Accord d'entreprise MAS HELIOS

ACCORD D’ENTREPRISE RELATIF AU VERSEMENT D’UNE PRIME DITE DE « PARTAGE DE LA VALEUR » POUR 2025

Application de l'accord
Début : 19/12/2024
Fin : 31/01/2025

14 accords de la société MAS HELIOS

Le 20/12/2024


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ACCORD D’ENTREPRISE RELATIF AU VERSEMENT D’UNE PRIME

DITE DE « PARTAGE DE LA VALEUR » POUR 2025

(annuelles obligatoires)

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ACCORD D’ENTREPRISE RELATIF AU VERSEMENT D’UNE PRIME

DITE DE « PARTAGE DE LA VALEUR » POUR 2025

(annuelles obligatoires)




Entre les soussignées :

La MAS HELIOS, dont le siège social est situé Place de l’Eglise à Saint-Germé (32400), représentée par

D’UNE PART,



Les organisations syndicales représentatives au sein de l’établissement, ci-dessous désignées :

  • Le Syndicat Confédération Française Démocratique du travail (CFDT), représenté par


  • Le Syndicat Confédération Générale du Travail (CGT), représenté par

D’AUTRE PART,

PREAMBULE

Par le présent accord, les parties traduisent la volonté d'utiliser la faculté offerte par l'article 1er de la loi n° 2022-1158 du 16 août 2022 portant mesures d'urgence pour la protection du pouvoir d'achat en attribuant une prime de partage de la valeur exonérée de cotisations sociales. Le régime de la prime de partage de la valeur a notamment été modifié par la loi n° 2023-1107 du 29 novembre 2023 portant transposition de l'accord national interprofessionnel relatif au partage de la valeur au sein de l'entreprise et par le décret n° 2024-644 du 29 juin 2024 portant application des articles 9, 10, 12 et 18 de la loi précitée, permettant depuis le 1er juillet 2024 d’affecter la prime de partage de la valeur à un plan d’épargne salariale.

Conformément à l'article 1er de la loi précitée du 16 août 2022, cette prime ne se substitue à aucune augmentation de rémunération, aucune prime ni aucun élément de rémunération versé par l'entreprise ou qui devient obligatoire en vertu de la loi, d'une convention ou d'un accord collectif de travail, d'un contrat de travail ou d'un usage.

CECI ETANT RAPPELE, IL EST CONVENU ET ARRETE CE QUI SUIT :

  • CHAMP D’APPLICATION DE L’ACCORD

Le présent accord est applicable à l’ensemble des salariés de la MAS HELIOS.

La prime de partage de la valeur sera versée à tous les salariés de la MAS HELIOS qui remplissent les conditions cumulatives suivantes :
  • être liés à l’entreprise par un contrat de travail à la date de versement de la prime ;
  • avoir perçu, au cours des 12 derniers mois précédents le mois de versement de la prime, soit entre le 1er janvier 2024 au 31 décembre 2024, une rémunération brute totale inférieure à trois fois le montant annuel du SMIC (prorata temporis).

  • MODALITES DE VERSEMENT ET MONTANT DE LA PRIME

  • Application de trois critères de modulation combinés pour la fixation du montant de la prime

Le montant de la prime sera modulé en fonction de trois critères combinés :
  • Le critère de l’ancienneté dans l’entreprise au 31 janvier 2025, celle-ci s’appréciant sur l’ensemble de la période durant laquelle le salarié a été employé par l’entreprise sans interruption, y compris lors de contrats successifs ;
  • Le critère de la durée de travail prévue au contrat de travail ;
  • Le critère du temps de présence du salarié dans l’entreprise durant les 12 derniers mois précédant le mois de versement de la prime, soit du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2024 : la durée de présence est appréciée en fonction de la présence effective dans l’entreprise, ou considérée comme telle.

Ainsi, selon les cas, le montant de la prime pourra donner lieu à une triple proratisation, dans les conditions exposées ci-après.

  • Montant de la prime

Le montant est fixé, en fonction de l’ancienneté, pour un salarié à temps plein, dont la présence a été effective, ou considérée comme telle, au cours des 12 derniers mois précédant le mois de versement de la prime, à :

Ancienneté supérieure ou égale à 2 ans

400 euros

Ancienneté inférieure à 2 ans

200 euros


  • Le montant de la prime est proratisé, pour tout salarié occupé à temps plein et n’ayant pas été présent effectivement ou considéré comme présent effectivement sur les 12 mois précédant le versement de la prime, à due proportion de sa durée de présence effective, ou considérée comme telle.

A titre d’exemple :
  • Pour le salarié à temps plein ayant une ancienneté inférieure à 2 ans et ayant été présent 9 mois, il percevra 9/12ème soit 200 x 0,75 = 150 euros ;
  • Pour le salarié à temps plein ayant une ancienneté inférieure à 2 ans et ayant été présent 6 mois, il percevra 6/12ème soit 200 x 0,5 = 100 euros.




  • Pour tout salarié occupé contractuellement à temps partiel et ayant été présent effectivement, ou considéré comme présent effectivement, sur les 12 derniers mois, le montant de la prime est réduit proportionnellement en fonction de la présence effective, ou considérée comme telle, et du volume horaire contractuel.

A titre d’exemple :
  • Pour le salarié ayant 3 ans d’ancienneté occupé à 80% et ayant été présent contractuellement sur les 12 derniers mois, le montant de la prime est fixé à 80% de 400 euros soit 320 euros ;
  • Pour le salarié ayant 3 ans d’ancienneté occupé à 60% et ayant été présent contractuellement sur les 12 derniers mois, le montant de la prime est fixé à 60% de 400 euros soit 240 euros.

  • Le montant de la prime est doublement proratisé, pour tout salarié occupé contractuellement à temps partiel et n’ayant pas été présent effectivement, ou considéré comme présent effectivement sur les 12 derniers mois, à due proportion du volume horaire contractuel et de la durée de présence effective, ou considérée comme telle.

A titre d’exemple :
  • Pour le salarié, ayant une ancienneté inférieure à 2 ans, occupé à 80% et ayant été présent contractuellement 7 mois sur les 12 derniers mois, le montant de la prime est fixé à (200 x 0,8) x 7/12ème soit 93 euros ;
  • Pour le salarié, ayant une ancienneté inférieure à 2 ans, occupé à 91% et ayant été présent contractuellement 4 mois sur les 12 derniers mois, le montant de la prime est fixé à (200 x 0,91) x 4/12ème soit 61 euros.
  • VERSEMENT DE LA PRIME


La prime dite de « partage de la valeur » sera versée en une seule fois au plus tard au 31 janvier 2025, sous réserve, pour chaque bénéficiaire, de remplir les conditions précitées à l’article 1 du présent accord.

La prime figurera sur le bulletin de salaire du mois de janvier 2025. Il est précisé que le versement de cette prime constitue un avantage alloué par voie d’accord collectif et non un droit acquis au personnel.
  • REGIME SOCIAL ET FISCAL


La prime de partage de la valeur qui sera versée donnera lieu à exonération de toutes les cotisations de Sécurité sociale, hors CSG et CRDS.

La prime de partage de la valeur ne sera pas exonérée d’impôt sur le revenu pour les salariés. Elle sera incluse dans le revenu fiscal de référence des bénéficiaires et prise en compte pour le calcul des prestations sociales.
  • ENTREE EN VIGUEUR ET DUREE DE L’ACCORD

Le présent accord est conclu pour une durée déterminée à compter du 19 décembre 2024, jusqu’au 31 janvier 2025, date de versement de la prime de partage de la valeur.
Les sommes versées par l’entreprise au titre de la prime de partage de la valeur pour l’année 2025, ainsi que les modalités particulières de versement n’entraînent pas d’engagement pour les années à venir.








  • CONDITIONS DE VALIDITE DE L’ACCORD

Le présent accord est conclu dans les conditions visées aux articles L. 2232-12 et suivants du Code du travail.
Pour être valable, cet accord devra être signé soit :
  • par l’employeur et une ou plusieurs organisations syndicales représentatives dans l’entreprise ayant recueilli plus de 50% des suffrages exprimés en faveur d’organisation(s) reconnue(s) représentative(s) au 1er tour des dernières élections des membres titulaires de la délégation du personnel au Comité social et économique, quel que soit le nombre de votants,
  • par l’employeur et un ou plusieurs syndicats représentatifs ayant recueilli plus de 30% des suffrages exprimés en leur faveur au premier tour lors des dernières élections professionnelles (sans avoir atteint 50%), sous réserve de l’approbation des salariés à la majorité des suffrages exprimés dans les conditions prévues par le Code du travail.

  • ADHESION

Toute organisation syndicale représentative, non signataire d’origine du présent accord, pourra décider d’adhérer à tout moment et sans réserve au présent accord, dans les conditions prévues aux articles L. 2261-3 et suivants du Code du travail.
Cette adhésion devra être notifiée à la Direction de la Société ainsi qu’à l’organisation ou aux organisations syndicale(s) représentative(s) signataire(s) par lettre recommandée avec accusé de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge.
L’adhésion ultérieure d’une organisation syndicale représentative non signataire du présent accord emporte adhésion et agrément sans réserve à l’ensemble des dispositions de cet accord en vigueur à la date de l’adhésion.
Conformément à la loi, l’adhésion fait l’objet d’un dépôt administratif et un exemplaire est adressé au greffe du Conseil de Prud’hommes dans les conditions prévues par l’article D. 2231-2 du Code du travail.
La déclaration d’adhésion n’est opposable qu’une fois les formalités ci-dessus réalisées.
  • INTERPRETATION DE L’ACCORD

Les représentants de chacune des parties signataires conviennent de se rencontrer à la requête de la partie la plus diligente, dans les 7 jours suivant la demande pour étudier et tenter de régler tout différend d'ordre individuel ou collectif né de l'application du présent accord.
Jusqu'à l'expiration de la négociation d'interprétation, les parties contractantes s'engagent à ne susciter aucune forme d'action contentieuse liée au différend faisant l'objet de cette procédure.

  • REVISION DE L’ACCORD

En cas d’évolution législative ou conventionnelle susceptible de remettre en cause tout ou partie des dispositions du présent accord, les parties signataires conviennent de se réunir dans un délai d’un mois après la prise d’effet de ces textes, afin d’adapter au besoin lesdites dispositions.
Par ailleurs, une révision de l’accord pourra s’effectuer dans les conditions prévues aux articles L. 2222-5, L. 2261-7-1 et L. 2261-8 du Code du travail à compter de la réception de la demande :
  • de la Direction,
  • de toute organisation syndicale représentative habilitée à initier la procédure de révision en application des articles précités.

Toute demande de révision sera présentée par son auteur par lettre recommandée avec avis de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge à chacune des autres parties et devra comporter l’indication des dispositions dont la révision est demandée.
Au plus tard dans un délai d’un mois, la Direction organisera une réunion avec l’ensemble des organisations syndicales représentatives en vue de négocier un éventuel avenant de révision, qui sera soumis aux mêmes conditions de validation par l’autorité administrative que le présent accord.
Si un avenant de révision est valablement conclu dans ces conditions et validé par l’autorité administrative, ses dispositions se substitueront de plein droit aux dispositions de l’accord qu’il modifie.

  • DEPÔT ET PUBLICITE DE L’ACCORD

Conformément aux articles D. 2231-2 et D. 2231-4 du Code du travail, le présent accord sera déposé par la Société sur la plateforme de téléprocédure du ministère du Travail. Un exemplaire signé sera déposé au secrétariat-greffe du Conseil de Prud’hommes d’Auch.
Conformément à l’article L. 2231-5-1 du Code du travail, le présent accord sera, après anonymisation des noms et prénoms des négociateurs et signataires de l’accord ainsi que du préambule et de certains articles dans la mesure où leur divulgation porterait atteinte aux intérêts stratégiques de l’entreprise, rendu public et versé dans la base de données nationale des accords collectifs.
Un exemplaire de cet accord, signé par les Parties, sera remis aux organisations syndicales représentatives et vaudra notification au sens de l’article L. 2231-5 du Code du travail.
Enfin, en application des articles R. 2262-1, R. 2262-2 et R. 2262-3 du Code du travail :
  • un exemplaire de cet accord sera transmis au Comité Social et Économique,
  • un avis sera communiqué par tout moyen aux salariés les informant de la signature de cet accord, précisant où ce texte sera tenu à leur disposition sur le lieu de travail, ainsi que les modalités leur permettant de consulter pendant leur temps de présence.

Ainsi, les salariés seront informés de la mise en œuvre et du suivi de l’accord par voie d’affichage.
Le présent accord est établi en nombre suffisant pour remise à chacune des parties.

Fait à SAINT-GERME, le 20 décembre 2024, en 3 exemplaires originaux.


Pour la MAS HELIOS



Pour le Syndicat Confédération Générale du Travail (C.G.T)




Pour le Syndicat Confédération française démocratique du travail (C.F.D.T)

Mise à jour : 2025-01-07

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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