Accord d'entreprise BRIOCHE PASQUIER CHATELET

UN ACCORD NAO 2026

Application de l'accord
Début : 01/01/2026
Fin : 31/12/2026

34 accords de la société BRIOCHE PASQUIER CHATELET

Le 26/01/2026


ACCORD DE NEGOCIATION ANNUELLE 2026

  • ENTRE LES SOUSSIGNEES

La S.A.S.U BRIOCHE PASQUIER CHATELET

Au capital de 5 400 000 euros

Dont le siège social est situé à D605 – Route de Montereau – BP 21
77820 LE CHATELET EN BRIE
Identifiée sous les numéros :
382 639 789 00017 au RCS de Melun
Et à l’URSSAF de Nantes sous le n° 527 000 000 241 717 653 – Urssaf de liaison –

Représentée par sa Directrice Générale,
XXXXX,

D’UNE PART,

ET


L’organisation syndicale représentative de salariés :

Le syndicat F.O. représenté par YYYYYYYYY, en sa qualité de déléguée syndicale,

  • D’AUTRE PART

ONT EXPOSE CE QUI SUIT


Conformément aux dispositions de l’article L.2242-1 du Code du Travail, la Direction a engagé la Négociation Annuelle Obligatoire en convoquant la déléguée syndicale soussignée.

Elle porte sur les salaires, les effectifs, la durée effective et l’organisation du temps de travail ainsi que les objectifs en matière d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans l’entreprise et la qualité de vie au travail et aux mesures permettant de les atteindre.

Les parties se sont rencontrées en vue d’aborder tous les thèmes en ces domaines et qui ont donné lieu à l’analyse des données sociales de l’Entreprise.

Elles ont convenu de conclure le présent accord après analyse des informations et documents remis par la Direction et échanges de leurs propositions respectives.






ONT EXPOSE CE QUI SUIT



ARTICLE 1ER : CHAMP D’APPLICATION DE L’ACCORD

Le présent accord s’applique à l’ensemble du personnel de la Société.

ARTICLE 2 : DUREE DE L’ACCORD ET DATE D’EFFET


Le présent accord est conclu pour une durée déterminée d’un an correspondant à l’année civile soit du 1er janvier au 31 décembre 2026.


ARTICLE 3 : LA NEGOCIATION SUR LES REMUNERATIONS, LE TEMPS DE TRAVAIL ET LE PARTAGE DE LA VALEUR AJOUTEE DANS L’ENTREPRISE

Cette négociation sur la rémunération, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée au sein de l'Entreprise porte sur les thèmes du présent accord.

L’évolution des salaires effectifs, moyens par catégorie professionnelle, a été préalablement étudiée.


THEME 1 : LES SALAIRES

AUGMENTATION GENERALE DES SALAIRES

Les parties conviennent d’un commun accord de fixer, au titre de cette année 2026, une revalorisation générale des salaires qui s’appliquera avec effet au 1er janvier de cette même année.

Cette augmentation intègre celle qui a été appliquée avec effet au 1er janvier 2026 dans le cadre de la revalorisation du taux horaire du SMIC.
Cette augmentation générale s’appliquera comme suit aux salaires bruts de base pour un équivalent temps plein :
- 0.95 % aux montants inférieurs ou égaux à 2000 € ;
- 0.75 % aux montants supérieurs à 2000 € et inférieurs ou égaux à 2700 € ;
- 0.55 % aux montants supérieurs à 2700 €.

THEME 2 : DUREE EFFECTIVE ET ORGANISATION DU TEMPS DE TRAVAIL

Au terme des différentes réunions de négociation, les parties ont abordé différents thèmes se rapportant à l’organisation et l’aménagement du temps de travail.
Elles ont convenu d’engager des discussions sur ce thème dans le cours du semestre pour répondre à trois objectifs :
  • Améliorer la compétitivité sur notre bassin d’emploi
  • Limiter le turn-over et faciliter ainsi le travail des tuteurs
  • Améliorer le pouvoir d’achat des salariés.

Les parties ont d’ores et déjà arrêté les mesures suivantes :
2.1 Monétisation des jours de RTT

La Direction expose les modalités du dispositif temporaire de monétisation des jours de RTT fixées par la loi de finance rectificative du 16 août 2022, modifiée par la loi de financement de la sécurité sociale du 23 décembre 2022.

Les parties conviennent des modalités suivantes :

  • Pour les salariés dont la durée du travail donne lieu à l’attribution de jours RTT :


Chaque salarié·e relevant de cette catégorie pourra formuler une ou plusieurs demandes de rachat d’une partie de ses jours RTT acquis, dans la limite de 6 jours sur la période de l’accord.

Chaque salarié·e relevant de cette catégorie pourra formuler une ou plusieurs demandes de rachat d’une partie de ses jours RTT acquis, à raison de deux journées maximum par mois.

Le rachat sera ouvert aux salarié·e·s dont le compteur individuel est créditeur au-delà de 10 heures pour le rachat d’une journée et de 20 heures pour le rachat de 2 jours.

Chaque journée est valorisée à hauteur de 5,83h pour un temps plein.

  • Pour les salariés dont la durée du travail relève de la modulation


Les salarié·e·s relevant de cette catégorie pourront formuler des demandes de rachat de jours de repos, dans la limite de 6 jours sur la période de l’accord.

Chaque salarié·e relevant de cette catégorie pourra formuler une ou plusieurs demandes de rachat d’une partie de ses heures acquises, à raison de 11.66 heures maximum par mois (pour un temps plein).

Compte tenu de l’annualisation du temps de travail, le rachat sera ouvert aux salarié·e·s dont le compteur individuel est créditeur au-delà de 10 heures pour le rachat d’une journée et de 20 heures pour le rachat de 2 jours.

Chaque journée est valorisée à hauteur de 5,83h pour un temps plein.

Modalités et conséquences du rachat

La demande sera effectuée au moyen du formulaire établi par la Direction et doit faire l’objet d’une acceptation expresse du responsable hiérarchique.

Une seule demande par mois sera examinée.

Conformément aux dispositions légales, ces heures travaillées bénéficieront d’une majoration au moins égale au taux de majoration de la première heure supplémentaire applicable dans l’entreprise. Elles ne s’imputeront pas sur le contingent d’heures supplémentaires.

Cette rémunération majorée bénéficiera des exonérations sociales et fiscales en vigueur.


2.2 Renonciation à des jours de repos pour les salariés en forfait jours

Compte tenu du contexte économique et des difficultés à appliquer nos dispositions commerciales, chaque salarié qui le souhaite peut, en accord avec l’employeur, renoncer à une partie de ses jours de repos dans la limite de 6 jours sur la période de l’accord.

La demande sera effectuée au moyen du formulaire établi par la Direction et doit faire l’objet d’une acceptation expresse du responsable hiérarchique et d’un avenant au contrat de travail pour l’année en cours.

Conformément aux dispositions légales, ces jours travaillés bénéficieront d’une majoration liée au temps de travail supplémentaire.

Cette rémunération majorée bénéficiera des exonérations sociales et fiscales en vigueur.

THEME 3 : LE PARTAGE DE LA VALEUR AJOUTEE
Les partenaires ont souscrit des accords au titre de la participation aux bénéfices, de l’intéressement et de l’épargne salariale toujours en vigueur.


THEME 4 : LES ECARTS DE REMUNERATIONS ET DEROULEMENT DE CARRIERE ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES

L'Entreprise réaffirme que le principe d'égalité entre les femmes et les hommes tout au long de la vie professionnelle est un droit. Elle maintient ses efforts en matière de prévention et de lutte contre les discriminations en milieu professionnel.

Les parties rappellent que l’accord d’entreprise triennal conclu le 1er juillet 2024 relatif à l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes définit des mesures se rapportant à ces thèmes et dont le suivi est assuré par le bilan annuel présenté aux élus chaque année.

L’index publié chaque année, traduit la bonne application de l’égalité de traitement.



THEME 5 : mesures relatives à l'insertion professionnelle et au maintien dans l'emploi des personnes handicapées :

Les parties rappellent leur volonté de favoriser l’accueil et le maintien dans l’emploi de salarié·e·s en situation de handicap, formalisé dans l’accord sur la Qualité de Vie au travail et qui s’inscrit notamment dans le cadre de son engagement sociétal. 

Ainsi la politique d'insertion professionnelle des personnes handicapé·e·s s’inscrit dans une démarche : 

  • Cohérente avec la stratégie de l'entreprise. La personne en situation de handicap est avant tout embauché·e pour ses compétences et son potentiel. 
  • Volontariste : elle tend à développer la prise en compte du handicap dans l’ensemble des activités, des métiers et des postes de l’entreprise,  
  • Spécifique. 

Pour aider les salarié·e·s dans leur démarche, la Société Brioche Pasquier Châtelet a souhaité formaliser l’engagement suivant :

  • Autoriser tout(e) salarié(e) à s’absenter 2 journées (ou 4 demi-journées) par an sur son temps de travail pour effectuer les démarches administratives ou médicales relatives à une démarche de 1ère demande ou de renouvellement de son statut de RQTH, sur présentation de justificatifs au service RH. Cette absence sera rémunérée par l’employeur.

THEME 6 : AUTRE ENGAGEMENT DES PARTIES 
Les parties se sont engagées à mettre en œuvre les mesures suivantes :
  • Afin de faciliter l’articulation entre la vie professionnelle et l’exercice de la vie personnelle et familiale, la Direction s’engage à poursuivre la communication sur les dispositions de l‘accord d’entreprise du 18 octobre 2018 et son avenant du 1er février 2023, relatifs au Compte Epargne temps (CET), et particulièrement sur les modalités d’épargne et de déblocage des heures ainsi placées sur le CET.

  • L’ouverture d’une négociation portant sur la rémunération des astreintes techniques afin de revaloriser l’indemnisation de l’astreinte de 10 MIG à 12 MIG par tranche de 24 heures, soit 24 MIG par tranche de 48 heures.

  • Parmi les dispositions s’intégrant dans le cadre de la QVCT, les parties ont convenu de la mise en place d’un « frigo connecté » afin d’être en mesure de proposer une solution repas à l’ensemble de ses collaborateurs. La location du matériel sera renouvelable chaque année et le coût partagé avec le CSE.

ARTICLE 4 : FRAIS PROFESSIONNELS


Par nature, les frais professionnels sont liés à l’exercice de la mission des salariés dans les conditions prévues.
  • Date d’effet : Frais engagés à partir du 1er janvier 2026


  • Prime Panier :


Un prime panier est versée en cas de travail en continu, en équipe : production et quai, dès que la journée comporte au moins de 5 heures de travail effectif.

Panier de jour: 4,25 € (équivaut à 1 MIG)
Panier de nuit (*): 6.38 €(équivaut à 1,5 MIG)

(*) Le panier de nuit est attribué dès que l'horaire de travail se termine après minuit ou commence avant trois heures.


  • Forfaits déplacement des commerciaux :

- repas : 18.43 €
- journée : comprenant hôtel, petit déjeuner et 1 repas : ces frais sont remboursés au réel sur la base des tickets fournis par les commerciaux. Le montant est plafonné à 128 €
Par nature, les frais professionnels sont liés à l’exercice de la mission des salarié·e·s dans les Conditions prévues.
  • Forfait chauffeurs


Les forfaits sont définis par tournée en fonction des horaires de départ de la tournée et de la durée de celle-ci. Pour chaque tournée on attribue donc :

- Petit déjeuner : si départ avant 5 h
- Repas: repas midi ou/et soir en fonction de la structure des tournées
- Indemnité de repos journalier : si repos journalier (minimum de 9 h) pris hors de son domicile

Valeurs des forfaits :

Valeur petit déjeuner= 7.69 €
Valeur repas= 15.77 €
Indemnité de repos journalier= 21.58 €

Une grille des forfaits par tournée est établie et remise à chaque chauffeur à chaque début d'année et lors de nouvelles organisations de tournées.


ARTICLE 5 : SUIVI, REVOYURE ET REVISION DE L’ACCORD

Chacune des parties signataires pourra demander la révision du présent accord, notamment si les dispositions légales, réglementaires ou conventionnelles dans le cadre desquelles il a été conclu venaient à être modifiées ou supprimées, remettant en cause l’esprit même et l’équilibre de ce dernier.

La demande de révision peut intervenir à tout moment à l’initiative de l’une des parties signataires. Tout signataire introduisant une demande de révision doit l’accompagner d’un projet sur les points révisés.
Elle doit être adressée par lettre recommandée avec accusé de réception à chaque signataire.

Toute modification du présent accord donnera lieu à l’établissement d’un avenant qui sera soumis aux mêmes formalités de publicité et de dépôt que celles donnant lieu à la signature du présent accord.

Dans l’hypothèse d’une modification des dispositions légales, réglementaires ou de la convention collective nationale de branche mettant en cause directement les dispositions du présent accord, des discussions devront s’engager dans les 30 jours suivant l’arrêté d’extension, la parution du décret ou de la loi.












ARTICLE 6 : NOTIFICATION, DEPOT ET PUBLICITE DE L’ACCORD


Conformément à l’article L. 2231-5 du Code du travail, le présent accord est notifié à chacune des organisations syndicales représentatives signataires ou non.

Conformément aux articles D. 2231-2 et suivants du Code du travail, le présent accord sera déposé en ligne sur la plateforme de téléprocédure « Téléaccords » à l’adresse www.teleaccords.travail-emploi.gouv.fr dans le respect des modalités de dépôt auprès de la DREETS.

Un autre exemplaire sera transmis au greffe du Conseil de Prud’hommes et à chaque partie signataire.

Enfin, il sera affiché sur les panneaux du personnel prévus à cet effet.


Fait en 4 exemplaires originaux,
A Le Châtelet-en-Brie,
Le 26 janvier 2026


Pour l’Organisation SyndicalePour la Société Brioche Pasquier Châtelet

YYYYYYYYYYYY, XXXXXXXXX

Déléguée syndicale Directrice Générale

Mise à jour : 2026-02-06

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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