NéGOCIATION ANNUELLE OBLIGATOIRE (Article L. 2242-1 et suivants du Code du Travail)
PROTOCOLE D’ACCORD SUR
LA POLITIQUE SALARIALE
Année 2025
Négocié entre : La société
Trescal SAS, dont le siège social est situé : 24-26, rue de Villeneuve - 94150 Rungis, immatriculée au RCS de Créteil sous le numéro 562 047 050, représentée par XXXXX, en sa qualité de Directrice des Ressources Humaines,
D’une part, Et les organisations syndicales représentatives :
Le syndicat CFDT représenté par XXXXX en sa qualité de Délégué Syndical,
Le syndicat CGT représenté par XXXXX en sa qualité de Délégué Syndical,
Le syndicat FO représenté par XXXXX en sa qualité de Délégué Syndical,
D’autre part,
DÉROULEMENT DE LA NÉGOCIATION
La Négociation Annuelle Obligatoire prévue par les articles L. 2242-1 et suivants du Code du Travail s'est déroulée au cours des réunions suivantes :
Le 10 juin 2025 :
Une première réunion en visioconférence et présentielle pour les personnes présentes sur Rungis a été organisée le 10 juin 2025. Lors de cette première réunion un point a été fait sur l’évolution du nombre de personne en-dessous du TGA comme cela avait été prévu dans l’accord signé en 2024, l’objectif étant que plus aucun salarié ne soit dans cette situation à fin 2026. Le constat a été fait que le nombre de salarié en dessous du TGA en un an avait déjà été diminué de plus de 61%. La Direction confirmait son engagement à ce que plus personne ne soit dans cette situation à fin 2026. La Direction a ensuite demandé aux Organisations Syndicales d’exprimer leurs revendications. En préambule les organisations avaient transmis leurs revendications via des tracts à l’attention de la Direction.
De bons résultats sur l’année 2024,
Une participation individuelle moins importante versée en 2025
Inflation autour de 2% en 2024,
Revendications de la CFDT :
Une enveloppe de 5% dont une Augmentation Générale de 3% avec un talon de 50€,
Revalorisation du forfait déjeuner à 17€ au lieu de 14€ actuellement,
Revalorisation des titres restaurants à 11€,
Une augmentation du budget CSE sur les œuvres sociales de 0,2%.
Une mise en œuvre au 1er septembre
Revendications de FO :
Une enveloppe de 5% avec un talon de 60€,
Sortir les primes vacances, PVSO du calcul du TGA,
Calcul des PVSO sur le salaire de base plus la prime d’ancienneté,
Une revalorisation des frais professionnel :
Repas du midi à 18€
Repas du soir à 25€
Mise en place de la prime de découché pour les cadres dont la fonction n’a pas vocation de faire des déplacements,
La réévaluation du budget du CSE à 1,2%.
Pour une mise en œuvre au 1er août.
Revendications de la CGT :
Une augmentation de 50€ pour tous les salariés de Trescal France ayant au minimum 12 mois d’ancienneté,
Une enveloppe de 2% pour les Augmentations Individuelles répartie au moins sur 50% du personnel et talon de 25 € minium (12 mois d’ancienneté),
La mise à niveau des salaires aux taux Garantis Annuels pour la fin 2026,
Revalorisation des titres restaurants à 11€,
Une revalorisation des frais professionnel :
Repas du midi à 17€
Repas du soir à 24€
Une augmentation du budget CSE sur les œuvres sociales de 0,2%.
Une mise en œuvre au 1er septembre
La Direction a pris note de ces revendications et a indiqué qu’elle allait les étudier avant de revenir vers les Organisations Syndicales.
Le 26 juin 2025 :
Une seconde réunion a été organisée le 26 juin 2025 en visioconférence. En ouverture, la Direction a rappelé l’ensemble des revendications des délégations syndicales, tout en soulignant que les budgets qu’elles impliqueraient représentaient un niveau de dépense inatteignable dans le contexte économique actuel. Elle a rappelé que la gestion rigoureuse des finances de l’entreprise ces dernières années avait permis de moderniser les locaux, de renforcer les moyens, de production, de maintenir un niveau de formation élevé et de préserver une rentabilité durable. Il a été rappelé que pour l’année 2024, le montant de la prime de participation était quasi équivalent à celui de 2023 qui avait lui augmenté de 24% par rapport à 2022. Nous n’avons jamais autant redistribué dans l’histoire de Trescal avec le plan d’actionnariat déployé sur 2024 et l’abondement associé pouvant aller jusqu’à 6000€ brut. Ce qui a été redistribué est la plus importante opération en France jamais réalisée sur les dix dernières années. La Direction a confirmé qu’effectivement l’année 2024 avait été une bonne année. L’effectif a augmenté de plus de 5 % par rapport à 2023. Cependant, la Direction a souligné que l’année 2025 s’inscrivait dans un contexte économique nettement moins favorable, marqué par une croissance économique ralentie (1%), une inflation faible (0,7%), et des difficultés commerciales croissantes, notamment en matière de hausse des prix de vente, limitée cette anne à 1,4%. Elle a également signalé l’absence d’accord au sein de la branche de la métallurgie pour revaloriser les salaires minimaux. Par ailleurs, à fin mai la rentabilité de l’entreprise montre une tendance globale avec un retrait de l’EBITDA par rapport à l’an passé. Dans ce cadre, la Direction a formulé une première proposition salariale :
Que 70% des salariés ayant au moins un an d’ancienneté soient augmentés à minima,
Une enveloppe d’augmentation liée à la performance individuelle de 1,5% de la masse salariale,
Une revalorisation des tickets restaurant à 10,5 €,
Une hausse de l’indemnisation des repas de soir à 21 €,
Pour une mise en œuvre au 1er octobre.
Elle a à nouveau rappelé qu’une augmentation générale ne faisait pas partie des principes de fonctionnement de l’entreprise. Cette proposition a suscité de vives réactions de la part des délégations syndicales, qui ont exprimé leur insatisfaction. Les Délégués Syndicaux ont insisté sur la perte de pouvoir d’achat cumulée par les salariés ces dernières années, malgré une inflation contenue en 2024. Le représentant du syndicat FO a choisi de quitter la réunion considérant que le dialogue n’était pas constructif. La Direction soucieuse de maintenir un climat de dialogue social, a proposé aux autres délégations de poursuivre les échanges pour aboutir à une solution de compromis. FO avant de quitter la discussion a évoqué le point du pourcentage de salarié augmenté souhaitant le voir évoluer. La CFDT a proposé :
80 à 85% des salariés ayant un an d’ancienneté au moment des augmentations,
Une enveloppe d’au moins 2,1% d’augmentation
Une clause de revoyure est évoquée si la situation économique s’améliore.
La CGT a proposé :
Un budget d’au moins 2% d’augmentation
Vérifier les personnes non augmentées sur les trois dernières années
La revalorisation des tickets restaurant à11€.
Pour avancer dans la négociation, les délégations en présence et la Direction essayent de trouver un point d’accord à défendre :
Une enveloppe de 2,1% d’augmentation,
Seront concernés à minima 80% des salariés ayant au moins un an d’ancienneté au sein de l’entreprise (hors alternants),
Une revalorisation du titre restaurant à 11€,
Une revalorisation des repas du soir à 21 €,
Pour une mise en œuvre le 1er septembre 2025.
Une nouvelle réunion a été fixée au 3 juillet afin de présenter la position de la Direction face à cette dernière proposition.
Le 3 juillet 2025 :
Une troisième réunion s’est tenue le 3 juillet 2025 au siège social à Rungis et en visioconférence. Après avoir pris connaissance de la dernière proposition proposée lors de la précédente réunion, la Direction a rouvert la discussion avec les délégations syndicales, en tenant compte des efforts de chacune des parties pour aboutir à un accord équilibré et réaliste. La Direction a présenté une nouvelle proposition, légèrement révisée en intégrant plusieurs avancées :
Une enveloppe de 1,9% de la masse salariale allouée aux augmentations individuelles,
Un engagement à ce que soient concernés, à minima, les salariés présents au 1er septembre 2024 au sein de l’entreprise en contrat à durée indéterminée,
Une revalorisation du repas du soir à 21€,
Une revalorisation des tickets restaurant à 11 €,
Une mise en œuvre de ces mesures au 1er septembre 2025.
Les délégations syndicales ont exprimé leur déception face à l’écart entre cette proposition et la demande exprimée à 2,1%. Elles ont insisté pour que l’enveloppe soit portée à au moins 2% et que 90% des salariés ayant un an d’ancienneté soient concernés. La délégation FO a en outre insisté sur la nécessité d’une réflexion sur la mise en œuvre d’action pour améliorer les cotisations retraite et ainsi cumuler plus de droit en fin de carrière. En réponse, la Direction rappelle que des efforts économiques importants ont été réalisés notamment lors de la perte du contrat EDF. Elle attire également l’attention sur les dégradations ou la mauvaise utilisation des véhicules, du matériel informatique et des outils de travail. Une étude approfondie des coûts imprévus liés à ces incidents sera réalisée. Enfin à l’issue des échanges, la Direction consent un dernier geste supplémentaire : porter la pris en charge des repas du soir à 22€, rappelant que l’ensemble des mesures représentent une enveloppe supérieure à 2%. Ainsi, la Direction s’est engagée auprès de la CFDT, la CGT et FO à mettre en œuvre ce qui suit au titre de la politique salariale 2025.
POLITIQUE SALARIALE POUR 2025
ARTICLE 1 : AUGMENTATIONs des salaires
Une enveloppe globale (incluant les mesures déjà mises en œuvre depuis le début de l’année) de 1,9% (un virgule neuf pour cent) de la masse salariale sera consacrée à la réévaluation des rémunérations en 2025.
Cette enveloppe intégrera également les ajustements liés à l’évolution du SMIC, des Taux Garantis Annuels, du SMIC et des Primes d’Ancienneté.
Les montants des réévaluations de salaires seront décidés par les responsables hiérarchiques et validées par la Direction Générale ; elles concerneront principalement les salariés présents aux effectifs au 1er septembre 2024 (hors salariés sur le départ et alternants, car l’évolution de leur rémunération obéit à d’autres règles spécifiques) dont l’implication personnelle, la performance individuelle et les efforts particuliers au cours de l’année passée méritent d’être récompensés.
L’objectif est que 80% (quatre-vingt pour cent) au minimum des salariés relevant de ces critères auront bénéficié d’une revalorisation salariale au cours de l’exercice 2025.
Une attention particulière sera portée sur les principes de l’égalité professionnelle (retour de congés maternité).
La mise en œuvre de ces mesures interviendra à dater du 1er septembre 2025.
Une attention particulière sera portée aux salariés dont le salaire n’a pas évolué depuis 2022 et aux salariés dont le salaire contractuel actuel est sous le TGA de leur classification afin que d’ici fin 2026 le salaire contractuel soit à minima celui du TGA.
ARTICLE 2 : AVANTAGES COMPLEMENTAIRES
Les mesures suivantes seront mises en œuvre à compter du 1er septembre 2025 :
La revalorisation des titres restaurant à 11 €.
La revalorisation des repas du soir à 22 €
ARTICLE 3 : DÉPÔT
Le texte du présent accord salarial sera déposé, sur l'initiative de la Direction :
D’une part sur la plateforme de téléprocédure du Ministère du Travail en une version intégrale et signée et en une version « anonymisée »,
D’autre part, au secrétariat-greffe du Conseil de Prud’hommes de Créteil en un exemplaire original.
Fait à Rungis, le ………………………., en cinq exemplaires originaux, dont un pour chacune des parties signataires.