Accord d'entreprise AREA

ACCORD D'ENTREPRISE N°156 RELATIF AUX MESURES D’ACCOMPAGNEMENT DE L’EVOLUTION DE LA FILIERE COMMERCIALE DE LA DIRECTION DU RESEAU

Application de l'accord
Début : 05/02/2026
Fin : 01/01/2999

10 accords de la société AREA

Le 30/01/2026





  • ACCORD D'ENTREPRISE N°156

  • RELATIF AUX MESURES D’ACCOMPAGNEMENT DE L’EVOLUTION DE LA FILIERE COMMERCIALE DE LA DIRECTION DU RESEAU

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Entre la Société AREA, dont le siège social est sis 22 D Avenue Lionel Terray, 69330 JONAGE, ayant pour numéro SIRET 70202787100467, représentée par Monsieur XXXX, Directeur Général, ayant donné délégation à Monsieur XXXX, Directeur des Ressources Humaines,




D’UNE PART,


Et





Les Organisations Syndicales, représentées par leurs Délégués Syndicaux,




D’AUTRE PART,









Il a été convenu et arrêté ce qui suit.





PREAMBULE


Dans le cadre du projet dit « MOBILIS Phase 2 », il a été décidé que les sociétés APRR et AREA apporteraient à la société MOBILIS leurs actifs et passifs affectés à la branche de commercialisation des activités de télépéage, comprenant les activités commerciales et la facturation dédiée à ces activités, par voie de deux apports partiels d’actifs (APA) prenant effet au 1er janvier 2026.

Ce projet de détourage de ces activités, également dénommé « feuille de route commerciale » au sein d’AREA, a fait l’objet d’une information consultation du CSE AREA en juillet 2025.

Si les salariés de la Direction du réseau AREA participant à l’activité de vente et de gestion du télépéage ne sont pas directement concernés par cette opération, puisqu’ils ne sont pas transférés à la société MOBILIS, le détourage de cette activité et le déploiement de la stratégie commerciale exposée au CSE en juillet 2025, auront nécessairement un impact sur leurs fonctions au cours des prochaines années.

Dans ce contexte, et conformément aux engagements pris dans le cadre de l’accord d’entreprise n°149 relatif aux mesures salariales pour 2024, la Direction et les organisations syndicales se sont réunies aux fins de négocier des mesures d’accompagnement de l’évolution de la filière commerciale de la Direction du réseau.

Conformément aux engagements pris par la Direction Générale, cette évolution sera opérée sans licenciement ou mutation forcée.

Tel est l’objet du présent accord.


ARTICLE I – CHAMP D’APPLICATION


Le présent accord s’applique à l’ensemble des salariés de la filière commerciale rattachés à la Direction du réseau AREA, sauf lorsqu’une disposition prévoit, pour une mesure donnée, un champ d’application différent.


ARTICLE II – INFORMATION DES SALARIES ET DES REPRESENTANTS DU PERSONNEL

II – A : Information des salariés de la filière commerciale


La Direction mettra en place des dispositifs d’information et de communication à destination de chacun des collaborateurs concernés par l’évolution de la filière commerciale de la Direction du réseau AREA.


Ainsi, la Direction du réseau AREA organisera notamment une rencontre avec les salariés de chaque unité de travail rattachée à la filière commerciale aux fins de leur présenter les évolutions induites par la feuille de route commerciale, de leur donner de la visibilité sur les conditions de poursuite de leur activité et de les informer sur les mesures prévues par le présent accord.

Cette mesure s’inscrit dans le cadre des dispositions de l’accord d’entreprise n°150 relatif à la qualité de vie et des conditions de travail et à la prévention des risques psychosociaux.

II – B : Information des représentants du personnel


Il est convenu entre les parties signataires du présent accord qu’un point sera, si nécessaire, inscrit à l’ordre du jour des réunions du CSE, afin de communiquer des informations concernant les étapes de déploiement de la feuille de route commerciale.

Par ailleurs, à l’occasion de la réunion annuelle de la commission GEPP prévue par l’article III-B de l’accord d’entreprise n°144, un point spécifique sera consacré à la filière commerciale de la Direction du réseau AREA.

Enfin, si cela s’avère nécessaire en raison d’évolutions significatives, une réunion de la commission GEPP pourra également être organisée sur cette thématique.

ARTICLE III – MESURES DE FORMATION – RECONVERSION

Au-delà des différents outils et dispositifs existants dans l’entreprise, tels qu’ils sont énumérés dans l’accord d’entreprise n°144 relatif à la GEPP, les collaborateurs visés à l’article I du présent accord, pourront se voir proposer les mesures figurant ci-après.

Ces mesures visent, entre autres, à reconduire et améliorer, pour les salariés de la filière commerciale de la Direction du réseau, celles figurant à l’article VI de l’accord d’entreprise n°78.

Il est rappelé qu’elles reposent sur le volontariat.


III – A : Entretien individuel

Tout salarié de la filière commerciale de la Direction du réseau AREA pourra, dès après la signature du présent accord, solliciter un entretien individuel avec son supérieur hiérarchique direct (N+1) en vue de faire le point sur les souhaits d’évolution professionnelle, en interne ou en externe.

Cet entretien se déroulera sur la base d’un support spécifique qui, une fois renseigné par les parties, sera adressé à la DRH.


Au cours de cet entretien, chaque salarié se verra remettre sa fiche individuelle de carrière instituée par l’article IV—B — 5 de l’accord d’entreprise n°144 relatif à la GEPP et pourra se voir présenter, dès lors qu’elle sera finalisée, l’aire de mobilité dont relève l’emploi qu’il occupe (article IV—B — 4 du même accord).

Si le salarié le souhaite, il pourra ensuite solliciter un second entretien avec la filière RH.

III – B : Financement d’un bilan de compétences


Le bilan de compétences est un outil de diagnostic qui permet au salarié, d’une part, d’analyser ses compétences professionnelles et personnelles, ses aptitudes et ses motivations et, d’autre part, de définir un projet professionnel et, le cas échéant, un projet de formation, ou de vérifier la pertinence et la faisabilité de son projet professionnel.

Il relève de l’initiative individuelle du salarié et sa durée légale est de 24 heures.

Le bilan de compétences est en principe réalisé hors temps de travail, en mobilisant les droits figurant dans le Compte Personnel de Formation (CPF).

Toutefois, dans le cadre du présent accord, AREA s’engage à prendre en charge sur le plan de développement des compétences, tout bilan de compétences sollicité par un salarié de la filière commerciale de la Direction du réseau AREA. Le bilan de compétences pourra se dérouler sur le temps de travail du bénéficiaire.

Les dates et heures des rendez-vous devront préalablement être fixés d’un commun accord entre le collaborateur et le responsable hiérarchique. Ces autorisations d’absences donneront lieu au maintien du salaire de base.

Le bilan de compétences sera réalisé par un organisme choisi par la Direction. A son issue, un entretien de suivi sera organisé avec la filière RH à l’occasion duquel les conclusions du bilan de compétences seront partagées. Ceci donnera lieu, le cas échéant, à un plan d’action individuel.


III – C : Co-financement d’une action de formation qualifiante


Le projet de transition professionnelle permet à tout salarié, au cours de sa vie professionnelle, de bénéficier d’une formation certifiante dans l’objectif de changer de métier ou de profession.

Lorsqu’il suit cette formation en tout ou partie durant son temps de travail, le salarié doit solliciter un congé spécifique (congé de transition professionnelle) auprès de son employeur.

Le salarié souhaitant bénéficier d’un projet de transition professionnelle et du congé correspondant doit effectuer les démarches auprès de la commission paritaire interprofessionnelle régionale (association Transitions Pro ou ATpro) en vue d’obtenir un financement durant la formation.


Dans le cadre du présent accord, en complément des dispositions prévues par l’article VI-E de l’accord d’entreprise n°144, AREA s’engage, pour tous les salariés de la filière commerciale de la Direction du réseau AREA :

  • à valider toutes les demandes de congé de transition professionnelle sans faire usage de la possibilité de report prévue par la législation.

  • à cofinancer avec l’ATpro, sur une durée de 3 ans maximum, toute action de formation qualifiante s’inscrivant dans le cadre d’un projet de transition professionnelle. Ce cofinancement consistera à maintenir le niveau de rémunération et/ou à contribuer à la prise en charge des coûts pédagogiques.

III – D : Assistance à la réalisation d’un projet personnel dans le cadre d’un congé création d’entreprise


Le congé pour création d’entreprise permet à tout salarié de la filière commerciale de la Direction du réseau AREA justifiant d’une ancienneté minimale de 24 mois dans l’entreprise de suspendre l’exécution de son contrat de travail pour se consacrer à la création ou à la reprise d’une entreprise.

La durée de ce congé est fixée à 1 an renouvelable une fois.

AREA s’engage en premier lieu à ne pas différer une demande de congé création d’entreprise formée par un salarié de la filière commerciale de la Direction du réseau AREA.

En outre, et dans l’objectif de faciliter la reconversion professionnelle de ces salariés, les parties signataires s’accordent pour proposer les prestations complémentaires figurant ci-dessous.

III – D – 1 : Aide spécifique pour des conseils d’experts


AREA s’engage à verser une aide spécifique au salarié dans le cadre de la phase préparatoire ou au démarrage de son projet de création d’entreprise.

Cette aide a pour objet de lui permettre de bénéficier de conseils personnalisés émanant de professionnels dans le cadre de l’élaboration de son projet. Il peut ainsi s’agir de la consultation de professionnels, tels que des experts comptables, avocats, fiscalistes, notaires.

Ainsi, dans le cadre d’un congé pour création d’entreprise, le salarié pourra demander à bénéficier d’une aide financière à hauteur de 1500 € maximum. Le déblocage des fonds interviendra à concurrence des frais réellement engagés et sur présentation des factures correspondantes.


III – D – 2 : Apport d’un capital de départ


Pour bénéficier d’un apport en capital de départ et mettre en place son projet, tout salarié de la filière commerciale de la Direction du réseau AREA bénéficiant d’un congé création d’entreprise pourra se voir allouer une aide financière forfaitaire d’AREA dans les conditions suivantes :

  • 3 000 euros lors du départ en congé.
  • 1 500 euros au 3ème mois du congé.
  • 1 500 euros au 6ème mois du congé.

Ces sommes correspondent à un montant brut. Elles supportent donc les cotisations et contributions sociales et sont assujetties à l’impôt sur le revenu. Elles ne sont versées qu’à la condition que le salarié démontre la réalité de la création ou de la reprise d’une entreprise.

III – D – 3 : Mesure financière spécifique en cas de départ volontaire


Tout salarié de la filière commerciale de la Direction du réseau AREA, qui, pendant ou au terme de son congé création d’entreprise, prendra l’initiative de la rupture de son contrat de travail, bénéficiera du versement d’une indemnité forfaitaire égale à 2 mois de son salaire brut de base.

Cette indemnité sera soumise à cotisations et contributions sociales et sera fiscalement imposable au titre de l’impôt sur le revenu.


III – E : Mesure de formation spécifique aux managers


Les Responsables d’Activité Commerciale (RAC) et Cadres commerciaux pourront, à titre individuel, demander à bénéficier d’une action de formation visant à renforcer leurs compétences dans l’accompagnement de leurs équipes, dans la perspective des évolutions prévisibles des métiers de la filière commerciale.



ARTICLE IV – MESURES D’ACCOMPAGNEMENT A LA MOBILITE GEOGRAPHIQUE ET PROFESSIONNELLE

Le présent accord, entre-autres mesures, a pour objet de définir un processus spécifique et dérogatoire concernant la mobilité professionnelle et géographique des salariés de la filière commerciale de la Direction du réseau AREA, compte tenu des perspectives annoncées dans le cadre de la feuille de route commerciale. Ces mesures reposent sur le volontariat.

En conséquence, les parties conviennent des dispositions temporaires suivantes qui ne sauraient recevoir application en dehors des situations liées au déploiement de la feuille de route commerciale.

Les parties signataires souhaitent également faire état, à titre informatif, des missions de back-office qui pourraient être confiées aux Conseillers Clientèle.


IV – A : Mobilité professionnelle


Les candidatures des salariés de la filière commerciale de la Direction du réseau AREA à un emploi ouvert au recrutement au sein des concessions autoroutières d’Eiffage en France, feront l’objet d’une priorité d’examen, dès lors que lesdits salariés justifient des aptitudes et compétences requises.


IV – B : Mobilité géographique


Tout salarié de la filière commerciale de la Direction du réseau AREA, qui, sur proposition de la Direction ou après avoir candidaté à une parution de poste, changera de périmètre de rattachement contractuel dans le cadre du présent accord, bénéficiera des mesures figurant ci-après. Il est rappelé que le périmètre de rattachement contractuel est le secteur péage pour les Conseillers clientèle et les Agents logistique et l’agence péage pour les autres emplois de la filière commerciale.

  • La mobilité géographique ne s’accompagne pas du déménagement du domicile du salarié, en vue de se rapprocher de son nouveau lieu de travail. Dans ce cas, le salarié se verra allouer une prime forfaitaire de mutation correspondant à 4 mois de son salaire brut de base avant la mutation, conformément aux dispositions de l’article III-2 de l’accord d’entreprise n°78 et III-C du titre I de l’accord d’entreprise n°133.

  • La mobilité géographique s’accompagne du déménagement de son domicile, en vue de se rapprocher de son nouveau lieu de travail. Dans ce cas, le salarié bénéficiera, selon ce qui lui est le plus favorable :

  • S’il est nommé sur un nouveau site situé à plus de 50 km de son ancien lieu de prise de poste, des mesures prévues par la « charte de mobilité professionnelle et/ou géographique des sociétés du Groupe APRR » dite « Trajectoire », dès lors qu’il en remplira les conditions.

  • A défaut, des dispositions de l’article III-2 de l’accord d’entreprise n°78 et III-C du titre I de l’accord d’entreprise n°133 telles que rappelées ci-dessous :

  • une prime forfaitaire de mutation correspondant à 4 mois du salaire brut de base avant la mutation.

  • une prime d’installation d’un montant de 1000€ et la prise en charge des frais de déménagement selon les conditions applicables au sein de l’entreprise.

Sur demande du salarié, le versement de la prime de mobilité géographique, qui est soumise à cotisations et contributions sociales et est fiscalement imposable au titre de l’impôt sur le revenu, pourra être fractionné sur deux exercices civils. Enfin, les dispositions du présent article pourront se cumuler avec celles prévues au titre de l’article IV – A – 2 du présent accord.

IV – C : Affectation des Conseillers Clientèle à des missions de back-office


Les Conseillers Clientèle pourront, en fonction des besoins de l’activité commerciale et leurs compétences, se voir assigner tout ou partie des tâches dites de « back-office » figurant dans le document reproduit ci-après en annexe 1 au présent accord.

Il est expressément convenu que les parties signataires du présent accord n’entendent pas donner à cette annexe une valeur conventionnelle qui leur serait être opposable. En effet, cette liste des tâches est purement informative et ne préjuge pas d’autres missions qui pourraient être confiées aux Conseillers Clientèle, dès lors que lesdites missions seraient en conformité avec la qualification des salariés concernés.

Enfin, les parties signataires actent que ces missions de back-office sont d’ores et déjà en cohérence avec la fiche de fonction de l’emploi de Conseiller Clientèle et ne constituent pas, pour les salariés qui seraient amenés à les assumer, une modification de leur contrat de travail. Elles ne justifient pas plus une évolution de la classification conventionnelle de l’emploi de Conseiller Clientèle.



ARTICLE V – DISPOSITIF DE SUBSTITUTION AUX PRIMES COMMERCIALES INDIVIDUELLE ET COLLECTIVE


V – 1 : Contexte


Précédemment à la signature du présent accord, deux primes avaient été mises en place en faveur des salariés participant au processus de vente de badges Liber-t.

  • Une prime individuelle versée pour toute vente de badge en boutique Fulli, en face à face. Cette prime, dite « prime point de vente » instaurée par l'accord d'entreprise n°47, a été réévaluée par l'accord d'entreprise n°64 pour être finalement portée à 1 € par décision unilatérale de la Direction en 2013.

  • Une prime collective, prenant la forme d’une enveloppe globale fractionnée entre tous les salariés ayant participé à la vente de badges dans les boutiques Fulli, le Centre Logistique ou le Centre d’Appel Téléphonique, au prorata du temps consacré par chacun à cette mission. Cette prime a également été instituée par décision unilatérale de la Direction en 2013.

Compte tenu de l’évolution de la filière commerciale consécutive à la mise en œuvre du projet dit « MOBILIS Phase 2 », les parties signataires décident de substituer à ces deux primes, à compter du 1er janvier 2026, une indemnité différentielle déterminée dans les conditions figurant ci-dessous.

Il est toutefois précisé que la prime commerciale collective calculée sur la base des données 2025 sera normalement versée en mai 2026, tout comme les primes commerciales individuelles correspondant aux ventes de badges des mois de novembre et décembre 2025, respectivement versées en janvier et février 2026.

V – 2 : Champ d’application


La mesure prévue au présent article s’appliquera :

  • aux salariés occupant à la date de signature du présent accord un emploi de Conseiller Clientèle, Agent logistique, Péager ou Receveur péager,

  • et ayant, au cours des années 2023, 2024 et 2025, perçu une ou plusieurs prime(s) commerciale(s) individuelle(s) ou collective(s).


V – 3 : Calcul de l’indemnité différentielle


Le montant de l’indemnité différentielle sera déterminé en faisant une moyenne mensuelle des prime(s) commerciale(s) individuelle(s) et/ou collective(s) perçues par les salariés concernés au cours des années 2023 à 2025.

Ce montant sera arrondi au multiple de 5 qui lui est immédiatement supérieur.

V – 4 : Régime de l’indemnité différentielle


L’indemnité différentielle, calculée conformément à l’article V – 3 du présent accord, sera versée mensuellement aux salariés concernés. Elle sera effective à compter du mois de janvier 2026 et payée rétroactivement à compter du mois de mars 2026.

Elle leur sera acquise tant qu’ils relèveront d’un des emplois visés ci-dessus à l’article V-2, ou s’ils sont amenés à évoluer sur un emploi d’AMP ou de Receveur Chef.

Le versement de cette prime sera neutralisé en cas de suspension du contrat de travail (maladie, accident du travail, maternité, congés non rémunérés…). Elle ne sera pas non plus versée aux salariés en situation de congé indemnisé au titre du CET, en cours ou en fin de carrière.


V – 5 : Impact sur les dispositions antérieurement applicables


Les dispositions du présent article annulent et remplacent celles de l'accord d'entreprise n°47 et de l’article 2.5 de l'accord d'entreprise n°64 et se substituent aux usages et engagements unilatéraux de la Direction concernant les primes commerciales individuelles et collectives.


ARTICLE VI – MESURE GENERALE LIEE A LA MISE EN PLACE DE LA FEUILLE DE ROUTE COMMERCIALE


VI – A : Attribution d’un pas pour les salariés ETAM et Employés d’Exécution


Se verront attribuer un pas dans leur grille de salaire de rattachement :

  • les salariés ETAM de la filière commerciale rattachés à la Direction du réseau AREA, d’une part,

  • ainsi que les salariés de la filière péage (limitativement Receveurs Péagers, Péagers et AMP) ayant perçu une ou plusieurs prime(s) commerciale(s) individuelle(s) ou collective(s) au cours des années 2023, 2024 ou 2025, d’autre part,

à condition qu’à la date de signature du présent accord,

  • ils soient sous contrat et occupent un des emplois listés au présent article,

  • ledit contrat ne soit pas suspendu dans le cadre d’un congé de fin de carrière financé par le CET ou d’un congé de cessation anticipée d’activité.

Cette mesure sera effective à compter du 1er janvier 2026. Elle sera effectivement payée, rétroactivement, à compter du mois de février 2026.


VI – B : Revalorisation de la rémunération des cadres commerciaux


Le salaire de base des cadres commerciaux, à condition qu’ils soient sous contrat à la date de signature du présent accord, et que ledit contrat ne soit pas suspendu dans le cadre d’un congé de fin de carrière financé par le CET ou d’un congé de cessation anticipée d’activité, sera revalorisé à hauteur de 1,5 %.

Cette mesure sera effective à compter du 1er janvier 2026. Elle sera effectivement payée, rétroactivement, à compter du mois de février 2026.




ARTICLE VII – ENTREE EN VIGUEUR - DUREE


Le présent accord prend effet à sa date de signature, sauf pour les clauses qui en disposent différemment.

Il est conclu pour une durée indéterminée.



ARTICLE VIII – ADHESION – REVISION - DENONCIATION


Toute organisation non-signataire de l’accord pourra y adhérer conformément aux dispositions de l’article L. 2261-3 du Code du travail.

Le présent accord pourra être révisé dans les formes prévues par les articles L. 2261-7-1 et L. 2261-8 du Code du travail. 

Il pourra être dénoncé dans les conditions prévues par les articles L. 2261-9 et suivants du Code du travail.



ARTICLE IX – DEPOT


Conformément aux dispositions du Code du travail, le présent accord sera déposé de manière dématérialisée sur la plateforme de téléprocédure du Ministère du Travail, et sera également adressé au Secrétariat greffe du Conseil de Prud’hommes de Lyon.

Cet accord sera porté à l’affichage général sur le tableau d’affichage de la Direction. Il sera disponible sur digidOK et dans la BDESE.



Fait à Jonage, le 30 janvier 2026



Pour la Société AREA, XXXX, Directeur Général
Par délégation, XXXX, Directeur des Ressources Humaines






Pour les Organisations Syndicales, les Délégués Syndicaux :



CGTCFE-CGC CFDT
XXXXXXXXXXXX

XXXX






UNSASUD
XXXXXXXX

XXXX

















ANNEXE 1

Missions de gestion pouvant être confiées aux conseillers clientèle




  • MISSIONS PRINCIPALES


  • La réception et l’analyse des

    Sollicitations afin d’apporter une réponse adaptée (1).

  • Les

    Actes proactifs pour anticiper les besoins et renforcer la satisfaction client (2).

  • La réception et le traitement des

    Appels téléphoniques (3).



  • Traitement des Sollicitations

Les demandes sont traitées via ERMES, réparties automatiquement dans des files dédiées.

Les sollicitations de nos clients sont aujourd’hui différenciées par typologie de clients (Particulier ou Pro). À terme, elles le seront par niveaux de traitement : niveau 1 ou niveau 2.

Niveau 1 : Demande simple, qui ne nécessite pas d’analyse approfondie => traitement possible par CAT, boutiques ou Centres de Gestion (Remplacement de badge, changement d’OD, changement d’offre, Suivi de commande ou de retour...).

Niveau 2 : Demande complexe (facturation, problème technique, analyse juridique liée au contrat…) => traitées aujourd’hui uniquement par les Centres de Gestion, ces demandes pourront être dévolues aux Conseillers Clientèle dans les boutiques.


NB : La téléphonie dans ERMES est en cours de développement et devrait être mis en production avant l’été 2026.

  • Les actes proactifs

Exemple d’actes proactifs pouvant être demandés suivant la période d’activité :
  • Campagne de mise à jour de coordonnées clients en période de faible activité selon fichier clients et un thème donné.

  • À la suite de la mise en place d’Openbanking, rappel des clients ayant abandonné le parcours, pour d’une part les accompagner, et d’autre part connaitre les irritants pour améliorer le parcours.

  • Appel des clients ayant passé une commande avec une adresse de livraison erronée détectée par le centre logistique afin de limiter les retours de badge en NPAI, notamment avant la période estivale.
  • Les appels téléphoniques

Les missions du Centre d’Appel Téléphonique peuvent être réalisées par les Conseillers Clientèle :
  • Prise d’appels clients télépéage.
  • Prise d’appel de clients péage : difficulté de paiement, carte bancaire refusée, parcours le plus cher.
  • Traitement des demandes clients : SAV, commande, questions facturation, problème de trajet, de connexion.
  • Traitement des prospects avec accompagnement au choix de la formule la plus appropriée au besoin du client.
  • Traitement des demandes de renseignements.
  • Accompagnement et informations pour que le client s’adresse au bon service : service client Fulli, centre de recouvrement commercial, centre de recouvrement péage.
  • Prise d’appels des réclamations clients de facturation ou information sur leur facture (pas de réduction appliquée, trajet le plus cher sur client télépéage).



  • MISSIONS PONCTUELLES


  • Le

    Contrôle des commandes pour garantir la conformité (1).

  • La Contribution à la

    détection des fraudeurs afin de limiter les impayés (2).

  • Appui logistique ponctuel (3).



  • Contrôles

Vérification des documents communiqués par le client, qui doivent être conformes à la commande :

KBIS à jour pour les professionnels, IBAN, pièce d’identité, badge supplémentaire.

Dans le cadre de la mise en place des activités Fraude et Conformité, la conformité des commandes peut être :
  • Vérification titulaire du compte = titulaire de l’IBAN.
  • Vérification de la carte grise des véhicules lors d’un achat de carte électrique.
  • Commande de badge supplémentaires avec doublons d’immatriculations : demande de changement d’immatriculation aux clients.
  • Aide à la détection des fraudes

Appels ciblés selon des listes transmises par Mobilis, basées sur des critères prédéfinis.

Exemple : Des badges inactifs circulants : 90% de ces clients ne sont pas des fraudeurs, néanmoins ce sont des indicateurs que nous suivons dans le cadre de la lutte contre la fraude.


  • Appui logistique ponctuel

Dans le cadre de missions ponctuelles, les conseillers clientèle peuvent être sollicitées pour réaliser des tâches de logistique simples, telles que la préparation, la gestion des envois simples ou la mise en place d’éléments nécessaires à des opérations commerciales.

Exemple : préparation de commandes de support de fixation.

Mise à jour : 2026-02-19

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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