Accord d'entreprise CAISSE D ALLOCATIONS FAMILIALES DU GARD

Protocole d'accord relatif à l'accès des organisations syndicales aux technologies de l'information et de la communication

Application de l'accord
Début : 12/07/2024
Fin : 12/07/2028

19 accords de la société CAISSE D ALLOCATIONS FAMILIALES DU GARD

Le 02/05/2024





Direction

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PROTOCOLE D’ACCORD

RELATIF A L’ACCES DES ORGANISATIONS SYNDICALES AUX TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION




Préambule


Dans le cadre de la loi n° 2004-391 du 4 mai 2004 relative au dialogue social et de l’article 11 du protocole d’accord du 1er février 2008 sur l’exercice du droit syndical, les parties signataires du présent protocole ont souhaité définir un cadre d’accès et d’utilisation des nouvelles technologies d’information et de communication aux organisations syndicales ayant constitué une section syndicale dans l’organisme.

Le présent protocole a également pour objet de permettre à chaque salarié de l’organisme d’avoir accès à l’information syndicale de son choix.

L’accès à ces nouvelles technologies répond à l’objectif de poursuite d’un dialogue social constructif et de l’information syndicale.

L’utilisation des nouvelles technologies doit se faire dans le cadre plus général des règles énoncées par la charte d’utilisation des moyens informatiques de l’organisme.



  • Article 1 : l’utilisation de l’intranet


Article 1.1 : L’accès à l’intranet et à internet

Chaque organisation syndicale ayant constitué une section syndicale dans l’organisme dispose d’un accès à l’Intranet et Internet, à partir de l’équipement informatique mis à disposition de l’ensemble des organisations syndicales dans le local commun.
  • Cet accès des organisations syndicales doit se faire dans le respect des règles d’utilisation en vigueur dans l’organisme, et soit pendant les heures de délégation, soit en dehors du temps de travail.

Article 1.2 : La mise à disposition d’un espace syndical sur l’intranet

  • Chaque organisation syndicale ayant constitué une section syndicale dans l’organisme dispose d’un espace dédié sur l’Intranet de l’organisme, utilisé pour la mise à disposition de publications ou de tracts de nature syndicale.





Article 1.2.1 : La liberté d’accès à l’information syndicale

  • Tout salarié bénéficie d’une liberté d’accès à l’information syndicale de son choix en utilisant les moyens électroniques de l’organisme à partir de son poste de travail.
  • Dans ce cadre, l’organisme s’engage à ne pas rechercher l’identification des salariés consultant le site des organisations syndicales représentatives.

Article 1.2.2 : Le secret professionnel lié aux informations diffusées sur l’intranet

  • Les organisations syndicales s’engagent à ce que toutes les informations et documents professionnels ne soient utilisés qu’à des usages internes à l’organisme.

Article 1.2.3 : Le contenu du site syndical

  • Le contenu des pages de l’intranet est librement déterminé par l’organisation syndicale sous réserve qu’il revête un caractère exclusivement syndical, lequel est placé sous son entière responsabilité.
  • La nature de l’information communiquée doit s’inscrire dans le cadre des attributions des organisations syndicales et respecter les règles relatives au droit de la presse.
  • A ce titre, le site ne doit contenir notamment ni injures, ni diffamation, ainsi qu’assurer le respect de la vie privée et le droit à l’image.

  • Chaque information est identifiée sous le logo de l’organisation syndicale qui l’émet, sans pouvoir ni utiliser, ni modifier, le logo de l’organisme.

Article 1.2.4 : Les conditions de mise en ligne

  • Les organisations syndicales s’engagent à respecter la charte informatique de l’organisme.
  • Les mises à jour de la page intranet sont effectuées par les organisations syndicales pendant les heures de délégation, ou en dehors du temps de travail.
  • Chaque organisation syndicale peut désigner au maximum 3 salariés de l’organisme habilités à opérer la mise à jour du site.
  • Le portail donnant accès à chaque site syndical intranet est accessible à partir de la page d’accueil de l’intranet de l’organisme sous la dénomination « CAFCOM ».
  • La création du site se fait en collaboration avec les services informatique et communication de l’organisme.
  • Article 2 : L’utilisation de la messagerie


  • Chaque organisation syndicale ayant constitué une section syndicale dans l’organisme bénéficie d’une adresse électronique spécifique, comportant le sigle de l’organisation syndicale locale, permettant de communiquer tant en interne qu’en externe.
  • A cette fin, des boîtes aux lettres électroniques distinctes de celles réservées à un usage professionnel sont ouvertes aux coordonnées de chaque organisation syndicale.
  • La gestion de cette adresse électronique est placée sous la responsabilité du délégué syndical ou de représentant de la section syndicale de l’organisme ou de la personne expressément mandatée par le délégué syndical ou le représentant de section.
Article 2.1 : Modalités d’utilisation de la messagerie électronique par les organisations syndicales

  • Les organisations syndicales peuvent utiliser la messagerie, pendant les heures de délégations, ou en dehors de leur temps de travail, pour l’envoi de messages à caractère individuel ou groupés, à destination de la Direction, des salariés adhérents du syndicat, des autres syndicats.
  • Elle peut également être utilisée à destination des salariés de l’organisme, à condition d'offrir la possibilité à ces derniers de pouvoir ouvrir le courriel reçu en toute connaissance de cause, cela implique donc de clairement identifier le message envoyé comme étant une information syndicale en mentionnant également précisément l’appartenance de l’organisation syndicale émettrice du message.

Article 2.2 : La confidentialité des échanges des salariés avec les organisations syndicales

  • Cette obligation de confidentialité pèse tant sur l’employeur que sur l’organisation syndicale.
  • L’organisation syndicale est tenue à une obligation de confidentialité quant aux échanges électroniques qu'elle entretient avec les salariés.
  • Lorsque le courriel est un envoi groupé, le nom des autres destinataires doit figurer en copie cachée afin de ne pas faire apparaître le nom des salariés figurant dans le groupe d’envoi.
  • L’employeur doit mettre en œuvre les mesures techniques nécessaires permettant d’assurer cette confidentialité.


  • Article 3 : Utilisation de la messagerie et capacité du site

  • La capacité de chaque site syndical est de 10 gigas.
  • La diffusion des messages devant être compatible avec les exigences de bon fonctionnement du réseau informatique, la taille maximale des messages envoyés est de 25 mo, et de façon générale doit être conforme à la charte informatique de l’organisme.
  • Dans ce cadre, la messagerie électronique ne devant pas entraver l’accomplissement du travail, les organisations syndicales s’engagent à ne pas multiplier les envois en nombre.


  • Article 4 : Les règles de maintenance

  • Les organisations syndicales seront soumises comme l’ensemble des utilisateurs, aux contraintes associées à l’utilisation d’un système d’information (service, délais de résolution des pannes, …). En cas d’incident, elles bénéficieront comme l’ensemble des utilisateurs, de la maintenance du matériel effectuée par le service informatique de l’organisme.


  • Article 5 : Utilisation abusive

  • En cas de non-respect du présent accord, l’organisme adresse à l’organisation syndicale concernée, dans un premier temps, une lettre lui précisant la nature exacte du différend.
  • Si après discussion, le désaccord persiste, il est porté à la connaissance des autres organisations syndicales signataires. Une réunion est alors tenue entre tous les signataires de l’accord en vue de régler le différend.
  • Si à l’issue de cette rencontre, et les signataires ayant fait part de leur point de vue, le différend persiste, l'organisme peut décider de saisir la juridiction compétente. 


  • Article 6 : Outils collaboratifs

Afin de poursuivre les efforts dans la construction d’un dialogue social de qualité, il est convenu la création d’un canal Teams (ou tout autre solution adéquate) ayant pour objectif le partage et le suivi des heures syndicales utilisées et restantes et toute information utile. Ce moyen de partage d’information est géré par l’employeur ou son délégataire et ne saurait constituer l’unique moyen de communication.
Ce groupe n’a pas vocation à servir d’outils de communication, il ne sera constitué que d’élus et des délégataires de la direction et aura pour but l’information envers les élus concernant les heures de délégation utilisées et les reliquats restants.
Chaque organisation syndicale n’aura accès qu’à ses propres heures de délégation et n’aura pas de vision sur les heures et reliquats des autres organisations syndicales.


  • Article 7 : Durée de l’accord

L’accord est conclu pour une durée déterminée de 4 ans à compter de sa date d’agrément.

Il s’applique sous réserve de l’agrément prévu par le Code de la sécurité sociale et ne vaut en aucun cas engagement unilatéral de l’employeur.


  • Article 8 : Rendez-vous et suivi de l’accord

En vue du suivi de l’application du présent accord, les parties conviennent de se revoir tous les ans afin d’évaluer les dispositions contenues dans l’accord, conformément à l’article L 2222-5-1 du Code du Travail.
  • Article 9 : Modalités de révision de l’accord

Le présent accord peut être révisé, à tout moment pendant la période d’application, par accord collectif conclu sous la forme d’un avenant. Les organisations syndicales de salariés habilitées à engager la procédure de révision sont déterminées conformément aux dispositions de l’article L. 2261-7-1 du code du travail.
La demande d’engagement de la procédure de révision est formulée par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre contre décharge à l’employeur et à chaque organisation habilitée à négocier l’avenant de révision.
A la demande de révision sont jointes les modifications que son auteur souhaite apporter au présent accord.
L’invitation à négocier l’avenant de révision est adressée par l’employeur aux organisations syndicales représentatives dans le mois courant à compter de la notification la plus tardive des demandes d’engagement de la procédure de révision.
Les conditions de validité de l’avenant de révision obéissent aux conditions posées par l’article L. 2232-12 du code du travail.
  • Article 10 : Formalités de dépôt et de publicité

Le présent accord sera déposé auprès du greffe du conseil des prud’hommes du Gard.
Conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur, cet accord sera également déposé sur la plateforme de téléprocédure du Ministère du Travail.
Une copie du présent accord sera transmis à chaque organisation syndicale.
Le présent protocole fera l’objet d’une publication via l’intranet (CafCom) local.



Fait à Nîmes, le


Le Directeur,





XXX



Les organisations syndicales représentatives


Pour la C.G.T : XXXPour la C.F.D.T : XXX






Pour F.O : XXX



Mise à jour : 2024-07-18

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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