Accord d'entreprise BOCERA SERVICES

ACCORD RELATIF A LA DUREE DU TRAVAIL

Application de l'accord
Début : 01/10/2023
Fin : 01/01/2999

13 accords de la société BOCERA SERVICES

Le 30/09/2023


BOCERA SERVICES


ACCORD RELATIF A LA DUREE DU TRAVAIL



Entre les soussignés :

La société Bocera Services, représentée par X, en sa qualité de Directeur des Ressources Humaines,


D'une part,

Et,

L'organisation syndicale représentative au sein de la société Bocera Services :

Le syndicat CFTC, représenté par X,

D'autre part,

Il a été expressément convenu et arrêté ce qui suit :


PREAMBULE :

Dans le cadre de la convergence des activités Bocage et Eram au sein du pôle centre-ville, les équipes « siège Eram », présentes au sein de la société Chaussures Eram, et les équipes « siège Bocage », présentes au sein de la société Bocage, ont été regroupées au sein de la même société, Bocera Services, au 1er juillet 2022.

Ces derniers bénéficiaient, au sein de leur société respective, d’un accord collectif ayant instauré, pour les cadres, le principe d’un décompte du temps de travail à travers un forfait annuel en jours et, pour les non-cadres, le bénéfice de 4,5 jours de réduction du temps de travail par an.

Afin de pouvoir continuer à appliquer ces mesures à l’ensemble du personnel de la société Bocera Services, les parties ont convenu la conclusion du présent accord, dans le cadre des dispositions de l’article L. 2261-14 du code du travail.

Article 1 : Champ d’application

Le présent accord s’applique à l’ensemble des salariés de la société Bocera Services.


Article 2 : Décompte de la durée de travail
BOCERA SERVICES - SAS. au capital de 20 000 €
SAINT PIERRE MONTLIMART CEDEX – 49111 MONTREVAULT-SUR-EVRE – 914 507 371 R.C.S. Angers - Tél. 02 41 75 32 00
Identité fiscale : FR 24 914 507 371

Les modalités d’exécution du contrat de travail se différencient selon la nature des missions confiées, le degré d’initiative ou d’autonomie et la latitude du salarié dans l’organisation de son activité.

Ceci implique un traitement différencié de l’organisation du temps de travail selon les catégories de collaborateurs.

- Pour les collaborateurs dont les conditions d’exercice des fonctions sont compatibles avec le contrôle du temps de travail et son décompte annuel :

le décompte du temps de travail s’effectue en heures, selon la durée collective en vigueur.

- Pour les collaborateurs cadres qui disposent d’une autonomie dans l’organisation de leur emploi du temps et dont la nature des fonctions ne les conduit pas à suivre l’horaire collectif applicable au sein du service ou de l’équipe auquel ils sont intégrés,
et
- Pour les autres collaborateurs salariés dont la durée de travail ne peut être prédéterminée et, compte tenu de l’autonomie que nécessite et impose leur profession :

le décompte du temps de travail s’effectue en jours.

Article 3 : Dispositions applicables aux collaborateurs soumis à une durée collective de travail

3.1 : Collaborateurs concernés

Les ouvriers, employés et agents de maitrise de la société Bocera Services sont soumis à une durée collective de travail.

3.2 : Durée du travail

La durée de travail effectif de ces collaborateurs est de 37,75 heures par semaine, soit une durée moyenne sur l’année de 37 heures grâce à l’attribution de 4,5 jours de réduction du temps de travail (JRTT) par an.

3.3 : Décompte annuel théorique du temps de travail

Principes de la réduction du temps de travail


Conformément aux dispositions légales, la réduction du temps de travail peut être organisée sous forme d’attribution de jours de repos dans l’année civile.

Ces jours de repos nécessitent un décompte annuel du temps de travail.

Décompte


Par rapport à la durée hebdomadaire en vigueur de 37,75 heures, la réduction de l’horaire à 37 heures hebdomadaire en moyenne a pour conséquence :

  • De réduire la durée hebdomadaire moyenne de 0h75 ;
  • De réduire la durée annuelle de : 0h75/5 jours = 0,15 par jour x 226 jours (nombre moyen de jours à travailler chaque année) = 33h90,

    soit 4,5 jours.


Incidence sur le calcul des heures supplémentaires


Bien qu’elle ne soit pas appliquée quotidiennement mais prise par ½ journée ou journée entière, la réduction du temps de travail a pour effet de réduire la durée hebdomadaire moyenne à 37 heures, sur l’année civile.

En conséquence, la majoration de salaire des heures supplémentaires est calculée sur cette base.

Mise en œuvre


La réduction de la durée du travail s’exprime par l’octroi de ½ journée ou journée entière de repos.

Les jours sont pris en accord avec la direction, de telle sorte que l’activité du service ne soit pas pénalisée.

Ne sont pas concernés les salariés employés dans le cadre d’un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation en raison de leur durée annuelle de travail inférieure à celle des autres collaborateurs de l’entreprise.

Article 4 : Dispositions applicables aux collaborateurs soumis à un forfait jours

4.1 : Collaborateurs concernés :


- Les cadres de la société Bocera Services qui disposent d’une autonomie dans l’organisation de leur emploi du temps et dont la nature des fonctions ne les conduit pas à suivre l’horaire collectif applicable au sein du service ou de l’équipe auquel ils sont intégrés,

- Les autres collaborateurs de la société Bocera Services, dont la durée de travail ne peut être prédéterminée, compte tenu de l’autonomie que nécessite et impose leur profession.

L’accord des collaborateurs à ce forfait en jours est formalisé par la conclusion d’une convention individuelle (clause dans le contrat de travail ou avenant au contrat de travail). Cette convention individuelle précise :
- les caractéristiques de l’emploi occupé par le salarié justifiant qu’il puisse conclure une convention de forfait en jours ;
- la période de référence du forfait annuel, telle que fixée par le présent accord ;
- le nombre de jours compris dans le forfait annuel du salarié ;
- la rémunération forfaitaire correspondante ;
- un rappel des règles relatives au respect des temps de repos ;
- les dispositifs d’alertes en cas de difficultés.

4.2 : Durée du travail

La durée annuelle de travail de ces collaborateurs est fixée à 218 jours par année civile, incluant la journée de solidarité.

Article 5 : Principes d’acquisition et de prise des jours de réduction du temps de travail (JRTT)

5.1 Acquisition des JRTT

La période d’acquisition des JRTT est du 1er janvier au 31 décembre.
Les JRTT s’acquièrent au prorata temporis de la durée réelle de travail, au cours de l’année.

Les absences liées aux jours de congés payés, aux JRTT, aux jours de récupération, aux congés pour évènement familial, aux congés d’ancienneté, aux jours fériés, sont sans incidence sur l’acquisition de JRTT.

Les absences pour tout autre motif minorent « prorata temporis » l’acquisition du nombre de JRTT.

5.2 Modalités de prise et de suivi des JRTT
La prise des JRTT est réalisée par journée ou demi-journée et ne peut être cumulée avec les congés payés d’été.

Par principe, les JRTT ne peuvent faire l’objet d’une épargne sur plusieurs exercices, ni de possibilité de report sur l’année civile suivante. Ces jours peuvent cependant être déposés sur un compte épargne-temps selon les modalités définies par l’accord en vigueur au sein de l’entreprise.

Les JRTT acquis mais non pris en raison d’absence imprévisible en cours au 31 décembre, pour maladie, accident du travail ou maladie professionnelle, pourront être reportés sur l’année civile suivante.

En aucun cas, les JRTT non pris ne donnent lieu à rémunération (sauf cas dérogatoire prévu par l’accord précité).

Afin de tenir compte des contraintes d’activité, l’attribution des JRTT s’effectue selon un calendrier préétabli avec le responsable, en veillant à ce que 50% des JRTT soient pris au cours du premier semestre. De plus, les salariés devront faire part de leur demande de prise de JRTT au moins 8 jours ouvrés avant la prise.

Le responsable veillera à ce que le salarié prenne l’ensemble de ses JRTT avant la fin de l’année civile (sauf si le salarié souhaite en poser une partie sur son compte épargne-temps selon les modalités en vigueur au sein de l’entreprise).

Si le salarié, au terme de l’année civile, a pris un nombre de JRTT supérieur au nombre de JRTT acquis, en raison de circonstances imprévisibles et indépendantes de sa volonté, l’entreprise reportera son solde débiteur sur l’année suivante pour lui permettre de régulariser sa situation.

Le salarié sera informé de ses droits acquis à réduction du temps de travail au moyen du bulletin de paye.

Article 6 : Contrôle de la durée du travail

- Pour les collaborateurs non cadres de la société Bocera Services, le décompte est effectué au moyen d’un système déclaratif de suivi d’activité, visé par le responsable.

- Pour les collaborateurs cadres de la société Bocera Services, le décompte de leur journée ou demi-journée de travail est réalisé à partir de la déclaration faite par chacun d’eux, sous contrôle de l’entreprise.

Pour ces derniers, il est également prévu que l’entreprise opère un contrôle du nombre de jours travaillés et du nombre de jours ou demi-journées de RTT.

Le supérieur hiérarchique remet à cet effet au cadre un document de contrôle lui permettant d’enregistrer ces périodes de travail et de repos.

Ce document est régulièrement complété et transmis par le cadre à son supérieur ; ce dernier assure un suivi effectif et régulier des temps de travail et de repos déclarés afin de remédier, le cas échéant aux situations anormales. Dans cette hypothèse, il organise un entretien avec le cadre pour trouver les meilleures solutions.

En outre, la charge de travail confiée au cadre lui permet d’organiser son temps de travail de sorte à respecter les limites suivantes :

- un repos journalier de 12 heures consécutives,
- un repos hebdomadaire d’une durée minimale de 40 heures,
- une amplitude maximale journalière de travail de 12 heures et
- une durée hebdomadaire moyenne de travail de 43 heures.

Le cadre est informé qu’à tout moment il peut solliciter sa hiérarchie ou le service des ressources humaines en cas de difficultés relatives à sa charge de travail.

La hiérarchie ou le service des ressources humaines s’engagent à recevoir le cadre dans un délai maximum de deux semaines, à compter de la réception de sa demande.

En tout état de cause, son supérieur organise un entretien annuel individuel avec le cadre, relatif à l’adéquation entre la charge de travail et le respect du forfait jours et de ses limites.

Le cadre bénéficie, comme tout salarié, d’un droit à la déconnexion.

Ce droit a fait l’objet d’un accord d’entreprise, dont le cadre a pris connaissance et dont les modalités sont rappelées à l’article 9 du présent accord.

Article 7 : Salariés travaillant à temps partiel

L’attribution des JRTT s’effectue au « prorata temporis » de la durée réelle de travail du collaborateur.

Article 8 : Entrées et sorties en cours de période de référence

En cas d’entrée ou de sortie en cours de période de référence, le nombre de jours de travail calculé pour un salarié présent toute l’année tel que visé à l’article 4.2 du présent accord, sera proratisé. Ainsi, en cas d’arrivée ou de départ en cours d’année, le salarié travaillera un nombre de jours calculé sur la base de sa période d’emploi, arrondi à l’entier le plus proche.

Pour les salariés ne bénéficiant pas d’un congé annuel complet, le nombre de jours de travail est augmenté du nombre de jours de congés payés auquel le salarié ne peut prétendre.

La règle de calcul sera la même pour un salarié en forfait jours réduit.

Article 9 : Les modalités du plein exercice par le salarié de son droit à la déconnexion

9.1 Le droit à la déconnexion

Les technologies de l’information et de la communication ont connu et continuent de connaitre un essor considérable au sein de notre Société.

Ces progrès ont investi le monde l’entreprise et les salariés bénéficient aujourd’hui pleinement de nouveaux outils de communication et de travail qui facilitent l’accomplissement de leur mission, au quotidien.

Si ces nouveaux outils numériques constituent une réelle opportunité, ils ne doivent cependant pas conduire à confondre le temps de travail et le temps de repos ou dégrader la qualité de vie au travail.

A ce titre, l’entreprise rappelle que chaque salarié dispose d’un droit à la déconnexion et qu’il convient de veiller à ce que ces nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) respectent le temps de vie privée du salarié.

9.2 Les modalités d’exercice de ce droit

Le respect des temps de repos et de congés

Il est rappelé que, par principe, le salarié n’a pas à être connecté à un outil numérique professionnel (smartphone, Internet, email, etc.) pendant ses temps de repos et de congés.

Le recours à la messagerie internet de l’entreprise doit faire l’objet d’une utilisation raisonnée.

Article 10 : Date et durée de l’accord

Le présent accord prend effet le 1er octobre 2023, pour une durée indéterminée.

Article 11 : Commission de suivi et clause de rendez-vous

Les parties conviennent de se revoir en cas de modifications des règles légales ou réglementaires impactant significativement les termes du présent accord.

Pour assurer le bon déploiement du présent accord, il est créé une commission de suivi qui a pour objet de veiller à la bonne application du présent accord et de recenser les éventuelles difficultés rencontrées.

Cette commission se tient une fois par an à l’initiative de l’entreprise. Elle est composée d’un représentant de l’organisation syndicale signataire ainsi que d’un représentant de la direction.




Article 12 : Révision et dénonciation de l’accord

En application des articles L 2222-5, L 2261-7 et L 2261-8 du Code du Travail, chaque partie signataire peut demander la révision de tout ou partie du présent accord.

La demande de révision doit être adressée par lettre recommandée avec accusé de réception et comporter, outre l’indication des dispositions dont la révision est demandée, des propositions de remplacement. Les parties se rencontreront alors dans les 3 mois suivant la réception de la lettre demandant la révision.

Le présent accord peut être dénoncé dans les conditions des articles L 2261-9 et L 2261-10 du code du travail, sous réserve d’un délai de préavis de 3 mois

Article 13 : Dépôt et publicité

Le présent accord sera déposé sur la plateforme dédiée www.teleaccords.travail-emploi.gouv.fr, assortis des éléments d’information prévus par la réglementation en vigueur ; le dépôt sur cette plateforme valant dépôt auprès de la DREETS.

Un exemplaire sera également déposé auprès du secrétariat du greffe du conseil de prud'hommes d'Angers. 

Un exemplaire sera remis aux représentants du personnel et affiché sur les panneaux prévus à cet effet.

Les parties ont par ailleurs convenu d’établir une version anonymisée de l’accord (sans mention des noms et prénoms des négociateurs et des signataires) qui sera publiée sur la base de données nationale.

Fait à Saint-Pierre-Montlimart, le 30 septembre 2023,
en 2 exemplaires,

Pour la CFTC
X




Pour la société Bocera Services
X





Mise à jour : 2024-01-10

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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