accord collectif de groupe PORTANT sur le droit à la déconnexion
ENTRE :
La société PUBLICIS GROUPE SA, dont le siège social est situé 133, avenue des Champs Elysées 75008 PARIS, représentée aux fins des présentes par XXX, agissant en sa qualité de Directrice des Ressources Humaines de PUBLICIS GROUPE en France, dûment habilité,
Les sociétés françaises du Groupe PUBLICIS, telles que listées en annexe (Annexe 1), représentées par XXX, agissant en qualité de Directrice des Ressources Humaines de PUBLICIS GROUPE en France, dûment habilité ;
d'une part,
ET :
Les organisations syndicales représentatives ayant dûment mandaté à cet effet les coordonnateurs syndicaux de groupe ci-après nommés, exerçant par ailleurs des fonctions de délégué syndical au sein de l’une des sociétés du Groupe PUBLICIS comprise dans le périmètre du présent accord :
CFDT BETOR-PUB, représentée par XXX ;
FO-SNPEP, représentée par XXX ;
CFE-CGC PUBLICITÉ, représentée par XXX ;
INFO’COM-CGT, représentée par XXX ;
UNSA PUBLICITE, représentée par XXX ;
d'autre part.
Ci-après ensemble dénommées les « Parties »,
Préambule
Le développement croissant des technologies de l’information et de la communication demande une adaptation constante des organisations de travail.
De plus, l’utilisation intelligente de ces technologies est essentielle à la croissance et à la performance des entreprises, et par ailleurs favorise l’accès à l’information, les échanges au sein des collectifs et les collaborations multisites et pluridisciplinaires.
Cette prise de conscience des enjeux de l’intégration des nouvelles technologies sur le lieu de travail a été renforcé dans le contexte sanitaire lié à l’épidémie de Covid-19, période à la suite de laquelle l’utilisation des outils de communication à distance et du télétravail s’est institutionnalisée pour l’ensemble de nos métiers.
Dans ce contexte, entrainant une complexification des moyens de communication et de la délimitation vie personnelle/ vie professionnelle, les Parties ont souhaité réaffirmer et formaliser, par cet accord à durée indéterminée, leur attachement au droit à la déconnexion.
Elles rappellent également qu’il relève du devoir de chacun de se responsabiliser à ces enjeux. En effet, le droit à la déconnexion nécessite une prise de conscience collective : sur sa propre utilisation des outils numériques mais aussi sur les conséquences de celle-ci sur le collectif de travail, ses collègues, et ce quel que soit leur niveau hiérarchique.
L’objectif de cet accord, qui s’inscrit dans la lignée de l’Accord collectif de Groupe portant sur le droit à la déconnexion du 16 août 2021 – signé à titre expérimental pour une année –, est d’encadrer l’utilisation des outils numériques et définir des modalités d’utilisation vertueuse de ces technologies, en vue d’assurer le droit à la déconnexion et d’améliorer l’environnement et les conditions de travail de chaque collaborateur du Groupe Publicis en France, notamment en préservant leur vie personnelle.
Les dispositifs déployés dans le cadre de cet accord visent également à prévenir l’hyper-connexion liée à la nature éventuellement addictive de ces technologies.
Enfin, fortes de l’expérience précédente, les Parties ont souhaité renforcer les actions de sensibilisation, de communication et de formation menées par le Groupe afin de garantir l’effectivité du droit à la déconnexion.
Table des matières
TOC \o "1-3" \h \z \u Préambule PAGEREF _Toc128139328 \h 2 Article 1.Champ d’application PAGEREF _Toc128139329 \h 4 Article 2.Caractéristiques du droit à la déconnexion PAGEREF _Toc128139330 \h 4
2.1. Définition du droit à la déconnexion PAGEREF _Toc128139331 \h 4
2.2. Outils visés par le droit à la déconnexion PAGEREF _Toc128139332 \h 4
2.3. Période de déconnexion PAGEREF _Toc128139333 \h 5
Article 3.Mesures destinées à promouvoir et garantir le respect du droit à la déconnexion PAGEREF _Toc128139334 \h 6
3.1. Bonnes pratiques propres à l’utilisation des outils numériques PAGEREF _Toc128139335 \h 6
3.2. Actions de sensibilisation et/ou de formation PAGEREF _Toc128139336 \h 6
3.3. Mise en place de dispositifs de vigilance PAGEREF _Toc128139337 \h 7
Article 4.Entrée en vigueur - Durée indéterminée de l’accord PAGEREF _Toc128139338 \h 8
4.1.Notification de l’accord PAGEREF _Toc128139339 \h 8
4.2.Durée et suivi de l’accord PAGEREF _Toc128139340 \h 8
Le présent accord s’applique à l’ensemble des collaborateurs appartenant aux sociétés du Groupe Publicis en France mentionnées en annexe (Annexe 1), sans aucune condition d’ancienneté et quelle que soit la nature de leur contrat de travail (notamment CDI, CDD, contrat de travail à temps plein ou à temps partiel, forfait jours, contrat d’apprentissage, contrat de professionnalisation), à l’exception des cadres dirigeants (au sens de l’article L.3111-2 du code du travail) pour lesquels les dispositions relatives à la durée du travail et aux temps de repos ne sont pas applicables.
Les Parties précisent que les stagiaires bénéficient des mêmes mesures en matière de droit à la déconnexion.
Les dispositions du présent accord s’appliquent indifféremment aux périodes télétravaillées et aux périodes travaillées sur site.
Article 2.Caractéristiques du droit à la déconnexion
2.1. Définition du droit à la déconnexion
Le droit à la déconnexion peut être défini comme le droit du collaborateur de ne pas être connecté aux outils numériques professionnels, et de ne pas répondre aux courriels, messages ou appels téléphoniques, y compris lorsqu’ils proviennent d’outils numériques personnels, pour un motif professionnel en dehors de son temps de travail habituel.
Le droit à la déconnexion et le respect de la vie privée constituent des principes fondamentaux permettant de protéger les collaborateurs d’une trop grande sollicitation par les personnes de leur environnement professionnel, qu’il s’agisse de managers, de collègues, de clients et de tous interlocuteurs à divers titres de l’entreprise ou du Groupe.
2.2. Outils visés par le droit à la déconnexion
Sont prioritairement visés les outils professionnels connectés, à savoir ceux qui permettent d’être joignable en permanence et facilement. Sont aussi bien visés les objets physiques (tels que les ordinateurs, tablettes, smartphones, etc.) que les outils dématérialisés (tels que les connexions sans fil ou à distance, messageries électroniques telles qu’Outlook ou autres messageries internes, outils de messagerie « chat » tels que Microsoft Teams, internet, réseaux tels que WhatsApp, etc…).
Compte tenu des potentielles dérives que peuvent entraîner la multiplication des outils de communication, les Parties ont souhaité rappeler au sein du présent accord les canaux de communication officiels et autorisés par le Groupe Publicis, conformément à ses différentes politiques en vigueur :
E-mail O365 MS-Exchange ;
MS-Teams ;
MS-SharePoint ;
Lion Box ;
MFT ;
Services audiovisuels ;
Services de centre d'appels basés sur le cloud.
L’usage d’autres outils n’est pas autorisé et est de nature à accroître les risques liés à une sur-connexion.
Etant entendu que ces services de messagerie et de collaboration pourront être amenés à évoluer. Il convient de se référer aux politiques en vigueur au sein du Groupe.
2.3. Période de déconnexion
Il sera apporté une attention particulière pour qu’un salarié ne soit pas sollicité, c’est-à-dire qu’il ne soit pas attendu de réponse de sa part, en dehors de ses périodes habituelles de travail et ce, afin de respecter son droit à la déconnexion.
Cette attention sera particulièrement portée lors des périodes suivantes :
le repos quotidien ;
le repos hebdomadaire ;
les périodes au cours desquelles l’exécution du contrat de travail par le salarié est suspendue (notamment : congés-payés, jours de repos, absences au titre de la maladie ou d’un accident, congés exceptionnels, congé-maternité, etc.).
Dans la mesure où la durée et l’aménagement du temps de travail peut varier d’un salarié à l’autre, notamment en raison du régime et du statut qui lui sont applicables, il paraît pertinent de définir, par le présent accord, le principe d’une plage de temps quotidien qui corresponde à une période de déconnexion au cours de laquelle, par principe, aucune réponse n’est attendue de la part du salarié.
Etant précisé que les collaborateurs ne pourront être sollicités en dehors de leurs horaires de travail tels que définis au sein de leur contrat de travail et, le cas échéant, par l’horaire collectif de travail déterminé au sein de l’entreprise/ de l’établissement.
En dehors des situations d’urgence ou de circonstances exceptionnelles, les collaborateurs du Groupe bénéficient d’une période de déconnexion de référence qui démarre lorsque le salarié quitte son poste à la fin de sa journée de travail (conformément à ses horaires de travail, s’il est soumis à un horaire) et se poursuit jusqu’à la reprise du travail.
Les périodes de déconnexion minimales au sein du Groupe en France sont les suivantes :
de 20h00 à 8h00 pour les jours travaillés ;
une heure entre 12h00 et 14h00 pour la pause déjeuner ;
les week-ends, les jours fériés, les congés payés et les jours RTT ;
et lors de toutes absences autorisées et/ou justifiées (arrêt-maladie, congés exceptionnelles, jour non travaillé du fait d'un temps partiel, etc.).
Si, en cas d’urgence ou de circonstances exceptionnelles, le collaborateur est amené à se connecter au cours des plages prévues pour la déconnexion, il veillera à prendre a minima un repos journalier (11 heures consécutives) entre deux journées de travail et un repos hebdomadaire (35 heures consécutives c’est-à-dire soit 24 heures + 11 heures) en fin de semaine, le cas échéant, s’il ne dispose pas de l’autonomie suffisante pour aménager son temps (cf. salarié soumis à un horaire collectif de travail), en sollicitant son manager à cet effet.
Sans que cette liste ne soit exhaustive, les Parties s’entendent pour définir la notion d’urgence comme étant la situation dans laquelle l’intervention du salarié ne peut être différée après la fin de la période de déconnexion pour des raisons tenant : à la santé des personnes, à la sécurité des biens ou des personnes, ou à des nécessités impérieuses de service (difficultés ou engagements opérationnels impératifs risquant d’entrainer des conséquences préjudiciables pour la société s’il n’y est porté remède à bref délai), survenue d’un imprévu de dernière minute nécessitant d’en informer un collaborateur (à titre d’exemple, report d’un déplacement prévu pour le lendemain, annulation d’une formation ou d’une équipe de production, etc.).
De plus, les sollicitations intervenant en dehors des heures de travail en cas de situation exceptionnelle liée à un cas d’urgence, devront être effectuées via un appel téléphonique ou un SMS, le mail n’étant pas un canal approprié en cas d’urgence.
De manière générale et dans ces cas de figure, des dérogations au droit à la déconnexion seront tolérées, dans le respect des dispositions légales relatives au temps de travail et de repos et en privilégiant le volontariat.
Il est rappelé que le Groupe Publicis étant un groupe international, ces périodes de déconnexion pourront être adaptées en fonction des contraintes liées au décalage horaire, cela sans préjudice du respect des temps de repos quotidien et hebdomadaire.
Aucun collaborateur ne pourra être sanctionné, de manière directe ou indirecte (notamment, par l’intermédiaire de son évaluation professionnelle) s’il ne répond pas à ses courriels, messages, appels téléphoniques ou à toute autre sollicitation à caractère professionnel au cours de ses temps de déconnexion. A contrario, le collaborateur répondant à ses courriels, messages, appels téléphoniques ou toute autre sollicitation à caractère professionnel au cours de ses périodes de déconnexion ne pourra être favorisé face à un collaborateur qui respecterait plus rigoureusement son droit à la déconnexion.
Le régime des astreintes est dérogatoire par nature au droit à la déconnexion. Les collaborateurs sous astreinte sont tenus de rester joignables afin de pouvoir intervenir dans le cadre de leur mission.
Article 3.Mesures destinées à promouvoir et garantir le respect du droit à la déconnexion
3.1. Bonnes pratiques propres à l’utilisation des outils numériques
Il sera déployé au sein des entreprises entrant dans le champ d’application du présent accord, des actions d’information en vue de communiquer auprès des collaborateurs, qu’ils disposent ou pas d’une responsabilité de management, sur les bonnes pratiques à respecter en vue de favoriser collectivement le respect du droit à la déconnexion.
Il est important que chacun s’interroge sur sa pratique du droit à la déconnexion, mais les Parties rappellent également qu’il relève du devoir de chacun de veiller à respecter l’exercice de ce droit par ses managers, les autres collaborateurs, les clients ou tout autre interlocuteur à divers titres de l’entreprise ou du Groupe.
Un guide des bonnes pratiques « Groupe » figure en annexe n°2 du présent accord. Chaque entreprise demeure libre de le compléter par d’autres mesures adaptées aux activités et contraintes opérationnelles découlant de celle-ci.
3.2. Actions de sensibilisation et/ou de formation
Une sensibilisation sur l’importance du droit à la déconnexion sera réalisée auprès de l’ensemble des collaborateurs notamment lors de l’entrée en vigueur du présent accord. Par ailleurs, le Groupe s’engage à communiquer sur le droit à la déconnexion à minima une fois par an avant les congés d’été (entre le 15 juin et le 15 juillet de chaque année).
Une sensibilisation particulière sera réalisée – de manière systématique – auprès des nouveaux arrivants avec :
la remise du guide des bonnes pratiques « Groupe » figurant en annexe n°2 (ou tout autre guide spécifique qui aurait été créé par l’une des entreprises du Groupe Publicis)
et la réalisation d’une formation dédiée au droit à la déconnexion, faisant partie du parcours d’intégration.
En outre, une partie dédiée au droit à la déconnexion sera intégrée au parcours de formation « Power Of Leadership » pour les managers et les cadres de direction, l'effectivité du droit à la déconnexion nécessitant l’exemplarité de ces derniers en la matière, mais aussi une réflexion plus globale au sein de chaque équipe sur l'organisation et la répartition du travail. De plus, il pourra également être organisé des séquences d’échanges ou des formations spécifiques à leur attention.
3.3. Mise en place de dispositifs de vigilance
Afin de prévenir et d’éviter les situations d’usage trop intensif des outils numériques, les managers auront le rôle d’alerter les services des Ressources Humaines, afin qu’ils mettent en place des mesures d’accompagnement spécifiques pour les collaborateurs qui semblent connaître des difficultés dans l’exercice de leur droit à la déconnexion.
Exemple : les managers peuvent alerter les services compétents lorsqu’ils constatent une utilisation excessive des outils numériques et des envois réguliers de messages en dehors des heures habituelles de travail d’un collaborateur.
Les Parties rappellent également que les collaborateurs qui rencontreraient des difficultés dans l’exercice de leur droit à la déconnexion pourront directement se tourner vers leur service des Ressources Humaines afin que des mesures notamment d’accompagnement soient mises en œuvre.
En outre, les Parties réaffirment que les collaborateurs conservent, en tout état de cause, la faculté de se rapprocher des instances représentatives du personnel pour signaler toute éventuelle difficulté dans l’exercice de leur droit à la déconnexion. Dans une démarche d’amélioration continue de l’effectivité du droit à la déconnexion au sein des entreprises du Groupe PUBLICIS, les instances représentatives du personnel s’engagent à faire remonter ces difficultés auprès du service des Ressources Humaines compétent ou de la Direction des ressources Humaines du Groupe (notamment lors de la réunion annuelle prévue dans le cadre de la bonne application de cet Accord), sous couvert de confidentialité/d’anonymisation.
Au-delà de ce dispositif d’alerte, les Parties rappellent que le droit à la déconnexion sera abordé lors des entretiens individuels annuels et entretiens professionnels.
De manière plus générale, la Direction veillera à procéder à une étude approfondie sur l’usage des outils numériques professionnels au sein du Groupe notamment grâce à une analyse globale des entretiens annuels des collaborateurs et/ou aux remontées réalisées par les RRH des sociétés du Groupe listées en annexe 2 et par la DRH du Groupe en France afin d’identifier les éventuelles difficultés soulevées par les collaborateurs et de mettre en œuvre, le cas échéant, toutes actions de prévention ou mesures visant à y mettre fin.
Par ailleurs, les collaborateurs sont vivement incités à intégrer à leur signature électronique, le message suivant : « Si vous recevez ce message en dehors de vos plages habituelles de travail ou pendant vos jours de repos ou de congés, vous n’êtes pas tenu d’y répondre. ». La Direction s’engage, de son côté, à tout mettre en œuvre pour permettre d’intégrer ce message directement dans les signatures des collaborateurs du Groupe PUBLICIS en France.
Enfin, pour faciliter l’organisation par chacun de la gestion de son temps pour répondre à ses missions professionnelles tout en les conciliant avec sa vie personnelle, et ce avec souplesse et également respect des règles qui lui sont applicables en matière de durée du travail, particulièrement pour les collaborateurs en forfait jours, les Parties font le choix de ne pas adopter une solution radicale qui consisterait à bloquer de manière automatique les accès de chaque collaborateur sur une période donnée. Il est toutefois rappelé que cette souplesse ne doit en aucun cas faire obstacle au respect du droit à la déconnexion de chacun ni porter préjudice au repos quotidien et hebdomadaire.
Article 4.Entrée en vigueur - Durée indéterminée de l’accord
4.1.Notification de l’accord
A l’issue de sa signature, un exemplaire du présent accord sera adressé aux organisations syndicales représentatives au sein du Groupe PUBLICIS, valant notification au sens de l’article L.2231-5 du Code du travail.
4.2.Durée et suivi de l’accord
Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée prenant effet le lendemain de son dépôt sur la plateforme « TéléAccords » du Ministère du travail.
Les Parties conviennent qu’elles se réuniront une fois par an afin d’échanger sur l’application de cet accord. Cette réunion sera, notamment, l’occasion de faire part des retours de collaborateurs sur le présent accord et, éventuellement, des difficultés dans sa bonne application.
4.3. Clause de rendez-vous
Toute évolution législative et/ou règlementaire portant sur l’un des thèmes traités dans le présent accord s’appliquerait de plein droit. Les Parties conviennent de se rencontrer dans les meilleurs délais dans l’hypothèse où cette évolution législative et/ou règlementaire modifierait substantiellement l’équilibre du présent accord, et, le cas échéant, de réviser le présent accord si cela s’avérait nécessaire.
Article 5.Révision
La procédure de révision du présent accord pourra être engagée :
Jusqu'à la fin du cycle électoral au cours duquel l'accord est conclu :
Par une ou plusieurs organisations syndicales de salariés représentatives dans le champ d'application de l'accord et signataires ou adhérentes de l'accord ;
A l'issue de ce cycle :
Par une ou plusieurs organisations syndicales de salariés représentatives dans le champ d'application de l'accord.
Les Parties conviennent que cette demande doit être adressée par lettre recommandée avec accusé de réception ou par courriel avec accusé de réception.
La demande de révision doit être obligatoirement accompagnée de propositions sur les thèmes dont il est demandé la révision.
Les négociations au sujet des demandes de révision doivent obligatoirement être initiées au plus tard dans un délai d’un mois à compter de la réception de la demande.
Si un avenant de révision est valablement conclu, ses dispositions se substitueront de plein droit aux dispositions de l’accord qu’il modifie.
Les Parties signataires du présent accord s’engagent à participer de bonne foi aux réunions organisées par la Direction en vue de la négociation d’un éventuel avenant de révision, ce qui ne saurait, bien entendu, les engager à signer quelconque accord ou avenant de révision que ce soit.
Copie de l’accord ou de l’avenant portant révision de l’accord sera déposée auprès de l’autorité administrative compétente et au Conseil de prud’hommes compétent dans les mêmes conditions de forme que celles définies ci-après.
Article 6.Dépôt et publicité
Les dépôts suivants sont effectués :
deux exemplaires sur la plateforme « TéléAccords » du Ministère du travail : une version de l’accord signé des Parties et une version anonymisée publiable sur la base de données nationale prévue par l’article L2231-5-1 du Code du travail ;
un exemplaire original auprès du Greffe du Conseil de Prud’hommes de Paris.
En application des articles R.2262-1 et suivants du Code du travail, un exemplaire du présent accord sera transmis aux représentants du personnel et affiché, dans chaque entreprise comprise dans son périmètre, sur les panneaux réservés à la Direction pour sa communication avec le personnel.
Le présent accord pourra également être consulté par chaque collaborateur auprès du Service des Ressources Humaines ou des Organisations Syndicales Représentatives au niveau du Groupe Publicis en France.
Fait à Paris, le 24 février 2023
En sept exemplaires, dont un pour chaque Partie signataire,
Pour les entreprises du Groupe PUBLICIS : XXX, Directrice des Ressources Humaines du Groupe Publicis en France
CFDT BETOR-PUB
FO-SNPEP
CFE-CGC PUBLICITE
XXX
XXX XXX XXX
XXX
XXX
XXX XXX
XXX
INFO’COM-CGT
UNSA PUBLICITE
XXX
XXX
XXX
XXX
Pour les organisations syndicales représentatives :
Annexe 1 : Liste des sociétés du Groupe PUBLICIS
ADVANCE MARKETING SERVICES EPSILON LILLE EPSILON FRANCE INDEPENDANCE MEDIA MEDIAGARES METROBUS METROBUS ILE-DE-FRANCE MSL FRANCE PUBLICIS XP PRODIGIOUS FRANCE PUBLICIS CONSEIL PUBLICIS CONSULTANTS FRANCE PUBLICIS FINANCE SERVICES PUBLICIS GROUPE S.A. PUBLICIS GROUPE SERVICES PUBLICIS MEDIA FRANCE PUBLICIS SAPIENT FRANCE PUBLICISLIVE FRANCE RE:SOURCES FRANCE SERVICES MARKETING DIVERSIFIES SMPA WEFCOS OLOGIR
Annexe 2. Guide des bonnes pratiques « Groupe » en vue de favoriser le respect du droit à la déconnexion
Le droit à la déconnexion peut être défini comme le droit du collaborateur de ne pas être connecté aux outils numériques professionnels, et de ne pas répondre aux courriels, messages ou appels téléphoniques, y compris lorsqu’ils proviennent d’outils numériques personnels, pour un motif professionnel en dehors de son temps de travail habituel. Les pratiques suivantes visent notamment à réduire le stress lié à l'usage des outils numériques et à réduire les phénomènes de surcharge cognitive.
***
Chaque collaborateur doit s’interroger sur le moment opportun pour adresser un courriel, un message ou joindre un autre collaborateur par téléphone.
Si un message est adressé lors de temps de déconnexion de son destinataire, l’auteur du message doit veiller à ne pas solliciter de réponse immédiate sauf situation d’urgence ou circonstance exceptionnelle qui justifierait une réponse rapide.
Lorsqu’ils utilisent leur messagerie électronique, les collaborateurs doivent, dans la mesure du possible :
Veiller à la pertinence des destinataires d’un mail ;
Utiliser modérément les fonctions « Répondre à tous », « Cc » et « Cci » ;
Indiquer avec précision l’objet du mail pour permettre au destinataire d’en identifier rapidement le contenu ;
Indiquer dans l’objet du mail le caractère d’urgence si et seulement si cela est nécessaire ;
Privilégier les envois différés lors de la rédaction d'un mail en dehors des heures de travail ;
Privilégier les mails courts facilitant la lecture rapide ;
Veiller à la clarté et la neutralité du mail ;
Eviter les pièces jointes trop volumineuses et nommées de manière imprécise ;
Respecter les règles élémentaires de politesse, de ton et de style de ses mails ;
Veiller à éviter les majuscules, a fortiori suivies d’un point d’exclamation, car cela peut susciter un sentiment d'agression chez le récepteur ;
Limiter l’usage de la messagerie professionnelle durant les réunions afin d’éviter une surcharge informationnelle ;
Configurer un message d’absence lorsque cela est nécessaire, en indiquant la personne à joindre en cas d’urgence et les dates de l’absence ;
Prévenir, le cas échéant, de ses futures absences afin de permettre aux interlocuteurs d’anticiper leurs éventuelles demandes avant le départ en congé ;
En cas d’absence, s’agissant des outils de validation du Groupe notamment, mettre en place un dispositif de remplacement afin que les collaborateurs puissent se tourner vers d’autres interlocuteurs le temps de l’absence.
S’agissant plus spécifiquement de l’outil Microsoft Teams :
Actualiser son statut Microsoft Teams et Outlook, notamment pendant la pause déjeuner et/ou pendant les périodes de déconnexion ;
Eviter de solliciter une personne, hormis dans un cas d’urgence, lorsque son statut est défini comme « En réunion », « Occupé » ou « Ne pas déranger » ;
S’agissant plus spécifiquement des réunions de travail :
Inciter à réduire le nombre de réunions débutant avant 9h00 et se prolongeant après 18h30 – tout en respectant la plage de disponibilité issue des horaires de travail prévus au contrat, le cas échéant ;
Eviter dans la mesure du possible les réunions sur l’heure du déjeuner ;
Eviter dans la mesure du possible les réunions successives afin de se laisser a minima 15 minutes de pause entre deux réunions et essayer d’éviter les réunions d’une durée supérieure à 45 minutes ;
S’assurer au préalable de la disponibilité des personnes pour organiser des réunions dans l’agenda ;
Sauf urgence absolue, et dans la mesure du possible, anticiper la programmation des réunions afin que chaque collaborateur invité puisse s’organiser en amont (par exemple, éviter d’envoyer une invitation le vendredi soir et/ou le weekend pour une réunion le lundi matin) ;
Favoriser l’interactivité par des échanges directs (téléphone, réunion physique – sous réserve des spécificités liées au contexte sanitaire) lorsque les sujets à aborder sont complexes et les interlocuteurs multiples.
De manière plus générale, il est recommandé aux collaborateurs de veiller à :
Réaliser un « topo » (récapitulatif des dossiers en cours) avant leur départ en congé ;
Désactiver les notifications des outils numériques (alertes sonores et visuelles d'arrivée d'un nouveau mail, d’un message instantané ou d'un appel téléphonique) en dehors de leurs horaires de travail ;
Paramétrer les notifications sur leur téléphone professionnel afin qu’elles soient désactivées à compter d’une certaine heure, qui serait déterminée par le collaborateur ;
[Publicis étant un groupe international, il est d’autant plus important de responsabiliser les collaborateurs sur ces points.]