54
98.81

Les cotisations sont annuellement révisables.
Toute modification éventuelle de ces participations se fera par le biais de la négociation collective.
Toute évolution ultérieure de la cotisation sera répercutée dans les mêmes proportions entre l’employeur et les salariés que celles prévues dans le présent accord ou celles en vigueur au moment de la révision.

Article 8 : Prestations

Les prestations décrites dans la notice d’information remise au salarié, relèvent de la seule responsabilité de l’organisme assureur. L’engagement de la société ne porte que sur le paiement des cotisations et sur le respect a minima des obligations imposées par les articles L.911-7 et suivants du Code la sécurité sociale, ainsi que des dispositions conventionnelles de branche.
Le contrat étant renouvelable annuellement par tacite reconduction, les termes du contrat, et donc le contenu des garanties peut être annuellement modifié.

Article 9 : Information

En sa qualité de souscripteur, l’employeur s’engage à remettre à chaque salarié et à tout nouvel embauché, une notice d’information détaillée, établie par l’organisme assureur, résumant notamment les garanties et leurs modalités d’application. Les salariés seront informés préalablement et individuellement, selon la même méthode, de toute modification de leurs droits et obligations.
Conformément à l’article R.2312-22 du Code du travail, le comité social et économique sera informé et consulté préalablement à toute modification des garanties collectives de frais de santé.

Article 10 : Suivi de l’accord

Une commission composée de la Direction, de membres désignés du comité social et économique et des représentants syndicaux sera chargée du suivi de l’accord.
Une fois par an, les éléments nécessaires à leur information et consultation leur seront communiqués par la Direction.

Article 11 : Durée-Révision-Dénonciation

Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée et prend effet au 01/01/2024.
Il se substitue à toutes les dispositions résultant de décisions unilatérales, d’usages, d’accords collectifs, ou de toute autre pratique en vigueur dans l’entreprise et portant sur le même objet que celui prévu par le présent accord.
Le présent accord pourra être révisé par avenant selon les mêmes formes que pour sa conclusion.
Les organisations syndicales de salariés habilitées à engager la procédure de révision sont déterminées conformément aux dispositions de l’article L.2261-7-1 du Code du travail.
La demande d’engagement de la procédure de révision est formulée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en mains propres contre décharge à l’employeur et à chaque organisation habilitée à négocier l’avenant de révision. À la demande de révision sont jointes les modifications que son auteur souhaite apporter au présent accord.
Par ailleurs, le présent accord pourra être dénoncé, à tout moment, en respectant un délai de préavis de 3 mois. La dénonciation se fait dans les conditions prévues par les articles L.2261-9 et suivants du Code du travail.
En cas de modification de l’environnement législatif, les règles d’ordre public s’appliqueront au présent accord sans que les parties aient à le renégocier. S’il ne s’agit pas de règle d’ordre public, les parties se réuniront pour étudier les modifications à intégrer le cas échéant au présent accord par voie d’avenant. A défaut d’accord, seules les dispositions du présent accord s’appliqueront.

Article 12 : Dépôt et publicité

Conformément aux articles L.2231-5-1, L.2231-6, D.2231-2 et D.2231-4 du Code du travail, le texte du présent accord sera déposé sur la plate-forme de téléprocédure du ministère du travail et auprès du Conseil de Prud’hommes de Sens (89100).
Le présent accord est établi en un nombre suffisant d’exemplaires pour remise d’un original à chacune des parties signataires.
Il sera également transmis aux représentants du personnel et mention sera faite sur les panneaux d’affichage réservés à la Direction pour sa communication avec le personnel.



Fait à Sens, le 26 mars 2024.

Pour :

xx xxxx xx xxxx

xx xxxx xxxx xx









Mise à jour : 2024-03-28

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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