Accord d'entreprise SELF SIGNAL

Un Accord d'Entreprise relatif à la Mise en Oeuvre du Vote Electronique pour les Elections Professionnelles

Application de l'accord
Début : 06/01/2026
Fin : 01/01/2999

15 accords de la société SELF SIGNAL

Le 20/01/2026


ACCORD D’ENTREPRISE RELATIF A LA MISE EN ŒUVRE DU VOTE ÉLECTRONIQUE POUR LES ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES

Entre les soussignés :

La société

Self Signal, société par actions simplifiées, au capital de 335 000 €, immatriculée au RCS de Rennes sous le numéro B 388 908 915, ayant son siège social 13 rue de Bray, à Cesson-Sévigné (35510), représentée par XXX, gérant de la société JEG Holding, elle-même Présidente,

Ci-après dénommée « la Société » ou « Self Signal »,

D’une part,

Et

L’organisation syndicale représentative de salariés :
La

CGT représentée par XXX en sa qualité de Délégué syndical,


Ci-après dénommée « l’organisation syndicale représentative »,

D’autre part,

Ci-après dénommés collectivement « les Parties »,

Il a été convenu ce qui suit :

Préambule


Conformément à la Loi pour la Confiance dans l'Économie Numérique n°2004-575 du 21 juin 2004 et à ses décrets et arrêtés d'application, les élections des membres des Instances Représentatives du Personnel peuvent être organisées par voie électronique. Ces dispositions légales conditionnent toutefois leur mise en œuvre à la signature du présent accord collectif nécessairement préalable et indépendant du protocole d'accord préélectoral.

Dans une logique de simplification dans l’accès à tous aux élections, Self Signal a choisi ce dispositif digital et sécurisé qui permettra à tous les collaborateurs d’accéder au vote, qu’ils soient dans les locaux de l’entreprise, en déplacement ou en télétravail.

Les objectifs du présent accord sont de :
  • Donner un cadre légal au vote par internet pour les élections des membres du comité social et économique (CSE) ;
  • Simplifier et sécuriser l'organisation de ces élections ;
  • Favoriser l'accès au scrutin, optimiser la participation des électeurs, et ainsi renforcer la légitimité des acteurs du dialogue social ;
  • Sécuriser et accélérer les dépouillements et la proclamation des résultats ;
  • Participer à une démarche de développement durable ;
  • Rappeler les principes fondamentaux qui doivent régir ces élections, à savoir le secret du vote, le caractère personnel, libre et anonyme du vote, la sincérité des opérations électorales, les possibilités de surveillance et de contrôle, la conservation des éléments de preuve.

Article 1 – Objet et champ d’application


Le présent accord a pour objet :
  • D’instituer le vote par internet pour les élections des membres du CSE ;
  • De préciser le fonctionnement du système et le déroulement des opérations électorales par le biais du vote électronique.
Le présent accord collectif d’entreprise s’applique à l’ensemble des électeurs de Self Signal appelés à voter à chaque élection des membres du CSE.

Le recours au vote papier est expressément exclu.


Article 2 – Modalités de mise en œuvre


Article 2.1 – Choix du prestataire

La conception et la mise en place du système de vote électronique sont confiées à un prestataire choisi par Self Signal dans le respect des prescriptions énoncées par les articles R.2314-6 à R.2314-17 du code du travail et par l'arrêté du 25 avril 2007 pris en application du décret n° 2007-602 du 25 avril 2007.

La société prestataire qui sera retenue pour l'organisation matérielle de l'ensemble du processus électoral devra garantir le respect des principes généraux du droit électoral indispensables à la régularité du scrutin, à savoir :
  • La sincérité et l'intégrité du vote : conformité entre le bulletin choisi par l'électeur et le bulletin enregistré dans l'urne électronique ;
  • L'anonymat et le secret du vote : impossibilité de relier un vote émis à un électeur ;
  • L'unicité du vote : impossibilité de voter plusieurs fois pour un même scrutin ;
  • La confidentialité et la liberté du vote : permettre d'exercer son droit de vote sans pression extérieure.
Le prestataire sera choisi sur la base d’une étude comparative réalisée par l’équipe RH.

Le système de vote électronique du prestataire devra avoir été audité et l'audit mis à la disposition de la commission nationale informatique et libertés (CNIL).

Le protocole d'accord préélectoral mentionnera la société prestataire retenue par la Direction.

Article 2.2 – Caractéristiques du système

Le vote électronique se déroule, pour chaque tour de scrutin, pendant une période délimitée.

La Société s'engage à prendre toutes les mesures nécessaires pour vérifier que le système choisi assure :
  • La confidentialité des données transmises, notamment celles des fichiers constitués pour établir les listes électorales ;
  • La sécurité de l'adressage des moyens d'authentification ;
  • La sécurité de l'émargement ;
  • La sécurité de l'enregistrement et du dépouillement des votes.
De plus, le système doit répondre aux caractéristiques suivantes :
  • Les fichiers comportant les éléments d'authentification des électeurs, les clés de chiffrement et de déchiffrement et le contenu de l'urne ne doivent être accessibles qu'aux personnes chargées de la gestion et de la maintenance du système ;
  • Le système de vote électronique doit pouvoir être scellé à l'ouverture et à la clôture du scrutin ;
  • Les données relatives aux électeurs inscrits sur les listes électorales ainsi que celles relatives à leur vote sont traitées par des systèmes informatiques distincts, dédiés et isolés, respectivement dénommés "fichier des électeurs" et "contenu de l'urne électronique".
Afin de ne pas favoriser une liste ou un vote plutôt qu’un autre, le prestataire veillera à respecter une neutralité.

Le traitement des électeurs est établi à partir des listes électorales. Il a pour finalité de délivrer à chaque électeur un moyen d'authentification, d'identifier les électeurs ayant pris part au vote et d'éditer les listes d'émargement.

L'émargement indique la date et l'heure du vote. Les listes sont enregistrées sur un support distinct de celui de l'urne électronique, scellé, non réinscriptible, rendant son contenu inaltérable et probant. Les données du vote font l'objet d'un chiffrement dès l'émission du vote sur le poste de l'électeur.

Le fichier urne électronique recense les votes exprimés par voie électronique. Les données de ce fichier font l'objet d'un chiffrement et ne doivent pas comporter de lien permettant l'identification des électeurs afin de garantir la confidentialité du vote.

Le système de vote électronique, préalablement à sa mise en place ou à toute modification substantielle de sa conception, est soumis à une expertise indépendante, destinée à vérifier le respect des prescriptions énoncées ci-dessus. Le rapport de l'expert est tenu à la disposition de la CNIL.

Dès la clôture du scrutin, le contenu des urnes, les listes d'émargements et les états courants gérés par les serveurs sont figés, horodatés et scellés automatiquement sur l'ensemble des serveurs.
Le décompte des voix apparaît alors lisiblement à l'écran et fait l'objet d'une édition sécurisée afin d'être porté au procès-verbal.


Article 2.3 – Modalités d’accès au site de vote

Les modalités d’envoi des codes d’accès seront définies dans le protocole d’accord préélectoral, de manière à assurer la confidentialité de ces données dans le respect des dispositions du Code du travail et de la jurisprudence.

Une fois connecté, pour l’élection tant des titulaires que des suppléants, l’électeur se verra présenter les bulletins de vote correspondant à son collège.

En cas de perte ou de non-réception de leurs codes d’accès personnels, les électeurs pourront obtenir de nouveaux codes au cours des opérations de vote selon une procédure sécurisée.


Article 2.4 – Suivi de l’opération de vote

La liste d'émargement ne pourra être accessible qu'aux membres du bureau de vote et à des fins de contrôle du déroulement du scrutin.

Aucun résultat partiel ne sera accessible pendant le déroulement du scrutin. Toutefois, le nombre de votants pourra être révélé au cours du scrutin.


Article 2.5 – Opération de dépouillement

A l’issue des opérations de vote et avant les opérations de dépouillement, les membres du bureau de vote contrôleront la fermeture du scrutin.

Dès la clôture du scrutin, le contenu de l’urne, la liste d’émargement et les serveurs informatiques seront figés, horodatés et scellés automatiquement.

Les membres du bureau de vote signeront les procès-verbaux et la liste d’émargement, avant la proclamation des résultats.


Article 2.6 – Contrôle, information et formation

L'employeur met en place une cellule d'assistance technique chargée de veiller au bon fonctionnement et à la surveillance du système de vote électronique :
  • Elle procède, avant que le vote ne soit ouvert, à un test du système de vote électronique et vérifie que l'urne électronique est vide, scellée, et chiffrée par des clés délivrées à cet effet ;
  • Elle procède, avant que le vote ne soit ouvert, à un test spécifique du système de dépouillement, à l'issue duquel le système est scellé ;
  • Elle contrôle, à l'issue des opérations de vote et avant les opérations de dépouillement, le scellement de ce système.
Chaque salarié dispose d'une notice d'information détaillée sur le déroulement des opérations électorales.

Le CSE et les membres du bureau de vote bénéficient d’une démonstration du système de vote électronique retenu.


Article 2.7 – Contrôle, information et formation

Le protocole d'accord préélectoral prévu aux articles L.2314-5, L.2314-6 et L.2314-7 du code du travail mentionne la conclusion du présent accord et le nom du prestataire choisi pour le mettre en place.

Il comporte en annexe la description détaillée du fonctionnement du système retenu et du déroulement des opérations électorales.


Article 2.8 – Conservation des données

Le prestataire conserve sous scellés jusqu'à l'expiration du délai de recours et, lorsqu'une action contentieuse a été engagée, jusqu'à la décision juridictionnelle devenue définitive, les fichiers supports comprenant la copie des programmes sources et des programmes exécutables, les matériels de vote, les fichiers d'émargement, de résultats et de sauvegarde. La procédure de décompte des votes doit, si nécessaire, pouvoir être exécutée de nouveau.

A l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'une action contentieuse a été engagée, après l'intervention d'une décision juridictionnelle devenue définitive, le prestataire procède à la destruction des fichiers supports.


Article 3 – Respect de la loi informatique et libertés


Pour les seules nécessités des opérations électorales (notamment l'établissement des listes électorales), l'entreprise sera amenée à transmettre au prestataire des fichiers établis à partir d'extraction des fichiers de gestion du personnel de la Société. Dès l'accomplissement de ces formalités, les organisations syndicales de la Société en seront informées.

Le système de vote électronique mis en place par le prestataire doit avoir fait l'objet d'une déclaration auprès de la CNIL environ un mois avant l'ouverture du vote. L'accomplissement de ces formalités déclaratives sera communiqué aux organisations syndicales.

Article 4 – Entrée en vigueur


Le présent accord entrera en vigueur à la date du

6 janvier 2026 pour une durée indéterminée.

Article 5 – Révision de l’accord

Le présent accord pourra faire l’objet d’une révision à tout moment, conformément aux dispositions des articles L.2261-7 et suivants du code du travail.

La demande de révision devra être notifiée par écrit par l’une des parties signataires ou adhérentes à l’ensemble des autres parties signataires, par lettre recommandée avec accusé de réception ou par tout moyen conférant date certaine.

La demande de révision devra préciser les dispositions concernées ainsi que les propositions de modification envisagées.

Les parties signataires s’engagent à ouvrir des négociations dans un délai de six mois à compter de la réception de la demande de révision.

Les dispositions de l’accord non visées par la demande de révision demeureront applicables pendant toute la durée des négociations.

Les avenants de révision éventuels devront être conclus et déposés dans les conditions légales et réglementaires en vigueur.

En outre, le présent accord pourra être révisé en cas d’évolution législative, réglementaire, jurisprudentielle ou technologique affectant les modalités, la sécurité, la confidentialité ou la fiabilité du vote électronique.

Article 5 – Dépôt - publicité


En l'absence d'opposition et conformément aux articles L.2231-6, D.2231-2 à D.2231-8 et R.2231-9 du code du travail, le présent accord est déposé sur la plateforme de téléprocédure du ministère du travail, TéléAccords, accessible depuis le site www.teleaccords.travail-emploi.gouv.fr.

Un exemplaire de l’accord est déposé au greffe du conseil de prud'hommes du lieu de conclusion.

Le dépôt de l’accord est accompagné, le cas échéant, des pièces suivantes :
  • la version intégrale du texte en PDF (version signée des parties) ;
  • l’ensemble des autres pièces constitutives du dossier de dépôt (d'une copie du courrier, du courrier électronique ou du récépissé ou d'un avis de réception daté de notification du texte à l'ensemble des organisations représentatives à l'issue de la procédure de signature) ;
  • la version publiable du texte (dite anonymisée) obligatoirement en .docx dans laquelle est supprimée toute mention de noms, prénoms, paraphes ou signatures de personnes physiques, et le cas échéant, sans mention de données occultées ;
  • le cas échéant, l’acte signé motivant cette occultation.
Le dossier est transmis automatiquement à la direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) compétente qui, après un contrôle de complétude des pièces constitutives du dossier, délivre au déposant un récépissé de dépôt.

La version de l’accord qui sera rendue publique est alors automatiquement transmise à la Direction de l’information légale et administrative (DILA) en vue de sa diffusion sur www.legifrance.gouv.fr.

En plus de la consultation sur internet par tout public de la version publiable, la communication de l’accord aux personnes intéressées peut se faire dans la DREETS compétente par consultation sur place des textes, par délivrance d’une copie ou par courrier électronique.

Le présent accord est établi en un nombre suffisant d’exemplaires pour remise d’un original à chacune des parties signataires.

Il sera en outre notifié à l’organisation syndicale représentative de l’entreprise.

Il sera également transmis aux représentants du personnel et mention de cet accord sera faite sur les panneaux réservés à la direction pour sa communication avec le personnel et sur le réseau social interne de l’entreprise.

Un exemplaire à jour est tenu à la disposition des salariés sur le lieu de travail.



Fait à Cesson-Sévigné, le 20 janvier 2026, en 4 exemplaires pour les formalités de publicité.


Pour la société Self SignalPour le syndicat CGT
XXXXXX

Mise à jour : 2026-02-26

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut

Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut

Sécurité juridique
Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut

Un avocat vous accompagne

Faites le premier pas