Accord d'entreprise MAISON DE RETRAITE BEL CANTOU

ACCORD SUR L'EGALITE PROFESSIONNELLE FEMMES HOMMES

Application de l'accord
Début : 09/09/2025
Fin : 08/09/2026

4 accords de la société MAISON DE RETRAITE BEL CANTOU

Le 02/07/2025


ACCORD SUR L’EGALITE PROFESSIONNELLE FEMMES-HOMMES


ACCORD SUR L’EGALITE PROFESSIONNELLE FEMMES-HOMMES








Entre :

L’Association de la Maison de Retraite de Trébas « Belcantou » (EHPAD et UPHV),

D’une part ;

Et :

Le syndicat C.F.D.T. Santé Sociaux 81,

D’autre part ;



PREAMBULE


L’article 3 du préambule de la Constitution de 1946, qui a valeur constitutionnelle, énonce que « la loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme ». Le principe d’égalité des sexes a donc valeur constitutionnelle.
La loi du 13 juillet 1983 dite « loi Roudy » transpose une directive européenne relative à la mise en œuvre de l’égalité de traitement entre hommes et femmes en ce qui concerne l’accès à l’emploi, à la formation et à la promotion professionnelles, et les conditions du travail. Diverses lois traitant de l’égalité professionnelle s’en sont suivi introduisant des dispositions dans le Code du Travail.

Précédemment, des plans d’actions en matière d’égalité entre les femmes et les hommes ont été rédigés et co-signés par les membres élu(e)s du Comité d’Entreprise en DUP.

Préalablement à la rédaction de cet accord, un diagnostic a été réalisé au 31/12/2024, période de fêtes de fin d’année (avec répercussion sur le nombre de contrats à durée déterminée). Il ressort de cette analyse quelques chiffres clés :

- 71 femmes :
¤ dont 57 en CDI ; 14 CDD (dont 7 contrats CUI-PEC ou de professionnalisation ou d’apprentissage) ;
¤ dont 47 à temps complet et 24 à temps partiel (dont 2 pluri-employeur et 6 salariées absentes depuis plus de 3 mois en raison d’un arrêt maladie ou accident du travail ou maternité ou congé parental d’éducation à temps plein) ;
¤ pour un âge moyen de 42,15 ans ;
¤ pour une ancienneté moyenne de 9,18 ans ;
¤ pour un salaire moyen brut annuel de 26 051,06 € ;
¤ 33 femmes (soit 46,48 %) ont bénéficié d’au moins une journée de formation (individuelle ou collective) en 2024.
A noter que les 2 salariées en retour de congé maternité et/ou congé parental ont toutes les deux bénéficiées de formation.
Il est précisé également que le collège cadre se compose exclusivement de femmes, toutes en CDI à temps complet.

- 18 hommes :
¤ dont 11 en CDI ; 7 CDD (dont 3 contrats de professionnalisation ou d’apprentissage) ;
¤ dont 14 à temps complet et 4 à temps partiel ;
¤ pour un âge moyen de 47,27 ans ;
¤ pour une ancienneté moyenne de 6,89 ans ;
¤ pour un salaire moyen brut annuel de 22 838,77 € ;
¤ 8 hommes (soit 44,4 %) ont bénéficié d’au moins une journée de formation (individuelle ou collective) en 2024.

Il a été conclu que cette analyse globale ne peut suffire à déterminer des actions en faveur de l’égalité professionnelle femmes-hommes. Face au constat du taux de féminisation de la population active au sein de l’association, la négociation de cet accord doit aboutir à l’engagement d’actions concrètes, dont la mise en œuvre est subordonnée à l’implication et à l’engagement de Tous.

Le présent accord est conclu dans le cadre des articles L.2242-5 et L.2242-5-1 du Code du Travail, et il a vocation à exonérer l’établissement de la pénalité financière.

C’est dans un objectif de réaffirmation d’attachement à ce principe d’égalité professionnelle femmes-hommes que les signataires à cet accord ont souhaité s’engager sur divers domaines d’action auxquels sont associés des objectifs de progression, les actions et les mesures permettant de les atteindre. Il a été jugé nécessaire de se mobiliser pour que les femmes comme les hommes puissent exercer leurs compétences, aux fins d’une vie professionnelles épanouissante et compatible avec la vie personnelle. Le premier domaine d’action étant obligatoirement la rémunération.


1/ Sur la rémunération effective :

L’égalité dans la rémunération effective entre les femmes et les hommes demeure un indispensable à l’égalité professionnelle.
L’objectif donné étant de s’assurer de l’égalité de rémunération à l’embauche, quel que soit le sexe, à compétences, expériences et durée du travail équivalentes.
Sur ce point, une grille de salaire interne est appliquée. Pour être efficace, elle doit être réévaluée annuellement.
Date de réévaluation de la grille interne : ……/……/……
(réévaluation de la valeur du point appliqué au 01/01/2021)
La décision d’appliquer le montant équivalent aux diverses régularisations du SMIC à l’ensemble des salarié(e)s afin de limiter un effet d’écrasement de la grille appliquée au sein de notre association a été maintenue pour l’exercice en cours par le bureau du Conseil d’Administration.

2/ Sur le harcèlement et les violences au travail :

Le principe de lutte contre les discriminations est solidement ancré dans le paysage juridique, tant au niveau de la France qu’à l’international.
Il est rappelé que l’établissement, au titre de son obligation de sécurité de résultat, doit prévenir les agissements de harcèlement moral et sexuel. L’établissement doit procéder à l’affichage des textes relatifs à la lutte contre le harcèlement moral et sexuel conformément au code du travail.
Aucun salarié ne doit faire l’objet de mesures discriminantes.
L’objectif donné étant de s’engager à ce que toutes les mesures soient prises pour que la victime de harcèlement retrouve dès que possible des conditions de travail saines, indispensables à la préservation et/ou rétablissement de sa santé, de sa sécurité et de sa dignité. Un accompagnement sera proposé à la victime de harcèlement.
Adéquation entre le nombre de situations déclarées et les mesures mises en place : ……

3/ Sur l’accès à l’emploi :

Dans le cadre de recrutements externes ou de promotions internes, les parties signataires rappellent que le recrutement doit se faire selon les principes de non-discrimination.
Il ressort du diagnostic préalable et du plan d’action antérieur que l’établissement ne reçoit que très peu de candidatures d’hommes. Cette affirmation semble être identique à tous les établissements du secteur d’activité médico-social (de type EHPAD notamment).
L’objectif étant de favoriser l’augmentation de nombre de femmes et d’hommes dans les métiers non mixtes ou sous-représentés.
Il s’agit tout d’abord de faire preuve de vigilance dans la formulation asexuée des offres d’emploi. Pour être efficace, des offres d’emplois devront être analysées et validées régulièrement. De plus, l’association s’engage à ce que le ratio de femmes et d’hommes reçu en entretien corresponde à celui des candidatures déposées.
Difficultés de recrutements très importantes sur l’ensemble des secteurs représentés dans l’établissement.
Nombre d’offres d’emploi analysées et validées : ……
A noter que la plupart des offres d’emploi sont rédigées par Pôle Emploi et répondent aux exigences précitées.



4/ Sur les conditions de travail :

La durée du travail a un impact sur l’organisation des salariés pour concilier vie personnelle et vie professionnelle. Le travail à temps partiel semble être un moyen à la disposition des salariés en ce sens.
Il ressort du diagnostic préalable que le travail à temps partiel est très présent dans notre établissement, constat plus marqué pour les femmes. Le temps partiel répond à des besoins d’aménagements du temps de travail pour des salarié(e)s ayant des problèmes de santé ou à des demandes individuelles en lien avec des nécessités familiales ou personnelles.
L’objectif retenu est de favoriser l’aménagement du temps de travail.
Le but est d’étudier 100% des demandes de modifications de durée de travail (notamment temps partiel choisi) : augmentation ou diminution du temps de travail. Demande qui pourra être faite tout au long de la vie du contrat, notamment à l’occasion des entretiens professionnels.
Nombre de demandes de modifications de la durée de travail contractuelle : ……
% de demandes satisfaites : ……
Chaque demande est étudiée : qu’il s’agisse d’une augmentation ou d’une diminution du temps de travail (notamment lors d’une reprise après congés maternité).

5/ Sur l’articulation entre la vie professionnelle et l’exercice de responsabilité parentale :

Dans le prolongement de l’action sur les conditions de travail, la perspective de permettre aux salariés de mieux équilibrer vie professionnelle et personnelle doit faire l’objet d’une attention particulière dans cet accord.
L’objectif retenu étant de favoriser l’articulation de la vie professionnelle et personnelle, par le biais des deux actions présentées ci-dessous :
- maintenir des postes de travail continu dans la mesure du possible ;
- rechercher les besoins du professionnel pour l’exercice de la parentalité (dès l’embauche).
Nombre de postes de travail continus : ……
Rédaction d’un questionnaire à destination du nouveau salarié : ……

6/ Sur l’accès à la formation :

La formation professionnelle permet de se former tout au long de sa vie professionnelle, pour développer ses compétences et accéder à l’emploi, se maintenir dans l’emploi ou changer d’emploi.
Le premier objectif est de continuer à équilibrer l’accès des femmes et des hommes à la formation. Sur ce point, il s’agit de s’assurer de l’accès à la formation des salariés à temps partiel et/ou travaillant la nuit.
Proportions de professionnel(le)s à temps partiel ayant parmi ceux ayant suivi une formation : …… %
Le second objectif sur ce même point est d’assurer la réadaptation à leur poste de travail des salariés après une longue absence (maternité, congé parental d’éducation, maladie…). L’engagement sera de rendre prioritaire les salariés reprenant une activité après une absence de longue durée (+ de 6 mois) pour les formations l’année suivante.
Proportions de professionnel(le)s revenant après une longue absence ayant suivi une formation au cours de l’année suivante : …… %

7/ Champ d’application de l’accord :

Les dispositions du présent accord s’appliquent à l’ensemble des salariés de l’Association de la Maison de Retraite de Trébas : Etablissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes et pour Personnes Handicapées Vieillissantes.

8/ Durée et formalités :

Le présent accord est conclu pour une durée déterminée de 1 an. Il entrera en vigueur le jour du dépôt sous forme électronique auprès de la DIRECCTE. Il cessera, par conséquent, de s’appliquer au terme de ce délai d’un an.

Fait à Trébas, le 2 juillet 2025.

Pour l’Association de la Maison de retraite de Trébas,






Pour la CFDT, Santé Sociaux, Tarn,

Mise à jour : 2025-10-10

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut

Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut

Sécurité juridique
Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut

Un avocat vous accompagne

Faites le premier pas