Négociation Annuelle Obligatoire portant sur les rémunérations, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée pour l’année 2026
ENTRE LES SOUSSIGNES :
La société LINCOLN ELECTRIC FRANCE, société par actions simplifiée, immatriculée au R.C.S., sous le numéro 580 501 310, dont le siège social est situé Avenue Franklin Roosevelt - 76121 Le Grand-Quevilly, représentée par, agissant en qualité de Directeur Général.
(Ci-après désignée la « Société LEF »)D’une part,
ET :
Les organisations syndicales représentatives au sein de la Société LEF :
Le syndicat CGT, représenté par, en sa qualité de Délégué Syndical Central ;
Le syndicat CFDT, représenté par, en sa qualité de Délégué Syndical Central ;
D’autre part.
(Ci-après désignées ensemble les «
Parties » ou les « Parties Signataires »)
PREAMBULE
La négociation annuelle obligatoire portant sur les rémunérations, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée pour l’année 2026 a débuté le 11 décembre 2025 et s’est poursuivie au cours d’une réunion qui s’est tenue le 07 janvier 2026.
A cette occasion, les Organisations Syndicales ont présenté leurs revendications et celles-ci ont fait l’objet de réponses et de discussions avec la Direction. La Direction a également présenté pour l’année 2025 un bilan des NAO, une étude sur l’égalité Femme/Homme en présentant les index de 2023 à 2025, un état des salaires de base par site et par classification et un suivi du taux d’inflation et de la variation de la masse salariale. Tenant compte des revendications des Organisations Syndicales concernant le pouvoir d’achat des salariés ; Tenant compte de la note de conjoncture publiée par l’INSEE le 17 décembre 2025, indiquant qu’au total, en 2025, l’inflation d’ensemble s’établirait à +1,0 % en moyenne annuelle ; Tout en rappelant les principes d’une politique de rémunération basée sur la performance individuelle, la fonction et le positionnement sur le marché de l’emploi ;
Considérant les échanges avec les Organisations Syndicales,
Il a été convenu ce qui suit :
ARTICLE 1 : REVENDICATIONS SYNDICALES
Les Organisations Syndicales ont présenté le 11 décembre 2025 les revendications suivantes à l’issue de la première réunion :
Augmentation générale de 3 % hors augmentations obligatoires et promotions ;
Augmentations individuelles de 1 % ;
Augmentation mensuelle minimale de 50 € bruts pour tous les salariés.
ARTICLE 2 : ECHANGES ENTRE LES PARTIES
Les parties ont échangé sur chaque revendication syndicale et ont fait l’objet d’échanges constructifs dans un dialogue social calme et respectueux.
Afin d’apporter un éclairage objectif aux discussions, la Direction a communiqué :
Les résultats opérationnels cumulés de la France à fin novembre 2025,
La revalorisation du SMIC applicable au 1er janvier 2026 (+1,18 %),
Ainsi que les prévisions d’augmentations salariales pour 2026, établies par différents cabinets, situées dans une fourchette de 1,9 % à 2,3 %
Dans ce contexte, la Direction a donc proposé, en tenant compte des revendications syndicales :
Une enveloppe de 2,5% incluant les augmentations individuelles, les promotions et les augmentations obligatoires « mandatory ».
Augmentation mensuelle accordée ne pouvant pas être inférieure à 30 € bruts – afin de couvrir l’inflation aux bas salaires
Les Organisations Syndicales ont rappelé leur désaccord de principe concernant l’augmentation liée à la performance. Toutefois, elles ont indiqué la tolérer et l’accepter dans le cadre de la politique du Groupe
Suite à la proposition de la Direction, les Organisations Syndicales ont présenté une contre-proposition, laquelle a été retenue et constitue un point d’accord. L’ensemble de ces échanges a permis d’aboutir à un compromis garantissant à la fois la compétitivité de l’entreprise et la reconnaissance de l’engagement des salariés.
ARTICLE 3 : POINTS D’ACCORD
Il a été convenu entre les deux parties ce qui suit :
Enveloppe de 3 % distribuée de la manière suivante :
2,7% pour les augmentations individuelles ;
0,3% d’augmentations obligatoires « mandatory » et promotions.
Dans tous les cas, l’augmentation accordée au salarié ne pourra pas être inférieure à 40€ bruts mensuels.
Le principe de répartition doit tendre vers l’objectif de répartir l’enveloppe sur au moins 80% de l’effectif global (CDI présents au 1er avril 2026).
ARTICLE 4 : DATE D’ENTREE EN VIGUEUR
Sous réserve du dépôt et de la publicité de l’accord, les dispositions de l’accord entreront
en vigueur au 1er avril 2026.
ARTICLE 5 : DEPOT ET PUBLICITE
L’ensemble de ces dispositions est à valoir sur toutes mesures législatives, réglementaires ou professionnelles susceptibles d’intervenir ultérieurement.
Le présent accord sera adressé par l’entreprise, par lettre recommandée avec accusé de réception, en deux exemplaires (une version sur support papier signée des parties et une version sur support électronique) auprès de la Direction Régionale de l’Economie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités de Rouen.
Ce dépôt interviendra à l’issue du délai d’opposition. En outre, un exemplaire sera également remis au secrétariat-greffe du Conseil de prud’hommes de Rouen.
Dans tous les cas, le personnel est informé du contenu du présent accord par voie d’affichage ou par tout autre moyen approprié.
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Fait en 5 exemplaires originaux, à Le Grand Quevilly, le 15 janvier 2026.