Accord d'entreprise AFIBEL

avenant à l'accord d'entreprise à la mise en oeuvre du dispositif spécifique d'activité partielle

Application de l'accord
Début : 01/04/2024
Fin : 30/09/2024

19 accords de la société AFIBEL

Le 14/03/2024


AVENANT A L’ACCORD D’ENTREPRISE RELATIF à la mise en œuvre du dispositif spécifique d'activité partielle en cas de réduction d'activité durable




ENTRE,


  • La Société AFIBEL

S.A.S au capital de 9 584 136€
Dont le siège est situé à Villeneuve d’Ascq, 11, rue du Grand Ruage
Représentée par ****************

Agissant en qualité de Responsable Ressources Humaines,

D’une part,


  • Les Délégués syndicaux d’AFIBEL représentés par :


  • CFE/CGC

M*****************- agissant en qualité de délégué syndical,

  • CFTC

****************- agissant en qualité de déléguée syndicale,

  • CFDT

Mme ********************- agissant en qualité de déléguée syndicale,

  • SYNDICAT AUTONOME

Mme **********************- agissant en qualité de déléguée syndicale,


D’autre part,


Ci-après ensemble désignées « les parties »,

Il a été convenu et arrêté ce qui suit :



Préambule


Au cours des dernières années, Afibel a subi de plein fouet et de façon durable la crise économique mondiale, la crise structurelle du marché de la vente à distance et la crise du marché du textile.
Entre les exercices 2021/2022 et 2022/2023, le chiffre d’affaires d’Afibel a diminué de 22%.
Nous continuons à subir fortement ces facteurs externes qui impactent durablement notre activité et en particulier :
  • une nette baisse de la consommation textile en France, mais aussi en UK, notre second pays d’implantation. Cette tendance se poursuit durablement malheureusement.
  • les modes de consommation des clients continuent à évoluer vers le e-commerce, ce qui implique une baisse nette de nos commandes papier depuis plusieurs années et cette tendance va continuer à se poursuivre.
Ces 2 facteurs combinés continuent à impacter notre situation : à fin février 2024, notre chiffre d’affaires global est en baisse de -12% par rapport à l’année dernière.

En septembre 2023, notre société Afibel a été mise en vente par le groupe Damartex auquel elle appartenait. Le processus mis en place a eu une issue favorable : le 27 février 2024, notre société Afibel a été rachetée par le groupe CTFI, ce qui permet à toute l’entreprise de pouvoir se projeter dans ce nouveau contexte, ce nouveau groupe, ce, dans la continuité du projet de l’entreprise.
La transformation de notre modèle d’entreprise (modèle historique VPCiste) est en marche vers la digitalisation depuis plusieurs années maintenant.
Un accord GEPP visant à accompagner l’évolution des métiers et la baisse d’activité, dans une démarche d’anticipation, a été signé en octobre 2022. Parmi les actions mises en place, à ce jour, 19 salariés ont bénéficié du dispositif « transitions collectives » et sont ainsi accompagnés dans leur démarche de reconversion professionnelle.
Pourtant malgré ces démarches d’anticipation et une recherche perpétuelle d’optimisation de nos coûts, l’activité n’est pas au rendez vous et cela impacte particulièrement le secteur du traitement de commandes (papier) mais aussi ceux de la logistique et de la relation clientèle.
Dans les autres secteurs, la baisse progressive des effectifs depuis plusieurs années permet désormais une stabilisation.
Afin de maintenir l’emploi et de permettre à l’entreprise d’absorber ces effets, le renouvellement de notre accord d’Activité Partielle de Longue Durée est apparu comme la solution la plus adéquate.
En effet, la transformation digitale et les mesures de développement en cours, soutenus par le groupe CTFI, ne verront pas le fruit des investissements dans les prochains mois. 


Face à ce constat, afin de faire face à la baisse durable d’activité de l’entreprise et préserver dans la mesure du possible l’emploi des salariés, il est convenu de poursuivre le recours au dispositif spécifique d'activité partielle institué par la loi n° 2020-734 du 17 juin 2020.
A cet effet, il est prévu dans le présent avenant des dispositions portant notamment sur :
  • la date de début et la durée d'application du dispositif spécifique d'activité partielle ;
  • les activités et salariés auxquels s'applique ce dispositif ;
  • la réduction maximale de la durée de travail ;
  • les engagements en matière d'emploi et de formation professionnelle ;
  • les modalités d'information des organisations syndicales de salariés signataires et des institutions représentatives du personnel sur la mise en œuvre de l'avenant ;
  • les conditions dans lesquelles les salariés prennent leurs congés payés et utilisent leur compte personnel de formation, avant ou pendant la mise en œuvre du dispositif.


Article 1 – Champ d’application, activités et salariés concernés

Le présent avenant d’entreprise s’applique à la population la plus touchée par la baisse des activités dans les secteurs logistiques, traitement de commande et Relations clientèle.

Article 2 – Durée d’application

Sous réserve de la validation du présent avenant par l’autorité administrative (DREETS) et du renouvellement de celle-ci, le dispositif spécifique d'activité partielle se poursuivra pour une nouvelle période de six mois à compter du 1er avril 2024.

Article 3 – Réduction de la durée du travail

Pour faire face aux difficultés rencontrées par l’entreprise, les salariés concernés par le présent avenant seront placés en activité partielle de longue durée. Leur durée de travail sera réduite jusqu’à 40 % de la durée légale de travail appréciée pour chaque salarié concerné sur la durée d’application de cet avenant, soit une réduction maximale d’activité de 321 heures sur la durée de six mois d’application du présent avenant.
La réduction de la durée dépendant du niveau d’activité de l’entreprise, elle ne sera pas mise en œuvre de manière uniforme pendant la durée d'application du dispositif, son application pouvant conduire à la suspension temporaire de l'activité.
Dans l’hypothèse où l’activité de l’entreprise se rétablirait plus rapidement que prévu, la durée du travail de tout ou partie des salariés pourrait être augmentée. La Direction pourrait également décider de suspendre ou de ne plus avoir recours au dispositif d’activité partielle de longue durée de manière anticipée.
En fonction de la situation économique de l’entreprise, la réduction pourrait être de 50% maximum sur décision favorable de la Dreets.

Article 4 – Indemnisation de l’activité partielle de longue durée

Le placement en activité partielle ouvrira droit aux salariés à une indemnité correspondant à 80 % de leur rémunération brute servant d'assiette de l'indemnité de congés payés telle que prévue au II de l'article L. 3141-24 du Code du travail ramenée à un montant horaire sur la base de la durée légale du travail applicable dans l'entreprise ou, lorsqu'elle est inférieure, à la durée stipulée au contrat de travail.
La rémunération maximale prise en compte pour le calcul de l'indemnité horaire est égale à 4,5 fois le taux horaire du SMIC.
S’agissant des salariés dont la durée du travail est fixée par une convention de forfait en heures ou en jours sur l’année, en application des dispositions des articles L. 3121-56 et L. 3121-58 du Code du travail, leur indemnisation sera calculée à due proportion de la réduction de la durée du travail applicable au sein de l’entreprise, conformément aux dispositions de l’article R. 5122-19 du Code du travail.
Il est rappelé qu’en application du VIII, 3° de l’article 53 de la loi du 17 juin 2020, les stipulations conventionnelles relatives à l’activité partielle conclues avant l’entrée en vigueur de ladite loi ne sont pas applicables au dispositif d’activité partielle de longue durée.

Article 5 – Maintien dans l’emploi
Afibel s'engage à ne procéder à aucun licenciement pour motif économique pendant la période du présent avenant sur l'ensemble du périmètre de l'entreprise.
Ces engagements produisent effet à la condition que l'activité de l’entreprise ne se dégrade pas par rapport aux perspectives économiques présentées dans le préambule du présent avenant.

Article 6 – Formation professionnelle

Les salariés placés en activité partielle de longue durée bénéficieront pendant la durée d’application du dispositif d’un accès privilégié à des actions de formation. Si le salarié en fait la demande expresse, il pourra à ce titre suivre 7 heures de formation.
L’entreprise s’attachera à faire bénéficier aux salariés des actions de formation leur permettant de s’adapter aux évolutions des métiers de l’entreprise.

Article 7 – Prise des congés payés
Afin de limiter le recours à l’activité partielle de longue durée, le présent avenant entend favoriser la prise de congés payés, de jours de repos ou de jours de récupération.
Régulièrement, tous les salariés de l’entreprise sont invités à solder leur congés payés ou jours de repos, conformément aux dispositions légales et conventionnelles applicables, avant tout placement en activité partielle de longue durée.
Les salariés concernés auront la faculté de demander à l’entreprise d’être placés en congés payés ou en jours de repos lors d’une période où ils doivent être placés en activité partielle de longue durée. Le supérieur hiérarchique fera droit dans la mesure du possible à la demande du salarié au regard des nécessités de bon fonctionnement du service.

Article 8 – Utilisation du CPF pendant la durée du dispositif


Afin de réduire l’impact du recours à l’activité partielle de longue durée, l’utilisation du compte personnel de formation (CPF) des salariés sera encouragée. Ainsi :
  • une aide au choix des formations à suivre sera fournie par l’entreprise ;
  • un accompagnement dans la mise en place de bilans de compétences sera proposé
  • les délais dans lesquels un salarié doit formuler une demande d’absence pour utiliser son CPF sont réduits à 30 jours calendaires si la durée de l'action de formation est inférieure à 6 mois et 60 jours si la durée de l'action de formation est égale ou supérieure à 6 mois.
Ces dispositions sont applicables sous réserve de l’éligibilité des actions au CPF.

Article 9 – Information des organisations syndicales et du CSE et suivi de la mise en œuvre de l’avenant


Tous les trois mois, la mise en œuvre de l’avenant fera l’objet d’une information :
  • des organisations syndicales signataires de l’avenant, lors d’une réunion organisée par l’employeur ;
  • du Comité social et économique lors d’une réunion ordinaire.
Les parties signataires conviennent que cette information comportera les éléments suivants :
  • services concernés par le dispositif d’activité partielle,
  • nombre de salariés en activité partielle,
  • volume de réduction de l’activité,
  • mesures de formation mises en œuvre.

Article 10 – Validation de l’avenant


L’entrée en vigueur du présent avenant est conditionnée à l’obtention d’une décision de validation de la DREETS qui vaudra autorisation d'activité partielle spécifique pour une durée de six mois. L'autorisation devra être renouvelée par périodes de six mois.

Article 11 – Durée de l’avenant


Le présent avenant prend effet le 1er avril 2024. Il est conclu pour une durée déterminée de six mois.
L’avenant expirera en conséquence le 30 septembre 2024, sans autres formalités et ne sera pas tacitement renouvelé.

Article 12 – Clause de rendez-vous


Un mois avant l’expiration du présent avenant, les parties signataires s’engagent à se rencontrer en vue d’apprécier s’il est nécessaire d’entamer des négociations relatives au renouvellement ou à l’adaptation du présent avenant.
En cas de modification substantielle des textes régissant les matières traitées par le présent avenant, les parties signataires s’engagent à se rencontrer dans un délai de 15 jours suivant la demande de l’une des parties signataires en vue d’entamer des négociations relatives à l’adaptation du présent avenant.

Article 13 – Révision et dénonciation de l’avenant


A la demande d’une ou plusieurs organisations syndicales signataires, il pourra être convenu d’ouvrir une négociation de révision du présent avenant dans les conditions prévues par les dispositions des articles L. 2261-7-1 et L. 2261-8 du Code du travail.

Cette négociation de révision sera systématiquement ouverte si la demande en est faite par la Direction.

Le présent avenant pourra être dénoncé par l’ensemble des parties signataires.

Cette dénonciation devra être notifiée à l’ensemble des autres signataires par lettre recommandée avec accusé de réception. Dans ce cas, la Direction et les Organisations Syndicales Représentatives se réuniront au plus tard dans un délai de trois mois suivant la réception de la lettre de dénonciation.

Article 14 – Dépôt et publicité de l’avenant


Postérieurement à sa signature, le présent avenant sera notifié à l'ensemble des organisations syndicales représentatives dans l'entreprise.

Il donnera lieu à dépôt dans les conditions prévues aux articles L. 2231-6 et D. 2231-2 et suivants du Code du travail. Il sera déposé :

  • sur la plateforme de téléprocédure dénommée «TéléAccords » accompagné des pièces prévues à l’article D. 2231-7 du code du travail ;

  • et en un exemplaire auprès du greffe du Conseil de Prud'hommes de Lannoy.



Le présent avenant fera l’objet d’une publication dans la base de données nationale visée à l’article L. 2231-5-1 du Code du travail dans une version ne comportant pas les noms et prénoms des négociateurs et des signataires.





Toutefois, les parties signataires conviennent que les dispositions prévues au préambule ne doivent pas faire l’objet d’une publication dans cette base de données. Cette demande sera formulée sur un document spécialement établi à cet effet et communiquée lors du dépôt de l’avenant.

Fait à Villeneuve d’Ascq, le 14 mars 2024,
En 6 exemplaires.

Pour l'organisation syndicale CFE-CGCLa Direction :

M. *************************Pour AFIBEL

Mme *********************


Pour l’organisation syndicale CFTC

Mme ********************



Pour l’organisation syndicale CFDT

Mme *******************



Pour le Syndicat Autonome

Mme **********************




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