accord HACHETTE LIVRE SA sur la lutte contre les discriminations 2025-2028
Entre :
La Société Hachette Livre, dont le siège social est sis 58 rue Jean Bleuzen, 92178 Vanves Cedex représentée par Monsieur………….. agissant en qualité de Directeur des Ressources Humaines et de la Responsabilité Sociale et Environnementale Groupe.
D'une part ; Et :
Les organisations syndicales, représentées par leurs délégués syndicaux suivants :
La C.F.D.T. représentée par Monsieur ………………… en qualité de Délégué Syndical Central ;
La C.F.T.C. représentée par Monsieur ………………………….., en qualité de Délégué Syndical Central
D'autre part ;
PREAMBULE :
Le 30 juin 2022, les organisations syndicales et la Direction de Hachette Livre ont signé un accord sur la lutte contre les discriminations pour une durée de 3 ans.
Les organisations syndicales représentatives et la Direction se sont réunies les 25 juin et 9 juillet 2025 pour négocier un nouvel accord.
En signant le présent accord, les parties souhaitent réaffirmer les engagements et la responsabilité de tous les acteurs de l’entreprise et les sensibiliser à la démarche et aux enjeux de la lutte contre les discriminations.
La lutte contre les discriminations et la promotion de la diversité s’inscrivent pleinement dans la politique sociale engagée par la Société depuis plusieurs années.
Cet engagement s’est concrétisé notamment à travers :
La création d’une Mission Handicap au sein du Groupe en 2014 ayant pour objet de favoriser l’accueil, l’insertion sociale ou le maintien dans l’emploi des personnes handicapées au sein des sociétés adhérentes du Groupe Hachette Livre et l’accès à la vie professionnelle des personnes handicapées. La société Hachette Livre est adhérente à la Mission Handicap.
Cette Mission Handicap vise notamment à mener des actions de sensibilisation, à financer des équipements adaptés et à développer des partenariats avec des associations et organismes œuvrant pour l’insertion professionnelle des travailleurs handicapés.
- La conclusion d’un accord égalité femmes/hommes de 3 ans en 2012, 2015, 2017, 2022 et renégocié en 2025, ayant pour objet de prendre en compte l’articulation entre l’activité professionnelle et l’exercice de la responsabilité familiale, de garantir l’égal accès à la formation, de renforcer la mixité dans tous les types d’emplois et de maintenir l’égalité de traitement entre hommes et femmes en termes de politique de rémunération et de développement de carrière.
Le déploiement d’un outil de sensibilisation sous forme d’une application web composée d’un questionnaire 100% anonyme qui permet à chaque collaborateur, en 10 minutes, de réaliser un autodiagnostic et d’évaluer sa compréhension et son attitude face aux sujets de sexisme, de harcèlement sexuel et de la diversité via des mises en situation.
Les signataires du présent accord réaffirment leur volonté de prévenir et de lutter contre toutes formes de discrimination dans l’accès à l’emploi, dans l’évolution et tout au long de la vie professionnelle des salariés et de promouvoir la diversité comme constituant un atout majeur en termes de créativité et d’innovation. Cet objectif est conforme au code de Déontologie du Groupe Lagardère qui rappelle le caractère essentiel des principes de non-discrimination, d’équité et de respect d’autrui, lesquels font partie intégrante de la culture du Groupe.
ARTICLE 1. RAPPEL DES DISPOSITIONS LEGALES EN MATIERE DE DISCRIMINATION
Aucune personne ne peut être écartée d'une procédure de recrutement ou de l'accès à un stage ou à une période de formation en entreprise, aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, notamment en matière de rémunération, de mesures d'intéressement, de distribution d'actions, de formation, de reclassement, d'affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat pour les motifs suivants :
- origine, - sexe, - situation de famille, - grossesse, - apparence physique, - particulière vulnérabilité résultant de la situation économique de l'intéressé, apparente ou connue de l'auteur de la discrimination, - patronyme, - lieu de résidence ou de domiciliation bancaire, - état de santé, - perte d'autonomie, - handicap, - caractéristiques génétiques, - mœurs, - orientation sexuelle, - identité de genre, - âge, - opinions politiques, - activités syndicales, - exercice d’un mandat électif, - capacité à s'exprimer dans une langue autre que le français, - appartenance ou non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée. En outre, aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet de l'une des mesures discriminatoires ci-dessus : - en raison de l'exercice normal du droit de grève ou de fonctions de juré ou de citoyen assesseur ; - pour avoir témoigné ou relaté des agissements discriminatoires ou des faits constitutifs d'un délit ou d'un crime dont il aurait eu connaissance dans l'exercice de ses fonctions.
ARTICLE 2. ACTIONS DE SENSIBILISATION
La promotion de la diversité au sein de la société suppose que les stéréotypes et les préjugés, tenant à l’appartenance ou à la non-appartenance vraie ou supposée à l’une des catégories visées à l’article 1, soient combattus. Pour cela, il est nécessaire que les collaborateurs en situation de recrutement et amenés à réaliser des entretiens d’évaluation et professionnels soient formés et sensibilisés aux questions relatives à la diversité.
Ces formations seront renouvelées pour les collaborateurs de la fonction RH et les managers afin de les aider à lutter contre les préjugés lors des entretiens d’embauche.
ARTICLE 3. PROMOTION DE LA DIVERSITE EN MATIERE DE RECRUTEMENT ET D’EVOLUTION DE CARRIERE
En matière de recrutement, les pratiques de la Société ont intégré depuis longtemps l’intérêt et la nécessité de recruter des personnes aux profils variés.
Les critères retenus pour le recrutement tant en interne qu’en externe sont strictement fondés sur la possession des compétences et des capacités professionnelles requises ou susceptibles d’être requises, appréciées objectivement en dehors de tout préjugé tenant à l'apparence physique, au patronyme, au lieu de résidence ou au lieu de naissance, au sexe, à l’âge ou autre critère discriminant.
Une attention particulière est portée à la rédaction des offres d’emploi afin qu’aucune mention ne puisse conduire une personne à renoncer à postuler en raison d’un critère a priori discriminant. Il sera ainsi systématiquement précisé que le poste à pourvoir est ouvert aux personnes en situation de handicap.
Afin de promouvoir la pluralité des profils dans le cadre des processus de recrutements, la Société veillera à diversifier ses canaux de recrutement, tout en renforçant les partenariats avec des organismes spécialisés dans le recrutement et l’insertion professionnelle des personnes handicapées, ou séniors, ou issues de zones urbaines sensibles.
L’accueil des stagiaires doit, comme le recrutement, promouvoir la diversité.
ARTICLE 4. LUTTE CONTRE LA DISCRIMINATION RELIGIEUSE ET PROMOTION DU « BIEN-VIVRE » ENSEMBLE
La Société réaffirme son engagement à lutter contre toute discrimination religieuse, et ce conformément à l’article L 1132-1 du Code du travail qui interdit toute discrimination religieuse à tout stade de la vie professionnelle : “aucune personne ne peut être écartée d’une procédure de recrutement ou de l’accès à un stage ou à une période de formation en entreprise, aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié, ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire, directe ou indirecte (…) en raison de (…) ses convictions religieuses (…)”, et à l’article 1er de la loi n°2008 496 du 27 mai 2008.
La Société réaffirme également la nécessité d’assurer le respect, entre les salariés, de toutes les croyances religieuses. Elle veillera notamment à ce que le respect des convictions religieuses soit assuré dans le cadre des dispositions légales et jurisprudentielles permettant le « bien vivre ensemble » et le fonctionnement harmonieux de l’entreprise.
La Société prône une politique de neutralité interdisant aux salariés, en contact avec la clientèle ou pour des questions d’hygiène et de sécurité, le port de tout signe visible de convictions politiques, philosophiques ou religieuses.
Le Gouvernement a publié en janvier 2017 un « guide pratique du fait religieux dans les entreprises privées » dont l’objet est d’apporter des réponses concrètes aux questions que peut susciter l’exercice de la liberté religieuse en entreprise et de rappeler les règles fixées par le droit en la matière.
Ce guide est accessible sur le site intranet de l’entreprise (https://intra-rh.hachette-livre.fr/document/guide-sur-le-fait-religieux-en-entreprise). Les salariés sont invités à s’y référer afin de privilégier une recherche de solution consensuelle sur toutes les questions d’ordre religieux.
ARTICLE 5. DUREE DE L’ACCORD
Le présent accord est conclu pour une période de 3 ans à compter du 1er juillet 2025. Conformément à l’article L 2242-12 du code du travail, la Direction et les organisations syndicales représentatives de l’entreprise, conviennent de modifier la périodicité des négociations sur les thèmes de la lutte contre les discriminations et l’insertion professionnelle des travailleurs handicapés. Ainsi, les parties n’engageront de nouvelles négociations sur ces thèmes qu’au terme de cette période de 3 ans. Le présent accord pourra être renouvelé pour une durée équivalente à la durée initiale ou pour une durée moindre. Sauf renouvellement décidé dans les conditions de l'alinéa ci-dessous, il cessera de plein droit à l'échéance de son terme.
La proposition de renouvellement devra être notifiée à l'ensemble des signataires de l'accord au plus tard 3 mois avant l'arrivée du terme. À défaut d'accord exprès des intéressés, formalisé par avenant conclu avant l'échéance, le présent accord ne sera pas renouvelé.
ARTICLE 7. MODIFICATION DE L’ACCORD
Toute disposition modifiant le statut du personnel tel qu'il résulte des présentes et qui ferait l'objet d'un accord entre les parties signataires donnera lieu à l'établissement d'un avenant au présent accord.
ARTICLE 8. DEPOT
Le présent accord sera déposé à la diligence de la Société à la Drieets et au Greffe du Conseil de Prud’hommes de Boulogne-Billancourt dans les conditions prévues par la règlementation applicable.
Fait à Vanves, le 30/07/25
Pour les Organisations Syndicales Pour Hachette Livre
représentées par :
…………………………. Directeur des Ressources Humaines et de la Responsabilité Sociale et Environnementale Groupe