Accord d'entreprise GROUPE LA DEPECHE DU MIDI

Procès verbal d'accord négociation annuelle 2026 UES DEPCHE DU MIDI

Application de l'accord
Début : 01/01/2026
Fin : 31/12/2026

25 accords de la société GROUPE LA DEPECHE DU MIDI

Le 30/07/2026


PROCÈS-VERBAL D’ACCORD

NÉGOCIATION ANNUELLE 2026

UES DÉPÊCHE DU MIDI



A l’issue de la négociation annuelle obligatoire prévue aux articles L 2242-1 et suivants du Code du travail, il a été convenu ce qui suit

Entre les soussignés :

Entre
L’UES La Dépêche du Midi, représentée par XXXXXX, agissant tant pour l’ensemble des entreprise de l’UES en qualité de directrice des ressources humaines

d’une part,
et

Les organisations syndicales représentatives de l’UES :
- F3C-CFDT, représentée par XXXXXX Déléguée Syndicale
- FILPAC-CGT et UFICT-CGT, représentée par XXXXXX Délégué Syndical
- CFE-CGC, représentée par XXXXXX Délégué Syndical
- SNJ, représenté par XXXXXX Délégué Syndical
- SNJ-CGT, représentée par XXXXXX Délégué Syndical

d’autre part,


Dans le cadre de la Négociation Annuelle Obligatoire pour l’année 2026, les parties se sont réunies les 18, 24 et 30 juin 2026.

La Direction a présenté aux organisations syndicales des informations relatives au champ de la négociation ainsi qu’un calendrier de négociation.

Au terme des discussions, les partenaires sociaux ont adopté les points suivants :

Préambule



  • 1ère réunion du 18 juin 2026


Tous les syndicats étaient présents.

La Direction a remis le document d'informations détaillées.

Le calendrier des négociations a été fixé : 24 et 30 juin 2026.

La Direction a rappelé que 2025 a été une bonne année surtout lorsqu’on se compare à nos confères chez qui les PSE se multiplient (Ouest France, Centre France, Ebra, …). Mais 2026 s'annonce difficile. Le contexte économique n'est pas propice au monde de la communication et de la publicité.

La publicité extralocale est en net recul. Le contrat Taboola avec le minimum garanti s'arrête en octobre et Taboola ne reconduira pas le contrat avec les mêmes conditions. Par ailleurs, depuis un an, google fait des mises à jour constantes de ses algorithmes et notre audience n'est plus ce qu'elle était. En parallèle, Google veut retirer la fonction "explore more" ce qui représente 22% de notre audience et recettes car selon eux cela nuit à l'expérience utilisateur. Or il s'agit de l'élément central du contrat Taboola. La rente Taboola est donc finie et nous ne retrouverons pas de RPL identique à celui que nous avions. 

Nous sommes dans un contexte où les GAFAM vont tenter de se passer de nous grâce à l'IA. Nous sommes déjà en contentieux avec META. 
Dans ce contexte, l’entreprise doit poursuivre ses efforts pour diversifier ses sources de revenus et adopter une gestion prudente. Il ne sera plus possible de compenser les difficultés économiques uniquement par des réductions de coûts : il nous faut désormais agir sur les leviers de croissance.
La Direction a rappelé le contexte économique de 2026 qui a été une année globalement positive, même si le résultat d’exploitation est en retrait par rapport à 2023. La participation versée est revenue au niveau observé il y a deux ans.
Dans ce contexte, l’entreprise doit poursuivre ses efforts pour diversifier ses sources de revenus et adopter une gestion prudente. Il ne sera plus possible de compenser les difficultés économiques uniquement par des réductions de coûts : il nous faut désormais agir sur les leviers de croissance.

Les premières revendications sont :
  • CFDT : 
  • prime NAO de 50€ avec rétroactivité à janvier 2026
  • la mutuelle à 60/40 pour toutes les BU
  • IK
  • CGT : 
  • augmentation générale de 3% avec rétroactivité au 1er janvier ou à défaut une PPV de 300 ou 400 €
  • carburant : 
  • revalorisation des IK
  • aide sur les trajets domicile-travail
  • démarche RSE : aide pour l'achat de vélos électriques et mises en place de bornes électriques payantes pour les salariés
  • SNJ-CGT : 
  • augmentation générale de 3%
  • PPV de 300€
  • Carburant
  • SNJ : voir document en annexe
  • CFE-CGC :
« En 2025, l'UES Dépêche affiche un résultat courant de 3,59 M€, en progression de 15 % par rapport à 2024, et dépasse son propre budget de près d'un million d'euros, porté en grande partie par des économies de masse salariale et par la diversification engagée par la Direction. Pendant ce temps, les cadres gagnent moins que les nouveaux arrivants ou plus jeunes. L'expérience ne se traduit pas en rémunération : c'est un signal que la CFE-CGC ne peut pas laisser sans réponse. 
C'est pourquoi la CFE-CGC formule les demandes suivantes :
  • Revalorisation de 5 % des salaires des cadres, agents de maîtrise et techniciens 
  • Revalorisation du remboursement de l'indice kilométrique. »

  • 2ème réunion du 24 juin 2026


Tous les syndicats étaient présents.

La Direction a proposé une Prime Partage de la Valeur de 200 €.

La Direction a rappelé qu’il convenait d’être prudent dans les décisions prises et qui pourraient grever les comptes de l’entreprise dans un environnement incertain.

Les syndicats ont salué cette avancée mais estiment que la Direction doit consentir un effort supplémentaire du fait de l’inflation subie par les salariés même s’ils sont conscients du poids financier que représentent une augmentation générale.

Le SNJ a indiqué que la masse salariale baissait ce à quoi la Direction a répondu que le chiffre d’affaires faisait de même de 2 millions chaque année.

La Direction a rappelé que les GAFAM nous amène dans une voie sans issue et que nous allions perdre 3 millions d’euros par an. Par ailleurs, ils développent l’utilisation de l’IA pour faire des résumés d’articles. Cela équivaut donc à moins d’audiences, donc moins de droits voisins et de contrats commerciaux.

Leurs contrepropositions sont :
  • SNJ : prime NAO de 50€ et réintégration des primes NAO 23 et 24 dans le salaire fixe
  • FILPAC CGT : augmentation de 2%
  • SNJ CGT : augmentation de 2%
  • CFE CGC : réitère leur demande d’augmentation de 5% des salaires des cadres, agents de maîtrise et techniciens et revalorisation du remboursement de l’indemnité kilométrique
  • CFDT : prime NAO de 50 € et la prise en charge de la mutuelle par l’employeur à 60% pour l’ensemble des sociétés


  • 3e réunion : 30 juin 2025


La Direction a proposé une augmentation générale de 1% à compter du 1er août 2026.

La FILPAC-CGT, le SNJ CGT, la CFE CGC et la CFDT ont indiqué qu’elles étaient favorables à cette proposition. La FILPAC-CGT et le SNJ-CGT ont demandé la réouverture des négociations sur les piges une fois l’accord de branche entériné sur le sujet ; demande acceptée par la Direction.

La CFE CGC s’est dite déçue mais ne veut pas priver les salariés et signera donc le PV d’accord.

Le SNJ ne s’est pas prononcé sur la signature de l’accord NAO.

La Direction a demandé aux organisations syndicales s’ils avaient des demandes ou commentaires à formuler. N’ayant pas eu d’autres revendications, la Direction a clôturé les NAO 2026.

Article 1 – Champ d’application


Cet accord s’appliquera à l’ensemble des salariés des entreprises de l’UES Dépêche présents à compter du 1er août 2026.

Article 2 – Objet de l’accord


La Direction et les partenaires sociaux ont donc acté une augmentation générale de 1% du salaire de base. Cette augmentation en fonction des sociétés composant l’UES, se traduira par une augmentation de la valeur du point ou par une augmentation du salaire forfaitaire hors cadres dirigeants et mandataires sociaux.

L’augmentation prend effet au 1er août 2026.

3 -  Durée de l’accord


Le présent accord est conclu pour une durée déterminée de un an, soit du 1er janvier au 31 décembre 2026.

A cette dernière date, il cessera automatiquement de produire effet.

4- Publicité – Dépôt de l’accord


Le présent accord donnera lieu à dépôt dans les conditions prévues aux articles L. 2231-6 et D. 2231-2 et suivants du Code du travail. Il sera déposé sur la plateforme de téléprocédure dénommée «TéléAccords » accompagné des pièces prévues à l’article D. 2231-7 du Code du travail.

Un exemplaire sera adressé au secrétariat-greffe des Prud’hommes et un exemplaire sera remis aux délégués syndicaux.

Fait à Toulouse, le 30 juillet 2026 en 9 exemplaires originaux
Pour les sociétés composant l’UES DÉPÊCHE DU MIDI

XXXXXX

Directrice des Ressources Humaines
Groupe Dépêche du Midi
Pour les organisations syndicales :

F3C-CFDT représenté par Madame XXXXXX




FILPAC-CGT et UFICT-CGT représenté par Monsieur XXXXXX




SNJ représenté par Monsieur XXXXXX




CFE-CGC représenté par Monsieur XXXXXX




SNJ-CGT représenté par Monsieur XXXXXX

NAO  UES Dépêche du Midi – juin 2026

Salaires et améliorations des conditions de travail

Cahier revendicatif du SNJ


Le SNJ fait le constat d’exercices très largement positifs depuis les six dernières années à l’UES Dépêche et, sur la même période, d’une inflation cumulée de 15,5 %. A l’UES Dépêche, ces paramètres se sont accompagnés d’augmentations qui n’ont pas été à la hauteur de l’inflation. Dans le même temps, les conditions salariales des nouveaux entrants (notamment chez les journalistes) ont décliné, notamment du fait de la dénonciation des accords des journalistes DDM et du recours systématique aux contrats DNews, moins-disants. Pour autant, les charges de travail et les responsabilités éditoriales ont augmenté. Avec l’instauration du forfait jours, le nombre de jours travaillés par les journalistes a augmenté en moyenne, ainsi que leur productivité. Pour les journalistes DDM, leur salaire horaire a ainsi diminué. Les journalistes rémunérés à la pige ont été écartés des primes NAO versées ces dernières années aux autres salariés et la direction a renoncé, à ce jour, à poursuivre les négociations sur les tarifs de piges.
En 2025, les actionnaires ont reçu 1,2 million d’euros de dividendes. A comparer, avec la participation au bénéfice tronquée perçue cette année par les salariés (484 000 €). En 2024, la Dépêche a touché 1,5 million d’euros de droits voisins (sans compter les licences commerciales) et n’a redistribué que 138 000 euros aux journalistes soit 9,2 %.
Dans ces conditions, le SNJ souhaite avant tout que soit rétabli l’équilibre des conditions générales collectives, que le pouvoir d’achat des salariés soit rétabli et que soient nivelés par le haut les avantages particuliers pour tous les salariés de l’UES.

Ensemble des salariés

Revendications générales

L’UES Dépêche a enregistré des résultats largement positifs en 2021, 2022, 2023, 2024 et 2025. Sur ces cinq ans, l'inflation en France a augmenté de +15,49%. Des efforts constants ont été effectués par les salariés moins nombreux qu’il y a 10 ans. Le smic mensuel brut a a augmenté de 312 € entre 2021 et aujourd’hui, soit une hausse de 20 %. Il rattrape ainsi la plupart des bas de grilles des salariés de l’UES Dépêche. Aussi, il est demandé pour l’ensemble des salariés une augmentation générale très raisonnable de 50 euros net par mois. Et, dans un souci d’équité, que les augmentations réalisées lors des accords NAO de 2023 et 2024 ne soient plus intégrés au salaire de base et s’appliquent de cette façon à l’ensemble des salariés actuels et à venir.

Frais kilométriques

Le tarif de remboursement des frais kilométriques engagés par les salariés pour le fonctionnement de l’entreprise n’a évolué que très petitement ces dix dernières années. Depuis janvier 2026, le prix des carburants s’est envolé, impactant les salariés amenés à utiliser leur véhicule personnel au profit de l’entreprise. Il est donc demandé une revalorisation de l'indemnité kilométrique à hauteur de 0,45 euro du km.

Frais de parking et déplacements centre ville

De nombreux salariés, hors siège, sont confrontés quotidiennement à des frais de parking pour se rendre à leur travail dans les villes moyennes de la zone Dépêche. Ils viennent avec leur véhicule personnel qui peut être utilisé dans le cadre professionnel lorsque les véhicules de services ne sont pas disponibles. Il est demandé d’alléger cette charge par le remboursement (tout ou partie) des frais de parking. Il est également demandé de remettre dans le logiciel de déclaration des frais, le forfait semaine des déplacements centre ville ou d'élaborer un nouveau système pour prendre en compte l'utilisation de son véhicule personnel lors de déplacements au sein de la commune où est située l'agence.

Panier repas

Il est demandé un « panier repas » pour les salariés extérieurs et ceux du siège qui ne peuvent utiliser le restaurant d’entreprise à hauteur de la participation accordée aux salariés du siège via le restaurant d’entreprise, soit 4,22 euros par repas de midi, arrondie à un montant de 70 euros par mois pour chaque salarié « extérieur ».

Participation de l’employeur à la Mutuelle Dépêche

Seulement certaines catégories de salariés de l’UES Dépêche bénéficient d’une participation de l’employeur au frais de la Mutuelle Dépêche à hauteur de 60%, alors que pour les autres (la plupart) elle n’est que de 50%. Il est demandé d’harmoniser ce taux à 60% pour l’ensemble des salariés.

Journalistes

Primes (astreinte, responsabilité, polyvalence,…)

Il est demandé la mise en place de primes reconnaissant les fonctions réelles exercées par chacun, soit, pour les journalistes, des primes d’astreinte (harmonisée pour les catégories de journalistes sollicités dans ce cadre), de responsabilité (lorsque les journalistes sont sollicités pour assumer des tâches dévolues à la hiérarchie), de polyvalence (pour ceux qui sont amenés durant la même journée à remplacer des collègues de leur catégorie ou d’autres catégories dans une partie de leur fonction). Il existe une prime « Faits divers » qui n'a pas fait l'objet d'un accord et qui n'est attribuée qu'aux journalistes assurant les faits divers à Toulouse. Nous demandons à ce qu'elle soit étendue à tous les journalistes exerçant dans les départements l'activité de « fait-diversiers » et ayant cette charge de façon régulière.
Suite à l'instauration du forfait jours à la rédaction, nous demandons également que la prime « horaires décalés » dont bénéficie les journalistes rattachés au desk à Toulouse soit étendue à toute la rédaction.

Journalistes rémunérés à la pige

Une négociation sur l'élaboration d'une grille de rémunération à la pige, amorcée en juillet 2025, a été ajournée par la direction. A défaut de cette négociation sur la refonte de toutes les grilles de rémunérations à la pige, nous demandons donc un rattrapage à hauteur de 6% de toutes les rémunérations à la pige et la régularisation en CDI en poste des journalistes pigistes qui exercent dans les mêmes conditions que les journalistes en poste au Petit Bleu, à La Nouvelle République des Pyrénées ou à La Dépêche du Midi.


Augmentation salariale obligatoire au bout de 5 ans

Puisqu'il n'existe plus de progression automatique de carrière depuis 2025 (hormis sur les deux premiers indices des grilles salariales), nous demandons l'application de la règle suivante : un journaliste ne peut rester plus de 5 ans sans bénéficier d'une augmentation individuelle.

Dépêche Hebdos

Congés ancienneté

Nous demandons que les journalistes de Dépêche Hebdos bénéficient de congés d'ancienneté et notamment des dispositions offertes aux journalistes DNews, à savoir un jour d'ancienneté au bout de 5 ans dans l'entreprise, deux jours pour 10 ans et 3 jours pour 15 ans.

Mise à jour : 2026-09-08

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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