Avenant de modification de l’avenant prolongation n°2 de l’Accord collectif mettant en place de l’activité réduite pour le maintien en emploi
(Art. 53 Loi n°2020-734 du 17 juin 2020 et Décret n°2020-926 du 28 juillet 2020 relatif au dispositif spécifique d’activité partielle en cas de réduction d’activité durable)
Entre les soussignés,
La
société Joseph MARTIN SA, située 491 rue des Fontaines 74130 VOUGY, dont le numéro d’identification est le 607 020 716 000 17, représentée par XXX agissant en qualité de Directeur Général d’une part, dénommée ci-dessous « L'entreprise »,
Et
Les organisations syndicales signataires d'autre part représenté par :
- XXX, Délégué Syndical CFTC
Préambule
Les parties ont négocié un Accord ARME du 15 Novembre 2021 au 14 Mai 2022. La situation économique de l’entreprise ne s’étant pas rétablie comme prévu dans l’accord ARME, les parties ont négocié un avenant de prolongation à l’accord ARME du 15 Mai 2022 au 14 Mai 2023. Malgré la reprise d’activité en Juin 2022, les difficultés liées à l’augmentation des coûts de l’énergie, des frais généraux et des salaires impactent nos marges. Les négociations avec les clients pour augmenter nos tarifs en lien avec les coûts supplémentaires n’aboutissent pas. Afin de préserver les emplois et la situation financière de l’entreprise, les parties ont décidé de négocier un nouvel avenant de prolongation à l’accord ARME du 15 Mai 2023 au 14 Novembre 2024.
Diagnostic sur la situation économique de l’entreprise et ses perspectives d’activité
Rappel du diagnostic en Novembre 2021 :
Le présent accord vise à encadrer le recours au dispositif d’activité réduite pour le Maintien en emploi (ci-après « ARME ») au sein de l’entreprise.
Le recours à ce dispositif est rendu nécessaire par la situation économique actuelle de l’entreprise, ainsi que par les perspectives d’activité élaborées à ce jour, lesquelles sont décrites dans le diagnostic figurant ci-après :
L’entreprise Joseph Martin, spécialisée dans le décolletage de grande précision, travaille principalement comme sous-traitant pour des équipementiers automobiles de 1er rang. La part de marché dans le secteur automobile représente plus de 80% de son chiffre d’affaires. En lien avec les évolutions prévues par la filière automobile, le chiffre d’affaires de l’entreprise a amorcé une baisse depuis 2018. De plus, lors de la crise mondiale du Covid 19, l’entreprise a subi une chute brutale de chiffre d’affaires encore plus importante sur 2020.
Cependant l’activité a redémarré fortement en Septembre 2020 avec un carnet de commandes quasiment à la normale (avant crise Covid 19).
Sur l’année 2021, le retour à un chiffre d’affaires de 20 M€ à fin septembre 2021 s’explique par une reprise presque normale de l’activité.
12,97% *prévisionnel de CA ** évolution positive par rapport à un CA de l’année 2020 impacté par la crise du Covid19
Malgré ces bons résultats l’entreprise est soumise à nouveau à une conséquence de la crise du Covid 19, la pénurie des semi-conducteurs qui impacte fortement le marché mondial de l’automobile et provoque l’arrêt des constructeurs automobile, des équipementiers de 1er rang ainsi que nos clients industriels du secteur de l’électroménager.
Cette crise a pour effet de réduire nos prévisionnels de commandes de 50% sur la majorité de nos clients pour le dernier trimestre 2021 et le mois de janvier 2022. La tendance actuelle montre un report des besoins de fin 2021 sur début 2022 avec un redémarrage progressif sur 2022 vers une reprise d’activité normale à partir d’avril, mai 2022 à savoir :
Perspectives d’activité et éléments justifiant que la pérennité de l’entreprise n’est pas compromise
La pénurie des semi-conducteurs qui impacte fortement le marché de l’automobile devrait se solder dans les mois à venir et ainsi relancer les commandes. Cette baisse d’activité est temporaire et l’entreprise subit un report de commandes.
D’autre part, le secteur MonoBroche au sein de notre entreprise, qui nous permet de réaliser nos prototypes n’est pas pour le moment impacté par le ralentissement. Ces prototypes seront les futurs marchés à moyens et long terme de l’entreprise.
Enfin, dans le cadre de la mutation de la filière automobile, l’entreprise depuis plus d’un an avec la mise en place du service marketing et le renforcement de son équipe commerciale, se positionne sur d’autres marchés qui permettront de compenser la perte future de chiffre d’affaires liés à l’arrêt des projets en lien avec le moteur à explosion (injection diesel et transmission automatique).
Actions menées avant le projet d’ARME.
L’entreprise a tout d’abord mis en œuvre des mesures pour accompagner cette baisse d’activité afin d’éviter de faire appel à l’activité partielle :
- Positionnement des soldes de Congés payés supérieur à 10 jours avant le 30 novembre 2021 - Suspension des heures supplémentaires - Prise d’une demi RTT par semaine pour le personnel en forfait jours - Limitation des achats et des gros investissements
Malheureusement les prévisions du mois de novembre 2021 annonçant une baisse de commandes de 50 % par rapport à notre budget prévisionnel, l’entreprise n’a pas eu d’autre choix que d’envisager de mettre en place de l’activité partielle.
Actualisation du diagnostic en Mai 2022 :
La reprise d’activité progressive qui était initialement prévue sur plusieurs mois par l’accord ARME n’a pas eu lieu et sur le mois d’avril 2022, le chiffre d’affaires n’est pas revenu à notre CA prévisionnel.
Nous constatons que l’activité fluctue énormément. Nous avons amorcé un début de reprise sur le mois de mars et avril 2022 mais qui n’est pas à la hauteur de nos attendus (-26% de notre CA prévisionnel).
La guerre en Ukraine engendre des problèmes d’approvisionnement matière, un surcout prévisionnel multiplié par 3 de l’énergie, une baisse des commandes et des difficultés de livraison. Cette guerre impacte fortement le marché mondial de l’automobile et provoque l’arrêt des constructeurs automobile de l’Europe de l’Est, des équipementiers de 1er rang de l’Europe de l’Est.
De plus la reprise de la Covid en Chine entraine un retard de production des semi-conducteurs mais aussi des problèmes d’approvisionnement matière voire des ruptures et pénalise tous nos clients.
Nous ne prévoyons une reprise d’activité à la normale qu’au printemps 2023.
Malgré la reprise d’activité en Juin 2022, les difficultés liées à l’augmentation des coûts de l’énergie, des frais généraux et des salaires impactent nos marges. Les négociations avec les clients pour augmenter nos tarifs en lien avec les coûts supplémentaires n’aboutissent pas.
De plus notre CA est en diminution depuis février 2023.
CA prévisionnel avant crise
CA réalisé
Baisse prévue
mai-22
2 200 000 € 2 013 968 € -8%
juin-22
2 200 000 € 2 445 637 € 11%
juil.-22
2 200 000 € 2 659 987 € 21%
août-22
1 800 000 € 1 126 584 € -37%
sept.-22
2 200 000 € 2 359 337 € 7%
oct.-22
2 200 000 € 2 280 345 € 4%
nov.-22
2 200 000 € 2 132 911 € -3%
déc.-22
1 800 000 € 1 751 222 € -3%
janv.-23
2 300 000 € 2 507 753 € 9%
févr.-23
2 300 000 € 2 096 173 € -9%
mars-23
2 300 000 € 2 145 000 € -7%
avr.-23
2 300 000 € 2 191 299 € -5%
Nos plus gros clients qui représentent 75% de nos ventes n’acceptent pas les augmentations de prix liés à l’augmentation de nos charges (énergie, frais généraux, salaires). Nous appliquons des augmentations arbitraires sans accord client. Cette situation crée un risque de non-paiement de la part de ces clients et peut aggraver notre situation financière.
Exercice 2022 Exercice 2023 à fin mars 2023 CA 20 406 801 13 249 789 Excédent Brut d'exploitation 6,36% du CA -1,8% du CA
Dans la situation actuelle nous n’avons pas de visibilité sur l’évolution de notre activité.
Article 1 : Champ d’application de l’accord
Article 1.1 Champ d’application au sein de l’entreprise
Le présent accord institue l’ARME : au niveau de l’entreprise. Sont concernés par le dispositif d’AMRE tous les établissements de l’entreprise.
La liste des établissements de l’entreprise est précisée en Annexe 1 du présent accord.
Article 1.2 Activités et salariés concernés
Le présent accord collectif concerne l’ensemble des salariés et l’ensemble des activités de l’entreprise.
Article 2 : Réduction maximale de l’horaire de travail
Le dispositif d’activité réduite a pour objectif de permettre de réduire l’horaire de travail des salariés concernés pendant toute la durée mentionnée à l’article 6 du présent accord.
La réduction maximale de l’horaire de travail ne pourra excéder, en moyenne, 40 % de la durée légale.
Cette réduction est appréciée salarié par salarié. Pour les cadres en convention de forfait-jours, une attention particulière sera portée sur l’adaptation de la charge de travail et, le cas échéant, des objectifs du fait de la mise en œuvre de l’activité réduite.
La réduction de l’horaire de travail peut conduire à la suspension temporaire de l’activité.
Article 3 : Modalités d’indemnisation des salariés concernés
Les salariés placés en activité réduite percevront une indemnité horaire versée par l’employeur, pour chaque heure non travaillée.
A titre informatif, et au jour de l’élaboration du présent accord collectif, conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur au jour de l’élaboration du présent accord, le taux horaire correspond à 70% de la rémunération brute servant d’assiette de l’indemnité de congés payés telle que prévue au II de l’article L. 3141-24 du Code du travail, ramenée à un montant horaire sur la base de la durée légale du travail applicable dans l’entreprise ou, lorsqu’elle est inférieure, la durée stipulée au contrat de travail. La rémunération maximale prise en compte pour le calcul de l'indemnité horaire est égale à 4,5 fois le taux horaire du salaire minimum interprofessionnel de croissance.
Dans le cas d'une évolution des dispositions légales et règlementaires, les nouvelles modalités d'indemnisation s'appliqueront de plein droit aux salariés placés en activité réduite pour le maintien en emploi.
Article 4 : Engagements en matière d’emploi
Au regard du diagnostic figurant en préambule du présent accord, l’entreprise s’engage à maintenir les emplois de l’ensemble des salariés de l’entreprise pendant la durée de l’application du dispositif ARME.
L’entreprise s’engage à ne pas procéder au licenciement pour l’un des motifs économiques visés à l’article L. 1233-3 du Code du travail, sous réserve d’une non-dégradation sensible de la situation économique et financière de l’entreprise en cours d’application du dispositif ARME.
Cet engagement ne concerne pas d’éventuels licenciements pour motifs personnel ou disciplinaire, ni les ruptures conventionnelles.
A ce titre, il est rappelé que le diagnostic ainsi que les perspectives de l’entreprise font l’objet d’une actualisation avant l’échéance de chaque période d’autorisation d’activité réduite et sont transmis à l’autorité administrative.
Article 5 : Engagements en matière de formation professionnelle
L’entreprise s’engage à développer l’accès à la formation des salariés qui seront effectivement soumis à l’activité réduite en vue de maintenir ou de développer leurs compétences.
A ce titre ces salariés peuvent demander la mise en place d’un entretien avec le service RH pour approfondir les dispositifs de formation.
Les actions de formation prévues dans le cadre du plan de développement des compétences seront programmées, dans la mesure du possible durant les périodes chômées. Une attention particulière sera portée aux formations visant à développer les compétences dans les domaines clés suivants : - le contrôle dimensionnel - le contrôle visuel - lecture de plan - langues et bureautique - formation technique (choix des matériaux, traitement thermique des aciers...)
L’entreprise s’appuiera sur également l’OPCO2i pour rechercher les moyens mobilisables au titre du FNE.
Par ailleurs, l’entreprise s’engage à favoriser la possibilité donnée aux salariés de faire reconnaître leurs compétences par une certification professionnelle dans le cadre du dispositif de validation des acquis de l’expérience. Pour cela, l’entreprise s’appuiera sur les services de la Chambre Syndicale de la Métallurgie de Haute-Savoie en vue d’organiser une action d’information collective sur la Validation des Acquis de l’expérience auprès de l’ensemble de son personnel. Cette action de sensibilisation et de développement de la VAE au sein de l’entreprise s’inscrira dans le cadre de la convention liant le MEDEF Haute-Savoie à la DDETS depuis plusieurs années notamment au bénéfice des salariés de l’industrie.
Les salariés qui le souhaiteront, pourront, à l’issue de cette information, bénéficier de diagnostics personnalisés de positionnement en vue de s’engager dans une démarche de VAE, avec le soutien de l’entreprise dans le cadre de son plan de développement des compétences et la mobilisation possible des moyens apportés par le FNE.
Actualisation des engagements :
Les formations prévues au plan de développement des compétences 2022 budgété à 138 000€ sont maintenues malgré l’arrêt des prises en charge de l’OPCO2i.
Nous avons réalisé les formations sur le contrôle dimensionnel, le contrôle visuel, la lecture de plan, une partie des formations technique soit 28% des formations externes au plan de développement des compétences.
Les formations, langues et bureautique, les autres formations technique (choix des matériaux, traitement thermique des aciers...), les formations sur le management et la communication ainsi que les formations réglementaires sont planifiées pour le deuxième semestre 2022 et le début de l’année 2023.
D’autres part, 85 salariés ont suivi les informations collectives animées par la CSM sur la VAE. Deux salariés à l’issue de ces réunions ont commencé à bénéficier de diagnostics personnalisés de positionnement en vue de s’engager dans une démarche de VAE.
Actualisation des engagements en Mai 2023
Nous avons à nouveau un plan de développement des compétences budgété à 130 000€ pour l’année 2023 et ce sans aide de financement de l’OPCO2i.
Ce plan inclus des formations visant à développer les compétences dans les domaines clés suivants :
Conception de machine spéciale pour accompagner le développement de nos offres clients
Programmation et montage sur nos machines de production
Formation matière (traitement technique) pour accompagner le développement de nos offres clients
Plusieurs formations techniques en lien avec l’amélioration de nos process et le développement de nos offres clients
Management d’équipe et communication
Article 6 : Durée de l’activité réduite
Durée
Le dispositif d’activité réduite qui a débuté le 15/11/2021 et qui devait se terminer le 14/05/2023 est prolongé jusqu’au 14 Novembre 2024.
Article 7 : Validation de l’accord et renouvellement de l’activité réduite
Le présent accord fait l’objet d’une validation conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur.
En application de l’article 53 de la loi n° 2020-734 du 17 juin 2020, l'autorité administrative notifie la décision de validation dans un délai de 15 jours à compter de la réception du présent accord. Il est précisé que le silence gardé par l'autorité administrative pendant le délai de 15 jours vaut décision de validation. Dans ce cas, l’entreprise transmettra une copie de la demande de validation, accompagnée de son accusé de réception par l'administration, au comité social et économique et aux organisations syndicales représentatives signataires du présent accord.
Conformément à la réglementation en vigueur, la décision de validation vaut autorisation d’activité réduite pour le maintien en emploi pour une durée de six mois. L’autorisation doit être renouvelée par période de six mois.
En tout état de cause, avant l’échéance de chaque période d’autorisation, l’entreprise adressera à l’autorité administrative :
un bilan portant d’une part sur le respect des engagements en matière d'emploi et de formation professionnelle et, d’autre part, le cas échéant, sur les modalités d'information institutions représentatives du personnel sur la mise en œuvre de l’accord.
un diagnostic actualisé de la situation économique et des perspectives d'activité de l'entreprise;
le cas échéant, le procès-verbal de la dernière réunion au cours de laquelle le comité social et économique a été informé de la mise en œuvre de l'activité réduite pour le maintien en emploi.
Article 8 : Modalités d’information des organisations syndicales signataires et des institutions représentatives du personnel sur la mise en œuvre de l’activité réduite
Les organisations syndicales signataires sont informées au moins tous les 3 mois de la mise en œuvre du dispositif d’activité réduite pour le maintien en emploi. Cette information est communiquée au cours d’une réunion spécifique à l’issue de laquelle un compte-rendu est rédigé.
Par ailleurs, le CSE est informé au moins tous les 3 mois sur la mise en œuvre de l’activité réduite.
Les informations transmises au CSE, en vue des consultations et informations du présent article, portent en particulier sur les activités et salariés concernés par le dispositif, les heures chômées et le suivi des engagements en matière d’emploi et de formation professionnelle.
Article 9 : Information des salariés
Le présent accord sera transmis à la DDETS de la Haute Savoie par voie dématérialisée via le site activitepartielle.emploi.gouv.fr en vue de sa validation, dans les conditions fixées par l’article R. 5122-26 du Code du travail. La décision implicite ou explicite de l’autorité administrative ainsi que les voies et délais de recours seront portés à la connaissance des salariés par voie d’affichage ou par courriels.
Article 10 – Durée de l’accord
Le présent avenant est conclu pour une durée déterminée de 18 mois. Il cessera de produire ses effets à l’échéance de son terme, soit le 14 novembre 2024.
Article 11. Conditions de suivi et clause de rendez-vous
Le présent accord fera l’objet d’un suivi par le biais des organisations syndicales signataires et du CSE lorsque des questions surviendront sur l’application du présent accord.
Quoiqu’il en soit, les parties conviennent de se réunir au moins 1 mois avant le terme de cet accord afin de réaliser un point sur l’application du présent accord.
Article 12. Révision
Le présent accord pourra être révisé, à tout moment pendant la période d’application, par accord collectif conclu sous la forme d’un avenant conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur en la matière.
Article 13. Formalités de dépôt
Conformément aux articles D. 2231-2 et D. 2231-5 du code du travail, le texte du présent accord sera déposé auprès de la Direction départementale de l'emploi, du travail et des solidarités (DDETS) sur la plateforme de téléprocédure du Ministère du travail et au greffe du Conseil de Prud’hommes de « Bonneville » par la partie la plus diligente.
Enfin, conformément à l’article L.2231-5-1 du code du travail, le présent accord sera publié sur la base de données nationale. L’accord sera publié dans une version anonymisée de sorte que les noms et prénoms des signataires n’apparaissent pas.
Les engagements pris dans le présent accord seront portés à la connaissance des salariés par voie d’affichage ou courriels.
Fait en 4 (quatre) exemplaires. A Vougy, le 30 Mai 2023
Pour l’organisation syndicale Pour la Direction XXX, Délégué Syndical CFTCXXX, Directeur Général
Annexe 1 : Liste des établissements
Etablissement :
JOSEPH MARTIN 491 Rue des Fontaines 74130 VOUGY SIRET : 607020716 00017
Etablissement :
JOSEPH MARTIN 113 Rue Honoré Martin 74130 BONNEVILLE SIRET : 607020716 00025