Accord d'entreprise GROUPE LA DEPECHE DU MIDI

NEGOCIATION ANNUELLE OBLIGATOIRE 2025

Application de l'accord
Début : 01/01/2025
Fin : 31/12/2025

21 accords de la société GROUPE LA DEPECHE DU MIDI

Le 04/07/2025


PROCÈS-VERBAL D’ACCORD

NÉGOCIATION ANNUELLE 2025

UES DÉPÊCHE DU MIDI



A l’issue de la négociation annuelle obligatoire prévue aux articles L 2242-1 et suivants du Code du travail, il a été convenu ce qui suit

Entre les soussignés :

Entre
L’UES La Dépêche du Midi, représentée par XXXXXX, agissant tant pour l’ensemble des entreprise de l’UES en qualité de directrice des ressources humaines

d’une part,
et

Les organisations syndicales représentatives de l’UES :
- F3C-CFDT, représentée par XXXXXX Déléguée Syndicale
- FILPAC-CGT et UFICT-CGT, représentée par XXXXXX Délégué Syndical
- CFE-CGC, représentée par XXXXXX Délégué Syndical
- SNJ, représenté par XXXXXX Délégué Syndical
- SNJ-CGT, représentée par XXXXXX Délégué Syndical

d’autre part,


Dans le cadre de la Négociation Annuelle Obligatoire pour l’année 2025, les parties se sont réunies les 10, 23 et 30 juin 2025.

La Direction a présenté aux organisations syndicales des informations relatives au champ de la négociation ainsi qu’un calendrier de négociation. La Direction a remis un document complet concernant les rémunérations annuelles, leur évolution en 2024, comparant les hommes et les femmes, ainsi que des données sur les effectifs et le temps de travail.


Au terme des discussions, les partenaires sociaux ont adopté les points suivants :

Préambule



  • 1ère réunion du 10 juin 2025


Tous les syndicats étaient présents.

La Direction a remis le document d'informations détaillées.

Le calendrier des négociations a été fixé : 23 et 30 juin 2025.


La Direction a rappelé le contexte économique de 2024 qui a été une année globalement positive, même si le résultat d’exploitation est en retrait par rapport à 2023. La participation versée est revenue au niveau observé il y a deux ans.
Il a été souligné que l’année 2025 s’annonce plus complexe, en raison notamment de la baisse des recettes publicitaires, amorcée dès décembre 2024. La croissance est en net ralentissement, les investissements des annonceurs étant en recul.
Par ailleurs, nos recettes numériques représentent désormais 20 % de nos revenus, ce qui est encourageant. Toutefois, il est nécessaire d’anticiper l’échéance du contrat Taboola, prévue pour octobre 2026, afin de ne pas en dépendre excessivement.
Dans ce contexte, l’entreprise doit poursuivre ses efforts pour diversifier ses sources de revenus et adopter une gestion prudente. Il ne sera plus possible de compenser les difficultés économiques uniquement par des réductions de coûts : il nous faut désormais agir sur les leviers de croissance.

Les premières revendications sont :
  • SNJ : envoi des revendications par mail plus tard
  • FILPAC CGT :
  • une prime de 50 € par mois sur 13 mois pour l'ensemble des salariés de l'UES
  • Prime Partage de la Valeur de 250€
  • SNJ CGT : 
  • la même demande que la FILPAC CGT et l'ouverture de négociation sur les tarifs des piges
  • CFE CGC : prime NAO de 100 €
  • CFDT : 
  • Prime NAO de 100 €
  • prise en charge à 60% de la mutuelle pour tous les salariés de l'UES DDM


  • 2ème réunion du 23 juin 2025


Tous les syndicats étaient présents.

La Direction a proposé une Prime Partage de la Valeur de 300 €.

La Direction a rappelé qu’il convenait d’être prudent dans les décisions prises et qui pourraient grever les comptes de l’entreprise dans un environnement incertain.

Les syndicats ont salué cette avancée mais estiment que la Direction doit consentir un effort supplémentaire du fait de l’inflation subie par les salariés même s’ils sont conscients du poids financier que représentent une augmentation générale.

Leurs contrepropositions sont :
  • SNJ : cf annexe 1
  • FILPAC CGT : Prime Partage de la Valeur de 650€
  • SNJ CGT : Prime Partage de la Valeur de 650€

  • CFE CGC : Prime Partage de la Valeur de 650€
  • CFDT : Prime Partage de la Valeur de 650€




  • 3e réunion : 30 juin 2025


La Direction a proposé une Prime Partage de la Valeur de 500 €.

La FILPAC-CGT, le SNJ CGT, la CFE CGC et la CFDT ont indiqué qu’elles étaient favorables à cette proposition.

La CFE CGC s’est dite déçue mais ne veut pas priver les salariés et signera donc le PV d’accord.

Le SNJ ne s’est pas prononcé sur la signature de l’accord NAO.

La Direction a demandé aux organisations syndicales s’ils avaient des demandes ou commentaires à formuler. N’ayant pas eu d’autres revendications, la Direction a clôturé les NAO 2025.

Article 1 – Champ d’application


Cet accord s’appliquera à l’ensemble des salariés des entreprises de l’UES Dépêche présents à la date de signature du présent accord.

Article 2 – Objet de l’accord


La Direction et les partenaires sociaux ont donc acté une Prime de Partage de la Valeur d’un montant de 500€ bruts (cinq cents euros)
Le montant de la prime tel que fixé précédemment est proratisé en fonction :
  • de la durée de présence effective au cours des douze mois précédant le versement de la prime. Les congés prévus au chapitre V du titre II du livre II de la première partie du Code du travail sont assimilés à des périodes de présence effective (sont notamment visés les congés au titre de la maternité, de la paternité et de l’accueil ou de l’adoption d’un enfant, ainsi que des congés d’éducation parentale, de présence parentale, ou pour enfant malade.) ;
  • et de la durée du travail prévue au contrat de travail rapportée à un temps complet.
La prime sera versée en une seule fois avec la paie du mois de juillet.
La prime versée aux bénéficiaires en application du présent accord ne peut se substituer à :
  • aucun des éléments de rémunération versés par l’entreprise ou qui deviennent obligatoires en vertu de règles légales, contractuelles ou d'usage ;
  • des augmentations de rémunération ni à des primes prévues par un accord salarial, le contrat de travail ou les usages en vigueur dans l'entreprise, l'établissement ou le service.


3 -  Durée de l’accord


Le présent accord est conclu pour une durée déterminée de un an, soit du 1er janvier au 31 décembre 2025.

A cette dernière date, il cessera automatiquement de produire effet.


4- Publicité – Dépôt de l’accord


Le présent accord donnera lieu à dépôt dans les conditions prévues aux articles L. 2231-6 et D. 2231-2 et suivants du Code du travail. Il sera déposé sur la plateforme de téléprocédure dénommée «TéléAccords » accompagné des pièces prévues à l’article D. 2231-7 du Code du travail.

Un exemplaire sera adressé au secrétariat-greffe des Prud’hommes et un exemplaire sera remis aux délégués syndicaux.

Fait à Toulouse, le 4 juillet 2025 en 9 exemplaires originaux
Pour les sociétés composant l’UES DÉPÊCHE DU MIDI
XXXXXX
Directrice des Ressources Humaines
Groupe Dépêche du Midi
Pour les organisations syndicales :

F3C-CFDT représenté par Madame XXXXXX




FILPAC-CGT et UFICT-CGT représenté par Monsieur XXXXXX



SNJ représenté par Monsieur XXXXXX




CFE-CGC représenté par Monsieur XXXXXX




SNJ-CGT représenté par Monsieur XXXXXX

centertopNAO  UES Dépêche du Midi – juin 2025

Salaires et améliorations des conditions de travail

Cahier revendicatif du SNJ


Le SNJ fait le constat d’exercices très largement positifs depuis les cinq dernières années à l’UES Dépêche, d’une inflation cumulée record enregistrée ces trois dernières années avec un taux de 12,8 %. A l’UES Dépêche, ces paramètres se sont accompagnés d’augmentations qui n’ont pas été à la hauteur de l’inflation. Dans le même temps, les conditions salariales des nouveaux entrants (notamment chez les journalistes et les commerciaux) ont décliné alors que les charges de travail et les responsabilités éditoriales ont augmenté. Les journalistes rémunérés à la pige ont été écartés des primes versées ces deux dernières années à tous les autres salariés.
Dans ces conditions, le SNJ veut avant tout rétablir l’équilibre des conditions générales collectives et niveler par le haut les avantages particuliers pour tous les salariés de l’UES.

Ensemble des salariés

Revendications générales

Au regard des résultats largement positifs de l'UES Dépêche en 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024, de la continuation de l'inflation en France, et des efforts constants demandés à des salariés de moins en moins nombreux depuis 10 ans, il est demandé pour l’ensemble des salariés une augmentation générale très raisonnable de 50 euros net par mois. Et, dans un souci d’équité que les augmentations réalisées lors de deux derniers accords NAO s’appliquent à compter de juillet 2025 à tous les nouveaux embauchés en 2023 et 2024 qui n’ont pas bénéficié de ces augmentations, soit le cas échéant 50 ou 100 euros mensuels.

Frais kilométriques

Le tarif de remboursement des frais kilométriques engagés par les salariés pour le fonctionnement de l’entreprise n’a évolué que très petitement ces dix dernières années. Il est demandé une revalorisation de l'indemnité kilométrique simplement à hauteur de 0,40 euro du km.

Intéressement

Il est demandé d'entreprendre des négociations sur un accord d'intéressement.

Frais de parking et déplacements centre ville

De nombreux salariés, hors siège, sont confrontés quotidiennement à des frais de parking pour se rendre à leur travail dans les villes moyennes de la zone Dépêche. Ils viennent avec leur véhicule personnel qui peut être utilisé dans le cadre professionnel lorsque les véhicules de services ne sont pas disponibles. Il est demandé d’alléger cette charge par le remboursement (tout ou partie) des frais de parking. Il est également demandé de remettre dans le logiciel de déclaration des frais, le forfait semaine des déplacements centre ville ou d'élaborer un nouveau système pour prendre en compte l'utilisation de son véhicule personnel lors de déplacements au sein de la commune où est située l'agence.

Panier repas

Il est demandé un « panier repas » pour les salariés extérieurs et ceux du siège qui ne peuvent utiliser le restaurant d’entreprise à hauteur de la participation accordée aux salariés du siège via le restaurant d’entreprise, soit 4,22 euros par repas de midi, arrondie à un montant de 70 euros par mois pour chaque salarié « extérieur ».

Participation de l’employeur à la Mutuelle

Seulement certaines catégories de salariés de l’UES Dépêche bénéficient d’une participation de l’employeur au frais de la Mutuelle Dépêche à hauteur de 60%, alors que pour les autres (la plupart) elle n’est que de 50%. Il est demandé d’harmoniser ce taux à 60% pour l’ensemble des salariés.
 

Journalistes

 

Primes (astreinte, responsabilité, polyvalence,…)

Il est demandé la mise en place de primes reconnaissant les fonctions réelles exercées par chacun, soit, pour les journalistes, des primes d’astreinte (harmonisée pour les catégories de journalistes sollicités dans ce cadre), de responsabilité (lorsque les journalistes sont sollicités pour assumer des tâches de la hiérarchie), de polyvalence (pour ceux qui sont amenés durant la même journée à remplacer des collègues de leur catégories ou d’autres catégories dans une partie de leur fonction). Il existe une prime « Faits divers » qui n'a pas fait l'objet d'un accord et qui n'est attribuée qu'aux journalistes assurant les faits divers à Toulouse. Nous demandons à ce qu'elle soit étendue à tous les journalistes exerçant dans les départements l'activité de « fait-diversiers » et ayant cette charge de façon régulière.
Suite à l'instauration du forfait jour à la rédaction, nous demandons également que la prime « horaires décalés » dont bénéficie les journalistes rattachés au desk à Toulouse soit étendue à toute la rédaction.

Journalistes rémunérés à la pige

Une négociation sur l'élaboration d'une grille de rémunération à la pige doit se tenir en parallèle des réunions de NAO.
Nous demandons la régularisation en CDI en poste des journalistes pigistes qui exercent dans les mêmes conditions, notamment à la journée, que les journalistes attachés au Petit Bleu, à La Nouvelle République des Pyrénées ou à La Dépêche du Midi.

Augmentation salariale obligatoire au bout de 5 ans

Puisqu'il n'existe plus de progression automatique de carrière hormis sur les premiers indices des grilles salariales, nous demandons l'application d'une règle : un journaliste ne peut rester plus de 5 ans sans bénéficier d'une augmentation générale ou individuelle.

Dépêche Hebdos

Salaires

Il est demandé à la direction d’appliquer aux deux journalistes du Villefranchois les augmentations salariales conclues en 2024 en PHR, avec rattrapage rétroactif.

Congés ancienneté

Nous demandons à ce que les journalistes de Dépêche hebdo bénéficient de congés d'ancienneté et notamment des dispositions offertes aux journalistes DNews, à savoir un jour d'ancienneté au bout de 5 ans dans l'entreprise, deux jours pour 10 ans et 3 jours pour 15 ans.

Médias Occitans de proximité

Nous demandons l’harmonisation par le haut de l’ensemble de la grille salariale et des accords temps de travail des journalistes sous contrat PQD.

Mise à jour : 2025-09-01

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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