CHAPITRE 10 : COMMUNICATION PAGEREF _Toc220484628 \h 11
Entre, d'une part,
Monsieur, agissant en qualité de Directeur Ressources Humaines Groupe, représentant la société Fleury Michon pour l'Unité Economique et Sociale de Vendée constituée des sociétés suivantes dont le siège social se trouve à POUZAUGES :
FLEURY MICHON LS (Registre du commerce n° B 340 545 441) FLEURY MICHON SA (Registre du commerce n° B 572 058 329).
Et, d'autre part,
Les délégués syndicaux de l'Unité Economique et Sociale de Vendée des organisations syndicales CFDT, CGT, FO et CFE-CGC.
PREAMBULE
La Direction et les partenaires sociaux se sont rencontrés les 14, 22 et 27 janvier 2026 dans le cadre des négociations annuelles obligatoires prévues à l’article L.2242-1 du code du travail et portant sur la rémunération, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée dans l’entreprise. Le calendrier des réunions a été validé majoritairement lors de la réunion du 14 janvier 2026 et les dossiers préparatoires habituels ont été remis à cette même occasion. Lors de ces réunions, l’ensemble des thèmes de négociations annuelles prévus par l’article L.2242-1 du code du travail ont été abordés. Pour ces différents thèmes, les éléments suivants ont été convenus : -
Salaires et effectifs : cf chapitre 2 du présent accord.
-
Durée effective et organisation du temps de travail : cf chapitre 3 du présent accord.
-
Intéressement, participation et épargne salariale : Il est rappelé et convenu avec les parties signataires que ces thèmes sont d’ores et déjà traités dans le cadre de l’accord Intéressement Groupe du 09/12/2024, de l’accord Participation du 11/12/2017 et de l’accord Plan Epargne Entreprise groupe du 23/01/2017.
-
Suivi des mesures visant à supprimer les écarts de rémunération et les différences de carrière Femmes/Hommes : Il est rappelé et convenu avec les parties signataires que ce thème est d’ores et déjà traité dans le cadre de l’accord relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes du 07/10/2022, qui sera renégocié avant fin 2026.
Les parties ont échangé sur le contexte actuel
de faible inflation et du besoin de maintenir la compétitivité de l’entreprise par rapport à nos concurrents. Ainsi, au travers de notre politique salariale globale, la Direction a eu pour objectif de préserver la pérennité économique de l’entreprise, maintenir nos emplois CDI actuels, tout en essayant de trouver un équilibre entre les attentes des salariés et les possibilités de l’entreprise.
CHAPITRE 1 : CHAMP D’APPLICATION Le présent accord concerne l’ensemble des salariés (ouvriers, employés, techniciens, agents de maitrise et cadres) de l’Unité Economique et Sociale de Vendée inscrits à l’effectif.
CHAPITRE 2 : VOLET REMUNERATION La Direction rappelle sa vision :
Devenir n°1 sur l’ensemble de nos marchés LS, et développer 2 ou 3 relais de croissance pour compenser la décroissance structurelle de certains de nos marchés. En mettant au cœur de notre stratégie notre projet « Vous aider à manger mieux chaque jour », et sa déclinaison en une politique RSE au service de toutes les parties prenantes de notre entreprise.
Les partenaires sociaux ont repartagé le contexte 2025 et les perspectives 2026 :
Crise inédite sur le poulet et la dinde
Impact énorme d’environ 30 M€ sur les 2 dernières années et qui continuera d’avoir des effets :
Le prix du poulet restera durablement plus élevé que par le passé et la dinde est dans une situation structurellement préoccupante et peut amener à des choix douloureux
Résultats financiers restent trop faibles
Malgré les bons volumes de 2025, Fleury Michon ne dégage quasiment pas de résultat suffisant au regard de son activité et de ce fait consomme structurellement du cash dont le niveau va baisser significativement
Les investissements en CAPEX dans les années à venir vont devoir être conséquents pour accompagner la croissance en volume
Une concurrence féroce
Herta est très agressif sur le CSN et regagne des parts de marché
Guerre des prix et concentration des enseignes qui rendent les négociations commerciales plus tendues que jamais et incertaines quant à leur résultat
Environ 300 supermarchés d'Auchan vont basculer sous enseignes Intermarché et Netto ce qui va nous impacter négativement
La volatilité reste extrême
Cours des matières qui évolue en permanence et décorrélation avec certains indices choisis dans le cadre d'Egalim
Contexte américain qui peut avoir des répercutions majeures pour Fleury Michon
Risques réputationnels constants
Dans ce contexte, la Direction et les organisations syndicales représentatives ont engagé les négociations et ont convenu d’une évolution de la rémunération et de modalités spécifiques,
en priorisant les augmentations de salaires pour répondre au mieux à l’attente des collaborateurs.
Article 2.1 : Augmentation générale Au plan national,
l’inflation moyenne annuelle 2025 a été de 0.9% (source INSEE), et les prévisions du 1er semestre 2026 autour de 1,3%.
La Direction et les organisations syndicales représentatives ont négocié les augmentations suivantes rétroactivement au 1er janvier 2026 :
Pour les ouvriers employés techniciens et agents de maîtrise (hors chefs de secteur), augmentation générale de 1.2 % du K130 au K295 inclus.
Pour les cadres au K350 et les techniciens chefs de secteur, augmentation générale de 0.6 % et une enveloppe d’augmentations individuelles moyenne de 0.6 %. Cette enveloppe d’augmentations individuelles sera attribuée par chaque Direction.
Pour les cadres au K400, une enveloppe d’augmentations individuelles moyenne de 1.2 %. Cette enveloppe d’augmentations individuelles sera attribuée par chaque Direction.
Cette augmentation s’appliquera sur la base de la grille de salaires en vigueur au 1er janvier 2025. Article 2.2 : Primes conventionnelles Après discussions avec les organisations syndicales représentatives, en lien avec l’augmentation générale, il a été convenu de revaloriser les primes de contraintes conventionnelles de
+1.2 %, en garantissant la conformité avec la convention collective :
Primes de froid :
Libellé de la prime
Valeur de la prime au
01/01/2025
en brut par heure
Nouvelle valeur de la prime
applicable à compter du 01/01/2026
en brut par heure
Taux prime froid 4%
0.46 €
0.48 €
Taux prime froid 8%
0.93 €
0.96 €
Taux prime froid 15%
1.73 €
1.81 €
Prime nuit :
La valeur totale de la prime ci-dessous sera revalorisée en brut par jour au 1er janvier 2026 à hauteur de :
Prime nuit 1.5 :
13.58 € (au lieu de 13,42 €).
CHAPITRE 3 : VOLET ORGANISATION ET TEMPS DE TRAVAIL Article 3.1 : Carence sécurité sociale La Direction et les organisations syndicales représentatives ont convenu lors des NAO 2025 d’expérimenter sur l’année 2025 une évolution du dispositif mis en place initialement lors des NAO 2022 concernant la carence maladie :
sur 12 mois glissants et non plus en année civile.
Le bilan de cette expérimentation a été partagé avec les organisations syndicales, mettant en évidence une hausse des coûts du fait du passage en 12 mois glissants, mais également du fait d’une évolution législative (plafonnement des IJSS). Malgré cela, le Direction et les organisations syndicales signataires ont décidé de pérenniser le dispositif sur 12 mois glissants : Ainsi, pour les salariés CDI sur la période du 1/01/25 au 31/01/27, en cas d’arrêt sécurité sociale (arrêt maladie, accident de travail, accident de trajet et maladie professionnelle) en 2025, si le salarié n’a pas eu d’arrêt sécurité sociale sur les 12 derniers mois précédant son arrêt de 2026,
Fleury Michon prendra en charge le différentiel de rémunération à hauteur de 100% les 3 premiers jours du premier arrêt de 2026, sous forme de prime compensatoire. La régularisation sur les salariés concernés sera réalisée sur le mois de janvier 2027 pour application rétroactive. Cette régularisation sera mentionnée sur le bulletin de paie.
Cette application est pérennisée sur les années suivantes.
CHAPITRE 4 : VOLET SOCIAL Article 4.1 : Emploi Au vu des perspectives de volumes 2026 et des départs retraite, l’entreprise s’engage à réaliser un certain nombre de CDI ouvriers en 2026 sur l’UES :
50 CDI ouvriers sans condition majoritairement sur le 1er semestre
25 CDI ouvriers supplémentaires (avant fin 2026) sous condition d’une croissance volumes UES supérieure à 3% entre 2025 et 2026
Article 4.2 : Salariés aidants Le sujet des aidants concerne de plus en plus de salariés directement ou indirectement. La Direction et les organisations syndicales signataires avaient convenu en 2025 de créer un groupe de travail pour réfléchir à des propositions concrètes pour aider les salariés concernés par cette situation.
En 2026, la Direction et les organisations syndicales signataires du présent accord ont décidé de mettre en œuvre les mesures suivantes pour les salariés remplissant la définition légale en vigueur des salariés aidants :
Elargissement de la
prise en charge de la journée de solidarité pour les salariés aidants (selon les mêmes modalités que les salariés en situation de handicap)
Communication en mars 2026 sur la loi Mathys pour informer les salariés du dispositif de don de jours
Abondement de l’entreprise sur les dons de jours : 1 jour abondé pour chaque jour donné
Mise en place d’un
fond de solidarité de 30 jours par an, dont les modalités de redistribution sera défini par le conseil social
Etude avec le cabinet CHESNEAU sur la prévoyance des salariés aidants
Article 4.3 : Santé mentale La santé mentale des salariés devient une préoccupation de plus en plus importante dans les entreprises. Afin de préparer une partie des équipes, une formation va être proposée en 2026 pour mieux détecter et apporter un premier niveau de réponse aux salariés concernés :
A l’équipe Service Prévention Santé au Travail
Aux Responsables RH
Aux membres CSSCT
Article 4.5 : Mesures sociales spécifiques aux cadres Les représentants des cadres ont souhaité travailler avec la Direction sur des
mesures sociales adaptées aux cadres (PERO, épargne salariale et les abondements possibles). La Direction va donc organiser dans les prochains mois des réunions avec un prestataire pour identifier les pistes possibles, et voir la faisabilité de les mettre en œuvre courant 2026.
Article 4.6 : Parcours de carrière des femmes La Direction lance dès février 2026 un projet visant à
accompagner spécifiquement les parcours de carrière des femmes au sein du Groupe Fleury Michon, qui abordera aussi bien la progression des femmes à tous les niveaux de l’entreprise jusqu’aux postes de direction, que les questions de santé spécifiques.
Ce sujet sera également partagé lors de la négociation égalité femmes / hommes programmée avant fin 2026.
Article 4.7 : Méthologie RPS Plusieurs organisations syndicales ont souhaité rediscuter de la méthodologie de l’évaluation annuelle RPS réalisée sur chaque site, notamment sur l’échantillon de population choisi. La Direction s’est engagée à l’aborder lors de la CSSCT de mars.
Article 4.8 : Tutorat Durant la formation d’un tutoré, celui-ci rencontre son tuteur en cours de journée ou en fin d’équipe pour faire le point d’avancement sur son apprentissage sur des temps courts (30min à 1h). La Direction a convenu que même si ces temps de rencontre du tuteur avec le tutoré ou le manager ont lieu hors atelier, l’éventuelle prime de froid sera maintenue. Cela n’inclut pas les éventuels temps de formation en salle (hors atelier) ou les temps de mise à jour des outils prévus à la journée ou demi-journée.
CHAPITRE 5 : DUREE Le présent accord est conclu pour une durée d’un an (1er janvier 2026 au 31 décembre 2026) et prendra effet à compter de sa signature.
CHAPITRE 6 : REVISION L’accord d’entreprise peut être révisé dans les conditions prévues par la loi (articles L. 2222-5 et suivants, L. 2261-7 à L. 2261-8 du code du travail). Chaque partie signataire peut demander la révision du présent accord et, le cas échéant, de ses annexes. Toute demande de révision devra être portée, par lettre recommandée avec avis de réception, à la connaissance de l’autre partie contractante. Elle devra comporter l'indication des points dont la révision est demandée et des propositions formulées en remplacement. Une copie de la lettre devra être adressée à l’Inspecteur du travail compétent. Les discussions devront commencer au plus tard dans le délai d'un mois suivant l'envoi de la lettre de notification de demande de révision. Tout additif ou toute modification devra faire l’objet d’un avenant au présent accord. Toute modification de l’accord d’entreprise résultant d’un avenant de révision a pour effet de se substituer au texte qu’il révise.
CHAPITRE 7 : ADHESION ET DENONCIATION Conformément aux dispositions de l’article L. 2261-3 du Code du travail, toute organisation syndicale représentative, qui n’est pas signataire du présent accord pourra y adhérer ultérieurement. Cette adhésion ne pourra être partielle et concernera nécessairement l’ensemble des termes de l’accord. L’accord d’entreprise peut être dénoncé dans les conditions prévues par la loi. La dénonciation partielle ou totale du présent accord par l’une des parties signataire devra être portée à la connaissance de l’autre partie par lettre recommandée avec avis de réception. La partie auteur de la dénonciation présentera le cas échéant, une proposition de texte. Une copie devra être adressée à l’inspecteur du travail compétent. La dénonciation sera effectuée avec un préavis de trois mois, au-delà duquel l’accord d’entreprise continuera à produire ses effets jusqu’à la mise en place d’un nouveau texte et au plus tard pendant un an. La dénonciation peut porter soit sur l’ensemble de l’accord, soit sur l’ensemble des dispositions se rapportant à un même titre. A défaut d’accord de substitution conclu dans le délai de 15 mois suivant la dénonciation, l’accord d’entreprise cessera de produire tout effet au terme de ce délai dans les conditions légales (articles L. 2222-6 – L. 2261-9 – L. 2261-10 – L. 2261-11 – L. 2261-13 – L. 2261-14 du Code du travail).
CHAPITRE 8 : DEPOT LEGAL En application des articles L. 2231-5 et suivants, R. 2231-2 et suivants, L. 2261-1 du code du travail, le présent avenant sera :
notifié à l’ensemble des organisations syndicales représentatives
déposé à l’initiative de la partie la plus diligente auprès de la DREETS de la Roche-sur-Yon (Vendée) en 2 exemplaires dont une version sur support papier signée des parties et une version sur support électronique
remis par la partie la plus diligente aux greffes du Conseil de Prud’hommes de la Roche-sur-Yon (Vendée) en 1 exemplaire.
CHAPITRE 9 : PUBLICITE En application de l’article L. 2262-5 du code du travail, la société procurera un exemplaire du présent accord aux institutions représentatives du personnel. Conformément à l’article L. 2231-5-1 du code du travail, le présent accord sera rendu public. Il alimentera la base de données nationale dont le contenu est publié en ligne. Afin de protéger les intérêts de l’entreprise, la Direction et les organisations syndicales signataires conviennent que le présent accord sera publié dans une version anonymisée.
CHAPITRE 10 : COMMUNICATION Le présent accord sera diffusé dans l’entreprise sous forme d’une information complète et rapide, assurée par la Direction. Un exemplaire du présent accord sera tenu à la disposition du personnel.