Ci-après dénommée « la société », D’une part ; ET L’
organisation syndicale représentative SNME-CFDT
D’autre part ; Ci-après dénommées conjointement les « parties »,
PREAMBULE
Conformément aux dispositions des articles L.2242-1 et suivants du Code du travail, une négociation s’est engagée entre la Direction et l’Organisation Syndicale représentative sur les thèmes de la négociation annuelle obligatoire pour l’année 2026, et notamment, sur les salaires effectifs sur la base d’indicateurs sociaux traitant notamment des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes.
La négociation annuelle obligatoire au titre de l’année 2026 s’est tenue au cours du mois de février 2026 compte tenu du contexte social lié à la négociation et à la conclusion d’un accord de rupture conventionnelle collective (RCC).
Dans ce cadre, la Direction et l’organisation syndicale représentative se sont rencontrées selon le calendrier suivant : le 11 février et le 27 février 2026.
Ces réunions ont donné lieu à des échanges entre l’employeur et l’organisation syndicale représentative, au regard des documents remis par la Direction et du contexte économique et social de la société.
La Direction a commenté la situation économique de l’entreprise en 2025, les difficultés budgétaires pour 2026, l’impact sur l’emploi et les salaires, ainsi que le changement de parution du magazine La Vie en quinzomadaire versus hebdomadaire depuis plus de 80 ans.
Ce changement de rythme de parution qui devrait être effectif fin juin 2026 s’est accompagné d’une négociation sur un Accord de Rupture Conventionnelle Collective (RCC) pour adapter les ressources de l’entreprise à la nouvelle périodicité du magazine La Vie.
La direction a ainsi rappelé les objectifs budgétaires pour l’année 2026 : un chiffre d’affaires de 12 810 K€, en baisse de 503 k€ par rapport à celui de 2025 et un résultat opérationnel attendu de - 997 k€, tenant compte du passage en quinzomadaire à compter de juillet 2026 et d’une réduction de la masse salariale.
Ce budget prend aussi en compte l’augmentation des tarifs d’abonnement des deux autres titres de la Société, rendue nécessaire par la situation économique de ces mensuels.
Les diffusions budgétées des titres pour 2026 par rapport à l’année 2025 sont les suivantes :
La Vie : -6,5%
Prier : -6,3%
Histoire & Civilisations : - 4,2%
L’organisation syndicale représentative au sein de la Société a souligné l’impact de l’inflation sur le pouvoir d’achat des salariés, d’autant qu’il n’y a pas eu d’augmentation conséquente globale depuis plusieurs années et ce, malgré celle relativement faible réalisée en janvier 2025 sur une partie des salaires. Pour mémoire : 1 % sur le salaire de base pour les salaires bruts de base jusqu’à 2.800 € et 0,5 % sur le salaire de base pour les salaires compris entre 2.801 € et 4.000 €.
Malgré une étude Abonnés réalisée en amont de la décision de changement de périodicité et confortant ce choix, la direction alerte sur le fait que le passage en quinzomadaire représente un risque certain difficilement mesurable : quelle perception en auront les abonnés ? Comment sera-t-il accueilli, quel impact cela aura-t-il sur le taux de réabonnement ?
Pour autant, la Direction consciente de l’effet de l’inflation au cours des dernières années, notamment sur les bas salaires, a proposé à l’organisation syndicale de se revoir après la période de candidatures des dossiers de RCC déposés par les salariés.
A l’issue des négociations, les parties sont parvenues au présent accord selon les termes suivants.
Article 1 - Salaires effectifs
Les parties ont négocié sur les salaires effectifs au regard des éléments économiques et sociaux présentés par la Direction. Compte tenu du contexte économique exposé en préambule et notamment :
Du résultat opérationnel prévisionnel négatif pour 2026,
De la baisse des diffusions,
De la mise en œuvre de l’accord de rupture conventionnelle collective,
il est convenu qu’aucune augmentation collective des salaires ne sera mise en œuvre en 2026.
Les parties conviennent toutefois de se revoir à l’issue du délai que l’accord de RCC a fixé concernant la réponse aux candidatures. Une fois les réponses données, la direction aura plus de visibilité sur la situation économique de l’entreprise.
Article 2 - Engagement de réduction des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes
Conformément aux engagements pris dans l’accord relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes signé le 5 novembre 2025, les parties veillent au suivi des indicateurs contenus dans la BDESE et à ceux relatifs à l’égalité salariale. Il est ainsi souligné l’importance de s’assurer que les éléments de rémunération soient établis selon des normes identiques pour les deux sexes mais également à veiller, à ce que lors des révisions de situation, les promotions et augmentations soient similaires entre les femmes et les hommes, et à ce que le sexe n’ait aucune influence dans la détermination de la rémunération.
Ainsi, la Direction s’assure que les augmentations salariales visent de manière équitable les femmes et les hommes et qu’elles puissent participer à la réduction des éventuels écarts injustifiés. La Direction tient également à rappeler que bénéficient de la moyenne des augmentations de leur catégorie les salariés.es ayant été absents.es entre le 1er janvier et le 31 décembre au titre d’un congé de maternité ou d’adoption.
Article 3 - Poursuite du forfait mobilité vélo
Sur proposition de la déléguée syndicale, la direction accepte de poursuivre un forfait mobilités (FM) pour les salariés utilisant leur vélo pour leurs déplacements domicile-travail - forfait mis en place en février 2024.
L’indemnité est équivalente à 50% du tarif du Pass Navigo en vigueur au 1er janvier 2026 sur onze (11) mois, soit 41,62 € par mois versée sur 12 mois, correspondant à la formule : 50% * 90,80 € (tarif au 1er janvier 2026 du Pass Navigo) * 11 / 12.
Une attestation sur l’honneur sera demandée à ceux utilisant ce moyen de transport, sans que cette indemnité ne puisse se cumuler avec une autre participation de l’employeur à la prise en charge de frais liés aux trajets domicile-travail.
Article 4 - Maintien du périmètre des bénéficiaires de la prime de rentrée scolaire au titre de l’année 2026 / 2027
La prime de rentrée scolaire étendue au quotient familial d’au moins 20.000 € et inférieur à 23.999 € en 2022 sera maintenue en 2026 selon les conditions suivantes :
Être salarié(e) en CDI et en CDD de plus de 3 mois, au 1er septembre 2026.
Avoir des enfants âgés de moins de 21 ans au 31 décembre 2026 et en cours de scolarité pour l’année 2026 / 2027.
Avoir un quotient familial inférieur à 24 000 € (montant du revenu imposable du foyer fiscal avant abattement, divisé par le nombre de parts)
La prime de rentrée scolaire sera versée avec le salaire du mois d’octobre 2026.
Article 5 - Reconduction de l’Accord Compte Epargne Temps (CET)
Les parties conviennent de reconduire, pour l’année 2026, l’accord relatif au Compte Épargne Temps (CET) en vigueur au sein de l’entreprise.
Ainsi, les parties conviennent de se revoir pour formaliser cette reconduction dans le cadre d’un accord, qui reprendra l’ensemble des dispositions, modalités de fonctionnement et conditions d’alimentation et d’utilisation du Compte Épargne Temps prévues par l’accord antérieur, sous réserve de l’actualisation des données chiffrées applicables pour l’année 2026. Les autres dispositions de l’accord demeureront inchangées et continueront de produire leurs effets dans les mêmes conditions.
Article 6 - Entrée en vigueur et durée de l’accord
Le présent accord est conclu pour une durée d’un an. Il entre en vigueur à l’issue des formalités de dépôt prévues ci-dessous.
Article 7 - Révision
Le présent accord pourra être révisé à tout moment, dans les conditions prévues aux articles L. 2222-5, L. 2261-7-1 et L. 2261-8 du Code du travail.
Article 8 - Dépôt et publicité
Le présent accord fera l’objet d’un dépôt sur la plateforme de téléprocédure du ministère du Travail (« TéléAccords ») conformément aux dispositions légales en vigueur, ainsi que d’un dépôt auprès du Secrétariat du Greffe du Conseil de Prud’hommes de Paris.
Une version anonymisée sera publiée sur la base de données nationale.
Le présent Accord sera notifié à l’organisation syndicale représentative au sein de la Société. Les termes du présent Accord seront portés à la connaissance de l’ensemble du personnel par diffusion interne.
Fait à Paris, le 19 mars 2026 En 4 exemplaires, dont une version anonymisée aux fins de publication.