Accord d'entreprise THOM GROUP

ACCORD D’ENTREPRISE RELATIF AUX CONDITIONS ET AUX MODALITES DE VOTE ELECTRONIQUE LORS DU RENOUVELLEMENT DES MANDATS DU COMITE SOCIAL ET ECONOMIQUE

Application de l'accord
Début : 16/11/2023
Fin : 05/12/2023

39 accords de la société THOM GROUP

Le 19/09/2023


ACCORD D’ENTREPRISE RELATIF AUX CONDITIONS ET AUX MODALITES DE VOTE ELECTRONIQUE LORS DU RENOUVELLEMENT DES MANDATS DU COMITE SOCIAL ET ECONOMIQUE

ENTRE LES SOUSSIGNÉES :

L'UNITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIALE (UES) THOM GROUP, dont le Siège Social se situe 55 RUE D’AMSTERDAM – 75008 PARIS, représentée par Président, dûment habilité à cet effet

D'une part,

Et

L’Organisation Syndicale

CFTC, représentée par, Délégués syndicaux


L’Organisation Syndicale

CFDT, représentée par, Délégués syndicaux

D’autre part,

Ci-après désignés, ensemble, les « Parties »

PREAMBULE

Les parties signataires du présent accord conviennent de recourir pour les opérations de vote aux prochaines élections des représentants du personnel de la Société au Comité Social & Economique (CSE), au vote électronique conformément aux dispositions des articles L.2314-26 et R.2314-5 et suivants du Code du travail.

Ce procédé permettra notamment de :
  • Faciliter le vote des personnels, qui ne seront plus tributaires des heures d’ouverture des bureaux de vote (pour ceux qui étaient appelés à se déplacer le jour du scrutin), et des aléas de la Poste (pour ceux qui étaient appelés à voter par correspondance)

  • Eviter les erreurs de distribution et d’utilisation des bulletins et enveloppes de vote

  • Augmenter par conséquent le taux de participation, permettant ainsi aux représentants du personnel de bénéficier d’une meilleure audience et représentativité

  • Obtenir des résultats sans erreur humaine possible, affichés en quelques minutes à l’issue du scrutin, et ce sous le contrôle des bureaux de vote désignés

  • Garantir la confidentialité et le secret du vote, un risque qui ne pouvait être complètement maîtrisé avec le procédé de vote par correspondance

  • Alléger les contraintes logistiques et administratives pesant sur les membres des bureaux de vote et les personnels en charge de l’organisation des opérations


Les garanties offertes par le système de vote retenu, en termes de sécurité et de confidentialité des votes, seront précisées dans le cahier des charges et l’annexe technique au PAP.

Par ailleurs, il est rappelé que les modalités d’organisation de l’élection des représentants du personnel au CSE seront définies par le protocole d’accord préélectoral pour chaque élection, protocole d’accord préélectoral qui sera adapté aux règles en vigueur, notamment RGPD et CNIL, à la date de leurs signature.

La Direction de THOM Group a identifié la société PARAGON, spécialisée dans l’organisation et la mise en œuvre de processus électoraux (le « Prestataire ») et a informé les élus du CSE lors de la réunion du 31 août 2023.

ARTICLE 1 - PRINCIPES GENERAUX 

Le système de vote électronique tel que défini dans le présent accord couvre exclusivement le vote par Internet. Aucune autre possibilité de vote (physique ou par correspondance) ne sera ouverte.

Le système retenu devra respecter les principes généraux du droit électoral indispensables à la régularité du scrutin, et notamment :
  • L’intégrité du vote : identité entre le vote émis par le salarié et le vote enregistré

  • L’anonymat, la sincérité du vote : impossibilité de relier un vote émis à un électeur

  • L’unicité du vote : impossibilité de voter plusieurs fois pour un même scrutin

  • La confidentialité, le secret du vote : exercice du droit de vote sans pression extérieure


Afin de garantir la sécurité des opérations électorales et la confidentialité du vote, la conception et la mise en place du système de vote électronique est confiée à un prestataire extérieur, sur la base des dispositions du présent accord et du cahier des charges qui y est annexé.

Les différentes règles décrites dans le présent accord s’imposeront également aux personnes chargées de la gestion et de la maintenance du système de vote électronique

ARTICLE 2 - MODALITES D’ORGANISATION DES OPERATIONS – PROTOCOLE PREELECTORAL

Les modalités d’organisation du scrutin et du vote électronique seront déterminées dans le cadre de la négociation du protocole d’accord préélectoral (PAP), devant intervenir préalablement à chaque élection professionnelle de l’Entreprise, et à laquelle devra être convié l’ensemble des organisations syndicales représentatives intéressées par le processus électoral.

Le protocole d’accord préélectoral mentionnera la conclusion du présent accord ainsi que le nom du prestataire choisi pour mettre en place le vote électronique. Il comportera également, en annexe, la description détaillée du fonctionnement du système retenu et du déroulement des opérations électorales.

Afin d’assurer un taux de participation optimale, les parties conviennent tant pour le 1er tour que pour un éventuel 2nd tour de scrutin, que les élections auront lieu sur plusieurs jours, et ce conformément au calendrier qui sera défini dans le protocole d’accord préélectoral.

Les électeurs auront la possibilité de voter à tout moment pendant la période ouvrée du scrutin, de n’importe quel terminal internet, sur leur lieu de travail ou à distance.

Il est rappelé que le temps consacré à l’exercice du droit de vote aux élections professionnelles pendant les horaires de travail n’entraîne aucune réduction de salaire.

Il est convenu que la Société THOM Group prendra en charge, sous réserve de justificatifs, les frais liés à une connexion qui aurait lieu dans un cybercafé pour les salariés ne disposant pas d’accès internet

ARTICLE 3 – DEROULEMENT DES OPERATIONS DE VOTE


En sus des dispositions contenues dans le cahier des charges annexé au présent accord, lesquelles ont pour objet de préciser les conditions techniques du déroulement des opérations de vote par voie électronique, les parties conviennent des dispositions générales suivantes :

3.1. Accès au serveur de vote électronique


Avant le 1er tour des élections, chaque électeur recevra, selon les modalités déterminées dans le cadre du protocole d’accord préélectoral, un code d’accès généré selon des modalités garantissant la confidentialité du vote. Ce moyen d’authentification permettra au serveur de vérifier l’identité de l’électeur et de garantir l’unicité de son vote.

A l’aide de ses codes d’accès, l’électeur pourra voter en toute confidentialité sur le serveur sécurisé des élections. Une fois son vote exprimé, le choix de l’électeur apparaitra clairement à l’écran et pourra être modifié avant validation.

La validation définitive du vote vaudra signature de la liste d’émargement de l’instance concernée et clôturera définitivement l’accès à cette élection.

3.2. Caractéristiques des listes et des bulletins de vote électronique


Le système de vote électronique reproduira sur le serveur les listes de candidats telles qu’elles ont été présentées par leurs auteurs, selon l’ordre d’arrivée à la Direction des ressources humaines de l’Entreprise, ou tout autre ordre déterminé dans le protocole d’accord préélectoral, assurant une égalité entre les candidats.

Dans l’éventualité d’un second tour, cet ordre restera inchangé et la (ou les) liste(s) des candidats indépendants viendra à la suite de celles des organisations syndicales présentes au premier tour des élections.

3.3. Sincérité du vote électronique et stockage des données


Le système retenu permettra d’assurer la confidentialité des données transmises, s’agissant notamment des listes électorales, des collèges électoraux et des moyens d’authentification.

A cet égard, afin de répondre aux exigences posées par le Code du travail, le flux du vote et celui de l’identification de l’électeur seront séparés. A ce titre, ils seront traités par des systèmes informatiques distincts, dédiés et isolés.

En outre, la liste d’émargement ne sera accessible qu’aux membres du bureau de vote et à des fins de contrôle du déroulement du scrutin.

Le vote émis par chaque électeur sera crypté et stocké dans l’urne électronique dédiée.

Les heures d’ouverture et de fermeture du scrutin devront pouvoir être contrôlées par les membres du bureau de vote et les personnes désignées ou habilitées pour assurer le contrôle des opérations électorales.

Aucun résultat partiel ne sera accessible pendant le déroulement du scrutin.

Les fichiers comportant les éléments d’authentification seront inaccessibles, ni du client, ni du prestataire, seul le système aura la capacité de regénérer des codes à la demande de l’électeur.

Les clés de chiffrement seront choisies librement par les membre du bureau, et connus seulement d’eux.

3.4. Dépouillement et décompte des voix


Le dépouillement et le décompte des voix devront être faits dans les conditions prévues par l’arrêté du 25 avril 2007.

Le système de vote électronique sera scellé à l’ouverture et à la clôture du scrutin. Il sera également scellé après le dépouillement afin de garantir l’impossibilité de reprendre ou de modifier les résultats après la décision de clôture du dépouillement. La procédure de décompte des votes enregistrés devra pouvoir être déroulée de nouveau.

3.5. Sécurité


Une

cellule d’assistance technique chargée de veiller au bon fonctionnement et à la surveillance du système de vote électronique sera mise en place pendant la durée des opérations de vote. Cette cellule comprendra les membres du bureau de vote, les représentants de la direction et des organisations syndicales ainsi qu’un représentant du prestataire.


Elle aura notamment pour mission de :
  • Procéder, avant que le vote ne soit ouvert, à un test du système de vote électronique et vérifier que l’urne électronique est vide, scellée et chiffrée par des clés délivrées à cet effet ;
  • Procéder, avant que le vote ne soit ouvert, à un test spécifique du système de dépouillement, à l’issue duquel le système sera scellé ;
  • Contrôler, à l’issue des opérations de vote et avant le dépouillement, le scellement de ce système.

En outre, un

dispositif de secours susceptible de prendre le relais en cas de panne du système principal et offrant les mêmes garanties et les mêmes caractéristiques, sera intégré dans la solution.



En cas de dysfonctionnement informatique résultant d’une attaque du système par un tiers, d’une infection virale, d’une défaillance technique ou d’une altération des données, le bureau de vote aura compétence, après avis des représentants du prestataire, de la direction et des organisations syndicales, pour prendre toute mesure d’information et de sauvegarde et notamment pour décider la suspension des opérations de vote.

ARTICLE 4 – INFORMATION ET FORMATION


Tous les moyens seront mis en œuvre pour faciliter l’appropriation de cette nouvelle technique de vote par les salariés.

A cet effet, la direction établira une note explicative précisant les conditions et la procédure de vote électronique, et l’adressera aux électeurs suffisamment en amont de l’ouverture du premier tour de scrutin.

En outre, les délégués syndicaux et les membres du bureau de vote recevront une formation sur le système de vote électronique retenu

ARTICLE 5 – expertise et declaration auprès de la cnil


Les systèmes de vote électronique nécessitent le recours à des fichiers nominatifs au sens de la loi du 6 janvier 1978 et sont donc soumis à des formalités auprès de la CNIL préalablement à leur mise en œuvre.

En outre, le système de vote électronique, préalablement à sa mise en place ou à toute modification substantielle de sa conception sera soumis à une expertise indépendante, destinée à vérifier le respect des prescriptions légales.

Le rapport de l’expert sera tenu à la disposition de la CNIL.

Conformément aux dispositions du Code du travail, les organisations syndicales représentatives incluses dans le périmètre du présent accord seront tenues informées de l’accomplissement des formalités déclaratives préalables auprès de la CNIL.

ARTICLE 6 - DUREE DE L’ACCORD

Le présent accord est conclu pour la durée des élections du Comité Social et Economique de l’UES THOM Group.
Il cessera donc immédiatement de produire tout effet dès l’élection desdits représentants réalisée et définitive; c’est-à-dire après épuisement, le cas échéant, des délais et voies de recours.

ARTICLE 7 - REVISION ET DENONCIATION DE L’ACCORD

Le présent accord est révisable au gré des parties, conformément aux dispositions légales en vigueur au jour de la procédure de révision.
Tout signataire introduisant une demande de révision devra l’accompagner d’un projet sur les points révisés.
De même, le présent accord pourra être dénoncé par l'une ou l'autre des parties signataires ou adhérentes, conformément aux dispositions en vigueur.

ARTICLE 8 - PUBLICITE DE L’ACCORD

A l’expiration du délai d’opposition, le présent accord sera déposé, conformément aux dispositions légales, sur la plateforme de téléprocédure du ministère du travail et déposé au Greffe du Conseil de Prud’hommes compétent.
Il sera publié sur le portail de l’intranet.


Conformément à l’article L.2231-5 du Code du travail, il sera également notifié à chacune des organisations syndicales représentatives.
En outre, conformément à l’article R.2262-2 du Code du travail, un exemplaire sera remis au CSE.

Fait à Paris, le 19 septembre 2023

Pour l’UES Thom Group
Monsieur




Pour les Organisations Syndicales
CFTCCFDT




CFTCCFDT




CFTCCFDT




CFTC


Liste des annexes au présent accord : Cahier des charges décrivant le fonctionnement du système de vote électronique et du déroulement des opérations électorales – Société PARAGON

Annexe 1 – Cahier des charges décrivant le fonctionnement du système de vote électronique et du déroulement des opérations électorales – Société PARAGON

Cahier des charges décrivant le fonctionnement du système de vote électronique et du déroulement des opérations électorales – Société PARAGON

Les modalités du vote électronique doivent permettre d’assurer l’identité des électeurs ainsi que la sincérité et le secret du vote, comme la publicité du scrutin, conformément aux principes généraux du droit électoral.
Principes généraux du dispositif de vote électronique

Le titulaire s’engage à respecter les principes fondamentaux qui commandent les opérations électorales :
  • Le secret du scrutin ;
  • Le caractère personnel, libre et anonyme du vote ;
  • La sincérité des opérations électorales ;
  • La surveillance effective du vote et la contrôle a posteriori par le juge de l’élection.
Le dispositif doit garantir que l’identité de l’électeur ne peut pas être mise en relation avec l’expression de son vote à tout moment du processus de vote, y compris après le dépouillement.
Toutes les mesures physiques (contrôle d’accès, détermination précise des personnes habilitées à intervenir…) et logiques (firewall, protection d’accès aux applicatifs…) doivent être prises, tant au niveau des serveurs du dispositif que sur les postes accessibles au public, afin de garantir la sécurité des données personnelles et du système de vote dans son ensemble.
Le système de vote électronique, la liste des candidats et la liste des électeurs doivent faire l’objet d’un scellement avant le début du scrutin. Le scellement doit permettre de déceler toute modification du système en cours de vote.
La liste d’émargement et l’urne électronique doivent faire l’objet d’un procédé garantissant leur intégrité pendant le vote, c’est-à-dire assurant qu’ils ne peuvent respectivement être modifiés que par l’ajout d’un bulletin et d’un émargement, dont l’intégrité est assurée, d’un électeur authentifié de manière non-frauduleuse. Ce procédé doit déceler toute autre modification du système.
Après la clôture du vote, la liste d’émargement et l’urne électronique doivent être scellées.
Il importe que toutes les mesures soient prises pour leur permettre de vérifier l’effectivité des dispositifs de sécurité prévus pour assurer le secret du vote.
Toutes les facilités doivent être accordées aux membres du bureau de vote pour pouvoir assurer une surveillance effective de l’ensemble des opérations électorales et, en particulier, de la préparation du scrutin, du vote, de l’émargement et du dépouillement.
A ce titre et afin de garantir un contrôle effectif des opérations électorales, le prestataire technique doit mettre à disposition à minima des membres du bureau de vote, des délégués des candidats et des scrutateurs, tous documents utiles et assurer une formation de ces personnes au fonctionnement du dispositif de vote électronique.
Le vote doit être accessible à tous les systèmes d’exploitation et tous les navigateurs utilisés par les électeurs à jour.


Confidentialité des données transmises

La conception et la mise en place du système de vote électronique retenu doivent être de nature à assurer la confidentialité des données transmises, notamment, de celles des fichiers constitués pour établir les listes électorales des collèges électoraux.
Les données relatives aux électeurs inscrits sur les listes électorales doivent être traitées par des systèmes informatiques distincts de ceux traitant des données relatives à leur vote respectivement dénommés « fichier des électeurs » et « contenu de l’urne électronique ».
Le dispositif doit garantir que l'identité de l'électeur ne peut pas être mise en relation avec l'expression de son vote, et cela à tout moment du processus de vote, y compris après le dépouillement
La liste d'émargement et l'urne électronique doivent faire l'objet d'un procédé garantissant leur intégrité durant le vote, c'est-à-dire assurant qu'ils ne peuvent respectivement être modifiés que par l'ajout d'un bulletin et d'un émargement, dont l'intégrité est assurée, d'un électeur authentifié de manière non frauduleuse. Ce procédé doit déceler toute autre modification du système. Après la clôture du vote, la liste d'émargement et l'urne électronique doivent être scellées.

Contenu des fichiers et destinataires de ces informations

Les

fichiers « listes électorales » comportent exclusivement :

  • les civilités, noms et prénoms des inscrits,
  • leur date d’entrée dans l’entreprise,
  • l’âge,
  • leur collège d’appartenance.

Seuls sont destinataires de ces données les électeurs, les syndicats représentatifs et les salariés habilités du service du personnel.
Le

fichier « électeurs » comporte exclusivement :

  • Les civilités, noms, prénoms des électeurs,
  • Leur date de naissance
  • leur collège d’appartenance,
  • leurs moyens d’authentification,
  • leurs coordonnées postales pour la transmission des codes de vote
  • leur matricule
  • toute autre donnée permettant de d’authentifier de manière sécurisée l’électeur
Le fichier des électeurs a pour finalité de paramétrer la plate-forme de vote électronique, de délivrer à chaque électeur un moyen d’authentification et de le lui faire parvenir.
Ce moyen d’identification lui permettra :
  • de s’identifier et de voter,
  • de compléter la liste d’émargement.
  • de réaliser une demande de réassort de codes en cas de perte

Les

fichiers « listes d’émargement » comportent exclusivement :

  • le collège des électeurs,
  • leurs noms et prénoms.
  • Les informations uniquement relatives à l’émargement : date / heure / n° accusé de réception du vote.


Seuls sont destinataires de ces données les membres des bureaux de vote et les salariés habilités du service du personnel et à des fins de contrôle du déroulement du scrutin.
Les

fichiers « candidats » comportent exclusivement :

  • le collège des candidats,
  • la mention « titulaires » ou « suppléants »,
  • leurs civilités, noms et prénoms,
  • leur date de naissance en cas d’égalité de voix,
  • leur rang au sein de la liste
  • le rang de leur liste par rapport aux autres listes / l’ordre d’affichage des listes les unes par rapport aux autres
  • le nom du scrutin dans lequel le candidat se présente
  • le cas échéant, leur appartenance syndicale.

Seuls sont destinataires de ces données les électeurs, les services du ministère chargé de l’emploi, les syndicats, l’employeur et les salariés habilités du service du personnel.
Les

fichiers « listes des résultats » comportent exclusivement :

  • les noms et prénoms des candidats, élus, non élus,
  • le nombre de voix obtenues,
  • l’appartenance syndicale le cas échéant,
  • le collège.

Seuls sont destinataires de ces données les électeurs, les services du ministère chargé de l'emploi, syndicats, l’employeur ou salariés habilités du service du personnel.
Sécurité des votes

La conception et la mise en place du système de vote électronique retenu doivent être de nature à assurer la sécurité de l’adressage des moyens d’authentification de l’émargement, de l’enregistrement et du dépouillement des votes.
Les modalités de scellement et de chiffrement du système de vote électronique et notamment des urnes électroniques et des listes d’émargement devront être conformes aux dispositions des articles R. 2314-10, R. 2314-11, R. 2324-6 et R. 2324-7 du Code du travail et de l’arrêté du 25 avril 2007
Le système de vote électronique est scellé à l’ouverture garantissant l’intégrité du vote en cours de scrutin et sauvegardé à la clôture du scrutin jusqu’au terme des délais de recours.
Lieu et temps du scrutin

Le vote électronique se déroule, pour chaque tour du scrutin, pendant une période délimitée, laquelle sera précisée par le protocole d’accord électoral.
Les électeurs ont la possibilité de voter à tout moment pendant la période d’ouverture du scrutin, de n’importe quel terminal, de leur lieu de travail, de leur domicile ou autre lieu, en se connectant sur le site sécurisé dédié aux élections.
Les heures d'ouverture et de fermeture du scrutin électronique doivent pouvoir être contrôlées par les membres du bureau de vote et les personnes désignées ou habilitées pour assurer le contrôle des opérations électorales.


Modalités d’accès au site de vote

Chaque électeur recevra, avant le premier tour des élections, l’adresse URL du site et les moyens d’authentification, à savoir à minima un code d’accès personnel généré de manière aléatoire par le prestataire ainsi qu’un mot de passe.
Ces codes sont modifiés pour un éventuel second tour. L’information aux électeurs fera état de la date de début et de fin du vote électronique au premier et au second tour.
Cette transmission se fera par courrier postal aux salariés en suspension de contrat à la date prévue pour l’envoi des codes.
L’adresse du site de vote (URL) sera déterminée dans le protocole d’accord préélectoral.
A l’aide de ses identifiants, l’électeur peut voter en toute confidentialité en se connectant sur le site sécurisé des élections.
Le vote par internet doit être personnel et individuel conformément aux règles électorales.
L’identification de l’électeur est assurée par un serveur dédié, après saisie par l’utilisateur de ses codes d’accès et éventuellement d’un code secret supplémentaire constitué par la date de naissance ou son matricule ou autre donnée (à définir dans le protocole préélectoral).
L’électeur a la possibilité de se connecter plusieurs fois pour voter mais il ne peut voter qu’une seule fois pour chaque scrutin. A réception du vote complet, éventuellement réalisé après plusieurs connexions, la double validation de son vote par l’électeur vaut signature de la liste d’émargement de l’instance concernée et clôt définitivement l’accès à cette élection.

Déroulement du vote

La dimension des bulletins électroniques, les caractères et la police utilisés devront être identiques pour toutes les listes.
Le moyen d’authentification permettra au serveur de vérifier l’identité de l’électeur et garantira l’unicité de son vote.
Le système de vote électronique retenu doit faire apparaître clairement à l’écran le choix de l’électeur, qui doit disposer de la possibilité de la modifier avant validation.
La transmission du vote et l’émargement doivent faire l’objet d’un accusé de réception que l’électeur doit pouvoir conserver.
Tout électeur atteint d’une infirmité le mettant dans l’impossibilité de voter peut se faire assister par un électeur de son choix.
L’électeur a la possibilité de raturer des noms sur les listes de candidats qui lui seront proposées, conformément aux articles L 2314-24 et L 2324-22 du code du travail.
Les professions de foi au format PDF seront accessibles à tous les électeurs par simple accès au site de vote.
Il est rappelé, qu’un vote, dès lors qu’il est complet et validé, ne pourra être remis en cause par l’électeur et qu’aucun autre vote (par internet ou par tout autre moyen), ne pourra venir modifier et s’ajouter à ce vote complet et validé.
Aucun résultat partiel n'est accessible pendant le déroulement du scrutin. Toutefois, le nombre de votants global et par scrutin (taux de participation) peut être révélé au cours du scrutin.

Dépouillement

Dès la clôture du scrutin, le contenu de l'urne, les listes d'émargement et les états courants gérés par les serveurs sont figés, horodatés et scellés automatiquement sur l'ensemble des serveurs.
L’accès aux données du fichier « contenu de l’urne électronique » ne doit être possible que par l’activation conjointe des clés de chiffrement, générées lors du scellement et utilisées conformément aux dispositions de l’arrêté du 25 avril 2007.
La génération de ces clés de scellement (reçues et conservées par les membres du bureau de vote), avant l’ouverture du vote, est publique de manière à prouver de façon irréfutable que seuls le Président du bureau de vote et ses assesseurs en ont connaissance à l’exclusion de toute autre personne.
Le Président du bureau de vote et deux assesseurs saisissent chacun une ou plusieurs clés de déchiffrement distincte.
Le décompte des voix apparaît lisiblement à l’écran et fait l’objet d’une édition sécurisée afin d’être portée au procès-verbal.
Le système de vote électronique devra être scellé après le dépouillement afin de garantir l’impossibilité de reprendre ou de modifier les résultats après la décision de clôture du dépouillement.

Conservation des fichiers après le scrutin

Le prestataire retenu devra conserver sous scellés et procéder à la destruction des fichiers supports dans les conditions prévues par les articles R. 2314-20 et R. 2324-16 du Code du travail.
A l’expiration des délais de recours, le prestataire, procède, à la demande de l’entreprise à la destruction des fichiers supports.

Contrôle du fonctionnement du système de vote électronique

Le système de vote électronique doit avoir été soumis, avant sa mise en place ou avant toute modification substantielle, à une expertise indépendante destinée à vérifier le respect des articles R. 2314-8 à R. 2314-11 et R. 2324-4 à R. 2324-7 du Code du travail.
Le rapport de l’expert est tenu à la disposition de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés. Il sera également communiqué aux organisations syndicales et au CIL. Le rapport d'expertise doit être remis au responsable de traitement.
Des représentants du prestataire devront assurer un contrôle effectif du fonctionnement du système de vote électronique, tant au niveau des moyens informatiques centraux que de ceux éventuellement déployés sur place.
Le prestataire choisi devra prendre les mesures nécessaires pour permettre à ses représentants de vérifier l’effectivité des dispositifs de sécurité prévus.


Le prestataire devra prévoir un dispositif de secours offrant les mêmes garanties et les mêmes caractéristiques que le système principal et capable de prendre le relais en cas de panne du système principal.
La conformité de l’intégration au système de vote électronique des listes électorales et des candidatures transmises au prestataire par l’employeur sera contrôlée par la direction préalablement à chaque tour de scrutin.

Les heures d’ouverture et de fermeture du scrutin électronique doivent pouvoir être contrôlées par les membres du bureau de vote et les personnes désignées ou habilitées pour assurer le contrôle des opérations électorales.
Avant le début du scrutin, les systèmes de vote électronique utilisés, la liste des candidats et la liste des électeurs doivent faire l'objet d'un scellement, c'est-à-dire d'un procédé permettant de déceler toute modification du système.
En cas de dysfonctionnement informatique résultant d'une attaque du système par un tiers, d'une infection virale, d'une défaillance technique ou d'une altération des données, le bureau de vote a compétence, après avis des représentants susmentionnés, pour prendre toute mesure d'information et de sauvegarde et notamment pour décider la suspension des opérations de vote.

Cellule d’assistance technique

Une cellule d’assistance technique chargée de veiller au bon fonctionnement et à la surveillance du système de vote électronique. Elle comprend des représentants de l’entreprise et le cas échéant, des représentants du prestataire.
En présence des représentants des listes de candidats, la cellule d'assistance technique :
1°. Procède, avant que le vote ne soit ouvert, à un test du système de vote électronique et vérifie que l'urne électronique est vide, scellée et chiffrée par des clés délivrées à cet effet ;
2°. Procède, avant que le vote ne soit ouvert, à un test spécifique du système de dépouillement à l'issue duquel le système est scellé ;
3°.Contrôle, à l'issue des opérations de vote et avant les opérations de dépouillement, le scellement de ce système.




Formation

Une formation aux modalités de fonctionnement du système de vote électronique sera dispensée, avant le premier tour, par le prestataire :
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