Accord d'entreprise SOCIETE VITREENNE D'ABATTAGE

Accord relatif à la prévention des risques professionnels

Application de l'accord
Début : 01/01/2025
Fin : 31/12/2027

33 accords de la société SOCIETE VITREENNE D'ABATTAGE

Le 24/06/2025


accord RELATIF A LA PREVENTION DES RISQUES PROFESSIONNELS
Societe SVA


Entre les soussignées,

La SOCIETE VITREENNE D’ABATTAGE JEAN ROZE, SAS au capital de 1 111 200 euros, dont le siège social est rue Victor Baltard, 35500 VITRE, immatriculée au RCS de Rennes sous le numéro 775591563,

Représentée par Monsieur XX, Directeur Général,
D’une part,
Et

La délégation syndicale CFDT,

Représentée aux fins de négociation et signature par XX, délégué syndical central.

La délégation syndicale CGT,

Représentée aux fins de négociation et signature par XX, déléguée syndicale centrale.
D’autre part,

PREAMBULE


Le présent accord est conclu en faveur de la prévention des risques dans l'entreprise, conformément aux articles L. 4162-1 et s. du code du travail.
Il vise à définir des actions concrètes de prévention des effets de l'exposition des salariés à certains facteurs de risques professionnels et à assurer leur suivi.

Dans ce cadre, la Direction et les Organisations Syndicales Représentatives se sont rencontrées selon le calendrier suivant : : 13 janvier, 5 février, 26 février, 26 mars, 17 avril, 13 mai et 26 mai 2025.
Les parties reconnaissent expressément avoir conclu et négocié les présentes en toute connaissance de cause et avoir disposé, à cet effet, de toutes les informations nécessaires.

Les parties rappellent leur attachement à la préservation de la santé et de la sécurité des salariés. Elles ont sans cesse favorisé la mise en œuvre d’actions de prévention dans ces domaines en plaçant la collectivité de travail au cœur de la réflexion.
Le présent accord vise ainsi à poursuivre la démarche engagée par l’accord précédent du 30 novembre 2021 relatif à la prévention des risques professionnels.

Il est également rappelé les éléments suivants :

  • L’ordonnance n° 2017-1389 du 22 septembre 2017 relative à la prévention et à la prise en compte des effets de l'exposition à certains facteurs de risques professionnels et au compte professionnel de prévention qui a remplacé l’ancien « compte personnel de prévention de la pénibilité » (C3P) par le « compte professionnel de prévention » (C2P).
  • Un accord cadre relatif à la transition générationnelle a été conclu par la société AGROMOUSQUETAIRES le 4 juillet 2019, entrée en vigueur au 1er janvier 2020 pour une durée de 5 ans ;
  • La loi n°2023-270 du 14 avril 2023, portant sur la réforme du régime des retraites, comporte un volet pénibilité au travail venant améliorer le C2P
  • La branche professionnelle a conclu un accord le 13 novembre 2019 relatif à la prévention et santé au travail et l’accord du 15 mars 2023 ;

A l’issue des discussions, il a été convenu et arrêté ce qui suit :

TOC \o "1-3" \h \z \u PREAMBULE PAGEREF _Toc202539946 \h 1

TITRE I – CHAMP D’APPLICATION PAGEREF _Toc202539947 \h 3

TITRE II – OBJET DE L’ACCORD PAGEREF _Toc202539948 \h 3

TITRE III – DIAGNOSTIC PREALABLE DES EXPOSITIONS AUX FACTEURS DE RISQUES PAGEREF _Toc202539949 \h 3

TITRE IV – LES ACTIONS EN FAVEUR DE LA PREVENTION DES RISQUES PAGEREF _Toc202539950 \h 4

Article 1 - Les incontournables d’une culture prévention PAGEREF _Toc202539951 \h 4

1.1 Modification du document unique d’évaluation des risques professionnels PAGEREF _Toc202539952 \h 4
1.2 L'accueil sécurité PAGEREF _Toc202539953 \h 5
1.3 La communication interne en matière de prévention PAGEREF _Toc202539954 \h 5
1.4 Poursuite ou développement des actions préexistantes PAGEREF _Toc202539955 \h 5
1.5 Bien-être au travail PAGEREF _Toc202539956 \h 6

ARTICLE 2 – Actions liées à l’adaptation et l’aménagement du temps de travail PAGEREF _Toc202539957 \h 6

2.1 L’environnement physique agressif et contraintes physiques marquées PAGEREF _Toc202539958 \h 6
2.2 La mise en place d’une politique effective de prévention comme déclinaison de la responsabilité sociale de l’entreprise : Etude d’impact et ergonomie PAGEREF _Toc202539959 \h 7
2.3 Aménagement des postes de travail, groupes de travail PAGEREF _Toc202539960 \h 8

ARTICLE 3 – Actions liées à la réduction des expositions aux facteurs de risques professionnels PAGEREF _Toc202539961 \h 8

3.1 Plan de progrès PAGEREF _Toc202539962 \h 8
3.2 Possibilité de passage en journée liée à l’accord cadre relatif à la transition générationnelle PAGEREF _Toc202539963 \h 9
3.3 Proposer aux salariés touchés par un TMS, une maladie professionnelle ou en incapacité temporaire, un nouveau poste à moins forte exposition au risque. PAGEREF _Toc202539964 \h 9
3.4 Axe : le couteau qui coupe PAGEREF _Toc202539965 \h 9

ARTICLE 4 – Actions liées à Amélioration des conditions de travail notamment au plan organisationnel PAGEREF _Toc202539966 \h 9

4.1 Promouvoir la rotation sur les postes exposés aux facteurs de risques PAGEREF _Toc202539967 \h 9
4.2 Mesures d’accompagnement des nouveaux embauchés ou en cas de changement de postes PAGEREF _Toc202539968 \h 10

ARTICLE 5 – Actions lies à l’aménagement des fins de carrières PAGEREF _Toc202539969 \h 11

5.1 Incitation à la réduction d’activité (temps partiel). PAGEREF _Toc202539970 \h 11
5.2 Actions liées à l’aménagement de fin de carrière : PAGEREF _Toc202539971 \h 13

ARTICLE 6 –Actions liées au maintien dans l’emploi des salariés exposés ou ayant été exposés aux facteurs PAGEREF _Toc202539972 \h 16

6.1 Dispositif lié au régime actuel de prévoyance de la CCN (avenant 89 relatif au régime de prévoyance) PAGEREF _Toc202539973 \h 16
6.2 Dispositif d’accompagnement à la mobilité PAGEREF _Toc202539974 \h 17
6.3 Dispositif de formation prévu par le C2P PAGEREF _Toc202539975 \h 17

TITRE v – INDICATEURS et OBJECTIFS PAGEREF _Toc202539976 \h 18

TITRE VI – DISPOSITIONS FINALES PAGEREF _Toc202539977 \h 19

ARTICLE 14 –Modalités de suivi PAGEREF _Toc202539978 \h 19

ARTICLE 15 – Durée de l’accord PAGEREF _Toc202539979 \h 19

ARTICLE 16 – Révision de l’accord PAGEREF _Toc202539980 \h 19

ARTICLE 17- Dépôt et publicité PAGEREF _Toc202539981 \h 19

ANNEXE PAGEREF _Toc202539982 \h 21

TITRE I – CHAMP D’APPLICATION

Le présent accord s’applique à l’ensemble du personnel salarié de l’entreprise prise en l’ensemble de ses établissements à savoir SVA Vitré et Vitré Viande, SVA Trémorel et SVA Guidel.

Par ailleurs, compte tenu des spécificités des métiers de transformation de la viande, certaines dispositions de cet accord (articles relatifs aux dispositifs liés aux salariés exposés à des facteurs de risques, articles faisant référence à la cotation des postes par couleurs) concernent uniquement les services suivants :
Abattage – bouverie – cuirs – congélation – désossage – attribution expéditions – laverie des bacs – maintenance production – lingerie – nettoyage des ateliers – abats – catégoriel – produits cuits – salle des ventes – VHS et VHR – UVC – triperie.
TITRE II – OBJET DE L’ACCORD

Le présent accord est conclu en faveur de la prévention des risques professionnels dans l'entreprise, conformément aux articles L. 4162-1 et suivants du code du travail.

Il vise à définir des actions concrètes de prévention des effets de l'exposition des salariés à certains facteurs de risques professionnels et à assurer leur suivi.
TITRE III – DIAGNOSTIC PREALABLE DES EXPOSITIONS AUX FACTEURS DE RISQUES

Les parties précisent que l’identification des situations de pénibilité et les seuils retenus sont la conséquence d’un diagnostic mené dans l'Entreprise et répété chaque année dans le cadre de la déclaration du C2P, réalisé notamment grâce aux informations portées dans le document unique d'évaluation des risques, aux fiches d’Etablissements réalisées par les médecins du travail des sites respectifs.

La polyvalence doit être mise en avant comme facteur de diminution de l’exposition aux facteurs de risques. Elle est également un facteur de diversification des missions exercées par les collaborateurs.

Les parties ont convenu de ne pas reconduire le système antérieurement retenu de cotations des postes par couleur selon leur pénibilité ; à très forte pénibilité « rouges » et forte pénibilité « oranges », sous réserve des articles 5.2.1 et 6.2.

L'entreprise a réalisé un diagnostic dont l'objectif est d'identifier, d'analyser et de classer les risques existants dans l'entreprise afin de définir les actions de prévention les plus appropriées.
Ce diagnostic révèle que les facteurs de risques existants dans l'entreprise sont les suivants, étant relevé que Certains salariés sont exposés à plusieurs facteurs de risques :
   Exposition à des températures extrêmes,
   Exposition au bruit,
   Travail de nuit,
  Travail en équipes successives alternantes,
   Exécution de travaux répétitifs.

S’agissant de la détermination de l’exposition au risque « travaux répétitifs » dans le cadre de la déclaration C2P, à défaut de disposer d’’un référentiel professionnel de Branche homologué, les parties ont convenues de faire appel aux services de la CARSAT, sur le site de SVA Vitré, en sa qualité de site « pilote de référence » afin de pourvoir confirmer la méthodologie d’évaluation utilisée de l’exposition.
Les parties conviennent que cette démarche sera mise en place au sein des services de la 1ère transformation.
A l’appui des préconisations qui seront ainsi émises, il sera procédé le cas échéant à des ajustements ou nouvelles évaluations, dupliquées sur le site de Trémorel, qui seront menées par les services experts internes (équipes infirmerie, sécurité) auxquelles seront associées des membres des CSSCT d’Etablissement.
Les parties conviennent ainsi de dupliquer les résultats de cette évaluation au site de Trémorel ; le site de Guidel n’étant pas concerné.
Les parties conviennent que les éventuelles modifications issues de ces évaluations seront prises en compte dans le cadre de la déclaration C2P sans modifier le système de cotation des postes par couleur antérieurement aux dispositifs C3P et C2P retenu dans les précédents accords.


Résultat Evaluation –

leftGlobal SVA (Guidel, Trémorel, Vitré et Vitré Viande) : Nb de salariés déclarés en cumul entre 2022 et 2024 (le salarié est compté 1 fois pour l’année par facteur).


L’indice de sinistralité pour la société SVA au titre de 2024 est de 0.27 contre 0.35 en 2022.

TITRE IV – LES ACTIONS EN FAVEUR DE LA PREVENTION DES RISQUES

Pour rappel l’article D 4162-3 du code du travail liste les thèmes que l’entreprise doit aborder dans un accord ou un plan d’action. La finalité de l'accord est de réduire, voire de supprimer, l'exposition des travailleurs aux risques existants dans l'entreprise.

En application des dispositions légales et réglementaires en vigueur, les parties conviennent au regard des spécificités de l’entreprise et des travaux de retenir les thèmes d’action suivants dans le présent accord :

D’une part :
  • Adaptation et aménagement du travail (article 2)

  • Réduction des expositions aux facteurs de risques professionnels (article 3)

D’autre part :
  • Amélioration des conditions de travail, notamment au plan organisationnel (article 4)

  • Aménagement des fins de carrière (article 5)

  • Maintien en activité des salariés exposés ou ayant été exposés aux facteurs (article 6)


Les parties ont décidé de retenir un type d’engagement supplémentaire eu égard à la volonté fermement réitérée de l’entreprise de promouvoir du mieux possible la prévention des facteurs de risques dans l’entreprise.

Article 1 - Les incontournables d’une culture prévention

Les parties sont attachées à poursuivre les étapes indispensables dans la diffusion d'une culture de prévention des risques et l'application d'une politique santé au travail vertueuse telle que la réaffirme la politique Santé et Sécurité au travail diffusée chaque année.

1.1 Modification du document unique d’évaluation des risques professionnels

L’entreprise s’engage à modifier le DUERP en prenant en compte les résultats du diagnostic initial ainsi que les mesures de prévention des risques prévues par le présent accord.
1.2 L'accueil sécurité

C'est le moment privilégié pour présenter et valoriser la démarche et l'engagement de prévention des risques de l'entreprise. Il permet de prendre conscience des risques (courants ou spécifiques), de comprendre l’organisation de la prévention, de connaître ses acteurs ainsi que de découvrir les outils de gestion de la sécurité.
1.3 La communication interne en matière de prévention

En matière de prévention des risques professionnels, la première des actions consiste à en parler et à créer de l'échange autour du sujet. Aussi, les actions de communication auront vocation à sensibiliser le personnel aux questions de santé au travail et de développer une culture de la prévention.

Ainsi, des actions de communication dédiées sont mises en place, par tout moyen, au sein de l'entreprise (ex : Flash sécurité, les campagnes sécurité au travers d’affiches, de kit de communication à destination des managers, la diffusion des 10 règles d’or, challenges sécurité avec intervenants extérieurs, semaine de la sécurité…).

1.4 Poursuite ou développement des actions préexistantes

Compte tenu de son attachement antérieur à la question de la prévention des risques professionnels, l’entreprise avait déjà institué des mesures de prévention.
Le port des EPI, et l’utilisation des équipements mis à disposition en vue de réduire les risques, sont obligatoires.
Ces mesures sont les suivantes :
  • Formations à l’échauffement.
  • Pratique de l’échauffement sur le temps de travail.
  • Formations Affutage.
  • Formations Affilage.

A cet effet, les parties soulignent l’intégration de cette formation dans le cadre de l’accueil des nouveaux arrivants. Il sera également engagé, une dynamique plus volontariste visant à élargir le public visé par cette formation avec intégration d’audit auprès du public qui sera identifié comme cible.
  • Formations Gestes et Postures et bonnes pratiques au poste.
  • Formation type PRAP (Prévention des Risques liés à l’Activité Physique), ou PEPS,

Les formations « échauffement » et gestes et postures sont animées par le personnel infirmier et l’animateur sécurité.

Les parties signataires, reconnaissant la pertinence et l’efficacité de ces mesures, conviennent du maintien et de la poursuite de celles-ci.

Les parties ont par ailleurs souligné l’importance et la généralisation de la réalisation des

Visites Sécurité Individuelle Préventive (VSPI) qui sont un outil essentiel pour renforcer la culture de prévention au sein d'une organisation. Les objectifs liés à la réalisation des VSPI sont ainsi :

  • Sensibilisation et responsabilisation : Impliquer chaque collaborateur dans la démarche de prévention en les sensibilisant aux risques spécifiques de leur poste et en les responsabilisant quant à leur propre sécurité

  • Amélioration continue : Identifier et corriger rapidement les situations à risque, permettant ainsi une amélioration continue des conditions de travail

  • Communication et échange : Favoriser un dialogue ouvert entre les employés et les responsables sur les questions de sécurité, ce qui peut aider à identifier des solutions pratiques et adaptées

  • Renforcement des comportements sécuritaires : Encourager et valoriser les comportements sécuritaires, tout en corrigeant les pratiques à risque.

1.5 Bien-être au travail

Le mal-être au travail ne constitue pas un facteur de pénibilité au sens des textes législatifs et règlementaires susvisés.
Toutefois, les parties s’accordent pour constater que :
  • Le bien-être au travail de chaque salarié lui permet de mieux faire face aux situations de pénibilité en ce que le salarié qui se sent bien au travail, appréhendera mieux les contraintes physiques marquées, évoluera mieux dans les éventuels environnements physiques agressifs et dans les rythmes de travail considérés comme pénibles.
  • Prévenir les situations de risques professionnels c’est également anticiper les situations de souffrance et notamment les risques psychosociaux dans l’entreprise.
Partant du constat que la pénibilité est un critère objectif mais que la perception de la pénibilité peut varier d’un individu à un autre, voire pour la même personne suivant les jours, il apparait opportun d’envisager divers ateliers d’information.
Par exemple, il sera poursuivi la mise en place d’ateliers sur différentes thématiques telles que sur le sommeil, l’hydratation, l’hygiène alimentaire… et ce, notamment dans le cadre de la semaine sécurité.

ARTICLE 2 – Actions liées à l’adaptation et l’aménagement du temps de travail

L’entreprise s’engage à tout mettre en œuvre pour prévenir les risques professionnels et supprimer ou réduire les expositions des salariés à ceux-ci.

2.1 L’environnement physique agressif et contraintes physiques marquées

En termes d’aménagement et d’adaptation du travail à l’homme, l’entreprise souligne sa ferme volonté de respecter les principes posés par les articles L.4121-1 et L.4121-2 du code du travail.
L’entreprise poursuit les démarches existantes :
  • En matière de bruit et de vibrations mécaniques

  • continuer à rechercher toutes actions de suppression ou de réduction des sources de bruit et des vibrations mécaniques,
  • être attentif lors de l’achat de matériels à ce qu’ils ne participent pas aux risques professionnels au titre de ces facteurs d’exposition,
  • être attentif au bon entretien des matériels aux fins de ne pas aggraver les expositions,
  • organiser la rotation sur les postes exposés dans l’entreprise
  • poursuivre les actions pour diminuer le niveau sonore (matériel, environnement…)
  • poursuivre la sensibilisation à la nécessité du port des équipements de protection individuels (affichages explicatifs des risques, logo visible, …) étant précisé que les parties constatent l’usage généralisé des protections individuelles contre le bruit.

  • En matière de travail répétitif et de postures pénibles et de port de charges

  • Faire évoluer si possible le process de fabrication quand cela s’avère nécessaire.
  • Rechercher des solutions en matière d’ergonomie et de conception des matériels (exemples : taille/ poids des bacs et chariots ...).
  • Adapter les plans de travail pour permettre les gestes variés (ex : table de désossage à hauteur réglable).
  • Eviter les torsions et flexions du buste.
  • Mécaniser, au maximum, les tâches de manutention.


2.2 La mise en place d’une politique effective de prévention comme déclinaison de la responsabilité sociale de l’entreprise : Etude d’impact et ergonomie

La notion de prévention des expositions aux facteurs de risque doit s’appliquer rapidement et efficacement dans les faits, comme une traduction de la volonté de l’entreprise d’assumer sa responsabilité sociale.
L’entreprise défend également le principe suivant lequel la prévention des situations de risques doit prévaloir sur les actions de réparation, même si celles-ci seront également mobilisées, eu égard à la nature spécifiques des activités économiques développées et des contraintes qui, pour certaines, pourraient demeurer effectives.

L’entreprise entend également privilégier une politique visant à combattre les risques à la source afin de mieux les maitriser et les faire disparaître.

La prévention et l’ergonomie, qu’il s’agisse de l’ergonomie de conception, ou de l’ergonomie de correction, doivent être des sciences pleinement prises en compte dans le cadre des politiques industrielles, de développement et d’investissement, comme dans les travaux d’analyse aux fins de correction des situations existantes.

Enfin, les partenaires reconnaissent toute la place des salariés dans l’approche et déclarent que l’ensemble des travaux d’étude, d’analyse et d’adaptation devront être menés en tenant compte des préconisations des principaux intéressés, à savoir les personnels affectés aux postes exposés.

A ce titre, la société tend à rappeler la place prépondérante des IRP et des acteurs externes dans la politique de prévention, et notamment le rôle des CSSCT et de la médecine du Travail, qui seront sollicitées dans le respect des dispositions légales.

Conformément à son engagement, la société s’est dotée d’une expertise centrale dans les domaines de la prévention ou de l’ergonomie, en recrutant une ergonome.
L’entreprise s’engage :
  • A insérer une étude d’impact quant à la prévention des facteurs de pénibilité et risques professionnels et/ou une étude d’impact ergonomique dans tout projet d’investissement qui peut avoir un impact sur le travail des personnels au regard des facteurs d’exposition aux risques et à en tenir compte dans les critères de choix industriels.

  • A insérer une étude d’impact quant à la prévention des facteurs de pénibilité et risques professionnels/ou une étude d’impact ergonomique dans tout projet de conception ou de modification des organisations et méthodes de travail.


Les études ergonomiques partent d’une base neutre en se basant sur les observations de l’ergonome, sa compréhension de l’activité, les entretiens avec les opérateurs du poste et les groupes de travail qui en découlent :
  • A travailler en permanence sur l’adaptation des postes.

  • A solliciter l’avis du ou des salariés affecté (s) au (x) postes (s) de travail sur lesquels des réflexions sont menées en termes d’aménagement ou d’adaptation.

Le diagnostic des postes de travail est présenté dans la majorité des cas aux salariés lors de la première réunion du groupe de travail. Puis des échanges ont lieu entre les différents intervenants lors de ces groupes de travail afin de proposer des solutions coconstruites.
  • A renforcer le volet « adaptation du travail à l’homme » lors des diverses formations.


Pour les salariés des services cités dans le préambule, le groupe de travail s’engage à continuer à réfléchir à des actions de sensibilisation aux bienfaits de certaines pratiques ou gestuelles destinées à un mieux-être physique. Des propositions seront faites par l’ergonome.

2.3 Aménagement des postes de travail, groupes de travail

Afin que la culture de la prévention de l’exposition aux facteurs de risques se diffuse dans l’ensemble des services de l’entreprise et à tous les niveaux d’exécution et hiérarchique, et de manière continuelle et non pas seulement à l’occasion de négociations portant sur ce thème, de telle manière que chacun soit pleinement impliqué et se sente concerné, l’entreprise mobilise les moyens suivants :

  • Création de groupes de travail

Différents groupes pourront être composés en fonction des thèmes traités. Ces groupes seront mis en place sur les établissements concernés.
Chaque groupe sera composé de :
  • un représentant de la direction.
  • un représentant du service Sécurité.
  • deux salariés choisis pour leurs compétences sur le sujet traité, priorité étant donné à un élu du CSE d’établissement s’il a l’expertise sur le poste concerné, 
  • un membre de la CSSCT d’établissement, idéalement ayant les compétences sur le sujet traité.
  • L’ergonome et /ou infirmier (ère) ou tout autre expert pourront être sollicités si nécessaire, à la demande des membres du groupe.
L’ensemble de ces moyens doit permettre de concourir à la réalisation d’analyses des situations effectives de travail et à l’appréciation des solutions efficaces.

ARTICLE 3 – Actions liées à la réduction des expositions aux facteurs de risques professionnels
3.1 Plan de progrès

Un plan de progrès va être défini et mis en place. Il se veut à la fois ambitieux et réaliste. L’objectif est de réduire l’exposition aux facteurs de risques sur les postes sélectionnés. La priorité de l’activité de l’ergonome sera ainsi principalement consacrée à l’étude de ce plan de progrès ; étude auxquelles seront adjoints, selon les expertises les plus appropriées, les services de l’infirmerie, santé et sécurité au travail et participation des membres des CSSCT d’Etablissements.
Il portera, au titre de la durée de cet accord, sur les éléments ci-après indiqués :

SVA VITRE

  • Poste Quasi (Ch 60)
  • Poste canne (Ch Agx).
  • Rasage des têtes de veaux (Triperie)
  • Poste flambage des pattes (Triperie).
  • Travail sur le démoulage et la palettisation des pains congelés.
  • Etiquetage caddies viande foraine
  • EQF Salle des ventes
  • Réflexion / Etude de faisabilité relative à la délocalisation du conditionnement des abats chauds

SVA TREMOREL

  • Travail sur le démoulage et la palettisation des pains congelés

  • Eviscération abattage

SVA GUIDEL

Les parties retiennent, après analyse des risques, que les expositions sur le site de Guidel ne relèvent pas des mêmes spécificités que les sur les sites de Trémorel ou Vitré.
Toutefois, les parties s’entendent à être vigilants et analyser afin d’améliorer :
  • les situations relevant de l’organisation comme facteur d’amélioration des conditions de travail
Chaque année, à minima, sera présenté en CSSCT d’Etablissement un suivi relatif à ces études, propositions d’aménagements et actions mises en œuvre (cf. article 14 – Modalités de suivi de l’accord)

3.2 Possibilité de passage en journée liée à l’accord cadre relatif à la transition générationnelle

Les parties rappellent les dispositions prévues par l’accord Groupe « Transition générationnelle » du 4 juillet 2019 et son avenant n°1 du 22 novembre 2023.
Par le présent accord, les parties entendent mettre en œuvre ce dispositif tout au long de la durée de cet accord de Prévention des Risque Professionnels.

Dans un objectif de maintien dans l’emploi le plus possible de collaborateurs séniors jusqu’à l’âge de départ à la retraite, la priorité sera accordée aux séniors travaillant la nuit, ou en équipe ou le week-end et qui en font la demande, de passer en horaires de journée :

  • Pour les collaborateurs âgés entre 50 et 57 ans, sous réserve de justifier avoir occupé un poste de nuit, ou en équipe ou le week-end au sein d’Agromousquetaires pendant plus de 10 ans, en fonction des postes à pourvoir au sein de l’Unité de Production ;
  • Pour les collaborateurs âgés de plus de 57 ans, sans condition mais en fonction des postes à pourvoir au sein de l’Unité de Production » 
Les salariés intéressés se rapprocheront de leur service RH auprès duquel ils rempliront le formulaire dédié.

3.3 Proposer aux salariés touchés par un TMS, une maladie professionnelle ou en incapacité temporaire, un nouveau poste à moins forte exposition au risque.
La direction poursuit son action, consistant, en fonction de la disponibilité des postes et des aptitudes du salarié, à proposer aux salariés - touchés par un TMS, une maladie professionnelle ou en incapacité temporaire - de nouveaux postes à moins forte exposition aux risques.
En cas de refus de la proposition, le salarié conservera son poste.

3.4 Axe : le couteau qui coupe

Les parties maintiennent l’analyse selon laquelle les salariés doivent avoir conscience de la nécessité d’avoir des couteaux, coupant parfaitement, par rapport aux gestes de travail, en vue de réduire leur pénibilité.
Les formations en adéquation avec cet objectif sont maintenues.

ARTICLE 4 – Actions liées à Amélioration des conditions de travail notamment au plan organisationnel

4.1 Promouvoir la rotation sur les postes exposés aux facteurs de risques

Les parties conviennent de promouvoir une démarche d’organisation et de développement des rotations de postes sur les postes exposés aux facteurs de risque, dans la mesure du possible, afin d’œuvrer pour la préservation de la santé des collaborateurs.
La polyvalence permet en effet une sollicitation biomécanique variée. Celle-ci doit faire partie intégrante du déroulement de carrière de chaque salarié, sur un poste de production.

Une attention particulière sera apportée :

  • aux collaborateurs de 55 ans et plus, ou la rotation sur les postes les plus sollicitants sera limitée en accord avec le salarié,
  • il sera bien évidemment tenu compte des restrictions physiques au poste qui pourraient être relevées par le service de santé au travail.

La

rotation a pour objectif de diminuer l’exposition aux facteurs de risque liée à un poste de travail notamment les contraintes physiques telles que l’hyper-sollicitation des structures anatomiques (muscles, tendons, ligaments etc.…), l’utilisation d’un outil vibrant, les efforts excessifs, les postures contraignantes, la répétition des mouvements, mais également à des contraintes psychologiques telles que la monotonie d’une tâche.


Plus précisément :

Les intérêts individuels de la rotation de poste sont nombreux :

  • Participation à la montée en compétence (polyvalence)
  • Diminution de la durée d’exposition à une même sollicitation physique
  • Meilleure connaissance des différents postes de travail
  • Diminution de la monotonie au travail
  • Diminution de la perception de la fatigue

Les intérêts collectifs de la rotation de poste sont tout aussi importants :

  • Meilleure adaptation du service en cas d’absence
  • Entraide entre collègues : établir une équité entre les opérateurs affectés à des postes « lourds » et les opérateurs affectés à des postes « doux ».

Les conditions de réussite sont les suivantes :

  • Engagement de tous
  • Changement de poste à un rythme régulier
  • Faire alterner des opérations ne sollicitant pas les mêmes articulations (analyse préalable des contraintes de chaque poste nécessaire)
  • Proscrire la tenue successive de postes à risque cognitif
  • Rythme optimal de rotation pour les postes à fortes contrainte physique=2h
  • Rechercher des solutions pour diminuer la pénibilité de chaque poste de travail – diagnostic ergonomique et groupe de travail pour amélioration du poste de travail
  • Groupe de travail sur le transfert des compétences (échange des stratégies opératoires, des techniques de manutention efficiente des expérimentés vers les débutants)
  • Donner le temps nécessaire à la formation et à l’apprentissage

4.2 Mesures d’accompagnement des nouveaux embauchés ou en cas de changement de postes
Les parties conviennent de la nécessité de porter une attention particulière à l’intégration des nouveaux arrivants, mais également à l’occasion de l’apprentissage d’un nouveau poste. La technicité de nos métiers nous impose de pouvoir faire appel aux sachants métiers porteurs d’expérience afin de transmettre :

  • Les consignes de sécurité propres au poste de travail, les postures à adopter, la gestuelle adaptée pour un travail en sécurité, les raccourcis à éviter qui peuvent être source de risques, le bon port des EPI ;
  • Les bonnes pratiques au poste : enchaînement des tâches, rangement et organisation du poste, astuces et stratégies visant à réduire les efforts physiques, les conseils techniques sur l’affilage du couteau ; à l’appui de la fiche de poste et de son explication. Un point hebdomadaire sera effectué en fin de semaine jusqu’à la validation au poste en autonomie. La validation du travail en autonomie sur le poste se fera avec l’intéressé, son accompagnateur et le responsable d’équipe et/ou de service.
  • L’appréciation de la qualité produit attendue par nos Clients, la culture du travail bien fait.





ARTICLE 5 – Actions lies à l’aménagement des fins de carrières

5.1 Incitation à la réduction d’activité (temps partiel).
5.1.1 Dispositif propre à SVA

Les parties décident d’aménager le dispositif qu’elles avaient mis en place dans l’accord de décembre 2017, pour les salariés de Vitré et Trémorel, et qui reposait sur une durée d’exposition sur des postes identifiés comme plus ou moins pénibles suivant une cotation définie par des codes couleurs : jaune, orange, rouge, suivant le degré de pénibilité retenu. Les éléments sont repris en fin d’accord.

Pour bénéficier de ce dispositif de réduction d’activité, le salarié doit remplir les conditions suivantes :


- Avoir au minimum

25 ans d’ancienneté au sein de la société.

- Avoir été exposé au moins 15 ans sur un poste à très forte pénibilité (postes en rouge) ou 18 ans sur un poste à forte pénibilité (Postes orange).

Ce dispositif vise à compenser certains critères de pénibilité non pris en compte par le C2P.

Si le salarié remplit ces conditions,

3 options au choix sont dès lors disponibles :

- Option 1 : Bénéficier d’un 4/5ème pendant les

30 mois précédant le départ effectif en retraite (à l’âge légal au moins) avec maintien à 92 % de salaire de base brut (au lieu de 80% en temps normal)

- Option 2 : Bénéficier d’un ½ temps pendant les

18 mois précédant le départ effectif en retraite (à l’âge légal au moins) avec maintien de 70% du salaire de base brut (au lieu de 50% en temps normal).

- Option 3 : Bénéficier d’un ½ temps pendant les

12 mois précédant le départ effectif en retraite (à l’âge légal au moins) avec maintien de 80 % du salaire de base brut (au lieu de 50% en temps normal).


Ces durées de 30, 18 et 12 mois, s’entendent préavis de départ volontaire en retraite inclus.

Ces options ne peuvent se cumuler, ni entre elles, ni avec des avantages similaires d’autres dispositifs permettant d’aménager les fins de carrière, actuels ou à venir. A ce titre, cet aménagement ne se cumule pas avec la mesure de fin de carrière prévue par l’accord Agromousquetaires de passage à temps partiel.

Pour être mis en œuvre, ce dispositif requiert nécessairement que le salarié ait irrévocablement formulé par écrit sa décision de départ volontaire en retraite auprès de son service RH.

En outre, pour des raisons organisationnelles, le salarié doit avoir prévenu la société de son choix de s’inscrire dans les termes du présent article, et avoir porté à la connaissance de la société l’option qu’il retient, dans un délai d’au moins trois mois avant le premier jour du 30ème ou 18ème ou 12ème mois visé ci-dessus, suivant l’option retenue. Le salarié demandeur devra expressément apporter tous les éléments susceptibles de justifier sa demande (relevé de carrière, etc.).

La demande ne peut se faire que sur une option au choix. Le choix exprimé est irrévocable.
L’entreprise s’engage à répondre par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre décharge dans les deux mois suivant la réception de la demande écrite. Les demandes ne comportant pas les éléments demandés seront rejetées.

Si la demande est acceptée, ce dispositif de réduction / d’aménagement du temps de travail donne lieu à l’établissement d’un avenant au contrat de travail, condition essentielle de son entrée en vigueur
Il peut prendre la forme d’une réduction du temps de travail sur la journée, la semaine ou le mois.
Une fois l’avenant à durée indéterminée au contrat de travail conclu, le salarié ne pourra revenir sur sa décision ni changer de dispositif en cours d’application, sauf dispositions légales.

  • Il est également précisé les éléments suivants :
Si le salarié est ainsi passé d’un emploi à temps plein à un emploi à temps partiel, ce dispositif qui conduit à un passage volontaire à temps partiel est complété par, en application de l’article L.241-3-1 du code de la sécurité sociale, la prise en charge par l’entreprise du maintien des cotisations sociales (part employeur), sur la base d’un temps plein (base 151,67 heures), en conformité avec les dispositions légales ou conventionnelles en vigueur.
En outre, l’entreprise prendra à sa charge la part salariale supplémentaire de cotisations sociales due en application de l’alinéa précédent.

Pour les salariés potentiellement éligibles à ce dispositif (cf. ci-dessus) et atteignant l’âge de 59 ans, le service RH référent leur proposera un entretien pour leur rappeler les dispositions ci-dessus.


5.1.2 : Dispositif de temps partiel prévu par le C2P
Les dispositions reprises ci-dessous sont celles en vigueur à date de signature du présent accord. Un salarié pourra bénéficié de ces dispositions sous réserve que le dispositif soit toujours effectif à la date de sa demande.
Un collaborateur peut choisir d’utiliser une partie, ou la totalité, de ses points acquis au C2P pour exercer son activité professionnelle à temps partiel sans perte de rémunération.

  • Nombre de points requis

Sous réserve de relever, à la date de sa demande, du champ d'application du dispositif, le salarié peut utiliser à tout moment tout ou partie des points de son compte afin de réduire sa durée de travail.
Ces points sont utilisés pour financer :
  • d'une part le complément de sa rémunération ;
  • d'autre part, les cotisations et contributions sociales légales et conventionnelles, selon les modalités en vigueur à la date de son versement.
Plus précisément, 10 points ouvrent droit à un complément de rémunération dont le montant correspond à la compensation pendant 3 mois d'une réduction du temps de travail égale à un mi-temps.
La durée du travail à temps partiel dépend du nombre de points dépensés par le collaborateur ; les points au C2P consommés pour cette utilisation doivent être dépensés 10 par 10.
Un salarié de moins de 60 ans ne pourra pas mobiliser plus de 80 points.

  • Modalités de calcul

10 points ouvrent droit à un complément de rémunération dont le montant correspond à la compensation pendant 3 mois d'une réduction du temps de travail égale à un mi-temps.
Un collaborateur qui choisit d’exercer temporairement son travail à temps partiel grâce à l’utilisation des points acquis au C2P pourra réduire son temps de travail habituel entre 20% et 80% pendant un maximum de 8 trimestres (soit 730 jours calendaires), selon la méthode de calcul suivante :

Le coefficient de réduction de la durée du travail s'obtient comme suit (arrondi à 2 décimales, au centième le plus proche) : Dure sollicitée de travail ÷ durée antérieure de travail. Le nombre de jours ainsi obtenu est arrondi au jour entier le plus proche. Taux de réduction = 1 - (durée sollicitée ÷ durée antérieure)
Exemple : 10 points permettent de prendre en charge :
- soit 120 jours à mi-temps
- soit 150 jours en travaillant à 60 % d’un temps plein (réduction de 40 %, soit coefficient de réduction de la durée du travail = 0,4).

  • Demande de passage à temps partiel

Il est rappelé aux parties que tout passage à temps partiel, même temporaire, nécessite la signature d’un avenant au contrat de travail conclu d’un commun accord entre le salarié et l’employeur. Le salarié joint à l'appui de sa demande faite par lettre recommandée, un justificatif de son relevé de points en précisant sa demande de réduction du temps de travail sans que le temps travaillé ne puisse être inférieur à 20 % ni supérieur à 80 % de la durée du travail applicable dans l’établissement.
5.2 Actions liées à l’aménagement de fin de carrière :

5.2.1 Dispositif propre à SVA : journée de repos « prévention risques professionnels »

Les parties conviennent que le dispositif initialement mis en place visant à octroyer des journées de repos « prévention risques professionnels » tend à disparaître et ce, au profit du C2P en raison du nombre d’années de déclaration au dispositif C3P puis C2P.

Les salariés bénéficient à présent des dispositions d’accompagnement du compte de prévention C2P.

Aussi, dans l’objectif de voir s’appliquer comme seule référence de compensation à la pénibilité d’ici 2028 le compte C2P, il a été négocié les dispositions temporaires suivantes :

  • Les salariés âgés de 57 ans et + au 31/12/2024 conserveront le bénéfice des jours précédemment accordés issus du précédent accord de 2022 et à prendre selon les modalités ci-après.


  • A compter du 01 janvier 2025, les conditions d’éligibilité, pour bénéficier des jours de repos, cumulatives sont les suivantes :


- Tout salarié de 59 ans et plus

- et qui dispose d’un nombre de points du Compte de Prévention C2P inférieur à 30 points

- et répondant aux conditions ci-après d’exposition

bénéficiera d’office d’un certain nombre de

journée de repos « prévention risques professionnels », à prendre idéalement selon la périodicité définie (au choix du salarié, sous réserve de l’accord de son responsable) et au plus tard, avant la fin de l’année N.


Il est rappelé que ces jours ne pourront en aucun cas être payés ou mis dans le CET au regard de la finalité de ces jours visant à bénéficier d’un repos complémentaire.
Afin de prétendre au bénéfice du dispositif, le salarié présentera son relevé de points Prévention C2P lors de l’entretien RH et chaque année suivante avant le 30 juin. A défaut de justificatif, les journées ne pourront être octroyées.

Le droit au « jour - prévention risques professionnels » s’acquiert au début du trimestre / quadrimestre /semestre suivant la date d’anniversaire.

  • Exposition aux postes rouges
  • salariés qui auront été exposés

    au-delà de 180 mois (15 ans) sur un poste rouge : 4 jours par an (à prendre 1 jour tous les trimestres échus)

  • salariés qui auront été exposés

    au-delà de 144 mois (12 ans) à 179 mois sur un poste rouge : 3 jours par an (à prendre 1 jour tous les quadrimestres échus)

  • salariés qui auront été

    exposés de 120 mois (10 ans) à 143 mois sur un poste rouge : 2 jours par an (à prendre 1 jour tous les semestres échus)

  • salariés qui auront été exposés

    de 96 mois (8 ans) à 119 mois sur un poste rouge : 1 jour par an (à prendre sur le semestre d’acquisition)


  • Exposition aux postes oranges
  • salariés qui auront été exposés

    au-delà de 216 mois (18 ans) sur un poste orange : 1 jour par an (à prendre sur le semestre d’acquisition)



  • Cas des salariés dont l’exposition à des postes oranges et rouges ne donnent pas droit à l’octroi de jour de repos du fait des seuils ci-dessus
  • salariés exposés à des

    postes rouges < 96 mois (ne bénéficiant donc pas de jours de repos) ET qui sont exposés à des postes oranges < 216 mois (ne bénéficiant donc pas de jours de repos) : si le salarié dans ce cas, cumulent entre les postes oranges et rouges au-delà de 216 mois : octroi de 1 jour par an (à prendre sur le semestre d’acquisition)

exemple : 170 mois postes oranges + 57 mois postes rouges = total 227 jours (> 216 mois) : 1 jour de repos

Pour un salarié travaillant à mi-temps ou moins, le nombre de jour « prévention risques professionnels » sera respectivement réduit dans les cas ci-dessus ; pour l’exposition à un poste rouge à : 2 jours/1,5 jour/1 jour/une demi-journée ; et, pour l’exposition à un poste orange, à une demi-journée.
Les salariés ayant leur 59ème anniversaire avant le 1er janvier 2025 et répondant aux conditions requises, auront droit à la journée ou aux jours de prévention, suivant le cas, dès 2025.

Exemples pour une exposition de plus de 15 ans sur un poste rouge ( 4 jours) :
. Salariés ayant leur 59ème anniversaire avant le 01/01/2025 : droit à 1 jour à compter du 1er trimestre 2025,
. Salarié ayant son 59ème anniversaire le 20/01/2025 : droit à 1 jour à compter du 2ème trimestre 2025,
. Salarié ayant son 59ème anniversaire le 30/09/2025 : droit à 1 jour à compter du 4ème trimestre 2025,
. Salarié ayant son 59ème anniversaire le 3/11/2025 : droit à 1 jour à compter du 1er trimestre 2026.

Exemples pour une exposition de plus de 18 ans sur un poste orange ( 1 jours):
. Salariés ayant leur 59ème anniversaire avant le 01/01/ 2025 : droit à 1 jour à compter du 01/01/2025,
. Salarié ayant son 59ème anniversaire à compter du 01/01/2025 et avant le 01/07/2025 : droit à 1 jour à compter du 01/07/2025
- Salarié ayant son 59ème anniversaire à compter du 01/07/ 2025 et avant le 01/01/2026 : droit à 1 jour à compter du 01/01/2026

Exemples pour une exposition de plus de 10 ans sur un poste rouge ( 2 jours):
. Salariés ayant leur 59ème anniversaire avant le 01/01/ 2025 : droit à 1 jour à compter du 01/01/2025 et 1 jour à partir du 01/07/2025,
Salarié ayant son 59ème anniversaire à compter du 01/01/2025 et avant le 01/07/2025 : droit à 1 jour à compter du 01/07/2025 et 1 jour sur le 1er semestre 2026
- Salarié ayant son 59ème anniversaire à compter du 01/07/ 2025 et avant le 01/01/2026 : droit à 1 jour à compter du 01/01/2026 et 1 jour à compter du 01/07/2026


  • Par ailleurs, à compter du 01 janvier 2025, les salariés répondant aux conditions cumulatives suivantes :

- les salariés éligibles aux postes rouges ou oranges tel que définis ci-dessus
- ET comptabilisant 35 ans d’ancienneté
bénéficieront d’une journée de repos « prévention risques professionnels » ( et ce, quelque soit le nombre de points comptabilisés au titre du C2P).
Les modalités d’acquisition et de prise de la journée sont similaires à celles ci-dessus.

Schéma récapitulatif global :


5.2.2 Départ anticipé à la retraite dans le cadre du C2P
Les dispositions reprises ci-dessous sont celles en vigueur à date de signature du présent accord.
Le titulaire du compte peut décider d'affecter les points inscrits sur son compte à l'acquisition de trimestres d'assurance vieillesse.
A date du présent accord, les conditions sont les suivantes (en application des articles du code du travail L. 4163-7, L. 4163-13 et R. 4163-30, R. 4163-11 et Code de la sécurité sociale art. D. 161-2-1-10) :
Un collaborateur peut choisir d’utiliser ses points acquis au C2P pour partir de façon anticipée à la retraite en validant des trimestres de majoration de durée d’assurance vieillesse, :
  • à partir de 55 ans.
Les modalités de conversion des points en trimestres d'assurance ont été fixées par décret :
  • 10 points ouvrent droit à 1 trimestre de majoration de durée d'assurance vieillesse,
  • Les points doivent obligatoirement être utilisés par groupe de 10.
  • Avec un maximum de 8 trimestres.
L'âge légal de départ en retraite peut donc ainsi être abaissé pour le titulaire du compte à due concurrence du nombre de trimestres attribués, dans la limite de 2 ans.
Le dispositif de retraite anticipé pour pénibilité est complémentaire du dispositif de retraite anticipée pour carrière longue. Les trimestres obtenus avec les points cumulés dans le C2P sont en effet pris en compte dans le calcul des trimestres nécessaires pour l’ouverture du droit à la retraite anticipée pour carrière longue.
Tout collaborateur qui souhaite utiliser ses points C2P à cet usage doit en informer le service Ressources Humaines et respecter son préavis de départ à la retraite.

Illustration de l’articulation des dispositifs combinés :


5.2.3 Rappel des dispositions contenues dans l’accord sur le Compte Epargne Temps (CET)

Il est rappelé que le CET par son accord du 8 avril 2022 et son avenant du 30 juin 2022 permet à chaque collaborateur d’alimenter 2 comptes individuels, dont un CE T « long terme » pour préparer la retraite.

  • Un abondement par l’employeur est prévu en cas d’utilisation du CET pour préparer sa retraite.
Lorsque le salarié partira à la retraite et souhaitera financer une cessation anticipée de son activité, de manière progressive ou totale, et lorsque le nombre de jours affectés au CET long terme (hors jours de congés payés « reportés » / reliquats), atteindra les tranches ci-après, l’employeur viendra abonder ce nombre à hauteur d’un jour, comme suit :
  • pour les ouvriers/employés : par tranche de 15 jours, avec un plafond de 8 jours d’abondement,
  • pour les agents de maîtrise : par tranche de 35 jours, avec un plafond de 4 jours d’abondement,
  • pour les cadres : par tranche de 50 jours, avec un plafond de 2 jours d’abondement

  • Le CET « long terme » peut être utilisé pour :
  • financer une cessation anticipée de l’activité, de manière progressive ou totale. L’utilisation des droits portés dans le CET doit se faire au plus tôt dans les 36 mois précédant le départ en retraite,
  • procéder au rachat de cotisations d’assurance vieillesse visées à l’article L 351-14-1 du Code de la Sécurité sociale (rachat d’années incomplètes ou de périodes d’étude). Le salarié pourra demander la monétarisation de tout ou partie de ses droits sur justificatif de rachat de trimestres.
L’utilisation du CET « long terme », pour financer une cessation anticipée de l’activité de manière progressive, peut se cumuler avec d’autres dispositions conventionnelles permettant un aménagement du temps de travail avec passage à temps partiel.

Les jours épargnés au titre de la 5ème semaine de congés payés ne peuvent pas être convertis en rémunération différée mais seulement utilisés pour financer un congé autorisé. Ces jours ne peuvent donc pas être utilisés pour racheter des cotisations d’assurance vieillesse.

ARTICLE 6 –Actions liées au maintien dans l’emploi des salariés exposés ou ayant été exposés aux facteurs

L’entreprise rappelle de manière informative qu’elle a développé une politique active d’accompagnement des salariés qui sont placés en situation d’inaptitude totale ou partielle au travail pour des raisons d’origine professionnelle.


Elle rappelle que lorsque, malgré ses efforts en matière de reclassement, la rupture du contrat de travail s’impose aux parties, elle mobilise de moyens financiers pour accompagner le salarié dans sa reconversion.

6.1 Dispositif lié au régime actuel de prévoyance de la CCN (avenant 89 relatif au régime de prévoyance)
L’entreprise rappelle aussi de manière informative que les salariés placés en situation d’inaptitude bénéficient de mesures d’accompagnement spécifiques liées à la profession exercée :

  • En cas d’inaptitude partielle d'origine professionnelle ou non professionnelle, pour le salarié ayant une ancienneté d'un an dans l'entreprise, reconnu inapte par le médecin du travail à exercer son emploi et reclassé sur un poste moins rémunéré, bénéficie d’une rente mensuelle égale à 60 % du différentiel entre l'ancien salaire de référence et le nouveau salaire de référence.

  • En cas d’inaptitude totale d'origine professionnelle ou non professionnelle, pour les salariés âgés qui ont travaillé au moins 1 an dans la profession et qui ont été reconnus inaptes totalement par le médecin du travail à exercer leur emploi, et dont l'impossibilité de reclassement s'est traduite par un licenciement, bénéfice d’une rente égale à :

  • salarié de moins de 50 ans : 10 % du salaire mensuel brut de référence + une rente en complément réservée à des actions de formation dans la limite de 10 % du salaire annuel brut, sous réserve de justifier d'une attestation de formation. Cette rente peut être utilisée durant les deux 1ères années pour accompagner le salarié licencié dans son projet de réorientation professionnelle compte tenu des difficultés

  • salarié de 50 ans et moins de 55 ans : 15 % du salaire mensuel brut de référence + une rente en complément réservée à des actions de formation dans la limite de 10 % du salaire annuel brut, sous réserve de justifier d'une attestation de formation. Cette rente peut être utilisée durant les deux 1ères années pour accompagner le salarié licencié dans son projet de réorientation professionnelle compte tenu des difficultés éventuelles du retour à l'emploi

  • salarié de 55 ans et moins de 57 ans : 25 % du salaire mensuel brut de référence + une rente en complément réservée à des actions de formation dans la limite de 12 % du salaire annuel brut, sous réserve de justifier d'une attestation de formation. Cette rente peut être utilisée durant les deux 1ères années pour accompagner le salarié licencié dans son projet de réorientation professionnelle compte tenu des difficultés éventuelles du retour à l'emploi

  • salarié de 57 ans et plus : 30 % du salaire mensuel brut de référence + une rente en complément réservée à des actions de formation dans la limite de 15 % du salaire annuel brut, sous réserve de justifier d'une attestation de formation. Cette rente peut être utilisée durant les deux 1ères années pour accompagner le salarié licencié dans son projet de réorientation professionnelle compte tenu des difficultés éventuelles du retour à l'emploi.

6.2 Dispositif d’accompagnement à la mobilité

Dans ce contexte, les parties constatent que la mobilisation de moyens pour

aider à la mobilité professionnelle et géographique peut concourir au maintien dans l’emploi des salariés exposé.


Tout salarié évoluant sur des postes classés

« forte exposition » (postes orange) depuis au moins 18 années au sein de l’entreprise, bénéficie d’une priorité d’accès sur les postes ouverts dans les entreprises du Pôle bœuf correspondants à sa qualification et permettant de réduire l’exposition en cause.


Le principe est que tout salarié qui ferait jouer sa mobilité dans les termes qui précèdent, afin de faire face à une problématique d’exposition aux facteurs de risques (pour ne plus y être exposé, ou pour y être moins exposé…) sera prioritaire sur tout autre salarié qui postulerait sur tel ou tel poste, sauf dispositions légales contraires.

Pour accompagner cette mobilité, et la faciliter, les mesures d’accompagnement de la mobilité suivantes sont précisées :

6.2.1 bénéficiaires
Tout collaborateur muté à son initiative, pour les motifs sus-évoqués, dans une région différente de son lieu d’habitation, dès lors que le nouveau lieu de travail est distant d’au moins 50 kms du domicile précédent ou que le nouveau temps de trajet augmente d’au moins 100%.

6.2.2 moyens mobilisés

Recherche de logement, démarches diverses et déménagement 

Il sera fait application des dispositions prévues dans l’accord mobilité Groupe Les Mousquetaires du 4 juillet 2019.

6.3 Dispositif de formation prévu par le C2P

Les dispositions reprises ci-dessous sont celles en vigueur à date de signature du présent accord.

  • Nombre de points requis

Le titulaire du compte professionnel de prévention peut utiliser tout ou partie de ses points pour prendre en charge tout ou partie des frais d'une action de formation professionnelle continue en vue d'accéder à un emploi non exposé ou moins exposé à des facteurs de risques professionnels.
Ces points sont en fait convertis en euros pour abonder son compte personnel de formation.
Plus précisément, 1 point ouvre droit à un montant de 500€ d'abondement au financement du CPF (pour les mobilisations de points effectuées à partir du 1er septembre 2023). Dans le cadre d'une utilisation pour une action de formation professionnelle continue, les points du compte sont donc consommés selon ce barème point par point.
Par exemple, un salarié dispose de 1 000 € sur son CPF. Ce même salarié bénéficie de 8 points sur son Compte professionnel de prévention (8 x 500 € = 4 000 €) abonde son Compte personnel de formation de 4 000 euros supplémentaires. Le salarié pourra bénéficier de 5 000 euros de formation.

  • Affectation des points

En application de l’article R. 4163-13 du code du travail, les 20 premiers points inscrits sur le compte sont réservés à la prise en charge de tout ou partie d'une action de formation professionnelle continue. Cette réserve de points consacrés à la formation professionnelle répond à une logique préventive.
Des dérogations sont toutefois prévues pour les salariés plus proches de l'âge de la retraite. En effet, pour les salariés nés avant le 1er janvier 1960, aucun point n'est réservé à une action de formation professionnelle. Pour les salariés nés entre le 1er janvier 1960 et le 31 décembre 1962 inclus, seuls les 10 premiers points doivent être affectés à la formation professionnelle.

  • Demande d'utilisation des points

La demande d'utilisation des points peut intervenir à tout moment de la carrière du titulaire du compte, sous réserve toutefois qu'il relève, à la date de sa demande, du champ d'application du dispositif et dès lors que les points ont été inscrits sur le compte professionnel de prévention du salarié.


TITRE v – INDICATEURS et OBJECTIFS

THEMES

MESURE DE PREVENTION

INDICATEURS

OBJECTIFS

Incontournables de la prévention

Formation et animations Sécurité (art 1)
Nbre de Formation « Affilage »
et
Nbre de VSPI effectuées

- 100% des nouveaux embauchés concernés
- 100 % de l’objectif annuel VSPI fixé

Adaptation et aménagement du travail

Etudes ergonomiques (art 2.2)
Nombre d’études réalisées
Nombre de postes dont l’exposition a été réduite
70% des propositions d’amélioration faits sont réalisées sous 3 ans

Réduction des expositions

Plan de progrès (art 3.1)
Nombre d’études du plan de plan progrès réalisées
100% sous 3 ans des postes ciblés

Réduction des expositions

Passage en journée / accord transition générationnelle (art 3.2)
Nombre de demandes
Pourcentage de réalisation
Sous 3 ans 70% des demandes acceptées

Aménagement des fins de carrière

Incitation à une réduction d’activité – dispositif SVA (art 5.1)


Nombre de demandes Pourcentage de réalisation
Sous 3 ans 100% des demandes acceptées

Aménagement des fins de carrière

Action aménagement de fin de carrière : “journée prévention risques professionnels” (art 5.1.2)
Nombre de salariés bénéficiaires
100% des salarié éligibles ont bénéficié du suivi RH

Aménagement des fins de carrière


Départs anticipés à la retraite dans le cadre du C2P (art 5.2.2)
Nombre de salariés utilisant le dispositif
1 session d’information du dispositif C2P (ex Carsat) auprès de la population cible.
100% des demandes acceptées.

Maintien en activité des salariés exposés

Priorité d’accès à la mobilité pour les salariés exposés éligibles (art 6.2)
Nombre de salarié ayant bénéficié du dispositif d’accompagnement à la mobilité
70% des demandes de mobilité réalisées sous 3 ans

TITRE VI – DISPOSITIONS FINALES

ARTICLE 14 –Modalités de suivi

Les parties sont convenues de ne pas mettre en place de commission de suivi spécifique mais d’assurer le suivi annuel du présent accord dans le cadre de la Commission Santé Sécurité et Conditions de travail Centrale (CSSCT) et dont le compte-rendu sera communiqué au CSE Central.

Toutefois, s’agissant du suivi du plan de progrès (article 3.1), elles estiment plus efficient de privilégier les instances CSSCT de chaque établissement.

Aussi, il sera consacré à minima 1 fois par an, un point relatif au suivi du plan de progrès au sein de chaque CSSCT d’Etablissement qui transmettra son compte-rendu en CSE d’Etablissement.

ARTICLE 15 – Durée de l’accord

Le présent accord entrera en vigueur à compter du 1ER janvier 2025 et s’appliquera pour une durée de 3 ans soit jusqu’au 31 décembre 2027.

En application de l'article L. 2222-4 du Code du travail, à l'échéance de ce terme, il cessera de produire ses effets.

ARTICLE 16 – Révision de l’accord

Conformément aux dispositions des articles L.2261-7 et S. et L.2261-8 du code du travail, le présent accord peut faire l’objet d’une révision :
  • Les organisations syndicales représentatives signataires sont habilitées, durant le cycle électoral au cours duquel le présent accord a été conclu, à engager la procédure de révision.
  • A l’issue de cette période correspondant au cycle électoral susvisé, la procédure de révision peut être déclenchée par une ou plusieurs organisations syndicales représentatives dans le champ d’application de l’accord, qu’elles en soient ou non signataires.

Toute demande de révision devra être portée à la connaissance des autres parties, par lettre recommandée avec accusé de réception. Elle doit être accompagnée d'une proposition nouvelle sur les points à réviser. La discussion de la demande de révision doit s'engager dans les 3 mois suivant la présentation de celle-ci.
Toute modification du présent accord donnera lieu à l’établissement d’un avenant, conclu dans les conditions prévues par les dispositions législatives et réglementaires.

L’avenant se substituera de plein droit aux dispositions du présent accord qu’il modifie, conformément aux dispositions légales. Il cessera de produire tout effet à l’échéance du terme.


ARTICLE 17- Dépôt et publicité

Le présent accord fera l’objet d’un dépôt, dans les conditions prévues au code du travail :
-d’une part, au secrétariat greffe du Conseil de prud’hommes de RENNES,
-d’autre part, par voie dématérialisée sur le site www.teleaccords.travail-emploi.gouv.fr en vue de sa transmission automatique à la DREETS d’Ille et Vilaine pour instruction, et à la DILA (Direction de l’information légale et administrative) pour publication sur le site Légifrance.

Il sera communiqué au personnel par voie d’affichage.



Fait à Vitré, le 24 juin 2025

Pour la société SVA Jean Rozé




Pour l’organisation syndicale CFDT


Pour l’organisation syndicale CGT


ANNEXE

Rappel des dispositions de l’accord de 2017.

Liste des postes classés en rouge ou orange pour l’article 5.11– Incitation à la réduction d’activité (temps partiel). - 5.2.1 Dispositif propre à SVA : journée de repos « prévention risques professionnels »


  • Port de charge, manutention manuelle

Le Code du travail (Art R 4541-9 définit des valeurs limites pour le poids unitaire des charges manipulées.
Avec la contribution des travaux de l'INRS, de nouvelles valeurs plus compatibles avec les capacités physiques moyennes des salariés ont été adoptées. La norme NF X35-109, homologuée en décembre 2009, s'applique désormais indistinctement aux femmes et aux hommes âgés de 18 à 65 ans. Elle définit une valeur "acceptable", 15 kg, et une valeur "sous conditions" de 25 kg maximum. La norme précise également que le tonnage cumulé ne peut en aucun cas dépasser 10 t. par personne et par jour.

On distingue 2 situations :
  • Le poids d’une charge portée
  • Le poids d’un chariot tiré ou poussé.
Pour les charges portées, la valeur maximale acceptable est de 15kg, 25 kg sous conditions.
Pour les chariots, ces valeurs sont respectivement de 200 et 400 kg

Durée d’exposition

Rare

<2h/semaine

Occasionnelle >2h/semaine

Fréquente >10h/semaine

Permanente >20h/semaine

Poids 

Port de charges < 5kg ou traction < 100kg

1

2

3

4

Port de charge entre 5kg et 15 kg ou traction entre 100kg et 200kg

2

4

6

8

Port de charge entre 15kg et 25 kg ou traction entre 200kg et 400kg

3

6

8

12

Port de charge > 25kg ou traction > 400kg

4

8

12

16


  • Postures pénibles

Les « postures pénibles définies comme position forcée des articulations » sont principalement celles qui comportent des angles extrêmes des articulations (ex : le bras au-dessus de la ligne des épaules est une posture extrême pour l’épaule). Cependant, le maintien de position(s) articulaire(s) durant de longues périodes génère des contraintes physiques locales (posture des bras sans appui, maintien prolongée d’une posture accroupie ou le dos penché en avant…) et globales (station statique prolongée).

Il n’existe pas de posture idéale. En fonction de la durée, de la répétitivité des postures et du type d’activité, chacun perçoit les limites des postures qu’il adopte.
Les postures pénibles seront caractérisées par :
  • Station debout
  • Bras en l’air
  • Torsion
  • Positions forcées et prolongées

En l’absence d’indicateurs « officiels » il est apparu pertinent de retenir les seuils du Document Unique de Vitré, en s’intéressant prioritairement aux TMS ou lombalgies non directement en lien avec du port de charge.

Seuil

Seuil<25

Seuil

<25

25

40

40

55

Seuil

>55

Posture

(ressenti)

A genoux, bras en l'air, torsion, station debout prolongée

2

4

8

12

16

  • Vibrations membres supérieurs / corps

2 types de vibrations sont distinguées : Celles qui se transmettent aux membres supérieurs, celles qui se transmettent à tout le corps

La combinaison de l’intensité et de la durée des vibrations caractérise le risque. Pour chaque mode de transmission, le code du Travail (Article R. 4441-2 et suivants) définit des valeurs d’exposition journalière aux vibrations rapportée à une période de référence de huit heures au-delà de laquelle l’employeur doit déclencher des actions de prévention et une valeur limite à ne pas dépasser. En cas de dépassement des valeurs, l’employeur doit prendre des mesures techniques ou organisationnelles visant à réduire au maximum l’exposition. (*) : Décret 2005-746 du 4 juillet 2005, arrêtés du 6 juillet 2005.
On mesure donc à la fois l’intensité des vibrations et le temps d’exposition, avant de les rapprocher de seuils clairement définis le code du travail.

Pour les membres supérieurs :
  • Si exposition journalière (8h/j ) à 2,5 m/s2 => action de prévention obligatoire
  • Seuil à ne pas dépasser : 5 m/s2
Concernant les vibrations transmises à tout le corps, ces valeurs sont respectivement de 0,5 et 1,15 m/s2.

Le froid et les efforts intenses ont un effet multiplicateur des effets vibratoires sur le corps.

Durée d’exposition

< 1h/jour (ou 2h/semaine)

entre 1h

et 2h/jour

(entre 2h et 10h/semaine)

entre 2h et 4h/jour (entre 10h et 20h/semaine)

>= 4h/jour (>20h/semaine)

Mesures

De 2,5 m/s2 à 5m/s2 (m sup) ou de 0,5 m/s2 à 1,15 m/s2 (corps)

1

2

3

4

Supérieur à 5m/s2 (m sup) ou inf 1,15 m/s2 (corps)

6

8

12

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  • Le bruit

L’Article R 4431-2 du code du travail précise les limites d’exposition journalières et les limites à ne pas dépasser (notion de crêtes).
La pénibilité est une combinaison de l’intensité et du temps d’exposition ; il y a des valeurs légales à ne pas dépasser : 87 db pour 8h d’exposition, 140 en crête. Attention : 1h à 89db est aussi dangereux que 8 h à 80 db.

L’échelle proposée dans la matrice reprend celle utilisée pour les mesures régulièrement actualisée dans l’entreprise sur le site de Vitré.

Durée d’exposition

> = 3 h/jour

Intensité en dB

Quotidienne inférieure ou égale à 80 dB.Crête sup. ou égal à 135 dB

1

Quotidienne entre 80 et 85 dB. Crête inférieure à 135 dB

2

Quotidienne entre 80 et 85 dB. Crête entre 135 et 137 dB

3

Quotidienne entre 80 et 85 dB. Crête supérieure à 137 dB

4

Quotidienne supérieure à 85 dB. Crête inférieure à 135 dB

6

Quotidienne supérieure à 85 dB. Crête entre 135 et 137 dB

8

Quotidienne supérieure à 85 dB. Crête supérieure à 137 dB

10

Quotidienne supérieure à 87 dB. Crête inférieure à 135 dB

12

Quotidienne supérieure à 87 dB. Crête entre 135 et 137 dB

14

Quotidienne supérieure à 87 dB. Crête supérieure à 137 dB

16

  • Les Températures extrêmes

Aucune indication de température n’est donnée dans le Code du travail. Cependant, certaines de ses dispositions consacrées à l’aménagement et à l’aération des locaux de travail, aux ambiances particulières de travail, répondent au souci d’assurer des conditions de travail qui répondent à cet objectif. (Articles R. 4222-1, R. 4222-11, R. 4223-13 à 15).

Les seuils les plus courants sont inférieurs à 10° et supérieurs à 30°
Il est apparu pertinent de faire une segmentation :
  • forte chaleur à partir de 30°
  • températures négatives
  • une température estimée comme ne produisant pas d’inconfort : de 15 à 29°
  • deux étapes entre la température considérée comme « tempérée » et la température négative


Durée d’exposition

> = 3 h/jour

Degré

Température supérieure à 29°*

4

Température entre 28° et 15°*

0

Température entre 14° et 5°

4

Température entre 4° et 0°

8

Température entre 0° et -5°

12

Température inférieure à -5°

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*Excepté les postes nécessitant des efforts physiques particuliers dans un environnement humide : Laverie des bacs, hall d’abattage, triperie qui bénéficient d’une grille spécifique.


Durée d’exposition

> = 3 h/jour

Degré

Température entre 15° et 20°

0

Température entre 20° et 24°

4

Température entre 25° et 29°

8

Température supérieure à 29°

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  • Le travail répétitif caractérisé par la répétition d'un même geste, à une cadence contrainte

Pour le travail répétitif, les parties conservent la définition précédemment retenue dans l’accord de janvier 2013, à savoir : répétition d’un même geste, à une cadence contrainte, imposée ou non par le déplacement automatique d’une pièce ou par la rémunération à la pièce, avec un temps de cycle défini.

Plus concrètement (norme NF EN 1005-5), on parle de travail répétitif dès lors que l’on peut identifier :
  • des temps de cycle inférieurs à 30 s
  • ou l’exercice répétitif plus de 50 % du temps
  • une fréquence d’action supérieure à 40 actions techniques par minute.
Les seuils figurant dans le document unique peuvent aussi éclairer.

A la lumière des indicateurs habituellement retenus, très peu de postes sont éligibles à ce facteur de pénibilité. Néanmoins, il apparaît indispensable de tenir compte de la perception des salariés et de l’organisation du travail avec la présence de chaines. Nous avons donc retenu :

  • 3 niveaux pour analyser les différents postes :
- Pas de travail répétitif caractérisé (gestes variés, pas de contrainte de travail sur chaine)
- Travail répétitif « au rythme de la chaine » et donc dans la moyenne de l’unité de production
- Travail répétitif supérieur à la moyenne.

  • Une cotation qui ne dépasse pas 8.

Intensité

Moyenne

Moyenne

(rythme normal de la chaine)

Moyenne +

(intensité du cycle)

+ Moyenne

Gestes répétitifs

2

4

6

8

  • Travail de nuit


Pour ce qui est du travail de nuit, il résulte du code du travail (articles L 3122-5 et L 3122-23) et de l’accord de branche du 22 mars 2002, qu’est travailleur de nuit, tout salarié qui :

  • soit effectue son travail entre 21h et 6h du matin, pendant au moins 3h/j
  • 2 fois par semaine
  • soit effectue au moins 270 h de travail la nuit sur 12 mois soit 30 nuits /an.

Compte tenu de l’importante variété des situations rencontrées, sont retenues 4 hypothèses :
- Le salarié n’atteint pas les 270 h de nuit / an : pas de pénibilité (ex: prise de poste à 5h ou fin de poste à 22h)
- Le salarié travaille quelques heures après 21h en fin de sa journée de travail
- Le salarié commence sa journée de travail avant 6h (Les premières heures matinales sont réputées plus pénibles : baisse d’attention physiologique vers 3h et de façon générale, on constate que les accidents du travail sont plus fréquents en prise de poste).
- Les situations où les salariés travaillent une nuit complète.

Nombre annuel d'heures de nuit

< 100h

nuit / an

> 100h

nuit/an mais <270 h nuit/an

Horaire fin

de journée

> 100h

nuit/an mais <270 h nuit/an

Horaire tôt le matin

> 270 h nuit/an

Nuit complète

Exposition

0

4

8

12

Il a été décidé de prendre comme repère les durées–repères déjà utilisées dans les accords précédents pour prendre en compte la pénibilité des heures effectuées entre 3h30 et 6h du matin, même si le nombre d’heures effectuées à ce titre dans l’année est inférieur à la durée légale.

  • Le travail en équipes successives alternantes


Le travail en équipes successives alternantes, appelé plus communément travail posté désigne « tout mode d’organisation du travail en équipe selon lequel des travailleurs sont occupés successivement sur les mêmes postes de travail, selon un certain rythme, y compris rotatif, de type continu ou discontinu, entraînant pour les travailleurs la nécessité d’accomplir un travail à des heures différentes sur une période donnée de jours ou de semaines »
(Source : Directive Européenne du 4 novembre 2003)

La pénibilité est donc identifiée par la contrainte de rotation des horaires.

Les différents types d’organisation existant chez SVA sont le 2X7, 3X7 et 4X7.

Les services travaillant en 2X7 et dans lesquels les salariés gardent les mêmes horaires tout au long de l’année ne sont pas exposés à de la pénibilité.

Ceux qui travaillent en 2X7 avec rotation subissent le changement d’horaires (alternance des équipes du matin et du soir) mais de façon moindre que les personnes en 3X7 et en 4X7, d’où la différence effectuée sur les cotations.

Rotations

2X7

Sans rotation

2X7

Avec

rotation

3X7 

5x7

4X7

Exposition

0

4

8

12


Chaque poste de travail a fait l’objet d’une cotation en application de ces critères et seuils.

Pour chaque poste, il en résulte une cotation d’exposition, comme suit :

A – faible exposition

B - exposition moyenne

C – forte exposition

D – très forte exposition


Les parties rappellent que les cotations peuvent évoluer, notamment compte tenu des effets des actions mobilisées aux fins de supprimer ou réduire les expositions aux facteurs de pénibilité.
Pour les situations de polyvalence occasionnelle, il est tenu compte de l’affectation principale.
Pour les situations de polyvalence habituelle, il est tenu compte d’une moyenne de la cotation des postes occupés effectivement.

Mise à jour : 2025-07-15

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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