PROCÈS-VERBAL ISSU DE LA NÉGOCIATION ANNUELLE OBLIGATOIRE 2023 KENZO SA Conformément à l’article L. 2242-13 du Code du travail, une négociation sur la rémunération, le temps de travail, le partage de la valeur ajoutée dans l'entreprise, l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la qualité de vie au travail s'est engagée entre la Direction et la Délégation Syndicale CFDT composée de Monsieur XXX, délégué syndical, Madame XXX et Madame XXX, membres de la délégation syndicale. Les parties se sont rencontrées le 15 novembre 2022 ainsi que le 16 janvier 2023. Aux termes des discussions, les parties ont arrêté les positions suivantes :
POSITIONS :
THEMES
Position syndicale CFDT
Position de la Direction
Salaires effectifs La délégation syndicale demande une augmentation de 6% de la masse salariale (en raison d’une inflation très élevée cette année) et une augmentation individuelle de 5,2% pour tous, avec l’échelonnement suivant :
Une augmentation de 3,2% en janvier 2023
Une augmentation de 2% en juillet 2023
La délégation syndicale demande 0,8% d’augmentation au mérite.
La Direction indique que, dans le respect des Guideline du Groupe LVMH, l’enveloppe d’augmentation pendant la campagne ICR est de 6% pour 2023. 1% de cette enveloppe a été consacré à des avantages pour l’ensemble des collaborateurs. Le reste de l’enveloppe sera consacrée aux augmentations individuelles au mérite. Pour rappel, la politique salariale de la Maison est basée sur une approche individuelle liée à la performance du salarié, à la situation du marché et aux résultats économiques de l’entreprise. Il est rappelé que cette enveloppe intègre bien entendu l’ensemble des collaborateurs du Retail. Il n’y aura pas d’augmentation générale mais des augmentations individuelles, attribuées en fonction de la performance des collaborateurs.
De plus, La Direction souhaite valoriser 3 avantages mis en place à compter du 1er janvier 2023.
Ces mesures sont assez coûteuses et impacteront l’enveloppe globale qui sera allouée dans les ICR (1,2% de la masse salariale au total).
La délégation syndicale demande que l’ensemble des salariés du Retail (boutiques et grands magasins) dépendent de la même Convention Collective (Convention Collective des Maisons à Succursales) afin de garantir une meilleure équité.
La Direction confirme que le travail sur le rattachement des deux conventions collectives est en cours. Une première réunion de négociation a déjà eu lieu sur le sujet avec la délégation syndicale. Le sujet avance.
La délégation syndicale demande la mise en place d’une prime d’ancienneté pour l’ensemble des salariés KENZO (Siège et Retail), et pas uniquement pour ceux qui dépendent de la Convention Collective des Maisons à Succursales. La Direction précise que la mise en place d’une prime d’ancienneté pourra être rediscutée lors de la fusion des deux conventions collectives. Avant d’envisager la mise en place de cette prime pour l’ensemble des collaborateurs, Siège et Retail, le coût devra être étudié.
La délégation syndicale demande un réajustement des rémunérations mensuelles fixes des vendeurs comme suit :
Vendeur junior : 2 000€ bruts
Vendeur : 2 200€ bruts
Vendeur senior : 2 400€ bruts
Vendeur expert : 2 600€ bruts
A partir du 1er janvier 2023, le niveau d’embauche d’un vendeur sera de 1 900€ bruts mensuels.
Pour le reste de la population de vente, la fourchette sera entre 2 100€ et 2 300€ bruts mensuels, en fonction du profil. L’objectif étant d’être plus flexible lors des propositions salariales à l’embauche et la proposition des ICR chaque année.
Comme l’année dernière, les collaborateurs Retail, actuellement présents au sein de la Maison, bénéficieront d’une augmentation au mérite.
La délégation syndicale demande que le système de rémunération variable des vendeurs soit revu de façon à ce qu’il puisse y avoir la possibilité de déclencher tous les niveaux de primes quel que soit l’endroit ou le salarié travaille.
Le sujet est en cours de réflexion auprès de la GM Europe.
La délégation syndicale demande qu’il n’y ait plus de salariés sans augmentation depuis 3 années consécutives. La Direction précise qu'il y a 3 collaborateurs qui n'ont pas eu d’augmentation depuis 3 ans et qui ne bénéficieront pas d’une augmentation cette année, pour des motifs justifiés (notamment lors d’un futur départ de l’entreprise). Pour les autres collaborateurs, la Direction rappelle que les augmentations se font au mérite.
Intéressement, participation, PEE : sachant que des dispositifs sont en vigueur au sein de l'entreprise La délégation syndicale voudrait une distribution de la participation indexée à 50 % en égalitaire (chaque salarié a le même montant au prorata de son temps de présence) et à 50 % sur le salaire. L’accord de participation étant déjà en place, nous n’avons pas vocation à le modifier.
La délégation syndicale demande qu’un accord pour la mise en place d’un abondement soit signé, d’un montant de 1500 euros. Elle demande que cet abondement puisse être perçu par les salariés dès que ces derniers feront le choix de placer sur le PEE au minimum 80% de la somme touchée.
La Direction est favorable à la mise en place d’un abondement pour le versement de la participation et l’intéressement de l’année 2022. Les modalités vont être étudiées et proposées à la délégation syndicale afin qu’un accord puisse être signé.
Organisation du temps de travail Malgré le contexte, la délégation syndicale demande une 2ème journée de télétravail par semaine, en rappelant que cela est déjà mis en place dans d’autres maisons du groupe LVMH. C’est une demande très forte des salariés KENZO.
La Direction rappelle que des discussions ont eu lieu au mois de septembre avec la volonté de rendre le télétravail plus flexible. La Direction avait partagé lors de ces échanges le constat de la non-saisie des jours de télétravail dans Décidium. Il était donc compliqué de faire un bilan représentatif du nombre de jours de télétravail. Nous avions alors proposé une phase de test, pendant 6 mois afin d’envisager une évolution progressive de l’accord de télétravail. Depuis quelques mois, il est donc possible de poser un jour de télétravail n’importe quel jour de la semaine et non plus uniquement le jeudi et le vendredi, sous réserve de l’accord de son manager. En outre, le nombre de télétravail exceptionnel sera porté à 10 jours par an, au lieu des 5 jours prévus actuellement dans l’accord de télétravail.
Il est en revanche trop tôt pour rééchanger sur le sujet d’un 2ème jour de télétravail.
La délégation syndicale demande qu’un accès puisse être mis en place pour l’ensemble des collaborateurs ne disposant pas de Decidium afin qu’ils puissent connaitre leur solde de congés. Cela permettrait une meilleure transparence pour les salariés, ils pourraient ainsi connaitre leur solde de congés à jour (sans attendre leur bulletin de salaire qui donne cette information avec un décalage.) La Direction confirme que la mise en place d’une application est toujours d’actualité : Mon ADP. L’attribution d’une adresse professionnelle pour chaque collaborateur facilitera son déploiement. La migration devrait avoir lieu dans les prochains mois.
En attendant, nous rappelons que chaque manager dispose des informations à jour pour chacun de ses collaborateurs dans Decidium, en temps réel, et peut extraire en format PDF ces compteurs (section : compteur individuel).
La délégation syndicale demande que 7 jours de congés puissent être reportés d’une année à l’autre. De plus, la délégation syndicale demande que chaque salarié qu’il le souhaite puisse demander à se faire payer 5 jours de CP par an (cumulable au report des 7 jours de CP).
La Direction propose un report possible de 5 jours de CP maximum par an ou un paiement de 5 jours de CP maximum par an (à noter que les deux options ne seront pas cumulables). Les jours reportés devront être posés avant le 31 mai de l’année suivante et le solde de ces jours de reliquats pourrait faire l’objet d’un paiement si non épuisé au 31 mai.
Un accord d’entreprise devra être signé pour mettre en place le système de paiement des jours de congés en fin de cycle, afin de fixer les règles de paiement et/ou de report.
Dialogue Social La délégation syndicale demande que les organisations syndicales puissent communiquer avec les salariés via les adresses mails professionnelles, la loi numérique El Khomri permettant de le faire. La Direction indique qu’elle ne souhaite pas que les organisations syndicales utilisent les adresses mails professionnelles pour communiquer avec les salariés. Les panneaux d’affichages ont été repositionnés à des emplacements plus adaptés à chaque étage du Siège Vivienne afin de faciliter la visibilité des communications faite par la délégation syndicale.
La délégation syndicale demande que l’augmentation de la mutuelle annoncée en réunion CSE pour l’année 2023, puisse être prise en charge par KENZO. A la suite d’une décision de la Direction, l’augmentation de la mutuelle sera prise à la charge de KENZO pour l’ensemble des collaborateurs ayant souscrit au régime de base de la mutuelle. La hausse des cotisations mensuelles pour les options 1, 2 et conjoint, resteront en revanche à la charge des salariés.
Une communication a déjà été envoyée à l’ensemble des collaborateurs.
Formation La délégation syndicale demande à maintenir l’employabilité des seniors avec un accès à des formations adaptées. La Direction rappelle que, peu importe l’âge et la séniorité des collaborateurs, lorsque l'on identifie un besoin de formation ou lorsque le collaborateur nous sollicite pour un besoin de formation, nous veillons à répondre à cette demande, dans la mesure du possible.
Le critère de l'âge n'est pas pris en compte lors de l'élaboration du plan de développement des compétences. Tous comme les autres collaborateurs, les seniors chez KENZO peuvent bénéficier de formation.
La délégation syndicale demande que des actions de formation axées sur le développement personnel soient développés (suite à certaines remontées sur des problématiques managériales et/ou de communication).
La Direction rappelle que depuis 2020, 80 parcours ont été lancés sur les thématiques Management et leadership
Management à distance : 36 managers
Pérennisation de la formation ‘Développer son Impact & son Influence’
Accompagnement à tous les niveaux de l’organisation
Lancement de formations sur la culture du feedback
Accompagnement de certains collaborateurs par des coachings individuels
Les problématiques de management sont donc prises en compte chaque année lors de l’élaboration du plan de développement des compétences.
Handicap
La délégation syndicale rappelle que tout employeur de plus de 50 salariés doit avoir un effectif de personnes en situation de handicap de 6%. La délégation syndicale demande un objectif à minima de 3% de l’effectif. De plus, la délégation syndicale demande à veiller à maintenir une employabilité des salariés en situation de handicap dans l’entreprise.
La Direction rappelle que des actions sont menées régulièrement pour sensibilité les collaborateurs sur le sujet du Handicap et ainsi les inciter à faire reconnaitre leur reconnaissance de travailleur handicapé.
Nous rappelons qu’une référente sur le sujet est disponible pour échanger, en toute confidentialité, avec tous les collaborateurs qui le souhaiteraient.
De plus, nous tenons à valoriser les actions qui ont été menées en 2022 :
Formation de 4 personnes au sein de l’équipe RH au « recrutement et à l’intégration de salariés en situation de handicap »
Organisation d’une action de sensibilisation à l’occasion de la SEEPH : Blind test musical. Objectif : informer sur le handicap de l’artiste (souvent méconnu et invisible) et faire le lien avec le thème du handicap en entreprise
En 2023, nous avons également initié plusieurs partenariats impactant sur les sujets du Handicap :
Partenariat avec l’ESAT Atelier de la Villette pour le traitement des réponses négatives aux candidatures que nous recevons chaque jour.
Café Joyeux (CJ) : installation de machines à café au Siège Rue Vivienne. CJ = chaîne de cafés-restaurants qui contribue à l’inclusion professionnelle de personnes en situation de handicap mental et cognitif.
Travailler avec CJ en entreprise c’est contribuer à la formation et à l’emploi de serveurs et cuisiniers majoritairement autistes et porteurs de trisomie 21 ; car 100% des bénéfices contribuent à l’ouverture de nouveaux cafés-restaurants
Ce procès-verbal sera déposé auprès de la DREETS et du secrétariat-greffe du Conseil de prud'hommes compétents. Fait à Paris, Le 7 mars 2023