Accord d'entreprise WESER

Accord NAO 2026

Application de l'accord
Début : 01/01/2026
Fin : 01/01/2999

5 accords de la société WESER

Le 02/02/2026


Mazières de Touraine, le 2 février 2026


ACCORD PORTANT SUR
NEGOCIATIONS ANNUELLES OBLIGATOIRES
2026
La société WESER, sise 1 route de Cléré à Mazières de Touraine (37130) (n° URSSAF 247000001720221875), S.A.S au capital de 2 094 750 €, inscrite au RCS de Tours sous le numéro B654801026, représentée par Monsieur B en sa qualité de Président (« la société »),
d'une part,

Après négociations avec les organisations syndicales représentatives de salariés :
  • le syndicat F.O. (Union Départementale FO 37 - Indre et Loire - La Camusière - 18 rue de l'Oiselet - 37550 Saint AVERTIN) représenté par Monsieur L en sa qualité de Délégué Syndical,
  • le syndicat C.G.T. (Union Départementale CGT - Indre et Loire - La Camusière - 18 rue de l'Oiselet - 37550 Saint AVERTIN) représenté par Monsieur D en sa qualité de Délégué Syndical,
  • le syndicat C.F.D.T (Union Départementale CFDT - Indre et Loire - La Camusière - 18 rue de l'Oiselet - 37550 Saint AVERTIN) représenté par Monsieur V en sa qualité de Délégué Syndical
  • le syndicat CFE – CGC (Union Départementale CFE-CGC 37 - La Camusière - 18 rue de l'Oiselet - 37550 Saint AVERTIN), représenté par Monsieur S en sa qualité de Délégué Syndical,
d’autre part,
PREAMBULE

L’année 2025 a été marquée par une inflation de 0.8% (origine INSEE), laquelle a conduit à un relèvement du SMIC en janvier 2026 de 1.18%. La prévision pour 2026 est de 1.3%.

Le nombre de fermetures d’entreprise en 2025 a atteint un record de 68 500, contre 66 240 en 2024).

La crise que connait le secteur de la construction perdure depuis fin 2023. La construction de logements neufs demeure l’activité la plus touchée, avec un recul de 9% (incluant les logements individuels et collectifs). WESER n’a pas été épargnée par les conséquences de cette crise avec une baisse historique de son activité.

Afin de garantir sa survie dans un contexte toujours plus concurrentiel, tout autant chahuté par les politiques publiques que par les enjeux environnementaux, l’entreprise doit étendre sa présence sur d’autres marchés et proposer des nouvelles solutions innovantes et durables. Pour s’adapter à son environnement, WESER doit entreprendre un virage stratégique et culturel pour répondre aux attentes de ses clients, optimiser son organisation et restaurer sa rentabilité.

La démarche RSE désormais ancrée dans les axes de développement de l’entreprise renforce la volonté de conduire une politique salariale transparente et équitable, offrant des perspectives de développement pour chaque collaborateur et permettant de renforcer la marque employeur de WESER auprès de ses futurs talents.

Article 1 – Négociations et désaccord
Le présent accord fait suite aux négociations entreprises dans le cadre des dispositions prévues à l’article L 2242-15 du code du Travail en matière de rémunération, de temps de travail et de partage de la valeur ajoutée dans l'entreprise, lesquelles se sont déroulées au cours des réunions des :
  • 12 janvier 2026
  • 20 janvier 2026
  • 27 janvier 2026
Au terme des échanges, les parties confirment qu’elles sont parvenues à un accord et formalisent le contenu des propositions ayant fait l’objet des discussions, ainsi que les mesures mises en œuvre suite à leur accord.


Article 2 – Salaires effectifs

Chaque organisation syndicale a formulé des requêtes relatives à l’évolution des salaires effectifs.

Propositions initiales émises par le syndicat C.F.D.T

Les requêtes comportent plusieurs items :

  • Une augmentation générale des salaires de 3% et une enveloppe consacrée à la récompense de la performance individuelle de 20k€ bruts,

  • Un relèvement de la prime d’équipe à 10€ bruts par jour travaillé,

  • Une hausse de l’indemnité de transport de 10%

Proposition initiale conjointe des syndicats CGT et F.O.

Plusieurs éléments de rémunérations et accessoires intègrent la proposition :

  • Une augmentation générale des salaires effectuée en deux temps : 2.5% en janvier et 2.5% au 1er juillet 2026,

  • La rétribution d’une demi-heure de la pause méridienne

  • Une prise en charge de la cotisation de complémentaire santé à 100% par l’employeur,

  • La mise en œuvre d’une prime de polyvalence de 10€ bruts par jour,

  • L’octroi d’une prime exceptionnelle de 500€

Propositions formulées par le syndicat CFE-CGC

Le syndicat CFE-CGC a communiqué la liste de ses propositions, incluant

  • Une augmentation générale des salaires de 3% et une enveloppe de 20k€ consacrée aux augmentations individuelles (hors rattrapages des écartes salariaux)

  • Un supplément d’intéressement ou une prime de partage de la valeur de 500€

La Direction a présenté aux organisations syndicales une proposition d’évolution des salaires effectifs portant sur trois points :

  • Une augmentation générale des salaires, différenciée selon les catégories : 1% pour les ouvriers, 0.5% pour les ETAM et les cadres de niveau 8 (rappelant que les cadres de niveaux 9 et 10 ne sont éligibles qu’à des augmentations individuelles).

  • Un budget de 20k€ (équivalent brut base 12 mois) consacré aux augmentations individuelles

  • Un relèvement de la base euros de la prime collective pour le niveau « à l’objectif » et les 2 niveaux de surperformance

L’ensemble des organisations s’est ensuite accordé en faveur d’une demande intersyndicale dont les modalités sont détaillées ci-dessous :

  • Un budget de 20k€ consacré aux augmentations individuelles

  • Une progression des salaires de base de 1.5% pour les salariés des niveaux 1 à 7 et de 0.5% pour les cadres de niveaux 8

  • Un relèvement de la base euros de la prime collective conformément à la proposition de la Direction.

Après échanges, les partenaires sociaux aboutissent aux mesures suivantes relatives à l’évolution des salaires effectifs :

  • Une augmentation générale des salaires, applicable à effet au 1er janvier 2026 (au bénéfice de tous les salariés présents à cette date) et dont l’assiette est le salaire effectif de base du mois de janvier 2026 (après augmentation du SMIC, le cas échéant), à hauteur de :

  • 1.5% pour les salariés des niveaux 1 à 4

  • 1.2% pour les TAM (niveaux 5 à 7)

  • 0.5 % pour les cadres de niveau 8

  • Afin de maîtriser les impacts de cette augmentation sur le glissement de la masse salariale, le budget consacré aux augmentations individuels est ramené à 15k€ bruts.

  • La base euros de la prime collective sera relevée en vue de stimuler la performance des équipes autour des objectifs définis en 2026 :


2026
Jusqu’en 2025
Performance +2
65,00
63,00
Performance +1
63,00
61,50
Objectif
61,50
60,00
Performance -1
58,50
58,50
Performance -2
57,00
57,00
Performance -3
50,00
50,00

Article 3 – Durée effective et organisation du temps de travail

Les syndicats CFE-CGC, CGT et FO ont sollicité l’élargissement du télétravail.

La Direction de l’entreprise ne juge pas opportun de rouvrir la négociation sur ce thème, considérant que la décision de 2017 est en phase avec l’organisation de l’entreprise et la mise à disposition des outils informatiques.

La direction met en avant les points suivants :

Nous ne percevons pas d’intérêt à l’étendre à d’autres salariés et avec d’autres modalités car :
  • WESER ne manque pas d’espace pour accueillir les équipes en présentiel (précisant qu’une occupation même partielle du bâtiment administratif nécessiterait de le chauffer intégralement).
  • La localisation géographique ne pose pas de problèmes majeurs en matière de transports et de trafic, notamment en raison de l’éloignement des centres urbains.
  • L’organisation est constituée de petites équipes : un roulement en télétravail limiterait trop les possibilités de rencontres et de réunions en présentiel.
  • Le sentiment d’appartenance est un élément important d’appropriation de la culture de la l’entreprise que le télétravail risque de mettre à mal.

Ces mêmes syndicats sollicitent une évolution sur l’organisation du travail, telle que définie dans l’accord du 30/11/2016 par un aménagement de la semaine de travail sur quatre jours au lieu de cinq actuellement.

La Direction souhaite qu’une réflexion plus globale soit menée sur l’organisation du travail, laquelle ne peut se limiter à une simple idée de recourir à une réduction de la semaine de travail.

En effet, les enjeux en matière de disponibilité pour les clients, de temps d’ouverture machines en production, d’équilibre vie familiale et vie professionnelle doivent être pris en compte pour établir de l’intérêt de maintenir les organisations actuelles.

Par conséquent, les parties s’entendent sur l’ouverture de renégociation de l’accord sur le temps de travail conclu en 2016. Il est convenu que cette négociation débutera au second trimestre 2026.

Article 4 – Partage de la valeur

Les demandes formulées par les syndicats en faveur de l’octroi d’une « prime » (sous la forme d’un supplément d’intéressement ou d’une prime de partage de la valeur) ne peuvent aboutir en l’état actuel du niveau de rentabilité de WESER.

L’attribution d’un tel complément repose sur la création de valeur et sur un niveau de performance économique permettant à l’entreprise d’investir et de se développer. Les conditions ne sont pas remplies à ce jour.



Article 5 – Suivi de la mise en œuvre des mesures visant à supprimer les écarts de rémunération et les différences de déroulement de carrière entre les femmes et les hommes

Les engagements et objectifs fixés en faveur de la réduction des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes ont été évalués dans le cadre de la négociation consacrée à la revue de l’accord conclu en 2020 pour une période de deux ans et arrivé à son terme le 31 décembre 2022.

Par ailleurs, le résultat obtenu sur le calcul de l’index égalité professionnelle en 2025 (75/100) requiert la mise en place en place de mesures visant à corriger les écarts.

Les parties sont conscientes de la nécessité d’engager de nouvelles négociations sur le sujet. A défaut, les décisions de l’employeur seront soumises à la consultation du Comité social et Economique.

Article 6 – Entrée en vigueur et durée

Le présent accord entrera en vigueur au 1er mars 2026, et pour ses mesures d’effet rétroactif dès le 1er janvier 2026. Il est valable pour un an et jusqu’à l’ouverture des prochaines négociations annuelles.

Article 7 – Formalités de dépôt et de communication

L’employeur procèdera aux formalités de dépôt telles que prévues par les dispositions légales.

Il sera également affiché et mis en ligne sur le site intranet de l’entreprise pour communication auprès des salariés.





Fait en huit (8) exemplaires :
  • un pour chaque partie présente à la négociation,
  • deux pour les formalités de dépôt et de publicité,
  • un destiné au Comité Social et Economique


Monsieur B,
Pour la société WESER, en qualité de Président





Monsieur V,
Pour le syndicat C.F.D.T., en qualité de Délégué Syndical





Monsieur L,
Pour le syndicat F.O. en qualité de Délégué Syndical






Monsieur D,
Pour le syndicat C.G.T. en qualité de Délégué Syndical







Monsieur S,
Pour le syndicat CFE- CGC, en qualité de Délégué Syndical

Mise à jour : 2026-02-25

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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