Lors des négociations annuelles obligatoires qui se sont tenues les 3 et 11 février 2026, les points suivants ont été abordés :
Salaires
Durée et organisation du travail
Epargne salariale
Insertion professionnelle et maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap
Lutte contre les discriminations
Prévoyance / Frais de Santé
Exercice du droit d’expression des salariés
Egalité professionnelle et articulation entre vie personnelle et professionnelle et QVCT
L’accord ci-dessous est intervenu entre la société LIEBHERR-FRANCE SAS et les organisations syndicales.
L’ensemble des salariés de LIEBHERR-FRANCE SAS est concerné par le présent accord.
Salaires
Augmentation des salaires
1.1.Personnel classé de A1 à D8
Incidence de l’augmentation de la prime d’ancienneté0,45 % Augmentation générale0,50 % Augmentation individuelle0,45 %
1.2.Personnel classé de E9 à I18
E9-E10 F11 et + Incidence de l’évolution de la prime d’ancienneté0,45 % Moyenne des augmentations individuelles0,95 % 1,40 %
Calendrier d’application
L’augmentation générale est appliquée à compter du 1er avril 2026. Les augmentations individuelles sont appliquées à compter du 1er juin 2026.
Primes
2.1 Tableau des primes
Les primes diverses (tableau des primes) sont révisées aux échéances et selon le pourcentage d’augmentation générale.
2.2Prime de vacances
La prime de vacances est revalorisée à hauteur de 1 700 € brut au 1er juin 2026.
Gestion des emplois et des parcours professionnels (GEPP)
Ouverture des négociations
La Direction et les partenaires sociaux vont ouvrir des négociations au courant de l’année 2026 sur la thématique de la gestion des emplois et des parcours professionnels et des salariés expérimentés.
Congé sénior
Les partenaires s’accordent sur la poursuite du dispositif à titre expérimental, jusqu’au 31 décembre 2026, permettant aux salariés en fin de carrière, d’aménager celle-ci. Ainsi, tout salarié s’engageant au plus tôt dans les 24 mois et au plus tard dans les 12 mois précédents son départ à la retraite, à faire valoir ses droits à une retraite à taux plein, peut bénéficier des dispositions ci-dessous.
En vue de cesser de manière anticipée ou de réduire son activité, tout salarié remplissant les conditions citées ci-avant peut demander le versement anticipé d’une partie de son indemnité de départ à la retraite, sous forme de jours non travaillés payés.
Cette mesure est mise en œuvre dans les conditions suivantes :
Le calcul du montant de l’indemnité de départ à la retraite est réalisé sur la base de la rémunération moyenne des 12 mois précédents la demande de transformation,
Le versement anticipé ne peut excéder 80% du montant brut de l’indemnité de départ à la retraite,
La conversion de ce montant en nombre de jours se fait sur la base de la valeur journalière d’un congé payé et est arrondi à l’entier inférieur,
Ces jours d’inactivité sont assimilés à du temps de travail effectif pour le calcul de l’ancienneté et des congés payés,
Le solde de l’indemnité de départ à la retraite est payé au moment du départ effectif à la retraite, étant entendu que le montant de l’indemnité de départ à la retraite est recalculé conformément aux dispositions conventionnelles en vigueur (montant de l’indemnité de départ à la retraite déduction faite du montant de l’indemnité de départ à la retraite transformé en jours).
Au-delà du 31 décembre 2026, sauf dispositions ultérieures contraires, aucune nouvelle demande de transformation de l’indemnité de départ à la retraite en jours d’inactivité pourra être effectuée.
Egalité professionnelle
Des négociations ont eu lieu durant l’année 2025 sur cette thématique. Un projet d’accord est en cours de finalisation et sera soumis aux organisations syndicales prochainement.
Droit d’expression directe et collective des salariés
Notre culture d’entreprise est favorable à l’expression de nos salariés. Celle-ci peut se faire à travers l’accessibilité des managers, des RH et des IRP qui sont disponibles et à l’écoute de nos salariés. Il est rappelé que les entretiens annuels sont également un outil d’expression. Le recours aux outils numériques, tels que les sondages, est un des modes utilisés pour la mise en œuvre du droit d’expression des salariés.
Lutte contre les discriminations
Liebherr-France SAS promeut la non-discrimination et l’égalité de traitement en matière de recrutement mais également tout au long de la vie professionnelle des salariés. L’entreprise s’engage à ne prendre ses décisions que sur des critères objectifs (formation initiale, expérience professionnelle, compétences mises en œuvre, personnalité…) et non sur des critères discriminatoires tels que l’âge, le sexe, le handicap, l’état de santé, la nationalité ou encore la religion (liste non exhaustive). Des référents harcèlement ont été désignés au sein de LFR et du CSE.
Insertion et maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés
Liebherr-France est engagée en faveur de l’égalité des chances et de l’intégration professionnelle des personnes en situation de handicap. Pour ce faire, l’entreprise sensibilise afin de changer le regard sur le handicap mais aussi d’expliquer les démarches pour obtenir une RQTH (Reconnaissance en Qualité de Travailleur Handicapé) et l’intérêt de l’obtenir.
A cette fin, la Direction remet 500€ de chèques CESU pour la remise de la première RQTH, puis 200€ de chèques CESU tous les ans dans la mesure où la RQTH se poursuit ainsi qu’une demi-journée d’absence rémunérée pour déposer le dossier de demande auprès de la MDPH.
Prévoyance et régime complémentaire de frais de santé
L’assureur maintient les garanties et taux de cotisations pour l’année 2026 pour la prévoyance. Concernant les frais de santé, l’assureur maintient les garanties et taux de cotisations jusqu’au 30 juin 2026, dans l’attente des résultats des actions menées pour équilibrer notre ratio prestations/cotisations.
Dispositions finales
Durée de l’accord
Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée. Les dispositions du présent accord s’appliquent à compter du lendemain des formalités de dépôt.
Révision et dénonciation
Le présent accord pourra faire l’objet de révisions ou d’une dénonciation conformément aux dispositions légales.
Dépôt
En application de l’article L. 2231-2 du Code du travail, le présent accord fera l’objet :
D’un dépôt dématérialisé sur la plateforme de téléprocédure du ministère du travail,
D’un dépôt au greffe du Conseil des Prud’hommes de Colmar,
De la remise d’un exemplaire à chaque organisation syndicale partie à la négociation.
Fait à Colmar, le 11 février 2026
Pour les organisations syndicalesPour la Direction