Accord d'entreprise BLUE SOLUTIONS

ACCORD COLLECTIF SUR LE DROIT A LA DECONNEXION

Application de l'accord
Début : 01/01/2025
Fin : 01/01/2999

18 accords de la société BLUE SOLUTIONS

Le 08/11/2024


blue solutions

accord collectif sur le droit à la déconnexion

Entre

La Société BLUE SOLUTIONS, dont le siège social est à Odet, 29500 ERGUE-GABERIC

Représentée par, agissant en qualité de Directeur des Ressources Humaines Division Bretagne.

d'une part,


Et

Les Organisations Syndicales représentatives énumérées ci-après, prises en la personne de leurs représentants qualifiés ;


-Le Syndicat C.F.T.C., représenté par, en sa qualité de délégué syndical ;
-Le Syndicat C.G.T., représenté par, en sa qualité de délégué syndical;
-Le Syndicat F.O., représenté par, en sa qualité de délégué syndical.

d’autre part,

Il a été conclu le présent accord (ci-après dénommé «

l’Accord ») garantissant un droit à la déconnexion au profit des collaborateurs de Blue Solutions.

Le présent accord annule et remplace l’accord sur le droit à la déconnexion conclu au sein de l’UES Bolloré en date du 10/07/2018.

préambule

La loi n°2016-1088 du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels a introduit dans le Code du travail un « droit à la déconnexion », applicable à l’ensemble des salariés. Ce thème est désormais intégré à la négociation annuelle obligatoire sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et sur la qualité de vie au travail, telle que prévue à l’article à l’article L.2242-17 du Code du travail.

Le développement des outils numériques et leur accessibilité croissante rendent plus floues les frontières entre la vie privée et la vie professionnelle. Parce qu’ils permettent d’être relié en permanence avec les environnements personnels et professionnels, la maîtrise des outils numériques est nécessaire pour leur utilisation efficiente.

L’instauration d’un droit à la déconnexion vise à garantir l’effectivité du droit au repos. Cet enjeu est particulièrement fort dans une démarche partagée de qualité de vie au travail et de garantie de l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle.

Un accord sur la déconnexion avait déjà été précédemment mis en place au sein de la société BLUE SOLUTIONS par un accord conclu au niveau de l’UES Bolloré (composée des sociétés Bolloré SE, Blue Solutions et Bluebus) en date du 18/07/2018.

Afin de prendre en compte la disparition de l’UES Bolloré, acté par avenant n°2 au protocole de reconnaissance de l’UES en date du 22/10/2024, les Parties se sont réunies afin de conclure un nouvel accord relatif au droit à la déconnexion propre à l’entreprise BLUE SOLUTIONS, réitérant le contenu de l’accord de l’UES Bolloré.

Les partenaires sociaux réaffirment ainsi l’importance d’un bon usage des outils numériques professionnels en vue d’un nécessaire respect des temps de repos et de congés, ainsi que de l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle.

Sans créer un cadre contraignant et coercitif, la Direction et les Organisations Syndicales représentatives ont principalement souhaité s’appuyer sur la responsabilisation des collaborateurs.

  • Champ d’application de l’accord


Le présent accord s’applique, à l’ensemble du personnel des établissements présents et futurs de BLUE SOLUTIONS, qu’ils soient sous contrat à durée déterminée ou indéterminée, sans condition de statut, de classification ou d’ancienneté.

  • Principe du droit à la déconnexion


En dehors de ses périodes habituelles de travail, le collaborateur bénéficie du droit de se déconnecter des outils numériques mis à sa disposition par l’Entreprise.

Pendant ses périodes de repos, le collaborateur n’est pas tenu, sauf en cas d’urgence, ou de nécessité impérieuse de service, de répondre aux appels et différents messages qui lui sont destinés.

Le collaborateur ne peut subir aucune conséquence immédiate ou différée liée à l’exercice de son droit à la déconnexion.

Par ailleurs, il est rappelé que ce principe de déconnexion est l’affaire de chaque collaborateur et qu’il constitue aussi bien un droit pour lui-même qu’un devoir vis-à-vis des autres salariés.

Sauf en cas d’urgence, ou de nécessité impérieuse de service, les salariés veilleront à ne pas solliciter, via les outils numériques qui sont mis à leur disposition, d’autres collaborateurs pendant leurs temps de repos, de congés, et plus généralement pendant toute période de suspension du contrat de travail quelle qu’en soit la nature.

Dans tous les cas, le collaborateur qui estimerait ne pas pouvoir exercer son droit à la déconnexion, tel que garanti par le présent accord, pourrait solliciter un entretien avec le Service Ressources Humaines afin d’échanger et, le cas échéant, de mettre en œuvre des actions pour garantir ce droit.

  • Utilisation raisonnée des outils numériques


L’utilisation des outils numériques ne doit pas devenir le seul vecteur d’échange et se substituer à toute autre forme d’échange.

De façon générale, chacun devra analyser la finalité et l’objet de cette utilisation et devra s’assurer de délivrer l’information :
  • utile
  • au bon interlocuteur.

Préalablement à toute absence longue et prévisible du salarié, celui-ci doit mettre en place un message informant ses interlocuteurs :
  • de son absence
  • de la date prévisible de son retour,
  • des personnes auxquelles ils peuvent s’adresser durant cette absence.

Il est enfin rappelé que les outils mis à disposition par l’entreprise peuvent également être utilisés à des fins personnelles. Aussi, la seule connexion de l’appareil sur des temps de repos ne sera pas considérée comme du temps de travail effectif.

  • Entretiens individuels


Les entretiens individuels aborderont désormais la thématique du droit à la déconnexion et des conditions dans lesquelles ce droit est appliqué auprès des salariés, notamment dans le cadre de l’analyse de la charge de travail.

A ce titre, le formulaire des entretiens individuels sera adapté pour laisser la possibilité au collaborateur de formuler des remarques et commentaires sur l’exercice de son droit à la déconnexion.

Ce droit à la déconnexion pourra être utilement abordé à nouveau entre partenaires sociaux en vue de compléter ces dispositions.
  • Communication de l’accord


Le texte du présent accord, une fois signé, sera notifié à l’ensemble des organisations syndicales représentatives dans l’entreprise. Il fera l’objet de publicité au terme du délai d’opposition.

Ses dispositions feront également l’objet d’une communication auprès des collaborateurs et un exemplaire du texte sera remis à chaque nouvel entrant.
  • Prise d’effet et durée de l’accord


Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée. Il entre en vigueur le 1er janvier 2025.

  • Interprétation et suivi de l’accord


Les représentants de chacune des parties signataires conviennent de se rencontrer à la requête de la partie la plus diligente, dans les 15 jours suivant la demande pour étudier et tenter de régler tout différend d’ordre individuel ou collectif né de l’application du présent accord.

Jusqu’à l’expiration de la négociation d’interprétation, les parties contractantes s’engagent à ne susciter aucune forme d’action contentieuse liée au différend faisant l’objet de cette procédure.

  • Adhésion à l’accord


Conformément à l’article L. 2261-3 du Code du travail, toute organisation syndicale de salariés représentative dans la société, qui n’est pas signataire du présent accord, pourra y adhérer ultérieurement.

L’adhésion produira effet à partir du jour qui suivra celui de son dépôt au greffe du conseil de prud’hommes compétent et à la DREETS.

Notification devra également en être faite, dans le délai de huit jours, par lettre recommandée, aux parties signataires.

  • Révision de l’accord


Le présent accord pourra être révisé dans les conditions prévues par les dispositions des articles L.2261-7 et L.2261-8 du code du travail.

Cette négociation de révision sera systématiquement ouverte si la demande émane de la Direction.

  • Dénonciation de l’accord


Le présent Accord pourra, moyennant un préavis de 3 mois, être dénoncé dans les conditions prévues à l’article L. 2261-9 à L. 2261-12 du Code du travail.

Cette dénonciation devra être notifiée à l’ensemble des autres signataires par lettre recommandée avec accusé de réception.

Dans ce cas, la Direction de BLUE SOLUTIONS et les organisations syndicales représentatives à ce niveau se réuniront pendant la durée du préavis pour discuter les possibilités d’un nouvel accord.

  • Dépôt et publicité


Les formalités de dépôt du présent accord seront réalisées conformément aux dispositions du Code du travail. Ainsi :
  • Un exemplaire sera déposé au greffe du Conseil de prud’hommes de Quimper dans les 15 jours suivant sa date limite de conclusion,
  • L’accord sera déposé sur la plateforme teleaccords.travail-emploi.gouv.fr, dépôt transmettant automatiquement l’accord à la DREETS dans les 15 jours suivant sa date limite de conclusion.

Un exemplaire du présent avenant, signé par les parties, sera remis aux signataires pour notification.

Enfin, il sera fait mention sur les panneaux d’affichage de l’Entreprise de l’existence du présent Accord et un exemplaire sera tenu à la disposition du personnel pour consultation éventuelle.

Il est par ailleurs consultable via l’Intranet.

Fait à Odet, le 08/11/2024

En 6 exemplaires originaux

Pour BLUE SOLUTIONS


Directeur des Ressources Humaines Division Bretagne


Pour la C.F.T.C.

Le délégué syndical






Pour la F.O.

Le délégué syndical






Pour la C.G.T.

Le délégué syndical

Mise à jour : 2024-11-20

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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