ACCORD RELATIF AU DIALOGUE SOCIAL CARSAT NORMANDIE
Table des matières TOC \o "1-3" \h \z \u PREAMBULE PAGEREF _Toc198642218 \h 5 ARTICLE 1 – Le Comité Social et Économique (CSE) PAGEREF _Toc198642219 \h 5 Article 1.1 – Nombre d’élus au CSE PAGEREF _Toc198642220 \h 5 Article 1.2 – Nombres d’heures de délégation CSE PAGEREF _Toc198642221 \h 5 Article 1.3 – Délégation au CSE PAGEREF _Toc198642222 \h 5 Article 1.4 – Représentants syndicaux au CSE PAGEREF _Toc198642223 \h 6 Article 1.5 – Le bureau du CSE PAGEREF _Toc198642224 \h 6 Article 1.5.1 : Composition du bureau PAGEREF _Toc198642225 \h 6 Article 1.5.2 : Moyens de fonctionnement du bureau PAGEREF _Toc198642226 \h 6 Article 1.6 – Fixation et communication de l’ordre du jour du CSE PAGEREF _Toc198642227 \h 7 Article 1.7 – Traitement particulier des réclamations PAGEREF _Toc198642228 \h 7 Article 1.8 – Réunions du CSE PAGEREF _Toc198642229 \h 7 Article 1.8.1 : Nombre de réunions du CSE PAGEREF _Toc198642230 \h 7 Article 1.8.2 : Déplafonnement des heures de réunions CSE PAGEREF _Toc198642231 \h 8 Article 1.8.3 : La durée des réunions du CSE PAGEREF _Toc198642232 \h 8 Article 1.8.4 : Le CSE extraordinaire PAGEREF _Toc198642233 \h 8 Article 1.8.5 : Remplacements des élus titulaires absents PAGEREF _Toc198642234 \h 8 Article 1.8.6 : Fonctionnement des réunions hybrides PAGEREF _Toc198642235 \h 9 Article 1.9 – Attributions et consultations du CSE PAGEREF _Toc198642236 \h 9 Article 1.9.1 : Attributions du CSE PAGEREF _Toc198642237 \h 9 Article 1.9.2 : Consultations récurrentes et obligatoires du CSE PAGEREF _Toc198642238 \h 10 Article 1.10 – Recours à l’expertise PAGEREF _Toc198642239 \h 12 Article 1.11 – Avis du CSE PAGEREF _Toc198642240 \h 12 Article 1.12 – Procès-verbal des réunions de CSE PAGEREF _Toc198642241 \h 12 Article 1.13 – Formation des membres du CSE PAGEREF _Toc198642242 \h 13 Article 1.14 – Frais de déplacement des membres du CSE PAGEREF _Toc198642243 \h 13 ARTICLE 2 – La Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail (CSSCT) PAGEREF _Toc198642244 \h 13 Article 2.1 – Membres de la CSSCT PAGEREF _Toc198642245 \h 13 Article 2.1.1 : Nombres de membres de la CSSCT PAGEREF _Toc198642246 \h 13 Article 2.1.2 : Désignations des membres de la CSSCT PAGEREF _Toc198642247 \h 13 Article 2.2 – Prérogatives de la CSSCT PAGEREF _Toc198642248 \h 14 Article 2.3 – Enquêtes de la CSSCT PAGEREF _Toc198642249 \h 14 Article 2.4 – Fréquence et lieux des réunions CSSCT PAGEREF _Toc198642250 \h 15 Article 2.5 – Déplafonnement des heures de réunion CSSCT PAGEREF _Toc198642251 \h 15 Article 2.6 – La durée des réunions du CSSCT PAGEREF _Toc198642252 \h 15 Article 2.7 – Fixation et communication de l’ordre du jour de la CSSCT PAGEREF _Toc198642253 \h 15 Article 2.8 – Réunions extraordinaires de la CSSCT PAGEREF _Toc198642254 \h 16 Article 2.9 – Le (la) secrétaire de la CSSCT PAGEREF _Toc198642255 \h 16 Article 2.10 – Compte-rendu des réunions CSSCT PAGEREF _Toc198642256 \h 16 Article 2.11 – Crédit d’heures CSSCT PAGEREF _Toc198642257 \h 16 Article 2.12– Formation des membres de la CSSCT PAGEREF _Toc198642258 \h 17 Article 2.13– Les frais de déplacement des membres de la CSSCT PAGEREF _Toc198642259 \h 17 ARTICLE 3 – Les commissions obligatoires PAGEREF _Toc198642260 \h 17 Article 3.1– Les commissions présentes au sein de la CARSAT Normandie PAGEREF _Toc198642261 \h 17 Article 3.2– La composition des commissions obligatoires PAGEREF _Toc198642262 \h 17 Article 3.3– Les prérogatives des commissions obligatoires PAGEREF _Toc198642263 \h 18 Article 3.3.1 : Prérogatives de la commission formation professionnelle PAGEREF _Toc198642264 \h 18 Article 3.3.2 : Prérogatives de la commission d’égalité professionnelle PAGEREF _Toc198642265 \h 18 Article 3.3.3 : Prérogatives de la commission d’information et d’aide au logement PAGEREF _Toc198642266 \h 18 Article 3.4– Le fonctionnement des commissions obligatoires PAGEREF _Toc198642267 \h 18 Article 3.5– La fixation et la communication de l’ordre du jour des commissions obligatoires PAGEREF _Toc198642268 \h 19 Article 3.6– La fréquence des réunions des commissions obligatoires PAGEREF _Toc198642269 \h 19 Article 3.7– L’articulation des commissions obligatoires avec le CSE PAGEREF _Toc198642270 \h 19 ARTICLE 4 – Les commissions facultatives PAGEREF _Toc198642271 \h 19 Article 4.1– Les commissions présentes au sein de la CARSAT Normandie PAGEREF _Toc198642272 \h 19 Article 4.2– La composition des commissions facultatives PAGEREF _Toc198642273 \h 19 Article 4.2.1 : Les commissions loisirs/Vacances et Bibliothèque PAGEREF _Toc198642274 \h 19 Article 4.2.2 : La commission contrôle financier PAGEREF _Toc198642275 \h 20 Article 4.3– Les prérogatives des commissions facultatives PAGEREF _Toc198642276 \h 20 Article 4.3.1 : Prérogatives de la commission loisirs/ vacances PAGEREF _Toc198642277 \h 20 Article 4.3.2 : Prérogatives de la commission bibliothèque PAGEREF _Toc198642278 \h 20 Article 4.3.3 : Prérogatives de la commission contrôle financier PAGEREF _Toc198642279 \h 20 Article 4.4– Le fonctionnement des commissions facultatives PAGEREF _Toc198642280 \h 21 Article 4.4.1 : Le fonctionnement de la commission loisirs/vacances PAGEREF _Toc198642281 \h 21 Article 4.4.2 : Le fonctionnement de la commission bibliothèque PAGEREF _Toc198642282 \h 21 Article 4.4.3 : Le fonctionnement de la commission contrôle financier PAGEREF _Toc198642283 \h 21 Article 4.5– La fixation et la communication de l’ordre du jour des commissions facultatives PAGEREF _Toc198642284 \h 21 Article 4.6– La fréquence des réunions des commissions facultatives PAGEREF _Toc198642285 \h 21 Article 4.6.1 : La fréquence des réunions de la commission loisirs/vacances PAGEREF _Toc198642286 \h 21 Article 4.6.2 : La fréquence des réunions de la commission bibliothèque PAGEREF _Toc198642287 \h 22 Article 4.6.3 : La fréquence des réunions de la commission contrôle financier PAGEREF _Toc198642288 \h 22 Article 4.7– L’articulation des commissions facultatives avec le CSE PAGEREF _Toc198642289 \h 22 ARTICLE 5 – L’utilisation des heures de délégation PAGEREF _Toc198642290 \h 22 Article 5.1– L’annualisation des heures de délégation PAGEREF _Toc198642291 \h 22 Article 5.2– La mutualisation des heures de délégation PAGEREF _Toc198642292 \h 22 Article 5.3– Dispositions spécifiques au temps partiel PAGEREF _Toc198642293 \h 23 ARTICLE 6 – Les négociations collectives PAGEREF _Toc198642294 \h 23 Article 6.1– Périodicité des négociations obligatoires PAGEREF _Toc198642295 \h 23 Article 6.2– Calendrier des thèmes de négociations PAGEREF _Toc198642296 \h 23 ARTICLE 7– L’exercice des mandats représentatifs et leur valorisation PAGEREF _Toc198642297 \h 24 Article 7.1– Articulation du mandat et de l’activité professionnelle PAGEREF _Toc198642298 \h 24 Article 7.1.1 : Entretien de début de mandat PAGEREF _Toc198642299 \h 24 Article 7.1.2 : Actions pédagogiques PAGEREF _Toc198642300 \h 24 Article 7.2– Valorisation de l’expérience de l’élu PAGEREF _Toc198642301 \h 24 ARTICLE 8 – DISPOSITIONS FINALES PAGEREF _Toc198642302 \h 25 ARTICLE 8.1 – Entrée en vigueur et durée de l’accord PAGEREF _Toc198642303 \h 25 ARTICLE 8.2 – Suivi et interprétation de l’accord PAGEREF _Toc198642304 \h 25 Article 8.2.1 : Suivi de l’accord PAGEREF _Toc198642305 \h 25 Article 8.2.2 : Interprétation de l’accord PAGEREF _Toc198642306 \h 25 ARTICLE 8.3 – Révision de l’accord PAGEREF _Toc198642307 \h 26 ARTICLE 8.4 – Notification, dépôt et publicité de l’accord PAGEREF _Toc198642308 \h 26
Entre les soussignées, La CARSAT, Représentée par Et, Les Organisations Syndicales représentatives soussignées, d'autre part,
À la suite des différents échanges avec les délégués syndicaux, il est convenu ce qui suit :
PREAMBULE Les ordonnances du 22 septembre 2017 et du 20 décembre 2017 ont modifié en profondeur le cadre des Institutions Représentatives du Personnel en créant une instance unique, le Comité Social Economique (CSE). Si la loi prévoit des dispositions générales applicables à la mise en place de cette instance, elle incite les parties prenantes à négocier autour du dialogue social pour en aménager les modalités de fonctionnement. Le mandat des membres élus du CSE de la CARSAT Normandie arrivant à échéance le 25 novembre 2025, les parties ont engagé une négociation sur cette thématique en amont du renouvellement de l’instance. Elles se sont réunies les 9 janvier, 3 mars, 17 mars, 31 mars, 25 avril et 15 mai 2025. A l’issue de ces réunions, elles se sont accordées sur les dispositions suivantes répondant à la fois, aux besoins du CSE de manière équilibrée, pour assurer son bon fonctionnement et aux enjeux de la CARSAT Normandie, tout en s’adaptant aux spécificités locales de l’organisme.
ARTICLE 1 – Le Comité Social et Économique (CSE) Article 1.1 – Nombre d’élus au CSE La composition des membres du CSE varie selon l’effectif de l’entreprise. Le nombre d’élus est déterminé pour chaque mandat selon l’article R. 2314-1 du Code du Travail.
Article 1.2 – Nombres d’heures de délégation CSE Au regard de l’effectif de la Carsat de Normandie, les élus titulaires du CSE disposent chacun de 24 heures de délégation chaque mois.
Article 1.3 – Délégation au CSE En application de l’article L.2315-23 du Code du travail, le CSE est présidé par l'employeur ou son représentant, pouvant être assisté de trois salariés qui peuvent changer en fonction des sujets inscrits à l’ordre du jour, durant la séance.
Lors de la préparation de l’ordre du jour du CSE, le Président pourra solliciter auprès du secrétaire CSE son accord, pour que des stagiaires assistent ponctuellement à la séance du CSE suivante, pour les besoins de leur formation. Ces derniers seront soumis au secret professionnel.
Article 1.4 – Représentants syndicaux au CSE Chaque organisation syndicale représentative dans l'établissement peut désigner un représentant syndical au comité. Il assiste aux séances avec voix consultative. Il est choisi parmi les membres du personnel de la caisse et doit remplir les conditions d'éligibilité au CSE fixées à l'article L. 2314-19 du Code du travail. Le représentant syndical bénéficie d’un crédit mensuel de 20h00.
Article 1.5 – Le bureau du CSE Article 1.5.1 : Composition du bureau Les parties conviennent que le bureau du CSE est un élément indispensable au bon fonctionnement de l’instance. Aux dispositions légales qui ne prévoient qu’un ou une secrétaire et un ou une trésorier(e), choisis obligatoirement parmi les membres élus titulaires, il est ajouté un ou une secrétaire adjoint(e) et trésorier(e) adjoint(e), choisi(e)s parmi les membres titulaires de la délégation élue.
Article 1.5.2 : Moyens de fonctionnement du bureau Pour accomplir ses missions, le ou la secrétaire, ainsi que le ou la trésorier(e), bénéficient respectivement d’un crédit légal de 24 heures par mois (288 heures par an) que chacun aura la possibilité de mutualiser. A ce volume annuel d’heures, la CARSAT Normandie ajoute pour le ou la secrétaire et le ou la trésorier(e), un volume d’heures payé comme temps de travail effectif permettant d’atteindre pour chacun un équivalent temps plein. Dans l’hypothèse où le ou la secrétaire ou le ou la trésorier(e) bénéficierait d’un crédit d’heures mensuel alloué au titre de la Commission Santé Sécurité et Conditions de Travail (CSSCT), le volume d’heures accordé par la CARSAT Normandie serait ajusté pour atteindre l’équivalent temps plein. Exemples :
Le secrétaire et/ou le trésorier bénéficie de 288H/an au titre du mandat titulaire CSE, la CARSAT Normandie alloue une enveloppe complémentaire de 1319H/an pour atteindre l’équivalent temps plein.
Le secrétaire et/ou le trésorier bénéficie de 288H/an au titre du mandat titulaire CSE et de 120H/an au titre du mandat CSSCT, la CARSAT Normandie alloue une enveloppe complémentaire de 1199H/an pour atteindre l’équivalent temps plein.
Ces temps complémentaires sont attachés à un exercice régulier des fonctions de Bureau. Ils ne peuvent être reportés mais peuvent être transférés aux adjoints en cas d’absence supérieure à deux semaines consécutives pour un motif autre que les congés du secrétaire ou du trésorier.
Le ou la secrétaire et le ou la trésorier(e) CSE saisissent dans l’outil dédié leurs heures d’activités syndicales. Le budget alloué au fonctionnement du CSE est de 0.20% de la masse salariale de la CARSAT Normandie. En complément, un budget dédié aux activités sociales et culturels est alloué à hauteur de 2.55% de la masse salariale de la CARSAT Normandie.
Article 1.6 – Fixation et communication de l’ordre du jour du CSE Conformément aux dispositions légales, l’ordre du jour du CSE est établi conjointement par le ou la président(e) et le ou la secrétaire. A défaut d’accord, chaque partie y inscrit de plein droit les consultations obligatoires.
La convocation à cette réunion accompagnée de l’ordre du jour est transmise par mail par le ou la président(e) du CSE aux membres titulaires et suppléants du CSE, ainsi qu’à l’agent de contrôle de l’inspection du travail et à l’agent des services de prévention des organismes de sécurité sociale, au moins huit jours calendaires avant la date de la réunion prévue (article L. 2315-30 du Code du travail), sauf situation d’urgence qui sera définie par le règlement intérieur
Les notes inscrites pour consultations sont transmises avec l’ordre du jour dans les mêmes délais.
Article 1.7 – Traitement particulier des réclamations Les réclamations individuelles et collectives visées par l’article L. 2312-8 du Code du travail sont envoyées par le ou la secrétaire ou secrétaire-adjoint(e) au président du CSE au minimum 10 jours calendaires avant la date de la réunion et seront inscrites à l’ordre du jour afin d’être traitées par la direction.
Les réponses aux réclamations sont rédigées par la Direction et apportées au plus tard le jour du CSE. Elles seront ensuite diffusées sur Intranet par la Direction sous un délai de 8 jours calendaires après la séance.
Article 1.8 – Réunions du CSE Article 1.8.1 : Nombre de réunions du CSE Le CSE se réunit en séances ordinaires plénières à hauteur de 11 réunions chaque année. Se tiendra une réunion les mois de janvier, février, mars, avril, mai, juin, juillet, septembre octobre, novembre et décembre. Les parties reconnaissent que le mois d’août n’est pas propice à l’organisation et à la tenue d’une réunion. Par ailleurs, au moins 4 réunions par an du CSE comporteront des points dans leur ordre du jour relatifs à la santé, la sécurité et les conditions de travail conformément à l’article L.2315-27 du code du travail.
Article 1.8.2 : Déplafonnement des heures de réunions CSE L’article L. 2315-11 du Code du travail dispose que « est également payé comme temps de travail effectif le temps passé par les membres de la délégation du personnel du comité social et économique : (…) 2° Aux réunions du comité et de ses commissions, dans ce cas dans la limite d'une durée globale fixée par accord d'entreprise ou à défaut par décret en Conseil d'Etat ». Le plafond applicable est celui déterminé par l’article R2315-7 du Code du Travail néanmoins la direction et les organisations syndicales, conscientes que le dialogue nécessite du temps, décident de ne pas imputer les temps de réunion du CSE en séance plénière avec l’employeur sur ce plafond d’heures.
Article 1.8.3 : La durée des réunions du CSE Dans la mesure du possible, les horaires de la réunion mensuelle ordinaire, pour concilier les temps de réunion avec les éventuels temps de transport, seront 9H30/16H00 avec une pause méridienne de 1H ainsi que deux pauses (le matin et l’après-midi) de 10 min. Toutefois, cet horaire indicatif ne saurait porter préjudice à l’épuisement de l’ordre du jour qui doit rester une priorité partagée au service de la collectivité. Article 1.8.4 : Le CSE extraordinaire Conformément à l’article L2315-31 du Code du Travail, il peut être demandé par l’employeur et à la majorité des membres élus du CSE. La convocation et la gestion des suppléances d’une réunion extraordinaire CSE se fait dans les mêmes conditions que pour une réunion ordinaire. Son ordre du jour doit être envoyé à tous les membres élus au moins trois jours avant la réunion. L’ordre du jour doit contenir obligatoirement les questions jointes à la demande de réunion exceptionnelle. L’employeur peut, s’il le souhaite, compléter l’ordre du jour en faisant part de ses remarques au secrétaire du CSE. Par exception, il pourra être envoyé sous moins de trois jours en cas de situation d’extrême urgence ou gravité telle qu’une alerte nationale, Seveso, inondation, incendie, etc…
Article 1.8.5 : Remplacements des élus titulaires absents Conformément aux dispositions légales, les élus suppléants n’ont pas vocation à siéger lors de la réunion plénière du CSE, sauf en cas de remplacement d’élus titulaires absents, que ce soit à titre pérenne ou ponctuel. La direction établira et communiquera aux élus un tableau des remplacements en application des règles légales qui consacrent l’appartenance syndicale. Pour permettre à la fois à chaque élu suppléant de pouvoir, le cas échéant, être en capacité d’opérer un remplacement avec le même niveau d’information qu’un élu titulaire, la direction s’engage à transmettre pour information à chacun des suppléants le même dossier que celui adressé aux élus titulaires et dans les mêmes délais avant chaque réunion.
Pour permettre à la direction d’opérer la gestion des suppléances, une invitation distincte est envoyée aux titulaires et aux suppléants CSE en amont de la réunion afin qu’ils puissent indiquer dans la mesure du possible, pour les premiers s’ils seront présents et pour les seconds s’ils sont sollicitables pour la suppléance. Les élus suppléants disponibles sont alors contactés par la direction dans le respect de l’ordre des remplacements communiqués aux élus.
Le titulaire absent est remplacé par le suppléant pour toute la durée de la réunion.
Il est précisé que, dans le cas où un titulaire absent n’aurait pu être remplacé par un suppléant lors d’une réunion du CSE, les votes et délibérations réalisés par l’instance à la majorité des membres présents sont réputés valides.
Par dérogation au 1er paragraphe du présent article, pour associer les suppléants à la vie de l’organisme, les suppléants seront invités à titre exceptionnel à siéger au CSE :
Lors de la séance d’installation du CSE,
Lors des consultations sur les orientations stratégiques de l’entreprise telles que prévues à l’article 1.9.2 du présent accord (consultation au renouvellement des CPG et information annuelle sur les résultats des indicateurs CPG),
Lors de la consultation sur la politique sociale, conditions de travail et emploi dédiée à la présentation du bilan social et du rapport égalité professionnel femmes/hommes.
Article 1.8.6 : Fonctionnement des réunions hybrides Les parties entendent privilégier les réunions du CSE en présentiel, conscientes en cela de l’importance des échanges entre ses membres. Néanmoins, pour tenir compte des contraintes qui peuvent s’imposer à chacun et notamment des contraintes multisites de la caisse. Une invitation en présentiel et en distanciel sera proposée pour chaque réunion, à l’exclusion des réunions au cours desquelles un vote à bulletin secret est prévu, celles-ci ne pouvant se tenir qu’en présentiel.
Article 1.9 – Attributions et consultations du CSE Article 1.9.1 : Attributions du CSE Conformément à l’article L2312-8 du Code du Travail, le comité social et économique a pour mission d'assurer une expression collective des salariés permettant la prise en compte permanente de leurs intérêts dans les décisions relatives à la gestion et à l'évolution économique et financière de l'entreprise, à l'organisation du travail, à la formation professionnelle et aux techniques de production, notamment au regard des conséquences environnementales de ces décisions. Le comité est informé et consulté sur les questions intéressant l'organisation, la gestion et la marche générale de l'entreprise, notamment sur :- Les mesures de nature à affecter le volume ou la structure des effectifs ;- La modification de son organisation économique ou juridique ;- Les conditions d'emploi, de travail, notamment la durée du travail, et la formation professionnelle ; - L'introduction de nouvelles technologies, tout aménagement important modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail ;- Les mesures prises en vue de faciliter la mise, la remise ou le maintien au travail des accidentés du travail, des invalides de guerre, des invalides civils, des personnes atteintes de maladies chroniques évolutives et des travailleurs handicapés, notamment sur l'aménagement des postes de travail. - Le comité est informé et consulté sur les conséquences environnementales des mesures mentionnées précédemment.
Et conformément à l’article L.2312-5 du Code du Travail : Elle contribue à promouvoir la santé, la sécurité et l'amélioration des conditions de travail dans l'entreprise et réalise des enquêtes en matière d'accidents du travail ou de maladies professionnelles ou à caractère professionnel.
Elle exerce le droit d'alerte dans les conditions prévues aux articles L. 2312-59 et L. 2312-60. Les membres de la délégation du personnel du comité peuvent saisir l'inspection du travail de toutes les plaintes et observations relatives à l'application des dispositions légales dont elle est chargée d'assurer le contrôle.
Article 1.9.2 : Consultations récurrentes et obligatoires du CSE Les parties conviennent d’adapter les modalités des consultations dites récurrentes telles prévues par la loi Rebsamen de 2015, à savoir les orientations stratégiques de l’entreprise, sa situation économique et financière ainsi que sur sa politique sociale, les conditions de travail et l’emploi, selon le calendrier suivant :
Eléments transmis
Information/consultation CSE
Périodicité
Orientation stratégique de l’entreprise
CPG
Consultation Au renouvellement des CPG
Résultats annuels des indicateurs CPG
Information Tous les ans (2ème T n+1)
Situation économique et financière
Budgets initiaux
Consultation Tous les ans (décembre n-1)
Résultats annuels des budgets (budgets exécutés)
Consultation Tous les ans (au plus tard au 3éme T n+1)
Politique sociale, conditions de travail et emploi
Bilan social- Rapport égalité professionnelle Femmes/Hommes
Consultation Tous les ans (2ème T n+1)
Résultats annuels des effectifs CPG
Information Tous les ans (2ème T n+1)
DU
PAPRIPACT
Consultation Tous les ans
Formation et développement des compétences :- Bilan n-1
Orientations n+1- Plan de développement des compétences n+1
Consultation Tous les ans
Afin de renforcer l’accompagnement des élus, la Direction proposera chaque année aux élus titulaires et suppléants du CSE, une réunion pédagogique préparatoire à la consultation sur la situation économique et financière sur des heures déplafonnées. De la même manière, une réunion pédagogique sera proposée aux élus titulaires et suppléants du CSE, en amont de la consultation sur le bilan social et le rapport égalité professionnelle Femmes/Hommes, sur des heures déplafonnées.
Article 1.10 – Recours à l’expertise Au regard des modalités retenues par les parties à l’article 1.9.2 sur les consultations obligatoires récurrentes, la possibilité de recours à l’expertise en vue de la consultation sur la situation économique et financière de l'entreprise (article L2315-88 du Code du travail) et dans le cadre de la consultation sur la politique sociale de l'entreprise, les conditions de travail et l'emploi (article L2315-91 du Code du travail) est limitée à une expertise par mandat (article L.2315-79 du Code du travail), celle-ci ne pouvant dans ce cas porter que sur deux exercices (année n-1 et année en cours).
Les autres possibilités de recours à l’expertise pourront être réalisées conformément aux dispositions afférentes de l’article L.2315-80 du Code du travail.
Article 1.11 – Avis du CSE L’employeur s'engage à respecter les dispositions prévues à l'article L2312-15 code du travail L’avis sera signé par le Secrétaire et inséré dans le corps du PV de la réunion s’il est rendu en séance. Dans le cas où il serait rendu à postériori, il sera annexé au PV.
Article 1.12 – Procès-verbal des réunions de CSELes délibérations du CSE relatives à ses attributions sont consignées dans un procès-verbal. Son élaboration est légalement de la responsabilité du ou de la secrétaire du CSE. Néanmoins, pour l’alléger d’une charge administrative, la Direction débloquera une ressource pour participer à l’instance et assurer la rédaction du projet de procès-verbal. Ce dernier contiendra les avis du CSE rendus lors des consultations et les réponses de la direction après son énoncé. Les éventuels débats ayant lieu au cours du traitement des réclamations ne seront, en revanche, pas consignés au procès-verbal puisque les réponses écrites font l’objet d’une rédaction distincte. Le projet de PV sera transmis à la ou au secrétaire du CSE sous un délai de 4 semaines après la séance. Le PV est adopté à la majorité des présents votants à l’instance suivante. Lui est ensuite annexé le document dans lequel sont consignées les réponses de la Direction aux réclamations individuelles et collectives ainsi que les comptes-rendus des commissions obligatoires et facultatives.
En cas d’utilisation de la visioconférence, les échanges écrits (tchats) relatifs au débat seront intégrés au PV.
Article 1.13 – Formation des membres du CSE Chaque membre élu titulaire et suppléant du CSE bénéficie d’une formation économique auprès des organismes agréés d’une durée de cinq jours. Les frais de formation et le maintien de la rémunération pendant ce temps sont à la charge de la direction qui en imputera les coûts sur son budget formation.
Article 1.14 – Frais de déplacement des membres du CSE Pour se rendre aux réunions plénières du CSE ou à ses commissions, ainsi que pour assurer ses attributions sur les différents sites, la direction prend en charge les frais de déplacement des membres de l’instance aux conditions suivantes : 1/ Pour des raisons de sécurité, les transports en commun doivent être privilégiés (base SNCF 2ème classe ou transports collectifs urbains). 2/ En cas d’impossibilité ou d’absence de transport collectif « efficace », les voitures de service sont tenues prioritairement à la disposition des membres du CSE. Chaque membre de l’instance veillera donc à en anticiper la réservation conformément au planning des réunions communiqués en avance par l’employeur. 3/ En cas d’impossibilité de recourir à un véhicule de service, le service flotte automobile doit en être informé. Soit il aura la capacité de faire libérer un véhicule de service, soit il procèdera à l’autorisation exceptionnelle de recourir à un véhicule personnel. 4/ En cas d’urgence, si le déplacement en transport collectif est impossible et qu’aucun véhicule de service n’est disponible, le recours à la voiture personnelle sera autorisé. En cas de dysfonctionnement important de ces règles, qu’il soit relevé par les pôles FAIR ou Relations Sociales, la Direction se réserve le droit de faire un signalement auprès des délégués syndicaux pour faire cesser ces manquements.
ARTICLE 2 – La Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail (CSSCT) Article 2.1 – Membres de la CSSCT Article 2.1.1 : Nombres de membres de la CSSCT La commission est présidée par l’employeur, membre de droit, assisté de salariés. Le nombre de ces derniers ne peut excéder celui des membres à titre permanent représentant le personnel. Conscients des enjeux liés à la CSSCT, les signataires portent ce nombre à 8 représentants du personnel Article 2.1.2 : Désignations des membres de la CSSCT Les membres de la CSSCT sont obligatoirement choisis par la délégation élue du CSE et parmi ses membres lors de la première réunion de l’instance. Sont éligibles les élus titulaires comme suppléants au sein du CSE. Les représentants syndicaux au CSE ne le sont pas. Ont le droit de vote les élus titulaires du CSE, ou en cas de besoin de remplacement, les élus suppléants. Le mode de désignation suivant est retenu : Au 1er tour : élection à la majorité des titulaires CSE présents ou remplacés. Sont élus les candidats recueillant le plus grand nombre de voix au-delà de la majorité quel que soit le nombre de votants. En cas d’égalité de voix entre des candidats, le plus âgé est choisi. En l’absence d’élus au 1er tour faute de majorité, un second tour est organisé. Sont élus les candidats ayant obtenu le plus grand nombre de voix, quel que soit le nombre de votants. En cas d’égalité de voix entre des candidats, le plus âgé est choisi.
Article 2.2 – Prérogatives de la CSSCT Par délégation du CSE, la CSSCT est missionnée pour certaines de ses prérogatives en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail :
Elle contribue à la prévention et à la protection de la santé physique et mentale et de la sécurité des travailleurs de la Carsat de Normandie.
Elle instruit tout dossier à la demande du CSE préalablement à une consultation de l’instance plénière et apporte assistance au CSE lors de ses consultations obligatoires, notamment en effectuant tous les travaux préparatoires (par exemples : étude des plans ou grille d’impacts RH)
Elle réalise au moins 4 inspections par an.
Elle contribue à la promotion de la prévention des risques professionnels dans la Carsat de Normandie et suscite toute initiative qu'elle estime utile dans cette perspective. Elle peut proposer notamment des actions de prévention du harcèlement moral, du harcèlement sexuel et des agissements sexistes.
Elle réalise des enquêtes en matière d'accidents du travail ou de maladies professionnelles ou à caractère professionnelle (L2312-5 et L2312-13 CT)
Elle est compétente avec l’employeur en matière d’instruction d’un droit d’alerte pour danger grave et imminent.
La CSSCT, conformément aux dispositions légales, ne peut jamais être compétentes pour :
Les prérogatives consultatives du CSE.
La décision de recourir à un expert qui ne peut relever que du CSE.
Article 2.3 – Enquêtes de la CSSCT Le temps d’enquête déplafonné est prévu par les articles L2315-11et R.2312-2 du Code du Travail. Cela correspond aux cas :
De recherche des mesures préventives dans toute situation d’urgence et de gravité, notamment lors de la mise en œuvre de la procédure de danger grave et imminent.
Aux enquêtes menées après un accident du travail grave ou des incidents répétés ayant révélé un risque grave ou une maladie professionnelle ou à caractère professionnel grave.
En dehors de ces situations, l’enquête CSSCT est imputable au crédit d’heures mensuel de ses membres.
Article 2.4 – Fréquence et lieux des réunions CSSCT Bien qu’aucune fréquence ou aucun nombre de réunions ne soit fixé par le cadre légal, les parties souhaitent acter d’un nombre minimal de rencontres des membres de la commission. La CSSCT se réunit à hauteur de 11 réunions chaque année. Se tiendra une réunion les mois de janvier, février, mars, avril, mai, juin, juillet, septembre octobre, novembre et décembre. Les parties reconnaissent que le mois d’août n’est pas propice à l’organisation et à la tenue d’une réunion. Ces réunions de la CSSCT se tiennent sur convocation du Président au moins huit jours ouvrables avant leur tenue, sauf urgence. Néanmoins, pour tenir compte des contraintes qui peuvent s’imposer à chacun et notamment des contraintes multisites de la caisse, une invitation en présentiel et en distanciel sera proposé pour chaque réunion.
Des réunions de la CSSCT pourront être décentralisées si besoin sur décision du président et du secrétaire de la commission en fonction de l’ordre du jour.
Article 2.5 – Déplafonnement des heures de réunion CSSCT Conformément aux articles R.2315-7 et L2315-11(2°), le temps passé en réunion de CSSCT n’est pas décompté sur les heures de délégation mais est considéré comme du temps de travail effectif.
Article 2.6 – La durée des réunions du CSSCT Dans la mesure du possible, les horaires de la réunion de la CSSCT seront 9H30/16H. Une pause de 10 minutes le matin et de 10 minutes l’après-midi seront prévus. Cet horaire indicatif ne saurait porter préjudice à l’épuisement de l’ordre du jour qui doit rester une priorité partagée au service de la collectivité.
Article 2.7 – Fixation et communication de l’ordre du jour de la CSSCT Le ou la secrétaire peut proposer au président de la commission, qui en assure l’élaboration de l’ordre du jour, des points que la commission souhaiterait voir traités. Le Président se charge de l’envoi par mail de l’ordre du jour aux membres de la CSSCT, à l’agent de contrôle de la Carsat, de la DREETS, ainsi que les services de santé au travail (SPSTI), 8 jours calendaires avant la séance.
Article 2.8 – Réunions extraordinaires de la CSSCT Une réunion extraordinaire de la CSSCT peut être demandée à l’initiative d’au moins deux de ses membres. L’ordre du jour sera transmis 3 jours calendaires avant la séance extraordinaire aux membres de la CSSCT, à l’agent de contrôle de la Carsat, de la DREETS, ainsi que les services de santé au travail.
Article 2.9 – Le (la) secrétaire de la CSSCT Parmi ses membres issus de la délégation du personnel, la CSSCT désigne, à la première réunion, un(e) secrétaire de commission. Le vote est fait à bulletin secret au plus grand nombre de voix obtenues, quel que soit le nombre de présents. En cas d’égalité de voix entre deux candidats, le plus âgé est choisi. En cas de carence, le secrétariat est assuré à tour de rôle par ses membres issus de la délégation élue du personnel.
Au cas où le ou la secrétaire de la CSSCT serait choisi(e) parmi les élus titulaires du CSE, il lui est octroyé un crédit de 10 heures par mois. Au cas où le ou la secrétaire de la CSSCT serait choisi(e) parmi les élus suppléants du CSE et ne disposant à ce titre d’aucun crédit d’heure, il lui est attribué pour l’accomplissement de ses fonctions l’équivalent d’un crédit d’heures mensuel octroyé à un élu titulaire au CSE, soit 24 H Ce crédit d’heure étant conventionnel et spécifiquement dédié au secrétariat de la CSSCT, il peut être annualisé et mutualisé dans les mêmes conditions que pour un élu titulaire au CSE.
Article 2.10 – Compte-rendu des réunions CSSCT Le ou la secrétaire assure le secrétariat des commissions et en rédige un relevé de décisions, remis au Président, dans les 4 semaines après la commission, et transmis par le ou la secrétaire de la CSSCT au ou à la secrétaire du CSE. Celui-ci sera annexé au PV du CSE suivant la commission.
Article 2.11 – Crédit d’heures CSSCT Les dispositions légales n’ont prévu aucun crédit d’heures pour les membres de la CSSCT. Toutefois, la direction accorde à chacun de ses membres un crédit de 10 heures par mois. Ce crédit peut être annualisable et mutualisable dans les mêmes conditions que pour les membres du CSE. Ces mêmes règles s’appliquent également pour les heures octroyées au ou à la secrétaire de la CSSCT. Ce crédit est cumulable avec celui éventuellement octroyé pour le secrétariat de la commission.
Article 2.12– Formation des membres de la CSSCT La formation santé et sécurité des membres de la commission santé, sécurité et conditions de travail est organisée sur une durée minimale de 5 jours (nouvellement élu ou renouvellement)
Cette formation est étendue à tous les élus du CSE titulaires et suppléants sur une durée minimale de 5 jours s’ils sont nouvellement élus ou en cas de renouvellement. Les frais de formation et le maintien de la rémunération pendant le temps de formation seront à la charge de l’employeur. Ce coût sera imputé au budget formation de la Carsat Normandie.
Article 2.13– Les frais de déplacement des membres de la CSSCT Les frais de déplacement des membres de la CSSCT sont régis par les mêmes dispositions que pour les membres du CSE.
Si une enquête CSSCT est ouverte en dehors du cadre de l’article L.2315-11 du code du travail, les frais déplacements sont à la charge des membres CSSCT.
ARTICLE 3 – Les commissions obligatoires Article 3.1– Les commissions présentes au sein de la CARSAT Normandie Au regard des effectifs au sein de la CARSAT Normandie, trois commissions obligatoires doivent être mises en place au sein de l’organisme :
Commission formation professionnelle
Commission d’égalité professionnelle
Commission d’information et d’aide au logement
Article 3.2– La composition des commissions obligatoires La présidence en est assurée par un membre titulaire du CSE Chaque commission, outre son président, est composée de 3 membres du CSE, titulaires ou suppléants. Le choix du président de la commission et de ses membres fait l’objet d’un vote à bulletin secret à la première réunion du CSE. Le mode de désignation suivant est retenu : Au 1er tour : élection à la majorité des titulaires CSE présents ou remplacés. Sont élus les candidats recueillant le plus grand nombre de voix au-delà de la majorité quel que soit le nombre de votants. En cas d’égalité de voix entre des candidats, le plus âgé est choisi. En l’absence d’élus au 1er tour faute de majorité, un second tour est organisé. Sont élus les candidats ayant obtenu le plus grand nombre de voix, quel que soit le nombre de votants. En cas d’égalité de voix entre des candidats, le plus âgé est choisi.
Article 3.3– Les prérogatives des commissions obligatoires Article 3.3.1 : Prérogatives de la commission formation professionnelle La commission de formation du CSE prépare les délibérations relatives à la formation professionnelle et favorise l'expression des salariés sur ce sujet.
Elle étudie les questions spécifiques liées à l'emploi des jeunes et des travailleurs handicapés, sans avoir de pouvoir décisionnaire.
Les propositions de la commission sont soumises à la délibération du CSE pour approbation.
Les membres de la commission ont accès à des documents essentiels, notamment la
base de données économiques, sociales et environnementales (BDESE), qui contient des informations nécessaires aux consultations sur la formation.
Article 3.3.2 : Prérogatives de la commission d’égalité professionnelle Elle a pour rôle d'assister le CSE dans les missions relatives à l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, notamment en matière de rémunération. La commission prépare également les délibérations sur la politique sociale et les conditions de travail.
Article 3.3.3 : Prérogatives de la commission d’information et d’aide au logement La Commission d'Information et d'Aide au Logement (CIAL) vise à faciliter l'accès au logement pour les employés. Des conseillers professionnels peuvent être invités après accord de la majorité de ses membres.
Article 3.4– Le fonctionnement des commissions obligatoires Pour garantir le fonctionnement des commissions obligatoires, chaque commission dispose d’un crédit d’heures de 40H par an. Ce crédit d’heure est mutualisable entre chaque commission obligatoire. Pour en bénéficier, chaque président ou présidente de commission devra prévenir le pôle relations sociales dans un délai raisonnable du nombre d’heures mutualisées et le nom de la commission qui donne des heures et le nom de celle qui récupère ces heures. Le compte-rendu sera à la charge du président de la commission. Ce Compte-rendu devra être soumis à la relecture du représentant de l’employeur ayant participé à la commission, avant sa diffusion aux membres du CSE. Celui-ci sera annexé au PV du CSE suivant la commission.
Article 3.5– La fixation et la communication de l’ordre du jour des commissions obligatoires Le ou la président(e) assure l’ordre du jour et propose au représentant de l’employeur des points que la commission souhaiterait voir traités. Le ou la Président(e) se charge de l’envoi par mail de l’ordre du jour aux membres de la commission, au représentant de l’employeur et au secrétaire du CSE.
Article 3.6– La fréquence des réunions des commissions obligatoires Le ou la président(e) a la gestion du planning annuel. Celle-ci devra se réunir à minima une fois par an.
Article 3.7– L’articulation des commissions obligatoires avec le CSE Le ou la président(e) présentera en réunion plénière CSE les principaux points vus en commission.
ARTICLE 4 – Les commissions facultatives Article 4.1– Les commissions présentes au sein de la CARSAT Normandie Outre les commissions obligatoires, 3 commissions facultatives seront mises en place. Ces commissions sont :
Commission Loisirs/ Vacances
Commission Bibliothèque
Commission Contrôle financier
Le bureau du CSE étant garant du bon fonctionnement de l’instance, le Secrétaire et/ou le trésorier(e) du CSE et leurs adjoints seront membres de droit des commissions dites facultatives. Leur participation sera décomptée sur leur temps de mandat en temps qu’élus du CSE.
Article 4.2– La composition des commissions facultatives Article 4.2.1 : Les commissions loisirs/Vacances et Bibliothèque
La présidence en est assurée par un membre titulaire du CSE.
Outre son président, elle est composée de 3 membres du CSE titulaires ou suppléants.
Le choix du président de la commission et de ses membres fait l’objet d’un vote à bulletin secret à la première réunion du CSE. Le mode de désignation est identique à celle des commissions obligatoires décrite article 3.2.
Article 4.2.2 : La commission contrôle financier La présidence en est assurée par un membre titulaire du CSE du syndicat non majoritaire Outre son président, elle est composée de 3 membres du CSE titulaires ou suppléants appartenant au syndicat non majoritaire. Le bureau du CSE étant garant du bon fonctionnement de l’instance, le Secrétaire et/ou le trésorier(e) du CSE seront membres de droit des commissions dites facultatives. Ils seront comptabilisés comme un membre supplémentaire. Le choix du président de la commission et de ses membres fait l’objet d’un vote à bulletin secret à la première réunion du CSE. Le mode de désignation est identique à celle des commissions obligatoires décrite article 3.2.
Article 4.3– Les prérogatives des commissions facultatives Article 4.3.1 : Prérogatives de la commission loisirs/ vacances La commission loisirs a pour objectif de proposer des avantages variés aux salariés pour leurs séjours et activités de loisirs. Les idées de loisirs peuvent être soumises par les salariés aux élus de la commission. Elle fait partie des activités sociales et culturelles gérées par le bureau du CSE, qui est responsable de leur organisation et de leur distribution. Article 4.3.2 : Prérogatives de la commission bibliothèque Une bibliothèque est à disposition des salariés de la CARSAT Normandie. La gestion et les permanences sont assurées par les membres de la commission. Cette bibliothèque propose un accès à divers contenus (livres, presse, mangas etc.) et activités culturelles pour les salariés. Article 4.3.3 : Prérogatives de la commission contrôle financier La commission est chargée de contrôler la bonne exécution du budget du CSE. Pour ce faire, elle a accès à tout document comptable et financier relatifs à la gestion du CSE. L’objet des interventions de travail de la commission ne couvre pas le périmètre des choix de gestion du Bureau du CSE.
Article 4.4– Le fonctionnement des commissions facultatives Pour garantir le fonctionnement des commissions obligatoires, chaque commission dispose d’un crédit d’heure qui est mutualisable entre chaque commission facultative. Pour en bénéficier, chaque président ou présidente de commission devra prévenir le pôle relations sociales dans un délai raisonnable du nombre d’heures mutualisées et le nom de la commission qui donne des heures et le nom de celle qui récupère ces heures.
Article 4.4.1 : Le fonctionnement de la commission loisirs/vacances Une enveloppe de 580 heures est allouée à la commission. Le compte-rendu sera à la charge du président de la commission. Il devra être soumis à la relecture du secrétaire du CSE qui le diffusera ensuite aux membres du CSE. Celui-ci sera annexé au PV du CSE suivant la commission.
Article 4.4.2 : Le fonctionnement de la commission bibliothèque Une enveloppe de 300h est allouée à la commission. Le compte-rendu sera à la charge du président de la commission. Il devra être soumis à la relecture du secrétaire du CSE qui le diffusera ensuite aux membres du CSE. Celui-ci sera annexé au PV du CSE suivant la commission.
Article 4.4.3 : Le fonctionnement de la commission contrôle financier Une enveloppe de 20h est allouée à la commission. Le compte-rendu est à la charge du président de la commission. Il devra être soumis à la relecture du secrétaire du CSE qui le diffusera ensuite aux membres du CSE. Celui-ci sera annexé au PV du CSE suivant la commission.
Article 4.5– La fixation et la communication de l’ordre du jour des commissions facultatives Le ou la président(e) assure l’ordre du jour et se charge de l’envoi par mail de celui-ci aux membres de la commission et au secrétaire du CSE.
Article 4.6– La fréquence des réunions des commissions facultatives Article 4.6.1 : La fréquence des réunions de la commission loisirs/vacances Le ou la président(e) a la gestion du planning annuel. Celle-ci devra se réunir à minima une fois par mois. Article 4.6.2 : La fréquence des réunions de la commission bibliothèque Le ou la président(e) à la gestion du planning annuel. Celle-ci devra se réunir à minima une fois par trimestre. Article 4.6.3 : La fréquence des réunions de la commission contrôle financier Le ou la président(e) a la gestion du planning annuel. Celle-ci devra se réunir à minima une fois par an.
Article 4.7– L’articulation des commissions facultatives avec le CSE Le ou la président(e) présentera en réunion plénière CSE les principaux points vus en commission.
ARTICLE 5 – L’utilisation des heures de délégation Article 5.1– L’annualisation des heures de délégation Pour faciliter l’exercice de leur mandat par les élus et les représentants syndicaux au CSE, le temps alloué peut être utilisé cumulativement dans la limite de douze mois. Cette règle ne peut conduire un membre à disposer, dans le mois, de plus d'une fois et demie le crédit d'heures de délégation dont il bénéficie. Les membres titulaires du CSE (y compris le secrétaire CSE et le trésorier CSE) et les membres de la CSSCT peuvent bénéficier de l’annualisation dans la limite de :
36H00 pour un membre titulaire du CSE
15H pour un membre de la CSSCT
30H pour un représentant syndical au CSE
Les membres titulaires CSE (y compris le secrétaire CSE et le trésorier CSE), les membres de la CSSCT et les représentants syndicaux au CSE informeront l’employeur dans un délai de 8 jours avant la date prévue via la boîte relations sociales du nombre d’heures annualisées et la période concernée. Ils saisiront ces heures dans l’outil dédié en précisant dans les commentaires la provenance de ces heures.
Article 5.2– La mutualisation des heures de délégation Les membres titulaires de la délégation du personnel du CSE (y compris le secrétaire CSE et le trésorier CSE) peuvent, chaque mois, répartir entre eux et avec les membres suppléants, le crédit d'heures de délégation dont ils disposent. Les membres de la CSSCT pourront également répartir entre eux le crédit d’heures de délégation dont ils disposent. Cette répartition des heures entre les membres de la délégation du personnel du CSE ne peut conduire l'un d'eux à disposer, dans le mois, de plus d'une fois et demie le crédit d'heures de délégation dont bénéficie un membre titulaire (soit 36 heures). Pour les membres de la CSSCT, le crédit d’heures de délégation ne pourra pas dépasser 15 heures.
Les membres titulaires CSE (y compris le secrétaire CSE et le trésorier CSE) et les membres de la CSSCT (entre membres de la commission) informeront l’employeur dans un délai de 8 jours avant la date prévue, via la boîte relations sociales, du nombre d’heures transmis, à qui, et sur quel mois. Ces heures seront saisies dans l’outil dédié en précisant dans les commentaires leur provenance et cadre (nom de l’élu donneur + mutualisation heures du mois X)
Article 5.3– Dispositions spécifiques au temps partiel L'employeur s’engage à respecter les dispositions prévues à l'article L3123-14 code du travail.
ARTICLE 6 – Les négociations collectives Article 6.1– Périodicité des négociations obligatoires Comme prévu par l’article L. 2242-13 Code du Travail, en l’absence d’accord collectif, les négociations obligatoires sont :
Une négociation annuelle sur la rémunération, notamment les salaires effectifs, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée dans l’entreprise.
Une négociation annuelle sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, portant notamment sur les mesures visant à supprimer les écarts de rémunération, et la qualité de vie au travail.
Une négociation triennale sur la GEPP (gestion des emplois et des parcours professionnels).
Comme cela est permis par le Code du travail, les parties conviennent que ces négociations obligatoires sont soumises à une périodicité quadriennale.
Article 6.2– Calendrier des thèmes de négociations Le calendrier des thèmes de négociation de l’année N+1 est défini conjointement entre la Direction et les délégués syndicaux en novembre N, en respectant la périodicité précédemment citée. Il est précisé que les thèmes et dates mentionnés dans le calendrier (date d’engagement des négociations et termes) sont donnés à titre indicatif et pourront être modifiés par la direction et les délégués syndicaux en fonction de l’actualité et du temps réellement passé aux négociations. Les dates dépendront également d’éventuels reports de réunions en cas d’absence des parties ou situation exceptionnelle.
ARTICLE 7– L’exercice des mandats représentatifs et leur valorisation Article 7.1– Articulation du mandat et de l’activité professionnelle Article 7.1.1 : Entretien de début de mandat Un entretien est organisé entre la direction de l’organisme, tout agent mandaté au CSE (élu, RS…) et son responsable hiérarchique afin d’établir les modalités pratiques d’exercice de son mandat dans le trimestre suivant le début du mandat. Cet entretien de début de mandat est déclenché systématiquement par le service RH lors de la mise en place du CSE ou à la demande de l’élu ou d’un délégué syndical en cas de changement dans l’exercice de son mandat. Au cours de l’entretien, les moyens de concilier au mieux l’exercice du mandat et de l’activité professionnelle sont recherchés. Cet entretien a également pour objectif d’évaluer la disponibilité de l’intéressé au poste de travail, et de réfléchir, si cela s’avère nécessaire, à une éventuelle adaptation de ce dernier ou à la nécessité de réviser les objectifs, eu égard au temps lié à l’exercice des missions syndicales. Les points et décisions abordés au cours de cet entretien, sont formalisés sur un document écrit et signé des 2 parties. Au cours de l’entretien, l’élu peut être accompagné d’une personne de son choix appartenant à la Carsat.
Article 7.1.2 : Actions pédagogiques La direction s’engage à organiser au cours du semestre suivant les élections professionnelles :
Un séminaire réunissant les élus et leurs managers au cours duquel l’exercice des mandats représentatifs sera présenté ainsi que les modalités pratiques inhérentes à ces activités.
Une formation obligatoire portant sur les droits et devoirs d’un élu à destination des membres CSE titulaires et suppléants, aux représentants syndicaux et à leurs managers respectifs.
La direction s’engage à la mise en place d’un suivi annuel de l’évolution salariale des salariés élus pour s’assurer du respect du principe de non-discrimination en matière de rémunération.
Article 7.2– Valorisation de l’expérience de l’élu A la demande du salarié élu un entretien d’aide à l’orientation de carrière pourra être réalisé à la GRH ; l’entretien a pour objet de dresser un état de la situation professionnelle, de faire le bilan des compétences acquises dans le cadre de son mandat, de définir un projet professionnel et d’informer sur les outils d’accompagnement possibles. A l’issue de cet entretien, différents outils d’accompagnement pourront être activés :
Possibilité d’accéder sur le temps de travail à une prestation de Conseil en Evolution Professionnelle, dont l’objectif est de favoriser l’évolution et la sécurisation de son parcours Professionnel. Prestation réalisée par un prestataire externe habilité.
Possibilité de réaliser un bilan professionnel interne : Le Bilan Professionnel Interne s'inscrit dans une démarche d'orientation professionnelle. Il vise à donner, au salarié les moyens et outils pour élaborer un projet professionnel réaliste et réalisable, interne à son organisme d'appartenance ou à d'autres organismes de Sécurité Sociale.
La démarche est conduite par un conseiller d'orientation professionnelle de l’Institut 4.10.
Aide à la constitution de dossiers dans le cadre de la Validation des Acquis de l’Expérience.
Formation adaptée au salarié au regard de son poste de travail permettant une réorientation de carrière.
- Préparation du retour de l’élu sur son poste en cours ou en fin de mandat
ARTICLE 8 – DISPOSITIONS FINALES ARTICLE 8.1 – Entrée en vigueur et durée de l’accord Le présent accord est conclu pour une durée de 4 ans et entrera en vigueur à compter de la date d’installation du premier CSE. Il s’applique sous réserve de l’agrément prévu par le code de la sécurité sociale et ne vaut en aucun cas engagement unilatéral de l’employeur.
ARTICLE 8.2 – Suivi et interprétation de l’accord Article 8.2.1 : Suivi de l’accord Les parties signataires conviennent qu’une réunion de suivi pourra être organisée à la demande de l’une des parties signataires, afin de procéder aux éventuels ajustements qui pourraient s’avérer nécessaire.
Article 8.2.2 : Interprétation de l’accord S’il s’avérait que l’une des clauses du présent accord pose une difficulté d’interprétation, les parties conviennent de soumettre ladite clause à interprétation. A cet effet, sous réserve que la difficulté porte sur une interprétation et non de revendication ou de modification du contenu de l’accord, la Direction convoquera, dans un délai maximum d’un mois suivant la date à laquelle elle aura connaissance du différend par écrit de la part d’une organisation syndicale signataire, une commission d’interprétation Elle est composée du directeur ou de la directrice, ou de son représentant, pouvant être assisté de deux salariés, et des délégués syndicaux signataires, chacun pouvant être accompagné d’un salarié de la CARSAT Normandie de son choix. A l’issue des débats, dans un délai de huit jours, l’interprétation retenue par la commission sera donnée sous forme d’une note explicative rédigée par la Direction.
ARTICLE 8.3 – Révision de l’accord Pendant sa durée d’application, le présent accord pourra être révisé dans les conditions fixées par les dispositions légales.
ARTICLE 8.4 – Notification, dépôt et publicité de l’accord Le présent accord est agréé, en l’absence de réponse du ministre, dans un délai d’un mois à compter de l’avis formulé par le Comité Exécutif de l’UCANSS, conformément à la publication du décret n°2014-934 du 19 août 2014. Il sera déposé auprès de la DREETS, au Greffe du Conseil des Prud’hommes de Rouen et sera diffusé sur le site Légifrance.fr. Le présent accord sera porté à la connaissance des salariés par sa mise à disposition sur l’intranet.