Accord d'entreprise NEXANS FRANCE

ACCORD DE GROUPE RELATIF A LA PREVENTION DE LA PENIBILITE AU TRAVAIL

Application de l'accord
Début : 01/04/2024
Fin : 31/03/2027

50 accords de la société NEXANS FRANCE

Le 24/04/2024


ACCORD DE GROUPE RELATIF A LA PREVENTION DE LA PENIBILITE AU TRAVAIL



Entre les sociétés suivantes :

Le Groupe Nexans en France, représenté par XXXXX, VP HR & Communication – D&U Europe / APAC, Directeur des Ressources humaines coordination France, agissant au nom et pour le compte des sociétés visées à l’annexe 1 du présent accord,


D’une part,
et

Les organisations syndicales représentatives au sein du Groupe restreint de Nexans en France représentées par leurs coordonnateurs, ayant reçu pouvoir pour signer dans le Groupe :

Le syndicat C.F.D.T., représenté par XXXXX,

Le syndicat C.G.T., représenté par XXXXXX,

Le syndicat C.F.E-C.G.C., représenté par XXXXX,

Le syndicat F.O., représenté par XXXXX,

D’autre part

  • PREAMBULE
La loi du 20 Janvier 2014 garantissant l’avenir et la justice du système de retraites a modifié le régime de l’obligation de négocier en faveur de la prévention de la pénibilité, issu de la loi du 9 Novembre 2010. Les entreprises qui emploient au moins 50 salariés et qui exposent au moins 25 % de leurs salariés à un ou plusieurs facteurs de risques professionnels au-delà des seuils fixés par le décret 2014-1159 du 9 Octobre 2014, doivent conclure un accord ou élaborer un plan d’action en faveur de la prévention de la pénibilité.
La Société Nexans France et les Organisations Syndicales (OS), ont signé un accord portant sur le thème de la pénibilité le 27 avril 2018 pour une durée de 3 ans et prolongé successivement jusqu’au 31 décembre 2023.
Parallèlement, à compte du 1er janvier 2022, la société Nexans France a fait l’objet d’une scission qui a donné naissance aux sociétés Nexans Aerospace France, Nexans Industrial Solutions France et Nexans Telecom Systems aujourd’hui nouvellement dénommée Aginode France.
A cette occasion, des accords de substitution anticipés ont été conclus pour maintenir le socle conventionnel existant, comprenant notamment l’accord du 27 avril 2018 relatif à la pénibilité et pour les mêmes durées.
Il a été convenu entre les parties que le prochain accord serait négocié au niveau du Groupe Nexans en France, de façon à définir une politique commune de prévention de l’exposition aux facteurs de risques professionnels.
En effet, le respect de la Santé et de la Sécurité fait partie intégrale des engagements forts du Groupe Nexans, rappelé notamment par le code éthique et de conduite des affaires de Nexans :
« Le Groupe fait le maximum pour assurer et garantir des conditions de travail sûres et sécurisées sur le lieu de travail pour les employés, et prend également en compte la sécurité de l’environnement externe et des employés qui sont amenés à voyager, à condition que les préoccupations en matière de sécurité ne soient pas discriminatoires. »
La Direction et les Organisations Syndicales expriment la volonté de continuer et d’intensifier la démarche de prévention active et efficace, à travers la prévention collective des risques professionnels mais aussi la prévention du risque à sa source déjà engagée au sein des établissements du Groupe Nexans en France depuis plusieurs années.
Les parties signataires rappellent que cette prévention doit également permettre d’améliorer l’attractivité des métiers de la métallurgie, de répondre à la nécessité de l’allongement de la durée de vie au travail et de contribuer à assurer la sécurité et la santé des salariés. La prévention des risques professionnels dans l’entreprise requiert des efforts continus et une collaboration étroite notamment avec les services de santé au travail.
Les parties précisent que le dialogue social est une des conditions du progrès en ce qui concerne la santé et la sécurité au travail. Dans l’entreprise, il passe par l’information et/ou la consultation des instances représentatives du personnel et, en particulier, de l’instance compétente (comité social et économique et, le cas échéant, sa commission santé et sécurité et conditions de travail actuels).
En effet, les instances compétentes, au sein de chaque établissement, contribuent à la protection de la santé physique, mentale et à la sécurité des salariés. Ses membres reçoivent une information objective et une formation appropriée. Ils veillent à l’observation des prescriptions légales prises en ces matières et procèdent à l’analyse des risques professionnels ainsi qu’à l’analyse des conditions de travail et des facteurs de pénibilité.
C’est pourquoi les instances compétentes sont associées dans cette démarche globale de prévention de la pénibilité au travail, tant au niveau de l’évaluation des facteurs que dans les actions prévues ou à prévoir concernant les mesures de prévention. La Direction précise qu’il est important de partager avec l’instance compétente les résultats de l’évaluation - avant la déclaration définitive - afin de pouvoir analyser les évolutions éventuelles d’exposition des salariés d’une année sur l’autre.
A ce titre, un point relatif à la pénibilité est porté à l’ordre du jour des instances compétentes deux fois par an.
Enfin, les parties au présent accord ont tenu compte des impacts de la réforme des retraites initiée par la Loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 afin d’adapter la politique du Groupe Nexans en faveur de la prévention des effets de l’exposition aux facteurs de risque professionnel.
Parallèlement, bien que les facteurs de risques professionnels ne comprennent pas aujourd’hui les risques psychosociaux (RPS), les parties au présent accord ont entendu rappeler l’importance de ce sujet. Dans l’attente de l’aboutissement d’une négociation incluant les RPS, les parties rappellent leur attachement aux principes inscrits dans la Charte du droit à la déconnexion annexée à l’accord de groupe relatif au télétravail au sein des sociétés du groupe Nexans en France du 23 mai 2022, ces principes contribuant à la prévention les RPS.

Il a été convenu ce qui suit :

Champ d’application de l’accord
Les dispositions du présent accord s’appliquent à l’ensemble des salariés des établissements implantés en France de sociétés visées à l’annexe 1.
Compte tenu de l’évolution du Groupe Nexans en France, le périmètre défini par les parties au présent accord peut être amené à évoluer.
Départ de l’une des sociétés signataires du Groupe Nexans
Toute société visée à l’Article 1 qui cesse d’appartenir au Groupe Nexans, dite « société sortante », sort de plein droit du périmètre du présent accord.
Toute société qui ne serait plus contrôlée directement ou indirectement à plus de 50% par la société Nexans S.A. et qui sortirait de ce fait du Groupe Nexans en France, sera immédiatement exclue du champ d’application du présent accord, et partant, ne sera plus visée par les dispositions dudit accord.
Toutefois, cette sortie du périmètre du Groupe s’analyse, pour la société concernée, comme une mise en cause de l’accord collectif régie par l’article L. 2261-14 du Code du travail. Ladite société sera donc contrainte de continuer à appliquer cet accord à ses salariés pendant un délai de préavis de 3 mois, puis un délai de survie de 12 mois, sauf conclusion d’un accord collectif de substitution en son sein.
A l’inverse, pour les autres sociétés visées à l’Article 1, l’application du présent accord collectif ne sera pas modifiée par la sortie de l’une des sociétés initialement comprises dans son champ d’application.
En dehors de cette hypothèse, aucune société appartenant au champ d’application du présent accord ne peut en sortir.
Entrée d’une société dans le Groupe Nexans
Toute société qui serait nouvellement contrôlée directement ou indirectement à plus de 50% par la société Nexans S.A. et qui entrerait de ce fait dans le Groupe Nexans en France, sera immédiatement incluse dans le champ d’application du présent accord, et par conséquent, sera désormais visée par les dispositions dudit accord.

En dehors de cette hypothèse, aucune société appartenant au Groupe ne peut entrer dans le champ d’application du présent accord.

L’exposition aux facteurs de risques professionnels
La loi du 9 Novembre 2010 portant réforme des retraites a défini pour la première fois la pénibilité, comme provenant de

« contraintes physiques marquées, d’un environnement physique agressif ou de certains rythmes de travail susceptibles de laisser des traces durables, identifiables et irréversibles sur la santé des travailleurs » ?

Les définitions des facteurs de pénibilité
Dix facteurs de risques professionnels retenus ont été déterminés par décret du 30 Mars 2011 et les seuils d’exposition étaient fixés au niveau de chaque entreprise, entraînant un travail d’analyse particulier compte tenu de la variété des situations.
La loi du 20 Janvier 2014 a maintenu les dix facteurs de pénibilité figurant aujourd’hui à l’article D. 4163-2 du Code du Travail tout en modifiant les seuils d’exposition, désormais fixés réglementairement :
  • Travail de nuit,
  • Travail en équipes successives,
  • Travail en milieu hyperbare,
  • Travail répétitif
  • Manutention manuelle de charges,
  • Postures pénibles,
  • Vibrations mécaniques,
  • Agents chimiques dangereux,
  • Températures extrêmes,
  • Bruit

Seuls les facteurs suivants sont susceptibles de permettre d’acquérir des points crédités sur les C2P et sont à évaluer :
  • Travail de nuit,
  • Travail en équipes successives,
  • Travail en milieu hyperbare,
  • Travail répétitif,
  • Températures extrêmes,
  • Bruit
Par ailleurs, la définition des seuils se décline en trois points, à savoir action ou situation / intensité minimale / durée minimale.
Les facteurs de pénibilité au titre d’un environnement physique agressif
Les activités exercées en milieu hyperbare définies à l’article R. 4461-1 du Code du Travail
Les activités concernées sont les activités réalisées avec ou sans immersion qui exposent les salariés à une pression relative supérieure à 100 hectopascals.
Les dispositions du présent chapitre s'appliquent dès lors que des travailleurs sont exposés à une pression relative supérieure à 100 hectopascals dans l'exercice des activités suivantes réalisées avec ou sans immersion :
  • Travaux hyperbares exécutés par des entreprises soumises à certification et dont la liste est fixée par l'arrêté prévu à l'article R. 4461-48, en tenant compte de la nature et de l'importance du risque, comprenant notamment les travaux industriels, de génie civil ou maritimes,
  • Interventions en milieu hyperbare réalisées à d'autres fins que celles des travaux mentionnés au 1°, notamment dans le cadre d'activités physiques ou sportives, culturelles, scientifiques, techniques, maritimes, aquacoles, de santé, de sécurité, et de secours.
Le seuil est défini comme suit :

Action ou situation

Intensité minimale

Durée minimale

Interventions ou travaux
1 200 hectopascals
60 interventions ou travaux par an

Les établissements du Groupe Nexans en France ne sont pas concernés par ce facteur de risque.
Les températures extrêmes
Les températures extrêmes sont constatées dans les travaux exposant, de façon habituelle et régulière, à une forte chaleur ambiante ou rayonnante résultant de l’utilisation d’un traitement thermique, d’un processus de cuisson, de la transformation de produits en état de fusion, d’ignition ou d’incandescence, ou encore de la production d’énergie thermique. Ces températures extrêmes se retrouvent également lors de certains travaux d’extérieur ou d’intérieur réalisés habituellement dans le froid.
Le seuil de ce facteur est défini de la façon suivante :

Action ou situation

Intensité minimale

Durée minimale

Température inférieure ou égale à 5° ou au moins égale à 30 °
900 heures par an
Le bruit mentionné à l’article R. 4431-1 du Code du Travail
Pour l'application du présent article, les paramètres physiques utilisés comme indicateurs du risque sont définis comme suit :
  • Le niveau de pression acoustique de crête est le niveau de la valeur maximale de la pression acoustique instantanée mesurée avec la pondération fréquentielle C,
  • Le niveau d'exposition quotidienne au bruit est la moyenne pondérée dans le temps des niveaux d'exposition au bruit pour une journée de travail nominal de huit heures,
  • Le niveau d'exposition hebdomadaire au bruit est la moyenne pondérée dans le temps des niveaux d'exposition quotidienne au bruit pour une semaine nominale de cinq journées de travail de huit heures.

Le seuil de ce facteur est défini de la façon suivante :

Action ou situation

Intensité minimale

Durée minimale

Niveau d’exposition au bruit rapporté à une période de référence de 8 heures d’au moins 81 décibels (A)
600 heures par an
Exposition à un niveau de pression acoustique de crête au moins égal à 135 décibels (C)
  • fois par an

Les facteurs de pénibilité au titre de certains rythmes de travail :
Le travail de nuit dans les conditions fixées aux articles L. 3122-2 à L. 3122-5
L’article L. 3122-2 du Code du Travail définit le travail de nuit comme tout travail effectué au cours d'une période d'au moins neuf heures consécutives comprenant l'intervalle entre minuit et 5 heures. La période de travail de nuit commence au plus tôt à 21 heures et s'achève au plus tard à 7 heures.
En revanche, le seuil de ce facteur pour examiner l’exposition ou non du salarié, est défini de la façon suivante :

Action ou situation

Intensité minimale

Durée minimale

Une heure de travail entre 24 heures et 5 heures
100 nuits par an

Le travail en équipes successives alternantes
Le travail en équipes est une modalité d’organisation du travail permettant de répartir le temps d’utilisation des équipements entre plusieurs groupes de salariés, appelés « équipes », qui occupent successivement le même poste de travail, sur les mêmes équipements.
Dans le cadre d’un travail en équipes successives alternantes, une équipe commence son travail à l’heure où l’autre finit, les équipes passant alternativement d’un poste du matin à un poste de l’après-midi, puis à un poste de nuit à intervalles plus ou moins réguliers.
En pratique, les cycles 2X8, 3X8, 4X8, 5X8, et 2X12 pour les équipes de suppléance pourraient être concernés.
Le seuil de ce facteur pour examiner l’exposition ou non du salarié, est défini de la façon suivante (modifié par Décret n°2023-760 du 10 août 2023) :

Action ou situation

Intensité minimale

Durée minimale

Travail en équipes successives alternantes impliquant au minimum une heure de travail entre 24 heures et 5 heures
30 nuits par an

La Direction rappelle que pour les facteurs « travail de nuit » et « équipes successives alternantes », l’évaluation est faite sur le principe du réel, conformément à la législation, à savoir en fonction du nombre de nuits réellement effectuées par le salarié.
Le travail répétitif
Le travail répétitif est caractérisé par la réalisation de travaux impliquant l’exécution de mouvements répétés, sollicitant tout ou partie du membre supérieur, à une fréquence élevée et sous cadence contrainte.
Le seuil de ce facteur est défini de la façon suivante :

Action ou situation

Intensité minimale

Durée minimale

Temps de cycle inférieur ou égal à 30 secondes : 15 actions techniques ou plus

900 heures par an
Temps de cycle supérieur à 30 secondes, temps de cycle variable ou absence de temps de cycle : 30 actions techniques ou plus par minute


Il est rappelé que tous les seuils sont appréciés après application des mesures de protection collective et individuelle.

Diagnostics 
Un diagnostic a été réalisé au 31 décembre 2020, concernant l’ensemble des 10 facteurs d’exposition.
Ainsi, au 31 Décembre 2020, sur 2.364 salariés :
  • 33 au facteur « travail de nuit » soit 1,40 %,
  • 455 sont exposés au facteur « travail en équipes successives alternantes » soit 19,25 %,
  • 3 au facteur « manutention manuelle de charges » soit 0,13 %,
  • 5 au facteur « vibrations mécaniques » soit 0,21 %,
17 au facteur « bruit » soit 0,72 % .
Un diagnostic a été réalisé au 31 décembre 2021, concernant l’ensemble des 10 facteurs d’exposition.
Ainsi, au 31 Décembre 2021, sur 2.356 salariés :
  • 63 au facteur « travail de nuit » soit 2,67 %,
  • 514 sont exposés au facteur « travail en équipes successives alternantes » soit 21,82 %,
  • 4 au facteur « manutention manuelle de charges » soit 0,17 %,
  • 5 au facteur « vibrations mécaniques » soit 0,21 %,
  • 11 au facteur « agents chimiques dangereux » soit 0,47 %
  • 16 au facteur « bruit » soit 0,68 %

Un diagnostic a été réalisé au 31 décembre 2022, concernant l’ensemble des 10 facteurs d’exposition.
Ainsi, au 31 Décembre 2022, sur 2.303 salariés :
  • 43 au facteur « travail de nuit » soit 1,87 %,
  • 519 sont exposés au facteur « travail en équipes successives alternantes » soit 22,54 %,
  • 3 au facteur « manutention manuelle de charges » soit 0,13 %,
  • 5 au facteur « vibrations mécaniques » soit 0,22 %,
  • 11 au facteur « agents chimiques dangereux » soit 0,48 %
  • 15 au facteur « bruit » soit 0,65 %
495 salariés sont exposés à un facteur, et 71 salariés à au moins 2 facteurs.
Compte tenu des seuils légaux réglementaires, aucun salarié n’est exposé aux facteurs « travail en milieu hyperbare, postures pénibles, travail répétitif et températures extrêmes ».
Le Groupe Nexans en France a souhaité, avec les Organisations Syndicales, poursuivre sa démarche de prévention.
A ce titre, les parties conviennent de rappeler qu’une distinction est à faire entre d’une part l’exposition d’un salarié avec l’atteinte du seuil réglementaire d’exposition entraînant l’ouverture du compte professionnel de prévention (C2P) et d’autre part, les salariés pouvant être également exposés mais non déclarés au motif soit qu’ils n’atteignent les seuils légaux, soit qu’ils sont exposés à des facteurs de risque professionnel qui ne conduit pas à l’ouverture du C2P.
C’est pourquoi les parties rappellent que la démarche de prévention suivie par le Groupe Nexans en France s’applique à l’ensemble des salariés du Groupe.

Compte professionnel de prévention (C2P)
Le

compte professionnel de prévention (C2P) est géré par la CNAM.

Fonctionnement
Il est créé pour chaque salarié exposé à au moins un facteur au-delà du seuil fixé, et dont la durée du contrat de travail est supérieure ou égale à un mois, facteur devant être déclaré par son employeur via la DSN (Déclaration Sociale Nominative).

Cette déclaration permet au salarié concerné de bénéficier d'un compte et de

cumuler des points, au titre d'un ou plusieurs facteurs de risques sur une période donnée. Le compte professionnel de prévention est alimenté tout au long de la carrière, sans plafonnement (décret D. 2023-759 du 10 août 2023) et permet de financer certaines actions.


Les droits sont ouverts tout au long de la carrière, indépendamment des changements d'employeurs et des périodes de non-emploi. Les points accumulés restent acquis jusqu'à consommation totale, départ à la retraite ou décès du titulaire du compte.

En pratique, lorsque l’employeur déclare via la DSN un salarié exposé à un ou plusieurs facteurs, celui-ci reçoit un courrier de la CNAM l’informant de l’ouverture de son compte avec le nombre de points acquis, ainsi qu’un « Relevé de points ».
Utilisation
Depuis le 1er septembre 2023, les salariés voient leur compte crédité de

4 points par facteur de risque auquel ils sont exposés. Les points ne sont plus plafonnés à 8 par an en cas de multi-exposition. Lorsque le salarié n’effectue pas une année complète au sein de l’entreprise, chaque période de trois mois donne lieu à l’attribution d’un nombre de points égal au nombre de facteurs de risques professionnels auxquels le salarié est exposé.


Les points sont doublés pour les salariés nés avant le 1er Juillet 1956.

Les points cumulés sur le compte peuvent être utilisés par le salarié à tout moment pour :

Alimenter son compte personnel de formation en vue de financer une action lui permettant une reconversion sur un emploi moins pénible

Chaque point acquis sur le C2P ouvre droit à un montant de 500€ abondant le compte professionnel de formation (CPF). Ce montant de 500€ s’applique aussi pour financer des actions s’inscrivant dans le cadre d’un projet de reconversion professionnelle ainsi que la rémunération du salarié lorsqu’il suit ces actions en tout ou partie durant son temps de travail.

Les 20 premiers points inscrits sur le compte sont réservés au financement d'une formation ou d’un projet de reconversion professionnelle (R. 4163-13)

Pour les salariés nés entre le 01/01/1960 et le 31/12/1962, seuls les 10 premiers points sont réservés à cette utilisation.
Pour ceux nés avant le 01/01/1960, aucun point n'est réservé.
En pratique, la demande de formation doit être validée par l'organisme ou l'employeur prenant en charge les frais correspondants. Celui-ci se fait rembourser, dans la limite d'un plafond qui à la date de conclusion du présent accord est fixé à 12 Euros par heure de formation, par la caisse après lui avoir fourni une attestation établie dans des conditions fixées par arrêté et indiquant que la formation a été suivie et réglée. Lorsque le coût excède ce plafond, un financement supplémentaire peut être assuré par mobilisation du CPF ou d'autres points du C2P.

Financer un complément de rémunération en cas de réduction de sa durée de travail
Le plafond des points de C2P mobilisables pour passer à temps partiel avant 60 ans est fixé à 80 points (D.4163-13-1).
10 points permettent de financer un mi-temps pendant 4 mois.
Pour passer à temps partiel, le salarié doit faire sa demande auprès de son employeur, le temps travaillé ne pouvant être inférieur à 20 % ni supérieur à 80 % de la durée du travail applicable dans l'établissement.

Majorer sa durée d'assurance vieillesse/retraite
10 points ouvrent droit à un trimestre.
La

validation de trimestres d'assurance retraite (majoration de durée d'assurance) peut se faire dans la limite de 8 trimestres. Cette utilisation peut permettre d'anticiper jusqu'à 2 ans l'âge de départ à la retraite par rapport à l'âge légal, ou de prétendre à la retraite anticipée « longue carrière ».

Les trimestres retraite ainsi acquis sont pris en compte aussi bien pour déterminer la durée d’assurance que pour l’âge de départ à taux plein.
Après ouverture du compte de pénibilité par la CNAM et après inscription des points sur la base des informations transmises par la DSN, la CARSAT informera, chaque année, les salariés de l’ouverture du compte et/ou de son abondement et des éléments disponibles sur le site dédié ( www.preventionpenibilité.fr ).

Démarche de la prévention de la pénibilité
Lors de la première réunion de négociations, les parties sont convenues de retenir les quatre thèmes suivants :

  • Adaptation et aménagement du poste de travail,
  • Réduction des expositions aux facteurs réglementaires de pénibilité,
  • Aménagement des fins de carrière,
  • Amélioration des conditions de travail, notamment au plan organisationnel

Les parties conviennent que les thèmes 1 et 4 sont liés.
Evaluation des risques et Document unique

Les dangers, les risques générés par les dangers et les risques résiduels postérieurs à l’adoption de mesure de prévention sont évalués en fonction de leur probabilité d’occurrence (fréquence), de leur gravité potentielle, du nombre de personnes exposées, de la durée et des circonstances de l’exposition.
Les résultats de l’évaluation des risques pour la santé et la sécurité des salariés sont transcrits et mis à jour dans un document unique. Celui-ci est géré au niveau de chaque établissement. Cette évaluation comporte un inventaire des risques identifiés, dans chaque secteur de travail, y compris ceux liés aux ambiances thermiques. L’élaboration du document unique est une obligation juridique qui incombe à l’employeur.
Le document unique d’évaluation des risques est tenu, notamment, à la disposition des salariés, des membres des instances compétentes, du médecin du travail, des inspecteurs du travail et de la CARSAT.
Une nouvelle mise à jour des documents uniques dans les établissements sera faite pour intégrer l’ensemble des facteurs de pénibilité le cas échéant.
La mise à jour régulière du document unique permet le suivi des actions de prévention.
Les indicateurs
Au niveau de l’entreprise, les principaux indicateurs pertinents pour apprécier l’évolution des conditions de travail et déterminer les priorités en matière de prévention sont les suivants :
  • L’évolution du nombre des accidents du travail en distinguant la part des accidents sans arrêt (registre des accidents bénins) et des accidents avec arrêt de travail,
  • Le nombre d’accidents du travail mortels,
  • Le taux de fréquence des accidents du travail : nombre d’accidents avec arrêt multiplié par un million, divisé par le nombre d’heures travaillées,
  • Le taux de gravité des incapacités temporaires : nombre de journées d’incapacité temporaire pour 1000 heures de travail,
  • Le nombre de salariés ayant un taux d’incapacité d’au moins 10 %,
  • Evolution du nombre de maladies professionnelles par site et poste occupé,
  • L’évolution de la cotisation accidents du travail et maladies professionnelles,
  • L’absentéisme (brut et corrigé),
  • Nombre d’analyse de poste et nombre d’aménagement de poste sur l’année,
  • Nombre de salariés formateurs PRAP,
  • Nombre de salariés par risque professionnel (et % par rapport à l’effectif global),
  • Nombre de salariés exposés à 1 facteur de risque,
  • Nombre de salariés exposés à au moins 2 facteurs de risque
Ces indicateurs seront commentés dans le cadre de la commission de suivi des accords de groupe mise en place par l’article 8 bis « Modalités de suivi des accords de groupe » de l’accord relatif à la méthode de négociation menée au niveau du Groupe Nexans en France du 29 octobre 2021 et modifié par avenant du 22 mai 2023.
Les mesures de prévention générales en vue de réduire les expositions aux facteurs de pénibilité
Les parties rappellent que l’objet de l’accord est de prévenir, éradiquer dans la mesure du possible, voire réduire les expositions aux facteurs de pénibilité.

Des mesures de prévention de la pénibilité sont déjà mises en place ou en cours de mises en place au sein des établissements du Groupe Nexans en France.

Ces mesures ne sont efficaces que si elles sont prises au plus près du terrain et en associant toutes les composantes de l’entreprise (Direction, Encadrement, Salariés, Médecine du Travail, l’ensemble des institutions représentatives du personnel et syndicales de l’établissement).

Par ailleurs, les parties soulignent l’importance d’échanger « les bonnes pratiques » pouvant exister sur certains sites et à dupliquer sur les autres.


La Direction rappelle que le réseau « QHSE » se réunit quatre fois par an et doit permettre ces échanges. Ce réseau pourra être élargi une fois par an à d’autres interlocuteurs (animateurs, préventeurs sécurité, infirmière) pour faciliter ces échanges.

Les 9 principes généraux de prévention :


  • Eviter les risques,

  • Evaluer les risques qui ne peuvent être évités,

  • Combattre les risques à la source,

  • Adapter le travail aux salariés des deux sexes, en particulier en ce qui concerne la conception des postes de travail ainsi que le choix des équipements de travail et des méthodes de travail et de production, en vue, notamment, de limiter le travail monotone et le travail cadencé et de réduire les effets de ceux-ci sur la santé,

  • Tenir compte de l’état d’évolution de la technique,

  • Remplacer ce qui est dangereux par ce qui n’est pas dangereux ou par ce qui est moins dangereux,

  • Planifier la prévention, en y intégrant, dans un ensemble cohérent, la technique, l’organisation du travail, les conditions de travail, les relations sociales et l’influence des facteurs ambiants,

  • Prendre des mesures de protection collective, en leur donnant la priorité sur les mesures de protection individuelle,

  • Donner les instructions appropriées aux salariés.

Les parties signataires du présent accord souhaitent que soient prises en compte par chaque établissement, en fonction des priorités qui leur sont propres, les mesures de prévention ci-dessous mentionnées.


Les mesures générales :


  • Sensibilisation générale
La démarche générale de prévention suppose une sensibilisation préalable, de l’encadrement et de tous les salariés, aux risques professionnels.
La prise de conscience de l’importance de la prévention conditionne son efficacité. A ce titre, les parties conviennent qu’une sensibilisation particulière sur des thèmes relatifs à la pénibilité, notamment le bruit, les TMS, agents chimiques dangereux…, devra être prévue sur les sites en vue d’assurer une information à l’ensemble des salariés.
Cette sensibilisation peut se faire notamment au moment de la journée annuelle sur la Sécurité (« Safety Day »).
Par ailleurs, les actions d’information générale sur les objectifs de l’Etablissement, son organisation, l’importance de toutes les fonctions dans l’établissement, quel que soit leur positionnement hiérarchique, la finalité et la valeur des métiers et du travail réalisé, apportent une contribution importante à la prévention.

  • Formation des salariés à la sécurité dans l’établissement
Tout nouvel arrivant dans un établissement (contrat de travail à durée indéterminée, contrat de travail à durée déterminée, contrat de travail temporaire, stagiaires …) se verra dispenser une formation pratique et appropriée, en matière de sécurité (« accueil sécurité »).
Cette formation sera déclinée au poste de travail.
Les Parties rappellent l’importance de former tout nouvel arrivant dans le cadre de l’accueil sécurité mais aussi sur le poste de travail. La Direction veillera au respect de cet engagement.
Cette formation doit être actualisée régulièrement. Les membres de l’instance compétente sont consultés sur les programmes de formation et veillent à leur mise en œuvre effective.

  • Rôle des instances compétentes en vigueur (comité social et économique et, le cas échéant, sa commission santé et sécurité et conditions de travail actuels)

Les parties rappellent que les comités sociaux et économiques ou, le cas échéant, les commissions santé, sécurité et conditions de travail ont pour mission l’analyse et la prévention des risques professionnels.

Ces instances sont chargées de procéder à l’analyse des risques professionnels auxquels peuvent être exposés les salariés de l’établissement (notamment les femmes enceintes, ainsi que des effets de l’exposition aux facteurs de risques professionnels mentionnés à l'article L. 4161-1 du Code du travail).

À ce titre, le comité social et économique ou, le cas échéant, la CSSCT est chargée de rédiger annuellement un rapport sur la situation de l’établissement vis-à-vis des risques professionnels qui doit ensuite être transmis au comité social et économique de rattachement.

A cette fin, ces instances sont chargées de la promotion de la prévention des risques professionnels dans l’établissement et de susciter toute initiative qu’elles estiment utile dans cette perspective.

Elles peuvent proposer, à cet effet, des actions de prévention.

Dans ce cadre, les parties rappellent la pertinence d’associer ces instances dans les prises de décisions liées aux évolutions des conditions de travail et notamment aux évolutions des outils de travail ayant un effet sur l’exposition aux différents facteurs de risques professionnels.

  • Formation des membres des instances compétentes en vigueur (comité social et économique et, le cas échéant, sa commission santé et sécurité et conditions de travail actuels)
Conformément aux dispositions de l’article L. 2315-18 du Code du Travail, les membres de l’instance compétente bénéficient de la formation nécessaire à l’exercice de leurs missions pour les aider à déceler et à mesurer les risques professionnels ainsi qu’à analyser les conditions de travail.
Les parties rappellent que l’organisme de formation doit être laissé au choix du membre de l’instance compétente, tout en restant dans la région du site.

  • L’appui d’acteurs extérieurs au Groupe
Les parties au présent accord rappellent pour les parties prenantes à la prévention de l’exposition aux facteurs de risques professionnels la possibilité de s’appuyer sur les services d’acteurs externes et particulièrement les services de santé au travail.
Des accompagnements spécifiques sont également proposés aux entreprises du groupe dont l’effectif est inférieur à 200 salariés.
Parmi les accompagnements existants à la date de conclusion du présent accord figurent notamment les contrats de prévention conclus avec la Carsat, ou encore les fonds pour l’amélioration des conditions de travail (FACT) gérés par l’Anact.
Il est également rappelé que le Groupe Nexans s'associe à l'Agefiph en vue de conclure une convention mettant en avant leur partenariat. Une telle convention, une fois signée, permettrait de mobiliser des moyens complémentaires en faveur du handicap notamment lié à l’exposition aux facteurs de risques professionnels.

Les mesures spécifiques à certains risques :


Des objectifs de prévention sont définis en annexe 2, outre les mesures spécifiques détaillés ci-après.

  • Manutentions manuelles de charges :
En vue de la prévention de ce risque professionnel, la mécanisation des tâches de manutention (par exemple appareils de levage, chariots, palans, tables élévatrices, transpalettes électriques …) et une formation technique et pratique aux gestes et postures à adopter sont prioritaires.
A ce titre, la Direction s’engage à poursuivre sur l’ensemble des sites et pour les salariés concernés par les manutentions manuelles de charges, la formation / sensibilisation « Gestes et Postures » et pour les salariés dépassant le seuil réglementaire, d’en bénéficier au minimum tous les deux ans.
La formation / sensibilisation pourra être assurée par un salarié reconnu formateur PRAP (formateur en Prévention des Risques liés à l’Activité Physique) afin de faciliter les échanges entre sites et de partager les bonnes pratiques.
Par ailleurs, l’action de prévention porte également sur le conditionnement de la charge, sa dimension, sa stabilité, la répartition des contenus, et l’incitation des salariés à utiliser les outils de manutention à leur disposition (exemples du « pousse-bobine », des transpalettes électriques …).
L’environnement de travail doit prévoir des espaces suffisants, des sols égaux, stables, dégagés, suffisamment éclairés et dont les distances ne sont pas trop longues.


  • Postures pénibles /vibrations mécaniques :
Pour ce type de risque, il est nécessaire de développer une approche ergonomique.
Un diagnostic ergonomique permet d’améliorer les situations de travail, en vue, notamment, de prévenir l’apparition des troubles musculosquelettiques.
Si l’ergonomie corrective permet des actions immédiates, notamment par l’adaptation des postes de travail, l’amélioration des conditions de travail, à long terme, passe par l’intégration de l’ergonomie, lors de la conception des procédés de production et des organisations du travail. La prise en compte de l’ergonomie est réalisée au moment de l’élaboration des cahiers des charges industriels et de la définition des méthodes.
Par exemple pour les machines neuves, elle fait partie des exigences essentielles requises, lors de leur mise sur le marché. A ce titre, la Direction s’engage à prévoir, dans le cahier des charges des contrats d’achat des machines, une clause spécifique sur l’attention à apporter concernant l’ergonomie de l’équipement et le bruit généré par ce dernier.
Par ailleurs, la rénovation des machines peut être l’occasion d’améliorer leur ergonomie.
Dans ce cadre, les Parties conviennent d’apporter une attention particulière et une mention spécifique en cas d’achat et/ ou de modification de machines ou équipements neufs, afin de veiller à ce que ces derniers soient adaptés, dans la mesure du possible, aux hommes et aux femmes, ainsi qu’aux travailleurs reconnus handicapés.
Les retours d’expérience des opérateurs et de l’encadrement de proximité constituent une source d’information à prendre en compte.
Cette approche ergonomique doit s’effectuer en amont, dès l’étude d’achat ou « avant-projet », et ce, en concertation avec l’instance compétente (comité social et économique et, le cas échéant, sa commission santé et sécurité et conditions de travail actuels) de l’établissement, l’animateur sécurité et/ou le responsable QHSE, et/ou l’infirmier.

Concernant l’infirmière sur site, les Parties rappellent qu’il est important, dans la mesure du possible, de l’associer dans les réflexions et sujets, notamment ergonomie, analyse accidents.

  • Les agents chimiques dangereux :
La prévention du risque chimique repose sur une évaluation préalable des risques conduisant à supprimer le risque ou à réduire au minimum les expositions. La substitution des agents chimiques dangereux et, en particulier, des agents CMR doit être recherchée. Celle-ci est réalisée, en fonction de l’état des techniques disponibles, en veillant à ne pas introduire des risques nouveaux pour les salariés, ou, indirectement pour les utilisateurs finaux des produits manufacturés. L’Etablissement s’engage à veiller également à ce que les fournisseurs transmettent une fiche de données de sécurité (FDS) à jour et en français.
Les Responsables QHSE veillent à la bonne application de l’argumentation REACH au sein des différents établissements en vue de pouvoir anticiper et contrôler toute commande identifiée comme produit dangereux selon la nomenclature.
Enfin, la Direction s’engage à prévoir, dans le cadre de l’utilisation de produits CMR (Cancérigène, Mutagène et Reprotoxique), une information auprès des utilisateurs et un affichage des fiches de données de sécurité aux postes de travail concernés avec les recommandations sur le port des EPI adéquats.

  • Les températures extrêmes :
Aménager des aires de repos, des zones d’ombre ou des locaux chauffés pour les temps de pause.
Fournir des équipements de travail adaptés aux conditions thermiques.
Prévoir une source d’eau potable réfrigérée (10-15°C) et inciter les salariés à boire souvent de l’eau.
Lutter contre les courants d’air ou froid extérieur (sas d’entrée, chicanes, etc.).
Aménagement d’horaire ponctuel et exceptionnel si l’organisation le permet.
Mise en place d’un plan canicule dans le respect des dispositions légales en vigueur, avec une information des salariés.

Il est porté une attention toute particulière à cette dernière mesure. Si à la date de conclusion du présent accord, aucun salarié n’atteint ou ne dépasse les seuils d’exposition au présent risque, il est constaté une augmentation des situations de canicules pouvant conduire sur le long terme au dépassement de ces seuils. Il convient dès lors d’avoir une approche préventive renforcée.

  • Le bruit :
Une cartographie régulière des niveaux sonores dans les établissements a été mise en place et doit être tenue à jour. Le capotage d’appareils sources de niveaux sonores élevés et de gêne se poursuit.
A ce titre, la Direction rappelle un des principes généraux de prévention mentionnés ci-dessus, à savoir qu’il convient de prendre des mesures de protection collective, en leur donnant la priorité sur les mesures de protection individuelle.
Des casques anti-bruits ergonomiques et des bouchons d’oreilles performants (éventuellement bouchons moulés sur mesure) sont fournis.


  • Le travail de nuit :
Organiser des campagnes collectives de sensibilisation à une bonne hygiène de vie : alimentation et gestion du sommeil en relation avec le travail de nuit.
Organiser les conditions dans lesquelles les salariés travaillant de nuit peuvent aussi bénéficier des services de l’établissement accessibles en journée (service RH, service de santé au travail …).
Limiter le travail de nuit pour les salariés qui en font la demande (par exemple, les salariés proches de la retraite ou ayant des contraintes familiales spécifiques) si l’organisation du travail dans l’établissement le permet.
Sur le lieu de travail, prévoir des éclairages suffisant la nuit.


  • Le travail en équipes successives alternantes
Aménager les lieux et postes de travail en fonction de l’alternance des équipes (dimensionnement suffisant des locaux en cas de recouvrement des équipes).
Concernant les rythmes d’alternance, prévoir les conditions et délais de prévenance des changements d’horaires.
Organiser et porter à la connaissance des travailleurs postés les procédures à suivre pour une demande de sortie du travail posté dans la mesure où l’organisation locale le permet.

A ce titre ; le Groupe Nexans entend poursuivre les efforts entrepris quant à la réduction du nombre de salariés assujettis à des horaires en équipes de nuit, le week-end ou les jours fériés tels que les 3x8, 4x8 ou les équipes de suppléance.


  • Le travail répétitif
Adapter les plans de travail, éviter les postures de travail contraignantes.
Repenser la répartition des tâches et suivre les affectations, alterner les tâches répétitives et non répétitives.

Adaptation et aménagement du poste de travail & Amélioration des conditions de travail notamment au plan organisationnel
De manière générale, la gestion des fins de carrière et les conditions de travail qui y sont associées sont des sujets complexes à traiter. La réduction de l’exposition à la pénibilité, pour qu’elle soit optimale, devra passer par de la formation, une optimisation de l’organisation et de l’équipement industriel.

  • Ergonomie

Dans le cadre de sa démarche de prévention et en lien avec médecin du travail, les parties conviennent de prévoir des études des postes exposés à un ou plusieurs facteurs en vue de diminuer le risque et d’aménager des postes autant que faire se peut.
Favoriser le recours à la formation et/ou à la sensibilisation en termes de prévention type « gestes et postures », notamment par la communication des bonnes pratiques dans l’intérêt de l’ensemble des salariés.
L’entreprise s’engage à examiner les facteurs d’amélioration des conditions de travail au regard des situations de travail devenues pénibles des salariés âgés.
Par ailleurs, dans le cadre de son engagement relatif à l’amélioration des conditions de travail, la Direction s’engage à poursuivre les études ergonomiques avec une société extérieure ou avec le service de médecine du travail, sur les postes les plus exposés de quelques sites (en commençant par un ou deux sites pilotes) en allouant un budget spécifique pour cette étude, et de procéder à cette étude de façon systématique en cas de maladie professionnelle reconnue.
A ce titre, des objectifs de progression sont définies en annexe 2 du présent accord. Un retour sera fait en local aux instances concernées, et lors de la Commission de Suivi Centrale. Par ailleurs, les Parties soulignent l’importance d’échanger sur les résultats lors d’une réunion du réseau QHSE, afin d’encourager le partage de bonnes pratiques et d’assurer un suivi de ces études.
Enfin, les parties conviennent de l’importance d’avoir un formateur PRAP (Prévention des Risques liés à l’Activité Physique) sur Site. A ce titre, la Direction s’engage à poursuivre la campagne de formation durant les trois années d’application de l’accord et à la déployer sur l’ensemble des société, afin de généraliser, autant que faire se peut, la présence d’un formateur PRAP par site et en vue d’alimenter un réseau « formateur PRAP ».
La Direction rappelle que le salarié reconnu « formateur PRAP » peut également procéder à une étude ergonomique.
  • Suivi des salariés suite à des restrictions médicales / MP et AT / Taux d’incapacité d’au moins 10 %


Une vigilance particulière est apportée quand un salarié est victime d’un accident du travail ou en cas de maladie professionnelle reconnue et une étude de poste avec le médecin du travail pourra être faite en vue de prévoir des adaptations de poste.
La Direction rappelle l’importance de maintenir les salariés, qu’ils soient seniors ou non, concernés par des restrictions médicales, à leur poste de travail. Toutefois, compte tenu de l’organisation des sites (temps de travail, organisation matérielle, ...), il n’est pas toujours possible de proposer un poste aménagé aux salariés concernés.

C’est pourquoi, dans le cadre de l’amélioration des conditions de travail, la Direction s’engage à avoir une réflexion au niveau des sites, en travaillant sur une liste / cartographie des postes aménagés ou « allégés » déjà existants, en collaboration avec l’infirmière si elle est présente et/ou l’instance compétente, avec notamment la raison de l’aménagement (maladie professionnelle, accident du travail, restrictions médicales, inaptitude, …).


Dans la continuité, il est par ailleurs nécessaire de bien analyser les origines des restrictions médicales, des maladies professionnelles, des accidents du travail, des taux d’incapacité d’au moins 10 %, afin de prévoir le plan d’action adéquat au niveau central, pour application en local.

Par ailleurs, il est décidé de poursuivre une consolidation au niveau du Groupe Nexans en France et une méthodologie commune, bien que déclinée site par site en fonction des spécificités locales, sur les aspects liés aux restrictions médicales, maladies professionnelles, accidents du travail, des taux d’incapacité d’au moins 10 %, et inaptitudes :

  • Analyse fine des causes des restrictions médicales, maladies professionnelles, accidents du travail, des taux d’incapacité d’au moins 10 %, et inaptitudes,
  • Élaboration en central d’une méthodologie type (exemple de « l’arbre des causes ») sur les restrictions médicales,
  • Validation des circuits de travail entre la médecine du travail / acteurs de santé au travail / Directeurs et RH de Site

Aménagement des fins de carrière
L’entretien professionnel
Deux entretiens professionnels doivent avoir lieu sur une période de 6 ans. Sur demande écrite du salarié, un troisième entretien professionnel est organisé par l’employeur sur la même période tous les 2 ans et aussi dans le cadre de suspension de travail, notamment à l’issue d’un arrêt longue maladie.
Cet entretien est mis à profit pour examiner les évolutions prévisibles, à court et moyen termes, dans l’emploi du salarié. Il permet également, dans le cadre de l’organisation de l’entreprise, d’évoquer un éventuel départ à la retraite et ses modalités.
Par ailleurs, il permet de faire le point sur :
  • Un éventuel aménagement des conditions d’emploi (aménagement de poste, aménagement d’horaires, tutorat ou toute autre adaptation prenant en compte l’expérience professionnelle du salarié),
  • Les modalités de fin de carrière.

A l’issue de l’entretien, il peut être décidé de recourir à des mesures adaptées au cas par cas en fonction des possibilités de l’entreprise :
  • Bilan de compétences,
  • Période de professionnalisation,
  • Aménagement d’horaire pour les métiers sensibles
  • Mobilité interne
L’aménagement de fin de carrière
Trois ans avant la date théorique de leur départ à la retraite à taux plein, et sous réserve de la compatibilité de ces mesures avec le fonctionnement et l’organisation du service (conditions définies par chaque établissement) :
  • Les salariés postés (5x8, 4x8, 3x8 et équipe de suppléance) peuvent demander un passage en 2x8 ou de journée,
  • Les salariés non cadres travaillant à temps plein peuvent demander un passage à temps partiel,
  • Les salariés cadres au forfait jour peuvent demander une réduction de celui-ci
Les conditions de ces aménagements sont définies par les établissements par voie de note de service après information et consultation de l’instance compétente.
Ce dispositif est ouvert aux salariés dans la limite d’un quota défini par chaque établissement en fonction des possibilités d’organisation.
Les pertes de salaire de ces salariés, induites par le changement d’horaire, sont compensées de manière dégressive sur 18 mois, de la façon suivante :
  • 1er / 2ème / 3ème mois :100 %
  • 4ème / 5ème / 6ème mois :85 %
  • 7ème / 8ème / 9ème mois : 70 %
  • 10ème /11ème / 12me mois : 60 %
  • 13ème /14ème / 15me mois :50 %
  • 16ème / 17ème / 18me mois : 40 %
A partir du 19ème mois, la compensation est stoppée.
Afin que le changement d’horaire n’induise pas une dégradation des droits du bénéficiaire au regard de sa retraite, certaines cotisations sont déterminées sur la base du salaire correspondant à une activité exercée à temps plein.
Cela concerne les cotisations :
  • D’assurance vieillesse du régime général,
  • De retraite complémentaire obligatoire ARRCO / AGIRC
Le Groupe Nexans en France prend en charge la part salariale des cotisations d’assurance vieillesse et de retraite complémentaire correspondant au supplément d’assiette.
Conformément à l’article L.241-3-1 du Code de la Sécurité Sociale, cette prise en charge n’est pas assimilable à une rémunération soumise à charges sociales, sous réserve d’un accord collectif et d’un avenant au contrat de travail.
Lors du départ à la retraite du salarié concerné par cet aménagement, l’indemnité de départ à la retraite est calculée sur la base du salaire antérieur au changement d’horaire.
Les personnes souhaitant bénéficier de ce dispositif auront un entretien et une simulation personnalisée des conditions d’application, avant de prendre leur décision.
Retraite progressive
La retraite progressive est un dispositif d’aménagement de fin de carrière permettant au salarié de percevoir une fraction de sa pension de retraite de base, tout en exerçant une activité à temps partiel.
Ce dispositif repose exclusivement sur le volontariat des salariés et sur l’accord de l’entreprise.
L’entreprise s’engage à transmettre toutes les informations nécessaires aux salariés qui seraient intéressés par ce dispositif et qui en feraient la demande.
Par ailleurs, l’entreprise s’engage à étudier de façon objective toute demande de retraite progressive.
Afin que le changement d’horaire n’induise pas une dégradation des droits du bénéficiaire au regard de sa retraite, certaines cotisations sont déterminées sur la base du salaire correspondant à une activité exercée à temps plein.

Cela concerne les cotisations :
  • D’assurance vieillesse du régime général,
  • De retraite complémentaire obligatoire ARRCO / AGIRC
Le Groupe Nexans en France prend en charge la part salariale des cotisations d’assurance vieillesse et de retraite complémentaire correspondant au supplément d’assiette.
Conformément à l’article L.241-3-1 du Code de la Sécurité Sociale, cette prise en charge n’est pas assimilable à une rémunération soumise à charges sociales, sous réserve d’un accord collectif et d’un avenant au contrat de travail.

Les personnes souhaitant bénéficier de ce dispositif auront un entretien et une simulation personnalisée des conditions d’application, avant de prendre leur décision.
Accompagnement préparation à la retraite
Afin d’aider les salariés proches de l’âge de la retraite, les RH d’établissement accompagneront les salariés dans le cadre de leurs formalités administratives liées à leur fin de carrière. A ce titre, des réunions d’information portant sur la retraite et animées en partenariat avec les CARSAT (Caisse d'Assurance Retraite et de la Santé au Travail) pourront être proposées aux salariés.
Formation / TSF
La réduction de l’exposition à la pénibilité, pour qu’elle soit optimale, peut passer par de la formation.
La Direction rappelle que les salariés disposant d’un Compte Professionnel de Prévention pourront utiliser les premiers points acquis en vue de de financer une action leur permettant une reconversion sur un emploi moins pénible.
Par ailleurs, la Direction s’engage à privilégier la désignation de formateurs internes opérationnels (priorité donnée au personnel posté) parmi les salariés de 50 ans et plus souhaitant transmettre leur connaissance et savoir-faire.
Attribution de congés supplémentaires pour le personnel posté selon l’âge :
Ces congés supplémentaires définis ci-après s’ajoutent aux congés d’ancienneté prévus aux articles 89.1 et 89.2 de la convention de branche de la métallurgie du 7 février 2022.
55 ans et plus
Deux journées de congés supplémentaires par année (date anniversaire) est accordée pour le personnel travaillant en horaire posté (2X8, 3X8, 4X8, 5X8, WE) et âgé de 55 ans et plus.
60 ans et plus
Trois journées de congés supplémentaires par année (date anniversaire) est accordée pour le personnel travaillant en horaire posté (2X8, 3X8, 4X8, 5X8, WE) et âgé de 60 ans et plus.
Ces dispositions sont appliquées sauf dispositions plus favorables appliquées sur certains établissements via un accord ou usage.
Dispositions générales
Durée de l’accord et entrée en vigueur.
Le présent accord entre en vigueur à compter du 1er avril 2024.
Les parties conviennent que le présent accord est conclu pour une durée déterminée de trois ans soit jusqu’au 31 mars 2027.
Portée de l’accord
Les parties au présent accord déclarent l’universalité de la Politique de prévention à l’exposition des différents facteurs de risque professionnels au sein du Groupe Nexans en France. C’est pourquoi le présent accord a pour finalité de définir une politique Pénibilité commune et identique à l’ensemble des sociétés du Groupe.
Afin d’assurer cette finalité, d’une part les stipulations du présent accord de groupe se substituent à celles ayant le même objet résultant d'accords collectifs d’entreprise ou d'établissement conclus avant ou après son entrée en vigueur dans le champ d'application mentionné à l'article 1 du présent accord. D’autre part, le présent accord emporte dénonciation de l’ensemble des usages et décisions unilatérales portant sur la pénibilité.
Suivi de la mise en œuvre de l’accord
Un plan d’action conforme aux engagements du présent accord sera mis en place dans les trois mois suivant la signature de l’accord.
Les indicateurs définis à l’ REF _Ref147829869 \w \h \* MERGEFORMAT Article 3.2 du présent accord sont mesurés et présentés à commission de suivi de groupe mise en place par l’article 8 bis « Modalités de suivi des accords de groupe » de l’accord relatif à la méthode de négociation menée au niveau du Groupe Nexans en France du 29 octobre 2021 et modifié par avenant du 22 mai 2023.
Les parties au présent accord rappellent par ailleurs que la compétence du comité social et économique et de sa commission santé sécurité et conditions de travail comprend la prévention des effets de l’exposition aux facteurs de risque professionnel. A ce titre, les indicateurs de suivi peuvent également être présentés lors de ces instances.
Révision
Le présent accord peut être révisé, à tout moment pendant sa période d’application, par accord collectif de groupe conclu sous la forme d’un avenant.
La demande d’engagement de la procédure de révision est formulée par tout moyen permettant de déterminer la date de réception de cette demande aux sociétés visées à l’annexe 1 et à chaque organisation habilitée à négocier l’avenant de révision.
L’invitation à négocier l’avenant de révision est adressée par la direction du Groupe Nexans aux organisations syndicales représentatives dans le mois courant à compter de la première notification des demandes d’engagement de la procédure de révision.
Les conditions de validité de l’avenant de révision obéissent aux conditions posées aux articles L. 2232-12 et L. 2232-34 du Code du travail.
Adhésion
Toute organisation syndicale représentative, non-signataire, peut décider d'adhérer à tout moment et sans réserve, au présent accord, dans les conditions et formes prévues à l’article L. 2261-3 et suivant du Code du travail.
Dépôt légal et publicité de l’accord
Le présent accord est établi en 6 exemplaires.
À l'issue de la procédure de signature, et en application des dispositions de l'article L. 2231-5 du Code du travail, la direction notifiera le texte du présent accord à l'ensemble des organisations syndicales représentatives.
En application des articles D. 2231-2 et suivants du Code du travail, le présent accord sera déposé sur la plateforme de téléprocédure du Ministère du Travail :
  • dans une version électronique, non anonymisée, présentant le contenu intégral de l'accord déposé, sous format PDF, datée, revêtue du lieu de signature et des signatures originales, accompagnée des pièces nécessaires à l'enregistrement ;
  • dans une version électronique de l'accord déposé en format DOCX, anonymisée, dans laquelle toutes les mentions de noms, prénoms des personnes signataires et des négociateurs (y compris les paraphes et les signatures) sont supprimées (non visibles), et uniquement ces mentions. Le nom du Groupe ainsi que des sociétés couvertes par l’accord continuera à apparaître, ainsi que les noms des organisations syndicales et le lieu et la date de signature.
Un exemplaire signé sera, par ailleurs, remis à chaque signataire et déposé au secrétariat du greffe du Conseil de prud'hommes du lieu de sa conclusion. Le présent accord sera diffusé sur l’intranet de l’entreprise et tenu à la disposition des salariés.


Fait à Courbevoie le 24/04/2024
En 6 exemplaires


Pour le Groupe Nexans en France,
XXXXX



Pour la C.F.D.T.
XXXXXX



Pour la C.F.E-C.G.C.
XXXXXX
Pour la C.G.T.
XXXXXX
Pour F.O.
XXXXXXX


ANNEXE 1

Liste des sociétés entrant dans le champ d’application de l'accord de groupe



  • La société Nexans France, S.A.S.U, enregistrée au registre du commerce et des sociétés de Nanterre sous le numéro 428 593 230, et dont le Siège Social est situé 4 allée de l’Arche 92400 Courbevoie,


  • La société Nexans Financial And Trading Services, S.A.S., enregistrée au registre du commerce et des sociétés de Nanterre sous le numéro 484 840 574, et dont le Siège Social est situé 4 allée de l'Arche 92400 Courbevoie,


  • La société Nexans Aerospace France, S.A.S., enregistrée au registre du commerce et des sociétés de Nanterre sous le numéro 844 473 256, et dont le Siège est situé 4, allée de l'Arche, 92400 Courbevoie,


  • La société Nexans Industrial Solutions France, S.A.S., enregistrée au registre du commerce et des sociétés de Nanterre sous le numéro 844 439 224, et dont le Siège est situé 4, allée de l'Arche, 92400 Courbevoie,


  • La société Nexans Power Accessories France, S.A.S., enregistrée au registre du commerce et des sociétés de Nanterre sous le numéro 444 384 366, et dont le Siège est situé zone Industrielle, 08350 Donchery,


  • La société Eurocable, S.A.S., enregistrée au registre du commerce et des sociétés de Nanterre sous le numéro 399 694 298, et dont le Siège est situé 88230 Plainfaing,


  • La société Nexans Solar Technologies, S.A.S., enregistrée au registre du commerce et des sociétés de Nanterre sous le numéro 484 853 213, et dont le Siège est situé Europarc de Pichaury, Bat A6 1330 Jean René Guillibert Gauthier de la Lauzière, 13290 Aix-en-Provence.

ANNEXE 2

Objectifs de progression


Ergonomie au poste de travail
Au moins 5 projets d’amélioration de l’ergonomie par an et par site
Températures extrêmes
Diagnostic des impacts du changement climatique sur chaque établissement à préciser avec les industriels de manière à anticiper les mesures de prévention
Bruit
Au moins une cartographie du bruit par établissement tous les 3 ans
Rythme de travail
Au moins une enquête sur la santé des collaborateurs exposés au facteur de risque professionnel du travail de nuit ou du travail en équipes alternantes (impact sur le sommeil, l’alimentation, …) tous les 3 ans
Taux de fréquence des accidents du travail
Taux de fréquence 1 (TF1) < 0,9

Le taux de gravité des incapacités temporaires 
SR1 < 0,10
Nombre de salariés formateurs PRAP
Au moins 2 salariés formateurs PRAP par établissement

Mise à jour : 2024-05-21

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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