Accord d'entreprise FERRERO FRANCE COMMERCIALE

Accord relatif au droit syndical et au dialogue social au sein de l'UES FERRERO en France

Application de l'accord
Début : 01/03/2024
Fin : 01/01/2999

24 accords de la société FERRERO FRANCE COMMERCIALE

Le 01/03/2024


ACCORD COLLECTIF D’ENTREPRISE RELATIF AU DROIT SYNDICAL ET AU DIALOGUE SOCIAL

AU SEIN DE L’UNITE ECONOMIQUE ET SOCIALE FERRERO EN FRANCEEmbedded Image

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Entre :

  • La société FERRERO France SA dont le siège social est situé 18 rue Jacques Monod, à Mont-Saint-Aignan,


  • La société FERRERO France Commerciale S.A.S dont le siège social est situé 18 rue Jacques Monod, à Mont-Saint-Aignan,


Composant L’UES FERRERO France et

Représentée par ____________________ en sa qualité de Directrice des Ressources Humaines de l’UES FERRERO en France

D’une part,

Et :

Les organisations syndicales suivantes :


  • CFDT, représentée par_______________, délégué syndical central,

  • SNI2A CFE-CGC, représentée par_______________, délégué syndical central,

  • CFTC, représentée par _______________, délégué syndical central,

  • FO, représentée par________________, délégué syndical central.


D’autre part,
Ci-après dénommées ensemble « les Parties »
SOMMAIRE
TOC \o "1-4" \h \z \u PREAMBULE PAGEREF _Toc160176441 \h 5
CHAPITRE 1 – CADRE GENERAL PAGEREF _Toc160176442 \h 6
ARTICLE 1 - Finalités PAGEREF _Toc160176443 \h 6
ARTICLE 1.2- Champ d’application PAGEREF _Toc160176444 \h 6
1.2.1 Définition de la Représentation du Personnel PAGEREF _Toc160176445 \h 6
1.2.2 Périmètre de la Représentation du Personnel PAGEREF _Toc160176446 \h 7
CHAPITRE 2 – LA REPRESENTATION ELUE AU SEIN DE L’UES FERRERO EN FRANCE PAGEREF _Toc160176447 \h 7
ARTICLE 2 – Périmètre PAGEREF _Toc160176448 \h 7
ARTICLE 2.1 - CSE Central PAGEREF _Toc160176449 \h 7
2.1.1 Périmètre du CSE Central (CSE-C) PAGEREF _Toc160176450 \h 7
2.1.2 Fréquence et composition des réunions PAGEREF _Toc160176451 \h 7
2.1.3 Commissions du CSE Central PAGEREF _Toc160176452 \h 8
2.1.3.1 Commission SSCT Centrale PAGEREF _Toc160176453 \h 8
2 1.3.2 Commission Economique PAGEREF _Toc160176454 \h 9
2.1.3.3 Commission Egalité professionnelle PAGEREF _Toc160176455 \h 9
ARTICLE 2.3 – CSE d’établissement PAGEREF _Toc160176456 \h 10
2.3.1 Périmètre des CSE d’établissement PAGEREF _Toc160176457 \h 10
2.3.2 Fréquence et composition des réunions PAGEREF _Toc160176458 \h 10
2.3.3 Commissions des CSE d’établissement PAGEREF _Toc160176459 \h 10
2.3.3.1 Commissions SSCT d’établissement PAGEREF _Toc160176460 \h 10
2.3.3.2 Commission Formation PAGEREF _Toc160176461 \h 13
2.3.3.3 Commission Logement PAGEREF _Toc160176462 \h 13
ARTICLE 2.4 – Attributions des CSE PAGEREF _Toc160176463 \h 14
2.4.1. Attributions générales PAGEREF _Toc160176464 \h 14
2.4.1.1 Compétences consultatives PAGEREF _Toc160176465 \h 14
2.4.1.2 Consultations ponctuelles PAGEREF _Toc160176466 \h 17
2.4.1.3 Réclamations individuelles et collectives PAGEREF _Toc160176467 \h 17
2.4.2. Attributions en matière d’activités sociales et culturelles PAGEREF _Toc160176468 \h 17
ARTICLE 2.5 – Réunion annuelle des bureaux des CSE PAGEREF _Toc160176469 \h 18
ARTICLE 2.6 – Durée des mandats PAGEREF _Toc160176470 \h 18
ARTICLE 2.7– Succession des mandats PAGEREF _Toc160176471 \h 18
CHAPITRE 3 – LA REPRESENTATION DESIGNEE AU SEIN DE L’UES FERRERO EN FRANCE PAGEREF _Toc160176472 \h 18
ARTICLE 3.1 – Représentants désignés PAGEREF _Toc160176473 \h 18
ARTICLE 3.2 – Thèmes des négociations et périodicité PAGEREF _Toc160176474 \h 19
3.2.1 Négociations Obligatoires PAGEREF _Toc160176475 \h 19
3.2.1.1 Les Salaires effectifs PAGEREF _Toc160176476 \h 19
3.2.1.2 La Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels (GEPP) PAGEREF _Toc160176477 \h 19
3.2.1.3 L’Egalité Professionnelle et La Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT) PAGEREF _Toc160176478 \h 19
3.2.2 Autres thématiques de négociation PAGEREF _Toc160176479 \h 20
ARTICLE 3.4 – Réunions de négociation PAGEREF _Toc160176480 \h 20
3.4.1 Convocations PAGEREF _Toc160176481 \h 20
3.4.2 Déroulement d’une négociation PAGEREF _Toc160176482 \h 20
3.4.3 Information sur la composition des délégations PAGEREF _Toc160176483 \h 20
ARTICLE 3.5 – Réunion annuelle des Délégués Syndicaux Centraux et des Délégués Syndicaux PAGEREF _Toc160176484 \h 20
CHAPITRE 4 – LES MOYENS DES REPRESENTANTS DU PERSONNEL AU SEIN DE L’UES FERRERO EN FRANCE PAGEREF _Toc160176485 \h 21
ARTICLE 4.1 – Temps consacré à l’exercice du mandat PAGEREF _Toc160176486 \h 21
4.1.1 Crédits d’heures PAGEREF _Toc160176487 \h 21
4.1.1.1 Crédits d’heures des membres de la délégation du personnel PAGEREF _Toc160176488 \h 21
4.1.1.2 Crédits d’heures des représentants désignés et des Organisations Syndicales Représentatives PAGEREF _Toc160176489 \h 22
4.1.1.3 Utilisation des crédits d’heures PAGEREF _Toc160176490 \h 22
4.1.2 Temps passé aux réunions PAGEREF _Toc160176491 \h 24
4.1.2.1 Temps passé aux réunions du CSE et de ses Commissions PAGEREF _Toc160176492 \h 24
4.1.2.2 Temps passé aux réunions de négociation PAGEREF _Toc160176493 \h 24
4.1.2.3 Communication des temps de réunions aux managers PAGEREF _Toc160176494 \h 24
4.1.3. Temps de trajet PAGEREF _Toc160176495 \h 25
4.1.3.1 Temps de trajet du personnel en horaire décalé PAGEREF _Toc160176496 \h 25
4.1.3.2 Temps de trajet de Villers-Ecalles à Mont Saint Aignan pour des réunions d’UES PAGEREF _Toc160176497 \h 25
4.1.3.3 Temps de trajet des représentants du personnel itinérants PAGEREF _Toc160176498 \h 25
ARTICLE 4.2 – Les moyens matériels PAGEREF _Toc160176499 \h 25
4.2.1 Véhicules pour se rendre aux réunions organisées par la Direction PAGEREF _Toc160176500 \h 25
4.2.2 Attribution d’un ordinateur portable PAGEREF _Toc160176501 \h 26
4.2.3 Attribution d’un téléphone portable PAGEREF _Toc160176502 \h 26
4.2.4 Lieux pour se réunir PAGEREF _Toc160176503 \h 26
4.2.4.1 Locaux mis à disposition des CSE et des Commissions SSCT PAGEREF _Toc160176504 \h 26
4.2.4.2 Locaux et salles de réunion mis à disposition des Organisations Syndicales PAGEREF _Toc160176505 \h 27
4.2.4.3 Equipements dans les locaux PAGEREF _Toc160176506 \h 27
4.2.5 Panneaux d’affichage à destination du CSE et des Organisations Syndicales PAGEREF _Toc160176507 \h 28
4.2.6 – Restitution des moyens matériels mis à disposition des Représentants du Personnel PAGEREF _Toc160176508 \h 28
ARTICLE 4.3 – Les moyens numériques PAGEREF _Toc160176509 \h 28
4.3.1 Messagerie électronique PAGEREF _Toc160176510 \h 28
4.3.1.1 Caractère nominatif et professionnel de la boîte de messagerie électronique PAGEREF _Toc160176511 \h 28
4.3.1.2 Communication par la messagerie électronique avec les salariés PAGEREF _Toc160176512 \h 29
4.3.2. Vidéo Conférence PAGEREF _Toc160176513 \h 29
4.3.3 Base de données économiques et sociales et environnementales (BDESE) PAGEREF _Toc160176514 \h 29
4.3.4 Intranet PAGEREF _Toc160176515 \h 30
4.3.4.1 Utilisation d’Intranet par les membres de la délégation du personnel PAGEREF _Toc160176516 \h 30
4.3.4.2 Utilisation d’Intranet par les Organisations Syndicales PAGEREF _Toc160176517 \h 31
4.3.5. Internet PAGEREF _Toc160176518 \h 32
ARTICLE 4.4 – Les moyens financiers PAGEREF _Toc160176519 \h 32
4.4.1 Financement des CSE d’établissement PAGEREF _Toc160176520 \h 33
4.4.1.1 Budget relatif au fonctionnement et aux attributions économiques et professionnelles PAGEREF _Toc160176521 \h 33
4.4.1.2 Budget relatif aux activités sociales et culturelles PAGEREF _Toc160176522 \h 33
4.4.1.3 Modalités de versement des budgets aux CSE d’établissement PAGEREF _Toc160176523 \h 34
4.4.1.4 Transfert des biens, droits et obligations, créances et dettes aux CSE PAGEREF _Toc160176524 \h 34
4.4.2 Financement des Organisations Syndicales Représentatives PAGEREF _Toc160176525 \h 34
ARTICLE 4.5 – Incidences sur les modes d’organisation de travail spécifiques PAGEREF _Toc160176526 \h 35
4.5.1 Représentants du personnel en travail posté PAGEREF _Toc160176527 \h 35
4.5.2 Représentants du personnel issus de la Force De Vente PAGEREF _Toc160176528 \h 35
CHAPITRE 5 – DROITS ET DEVOIRS DES REPRESENTANTS DU PERSONNEL PAGEREF _Toc160176529 \h 36
ARTICLE 5.1 – Formations au titre du mandat de membre de la délégation du personnel PAGEREF _Toc160176530 \h 36
5.1.1 Formation santé, sécurité et conditions de travail PAGEREF _Toc160176531 \h 36
5.1.2. Stage de formation économique PAGEREF _Toc160176532 \h 36
ARTICLE 5.2 – Congé de formation économique, sociale, environnementale et syndicale (CFESES) PAGEREF _Toc160176533 \h 37
ARTICLE 5.3 – Liberté de circulation PAGEREF _Toc160176534 \h 37
ARTICLE 5.4 – Statut protecteur PAGEREF _Toc160176535 \h 38
ARTICLE 5.5 – Obligation de discrétion PAGEREF _Toc160176536 \h 38
ARTICLE 5.6 – Obligation de respect du secret professionnel PAGEREF _Toc160176537 \h 38
ARTICLE 5.7 – Obligation de loyauté réciproque PAGEREF _Toc160176538 \h 38
CHAPITRE 6 – EVOLUTION PROFESSIONNELLE DES REPRESENTANTS DU PERSONNEL PAGEREF _Toc160176539 \h 39
CHAPITRE 7 – DISPOSITIONS FINALES PAGEREF _Toc160176540 \h 39
ARTICLE 7.1 – Durée et entrée en vigueur PAGEREF _Toc160176541 \h 39
ARTICLE 7.2 – Suivi PAGEREF _Toc160176542 \h 39
ARTICLE 7.3 – Révision PAGEREF _Toc160176543 \h 39
ARTICLE 7.4 – Dénonciation PAGEREF _Toc160176544 \h 39
ARTICLE 7.5 – Formalités de dépôt et de publicité de l’accord PAGEREF _Toc160176545 \h 39
ANNEXES : PAGEREF _Toc160176546 \h 41








PREAMBULE

Les ordonnances dites Macron en 2017 ont introduit un certain nombre de modifications importantes et structurantes relatives à la représentation du personnel, dont la direction et l’ensemble des Organisations Syndicales Représentatives au sein de l’UES FERRERO en France ont tiré les conséquences :
- par la signature de l’accord relatif à la mise en place d’un Comité Social et Economique (CSE) au sein de l’UES FERRERO en France, le 30 novembre 2018, instituant notamment un CSE Central et deux CSE d’Etablissement ainsi que différentes commissions associées, en remplacement des précédentes Instances Représentatives du Personnel ;
- par la signature de l’accord relatif au dialogue social, en date du 26 juin 2020 visant à renforcer le dialogue social au sein de l’UES FERRERO en France, notamment par la consécration de principes directeurs.
Dans ce contexte ainsi rappelé, les parties signataires du présent accord tiennent à réaffirmer leur attachement à la qualité des Relations Sociales au sein de l’UES FERRERO en France et rappellent l’importance du rôle des Instances Représentatives du Personnel tant élues que désignées.
Les Représentants du Personnel et la Direction confirment également leur volonté de privilégier les formes de communication les plus directes et les plus adaptées pour échanger sans délai et ainsi aborder les problématiques auxquelles elles sont confrontées dans le respect des attributions des instances et des représentants du personnel définies par les dispositions légales et conventionnelles applicables. A titre d’exemple, la rencontre en face à face ou à défaut par téléphone est le moyen le plus simple et direct lorsqu’une réponse rapide est nécessaire. Lorsque des problématiques de fond émergent, les Parties conviennent que les mêmes outils de communication sont à privilégier.
Par ailleurs, nous évoluons actuellement dans un contexte changeant et se complexifiant dans lequel l’entreprise se doit d’être en mouvement et d’anticiper de la meilleure façon les défis qui se présenteront à elle, en particulier dans un contexte international de plus en plus prégnant, dans lequel le Groupe FERRERO a la volonté de jouer un rôle central.
Ainsi, dans l’intérêt de tous, l’UES FERRERO en France doit disposer d’interlocuteurs et d’instances en mesure d’appréhender l’ensemble des nombreux enjeux présents et futurs. Ces interlocuteurs et ces instances doivent eux-mêmes être dotés des moyens nécessaires et appropriés à l’exercice de leurs missions dans ce cadre.
Pour répondre à l’ensemble de ces enjeux, une simplification de la globalité des thématiques afférentes au dialogue social au sein d’un seul et unique accord semble indispensable.
Ce présent accord vient donc clarifier, moderniser et rendre compatible avec le nouveau contexte précédemment rappelé, les modalités pratiques d’exercice des fonctions électives et/ou syndicales.
Il permet donc d’adapter et de consolider les moyens existants en tenant compte notamment des besoins réels et légitimes de leurs bénéficiaires depuis la mise en place des CSE au sein de l’UES FERRERO en France et ce afin de maintenir des conditions de fonctionnement équitables, suffisantes, cohérentes et adaptées, dans l’intérêt de tous.
Le présent accord vaut avenant de révision de l’Accord relatif à la mise en place du CSE en date du 30 novembre 2018 et de l’Accord relatif au Dialogue Social en date du 26 juin 2020, qu'il vient modifier.Les dispositions du présent accord viennent donc se substituer de plein droit à l'intégralité des dispositions de ces deux accords qu'il vient réviser.
CHAPITRE 1 – CADRE GENERAL
ARTICLE 1 - Finalités
Soucieuses de consolider et de continuer à développer les voies et conditions du dialogue social, les parties s’entendent de nouveau sur :
  • Les moyens pour favoriser les échanges en matière sociale au niveau de l’UES FERRERO en France, prendre en compte les attentes et aspirations des salariés et répondre aux besoins de l’entreprise ;
  • Les règles et la nécessité de doter les Instances Représentatives du Personnel de moyens suffisants et cohérents au regard des attributions qui leur sont confiées.
Il est rappelé que les règles de fonctionnement relatives aux Comités Sociaux Economiques sont contenues au sein de leur règlement intérieur.
ARTICLE 1.2- Champ d’application

1.2.1 Définition de la Représentation du Personnel

Tous les salariés titulaires d’un mandat (fonctions électives) ou d’une désignation (fonctions syndicales) entrent dans le champ d’application du présent accord et sont qualifiés de Représentant du personnel.

A la date d’entrée en vigueur du présent accord, les Représentants du personnel concernés par les dispositions sont donc les suivants :

  • Les Représentants du Personnel exerçant des fonctions électives :

  • Les membres élus titulaires et suppléants des Comités Sociaux et Economiques (CSE) et Central (CSEC).

  • Les Représentants du Personnel exerçant des fonctions syndicales :

  • Les salariés désignés en qualité de Délégué Syndical d’Etablissement (DS), Supplémentaire (DSS) et Central (DSC) ;

  • Les salariés désignés en qualité de Représentant Syndical au CSE et au CSE Central ;

  • Les Représentants des Sections Syndicales (RSS).

Les mandats électifs et syndicaux en dehors de l’entreprise seront étudiés au cas par cas.

1.2.2 Périmètre de la Représentation du Personnel

Les parties signataires rappellent que le périmètre de la Représentation du personnel du présent accord couvre l’UES FERRERO en France, toutes sociétés existantes ou à venir la composant.
CHAPITRE 2 – LA REPRESENTATION ELUE AU SEIN DE L’UES FERRERO EN FRANCE
ARTICLE 2 – Périmètre

L’UES FERRERO en France dispose d’un Comité Social et Economique Central et de deux Comités Sociaux Economiques d’Etablissement (agissant dans le périmètre des entreprises Ferrero France et Ferrero France Commerciale).
Il est rappelé que le nombre de membres titulaires et suppléants de chacun des CSE ainsi que la répartition des sièges entre les collèges doit être déterminé dans le cadre d’un protocole d’accord pré-électoral.
ARTICLE 2.1 - CSE Central

2.1.1 Périmètre du CSE Central (CSE-C)
Un CSE Central est mis en place au sein de l’UES Ferrero France depuis les élections professionnelles en 2019. Le périmètre du CSE Central est celui de l’entreprise composé des établissements distincts visés au chapitre 2, à l’article 2.3.1 du présent accord.
2.1.2 Fréquence et composition des réunions

Il est rappelé que le CSE Central se réunit ordinairement quatre fois par sur convocation du Président de l’instance.

Des réunions extraordinaires peuvent également se tenir sur convocation du président ou sur demande de la majorité des membres titulaires du CSE Central par la voie du Secrétaire de l’Instance.

Le CSE Central est présidé par l’employeur ou un représentant de l’employeur dûment mandaté par lui. Lors des réunions du CSE Central, le Président a la possibilité de se faire assister par deux collaborateurs. En fonction des points fixés à l’ordre du jour, le Président a la faculté de se faire assister par des intervenants supplémentaires spécialisés dans les domaines qui seront abordés.
La délégation du personnel assistant à toutes les réunions du CSE Central est composée des membres titulaires de l’instance. Sont également conviés à toutes les réunions, les représentants syndicaux au CSE Central qui disposent d’une voix consultative dans le cadre des débats mais ne participent pas aux votes.
Il est convenu que pour leur information les suppléants seront destinataires de l’ordre du jour ainsi que des supports d’information éventuels qui seront joints à la convocation adressée par voie électronique et pourront assister avec voix consultative aux réunions du CSE Central à raison d’un quart d’entre eux par réunion, selon des modalités à définir par le règlement intérieur.
Par ailleurs et afin de renforcer le rôle du CSE Central en matière environnementale, les parties ont convenu qu’un point relatif à la politique RSE au sein de l’UES FERRERO France sera inscrit annuellement à l’ordre du jour d’une réunion ordinaire du CSE Central. Le Président aura la faculté de se faire assister par des intervenants internes ou externes supplémentaires spécialisés dans les domaines qui seront abordés.

En complément de ce point annuel et en cas de circonstances exceptionnelles le justifiant, un point spécifique pourra être porté à l’ordre du jour d’une autre réunion ordinaire du CSE Central.

En cas d’évènement environnemental impactant l’entreprise et si l’urgence le justifie, un CSE Central extraordinaire pourra être organisé, en accord entre le Président et le Secrétaire de l’instance.

2.1.3 Commissions du CSE Central

2.1.3.1 Commission SSCT Centrale
Une Commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) Centrale est mise en place à ce même niveau eu égard à l’effectif de l’UES Ferrero en France à la date de conclusion du présent accord.
Elle est composée de 3 membres par établissement, soit 6 membres au total, dont au moins un membre appartenant à chaque collège, désignés parmi les membres titulaires et suppléants du CSE Central selon les modalités de l’article L. 2315-39 du code du travail, pour une durée qui prend fin avec celle du mandat des membres élus du CSE Central.
En cas de vacance définitive d’un ou plusieurs postes, il sera procédé au remplacement du membre concerné selon les mêmes modalités de désignation. Cette désignation interviendra lors de la réunion suivant le constat de la vacance.
Ils bénéficient d’un droit à formation dans les conditions prévues par la réglementation en vigueur.
La CSSCT Centrale peut se réunir une fois par an en réunion ordinaire, préalablement à une des réunions ordinaires du CSE Central. Elle se réunit sur convocation du Président du CSE Central, adressée 5 jours ouvrés avant la date de tenue de la réunion.
Des réunions extraordinaires peuvent être organisées soit à l’initiative de la Direction, soit à la demande motivée de 2 des membres de la commission, en concertation avec la Direction.
Il est rappelé la présence de droit des membres suivants, ayant voix consultative aux réunions de la commission :
  • Médecin du travail,
  • Agent de contrôle désigné par l’Inspection du travail,
  • Agent de prévention des organismes de sécurité sociale,
  • Responsables Santé Sécurité au Travail.

L’ordre du jour est établi conjointement par le Président et le Référent de la commission. Selon les points abordés à l’ordre du jour et en concertation avec le Président de l’instance, les membres de la CSSCT auront la possibilité, pour chaque réunion, de convier un invité supplémentaire faisant partie des membres titulaires ou suppléants du CSE Central.
La CSSCT Centrale qui est présidée par le Président du CSE Central ou toute personne qu’il déléguera se voit confier, par délégation du CSE Central, les attributions du comité relatives à la santé, à la sécurité et aux conditions de travail relevant du périmètre global de l’UES Ferrero France, à l'exception du recours à un expert et des attributions consultatives du comité.
Un représentant de la commission nommé « Référent » sera désigné comme interlocuteur privilégié du Président, parmi les membres désignés de la commission, lors de la première réunion de la commission. Son rôle est défini par le règlement intérieur de l’instance représentative concernée.
2 1.3.2 Commission Economique
Une Commission Economique Centrale est mise en place à ce même niveau, elle est composée au maximum du même nombre de membres que de titulaires au CSE Central. Les membres de la commission sont désignés parmi les membres titulaires du CSE Central par une résolution du CSE Central adoptée à la majorité des membres titulaires présents. Sont également conviés à toutes les réunions les représentants syndicaux au CSE Central.
Elle se réunit deux fois par an préalablement (au moins une semaine avant) à la consultation liée à la situation économique et financière, d’une part, et à la consultation sur les orientations stratégiques, d’autre part. Cette commission a donc pour mission de préparer les consultations récurrentes du CSE Central en matière économique.
Elle se réunit sur convocation du Président du CSE Central, adressée 5 jours ouvrés, avant la date de tenue de la réunion. Cette commission est présidée par l’employeur ou son représentant.
Un représentant de la commission nommé « Référent » sera désigné comme interlocuteur privilégié du Président, parmi les membres désignés de la commission, lors de la première réunion de la commission. Son rôle est défini par le règlement intérieur de l’instance représentative concernée.
2.1.3.3 Commission Egalité professionnelle
Une Commission Egalité Professionnelle est mise en place à ce même niveau, elle est composée au maximum du même nombre de membres que de titulaires au CSE Central. Les membres de la commission sont désignés parmi les membres titulaires du CSE Central par une résolution du CSE Central adoptée à la majorité des membres titulaires présents.
Elle se réunit une fois par an, préalablement à la réunion ordinaire du CSE Central du premier trimestre civil. Elle se réunit sur convocation du Président du CSE Central, adressée 5 jours ouvrés avant la date de tenue de la réunion.
Cette réunion a pour objectif d’assister le CSE Central dans ses attributions relatives à l’égalité professionnelle.
Cette commission est présidée par l’employeur ou son représentant.
Un représentant de la commission nommé « Référent » sera désigné comme interlocuteur privilégié du Président, parmi les membres désignés de la commission, lors de la première réunion de la commission. Son rôle est défini par le règlement intérieur de l’instance représentative concernée.
ARTICLE 2.3 – CSE d’établissement

2.3.1 Périmètre des CSE d’établissement
Un CSE d’Etablissement est mis en place au sein de :
  • L’entité FERRERO France ;
  • L’entité FERRERO France Commerciale.
2.3.2 Fréquence et composition des réunions

Le CSE d’établissement se réunira par principe 12 fois par an, et a minima 11 fois par an, sur convocation du Président de l’instance.
Des réunions extraordinaires peuvent également se tenir sur convocation du président ou sur demande de la majorité des membres titulaires du CSE d’établissement.
Le CSE d’établissement est présidé par l’employeur ou un représentant de l’employeur dûment mandaté par lui. Lors des réunions, le Président a la possibilité de se faire assister par trois collaborateurs. En fonction des points fixés à l’ordre du jour, le Président a la faculté de se faire assister par des intervenants supplémentaires spécialisés dans les domaines qui seront abordés.
La délégation du personnel assistant à toutes les réunions du CSE est composée des membres titulaires de l’instance. Sont également conviés à toutes les réunions les représentants syndicaux au CSE d’établissement qui disposent d’une voix consultative dans le cadre des débats mais ne participent pas aux votes.
Il est convenu que pour leur information les suppléants seront destinataires de l’ordre du jour ainsi que des supports d’information éventuels qui seront joints à la convocation adressée par voie électronique et pourront assister avec voix consultative aux réunions du CSE à raison d’un quart d’entre eux par réunion, selon des modalités à définir par le règlement intérieur de chaque CSE d’Etablissement.
2.3.3 Commissions des CSE d’établissement
2.3.3.1 Commissions SSCT d’établissement
Dans chacun des deux établissements distincts au sein desquels a été mis en place un CSE est créée une Commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT).


Elle est composée de :
  • 6 membres, dont au moins un membre appartenant à chaque collège pour l’établissement FERRERO France Commerciale ;

  • 6 membres, dont au moins un membre appartenant à chaque collège pour l’établissement FERRERO France.
Les membres de la CSSCT de chacun des deux établissements distincts de l’UES Ferrero en France sont désignés parmi les membres titulaires et suppléants du CSE selon les modalités de l’article L. 2315-39 du code du travail, pour une durée qui prend fin avec celle du mandat des membres élus du CSE. Il en est de même lorsqu’un poste est vacant. Les parties affirment leur volonté que chacune des organisations syndicales représentatives au sein de l’établissement puisse être représentée au sein de la CSSCT, sans pour autant que cela ne puisse remettre en cause ou contraindre les votes exprimés lors de la résolution du CSE permettant de constituer la commission, selon les modalités édictées par l’article L. 2315-39 du Code du travail précité.
La commission se réunit quatre fois par an en réunion ordinaire, à l’initiative de la Direction en préparation des réunions du CSE en matière de santé, sécurité et de conditions de travail. Elle est convoquée dans les mêmes conditions que la réunion du CSE concerné. Des réunions extraordinaires peuvent être organisées soit à l’initiative de la Direction, soit à la demande motivée de 2 des membres de la commission, en concertation avec la Direction.
Selon les points abordés à l’ordre du jour et en concertation avec le Président de la Commission, les membres de la CSSCT auront la possibilité, pour chaque réunion, de convier un invité supplémentaire faisant partie des membres titulaires ou suppléants du CSE d’établissement.
Un représentant de la commission nommé « Référent » sera désigné comme interlocuteur privilégié du Président, parmi les membres désignés de la commission, lors de la première réunion de la commission. Son rôle est défini par le règlement intérieur de l’instance représentative concernée.

La CSSCT a pour mission de contribuer à la protection de la sécurité et de la santé physique et mentale des salariés de l'établissement. Elle participe à l'amélioration des conditions de travail et veille à l'observation des dispositions légales prises dans ces matières.
La commission procède à l'analyse des risques professionnels auxquels peuvent être exposés les salariés, à l'étude des conditions de travail, et à l'analyse de l'exposition des salariés à des facteurs de pénibilité. Elle participe à l’évaluation des risques professionnels.
Pour exercer ces différentes missions, cette commission, qui est présidée par le Président du CSE ou son représentant, se voit confier, par délégation du CSE d’établissement, les attributions du comité relatives à la santé, à la sécurité et aux conditions de travail, à l'exception du recours à un expert et des attributions consultatives du comité.


Missions déléguées à la CSSCT par le CSE et modalités d’exercice

Code du travail

  • Réalisation d’enquêtes en matière d’accidents du travail ou de maladies professionnelles ou à caractère professionnel dans son périmètre.


  • Analyse des risques professionnels auxquels peuvent être exposés les salariés au sein de l’établissement, notamment les femmes enceintes, et des effets de l’exposition aux facteurs de risques professionnels.


  • Réalisation d’inspections en matière de santé, de sécurité et des conditions de travail.


  • Information par la Direction des visites de l’agent de contrôle de l’inspection du travail, pour pouvoir, le cas échéant, présenter ses observations et accompagner l’agent de contrôle.

Pour les missions 1 à 4, la CSSCT peut confier à un ou plusieurs de ses membres la réalisation de la mission concernée, à charge pour ce dernier de transmettre dans les meilleurs délais le résultat de ses travaux à la Commission.
L. 2312-5, L. 2312-9 1°, L. 2312-10 et L. 2312-13
  • Formulation, à son initiative, et examen, à la demande de l'employeur, de toute proposition de nature à améliorer la santé, la sécurité et les conditions de travail des salariés de l’établissement

  • Aide pour l'accès des femmes à l’ensemble des emplois, à la résolution des problèmes liés à la maternité, à l'adaptation et à l'aménagement des postes de travail afin de faciliter l'accès et le maintien des personnes en situation de handicap à tous les emplois au cours de leur vie professionnelle.

  • Proposition d’actions de prévention du harcèlement moral, du harcèlement sexuel et des agissements sexistes.

  • Possibilité de faire appel à titre consultatif et occasionnel, après validation du Président, au concours de toute personne de l’établissement qui lui paraitrait qualifiée.


Les travaux réalisés dans le cadre de ces missions sont transmis aux membres du CSE.
L. 2312-9 2°, L. 2312-9 3°, L. 2312-12, L. 2312-13


  • Exercice du droit d’alerte en cas d’atteinte aux droits des personnes ou de danger grave et imminent au sein de l’établissement.

Chaque membre de la CSSCT peut alerter l’employeur en cas d’atteinte à la santé physique ou mentale, aux libertés individuelles, de danger grave et imminent ou d’une atteinte en matière de santé publique et d’environnement.
L. 2312-59 et L.2312-60

Tous les membres élus du CSE bénéficient d’un droit à formation SSCT dans les conditions prévues par la réglementation en vigueur.

2.3.3.2 Commission Formation
Une Commission Formation est mise en place au niveau de chaque établissement, elle est composée au maximum de :
  • 6 membres pour l’établissement FERRERO France Commerciale ;
  • 4 membres pour l’établissement FERRERO France.
Les membres de la commission sont choisis parmi les membres titulaires et suppléants et sont désignés par une résolution du CSE d’établissement adoptée à la majorité des membres titulaires présents, en s’assurant que chaque organisation syndicale représentative et chaque collège puisse y participer.
Elle se réunit une fois par an.
Elle se réunit sur convocation du Président du CSE d’Etablissement, adressée 3 jours ouvrés avant la date de tenue de la réunion. Cette commission est présidée par l’employeur ou son représentant. Cette réunion a pour objectif de préparer la procédure de consultation récurrente du CSE d’établissement ayant trait à la formation professionnelle liée au plan prévisionnel de développement des compétences.
Un représentant de la commission nommé « Référent » sera désigné comme interlocuteur privilégié du Président, parmi les membres désignés de la commission, lors de la première réunion de la commission. Son rôle est défini par le règlement intérieur de l’instance représentative concernée.
2.3.3.3 Commission Logement
Une Commission Logement est mise en place au niveau de chaque établissement, elle est composée au maximum de :
  • 6 membres pour l’établissement France FERRERO Commerciale ;
  • 4 membres pour l’établissement FERRERO France.
Les membres de la commission sont choisis parmi les membres titulaires et suppléants et sont désignés par une résolution du CSE d’établissement adoptée à la majorité des membres titulaires présents, en s’assurant que chaque organisation syndicale représentative et chaque collège puisse y participer.
Elle se réunit une fois par an.
Elle se réunit sur convocation du Président du CSE d’Etablissement, adressée 3 jours ouvrés avant la date de tenue de la réunion. Cette commission est présidée par l’employeur ou son représentant.
Cette réunion a pour objectif d’effectuer un bilan annuel et d’assister le CSE sur toutes les questions relatives à l’action logement.
Un représentant de la commission nommé « Référent » sera désigné comme interlocuteur privilégié du Président, parmi les membres désignés de la commission, lors de la première réunion de la commission. Son rôle est défini par le règlement intérieur de l’instance représentative concernée.
Annexe 1 : Schéma synthétisant le nombre de réunions en fonction des Instances Représentatives du Personnel.
ARTICLE 2.4 – Attributions des CSE

Le Comité Social et Economique a pour mission d'exprimer les réclamations individuelles et collectives des salariés permettant ainsi d’assurer la prise en compte permanente de leurs intérêts dans les décisions techniques, organisationnelles, économiques et juridiques, notamment au regard des conséquences environnementales de ces décisions.

Le Comité Social et Economique veille également à l’application de la réglementation du travail dans l’entreprise ainsi que celles relatives à la santé et sécurité au travail. Enfin, il choisit les activités sociales et culturelles à destination des salariés dans le respect des dispositions légales applicables.

2.4.1. Attributions générales

2.4.1.1 Compétences consultatives

2.4.1.1.1 Consultations récurrentes
Conformément aux dispositions légales, la société procède, chaque année, à l’information-consultation sur les trois blocs suivants :
  • Les orientations stratégiques de l’entreprise (2.4.1.1.1.1) ;
  • La situation économique et financière de l’entreprise (2.4.1.1.1.2);
  • La politique sociale de l’entreprise, les conditions de travail et l'emploi (2.4.1.1.1.3).
Pour clarifier et simplifier la gestion des consultations récurrentes en vue de renforcer leur efficacité, les parties ont convenu des éléments ci-après.
2.4.1.1.1.1 Consultation sur les orientations stratégiques de l’entreprise

  • NIVEAU DE CONSULTATION
La consultation sur les orientations stratégiques de l’entreprise est conduite au niveau du CSE Central.
  • PERIODICITE
La périodicité de la consultation du CSE Central sur les orientations stratégiques de l’entreprise est annuelle et sur la base de l’exercice fiscal.




  • MODALITES ET DELAIS DE CONSULTATION
Le calendrier et le délai de consultation s’y rapportant est défini comme suit :

  • La procédure de consultation s’ouvre par le dépôt dans la Base de Données Economiques et Sociales et Environnementales, à laquelle ont accès l’ensemble des membres du CSE (titulaires et suppléants) et les Représentants syndicaux du CSE Central, au moins deux semaines avant la réunion de consultation ;
  • Une présentation de ces documents sera faite lors de la réunion de la Commission Economique, qui se tiendra précédemment à la réunion du CSE Central. Cette réunion de consultation sur les orientations stratégiques de l’entreprise a lieu lors d’une réunion ordinaire qui se tiendra au cours du premier quadrimestre de l’exercice fiscal.
Au terme de ce calendrier, marqué par la tenue de cette réunion, l’avis sera réputé rendu.

2.4.1.1.1.2 Consultation sur la situation économique et financière de l’entreprise
  • NIVEAU DE CONSULTATION
La consultation sur la situation économique et financière de l’entreprise est conduite au niveau du CSE Central.
B. PERIODICITE

La périodicité de la consultation sur la situation économique et financière de l’entreprise est annuelle et sur la base de l’exercice fiscal.

C.MODALITES ET DELAIS DE CONSULTATION

Le calendrier et le délai de consultation s’y rapportant est défini comme suit :
  • La procédure de consultation s’ouvre par le dépôt dans la Base de Données Economiques et Sociales et Environnementales, à laquelle ont accès l’ensemble des membres du CSE (titulaires et suppléants) et les Représentants syndicaux du CSE Central, au moins deux semaines avant la réunion de consultation ;
  • Une présentation de ces documents sera faite lors de la réunion de la Commission Economique, qui se tiendra précédemment à la réunion du CSE Central ;
  • Cette réunion de consultation sur la situation économique et financière de l’entreprise a lieu au cours d’une réunion ordinaire du second quadrimestre de l’exercice fiscal.
Au terme de ce calendrier, marqué par la tenue de cette réunion, l’avis sera réputé rendu.

2.4.1.1.1.3 Consultation sur la politique sociale, les conditions de travail et l’emploi

La consultation sur la politique sociale, les conditions de travail et l’emploi comporte les items suivants :
- Bilan Social,
- Rapport de Situation Comparée,
- Plan Prévisionnel de développement des compétences,
- Bilan de formation professionnelle,
- Programme de Prévention,
- Bilan Santé-Sécurité et Conditions de travail.
  • NIVEAU DE CONSULTATION
La consultation du CSE sur la politique sociale, les conditions de travail et l’emploi est conduite au niveau des CSE d’Établissements.

  • PERIODICITE
La périodicité de la consultation du CSE sur la politique sociale, les conditions de travail et l’emploi est annuelle et sur la base de l’exercice fiscal, sauf pour le Bilan Social et le Rapport de Situation Comparée qui comportent également des références à l’année civile.

  • MODALITES ET DELAIS DE CONSULTATION
La procédure de consultation sera organisée sur la base d'avis intermédiaires rendus au cours de réunions ordinaires sur les thèmes définis ci-après. L'avis sur la politique sociale, les conditions de travail et l'emploi sera réputé rendu au terme de ce calendrier :
- Premier quadrimestre de l’année fiscale :
- Bilan de formation professionnelle,
- Bilan annuel sur la situation générale de la Santé, de la Sécurité et les Conditions de travail.
- Second quadrimestre de l’année fiscale :
- Bilan social, 
- Rapport de Situation Comparée.
- Troisième quadrimestre de l’année fiscale :
- Plan prévisionnel de développement des compétences,
- Programme de Prévention.

Communication des informations aux membres du CSE

La communication des informations relatives à chaque item de cette consultation se fait par dépôt dans la Base de Données Economiques et Sociales et Environnementales, à laquelle ont accès tous les membres du CSE (titulaires et suppléants) ainsi que les représentants syndicaux au CSE d’Etablissement, des éléments correspondants, au moins deux semaines avant la réunion au cours de laquelle le sujet est abordé.

Concernant le Bilan Social et le rapport de situation comparée, un modèle de document vierge est joint en annexe 2.

Pour l’item portant sur le Plan Prévisionnel de développement des compétences, une présentation sera faite lors de la réunion annuelle de la Commission Formation ; le même principe sera appliqué pour le Programme de Prévention et le Bilan Santé-Sécurité en CSSCT.

A titre d’exemple, sera annexé le planning théorique de ces informations consultations récurrentes par année et par périmètre (Annexe 3).

2.4.1.2 Consultations ponctuelles

Les consultations ponctuelles des CSE, central ou d’Établissement, se feront conformément aux dispositions légales applicables.

Les projets d'accord collectif, leur révision ou leur dénonciation ne sont pas soumis à la consultation du comité. Un accord conclu dans des domaines relevant des attributions du CSE n’est pas soumis, dans ces domaines, à l'obligation de consultation du comité social et économique.

Dans certaines situations particulières, notamment des décisions stratégiques prises à un niveau supranational ou des expérimentations sur un périmètre restreint, il est convenu que la compétence consultative du ou des CSE (y compris le CSE Central) aura vocation à s’exercer à partir du moment où ce projet relevant de ses attributions sera suffisamment défini dans son objet et ses conséquences déterminées.

2.4.1.3 Réclamations individuelles et collectives

Afin de privilégier la vitesse de communication des réponses à l’ensemble des salariés il est convenu que les réclamations individuelles et collectives sont transmises à la Direction par les membres des CSE d’Etablissements dans la mesure du possible 10 jours ouvrés avant la tenue de la réunion ordinaire, et au plus tard 5 jours ouvrés avant la tenue de cette dernière.

Les questions sont ensuite abordées en réunion de CSE d’Établissements, sans être retranscrites au procès-verbal.

Les réponses de la Direction à ces réclamations individuelles et collectives sont communiquées en séance puis à l’ensemble du personnel dans un délai de 6 jours ouvrés par tout moyen (intranet et/ou panneaux d’affichage).

2.4.2. Attributions en matière d’activités sociales et culturelles

Conformément aux dispositions des articles L.2312-78 et suivants du Code du travail, chaque Comité Social et Economique d’Etablissement assure, contrôle ou participe à la gestion de toutes les activités sociales et culturelles établies dans son périmètre.

A ce titre, chaque CSE d’établissement dispose d’un budget relatif aux activités sociales et culturelles prévu au Chapitre 4 à l’article 4.4.1.2 du présent accord.



ARTICLE 2.5 – Réunion annuelle des bureaux des CSE

Une réunion est organisée chaque année, au mois d’octobre, entre la Direction et les membres du bureau du CSE Central et des Comités Sociaux et Economiques d’Etablissement, ainsi que les Secrétaires des CSSCT concernés.
Cette réunion a pour but de :
- positionner les calendriers prévisionnels ;
- échanger sur les axes d’amélioration du fonctionnement des instances.
ARTICLE 2.6 – Durée des mandats

La durée des mandats des membres des deux CSE d’établissement et du CSE central sera de quatre ans.
ARTICLE 2.7– Succession des mandats

Les parties actent de leur volonté, par dérogation aux dispositions légales, de ne pas limiter la durée des mandats à 3 mandats successifs. Le cadre légal ne permettant d'acter de ce principe que dans un Protocole d'accord préélectoral, les parties conviennent de renouveler leur volonté de ne pas limiter le nombre maximal de mandats, lors de la négociation du prochain Protocole d'accord préélectoral.

CHAPITRE 3 – LA REPRESENTATION DESIGNEE AU SEIN DE L’UES FERRERO EN FRANCE
ARTICLE 3.1 – Représentants désignés

Les parties ont convenu que les conditions de désignation des Délégués Syndicaux d’établissement et centraux, Délégués syndicaux supplémentaires, des Représentants Syndicaux au CSE ainsi que des Représentants des sections syndicales sont régies par les dispositions légales et règlementaires.

Au niveau de l’UES FERRERO en France, les attributions sont les suivantes :

  • Le Délégué Syndical Central (DSC) représente le syndicat qui l’a désigné, négocie les accords collectifs au sein de l’UES FERRERO en France, défend les intérêts professionnels des salariés et anime la vie syndicale au niveau de FERRERO en France ;


  • Le Représentant Syndical (RS) au CSE Central assiste aux séances du CSE Central afin de représenter le syndicat qui l’a désigné.


Au niveau des entités FERRERO France Commerciales (FFC) et FERRERO France (FF), les attributions sont les suivantes :
  • Le Délégué Syndical (DS) et le Délégué Syndical Supplémentaire (DSS) représente le syndicat qui l’a désigné et anime la vie syndicale au niveau de FFC ou de FF ;


  • Le Représentant Syndical (RS) au CSE FFC et FF assiste aux séances du CSE de FFC ou de FF afin de représenter le syndicat qui l’a désigné.

Les parties ont convenu que les négociations obligatoires sont conduites au niveau de l’UES FERRERO en France.
ARTICLE 3.2 – Thèmes des négociations et périodicité

3.2.1 Négociations Obligatoires

Conformément aux dispositions conventionnelles applicables en la matière (et ce, même dans le cadre de la conclusion d’un accord à durée indéterminée), les parties sont convenues des périodicités ci-dessous  :

3.2.1.1 Les Salaires effectifs

La négociation sur les salaires effectifs est conduite chaque année au niveau de l’UES FERRERO en France.
Par dérogation au cadre défini dans l’article « 3.4.2 - Déroulement d’une négociation » ci-dessous, la Direction transmettra les documents préparatoires tels que définis en annexe 4 au moins une semaine avant la première réunion.

3.2.1.2 La Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels (GEPP)

La négociation est conduite pour 4 ans au niveau de l’UES.

3.2.1.3 L’Egalité Professionnelle et La Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT)

Conformément à l’Accord d’adaptation relatif à la négociation sur la QVCT et à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes portant modification à l’Accord Cadre en date du 15 juin 2022

,  la négociation est conduite pour 4 ans au niveau de l’UES FERRERO en France.

Elle porte notamment sur les thèmes suivants :
  • l’articulation entre la vie personnelle et la vie professionnelle pour les salariés ;
  • les objectifs et les mesures permettant d’atteindre l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
  • les mesures permettant de lutter contre toute discrimination en matière de recrutement, d’emploi et d’accès à la formation professionnelle ;
  • les modalités du plein exercice par le salarié de son droit à la déconnexion et la mise en place par l’entreprise de dispositifs de régulation de l’utilisation des outils numériques, en vue d’assurer le respect des temps de repos et de congé ainsi que de la vie personnelle et familiale.


3.2.2 Autres thématiques de négociation

Les autres thèmes de négociations couverts par des accords collectifs spécifiques suivront les modalités et la périodicité de renégociation fixées par l’accord considéré.
ARTICLE 3.4 – Réunions de négociation

3.4.1 Convocations

Les convocations aux réunions de négociations obligatoires sont adressées par courriel ou via l’agenda électronique à chaque Délégué Syndical Central de chaque Organisation Syndicale Représentative au niveau de l’UES FERRERO en France.

3.4.2 Déroulement d’une négociation

La première réunion est consacrée à l’établissement du calendrier, à la définition de la durée de la négociation, à la lecture de l’accord à renouveler ou à réviser lorsque celui-ci existe, à lister les documents à fournir pour sa préparation et à définir à quel moment et selon quelles modalités les propositions respectives des Organisations Syndicales seront remises à la Direction.

3.4.3 Information sur la composition des délégations

La Délégation Syndicale sera composée de 3 collaborateurs appartenant à la Société au maximum, y compris le Délégué Syndical Central.

Dans la mesure du possible, les délégués syndicaux informent, dans un délai raisonnable, la Direction avant chaque réunion de négociation de la composition de la Délégation Syndicale de son organisation syndicale.

La Direction sera représentée par le/la DRH ou son délégataire et pourra être accompagné(e) par un représentant de chaque Etablissement. En fonction des thématiques abordées, il/elle pourra également être accompagnée d’un ou deux spécialistes/invités.
ARTICLE 3.5 – Réunion annuelle des Délégués Syndicaux Centraux et des Délégués Syndicaux

Une réunion est organisée chaque année, au mois d’octobre, au niveau central avec les Délégués Syndicaux Centraux et les Délégués Syndicaux des Organisations Syndicales Représentatives pour :
  • déterminer les thèmes de discussion et de négociation ;
  • positionner un calendrier prévisionnel ;
  • et échanger autour d’une thématique d’actualité, pour laquelle il pourra être prévu la présence d’un intervenant extérieur.

CHAPITRE 4 – LES MOYENS DES REPRESENTANTS DU PERSONNEL AU SEIN DE L’UES FERRERO EN FRANCE
ARTICLE 4.1 – Temps consacré à l’exercice du mandat

4.1.1 Crédits d’heures

Les crédits d’heures ou les heures de délégation s’entendent comme du temps dont bénéficient les Représentants du Personnel pour exercer leur mandat.

Les heures de délégation sont allouées à chaque Représentant du Personnel sur une base mensuelle.

4.1.1.1 Crédits d’heures des membres de la délégation du personnel

4.1.1.1.1 Crédits d’heures des membres titulaires
Les membres titulaires du CSE d’établissement disposent d’un crédit d’heures individuel de délégation fixé par les dispositions légales et réglementaires.
4.1.1.1.2 Crédits d’heures liés à des responsabilités supplémentaires
Pour refléter les responsabilités associées à certaines missions au sein du CSE, il est convenu d’allouer un crédit d’heures supplémentaires en complément du crédit d’heures dont les membres des délégations disposent en vertu de leur mandat.
  • Pour le CSE Central :
  • Le/la secrétaire dispose d’un crédit de 5h mensuelles supplémentaires.
En cas d’absence du secrétaire, la personne qui assurera temporairement la charge bénéficiera de ce crédit d’heures.
  • Pour les CSE d’établissement :
  • Le/la secrétaire dispose d’un crédit de 10 heures mensuelles supplémentaires ;
  • Le/la secrétaire adjoint dispose d’un crédit de 5h mensuelles supplémentaires ;
  • Le/la trésorier(ère) dispose d’un crédit de 5h mensuelles supplémentaires ;
En cas d’absence du secrétaire et du secrétaire adjoint ou du trésorier, la personne qui assurera temporairement la charge bénéficiera de ce crédit d’heures.
  • Pour les CSSCT d’établissement :
  • Le/la Référent(e)de la commission SSCT d’Etablissement dispose d’un crédit de 10 heures mensuelles supplémentaires.
4.1.1.1.3 Crédits d’heures des membres suppléants
Les membres élus suppléants des CSE d’établissement bénéficient d’un crédit d’heures mensuel de 2 heures, visant à leur permettre de rester informés sur les questions abordées au cours de ces réunions et sur les délibérations y afférentes.
4.1.1.1.4 Crédits d’heures des membres de la commission SSCT
Par ailleurs, les parties conviennent que les enjeux de la mission de membre de la Commission SSCT d’établissement requièrent un crédit d’heures de délégation supplémentaires en complément du crédit d’heures dont les membres des délégations d’un montant de 8 heures par mois.
Les crédits d’heures supplémentaires visés ci-dessus ne suivent pas le régime de report et de mutualisation défini à l’article 4.1.1.3 du présent accord.

4.1.1.2 Crédits d’heures des représentants désignés et des Organisations Syndicales Représentatives

4.1.1.2.1 Crédits d’heures des représentants désignés
Les Délégués Syndicaux d’établissement et centraux les Délégués Syndicaux Supplémentaires, les Représentants Syndicaux au CSE ainsi que les Représentants de la Section Syndicale disposent d’un crédit d’heures individuel de délégation fixé par les dispositions légales et réglementaires.
4.1.1.2.2 Crédit d’heures lié à des responsabilités supplémentaires
Pour refléter les responsabilités associées au rôle de Délégué Syndical Central, il est convenu d’allouer un crédit d’heures supplémentaire de 6 heures par rapport au minimum légal à chaque Délégué Syndical Central, passant ainsi celui-ci de 24 heures à 30 heures.
4.1.1.2.3 Forfait annuel pour les Organisations Syndicales Représentatives

Afin de favoriser la négociation collective, il est convenu d’allouer un crédit d’heures supplémentaires de 42 heures par rapport au minimum légal à chaque section syndicale pour ses délégués syndicaux et salariés appelés à négocier, en vue de la préparation de la négociation, passant ainsi celui-ci de 18h à 60 heures.

Ce crédit d’heures peut être utilisé par tout salarié appartenant à l’UES FERRERO en France, après accord du Délégué Syndical Central.

Annexe 5 : Schéma synthétisant les crédits d’heures mensuelles existants au sein de l’UES FERRERO en France.

4.1.1.3 Utilisation des crédits d’heures

4.1.1.3.1 Bons de délégation

Les titulaires d’un mandat présenteront à leur hiérarchie huit jours avant la fin de chaque mois calendaire le planning de leurs absences, incluant tant les convocations de la Direction que les heures de délégation prévisionnelles pour le mois suivant, afin que cette dernière puisse organiser l’activité du service en conséquence. Il est entendu que toutes les heures de délégation ne sauraient être prévisibles et que dans le cas d’heures non planifiables, le titulaire d’un mandat s’engage à les communiquer dès qu’il en a connaissance, et en tout état de cause, avant leur prise effective.

De manière générale, l’utilisation des heures de délégation se fait conformément à l’objet du mandat. Le principe est de recourir à l’utilisation de bons de délégations, sous forme électronique ou version papier.
Il devra être précisé sur le bon de délégation l’heure théorique de début et l’heure théorique de fin de la délégation pour la date concernée. En l’absence de précision d’heure de fin théorique de délégation, une absence théorique pour délégation sera alors considérée pour l’intégralité de la date concernée. Un bon de délégation ne pourra concerner au maximum qu’une seule journée. En cas d’absence pour délégation de plusieurs jours successifs, il faudra alors rédiger autant de bon de délégation que de journées d’absences pour délégation.
Ces heures sont utilisées dans le souci du respect du bon fonctionnement du service dont font partie les titulaires d’un mandat.
Lorsque le retour de délégation se fait lors du temps de travail, le titulaire d’un mandat signalera sa disponibilité auprès de sa hiérarchie. En l’absence de son supérieur hiérarchique, il le préviendra par messagerie électronique.

La hiérarchie s’engage, lorsqu’elle a été informée conformément aux règles précitées et dans la mesure du possible, à ne pas solliciter au titre de leurs activités professionnelles, les titulaires d’un mandat lorsqu’ils utilisent leurs heures de délégation ainsi que sur les temps de réunion des instances représentatives initiés par la Direction.
Pour s’associer à la volonté du Groupe d’améliorer, de favoriser et de développer la digitalisation des processus au sein de FERRERO, les bons de délégation seront eux-aussi en version dématérialisée. Une procédure en découlant relative à leur utilisation sera alors mise en place.
4.1.1.3.2 Mutualisation

Par principe, l’utilisation des crédits d’heures est individuelle. Par exception, les membres titulaires au CSE de chaque établissement peuvent, chaque mois, répartir entre eux et/ou avec les suppléants le crédit d’heures de délégation dont ils disposent.

La répartition de ces heures ne peut conduire à l’un des membres titulaires et/ou suppléants à disposer, dans le mois, de plus de 1.5 fois le crédit d’heures de délégation dont bénéficie un membre titulaire, soit maximum 36 heures par mois.

Les membres titulaires du CSE concernés informent l’employeur du nombre d’heures réparties au titre de chaque mois au plus tard 8 jours avant la date prévue pour leur utilisation.
L’information de l’employeur se fait par un document écrit précisant leur identité ainsi que le nombre d’heures mutualisées pour chacun d‘eux.




4.1.1.3.3 Possibilité de report

Par principe, les heures non utilisées mensuellement sont perdues. Par exception, les membres titulaires ainsi que les représentants syndicaux au CSE de chaque établissement ont la possibilité d’utiliser les heures non prises, dans la limite de 12 mois glissants.

Cette règle ne peut conduire un membre à bénéficier dans le mois de plus de 1.5 fois le crédit d’heures dont il bénéficie, soit maximum :
  • 36 heures pour les membres titulaires au CSE d’établissement ;
  • 30 heures pour les représentants syndicaux au CSE d’établissement.
Pour l’utilisation des heures ainsi cumulées, le représentant informe l’employeur au moins 8 jours avant la date prévue de leur utilisation.
4.1.2 Temps passé aux réunions

4.1.2.1 Temps passé aux réunions du CSE et de ses Commissions
Il est rappelé que le temps passé par les Représentants du Personnel sur convocation de l’employeur aux réunions ordinaires et extraordinaires :
  • du CSE Central ;
  • des CSE d’Etablissements ;
  • des commissions telles que définies au sein de cet accord
Est considéré comme temps de travail effectif.
Ce temps n'est pas déduit des heures de délégation prévues pour les membres de la délégation du personnel. Le décompte du temps passé en réunion sera effectué avec les participants présents à la réunion.

4.1.2.2 Temps passé aux réunions de négociation
Toute demi-journée de réunion de négociation syndicale convoquée à l’initiative de la Direction entamée sera considérée comme entièrement travaillée et sera rémunérée comme telle.
Le décompte du temps passé en réunion sera effectué avec les participants présents à la réunion.

4.1.2.3 Communication des temps de réunions aux managers
Pour faciliter la venue en réunion des Représentants du Personnel, la Direction communiquera aux managers des Représentants du Personnel les dates et les temps de réunion associés.


4.1.3. Temps de trajet

4.1.3.1 Temps de trajet du personnel en horaire décalé
Le temps prévu pour se rendre à une convocation de l’employeur qui se situe en dehors de l’horaire normal de travail et qui dépasse le temps normal de déplacement entre le lieu de domicile et le lieu de travail est assimilé à du temps de travail effectif. Il est donc rémunéré comme tel.
Le temps de trajet s’apprécie du domicile du salarié jusqu’au site et répond au barème suivant :
Rayon autour de l’établissement
Temps de trajet forfaitaire
0 à 10 kms
10 minutes
10 à 20 kms
20 minutes
20 à 30 kms
30 minutes
Au-delà de 30 kms
45 minutes

4.1.3.2 Temps de trajet de Villers-Ecalles à Mont Saint Aignan pour des réunions d’UES
Un temps de trajet de 45 minutes est forfaitairement défini pour se rendre de Villers-Ecalles à Mont Saint-Aignan.
4.1.3.3 Temps de trajet des représentants du personnel itinérants

Le calcul du temps de trajet tient compte du lieu de la réunion, du lieu de résidence du Représentant du Personnel et de la ville base de la valorisation de son périmètre géographique.

Si le temps de trajet pour se rendre à la réunion est supérieur au temps de trajet habituel pour se rendre sur le lieu de travail, la différence, calculée via l’application Google Maps, est assimilée à du temps de travail effectif. Elle est donc rémunérée comme tel.
ARTICLE 4.2 – Les moyens matériels

4.2.1 Véhicules pour se rendre aux réunions organisées par la Direction

Pour se rendre aux réunions qu’elle organise, la Direction met à disposition des titulaires d’un mandat qui ne disposent pas d’un véhicule de fonction dans le cadre de leur activité professionnelle, des véhicules de services, dans la mesure où le parc de voitures disponibles le permet.

A défaut de véhicules d’entreprise disponibles, ils utiliseront leur propre véhicule et se feront rembourser les frais relatifs à leurs déplacements, sur production de justificatifs.

Il est entendu que les titulaires d’un mandat seront assurés dans le cadre des trajets qu’ils effectuent au titre de leur(s) mandat(s).

4.2.2 Attribution d’un ordinateur portable

Un ordinateur portable avec accès au réseau de l’entreprise, et configuré dans l’environnement standard en vigueur au sein de l’UES FERRERO en France et utilisable en WIFI, sera attribué à chaque Délégué Syndical, à chaque Secrétaire et Trésorier de CSE ainsi qu’à chaque Référent de CSSCT d’Établissement, dans la mesure où ces personnes n’en disposent pas déjà dans le cadre de leur activité professionnelle.

L’Entreprise assurera la maintenance du matériel informatique. En cas de difficulté, les utilisateurs auront la possibilité de contacter la Hotline informatique pour toute aide nécessaire.

Le matériel demeure la propriété de l’UES FERRERO en France. Il ne peut être utilisé de logiciels autres que ceux mis à disposition. Ce matériel est sous l’entière responsabilité de leurs bénéficiaires qui devront prendre toutes les mesures pour en assurer la pérennité et la sécurisation. En cas de vol ou de perte dû à un comportement fautif, l’entreprise se réserve le droit de ne pas remplacer ce matériel.

4.2.3 Attribution d’un téléphone portable
Sous réserve que le bénéficiaire n’en dispose pas déjà dans le cadre de son activité professionnelle, l’entreprise allouera un smartphone à usage professionnel permettant les communications, l'accès mails et Internet à chaque Délégué Syndical, à chaque Secrétaire de CSE ainsi qu’à chaque Référent de CSSCT d’Établissement.
L’abonnement et le coût des communications seront à la charge de l’Entreprise dans les règles prévues par l’Entreprise. L’usage de ce téléphone portable n’est autorisé que dans le cadre du territoire métropolitain. Le forfait téléphonique et les data associées pourront être adaptés en accord avec la Direction en cas de besoin individuel particulier et justifié par les nécessités d’exercice du mandat.
4.2.4 Lieux pour se réunir

4.2.4.1 Locaux mis à disposition des CSE et des Commissions SSCT
Le CSE de l’établissement de FERRERO France Commerciale dispose d’un local mis à sa disposition sur le site de Mont-Saint-Aignan.
Le CSE de l’établissement de FERRERO France dispose d’un local mis à sa disposition sur le site Villers-Ecalles.
Le local mis à la disposition de chaque CSE est utilisable par les commissions du CSE , dans les mêmes conditions.
4.2.4.2 Locaux et salles de réunion mis à disposition des Organisations Syndicales

4.2.4.2.1 Locaux mis à disposition des Organisations Syndicales

Chaque Organisation Syndicale bénéficiera d’un local propre sur le(s) site(s) sur le(s)quel(s) elle est représentative.
Si cette Organisation Syndicale est représentative au niveau de l’UES FERRERO en France et d’un seul Établissement, elle aura alors accès au local commun de l’Établissement dans lequel elle n’est pas représentative.
4.2.4.2.2 Salles mises à disposition pour les Organisations Syndicales Représentatives

Afin de faciliter le dialogue social et les échanges entre les salariés et les Organisations Syndicales, la Direction met à la disposition de chaque Organisation Syndicale Représentative une salle de réunion afin que celle-ci puisse organiser des réunions en dehors du temps de travail et dans la limite de quatre fois par an.

L’Organisation Syndicale doit en faire la demande auprès de la Direction de l’établissement au moins une semaine avant la date planifiée pour la réunion. La Direction accède à la demande dans les meilleurs délais sous réserve de la disponibilité de salle.

4.2.4.3 Equipements dans les locaux

Chaque local est équipé de :
  • tables,
  • chaises,
  • armoires fermant à clé,
  • matériel informatique de type PC ou MAC équipé de logiciels bureautiques et relié à une imprimante et une ligne téléphonique sécurisée et indépendante, ainsi que d’un écran PC supplémentaire,
  • d’un accès internet et intranet.
Le bon usage de ces locaux et du matériel mis à disposition est placé sous l’entière responsabilité des utilisateurs.
Chaque local sera fermé à clé. Un jeu de clés est remis à chaque Délégué Syndical Central pour les locaux syndicaux et au Secrétaire/Référent de chaque CSE pour les locaux du CSE.

En cas d’intervention dans les locaux rendue nécessaire pour les besoins de l’entretien de l’immeuble ou cas d’urgence (par exemple : incendie, inondation, etc), les détenteurs du jeu de clés en seront informés, dans les meilleurs délais, avant l’intervention.




4.2.5 Panneaux d’affichage à destination du CSE et des Organisations Syndicales

Conformément aux dispositions conventionnelles, chaque CSE d’Établissement et chaque organisation disposent de deux panneaux d’affichage par Établissement.

Les panneaux d’affichage précités seront mis à disposition sur le site de Mont-Saint-Aignan pour l’établissement Ferrero France Commerciale et sur le site de Villers Ecalles pour l’établissement Ferrero France.

4.2.6 – Restitution des moyens matériels mis à disposition des Représentants du Personnel

Les Représentants du Personnel s’engagent à restituer l’ensemble des moyens matériels mis à leur disposition dans le cadre de l’exercice des fonctions électives et/ou syndicales en cas de cessation du mandat associé à l’attribution du matériel concerné, ainsi qu'en cas de départ de l'entreprise.
ARTICLE 4.3 – Les moyens numériques

Il est rappelé que l’ensemble des Représentants du Personnel élus ou désignés doivent se conformer à la législation relative notamment aux moyens utilisables en matière de communication syndicale et aux règles prescrites par le service informatique de l’Entreprise.

Ils doivent également respecter la charte informatique ainsi que les règles relatives au Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD).

4.3.1 Messagerie électronique
Chaque représentant du personnel, s’il n’en possède pas déjà dans le cadre de son activité professionnelle, se verra attribuer une adresse de messagerie électronique interne et nominative.
4.3.1.1 Caractère nominatif et professionnel de la boîte de messagerie électronique
L’utilisation de la messagerie est destiné à faciliter les échanges d’informations ainsi que la circulation de l’information entre les représentants du personnel et avec la Direction.
L’adresse se situera dans le carnet d’adresses de la messagerie interne de FERRERO en France.
Les représentants du personnel ne possédant pas d’ordinateur à leur poste de travail accéderont à leur boîte de messagerie sur les ordinateurs publics, par le biais d’un mot de passe personnel.
Etant donné les règles de sécurité de cette messagerie, le mot de passe personnel devra être tenu secret.
Les messages liés à l’exercice du mandat de représentant du personnel doivent être envoyés pendant les heures de délégation.
4.3.1.2 Communication par la messagerie électronique avec les salariés
La messagerie électronique ne pourra pas être utilisée par les membres du CSE à des fins de communications d’ordre syndical. Les organisations syndicales disposent à cet effet de l’espace Intranet « Les communications syndicales ».
Les CSE d’établissement ont la possibilité, dans le respect de la charte informatique de l’Entreprise, de faire des diffusions générales sur la messagerie pour informer les salariés de l’établissement des actions sociales et culturelles (voyages, Noël, etc.). Pour cela, chaque Comité Social et Economique bénéficiera d’une adresse de messagerie électronique spécifique.
Les CSE d’établissement s’engagent à respecter les principes directeurs posés par la CNIL.
Chaque Secrétaire de CSE d’établissement est responsable du bon usage de la messagerie électronique mise à sa disposition.
La taille des messages doit respecter les directives du service informatique, afin de ne pas ralentir le système informatique.
4.3.2. Vidéo Conférence
Compte tenu de la pratique de ces dernières années et la présence des Représentants du Personnel sur tout le territoire Français, les parties ont convenu que les participations aux réunions des Comités Sociaux et Economiques, des commissions associées et de négociation pourront s’effectuer, pour ceux qui le souhaitent, par vidéo conférence, et ce afin de faciliter la tenue, le fonctionnement des réunions et pour réduire les déplacements des Représentants du Personnel.
Les conditions techniques mises en œuvre devront garantir le principe de loyauté, se traduisant par la possibilité donnée à toutes les parties de suivre les discussions et d’y participer.

La vidéoconférence sera organisée via la plateforme Teams, qui permet l’identification des participants et assure la retransmission continue et simultanée du son et de l’image des délibérations.
Le lien d’accès sera mentionné sur la convocation à la réunion.

S’agissant des réunions des CSE d’établissement et du CSE Central, il est convenu que le recours à la visioconférence ne sera pas limité à 3 réunions par an.

Ce recours sera confirmé par une résolution des CSE concernés, laquelle définira les modalités du recours, notamment celles relatives au vote.

4.3.3 Base de données économiques et sociales et environnementales (BDESE)
La BDESE rassemble l'ensemble des informations nécessaires aux consultations et informations récurrentes que l'employeur met à la disposition des Représentants du Personnel.
La BDESE existe au niveau de l’UES FERRERO en France.
Les accès à la BDESE sont ouverts aux membres des délégations du personnel (titulaires et suppléants), aux représentants syndicaux des CSE d’Etablissement ainsi qu’aux délégués syndicaux en fonction du mandat exercé et de leur périmètre.
Il est précisé que chaque ajout de documents fera l’objet d’une notification par courriel aux représentants du personnel.
Afin de sécuriser les conditions d’accès et d’utilisation de la base de données, il est rappelé que :
  • l’accès à la base de données est strictement personnel et suppose que seul le détenteur du compte utilisateur accède aux informations mises en ligne ;
  • l’utilisation des informations contenues dans la BDESE sont destinées à faciliter l’exercice des mandats des représentants du personnel, elles ne sauraient être utilisées à d’autres fins ;
  • l’utilisation des données doit être conforme à l’obligation de discrétion et de confidentialité dont est soumis l’ensemble des Représentants du Personnel y ayant accès, notamment à l’égard des informations contenues dans la BDESE revêtant un caractère confidentiel et présentées comme telles par la Direction de l’UES.

4.3.4 Intranet

Il est rappelé que les personnes habilitées à utiliser l’intranet sont responsables du contenu de leurs publications.

4.3.4.1 Utilisation d’Intranet par les membres de la délégation du personnel

Les CSE d’Etablissement auront la possibilité de publier leurs annonces d’activités sociales et culturelles dans l’espace Intranet qui leur est réservé.

Les procès-verbaux des réunions seront publiés par la Direction sur un espace Intranet « Dialogue Social » lorsqu’ils auront été approuvés et signés et seront accessibles aux salariés de l’entité concernée.
Les parties conviennent que l’Intranet ne pourra pas être utilisé comme forum de discussion, qu’aucun film vidéo ne pourra y être téléchargé, et qu’enfin aucune bande son ne pourra s’y trouver. L’insertion sur les affichages de liens hypertexte vers des sites extérieurs ou vers des formulaires est interdite.
Les documents remis ou informations donnés confidentiellement aux représentants du personnel dans le cadre de leur activités professionnelle et/ou présentés comme tels par la Direction dans le cadre de leurs fonctions électives et/ou syndicales ne pourront pas figurer sur le site Intranet.
Le temps passé à l’utilisation des espaces dédiés Intranet par les représentants du personnel pendant les horaires habituels de travail s’imputera sur les heures de délégation.

4.3.4.2 Utilisation d’Intranet par les Organisations Syndicales

Chaque Organisation Syndicale dispose d’un espace d’affichage électronique dédié sur l’Intranet intitulé « Partenaires Sociaux » afin de diffuser des informations de nature syndicale. Il est rappelé que seul cet outil interne à l’entreprise peut être utilisé dans le cadre de diffusion d’informations ou de communications d’ordre syndical.

L’organisation syndicale publie la communication syndicale dans le portail de l’espace Intranet prévu à cet effet selon le mode opératoire communiqué par le service informatique.

Les communiqués publiés par les Organisations Syndicales seront alors considérés comme des tableaux d’affichage électronique dans les conditions de l’article L.2142-6 du Code du travail.

Il est convenu que les pages et les documents affichés sur l’espace Intranet dédié seront communiqués simultanément aux deux Directions des Ressources Humaines (aux Directeurs(trices) des Ressources Humaines des sites de Mont-Saint-Aignan et de Villers-Ecalles) ainsi qu’à l’équipe Relations Sociales. Les organisations syndicales s’engagent à effectuer leurs communications par voie électronique dans le respect des règles conventionnelles applicables dans l’entreprise sur le droit à la déconnexion et ce afin de ne pas porter des conséquences préjudiciables à la bonne marche de l’entreprise.

Pour les mêmes motifs et afin de ne pas porter préjudice à la tenue de la réunion et plus particulièrement à la loyauté des débats, les communiqués syndicaux ne pourront pas être publiés avant qu’une réunion ne soit terminée.

Les contenus des affichages numériques dédiés sont librement déterminés par les Organisations Syndicales dans le respect des dispositions légales, celles du présent accord et des politiques internes de communication et informatique.

Ils doivent notamment satisfaire aux conditions suivantes :
  • Les affichages numériques doivent revêtir un caractère exclusivement syndical ;
  • Les affichages numériques ne doivent revêtir aucune information confidentielle, et ne doivent pas être préjudiciables à la bonne marche de l'entreprise ;
  • Les affichages numériques sont soumis au respect des dispositions relatives à la presse, ce qui signifie notamment qu’elles ne doivent contenir aucune injure, ni diffamation, ni des fausses nouvelles, ni des provocations ;
  • La protection de la vie privée et notamment le droit à l’image, ainsi que la protection des droits d’auteur doivent être respectés ;
  • Les dispositions en matière de traitement des données personnelles/RGPD doivent être strictement respectées ;
  • Le logo de FERRERO ne peut être utilisé ni modifié sans accord expressément écrit de la Direction, conformément aux dispositions du Code la Propriété Intellectuelle.

La communication d’origine syndicale sur le réseau informatique doit être compatible avec les exigences de bon fonctionnement et de sécurité de ce dernier et ne pas entraver l’accomplissement du service.

Les parties conviennent que l’Intranet ne pourra pas être utilisé comme forum de discussion, qu’aucun film vidéo ne pourra y être téléchargé, et qu’enfin aucune bande son ne pourra s’y trouver.
L’insertion sur les affichages de liens hypertexte directs vers des sites extérieurs ou vers des formulaires est interdite.

Les documents remis ou informations donnés confidentiellement aux Représentants du personnel dans le cadre de leurs activités professionnelles et/ou présentés comme tels par la Direction dans le cadre de leurs fonctions électives et/ou syndicales ne pourront pas figurer sur le site Intranet.

Le temps passé à l’utilisation des espaces dédiés Intranet par les représentants du personnel pendant les horaires habituels de travail s’imputera sur les heures de délégation.

En cas de souci technique lié à cette publication, un mode de fonctionnement alternatif sera mis en place.

4.3.5. Internet

Il est convenu que chaque Organisation Syndicale et chaque Comité d’Établissement disposent gracieusement d’un accès Internet, via le réseau de FERRERO France.

Le temps passé sur un site Internet par les titulaires d’un mandat pendant les heures de travail sera imputé sur les heures de délégation.
ARTICLE 4.4 – Les moyens financiers

Les parties conviennent que les contributions versées par l’UES Ferrero France (au titre des frais de fonctionnement ainsi que des activités sociales et culturelle) sont versées directement aux CSE d’établissement.
Néanmoins et notamment afin de financer la rédaction des procès-verbaux des réunions ordinaires et extraordinaires du CSE Central par un prestataire extérieur, les parties ont convenu que les deux CSE d’établissement participeront au règlement de ces factures.
La répartition de la prise en charge des procès-verbaux se fera, chaque année, au prorata des effectifs présents sur l’année N-1.
La répartition sera présentée lors de la première réunion ordinaire du CSE Central de l’année N.
La répartition en % pour l’année N sera calculée, pour chaque établissement, selon la formule suivante : Effectif moyen annuel de l’année N-1 (moyenne des effectifs mensuels) de l’établissement / effectif total moyen annuel de l’année N-1 (moyenne des effectifs mensuels) de l’UES x 100.


4.4.1 Financement des CSE d’établissement

4.4.1.1 Budget relatif au fonctionnement et aux attributions économiques et professionnelles
Chaque CSE d’établissement de l’UES FERRERO en France bénéficie, conformément aux dispositions légales et du fait de l’effectif de l’UES, d’une subvention de fonctionnement d’un montant annuel égal à 0,20 % de la masse salariale brute de son établissement telle que définie ci-après au sein de l’UES Ferrero en France.
La base de calcul des versements effectués aux CSE d’établissement est constituée de la masse salariale mensuelle brute soumise à cotisations URSSAF des deux sociétés composant l’UES Ferrero France de l’année en cours.
Le calcul des contributions est effectué mensuellement, dans la première quinzaine du mois, sur la base des chiffres connus au dernier jour du mois et le versement des contributions est effectué le mois suivant. Cette somme est ensuite répartie au profit de chaque CSE d’établissement au prorata de la masse salariale de la Société concernée (FFC ou FF).
Chaque CSE d’établissement peut décider, par une délibération, de consacrer une partie de son budget de fonctionnement au financement de la formation des délégués syndicaux de l'entreprise.
4.4.1.2 Budget relatif aux activités sociales et culturelles
Le budget des œuvres sociales et culturelles reste fixé à 1% de la masse salariale telle que définie précédemment au sein de l’UES Ferrero en France.
La base de calcul des versements effectués aux CSE d’établissement est constituée de la masse salariale mensuelle brute soumise à cotisations URSSAF des deux Sociétés composant l’UES Ferrero France, de l’année en cours.
Le calcul des contributions est effectué mensuellement, dans la seconde quinzaine du mois, sur la base des chiffres connus au dernier jour du mois et le versement des contributions est effectué le mois suivant.
La répartition au profit de chaque CSE d’établissement du budget relatif aux activités sociales et culturelles, se fera au prorata de l’effectif du mois concerné rattaché administrativement à chaque Société. L’effectif pris en compte est l’effectif moyen mensuel des salariés (sous contrat de travail de l’UES Ferrero France) rattachés à chaque Société, pour le mois correspondant au calcul de la contribution. L’effectif moyen mensuel se calcule en prenant en compte le nombre de salariés équivalent temps plein, au prorata de leur temps de présence au cours du mois (date de contrat). La dotation aux œuvres sociales et culturelles de chaque société est donc calculée comme suit :
Masse salariale mensuelle des deux Sociétés composant l’UES Ferrero France x 1% x effectif moyen mensuel du mois précédent de la Société (FFC ou FF) / effectif total moyen mensuel du mois précédent des deux Sociétés composant l’UES FERRERO en France.
4.4.1.3 Modalités de versement des budgets aux CSE d’établissement
Le versement sera fait mensuellement dans les 2 semaines suivant la fin du mois précédent. La date du versement pourra être reportée en cas de circonstances particulières, par exemple à l’occasion des congés ou sur demande du trésorier.
Il s’effectuera de préférence par virement bancaire. Chaque budget sera versé de manière distincte sur un ou deux comptes dont les coordonnées auront été communiquées préalablement à la Société, afin de distinguer la nature des versements et en faciliter leur comptabilisation par les CSE d’établissement.
Les envois se feront simultanément au trésorier, au secrétaire de chaque CSE d’Etablissement, à la Responsable des Relations Sociales qui recevront mensuellement communication des bases de calcul des sommes versées. Toutefois, en vue de faciliter la gestion de trésorerie des CSE d’établissement, chaque comité pourra demander à bénéficier de versements lissés mensuels de la dotation aux activités sociales et culturelles.
Une régularisation des comptes s’effectuera en janvier de l’année N+1 sur la base des paramètres réels de masse salariale et d’effectif de l’année N. L’option de versement lissé est valable pour une année entière et pourra être revue chaque année en janvier.
Les CSE d’établissement devront tenir une comptabilité faisant distinctement apparaitre l’imputation des recettes et des dépenses au titre de chacun des budgets de fonctionnement et des activités sociales et culturelles. Chaque trésorier présentera un rapport annuel de gestion au cours du 1er trimestre de chaque année civile et avant la fin du mandat, afin de faire approuver les comptes. Il présentera également un budget prévisionnel annuel lors de la présentation du rapport annuel. Ce budget pourra être actualisé en cours d’année.
4.4.1.4 Transfert des biens, droits et obligations, créances et dettes aux CSE
Lors de leur dernière réunion du cycle électoral, ces instances doivent décider de l'affectation des biens de toute nature dont elles disposent à destination des CSE et, le cas échéant, les conditions de transfert des droits et obligations, créances et dettes relatifs aux activités transférées.
Lors de leur première réunion, les CSE décident, à la majorité de leurs membres, soit d'accepter les affectations prévues par les instances mentionnées au premier alinéa lors de leur dernière réunion, soit de décider d'affectations différentes.
4.4.2 Financement des Organisations Syndicales Représentatives

Afin de permettre leur bon fonctionnement, il sera alloué à chaque Organisation Syndicale Représentative une dotation budgétaire annuelle qui pourra financer par exemple les frais liés à l’organisation de réunions des adhérents, à la participation à des formations spécifiques, à l’achat de documentation et à l’abonnement à des périodiques.
Le budget atteindra le montant de 3000 euros T.T.C. par Organisation Syndicale Représentative et par année fiscale.
Cette dotation sera versée pour chaque exercice budgétaire (septembre à août actuellement) en début d’exercice.
Le budget sera viré sur le compte des Organisations Syndicales Représentatives dont le numéro aura préalablement été communiqué par le Délégué Syndical Central de l’Organisation Syndicale concernée ou par le Délégué Syndical de l’Établissement concerné.
ARTICLE 4.5 – Incidences sur les modes d’organisation de travail spécifiques

4.5.1 Représentants du personnel en travail posté
Afin de faciliter l’organisation de travail des représentants du personnel en équipe, il a été convenu que les Représentants du Personnel en équipe postée (matin, après-midi, nuit, et week-end) participant au CSE, ou à une réunion à l’initiative de l’employeur seront positionnés en journée. Les avantages salariaux liés à leur cycle horaire posté d’appartenance seront maintenus.
Dans le cas où la réunion à l’initiative de l’employeur dure moins de six heures, ces représentants du personnel seront affectés à une activité au sein de leur service pour le reste de la journée.
Dans le cas où la réunion à l’initiative de l’employeur dure plus de six heures, ces représentants du personnel seront placés en absence autorisée payée pour le reste de la journée.
Le détail des cas de figure est présenté en annexe 6 de l’accord.
4.5.2 Représentants du personnel issus de la Force De Vente
Afin de faciliter les déplacements des représentants ainsi que l’organisation de travail des représentants du personnel, il a été convenu que les réunions du CSE et de négociation sur convocation de la Direction s’organisent principalement selon les 3 modalités suivantes :
  • Réunion matinale
  • Réunion après-midi
  • Réunion journée
Les remboursements de frais s’organisent de façon différente selon la durée de trajet en voiture :

Période

Repas Veille

Hôtel

Repas petit déjeuner

Repas déjeuner

Repas soir

Réunion le MATIN

Durée trajet
> 3 heures
Oui
Oui
Oui
Oui
Non
Durée trajet
< 3 heures
Non
Non
Non
Oui
Non

Réunion l’APRES-MIDI

Durée trajet
> 3 heures
Non
Non
Non
Oui
Oui + Hôtel
Durée trajet
< 3 heures
Non
Non
Non
Oui
Non

Réunion la JOURNEE

Durée trajet
> 3 heures
Oui
Oui
Oui
Oui
Oui + Hôtel
Durée trajet
< 3 heures
Non
Non
Non
Oui
Non

Avion ou Train : lorsque le temps de trajet excède 3 heures et que le trajet a lieu en avion ou en train, afin de gagner du temps et de permettre de faire un aller-retour dans la même journée, les frais de déplacement en avion ou en train seront remboursés.

Tous les voyages et déplacements ainsi que les remboursements de frais dans le cadre des fonctions syndicales et/ou électives se fait selon la politique voyage du Groupe Ferrero en vigueur et des barèmes associés ainsi que des modalités de fonctionnement.
CHAPITRE 5 – DROITS ET DEVOIRS DES REPRESENTANTS DU PERSONNEL
ARTICLE 5.1 – Formations au titre du mandat de membre de la délégation du personnel

5.1.1 Formation santé, sécurité et conditions de travail

En application de l’article L.2315-18 du Code du Travail, les membres de la délégation du personnel du Comité Social et Economique (titulaires et suppléants) et les référents en matière de lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes bénéficient de la formation nécessaire à l’exercice de leurs missions en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail.

La formation est d’une durée minimale de cinq jours pour les membres titulaires et suppléants lors de leur premier mandat et pour les membres de la CSSCT. En cas de renouvellement de ce mandat, la formation est d’une durée minimale de trois jours.
5.1.2. Stage de formation économique

Les membres titulaires du CSE élus pour la première fois bénéficient, dans les conditions et limites prévues à l'article L. 2145-11 du Code du travail, d'un stage de formation économique. Ce stage de formation économique est renouvelé lorsque les membres titulaires du CSE ont exercé pendant plus de 4 ans, de manière consécutive ou non, des fonctions électives.

Conformément à l’article L. 2315-63 du Code du travail, le stage de formation économique des titulaires du CSE est d'une durée maximale de 5 jours. En outre, la durée de cette formation est imputée sur la durée du congé de formation économique, sociale environnementale et syndicale prévu aux articles L. 2145-5 et suivants du Code du travail.
ARTICLE 5.2 – Congé de formation économique, sociale, environnementale et syndicale (CFESES)
Conformément aux dispositions de l’article L. 2145-5 du Code du travail, les salariés bénéficient d’un droit à participer à des stages ou sessions de formation économique et sociale ou de formation syndicale.
Conformément aux dispositions de l’article L.2145-6 du Code du travail, le salarié bénéficiant du congé de formation économique, sociale et syndicale a droit au maintien total par l’employeur de sa rémunération.
A l’issue de la formation, les salariés ont l’obligation d’adresser à la Direction, par courriel ou courrier, une attestation de suivi de formation au moment de la reprise de leur travail.
ARTICLE 5.3 – Liberté de circulation
En vertu de leur mandat, les Représentants du Personnel peuvent librement se déplacer dans un périmètre qui va varier en fonction du type de mandat exercé, sous réserve de respecter les règles régissant les accès aux zones de travail et les contraintes techniques liées à la réglementation en vigueur.

Dans le cadre de leur liberté de déplacement, une extension des accès aux sites présents dans le périmètre est accordée soit sur leur badge professionnel lorsqu’ils en disposent dans le cadre de leurs fonctions ou, le cas échéant, grâce à l’attribution d’un badge.
Les représentants du personnel s’engagent à :
  • Respecter les consignes de sécurité et de sûreté du site ;
  • Informer dans les plus brefs délais les services Sûreté, Sécurité et Relations Sociales en cas de perte ou de vol du badge ;
  • Ne pas prêter leur badge ;
  • Restituer leur badge en cas de cessation définitive des fonctions électives/syndicales et/ou de rupture du contrat de travail.

Dans le cadre de leur liberté de circulation, ils peuvent prendre tous les contacts qu’ils jugent nécessaires à l’accomplissement de leur mission, sous réserve de ne pas apporter de gêne importante à l’exécution du travail des salariés.


Toute difficulté relative à l’exercice de ce droit doit être portée à l’attention de la Direction, afin qu’elle y soit remédiée au plus tôt.
Pour des impératifs de santé, d’hygiène ou de sécurité, des contraintes au droit de libre circulation peuvent être apportées.
ARTICLE 5.4 – Statut protecteur

Conformément aux dispositions légales en vigueur, la Direction s'engage à respecter expressément le statut protecteur dont bénéficient les représentants du personnel ainsi que d’autres bénéficiaires limitativement énumérés par la loi.
ARTICLE 5.5 – Obligation de discrétion

Il est rappelé que l’ensemble des titulaires d’un mandat sont tenus à une obligation de discrétion à l’égard des informations revêtant un caractère confidentiel et présentées comme telles par l’employeur. Dans ce cas, les informations présentées comme confidentielles ne peuvent être communiquées en dehors des titulaires d’un mandat concernés.

Sont également concernés par l’obligation de discrétion et de confidentialité :
  • Les différents experts auxquels le CSE peut recourir : expert-comptable, expert habilité ;
  • Les salariés de l’entreprise susceptibles d’assister aux réunions du CSE et de ses commissions ainsi qu’aux réunions de négociation ;
  • Les représentants du CSE au conseil d’administration ou de surveillance ;
  • La personne extérieure à laquelle il est fait appel pour rédiger les comptes-rendus de réunions du CSE.
ARTICLE 5.6 – Obligation de respect du secret professionnel

Conformément à la législation en vigueur et compte tenu des informations qui pourraient être communiquées dans le cadre de l’exercice de leurs fonctions électives et/ou syndicales, notamment lors des consultations des Comités Sociaux et Economiques et/ou des négociations avec les Organisations Syndicales Représentatives, les parties rappellent que l’ensemble des Représentants du Personnel sont tenus au secret professionnel pour toutes les questions relatives aux procédés de fabrication et/ou pour l’ensemble des thématiques spécifiquement identifiées comme confidentielles par la Direction.
ARTICLE 5.7 – Obligation de loyauté réciproque
La Direction s'engage à une stricte neutralité et à respecter l’égalité de traitement à l'égard des Organisations Syndicales.
Les divergences d'opinion entre la Direction et les Organisations syndicales sont normales ; pour autant les parties s'engagent à maintenir des rapports, des propos oraux ou écrits respectueux, loyaux et courtois, s'interdisant notamment toute mise en cause des personnes physiques au-delà des mandats ou fonctions qu’ils exercent.

CHAPITRE 6 – EVOLUTION PROFESSIONNELLE DES REPRESENTANTS DU PERSONNEL
Cette thématique fait l’objet de dispositions conventionnelles spécifiques au sein de l’UES FERRERO en France que les parties n’entendent pas modifier.

A titre informatif, et à la date de signature du présent accord, ces dispositions sont prévues au sein de l’Accord relatif à la Gestion de Carrière des Représentants du personnel du 23 décembre 2021.

CHAPITRE 7 – DISPOSITIONS FINALES
ARTICLE 7.1 – Durée et entrée en vigueur
Le présent accord entre en vigueur à compter de sa signature, et est conclu pour une durée indéterminée.
ARTICLE 7.2 – Suivi

Compte tenu des thématiques abordées dans ce présent accord, les parties ont souhaité se donner rendez-vous après chaque processus électoral afin de faire le point sur le fonctionnement et l’application de cet accord, ainsi que sur d’éventuelles adaptations légales, réglementaires, ou jurisprudentielles, en lien avec nos pratiques internes.
ARTICLE 7.3 – Révision
Les parties conviennent que le présent accord pourra être révisé, à tout moment au cours de son application, par avenant conclu dans le respect de la réglementation en vigueur.
Toute demande de révision devra être accompagnée d’une proposition de modification.
Les dispositions du présent accord dont la révision est demandée s’appliqueront jusqu’à l’entrée en vigueur d’un nouvel accord. A défaut de nouvel accord, les dispositions dont la révision a été demandée continueront de rester en vigueur.
Tout texte légal ou réglementaire qui viendrait impacter le présent accord en invalidant ou modifiant certaines de ses clauses, s’y substituerait immédiatement.
ARTICLE 7.4 – Dénonciation
Le présent accord peut être dénoncé à tout moment, avec un préavis de trois mois, par l’une ou l’autre des parties signataires par lettre recommandée avec accusé de réception.
ARTICLE 7.5 – Formalités de dépôt et de publicité de l’accord

Après sa conclusion, le présent accord sera notifié à l’ensemble des organisations syndicales représentatives par tout moyen probant, en privilégiant les moyens digitaux.

Conformément à la réglementation, le présent accord, accompagné des pièces mentionnées aux articles D. 2231-2 et suivants du Code du travail, fera l’objet d’un dépôt à la DREETS compétente, via la plateforme de télé-procédure du ministère du travail.
L’accord sera également remis au secrétariat-greffe du Conseil de Prud’hommes du lieu de conclusion de l'accord.

Il sera porté à la connaissance de l’ensemble des salariés des sociétés composant l’UES FERRERO en France conformément aux dispositions légales réglementaires en vigueur.

Le présent accord fera par ailleurs l’objet d’une publication dans une base de données nationale.

Fait à Mont-Saint-Aignan, le 1er mars 2024.

La Direction :

Directrice des Ressources Humaines





Les Organisations Syndicales Représentatives :


Délégué Syndical Central C.F.D.T




Délégué Syndical Central C.F.E-C.G.C SNI2A




Délégué Syndical Central C.F.T.C




Délégué Syndical Central F.O.

ANNEXES :

  • Annexe 1 : Schéma synthétisant le nombre de réunions en fonction des Instances Représentatives du Personnel
  • Annexe 2 : Modèle vierge de bilan social et de rapport de situation comparée entre les femmes et les hommes
  • Annexe 3 : Planning théorique des informations consultations récurrentes par année et par périmètre
  • Annexe 4 : Documents préparatoires aux N0
  • Annexe 5 : Schéma synthétisant les crédits d’heures mensuelles existants au sein de l’UES FERRERO en France
  • Annexe 6 : Incidences sur les modes d’organisation du travail spécifiques – Détails des cas de figure – Représentants du Personnel Postés

    Mise à jour : 2024-07-12

    Source : DILA

    DILA

    https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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