Accord d'entreprise GIE AXA

ACCORD RELATIF A LA QUALITE DE VIE AU TRAVAIL ET AUX CONDITIONS DE TRAVAIL AU SEIN DU GIE AXA

Application de l'accord
Début : 01/01/2024
Fin : 31/12/2026

40 accords de la société GIE AXA

Le 21/02/2024


ACCORD RELATIF A LA QUALITE DE VIE AU TRAVAIL ET AUX conditions de travail AU SEIN DU GIE AXA
ENTRE LES SOUSSIGNES :
Le GIE AXA, dont le siège social est situé 23 avenue Matignon - 75008 PARIS,

D’une part,
ET :
Les organisations syndicales représentatives au sein du GIE AXA :
  • L’organisation syndicale C.F.D.T.,
  • L’organisation syndicale C.F.E. C.G.C.,
D’autre part.

Il est convenu les dispositions suivantes :


PREAMBULE


TITRE 1 – PRINCIPES GENERAUX RELATIFS A LA DEMARCHE QUALITE DE VIE AU TRAVAIL


TITRE 2 – CHAMP D’APPLICATION DE L’ACCORD


TITRE 3 – DISPOSITIONS SPECIFIQUES RELATIVES AU DIAGNOSTIC, AUX INDICATEURS DE SUIVI ET A LA MOBILISATION DES ACTEURS

Article 1 - Diagnostic périodique sur la qualité de vie au travail

Article 2 - Les indicateurs de suivi de la qualité de vie au travail

2.1 - Les indicateurs de suivi de la qualité de vie au travail partagés au niveau de la RSG

2.2 - Les indicateurs de suivi de la qualité de vie au travail spécifiques au GIE AXA

Article 3 - Une implication de l’ensemble des acteurs

TITRE 4 – PREVENTION DES RISQUES PSYCHOSOCIAUX ET DES RISQUES PROFESSIONNELS

Article 4 - Agir pour la prévention des risques psychosociaux et des risques professionnels

Article 5 - Développer une culture de prévention des risques psychosociaux et former les différents acteurs

Article 6 - Développer des initiatives en matière de support à la santé physique et mentale

6.1 – Initiatives relatives à la santé physique

6.2 – Initiatives relatives à la santé mentale

Article 7 - Un panel de services de santé à disposition des collaborateurs

TITRE 5 – FAVORISER LA CONCILIATION ENTRE LA VIE PERSONNELLE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

Article 8 - Renforcer l’accompagnement des salariés « aidants » dans le cadre du programme WE CARE.

Article 9 - Favoriser le retour à l’emploi après un congé maladie supérieur à 3 mois

Article 10 – Sensibiliser les managers au suivi de la charge de travail

TITRE 6 – ACCOMPAGNER L’EVOLUTION DE L’ORGANISATION DU TRAVAIL ET DE SON ENVIRONNEMENT ET FAVORISER LE DROIT ET DEVOIR DE DECONNEXION

Article 11 - Circonstances exceptionnelles

Article 12 - La démarche Smart Working

Article 13 - Renforcer la qualité des relations de travail et du collectif de travail

Article 14 - Développer un environnement de travail adapté

Article 15 - Droit et devoir de déconnexion


TITRE 7 – DISPOSITIONS GENERALES

Durée de l’accord

Comité de suivi

Révision et dénonciation

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PREAMBULE

Dans un environnement en pleine mutation, marqué par une concurrence accrue, une transformation digitale majeure, une forte augmentation des exigences réglementaires et plus récemment par une crise sanitaire sans précédent, le GIE AXA souhaite demeurer un employeur de référence.
Convaincues du lien étroit entre performance économique et performance sociale, les parties réaffirment l’importance de la promotion de la qualité de vie au travail et de l’amélioration continue des conditions de travail, comme enjeu et levier dans la conduite des transformations nécessaires à la compétitivité de l’entreprise et pour contribuer au bien-être tant individuel que collectif des salariés.
Dans le cadre de l’accord RSG du 21 avril 2021 et dans la continuité de l’accord d’entreprise signé le 9 octobre 2018, le GIE AXA souhaite poursuivre son action en faveur de l’amélioration de la qualité de vie au travail et des conditions de travail.
La notion de qualité de vie au travail a fait l’objet de précisions dans le cadre des accords nationaux interprofessionnels :

  • L’ANI « QVT » du 19 juin 2013, qui demeure un cadre de référence, précise que la notion de qualité de vie au travail peut se concevoir comme « un sentiment de bien-être au travail perçu collectivement et individuellement qui englobe l’ambiance, la culture de l’entreprise, l’intérêt du travail, les conditions de travail, le sentiment d’implication, le degré d’autonomie et de responsabilisation, l’égalité, un droit à l’erreur accordé à chacun, une reconnaissance et une valorisation du travail effectué ».
  • L’ANI « Santé » du 9 décembre 2020 pour une prévention renforcée et une offre renouvelée en matière de santé au travail et conditions de travail précise quant à lui que :
  • « La qualité de vie au travail, dont la santé et la sécurité au travail sont un des aspects, est un facteur de santé et de réalisation personnelle pour les salariés.
  • Sur le plan collectif, la qualité de vie au travail est une des conditions de la performance de l’entreprise. […]
  • La QVT engage un regard plus large sur le travail et ses conditions de réalisation. La notion de QVT présente de multiples dimensions : les conditions de travail, l’environnement et les relations de travail, la conciliation des temps de vie privée et professionnelle, les conditions d’accès à la mobilité, la reconnaissance du travail, le climat social, l’égalité professionnelle, etc. Autant de registres sur lesquels l’entreprise, pour ce qui la concerne, peut instaurer de bonnes conditions de travail, un climat de confiance, un environnement et une atmosphère propices à l’échange, au partage et au bien-être au sein de l’entreprise.
Dans ce cadre, le rôle des managers et de la ligne managériale est central et les pratiques managériales sont au cœur des évolutions attendues en matière de prévention et de « qualité de vie au travail ».
C’est dans cette perspective que les parties signataires du présent accord entendent :
  • Dans la droite ligne de l’accord RSG du 21 avril 2021, mettre en œuvre les principes généraux relatifs à la démarche qualité de vie au travail au travers de la réalisation d’un diagnostic périodique, de la mise en place d’indicateurs de suivi et d’actions de prévention des risques psychosociaux et des troubles musculosquelettiques.
  • Tendre vers un objectif commun d’amélioration continue des conditions de travail au sein du GIE AXA afin de contribuer à l’équilibre entre le bien-être des salariés au travail, la satisfaction des clients et la bonne marche de l’entreprise, et souligner l’importance de la promotion de la qualité de vie au travail et de la prévention du stress comme enjeu et levier dans la conduite des transformations nécessaires à la compétitivité du groupe.

TITRE 1 - PRINCIPES GENERAUX RELATIFS A LA DEMARCHE QUALITE DE VIE AU TRAVAIL


La qualité de vie au travail et les conditions de travail incluant la prévention des risques professionnels sont l’affaire de l’ensemble du corps social : non seulement celle de l’employeur, mais aussi celle des professionnels de la santé, sécurité et des acteurs directement impliqués dans la qualité de vie au travail, la prévention des risques professionnels et la protection de la sécurité et de la santé physique et mentale des salariés.
Chacun concourt au « bien-vivre ensemble » par sa participation constructive au collectif de travail, au regard de son niveau et de ses moyens.
Dans le cadre de l’organisation générale de la qualité de vie au travail au sein du GIE AXA, et afin de détecter les situations à risque le plus en amont, les parties conviennent :
  • de faire évoluer le diagnostic sur le stress, l’anxiété et la dépression en le digitalisant et en y incluant une dimension sur l’environnement de travail,
  • de sensibiliser / informer / former l’ensemble des acteurs sur le sujet,
  • d’améliorer et développer les actions favorisant la qualité de vie au travail.

TITRE 2 – CHAMP D’APPLICATION DE L’ACCORD

Le présent accord concerne l’ensemble des collaborateurs du GIE AXA.

TITRE 3 – DISPOSITIONS RELATIVES AU DIAGNOSTIC, AUX INDICATEURS DE SUIVI ET A LA MOBILISATION DES ACTEURS


Article 1 - Diagnostic périodique sur la qualité de vie au travail

La mesure régulière de la situation en matière de qualité de vie au travail et conditions de travail et la mise en place d’un diagnostic périodique permet d’objectiver par une approche collective la situation des salariés et d’identifier des facteurs d’amélioration des conditions de travail en vue d’établir ou de renforcer les actions y contribuant.
Dans ce cadre, une enquête relative à la qualité de vie au travail et aux conditions de travail sera établie au sein du GIE AXA, sur la base d’une fréquence a minima triennale, dans le respect des principes suivants :
  • Le GIE AXA fera appel à un prestataire externe ayant la pratique des enquêtes afin de garantir la neutralité d’analyse ;
  • La CSSCT sera associée à la préparation du questionnaire ;
  • Le diagnostic sera structuré autour de diverses thématiques (exemples : charge de travail, conciliation vie personnelle vie professionnelle, environnement de travail, etc.) ;
  • La méthode choisie pour réaliser le diagnostic devra garantir un parfait anonymat et éviter tout risque d’identification directe ou indirecte d’individus ou groupes de personnes ;
  • Le diagnostic doit permettre de construire des analyses collectives de la situation en matière de qualité de vie au travail et conditions de travail et de prendre les mesures correspondantes en termes d’actions ;
  • La communication des résultats sera faite auprès de la CSSCT et du CSE
En plus de la mesure périodique précitée, les parties signataires soulignent la nécessité d’effectuer des mesures ponctuelles ciblées, notamment au travers des outils existants au sein de l’entreprise.
A titre d’exemple, le service de santé au travail met en place un diagnostic périodique dont l’objectif est d’évaluer d’anticiper et de soutenir les collaborateurs via la mise en œuvre de plan d’actions basés sur les retours des collaborateurs via des indicateurs de santé psychologique et d’engagement en matière de stress, d’anxiété et de dépression.
Ce diagnostic est basé sur des échelles scientifiquement validées :
  • L’échelle « PSS10 » permet d’évaluer la perception du stress. Ses 10 items mesurent l'importance avec laquelle les situations de vie sont perçues comme menaçantes, c'est-à-dire imprévisibles, incontrôlables et douloureuses.
L'échelle HAD est un instrument de dépistage des troubles anxieux et dépressifs. Les résultats consolidés et anonymisés font l'objet d'une présentation en CSSCT. Ils constituent une base de travail permettant de travailler sur des axes d’amélioration en lien avec le département Ressources Humaines dont découleront des actions correctrices et/ou des plans d’actions.

Article 2 - Les indicateurs de suivi de la qualité de vie au travail

Dans un objectif de développement d’une culture de prévention au sein du GIE AXA et pour améliorer notre capacité à soutenir et accompagner les collaborateurs, les parties estiment opportun de mettre en place un panel d’indicateurs proposé au niveau de l’accord RSG. Ces indicateurs seront complétés, par des indicateurs spécifiques au GIE AXA.
Les parties signataires sont convaincues de l’importance de suivre des indicateurs structurants afin de pouvoir mesurer l’évolution des situations pouvant révéler la présence des facteurs de stress liés au travail et à en prévenir les causes et effets.

2.1 - Les indicateurs de suivi de la qualité de vie au travail partagés au niveau de la RSG

Afin de permettre un suivi consolidé et partagé au niveau de la RSG, il est procédé à la mise en place au niveau du GIE AXA, d’indicateurs qui seront suivis chaque année dans le cadre de l’Observatoire de la qualité de vie au travail au niveau de la RSG et dans le cadre de la commission de suivi du présent accord.
Ces indicateurs sont les suivants :
  • Enps (Employee Net Promoter Score) calculé dans le cadre des enquêtes « Pulse » via la réponse à la question : « Dans quelle mesure recommanderiez-vous AXA comme une entreprise dans laquelle travailler ? »,
  • L’absentéisme,
  • Le Turn Over,
  • Le solde de congés,
  • Le nombre de visites médicales à l’initiative du salarié (sur la base des informations fournies par le service de santé au travail).

2.2 - Les indicateurs de suivi de la qualité de vie au travail spécifiques au GIE AXA

Au-delà de ce socle d’indicateurs consolidés au niveau de la RSG, les parties estiment opportun de compléter ces derniers, avec la mise en place d’indicateurs complémentaires spécifiques au GIE AXA. Ces indicateurs au plus près de la réalité de terrain permettront d’appréhender les facteurs améliorant la qualité de vie au travail et de détecter pour les prévenir les éventuels signes avant-coureurs de situations de stress au travail.
Dans la continuité du précédent accord, les parties conviennent de maintenir les indicateurs recensés dans les rapports annuels existants (bilan social, indicateurs égalité professionnelle hommes-femmes, rapport annuel de la médecine du travail…).
Temps de travail :
  • Absentéisme maladie
  • Nombre moyen de jours de congé pris
  • Nombre de congés maternité / paternité pris
Accident du travail :
  • Nombre de journées d’arrêt suite à un accident du travail
  • Durée moyenne d’un arrêt
Maladies professionnelles :
  • TMS déclarés en maladie professionnelle
Activité du service de santé au travail :
  • Nombre de passages à l’infirmerie
Nombre de télétravailleurs :
  • Nombre de télétravailleurs (par genre, statut).
A noter que l’évolution du turn over, de l’absentéisme et de l’Enps (Employee Net Promoter Score) seront communiqués en CSSCT.
A ce socle d’indicateurs propres au GIE AXA, il a été décidé d’apporter une attention particulière aux 3 mesures suivantes :
  • Proposition d’un entretien systématique avec le HRBP et le manager pour tous les collaborateurs ayant eu un arrêt maladie supérieur à 3 mois. Cet échange ayant pour objectif en complément de la médecine du travail d’accompagner le retour au travail et d’identifier les soutiens nécessaires le cas échéant,
  • Implémentation généralisée à l’ensemble des collaborateurs du GIE AXA de la formation « Santé au travail : Tous responsables »,
  • Formation de l’équipe RH aux sujets relatifs à la santé mentale (équipe HRBP et équipe affaires sociales dédiées au GIE AXA).
Les parties s’engagent à faire vivre ces indicateurs et à ce que l’ensemble des parties prenantes y soient associées afin d’atteindre un taux d’implémentation significatif.
A titre expérimental, un programme de yoga corporate (animé par un spécialiste, ce programme vise à partager des techniques de respiration et de posture pour aider les collaborateurs à prendre soin d’eux au bureau comme en télétravail. Une première session sera proposée aux collaborateurs le 28 février 2024.), l’organisation de « Lunch and Learn » sur la qualité de vie au travail (sur des thématiques telles que veiller à son équilibre de vie, la santé au travail, etc. Des sessions seront proposées aux collaborateurs dès le mois de février 2024) et des sessions animées par le psychologue sur la gestion du stress et de la sophrologie seront mis en place en 2024 pour outiller les collaborateurs. Une campagne de communication dédiée sera effectuée auprès des collaborateurs. En fonction du niveau de participation et de l’intérêt exprimé, ce type d’initiatives pourra être reconduite.

Article 3. Une implication de l’ensemble des acteurs

La mise en place d’une démarche d’amélioration de la qualité de vie au travail repose sur l’implication ainsi que la participation de l’ensemble des acteurs de l’entreprise, chacun apportant des compétences complémentaires en la matière (les dirigeants, l’ensemble de la ligne managériale, les collaborateurs, les professionnels de la prévention en matière de santé au travail, la fonction « Ressources Humaines » et les instances représentatives du personnel).

La direction générale

Elle définit les objectifs stratégiques et économiques de l’entreprise, en prenant en compte l’équilibre entre le bien-être au travail des salariés et l’atteinte de la performance économique et sociale. Elle définit et met en œuvre une politique et des actions en matière de qualité de vie au travail dans une recherche d’exemplarité auprès des équipes, fournit les moyens nécessaires, en lien avec les acteurs concernés de l’entreprise et participe à sa mise en œuvre.
La Direction soutient les engagements prévus par le présent accord et s’engage à mettre en œuvre les actions définies.

Les managers / la ligne managériale

Les managers/la ligne managériale soutiennent leurs collaborateurs en favorisant un climat de confiance et de bienveillance. Ils assurent un rôle central dans l’organisation, la motivation, le professionnalisme et l’efficacité de leurs collaborateurs.
Ils participent à la politique en matière de qualité de vie au travail, en portant une attention particulière à la charge de travail, à l’organisation et aux conditions du travail, à la reconnaissance du travail accompli et au développement des compétences de leurs collaborateurs. Ils veillent également au renforcement du collectif de travail en s’assurant de la régulation et de la prévention des risques.
Le manager organise le travail d’équipe et assure un relai essentiel avec la hiérarchie de l’entreprise. Il est en charge de la répartition et du suivi de la charge de travail. Il veille à la conciliation entre vie professionnelle et vie privée des membres de son équipe et valorise le bien-être au travail vecteur d’efficacité durable.
Le manager doit pouvoir détecter les premiers signaux de mal-être, écouter lorsqu’un ou des membres de son équipe ressentent le besoin de s‘exprimer et être en capacité de mettre en œuvre des actions aider éventuellement par la RH, le service de santé au travail ou sa ligne hiérarchique.
Différentes mesures d’accompagnement (comme par exemple : information, conseils RH, sensibilisations et formations, …) sont mises en place pour aider les managers/la ligne managériale dans leurs missions.

Les collaborateurs

Chacun des collaborateurs est impliqué, quel que soit son positionnement dans l’entreprise, dans la démarche d’amélioration de la qualité de vie au travail et participe à sa mise en œuvre, tant dans l’exercice de ses fonctions que dans sa relation avec son manager et ses collègues.
Chaque collaborateur doit ainsi adopter une attitude bienveillante et constructive au quotidien.

Les professionnels de la prévention en matière de santé au travail :

Les professionnels de la santé et de la sécurité au travail sont des acteurs-clés de la démarche de développement de la qualité de vie au travail.
Le médecin du travail est l’interlocuteur privilégié pour conseiller les salariés rencontrant des difficultés dans leur travail. Il remonte auprès de la direction, et dans le strict respect du secret médical, les problèmes détectés afin de trouver des solutions adéquates. Il est force de proposition auprès de l’employeur en matière de prévention des risques.
Les infirmières/infirmiers de santé au travail ont un rôle de soignant(e), d’accueil et d’écoute. Ils constituent le premier point de contact des collaborateurs pour les problématiques en lien avec la santé au travail. Ils jouent un rôle d’alerte et d’orientation auprès des autres acteurs. Ils sont également des référents en matière de prévention des risques psychosociaux auprès desquels les collaborateurs peuvent s’adresser pour être écoutés et orientés.
Au carrefour des enjeux vie privée/vie professionnelle, l’assistante sociale est une interlocutrice pour les collaborateurs ainsi que pour les acteurs de la démarche de prévention des risques en entreprise. Elle écoute, informe, conseille et oriente le salarié en prenant en compte son environnement professionnel et personnel.
La cellule d’assistance psychologique assure un rôle de soutien et d’accompagnement des salariés rencontrant des difficultés et peut, le cas échéant, animer des ateliers thématiques avec des populations spécifiques sur son lieu d’intervention. La communication sur son existence et les types de prestations proposées sont de nature à contribuer à la qualité de vie au travail. Des prestations complémentaires pourront être proposées en cas de circonstances exceptionnelles.

La fonction Ressources Humaines

Les ressources humaines mettent en place et déclinent la politique de qualité de vie au travail en lien avec l’ensemble des acteurs visés ci-dessus, ainsi qu’avec les institutions représentatives du personnel.
Elles participent à la prévention des risques professionnels en contribuant à la protection de la santé physique et mentale et à la sécurité des salariés, à l’amélioration des conditions de travail et au respect des prescriptions légales et réglementaires prises en la matière.

Les instances représentatives du personnel (IRP)

Les instances représentatives du personnel participent à la mise en œuvre des dispositions du présent accord, notamment au travers des échanges d’information, de propositions et dans le cadre des consultations et du suivi des actions en ce domaine.
Ces instances sont ainsi parties prenantes dans les démarches de la qualité de vie au travail menées notamment à travers l'analyse et la prévention des risques professionnels et au travers des travaux sur le document unique d’évaluation des risques.
La prévention des risques professionnels nécessite une mobilisation de tous les acteurs de l’entreprise y compris des représentants des salariés dont le rôle en la matière est réaffirmé. Dans le champ de la santé, de la sécurité et des conditions de travail, le CSE et la CSSCT participent à la politique de prévention des risques professionnels (promotion, sensibilisation des salariés, remontée d’information et alerte...).

TITRE 4 – PREVENTION DES RISQUES PSYCHOSOCIAUX ET DES RISQUES PROFESSIONNELS

Article 4. Agir pour la prévention des risques psychosociaux et des risques professionnels

La qualité de vie au travail participe d’une démarche globale d’amélioration de la santé et de la sécurité au travail. Les parties signataires entendent s’appuyer sur la démarche de prévention des risques professionnels et promouvoir une prévention primaire opérationnelle au plus près des réalités de terrain et dans le cadre des projets de transformation.
Le GIE AXA s’appuiera en particulier sur le DUERP comme outil de prévention, d’évaluation et d’anticipation des risques et sur le Programme Annuel de Prévention des Risques Professionnels et d’Amélioration des Conditions de Travail (PAPRIPACT).
Le GIE AXA mettra en place des actions visant à prévenir les risques professionnels ; une attention particulière sera portée aux risques psychosociaux, aux troubles musculosquelettiques, aux risques de désinsertion professionnelle ou aux risques sanitaires ou environnementaux. Il est rappelé que la démarche de prévention des risques professionnels, notamment au travers des travaux sur le document unique d’évaluation des risques, constitue un socle essentiel destiné à œuvrer en amont à l’amélioration de la santé et de la sécurité des collaborateurs, et ainsi, contribuer à la qualité de vie au travail. C’est une démarche nécessaire que les parties signataires entendent affirmer en vue de développer les actions de prévention, à savoir les étapes d’identification, d’évaluation et de prise en charge des risques professionnels pour en assurer la maîtrise. Il est rappelé l’importance que le GIE AXA attachera à mettre en œuvre les actions en matière de prévention des risques professionnels, tout en réaffirmant le rôle des services de santé au travail tout au long de la durée de cet accord.
Outre une attention toute particulière dédiée au déploiement d’espaces de travail ergonomiques, le GIE AXA proposera, à titre expérimental, des sessions de formation en collaboration avec un ergonome. Ces sessions auront pour objectif de sensibiliser les collaborateurs et collaboratrices à l’adoption de postures et de gestes adaptés à leur activité au quotidien.

Article 5 – Développer une culture de prévention des risques psychosociaux et former les différents acteurs

Les parties signataires soulignent l’importance de développer une culture de la prévention des risques psychosociaux pour renforcer la promotion de la qualité de vie au travail et des conditions de travail. Dans cet objectif, les parties s’entendent pour mettre en place des actions de nature à :
  • Favoriser l’appropriation de la démarche de QVT et d’amélioration des conditions de travail par l’ensemble des acteurs et leur action coordonnée.
  • Améliorer la qualité de vie au travail au travers d’actions concrètes, contribuant notamment à prévenir l’ensemble des risques inhérents à l’activité professionnelle et à poursuivre une culture d’action préventive en faveur du bien-être au travail au travers notamment de conférences.
A ce titre, des mesures de sensibilisation et de formation permettront à chacun des acteurs de l’entreprise d’être pleinement conscient du rôle qu’il a à jouer, de façon interdépendante avec l’ensemble des acteurs.

Le GIE AXA souhaite développer des actions de formation spécifiques et adaptées aux missions et champ d’action de chacun des acteurs :

Former les collaborateurs 

La santé au travail étant une responsabilité collective, il s’agit à la fois de mobiliser l'ensemble des acteurs de l'organisation, collaborateurs et managers mais également de permettre à chacun une meilleure compréhension des risques psychosociaux et du rôle qu’ils peuvent jouer dans la prévention de ces risques spécifiques. Dans cet objectif, le GIE AXA invitera tous les salariés à suivre un programme de formation dédié : « La santé au travail : Tous responsables ». Cette formation obligatoire sera proposée en français et en anglais, en format digital.
En complément, des « Lunch and Learn (ateliers/conférences) » dédiés à la prévention des risques psychosociaux seront régulièrement proposés. Ces « Lunch and Learn » interactifs et ludiques auront pour objectifs de sensibiliser et d’apporter des outils pratiques pour apprendre à gérer le stress mais également pour développer une meilleure connaissance des gestes indispensables pour lutter contre la sédentarité au travail.

Former les managers

Conscient de l’importance du rôle clé des managers et en complément des actions proposées pour les collaborateurs (auxquelles ils auront accès), le GIE AXA souhaite équiper les managers de façon plus spécifique pour les aider à détecter les signaux faibles, prévenir les burn-out et accompagner leurs collaborateurs dans un environnement en évolution constant. Des conférences sur des thématiques relatives à la prévention des risques psychosociaux seront régulièrement proposées aux managers dans le cadre du programme de formation qui leur est dédié « WE BECOME, WE ARE, WE GROW ».

Former les équipes RH

Le GIE AXA propose de renforcer les compétences des équipes RH qui accueillent et orientent les collaborateurs en situation de fragilité et qui accompagnent les managers dans l’identification de solutions adaptées. Des programmes de formations dédiés à la prévention des risques psychosociaux et à la gestion de la santé mentale seront implémentés tout au long de la durée de cet accord.

Former les instances représentatives du personnel

Les représentants des salariés étant partie prenante dans la prévention des risques psychosociaux, le GIE AXA encourage leur formation et proposera sur la base du volontariat des initiatives de formations propres à la gestion des risques psychosociaux.

Article 6 – Développer des initiatives en matière de support à la santé physique et mentale

6.1 – Initiatives relatives à la santé physique

Le GIE AXA souhaite encourager la pratique d’une activité sportive et promouvoir la forme, le bien-être et la santé des collaborateurs. A ce titre, l’entreprise s’engage à mettre en œuvre une prestation « Sport/Qualité de vie au travail » permettant ainsi, de bénéficier de l’accès à une salle de sport, à des cours de sport et également d’accéder à des conseils sur des thèmes tels que la santé et la prévention des risques, le sommeil et le stress, la nutrition, le télétravail et la sédentarité.

6.2 – Initiatives relatives à la santé mentale

En matière de risques psychosociaux, l’entreprise souhaite réitérer ses engagements en termes d’accompagnement psychologique :
  • Accès gratuit des salariés en difficulté personnelle et/ou professionnelle à une équipe de professionnels de soutien psychologique,
  • Accès direct à ce dispositif par le salarié ou sur sollicitation du médecin du travail ou de la RH,
  • Dans tous les cas, la saisine de l’organisme de soutien psychologique se fera avec l’accord du salarié qui bénéficiera de la prestation dans l’anonymat le plus absolu et dans le respect du secret médical,
  • En cas de survenance d’un évènement tragique nécessitant l’accompagnement psychologique des équipes, une cellule de crise avec un support psychologique dédié pourra être mis en œuvre.
En complément, un psychologue est également présent sur site quelques jours par mois. Il accompagne le cabinet médical sur le développement d’initiatives de sensibilisation à la gestion du stress et se tient à la disposition des collaborateurs qui le souhaiteraient sur prescription du cabinet médical.
Des ateliers d’aide à la gestion du stress seront régulièrement proposés par le cabinet médical avec la participation du psychologue et d’une sophrologue.
Il est primordial que ce dispositif d’accompagnement proposé par le GIE AXA soit connu de tous et accessible à l’ensemble des collaborateurs. Dans cette perspective, le GIE AXA s’engage à communiquer clairement et largement pour faire connaitre ces propositions visant à soutenir la qualité de vie au travail et les conditions de travail.

Article 7 – Un panel de services de santé à disposition des collaborateurs

L’entreprise met à disposition des collaborateurs un large panel de dispositifs en matière de santé permettant d’offrir des garanties variées et adaptées aux situations individuelles rencontrées.

Téléconsultation médicale

La téléconsultation médicale est accessible à l’ensemble des collaborateurs pour eux ou pour leurs proches. Ce service permet d’avoir accès à des professionnels de santé (généralistes et spécialistes) 24h/24h tous les jours de la semaine par téléphone ou en visio que ce soit en France ou à l’étranger.

Les bilans de santé

Dans le cadre du programme de santé et de bien-être : "Healthy You Program", les collaborateurs du GIE AXA âgés de 40 ans et plus peuvent bénéficier d'un bilan de santé physique effectué par le Centre médical « Saint Joseph ». Ce bilan permet, au travers de plusieurs examens, d'évaluer la santé, les facteurs de risque et de prévenir certaines maladies.

Le service « Angel »

Ce service offre aux collaborateurs la possibilité d’interroger par téléphone ou par chat une équipe pluridisciplinaire (infirmiers, médecins, conseillers services en santé, conseillers en Economie Sociale et Familiale, diététiciens, psychologues).
L’équipe Angel répond aux interrogations médicales et sociales. Elle conseille, facilite les démarches et trouve des solutions adaptées aux salariés et leurs proches.

L’application « Mon coach Angel »

Cette application permet aux collaborateurs de préserver leur forme et leur santé. Elle offre un panel d’informations, de tests et de conseils car améliorer sa santé et son bien-être passe aussi par une meilleure connaissance de soi.
Cette application permet ainsi notamment d’évaluer son niveau de stress, de dépendance au tabac ou encore la qualité de l’alimentation. Elle offre la possibilité d’accéder à des programmes de coaching de façon gratuite ou avec des tarifs réduits (running, sevrage tabagique, qualité du sommeil, perte de poids …).
« My esay santé » met à disposition un tableau de bord santé qui mesure les performances du collaborateur.
Enfin, l’application contient également des conseils pratiques, des recettes de cuisine et des news santé permettant de s’informer pour prendre soin de sa santé.

Le réseau Itelis

Itelis est un réseau de soins permettant de rendre accessible au plus grand nombre des soins particulièrement onéreux et mal remboursés grâce à des avantages tarifaires et qualitatifs concernant non seulement les soins courants (opticiens, dentistes, audioprothésistes…) mais également ceux de bien être (ostéopathes/chiropracteurs, psychologues, diététiciens).
Grâce au service de tiers payant, Itelis permet une dispense d’avance de frais auprès des professionnels du réseau de soins Itelis et l’accès à des tarifs négociés.

Le réseau « Hospiway »

Ce réseau a vocation à accompagner les collaborateurs ou leurs proches en cas d’hospitalisation notamment s’agissant du choix des cliniques/hôpitaux grâce à leur classement des meilleurs établissements de santé en France selon le type de pathologie, la spécialité médicale ou du nom de l’établissement. Le réseau « hospiway » référence un grand nombre de pathologies, même les plus spécifiques. Il donne accès à une information complète basée sur la qualité de service et le niveau d’innovation des établissements.
Ce service dispose également d’un comparateur des dépassements d’honoraires pratiqués pour une même opération dans une même région permettant ainsi d’anticiper les efforts financiers associés à l’hospitalisation.

Enfin, « Hospiway » a créé un partenariat avec UNICANCER qui dispose de 18 centres à la pointe de la recherche et de la prise en charge du cancer en France pour bénéficier de soins de qualité et d’un 2ème avis médical en cas de besoin.

« Bienveillance maladies graves »

Les collaborateurs ont accès en cas de maladies graves à une ligne dédiée permettant de disposer non seulement d’un second avis médical par un médecin expert en la pathologie concernée mais également d’un capital et de services tels que des aides à domicile, aides à l’organisation de soins ainsi que des services supplémentaires pour les enfants touchés par les pathologies (coaching psychologiques, soutien scolaire). Ces services sont accessibles aux collaborateurs ainsi qu’à leurs ayants droit (conjoint et enfants).

TITRE 5 – FAVORISER LA CONCILIATION ENTRE LA VIE PERSONNELLE ET LA VIE PROFESSIONNELLE

Le salarié doit pouvoir à la fois se réaliser dans son travail par sa contribution à la performance et concilier sa vie professionnelle et sa vie personnelle.
A ce titre, les différents accords au sein du GIE AXA mettent en place de nombreux dispositifs offrant un éventail large de solutions en vue de favoriser de bonnes conditions de travail et notamment pour prendre en compte, dans le respect des besoins de l’entreprise, les projets et/ou responsabilités familiales des salariés au cours de leur carrière (aménagement de la durée du travail et notamment travail à temps partiel, télétravail, mécénat de compétences, mesures en faveur des salariés aidants, mesures en faveur de la diversité et de l’égalité professionnelle etc.).

La conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle pourra alors être gage de stabilité et de bien-être tant pour les salariés que pour l’entreprise. Les parties signataires rappellent ainsi l’importance de veiller à la qualité des conditions de travail et à la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle à travers notamment :
  • un temps de repos du salarié, quotidien, hebdomadaire, sauf exception et une pause méridienne,
  • la prise des congés,
  • le respect des périodes de suspension du contrat de travail (congés payés, jour de repos de fin de semaine, maternité, maladie)
  • un dialogue régulier entre le manager et le collaborateur sur la charge de travail.

Article 8 - Renforcer l’accompagnement des salariés « aidants » dans le cadre du programme WE CARE.

En s’appuyant sur le programme “WE CARE” proposé par le Groupe AXA pour l’ensemble de ses collaborateurs, le GIE AXA renforce sa volonté de soutenir ses collaborateurs lors des différentes étapes de leur vie et dans les moments les plus importants et poursuit son engagement de long terme en faveur d’une culture plus inclusive davantage axée sur le bien-être.
Dans le cadre de ce programme, le GIE AXA met en place un accompagnement spécifique pour les salariés aidants.
Pour le salarié se déclarant en situation d’aidant et lorsque la personne aidée est, pour le salarié, l’une de celles mentionnées ci-après, une autorisation d’absence est accordée par la RH afin de lui permettre d’accompagner son proche à un rendez-vous médical, paramédical, scolaire ou administratif.
La personne aidée est :
  • la personne avec qui le salarié vit en couple,
  • son ascendant,
  • son frère ou sa sœur,
  • son descendant ou un enfant en situation de handicap ou gravement malade dont il assume la charge (au sens des prestations familiales).

Le salarié aidant pourra bénéficier d’autorisations d’absences à hauteur de 5 jours par an (pouvant être pris par demi-journée), sous réserve que la personne aidée ne soit pas placée en structure d’accueil quotidien ou que la prestation médicale justifiant un rendez-vous ne soit pas délivrée dans la structure d’accueil quotidien.

Article 9 - Favoriser le retour à l’emploi après un congé maladie supérieur à 3 mois

L’Entreprise souhaite réaffirmer son respect du principe de non-discrimination tout au long du déroulement de la carrière professionnelle des collaborateurs et notamment au retour d’un congé maladie supérieur à 3 mois. Dans cette perspective, un entretien avec le ou la HRBP et avec le ou la manager sera systématiquement organisé au retour du salarié. Cet entretien aura pour objectif de faire le point sur les conditions de travail, d’identifier les aménagements nécessaires et d’accompagner vers un retour à l’emploi, (en complément de la médecine du travail).


Article 10 - Sensibiliser les managers au suivi de la charge du travail

Les parties confirment leur attachement :
  • à la réalisation, pour les salariés concernés, d’un entretien annuel individuel avec leur manager (entretien de fin d’année), qui constitue un élément essentiel permettant de faire le bilan de l’activité et plus globalement, le point sur un ensemble d’éléments en lien avec la vie professionnelle du salarié ;
  • à la réalisation pour chaque salarié, d’un entretien professionnel, moment clé permettant d’aborder les perspectives d’évolution professionnelle, notamment en termes de qualifications et d’emploi.
Le GIE AXA sensibilisera les managers sur la charge de travail et leur demandera d’être attentifs aux habitudes de travail de leurs collaborateurs, notamment s’agissant des mails envoyés en dehors des horaires habituels de travail.
Il est également demandé aux managers d’échanger régulièrement et au moins une fois par an, dans le cadre des différents points de suivi réalisés sur l’activité du collaborateur, sur la charge de travail, en évoquant notamment les aspects liés à l’usage des outils numériques ainsi que l’effectivité du droit à la déconnexion et étudieront le cas échéant les actions nécessaires.
Le manager s’assurera notamment que la charge de travail est en adéquation avec le temps de travail de ses collaborateurs, la prise régulière des congés et la formation professionnelle. Ils seront particulièrement attentifs à la variation de la charge de travail pouvant être induite par l’évolution des activités ou les imprévus survenant en cours d’année.
Le cas échéant, le manager mettra en place, avec l’appui éventuel de la RH, et dans un dialogue avec le salarié, les actions permettant de remédier à cette situation (ex : définition des priorités et/ou des délais de réalisation, nouvelle répartition du travail entre les membres de l’équipe, abandon de tâches…) avec un suivi dans le temps.
Ces entretiens seront également l’occasion, notamment pour les salariés cadres au forfait, comme le prévoit l’accord du 21 septembre 2000 sur l’organisation, l’aménagement et la réduction du temps de travail, d’aborder dans le cadre d’un dialogue avec le manager, en lien avec l’usage des outils numériques, les conditions d’exercice des missions, notamment au regard de l’ensemble des questions relatives au temps de travail, à la charge de travail et à l'articulation entre l'activité professionnelle et la vie personnelle tel que mentionné à l’article L. 3121-64 du Code du travail, à l’organisation du travail, à l’amplitude des journées de travail et de mettre en place, le cas échéant, les actions correspondantes nécessaires.
Il est précisé en outre que la charge de travail d’un salarié en télétravail doit être équivalente à celle d’un salarié travaillant dans les locaux de l’entreprise.

TITRE 6 – ACCOMPAGNER L’EVOLUTION DE L’ORGANISATION DU TRAVAIL ET DE SON ENVIRONNEMENT ET FAVORISER LE DROIT ET DEVOIR DE DECONNEXION

Article 11 - Circonstances exceptionnelles

En période de crise, lorsque des modalités de travail exceptionnelles sont mise en place de manière prolongée, un plan de retour à la normale (par exemple, retour sur site) fera l’objet d’échanges avec les représentants du personnel pour prendre en compte notamment les modalités d’une période de transition éventuelle, la réappropriation des rythmes et des environnements de travail.


Article 12 - La démarche Smart Working

La pandémie mondiale a très largement accéléré la transformation de nos modes de vie, de notre travail, des styles de management et des relations sociales constituant ainsi un tournant majeur dans l’organisation du travail.
Les investissements continus du GIE AXA dans la transformation numérique ont permis un recours généralisé et réussi au travail à distance démontrant la résilience de l’organisation dans un contexte inédit.
Les premiers retours d’expérience de cette période ont également souligné l’importance de disposer de lieux où se retrouver et travailler ensemble. Une attention particulière est portée à l’articulation entre le présentiel et le distanciel et aux enjeux relationnels et humains liés au retour sur site.
C’est dans ce contexte, en s’appuyant sur les enseignements de cette période, que le GIE AXA poursuit le déploiement de ses orientations concernant les nouvelles façons de travailler. Son objectif est de pouvoir offrir aux salariés un cadre équilibré entre travail à distance et maintien d’un ancrage fort sur site comme lieu d’interactions et de cohésion entre équipes.
Cette démarche s’inscrit ainsi dans la continuité des actions mises en place et a pour ambition de :
  • Créer une culture du travail qui développe la capacité à agir, la responsabilisation, la créativité, la collaboration, tout en permettant de renforcer le sentiment d'appartenance à au GIE AXA. L’objectif est de développer l'esprit d'équipe, d'apporter du bien-être individuel tout en permettant un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée ;
  • Offrir un cadre équilibré qui combine la flexibilité du travail à distance tout en maintenant un ancrage fort sur site. Ce mode de travail consiste à adapter les pratiques de travail, en combinant et en optimisant, de manière flexible et opérationnelle, les meilleurs aspects du travail à distance et du travail sur site, en s'adaptant aux spécificités et aux besoins des équipes.
La démarche du Smart Working s’articule autour des axes suivants :
  • Soutenir et renforcer l’engagement des salariés et donner du sens au travail,
  • Développer l’autonomie et la confiance,
  • Favoriser l’intégration des salariés qui rejoignent le GIE AXA,
  • Développer un environnement de travail adapté et
  • Permettre le transfert de connaissances.

Article 13 - Renforcer la qualité des relations de travail et du collectif de travail

La dynamique collective ne dépend pas uniquement de l’addition de motivations individuelles - qui demeurent néanmoins fondamentales - mais également d’un sentiment d’appartenance et de reconnaissance, d’une confiance partagée et d’une bonne coopération entre l’ensemble des membres de l’équipe de travail.
Les parties signataires affirment leur volonté de promouvoir la qualité du travail et des relations de travail et ainsi de valoriser l’esprit d’équipe.
L’entreprise sera à cet effet particulièrement attentive à la qualité du collectif de travail et aux pratiques managériales permettant de maintenir le lien social malgré la distanciation physique des équipes.
Le GIE AXA souhaite poursuivre l’organisation d’évènements d’équipe pour favoriser les interactions individuels et collectives et développer des opportunités de créer des contacts au-delà de son équipe. Pour s’assurer que de tels évènements soient proposés à toutes les équipes, les managers seront accompagnés par les équipes RH pour déployer ces évènements de vie d’équipe conviviaux et ludiques.
En complément de ces évènements d’équipe, les parties conviennent de l’importance des échanges individuels avec le manager pour faciliter un partage régulier de l’information relative à la qualité de vie au travail et aux conditions de travail mais également aux objectifs et à la stratégie de l’entreprise afin de donner du sens et remettre en perspective les missions et la contribution de chacun.
Enfin, l’entreprise rappelle l’importance de permettre aux salariés de s’exprimer sur leurs conditions de travail. A ce titre, les réunions d’équipe constituent un moment de partage privilégié permettant d’échanger sur les objectifs collectifs, les bonnes pratiques, les difficultés rencontrées ainsi que sur l’environnement de travail.
En outre, les salariés sont régulièrement encouragés à s’exprimer au moyen des outils mis à disposition notamment au travers des enquêtes Pulse qui ont lieu plusieurs fois par an.

Article 14 - Développer un environnement de travail adapté

Les parties sont attachées à la qualité de l’environnement de travail et souhaitent promouvoir la qualité de vie au travail que ce soit à distance ou en présentiel.
Les nouvelles modalités de travail hybride liées au « Smart Working » semblent de nature à apporter plus de souplesse et un cadre de travail équilibré favorisant la qualité de vie au travail et une meilleure conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle.
Le GIE AXA encourage le travail à distance, sur la base du volontariat, tout en maintenant un ancrage fort au travail sur site, afin de maintenir la cohésion et les interactions des équipes et développer l’innovation.
Dans ce cadre, les objectifs poursuivis en matière d’espaces et d’environnement de travail visent à fournir :
  • Un environnement adapté au travail hybride (technologie, télétravail …),
  • Des espaces et des postes de travail sur site propice à l’échange, à la création, au partage et à la convivialité. Pour profiter au mieux du potentiel de communication et de collaboration des nouvelles technologies, en prévenant les risques de dépersonnalisation de la relation de travail qu’elles peuvent engendrer, il convient de former dans la durée les collaborateurs à leur utilisation et développer un environnement de travail comportant davantage de lien, d’attention et de proximité.

Article 15 – Droit et devoir de déconnexion

Les outils numériques exigent de nouvelles protections pour garantir l’effectivité du droit en matière de temps de travail, de repos et de santé des salariés.
A ce titre, les parties à l’accord qui se déclarent conscientes de l’importance des transformations culturelles et technologiques introduites par le digital, estiment nécessaire de mettre en place des dispositifs de régulation des usages digitaux permettant d’assurer collectivement, et pour chaque salarié, quel que soit son statut, l’effectivité du droit à la déconnexion.
L’objectif est de garantir un bon usage des outils de communication digitaux, prenant en compte les spécificités des activités et des métiers du GIE AXA et conformément aux dispositions législatives et réglementaires.
Les parties rappellent que les technologies de l’information et de la communication, si elles sont mal maîtrisées ou régulées, sont susceptibles d’avoir un impact sur la santé des collaborateurs.
Leur utilisation n’implique pas systématiquement pour les salariés une intensification du travail, mais ceux qui en font une utilisation soutenue y sont particulièrement exposés d’où la nécessité de réguler leurs usages.
L’effectivité du droit à la déconnexion nécessite notamment de veiller à ce que l’organisation et la charge de travail n’entraînent pas de fait une obligation pour le salarié de rester « connecté » pendant les temps de repos. Le GIE AXA réaffirme ainsi l’importance d’un bon usage des outils informatiques en vue d’un nécessaire respect du droit aux temps de repos et de congés ainsi que de l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Aussi, l’entreprise s’engage dans le cadre de cet accord sur des moyens de régulation de l’utilisation des outils digitaux.
L'approche retenue par le GIE AXA consiste à permettre à tout un chacun de conserver une autonomie dans le choix d’organiser et de remplir sa mission tout en rappelant les bonnes pratiques afin que chacun puisse concilier aux mieux ses temps de vie en tenant compte des exigences propres à leurs activités ainsi qu'aux fonctions exercées.

Actions de sensibilisation

Conformément aux dispositions légales, les parties s’entendent sur la nécessité de sensibiliser régulièrement les salariés sur leur utilisation des outils digitaux afin d’assurer l’exercice effectif du droit à la déconnexion.
Dans cette perspective, le GIE AXA proposera des campagnes de sensibilisation.
Des « Lunch and Learn » et des actions de communication sur le droit à la déconnexion seront proposés en collaboration avec le cabinet médical. Il s’agira de sensibiliser et former l’ensemble des collaborateurs et collaboratrices de manière interactive sur les règles de bonnes conduites numériques.
En complément, des conférences seront organisées à l’attention des managers afin qu’ils puissent développer une approche préventive au sein de leurs équipes et promouvoir des temps de déconnexion.
L’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle est fondamental pour le bien-être des salariés et la qualité de vie au travail. L’accès à l’information, qui peut potentiellement s’exercer en continu, présente à la fois des opportunités et des inconvénients.
Mieux gérer et maîtriser les technologies d’information et de communication (mail, SMS notamment) est gage d’une meilleure gestion de l’ambiance de travail, de la conciliation du temps professionnel et personnel et d’une plus grande efficacité.

TITRE 7 - DISPOSITIONS GENERALES

Durée de l’accord

Le présent accord prend effet à compter du 1er janvier 2024. Il est conclu pour une durée déterminée de trois ans.
Il cessera de produire tout effet le 31 décembre 2026, sans autre formalité.
Les parties signataires conviennent de se rencontrer dans les trois mois précédant le terme du présent accord afin d’en étudier son éventuel renouvellement et celui des dispositions qu’il contient.

Commission de suivi

Pour le suivi du présent accord et la coordination des actions en matière de stress au travail, il est mis en place une Commission de Suivi de la Prévention du Stress et de la Qualité de Vie au Travail, complémentaire aux instances représentatives compétentes et sans préjudice des compétences de celles-ci, dont le fonctionnement et les missions sont définies ci-après.
La commission de Suivi de la Prévention du Stress et de la Qualité de Vie au Travail sera composée :
  • des représentants des organisations syndicales représentatives signataires,
  • des représentants de la Direction,
  • le service de médecine du travail sera étroitement associé aux travaux menés par la commission de Suivi de la Prévention du Stress et de la Qualité de Vie au Travail.

La commission de Suivi de la Prévention du Stress et de la Qualité de Vie au Travail est amenée à se réunir, pendant la durée du présent accord, au moins une fois par an (éventuellement complété d’autres séances sur demande de la Direction ou d’une organisation syndicale représentative signataire).
  • Il fait fonction de commission de suivi du présent accord et aura pour mission de : contribuer à la détermination / actualisation des indicateurs d’entreprise,
  • suivre ces indicateurs et leur évolution,
  • faire le bilan des actions menées,
  • promouvoir les bonnes pratiques identifiées au sein de l’entreprise,
  • identifier et proposer toute action de prévention du stress et de promotion de la qualité de vie au travail,
  • aménager le dispositif au regard de démarches probantes identifiées au niveau de la RSG.

La synthèse de ses travaux sera soumise aux instances représentatives et pourra être communiquée à l’Observatoire du stress au niveau de la RSG.

Révision

Les parties signataires se rencontreront dans les six mois précédant cette échéance afin d’étudier l’opportunité et les conditions de renouvellement des dispositions figurant dans le présent accord.
Le présent accord pourra être révisé par les parties signataires, notamment en cas d’évolution des dispositions légales, conventionnelles ou interprofessionnelles en vigueur ou dans l’hypothèse de changements fondamentaux dans l’organisation économique du GIE AXA.

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Les signataires soulignent l’importance d’une bonne communication auprès des salariés, pour leur faire connaître l’importance de la promotion de la qualité de vie au travail et de la prévention du stress.
Le présent accord fera l’objet, dans le respect des dispositions du Code du travail, d’un dépôt :
  • sur la plateforme de téléprocédure du Ministère du Travail ;
  • auprès du Secrétariat Greffe du Conseil de Prud’hommes compétent.
Le présent accord sera disponible sur l’intranet de l’Entreprise.

Fait à Paris, le 21 février 2024

Pour le GIE AXA :


Pour la CFDT :


Pour la CFE CGC :



Mise à jour : 2025-01-28

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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