Accord d'entreprise CIE IBM FRANCE

Accord droit syndical et dialogue social 2025 - 2029

Application de l'accord
Début : 09/12/2025
Fin : 09/11/2029

29 accords de la société CIE IBM FRANCE

Le 12/09/2025


ACCORD D’ENTREPRISE SUR LA PRATIQUE DU DIALOGUE SOCIAL ET L’EXERCICE DU DROIT SYNDICAL AU SEIN DE LA COMPAGNIE IBM FRANCE

Sommaire

TOC \o "1-3" \h \z \u 1.Préambule PAGEREF _Toc204261911 \h 4
2.Le périmètre des établissements distincts PAGEREF _Toc204261912 \h 4
2.1Détermination des nouveaux périmètres d’établissements PAGEREF _Toc204261913 \h 4
2.4 Budget des activités sociales et culturelles PAGEREF _Toc204261914 \h 5
3.La durée des mandats des représentants du personnel du CSE et du CSEC PAGEREF _Toc204261915 \h 5
3.1 Durée des mandats PAGEREF _Toc204261916 \h 5
3.3 Modalités de remplacement des membres élus du CSE PAGEREF _Toc204261917 \h 5
3.3.1 Remplacement des titulaires PAGEREF _Toc204261918 \h 5
3.3.2 Remplacement des suppléants PAGEREF _Toc204261919 \h 5
4.Le Comité Social et Economique Central (CSEC) PAGEREF _Toc204261920 \h 6
4.1Les attributions du CSEC PAGEREF _Toc204261921 \h 6
4.2 La composition du CSEC PAGEREF _Toc204261922 \h 6
4.2.1 Répartition des sièges par établissement sur la base des collèges PAGEREF _Toc204261923 \h 6
4.2.2Présidence du CSEC PAGEREF _Toc204261924 \h 7
4.2.3Bureau du CSEC PAGEREF _Toc204261925 \h 7
4.3Périodicité des réunions, modalités de convocation et de fonctionnement PAGEREF _Toc204261926 \h 7
4.4Commission santé, sécurité et conditions travail du CSEC (CSSCT-C) PAGEREF _Toc204261927 \h 8
4.4.1Attributions générales de la CSSCT-C PAGEREF _Toc204261928 \h 8
4.4.2Composition de la CSSCT-C PAGEREF _Toc204261929 \h 8
4.4.3Périodicité des réunions PAGEREF _Toc204261930 \h 8
4.5Autres commissions du CSEC PAGEREF _Toc204261931 \h 9
4.6Moyens d'expression du CSEC PAGEREF _Toc204261932 \h 9
5Le Comité Social Economique d’établissement (CSE) PAGEREF _Toc204261933 \h 9
5.1 Attributions générales du CSE PAGEREF _Toc204261934 \h 9
5.2Composition du CSE PAGEREF _Toc204261935 \h 9
5.2.1 Nombre de représentants au CSE PAGEREF _Toc204261936 \h 9
5.2.2 Présidence du CSE PAGEREF _Toc204261937 \h 10
5.2.3 Bureau du CSE PAGEREF _Toc204261938 \h 10
5.3Périodicité des réunions, modalités de convocation et de fonctionnement PAGEREF _Toc204261939 \h 10
5.4Commissions santé, sécurité et conditions de travail des CSE d’établissement PAGEREF _Toc204261940 \h 10
5.4.1Attributions générales de la CSSCT PAGEREF _Toc204261941 \h 10
5.4.2Périmètre des CSSCT PAGEREF _Toc204261942 \h 11
5.4.3Composition de la CSSCT PAGEREF _Toc204261943 \h 11
5.4.4Périodicité des réunions PAGEREF _Toc204261944 \h 12
5.4.5Moyens à disposition des membres de la CSSCT PAGEREF _Toc204261945 \h 12
5.4.6Coordination entre la CSSCT et les représentants de proximité PAGEREF _Toc204261946 \h 13
5.5Autres commissions du CSE PAGEREF _Toc204261947 \h 13
5.6Moyens d'expression des CSE PAGEREF _Toc204261948 \h 13
5.7Attributions en matière de réclamations individuelles et collectives du CSE PAGEREF _Toc204261949 \h 13
6.Modalités de consultation du CSEC et des CSE PAGEREF _Toc204261950 \h 14
6.1Articulation entre le CSEC et les CSE PAGEREF _Toc204261951 \h 14
6.2 Consultation sur les orientations stratégiques et la GEPP PAGEREF _Toc204261952 \h 14
6.3 Consultation sur la situation économique et financière PAGEREF _Toc204261953 \h 14
6.4 Consultation sur la politique sociale PAGEREF _Toc204261954 \h 14
6.5 Consultations et informations ponctuelles PAGEREF _Toc204261955 \h 15
6.6 Informations et consultations en matière de santé, sécurité et conditions de travail PAGEREF _Toc204261956 \h 15
6.7 Base de Données Economiques, Sociales et Environnementales (BDESE) PAGEREF _Toc204261957 \h 15
6.7.1 Rôle de la BDESE et conditions d’accès PAGEREF _Toc204261958 \h 15
6.7.2 Contenu de la BDESE PAGEREF _Toc204261959 \h 15
7.Les représentants de proximité PAGEREF _Toc204261960 \h 16
7.1Rôle et attributions des représentants de proximité PAGEREF _Toc204261961 \h 16
7.2Nombre et modalités de désignation des représentants de proximité PAGEREF _Toc204261962 \h 16
8Le droit syndical au sein de la Compagnie IBM France PAGEREF _Toc204261963 \h 17
8.1Moyens matériels au service du dialogue social PAGEREF _Toc204261964 \h 17
8.1.1 Budget de fonctionnement des Organisations syndicales PAGEREF _Toc204261965 \h 17
8.1.2 Affichage PAGEREF _Toc204261966 \h 17
8.1.3 Diffusion de la presse syndicale et tracts syndicaux PAGEREF _Toc204261967 \h 18
8.1.4Moyens matériels PAGEREF _Toc204261968 \h 18
8.1.4.1 Nombre de locaux syndicaux PAGEREF _Toc204261969 \h 18
8.1.4.2Salles de réunion PAGEREF _Toc204261970 \h 18
8.1.4.3 Photocopieurs PAGEREF _Toc204261971 \h 18
8.1.5Communication PAGEREF _Toc204261972 \h 19
8.1.5.1 Utilisation des moyens de communication électronique PAGEREF _Toc204261973 \h 19
8.1.5.3 Courrier PAGEREF _Toc204261974 \h 19
8.1.5.4 Usage d'internet / intranet PAGEREF _Toc204261975 \h 19
8.2Déplacements PAGEREF _Toc204261976 \h 20
8.2.1 Définition PAGEREF _Toc204261977 \h 20
8.2.2 Remboursement des frais de déplacement PAGEREF _Toc204261978 \h 20
8.2.2.1 Réunions avec la Direction PAGEREF _Toc204261979 \h 20
8.2.2.2 Réunions préparatoires PAGEREF _Toc204261980 \h 21
8.2.2.3 Temps de déplacement PAGEREF _Toc204261981 \h 21
8.3Recours à la visioconférence et procès-verbal des réunions des IRP PAGEREF _Toc204261982 \h 21
8.3.1 Recours aux conférences téléphoniques et à la visioconférence PAGEREF _Toc204261983 \h 21
8.3.2 Procès-verbal des réunions des IRP PAGEREF _Toc204261984 \h 22
8.4Moyens humains du dialogue social PAGEREF _Toc204261985 \h 22
8.4.1 Représentation syndicale d’établissement et centrale PAGEREF _Toc204261986 \h 22
8.4.1.1 Nature des mandats PAGEREF _Toc204261987 \h 22
8.4.1.2 Délégués syndicaux d’établissement PAGEREF _Toc204261988 \h 23
8.4.1.3 Correspondants syndicaux locaux PAGEREF _Toc204261989 \h 23
8.4.1.4 Délégués Syndicaux Centraux PAGEREF _Toc204261990 \h 23
8.4.1.5 Représentants syndicaux au Comité Social et Economique PAGEREF _Toc204261991 \h 23
8.4.1.6 Représentants syndicaux au Comité Social et Economique Central PAGEREF _Toc204261992 \h 23
8.4.1.7 Représentants des Organisations syndicales au Comité Social Paritaire PAGEREF _Toc204261993 \h 23
8.4.1.8 Désignation des représentants des Organisations syndicales PAGEREF _Toc204261994 \h 23
8.4.1.9 Remplacement PAGEREF _Toc204261995 \h 24
8.4.1.10 Information du manager PAGEREF _Toc204261996 \h 24
8.4.2 Crédit d’heures des représentants du personnel PAGEREF _Toc204261997 \h 24
8.4.2.1 Rémunération PAGEREF _Toc204261998 \h 24
8.4.2.2Crédits d'heures PAGEREF _Toc204261999 \h 25
8.4.2.2.1Crédit d’heures mensuel individuel PAGEREF _Toc204262000 \h 25
8.4.2.2.2 Crédit d’heures annuel PAGEREF _Toc204262001 \h 25
8.4.2.3 Activités hors crédit d'heures PAGEREF _Toc204262002 \h 25
8.4.2.4 Relevé des temps de délégation PAGEREF _Toc204262003 \h 26
8.4.2.4.1 Principe PAGEREF _Toc204262004 \h 26
8.4.2.4.2 Information du manager PAGEREF _Toc204262005 \h 26
8.4.3 Détachement au sein des CSE ou du CSEC PAGEREF _Toc204262006 \h 26
8.4.4Mi-temps syndical PAGEREF _Toc204262007 \h 27
9Dialogue social et parcours syndicaux PAGEREF _Toc204262008 \h 27
9.1 Entretien annuel d’évaluation des porteurs de mandats PAGEREF _Toc204262009 \h 28
9.2Promotions et rémunérations des porteurs de mandats PAGEREF _Toc204262010 \h 28
9.3 Entretien de carrière des porteurs de mandats PAGEREF _Toc204262011 \h 28
9.4 Situation spécifique des « mandats lourds » PAGEREF _Toc204262012 \h 28
9.4.1 Définition de la notion de « mandat lourd » PAGEREF _Toc204262013 \h 28
9.4.2 Salaire et promotions des salariés « mandats lourds » PAGEREF _Toc204262014 \h 29
9.4.3 Entretien annuel d’évaluation professionnelle PAGEREF _Toc204262015 \h 30
9.4.4 Suivi des augmentations salariales, promotions et primes annuelles PAGEREF _Toc204262016 \h 30
9.5 Gestion des parcours professionnels des représentants du personnel PAGEREF _Toc204262017 \h 30
9.5.1 Entretien de début de mandat PAGEREF _Toc204262018 \h 30
9.5.2 Entretien de fin de mandat PAGEREF _Toc204262019 \h 31
9.5.3 Procédure de changement d’activité professionnelle PAGEREF _Toc204262020 \h 31
9.5.4 Entretiens de suivi de reprise d’activité PAGEREF _Toc204262021 \h 31
9.5.5 Maintien des compétences professionnelles des porteurs de mandats PAGEREF _Toc204262022 \h 31
10Durée, révision et portée de l’accord PAGEREF _Toc204262023 \h 31
Annexe 1 : Liste des porteurs de mandats et crédit d’heures associé PAGEREF _Toc204262024 \h 33
Annexe 2 : Relevé des temps de délégation PAGEREF _Toc204262025 \h 33
  • Préambule
Fort de l’expérience acquise au cours de ces quatre dernières années via l’accord d’entreprise sur le droit syndical signé le 9 septembre 2021, les parties signataires au présent accord ont décidé de :
  • Définir le périmètre des établissements distincts de la Compagnie IBM France pour la durée de l’accord,
  • Bénéficier de l’expérience acquise lors de l’application du précédent accord pour adapter les modalités des Comités Sociaux et Economiques d’établissement (CSE) et du Comité Social et Economique Central (CSEC),
  • Dynamiser le parcours professionnel des représentants du personnel et des syndicats, en apportant des réponses en matière de formation et de développement de carrière, de validation des acquis de l’expérience syndicale, et d’évolution salariale,
  • Adapter les méthodes et moyens de travail et de communication notamment sur l’usage des NTIC.
  • Le périmètre des établissements distincts
  • Détermination des périmètres d’établissements
La Compagnie a connu de profondes mutations de ses activités, en passant d’activités de production industrielle à des activités orientées vers les services. Cette transformation s’est accompagnée d’une refonte de son système d’organisation pour mettre en place une organisation plus verticalisée et centralisée qui limite le réel pouvoir de direction et l’autonomie de gestion des implantations régionales, et concentre les pôles de décision au sein du siège de la Compagnie.

Au cours de ces dernières années, les instances représentatives du personnel, et les Comités d’établissements en particulier, ont vu leur domaine de compétence évoluer, la très large majorité des décisions économiques et sociales étant prises au niveau central et pour l’ensemble du territoire, et donc portées à l’information et la consultation du Comité Social et Economique Central.

De même, la signature d’accords d’entreprise, sur des problématiques communes à l’ensemble des activités et des salariés du territoire et leur suivi, s’organise au niveau central, la totalité des accords signés l’étant au niveau de la Compagnie IBM France.

En conséquence, les parties au présent accord conviennent de maintenir le nombre et le périmètre d’établissements distincts au sens de l’article L. 2313-2 du Code du travail comme suit :
  • Île-de-France, Nord-Est et DROM-COM (NEOPB)
  • Centre-Sud
Ce périmètre à deux établissements distincts se poursuivra lors des prochaines élections professionnelles (prévues à ce stade en novembre 2025, soit à l’échéance des mandats en cours) qui se tiendront concomitamment sur les deux établissements et par voie électronique. Par ailleurs, l’ensemble des dispositions du présent accord s’appliqueront à compter de la proclamation des résultats desdites élections professionnelles.

Les éléments pris en compte pour déterminer les périmètres d’établissement sont :
  • Les tailles respectives des établissements, afin de préserver des pesées respectives permettant de poursuivre une politique sociale locale,
  • Limiter le nombre de changement pour les CSE
  • Les temps de déplacements entre les différents sites regroupés,
  • La nature des activités économiques et des organisations.

Afin de garantir une proximité des représentants du personnel, notamment sur les sites à accès restreint ou éloignés géographiquement, notamment dans le cadre des missions de santé et de sécurité, des représentants de proximité seront mis en place, et dont leur rôle évolue, selon les modalités définies au paragraphe 7 du présent accord.
La notion d’établissement englobe l’ensemble des mandats électifs et désignatifs locaux, à savoir les élus des CSE d’établissement, les délégués syndicaux, les représentants syndicaux, etc.



2.4 Budget des activités sociales et culturelles
Les parties conviennent de maintenir la contribution patronale à 3,8 % de la masse salariale brute de tous les CSE distincts, telle que précisée à l’article L.2323-83 du Code du travail, et de fixer la répartition de cette contribution proportionnellement à l’effectif de chaque établissement. La masse salariale brute est constituée par l’ensemble des gains et rémunérations soumis à cotisation de sécurité sociale, à l’exception des indemnités versées à l’occasion de la rupture du contrat de travail à durée indéterminée.

Le montant mensuel attribué à chaque CSE sera calculé et versé chaque mois, à compter du mois suivant l’élection des nouveaux CSE.
3.La durée des mandats des représentants du personnel du CSE et du CSEC
3.1 Durée des mandats
Conformément à la possibilité offerte par l’article L.2314-34 du Code du travail, les parties conviennent par le présent accord de fixer la durée des mandats des élus du CSE à quatre ans.

Le CSEC est composé des représentants élus en leur sein par chaque CSE pour une durée de quatre ans.

Le CSEC étant une instance permanente, le renouvellement de sa composition est opéré au rythme des différentes élections locales, et des désignations par les CSE de leurs représentants au CSEC.

Le bureau du CSEC sera renouvelé dans le mois suivant la fin du cycle électoral des deux CSE et le renouvellement de ces derniers.

3.2 Limitation successive du nombre de mandats
Conformément au Code du travail (article L2314-33), le nombre de mandats électifs titulaires successifs est limité à trois mandats réalisés dans leur totalité. Cette limitation est applicable aux mandatures à compter du 1er janvier 2018 et concerne uniquement les membres de la délégation du personnel du CSE.

En cas d’évolutions législatives, et notamment dans le cas d’une abrogation de la présente disposition, le présent article deviendra alors sans objet et une Commission de suivi et d’interprétation pourra être réunie pour clarifier les éventuelles évolutions législatives.

3.3 Modalités de remplacement des membres élus du CSE
3.3.1 Remplacement des titulaires
Le remplacement des membres titulaires de la délégation du personnel au sein de chaque CSE se fera prioritairement par un suppléant de la même liste que celle du titulaire absent conformément aux dispositions de l’article L.2314-37 du Code du travail.
3.3.2 Remplacement des suppléants
Le nombre de membres suppléants de la délégation du personnel au sein de chaque CSE peut diminuer, soit en cas de remplacement définitif d’un membre titulaire ayant quitté sa fonction, soit en cas de démission du mandat ou de rupture du contrat de travail ou de mutation.
A compter de la mise en place d’un CSE dans l’établissement distinct défini au paragraphe 3.1 du présent accord, les parties conviennent que le poste de suppléant rendu ainsi définitivement vacant peut être attribué à un candidat présenté par la même organisation et venant sur la liste après le dernier candidat élu, qu’il soit titulaire ou suppléant. Le candidat retenu est celui qui vient sur la liste immédiatement après le dernier élu titulaire ou, à défaut, le dernier élu suppléant.
Dès sa désignation par l’Organisation syndicale qui l’a présenté suite à la vacance d’un mandat, le suppléant accède à l’ensemble des droits et protections attachés au mandat de membre suppléant du CSE. S’il est amené à remplacer définitivement un titulaire il accèdera aux droits et protections liés à ce mandat.
4.Le Comité Social et Economique Central (CSEC)
  • Les attributions du CSEC
Le CSEC exerce les attributions qui concernent la marche générale de l'entreprise et qui excèdent les limites des pouvoirs des chefs d'établissement.

Le CSEC est seul consulté sur :
  • Les projets décidés au niveau de l'entreprise qui ne comportent pas de mesures d'adaptation spécifiques à un ou plusieurs établissements ;
  • Les projets et consultations récurrentes décidés au niveau de l'entreprise lorsque leurs éventuelles mesures de mise en œuvre, hors bilan social à ce jour, qui feront ultérieurement l'objet d'une consultation spécifique au niveau approprié, ne sont pas encore définies.

4.2 La composition du CSEC
Le périmètre des établissements distincts de la Compagnie IBM France résulte des dispositions de l’article 3.1 du présent accord.
L’article R. 2316-1 du Code du travail précise que : « Sauf accord conclu entre l'employeur et l'ensemble des Organisations syndicales représentatives, le nombre des membres du Comité Social et Economique Central ne peut dépasser vingt-cinq titulaires et vingt-cinq suppléants ».

Par le présent accord, la composition du Comité Social et Economique Central est la suivante : 12 membres titulaires et 12 membres suppléants. Les suppléants assistent aux réunions du CSEC uniquement en l’absence du titulaire, à l’exception des membres suppléants au CSEC, qui sont par ailleurs membre des bureaux des CSE d’établissement. Ces derniers pourront participer aux réunions du CSEC de façon permanente, de même que les membres du bureau du CSEC. Ces dispositions n’impactent pas les règles de suppléance du CSEC.

4.2.1 Répartition des sièges par établissement sur la base des collèges
Les parties s’accordent, conformément aux dispositions de l’article L.2316-5 du Code du travail, pour considérer les limites générales des collèges (qui peuvent être modifiées localement par accord de protocole pré-électoral) à :

Collège électoral

Coef Meta

CSE1

H
F

CSE2

H
F
1er collège
A1-D7

32.94

27.61
5.33

7.16

5.16
2
2ème collège
E9-E10

102.75

70.41
32.33

29.77

20.49
9.28
3ème collège
F11-I18

2674.11

1749.29
924.82

967.32

707.31
260.01

Total

2809.80
1847.31
962.48
1004.25
732.96
271.29

Les parties conviennent de tenir compte des effectifs par collège et établissements sur la base de la limite générale des collèges pour la répartition des sièges.
Le principe retenu est le suivant :
  • Répartition des sièges entre les collèges proportionnellement aux effectifs de référence (tels qu’indiqués au présent article), avec un minimum d’un siège pour le 1er collège et d’un siège pour le 2ème collège.
  • Désignation des membres suppléants : les suppléants des représentants titulaires au CSEC seront désignés par les CSE parmi l’ensemble des élus de l’établissement (titulaires et suppléants), indépendamment du collège d’appartenance.

La composition du CSEC de la Compagnie IBM France est la suivante :

Composition du CSEC de la Compagnie IBM France

1er collège

2ème collège

3ème collège

Total

Etablissements
Titulaires
Titulaires
Titulaires
Titulaires
Suppléants
Île-de-France, Nord-Est, DROM-COM (NEOPB)
1
0
5
6
6
Centre-Sud
0
1
5
6
6

Total

1

1

10

12

12


Cette répartition s’impose à chaque CSE qui ne pourra élire une représentation différente de celle issue du présent accord. Les règles d’éligibilité et de suppléance sont celles prévues par les dispositions du Code du travail.

Chaque Organisation syndicale représentative au niveau de l’entreprise pourra également désigner un représentant syndical au CSEC.

Cette nouvelle composition du CSEC sera effective suite au cycle électoral qui se tiendra au mois de novembre 2025 sur l’ensemble des établissements de la Compagnie IBM France, et au plus tard le 31 décembre 2025.

En cas de carence de candidat uniquement, le poste peut être pourvu par des candidats du collège immédiatement supérieur ou inférieur.

En cas de collèges regroupés par protocole d’accord préélectoral d’établissement (1er et 2ème collège par exemple), les élus issus de ce collège regroupé pourront, si le cas se présente, être candidats indifféremment dans l’un ou l’autre des collèges considérés au CSEC.

Lors d’une élection partielle pour des élus titulaires, en cas de carence d’élus du CSE du collège considéré pouvant se porter candidat au CSEC, le poste peut être pourvu par des candidats du collège immédiatement supérieur ou inférieur.
  • Présidence du CSEC
Le CSEC est présidé par un représentant de la Direction dûment désigné par le Président de la Compagnie IBM France, qui pourra se faire assister par deux collaborateurs de l’entreprise.
  • Bureau du CSEC
Lors de la première réunion du CSEC suivant la promulgation des résultats des élections des Comités d’établissement (CSE), à l’issue du cycle d’élection des deux établissements, le Secrétaire et le Trésorier seront désignés parmi les membres titulaires du CSEC, par un vote des membres élus et du Président.
Un Secrétaire-adjoint en charge des attributions en matière de santé, sécurité et des conditions de travail (L.2316-13 du Code du travail) et un Trésorier-adjoint seront également désignés parmi les membres titulaires ou suppléants du CSEC, par un vote des membres élus et du Président.

Ces quatre membres ainsi désignés composeront le bureau du CSEC.

  • Périodicité des réunions, modalités de convocation et de fonctionnement
Le CSEC se réunit une fois par mois, excepté au mois d’août, sur convocation du Président par voie électronique, après concertation de l’ordre du jour avec le Secrétaire du CSEC.

L’ordre du jour des réunions du CSEC est communiqué par le Président (L.2316-17) par voie électronique aux membres du CSEC titulaires, suppléants et RS-CSEC au moins 8 jours ouvrables avant la réunion.

Pour les réunions extraordinaire, l’ordre du jour de la réunion du CSEC est communiqué par le Président par voie électronique aux membres du CSEC titulaires, suppléants et RS-CSEC au moins 3 jours ouvrables avant la réunion.


  • Recours à la visioconférence
Les modalités du recours à la visio-conférence sont précisées dans le présent accord au chapitre « Recours à la visioconférence et procès-verbal des réunions des IRP ».

  • Commission santé, sécurité et conditions travail du CSEC (CSSCT-C)
  • Attributions générales de la CSSCT-C
Une commission santé, sécurité et conditions de travail est créée au niveau du CSEC de la Compagnie IBM France. Conformément aux dispositions de l’article 5.2.3 du présent accord, le Secrétaire-adjoint du CSEC sera en charge des attributions en matière de santé, sécurité et des conditions de travail.
La CSSCT-C se voit confier, par délégation du CSEC, les attributions du CSEC relatives à la santé, à la sécurité et aux conditions de travail, à l'exception du recours à un expert et des attributions consultatives du CSEC.

A l’issue de la réunion de la CSSCT-C, celle-ci peut émettre des recommandations et questions qui seront transmises puis soumises au vote des élus du CSEC en réunion plénière.
Un compte rendu de réunion sera rédigé sous la responsabilité de son Secrétaire pour en faire la restitution synthétique lors de la réunion trimestrielle du CSEC traitant spécifiquement des sujets de santé, sécurité et conditions de travail ; ce compte rendu n’a pas de valeur de procès-verbal engageant les participants. Il ne donnera notamment pas lieu à approbation, ni à restitution in extenso lors du point prévu lors du CSEC.

Le temps passé aux réunions de la CSSCT-C est considéré comme du temps de travail effectif et n’impute pas le crédit d’heures.
  • Composition de la CSSCT-C
La commission est présidée par le président du CSEC ou son représentant et peut se faire assister par deux collaborateurs appartenant à l’entreprise.

Le CSSCT-C comprend 8 membres issus du CSEC, dont son Secrétaire : les membres sont désignés par le CSEC par une résolution adoptée en réunion plénière à la majorité des membres présents. La durée des mandats des membres de la CSSCT-C est identique à celle des membres élus du CSEC et prend fin avec lui.
En fonction des sujets abordés en CSSCT-C, les secrétaires des CSSCT pourront être invités avec accord préalable du Président.
Conformément aux dispositions de l’article L.2314-3 du Code du travail, les personnes suivantes sont invitées aux réunions de la CSSCT-C ainsi qu’aux réunions du CSEC lorsque des points à l’ordre du jour sont relatifs à la santé, la sécurité et aux conditions de travail :
  • Le médecin du travail du siège de la Compagnie IBM France ;
  • Le responsable du service sécurité au travail ou son représentant ;
  • L’inspecteur du travail du siège de la Compagnie IBM France ;
  • L’agent des services de prévention et des organismes de sécurité sociale du siège de la Compagnie IBM France.
  • Périodicité des réunions
Le CSSCT-C se réunit a minima une fois par trimestre à la fin du cycle des réunions des CSSCT locales et avant la réunion plénière du CSEC du mois concerné.

  • Autres commissions du CSEC
En dehors de la CSSCT-C, les commissions suivantes sont mises en place dans les conditions prévues par les dispositions du Code du travail :
  • Commission économique dont le rôle est notamment de préparer la consultation sur la situation financière de la Compagnie IBM France ;
  • Commission formation professionnelle et emploi dont le rôle est notamment de préparer la consultation sur la politique sociale de la Compagnie IBM France (bilan social de la Compagnie IBM France, bilan du plan de formation et orientations du plan de formation pour l’année N+1, dispositifs de formation, taxe d’apprentissage, etc.),
  • Commission des institutions sociales et de l’aide au logement ;
  • Commission de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes (présentation du rapport dit « Génisson » de la Compagnie IBM France).
Ces commissions peuvent émettre des recommandations et questions qui seront soumises au vote des élus du CSEC en réunion plénière. La Direction répond oralement à ces éventuelles questions et recommandations lors de la réunion plénière et ensuite par écrit dans un document qui est posté dans la base de données du CSEC.

La composition des commissions et le nombre de réunion seront arrêtées dans le règlement intérieur du CSEC.

  • Moyens d'expression du CSEC
La Direction mettra à disposition du Comité Social et Economique Central (CSEC) un panneau d’affichage dématérialisé sur l’intranet d’IBM France. Son contenu devra respecter les règles en matière de confidentialité et de droit d’expression.

Toute communication destinée à être publiée devra être communiquée préalablement à la Direction d’IBM France.
  • Le Comité Social Economique d’établissement (CSE)
5.1 Attributions générales du CSE
Conformément aux dispositions de l’article L.2312-8 du Code du travail et celles du paragraphe 5.1 du présent accord, le CSE d’établissement a pour mission d'assurer une expression collective des salariés et est informé et consulté sur les questions intéressant l'organisation, la gestion et la marche générale de l’établissement.

Ainsi, le CSE d’établissement n’est pas consulté sur les projets et informations-consultations qui relèvent du CSEC, qui sont décidés au niveau de l’entreprise et qui ne comportent pas de mesures d’adaptation spécifique à un ou plusieurs établissements. Le CSE est consulté sur les éventuelles mesures d’adaptation des décisions arrêtées au niveau de l’entreprise spécifiques à l’établissement.
Le CSE d’établissement assure un rôle majeur dans le contrôle et la gestion des activités sociales et culturelles de son périmètre.

  • Composition du CSE
5.2.1 Nombre de représentants au CSE
La composition des CSE d’établissement est définie de la façon suivante :
Etablissements
CSE 1 : Île-de-France, Nord-Est et DROM-COM (NEOPB)
CSE 2 : Centre-Sud



Sièges (titulaires + suppléants)
24 + 24
18 + 18
Représentants de proximité
6
7
Représentants syndicaux au CSE
(1)
(1)
  • Le nombre de représentants syndicaux dépend de la représentativité de chaque Organisation syndicale au sein du périmètre de l’établissement. Exemple : 5 Organisations syndicales représentatives au sein du CSE 1 = 5 représentants syndicaux au CSE 1.

Seuls les élus titulaires participent à la réunion plénière du CSE. Néanmoins, les élus suppléants sont également convoqués aux réunions du CSE pour qu’ils puissent éventuellement pallier l’absence du titulaire et avoir accès à l’ensemble des informations et documents.
Les élus suppléants peuvent également participer à la réunion préparatoire du CSE, et à la réunion plénière du CSE, uniquement lorsqu’elle se tient en visioconférence mais sans prise de parole, ni voix délibérative ou consultative et sans possibilité de poser des questions.

Le mandat de représentant syndical étant de nature différente de celui d’élu au CSE, et conformément aux dispositions du Code du travail, le représentant syndical ne pourra être désigné parmi les élus titulaires ou suppléants du CSE, y compris de façon temporaire.

Les parties s’accordent sur la possibilité, pour les représentants syndicaux, de participer aux réunions préparatoires des CSE.

Dans le cas où un représentant du personnel serait issu des DROM-COM, celui-ci participerait aux réunions du CSE par visioconférence.
5.2.2 Présidence du CSE
Le CSE d’établissement est présidé par un représentant de la Direction dûment désigné, qui pourra être assisté de trois salariés IBM France SAS (L.2315-23 du Code du travail).
5.2.3 Bureau du CSE
Lors de la première réunion du CSE, le Secrétaire et le Trésorier seront désignés parmi les membres titulaires du CSE.
Un Secrétaire-adjoint et un Trésorier-adjoint seront également désignés parmi les membres titulaires ou suppléants du CSE. Ces quatre membres ainsi désignés composeront le bureau du CSE et seront membres de droit aux réunions du CSE.
  • Périodicité des réunions, modalités de convocation et de fonctionnement
Le CSE se réunit une fois par mois (excepté au mois d’août conformément aux dispositions de l’article L.2312-19 du Code du travail) sur convocation du président du CSE par voie électronique, après fixation conjointe de l’ordre du jour entre le Président du CSE et le Secrétaire du CSE.

L’ordre du jour des réunions du CSE est communiqué par voie électronique aux membres du CSE (titulaires, suppléants et RS) au moins trois jours ouvrables avant la réunion.

Les réunions en physique se tiendront par principe au siège de l’établissement. Pour des raisons pratiques ou selon des modalités qui seront discutées au sein des CSE d’établissement, les réunions physiques peuvent se réunir sur un autre site de l’établissement.

  • Recours à la visioconférence
Les modalités du recours à la visio-conférence sont précisées au chapitre « 8.3Recours à la visioconférence et procès-verbal des réunions des IRP ».
  • Commissions santé, sécurité et conditions de travail des CSE d’établissement
  • Attributions générales de la CSSCT
Des commissions santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) sont créées au niveau des deux CSE d’établissement de la Compagnie IBM France selon les modalités du paragraphe 6.4.2 du présent accord.

La CSSCT se voit confier, par délégation du CSE, les attributions du CSE relatives à la santé, à la sécurité et aux conditions de travail, à l'exception du recours à un expert et des attributions consultatives du CSE. Ces attributions sont notamment les suivantes :
  • Visite trimestrielle des établissements du périmètre de la CSSCT ;
  • Les éventuelles visites DROM-COM seront effectuées par un salarié du site concerné (porteur de mandat ou non) et les comptes-rendus seront transmis au CSE
  • Suivi et analyse des accidents du travail du périmètre de la CSSCT ;
  • Point global sur l’immobilier du périmètre de la CSSCT : travaux en cours, étude de la Direction immobilière liée à l’échéance des baux, etc.
  • Préparation de la consultation sur les documents obligatoires relatifs à la santé et sa prévention (par exemple DUERP, Bilan SSCT, Papripact…).
  • Périmètre des CSSCT
Les articles L.2315-36 et L.2315-39 du Code du travail prévoient respectivement qu’une commission santé, sécurité et conditions de travail est créé au sein du Comité Social et Economique dans les établissements distincts d’au moins 300 salariés et que celle-ci comprend au minimum trois membres représentants du personnel dont au moins un représentant du second collège ou le cas échéant du 3ème collège.

Par le présent accord, le nombre et la composition des CSSCT des deux établissements distincts définis à l’article 3.1 du présent accord sont fixés et définis de la façon suivante :

  • Composition de la CSSCT
La commission est présidée par le Président du CSE ou son représentant et peut se faire assister par des salariés appartenant à l’entreprise.

Le nombre de représentants à la CSSCT est défini dans le tableau du chapitre précédent. Ils sont désignés par le CSE parmi ses membres par une résolution adoptée en réunion plénière selon les modalités définies à l’article L.2315-32 du Code du travail. La durée des mandats des membres de la CSSCT est équivalente à celle des membres élus du CSE et prend fin avec elle.

Lors de la première réunion des membres de la CSSCT désignés par le CSE, il sera procédé à l’élection d’un Secrétaire de la CSSCT choisi parmi les membres titulaires du CSE.

Conformément aux dispositions de l’article L. 2314-3 du Code du travail, les personnes suivantes sont invitées aux réunions de la CSSCT ainsi qu’aux réunions du CSE lorsque des points à l’ordre du jour sont relatifs à la santé, la sécurité et aux conditions de travail :
  • Le médecin du travail compétent ;
  • Le responsable du service sécurité au travail ou son représentant ;
  • L’inspecteur du travail territorialement compétent ;
  • L’agent des services de prévention et des organismes de sécurité sociale territorialement compétent.
  • Périodicité des réunions
Les CSSCT d’établissement se réunissent a minima une fois par trimestre avant la réunion de la CSSCT-C trimestrielle.
  • Moyens à disposition des membres de la CSSCT
Les membres de la CSSCT ont accès à tous les sites et lieux couverts par sa commission. Pour certains sites, qui sont à accès restreint pour des raisons de sécurité, les membres de la CSSCT pourront confier les inspections de site au représentant de proximité désigné en ce lieu.

Afin de faciliter l’accès des représentants du personnel à l’ensemble des sites de l’établissement, il est recommandé d’informer un relai local de sa venue, qui pourra accueillir le représentant dans le bâtiment en cas d’accès spécifiques (badge propriétaire, accès au parking…).

Le nom des membres des CSSCT est porté à la connaissance des salariés sur le panneau d’affichage Direction.

Le Secrétaire est invité par le Président du CSE aux réunions trimestrielles ou exceptionnelles prévues à l’article L.2315-27, sur les points traitant spécifiquement des sujets relatifs à la santé, à la sécurité et aux conditions de travail (SSCT). Dans ce cas, ses frais de déplacement sont pris en charge par la Direction.
Comme pour les membres élus du CSE, le temps passé dans ces réunions par le Secrétaire n’est pas déduit de son crédit d’heures de délégation.

Un compte rendu de réunion sera rédigé sous la responsabilité de son Secrétaire pour en faire la restitution synthétique lors de la réunion trimestrielle du CSE traitant spécifiquement des sujets de santé, sécurité et conditions de travail ; ce compte rendu n’a pas de valeur de procès-verbal engageant les participants. Il ne donnera notamment pas lieu à approbation, ni à restitution in extenso lors du point prévu lors du CSE.

Les temps de déplacement inter-sites tels que définis au 6.4.2 pour les visites de sites trimestrielles ne sont pas décomptés du crédit d’heures alloué aux membres de la CSSCT.
Les frais de déplacement pour se rendre à ces visites seront pris en charge par la Direction.
Dans le cas où un membre de la CSSCT issu des DROM-COM serait désigné par le CSE, celui-ci participerait aux réunions de la CSSCT par visioconférence.

Les représentants de proximité pourront participer, en visioconférence, aux réunions préparatoires des CSSCT trimestrielles.
  • Coordination entre la CSSCT et les représentants de proximité

La CSSCT et les représentants de proximité ont un rôle majeur à jouer sur le terrain au plus près des situations de travail et des salariés. A ce titre, les CSSCT peuvent décider de confier son attribution des visites trimestrielles de site aux représentants de proximité localisé sur les sites, a fortiori pour les sites à accès restreint pour des raisons de sécurité.

En vue de faciliter la synergie entre ces deux fonctions, les représentants de proximité, qui doivent être les relais locaux des CSSCT, pourront et seront invité à participer à la réunion préparatoire précédant chaque réunion de la CSSCT. Ils pourraient éventuellement être sollicités pour la CSSCT et la réunion plénière du CSE en fonction des sujets traités, avec l’accord du Président.

Par ailleurs, afin de faire monter en compétence les représentants de proximité, le Secrétaire de la CSSCT, en accord avec le Président, peut proposer à un représentant de proximité de participer aux réunions trimestrielles de la CSSCT. Un roulement sera, de préférence, organisé entre les représentants de proximité. L’objectif étant que le représentant de proximité puisse assister à une instance et en découvrir son fonctionnement.

Le représentant de proximité localisé dans les DROM-COM ne participera aux réunions préparatoires précédant chaque réunion de la CSSCT que lorsqu’un sujet spécifique concernera son périmètre DROM-COM. Sa participation aux travaux de la commission se fera exclusivement par visioconférence.
Il n’est pas prévu de remboursement des frais de déplacement des membres des CSSCT localisés en métropole dans les DROM-COM.

Le temps passé aux réunions des commissions obligatoires du CSE, en présence et à l’initiative de la Direction, est considéré comme du temps de travail effectif et n’impute pas le crédit d’heures de délégation.
  • Autres commissions du CSE
En dehors de la CSSCT, les commissions obligatoires suivantes sont mises en place dans les conditions prévues par les dispositions du Code du travail. A titre indicatif :
  • Commission économique ;
  • Commission formation professionnelle et emploi ;
  • Commission des institutions sociales et d’aide au logement ;
  • Commission de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes ;
  • Commission des marchés (selon dispositions légales).

Le nombre de membres des commissions obligatoires et facultatives peut être défini dans le règlement intérieur du CSE.

  • Moyens d'expression des CSE
La Direction mettra à disposition de chaque Comité Social et Economique (CSE) d’établissement un bulletin électronique diffusé par le bureau du CSE aux salariés de l’établissement concerné, et contrôlé au préalable par la Direction, strictement limité aux informations sur les activités sociales et culturelles et procès-verbaux des réunions, dont :
  • La périodicité autorisée sera d’un bulletin par mois
  • La diffusion sera suspendue 30 jours avant le premier tour des élections professionnelles, et reprendra le mois suivant l’élection du bureau du CSE.

  • Attributions en matière de réclamations individuelles et collectives du CSE
Conformément aux dispositions de l’article L. 2312-8 du Code du travail, le CSE a notamment pour mission d'assurer une expression collective des salariés permettant la prise en compte permanente de leurs intérêts dans les décisions relatives à la gestion et à l'évolution économique et financière de l'entreprise, à l'organisation du travail, à la formation professionnelle et aux techniques de production.

Ainsi, dans la poursuite du précédent accord sur le droit syndical :
  • L’instance unique doit permettre de regrouper les sujets et de pouvoir poser toutes les questions éventuelles lorsque le point est à l’ordre du jour de la réunion plénière ;
  • La réunion préparatoire du CSE permet également aux élus de poser des questions dont le sujet n’est pas à l’ordre du jour et qui ne relèvent pas des commissions du CSE (paragraphes 6.4 et 6.5 du présent accord), sur le modèle de ce qui se fait actuellement au niveau du CSEC. La Direction répond oralement à ces éventuelles questions lors de la réunion plénière et par écrit dans un document qui est posté dans la base de données du CSE ;
  • Les réclamations seront préférentiellement traitées dans un point inscrit à l’ordre du jour du CSE et libellé « Réponses aux réclamations individuelles et collectives relayées par les élus du CSE » si elles relèvent d’une problématique propre à l’établissement, et remontées au niveau du CSEC si elles ont une portée nationale.
  • Modalités de consultation du CSEC et des CSE
  • Articulation entre le CSEC et les CSE
Au sein de la Compagnie IBM France, les décisions en matière de stratégie, de finance et de politique sociale (plan de recrutement, budgets de formation, mobilités interne/externe, etc.) sont prises au niveau central et aucune mesure d’adaptation spécifique au niveau des établissements n’est mise en œuvre.
Par conséquent, le CSEC est le seul consulté sur :
  • Les orientations stratégiques et la GEPP de la Compagnie IBM France ;
  • La situation économique et financière de la Compagnie IBM France ;
  • La politique sociale, les conditions de travail et l'emploi de la Compagnie IBM France.
Les CSE d'établissement resteront informés et consultés sur le bilan social propre à leur périmètre.
Les présentations et expertises qui seront réalisées dans le cadre de ces trois consultations seront intégrées dans la BDESE et accessibles à l'ensemble des CSE d’établissement et à tous les représentants du personnel de la Compagnie IBM France.

6.2 Consultation sur les orientations stratégiques et la GEPP
Le CSEC est consulté chaque année sur les orientations stratégiques de l'entreprise, et sur leurs conséquences sur l'activité, l'emploi, l'évolution des métiers et des compétences, l'organisation du travail, le recours à la sous-traitance, à l'intérim, à des contrats temporaires et à des stages. Cette consultation porte, en outre, sur la gestion prévisionnelle des emplois et des parcours professionnels et sur les orientations de la formation professionnelle.

6.3 Consultation sur la situation économique et financière
Le CSEC est consulté chaque année sur la situation économique et financière de l'entreprise qui porte également sur la politique de recherche et de développement technologique de l'entreprise, y compris sur l'utilisation du crédit d'impôt pour les dépenses de recherche.

6.4 Consultation sur la politique sociale
Le CSEC est consulté chaque année sur la politique sociale de l'entreprise, les conditions de travail et l'évolution de l'emploi, les qualifications, le programme pluriannuel de formation, les actions de formation envisagées par l'employeur, l'apprentissage, les conditions d'accueil en stage, les actions de prévention en matière de santé et de sécurité, les conditions de travail, les congés et l'aménagement du temps de travail, la durée du travail, l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et les modalités d'exercice du droit d'expression des salariés dans les entreprises non couvertes par un accord sur l'égalité professionnelle et la qualité de vie au travail contenant des dispositions sur ce droit.

6.5 Consultations et informations ponctuelles
Outre les trois grandes informations et consultations récurrentes, le CSEC est notamment consulté dans les conditions définies à la présente section dans les cas suivants :
  • Mise en œuvre des moyens de contrôle de l'activité des salariés ;
  • Restructuration et compression des effectifs ;
  • Licenciement collectif pour motif économique ;
  • Offre publique d'acquisition ;
  • Procédures de sauvegarde, de redressement et de liquidation judiciaire.

6.6 Informations et consultations en matière de santé, sécurité et conditions de travail
Le CSEC est seul consulté sur :
  • Les projets décidés au niveau de l'entreprise en matière de santé, sécurité et conditions de travail qui ne comportent pas de mesures d'adaptation spécifiques à un ou plusieurs établissements ;
  • Les projets et consultations récurrentes en matière de santé, sécurité et conditions de travail décidés au niveau de l'entreprise lorsque leurs éventuelles mesures de mise en œuvre, qui feront ultérieurement l'objet d'une consultation au niveau spécifique approprié, ne sont pas encore définies.
Le CSE est consulté sur les éventuelles mesures d’adaptation des décisions arrêtées au niveau de l’entreprise en matière de santé, sécurité et conditions de travail spécifiques à l’établissement.

6.7 Base de Données Economiques, Sociales et Environnementales (BDESE)
6.7.1 Rôle de la BDESE et conditions d’accès
La base de données économiques et sociales rassemble l'ensemble des informations nécessaires aux consultations et informations récurrentes du Comité Social et Economique Central et des Comités Sociaux et Economiques.

Les éléments d'information transmis de manière récurrente au Comité sont mis à la disposition de leurs membres dans la base de données et cette mise à disposition actualisée vaut communication des rapports et informations au CSEC/CSE.

La BDESE est accessible à l’ensemble des représentants du personnel des différents établissements distincts dont le mandat est listé à l’annexe 1 du présent accord, à l’exception des représentants de proximité et des seuls membres des Commissions liées à nos accords, pour des raisons de confidentialité des informations communiquées.
6.7.2 Contenu de la BDESE
Par le présent accord, la Direction s’engage à aller au-delà des dispositions de l'article R. 2312-9 du Code du travail et s'engage à poster les documents suivants dans la BDESE :
  • Accords d’entreprise applicables au sein de la Compagnie IBM France ;
  • Rapports d’expertise rendus dans le cadre des trois grandes consultations et dans le cadre de situations exceptionnelles ;
  • Présentations faites en CSEC dans le cadre des 3 grandes consultations ;
  • Présentations et comptes-rendus des commissions de suivi des accords d’entreprise : GEPP, égalité professionnelle, etc. La priorité d'information des signataires de ces accords respectifs sera respectée.
  • Seront également transmises les éventuelles données centralisées au niveau d’IBM Corporation ou IBM Europe et s’appliquant de facto à IBM France, lorsque ces données sont requises dans la BDESE.
7.Les représentants de proximité
  • Rôle et attributions des représentants de proximité
Les représentants de proximité ont vocation à traiter au plus près du terrain les problématiques liées au aux conditions de travail, à la santé et la sécurité au travail. Il est un interlocuteur local en matière de conditions de travail, d’hygiène et de sécurité, et peut remonter les questions du personnel.


Par ailleurs, comme cela est indiqué à l’article 6.7 portant sur « les attributions en matière de réclamations individuelles et collectives du CSE », le représentant de proximité a un rôle important à jouer au quotidien pour remonter les problématiques et réclamations individuelles ou collectives.

Le représentant de proximité peut se déplacer librement dans l'entreprise, pendant ses heures de délégation et en dehors de ses heures habituelles de travail. Ses déplacements lui permettent de prendre contact avec tout salarié dans le cadre de l'exercice de ses missions. Il peut notamment prendre contact avec un salarié à son poste de travail, en veillant à ne pas apporter de gêne importante à l'accomplissement du travail du salarié.
Le temps passé en délégation est considéré et payé comme du temps de travail.

Il peut être invité par le CSE, avec l’accord du Président de l’instance, en tant que spécialiste d’une problématique locale. Dans ce cas, ses frais de déplacement sont pris en charge par la Direction.

Il peut se voir déléguer, sur demande de la CSSCT, les inspections et visites santé et sécurité sur l’établissement dont il dépend, a fortiori pour les inspections et visites de site à accès restreint, pour les sites dont ils dépendent. Par ailleurs, afin de faire monter en compétence les représentants de proximité, le Secrétaire de la CSSCT, en accord avec le Président, peut proposer à un représentant de proximité de participer aux réunions trimestrielles de la CSSCT. Un roulement sera, de préférence, organisé entre les représentants de proximité. L’objectif étant que le représentant de proximité puisse assister à une instance et en découvrir son fonctionnement.

Comme pour les membres élus du CSE, le temps passé en réunion n’est pas déduit de son crédit d’heures de délégation.
Le nom des représentants de proximité est porté à la connaissance des salariés de leur site dans l’intranet IBM ainsi que sur le panneau d’affichage Direction.

Ils pourront régler certaines situations particulières en liaison avec le chef d’établissement ou le responsable de site et être force de proposition pour contribuer à l’amélioration des conditions de travail (par exemple en cas de déménagement de site…).

  • Nombre et modalités de désignation des représentants de proximité
Le nombre et la désignation des représentants de proximité se fait selon la répartition précisée dans le tableau récapitulatif des mandats au chapitre « Périmètre des CSSCT ». Les représentants de proximité devront être en priorité désignés sur les sites à accès restreint et sur les sites sur lesquels il n’y a pas de représentation élue du personnel au CSE de l’établissement concerné.

Les parties conviennent qu’au sein de chaque établissement distinct, les Organisations syndicales qui y sont représentatives pourront proposer au CSE de valider la désignation d’un représentant de proximité par OS, dans la limite des sièges prévus, et attribués par ordre décroissant des résultats obtenus par le syndicat lors de la dernière élection professionnelle.

En cas de validation par le CSE de la proposition des OS, le reliquat du nombre de représentants de proximité restant à pourvoir pour le périmètre de l’établissement distinct sera désigné par le CSE en fonction des nombres de voix obtenues par chaque Organisation syndicale lors des dernières élections locales. A défaut d’accord du CSE, la totalité des sièges de représentants de proximité seront désignés par le CSE.

Les représentants de proximité sont choisis parmi les salariés de l’établissement de façon à susciter des vocations et permettre à ceux qui le souhaitent de développer une responsabilité syndicale.
Ils sont désignés lors de première réunion du CSE qui suit la proclamation des résultats des élections professionnelles de l’établissement concerné.
A défaut de pouvoir trouver des volontaires sur les sites concernés, les sièges vacants pourront être attribués à des salariés des autres lieux du périmètre de la CSSCT concernée.

En cas de vacance d’un siège, résultant notamment de la démission du représentant, de son départ de la Compagnie, y compris par transfert inter-société, il sera procédé dans les deux mois suivant la fin de son mandat à son remplacement, selon les règles fixées ci-dessus.

Conformément à l’article 3.1 sur la durée des mandats, les représentants de proximité sont désignés pour quatre ans. Leur mandat prend fin avec celui des autres membres élus du CSE.

En cas de départ pour quelque motif que ce soit, le CSE procède au remplacement du poste de représentant de proximité vacant lors de la réunion mensuelle qui suit la cessation effective d’activité.
  • Le droit syndical au sein de la Compagnie IBM France
  • Moyens matériels au service du dialogue social
8.1.1 Budget de fonctionnement des Organisations syndicales
A compter de 2026, la Compagnie IBM France alloue aux Organisations syndicales représentatives au niveau national IBM France, un budget global annuel de 20 000 €, sous forme de remboursement de frais sur présentation de justificatifs conformes, en particulier à la politique de la Compagnie en matière d’invitation de tiers, et au nom de l’organisation syndicale,

Ce budget annuel, pour l’ensemble des Organisations syndicales intéressées, sera réparti proportionnellement au nombre de voix obtenues par chacune des Organisations syndicales au niveau national, par cumul des voix obtenues dans l’ensemble des établissements au premier tour des élections des titulaires aux Comités Sociaux et Economiques (CSE), à l’issue du cycle électif de quatre ans.
En cas de désaccord sur l’utilisation de tout ou partie du budget, il sera possible à l’organisation syndicale de demander un recours amiable auprès de la commission paritaire de suivi et d’interprétation de l’accord.

Ce budget sera utilisé par la production de justificatifs (facture originale

au nom de l’Organisation syndicale) qui donneront lieu à remboursement sous forme de note de frais ou de demande de paiement. L’éventuel solde annuel ne sera pas reportable sur l’année suivante.

Ce budget est strictement relatif aux frais engagés dans le cadre des Instances Représentatives du Personnel d’IBM France.

8.1.2 Affichage
Les Organisations syndicales pourront librement apposer des affiches ou communications syndicales sur les panneaux d'informations réservés à cet effet. Le contenu de ces documents sera librement déterminé par l'Organisation syndicale, dans le respect des règles légales en la matière.

Un exemplaire des documents affichés, ou des tracts distribués, comportant obligatoirement la mention de l'Organisation syndicale, sera simultanément communiqué à la Direction de l'établissement ou son représentant (Responsable des Relations Sociales, Directeur Délégué), sous forme papier ou électronique, en application de l’article L. 2142-3 du Code du travail.

Pour l’ensemble des établissements, des panneaux seront mis à disposition selon les règles suivantes :
  • Dans les lieux IBM occupés par 10 à 49 salariés IBM permanents, ainsi que dans les lieux de proximité isolés,

    un panneau commun sera mis à disposition des Organisations syndicales représentées dans l'établissement. Un panneau de taille A3 par Organisation syndicale pourra être accordé, en fonction de l’espace et de la conformité du lieu.

  • Dans les lieux occupés par plus de 49 salariés IBM permanents, un panneau de 52x70 sera mis à disposition de chacune des organisations syndicales représentées dans la Compagnie.
  • Maintien a minima de l’existant pour les lieux déjà équipés.

Par ailleurs, afin de faire évoluer la communication syndicale avec les nouvelles habitudes de travail, et notamment de télétravail, les tableaux syndicaux numériques seront promus, et décrits au chapitre suivant « Usage d’internet / intranet ».
8.1.3 Diffusion de la presse syndicale et tracts syndicaux
Conformément à la loi, la presse syndicale et les tracts syndicaux peuvent être diffusés librement dans l'enceinte des établissements, aux heures d'entrée et de sortie du travail, et disposés dans les boîtes réservées à cet usage et placées à proximité des panneaux d'affichage, et distribués à l’entrée de ses zones où évolue le personnel IBM uniquement, à l’exclusion des zones partagées avec d’autres entreprises.

En aucun cas ils ne peuvent être laissés en libre-service à tout autre endroit, et en particulier à l’entrée des restaurants, aux zones d’accès par badge, espaces café et sur les bureaux.

Compte tenu des plages horaires variables, des habitudes de travail et de la mobilité, la distribution des tracts est par extension autorisée à l’entrée des restaurants d’entreprise. Dans les lieux comprenant un RIE ouvert à du personnel d’entreprises extérieures, les tracts seront distribués dans la zone d’accès au restaurant spécifique aux seuls membres de l’entreprise quand elles existent, tel que les sas d’accès contrôlé entre zones IBM et zone mixtes.

Les heures d'entrée et de sortie du travail sont les heures habituelles de début et de fin de travail, telles que définies dans chaque établissement par voie d’affichage, quel que soit l'horaire pratiqué, ainsi que les heures d'ouverture des restaurants d'entreprise.
  • Moyens matériels
8.1.4.1 Nombre de locaux syndicaux
Par défaut, le nombre de locaux sera déterminé conformément aux dispositions de l'article L.2142-8 du Code du travail, et pourra être majoré par décision du chef d’établissement. Lorsque la configuration des bâtiments le permet, les locaux syndicaux pourront être situés à l’extérieur de la zone à accès par badge. Ils devront présenter les caractéristiques nécessaires au respect de la confidentialité des activités syndicales (isolation phonique, porte fermant à l’aide d’un digicode ou à clef).
  • Salles de réunion
Toute demande d'une salle de réunion, conformément à l'article L.2142-10 du Code du travail, doit être faite auprès du chef d'établissement ou de son délégué (Responsable des Relations Sociales, Directeur Délégué), qui a autorité pour accepter ou refuser cette demande.

En aucun cas les Organisations syndicales ne pourront réserver des salles de réunions de leur propre initiative au moyen des outils de réservation destinés aux réunions à caractère professionnel sans avoir obtenu préalablement l’autorisation de la Direction des Relations Sociales et de ses représentants.
8.1.4.3 Photocopieurs
Les photocopieurs de la Compagnie peuvent être utilisés pour les tirages en faible quantité (courrier et communications courants, affichages, etc.), à l'exclusion des tirages en nombre de tracts, professions de foi, etc.
  • Communication
8.1.5.1 Utilisation des moyens de communication électronique
Il est rappelé que les moyens de communication de l'entreprise (messagerie interne, Internet) sont réservés à un usage strictement professionnel.

Par dérogation, et afin de faciliter la communication entre membres des Organisations syndicales, ainsi qu'avec la Direction, l'utilisation de la messagerie électronique sera autorisée pour les communications suivantes :
  • Entre détenteurs d'un mandat électif ou désignatif,
  • Entre membres des différentes instances et de leurs commissions : CSEC, CSE, membres de la commission santé, sécurité et conditions de travail des CSE d’établissement (CSSCT) et de la CSSCT Centrale, Comité Social Paritaire, Comité Européen,
  • Adressées à la Direction dans le cadre des instances précitées : convocations, ordre du jour, compte-rendu, courriers usuels, questions des membres des CSEC et du CSEC, comptes-rendus des commissions, désignation des représentants des syndicats (DS, RS, RSS),
  • Avec des salariés identifiés non porteurs de mandats, à titre strictement individuel, et dans l’exercice des mandats représentatifs (défense individuelle, conseil, réponse et échanges sur des situations professionnelles individuelles).
Sont notamment exclues de ce cadre toutes les communications de masse à d'autres salariés, que ce soit par une approche individuelle ou collective, c'est-à-dire à un ensemble de salariés concernés ou non par une cause commune objet de l’attention des représentants du personnel et des syndicats.

Ces aménagements ne modifient en rien les règles générales de contrôle de la Compagnie qui peut veiller, à tout moment, dans le respect de la réglementation française, et pour l’ensemble des collaborateurs de la Compagnie, à l’utilisation conforme de ces outils.
8.1.5.3 Courrier
Les services du courrier interne pourront être utilisés pour l'acheminement de communications syndicales à la Direction, entre titulaires d'un mandat syndical ou électif à l'intérieur d'un même établissement, ou entre le Délégué Syndical Central et les représentants de son Organisation.

Les Délégués Syndicaux Centraux pourront utiliser les services du courrier extérieur, à la charge de la Compagnie, pour des envois isolés destinés à un Délégué Syndical de leur Organisation syndicale dans un autre établissement de la Compagnie ne faisant pas partie du réseau de distribution interne, dans le respect des règles de la Compagnie et en faisant figurer le sigle de l'Organisation syndicale sur l'enveloppe.
Les expéditions d'un poids supérieur à 50 grammes ne seront pas acceptées.
Tout envoi de masse ne pourra résulter que d'un accord documenté avec la Direction de l'établissement ou de son représentant, et sera facturé à prix coûtant au demandeur.
8.1.5.4 Usage d'internet / intranet
Des espaces intranet seront alloués aux Organisations syndicales intéressées pour leur communication vers les salariés de l’entreprise.

Chaque Organisation syndicale demeure totalement responsable du contenu diffusé, qui ne doit contenir aucun propos injurieux ou diffamatoire, conformément aux dispositions législatives applicables en matière de presse. Le contenu de cet espace doit conserver un caractère exclusivement syndical.

Tout litige sur le contenu ou la forme des publications sera porté à la connaissance de l’ensemble des Délégués Syndicaux Centraux (DSC) et réglé lors d’une réunion exceptionnelle, et pourra aller faute de règlement du litige, jusqu’à la fermeture du site concerné.

Une communication semestrielle à l’ensemble des salariés rappellera les liens URL de ces espaces intranet, afin qu’ils soient connus de l’ensemble des salariés. Des rappels pourront être faits régulièrement ; et plus fréquemment en cas de situations collectives exceptionnelles (au sens de l’article L.1222-11 du Code du travail). Par ailleurs, il sera procédé à la dématérialisation des Panneaux Direction pour que les salariés en situation de télétravail puissent accéder au même niveau d’information.

Les CSE pourront bénéficier du support de la Direction locale pour faciliter la mise en œuvre de sites pour la gestion des activités sociales et culturelles, notamment sous forme de mise à disposition de la liste des bénéficiaires par établissement, dans le strict respect des règles en matière d’informations confidentielles, et personnelles sensibles et des règles RGDP.
Une communication mensuelle sera autorisée, portant sur les ASC mais aussi sur les activités économiques du CSE.

  • Déplacements
8.2.1 Définition
Les représentants du personnel et des syndicats peuvent se déplacer librement dans l'enceinte de leur établissement dans le cadre de leur mandat, et peuvent être amenés à quitter le périmètre de l'établissement. Ils doivent préalablement et en temps utile informer leur manageur de leur absence de leur poste de travail, en précisant la durée prévisible de celle-ci, et remplir a posteriori les relevés mensuels de temps de délégation (Cf. Annexe 2) en précisant les durées d’absences réelles.
8.2.2 Remboursement des frais de déplacement
8.2.2.1 Réunions avec la Direction
La Compagnie prend en charge les frais de déplacement engagés par les représentants du personnel ou d'un syndicat qu'elle convoque à des réunions ou qui y sont invités conformément à la législation. Le temps passé lors de ces déplacements et en réunion avec la Direction est du temps non imputable sur les crédits d’heures.
En règle générale, les réunions au niveau Compagnie commencent à 10 heures afin de permettre aux participants d'effectuer l'aller et retour dans la journée. Lorsque les intéressés choisissent d'arriver la veille pour des raisons personnelles, le remboursement n'excède pas le total des sommes qui auraient été engagées pour un aller et retour dans la journée selon les règles applicables à l’ensemble des salariés de la Compagnie.
Toutefois, lorsque l’ordre du jour ou la préparation de la réunion

le nécessitent, la Direction pourra autoriser l’arrivée la veille de la réunion, et le remboursement des frais correspondants, selon les normes en usage à la Compagnie.

Les réunions convoquées par la Direction sont :
Au niveau de l'établissement :
  • Les réunions plénières du Comité Social et Economique de l’établissement et de ses commissions lorsque celles-ci ne peuvent se tenir en visioconférence et avec accord préalable de la DRS.
  • Les réunions de la Commission « Santé, sécurité, conditions de travail » des CSE et CSEC lorsque celles-ci ne peuvent se tenir en visioconférence et avec accord préalable de la DRS.,
  • Les réunions de négociation des protocoles pré-électoraux des CSE lorsque celles-ci ne peuvent se tenir en visioconférence et avec accord préalable de la DRS.
Au niveau de la Compagnie :
  • Les réunions plénières du comité social paritaire et de ses commissions spécialisées, lorsque celles-ci ne peuvent se tenir en visioconférence et avec accord préalable de la DRS.,
  • Les réunions plénières du Comité Social et Economique Central et de ses commissions telles que définies au paragraphe 6.5 du présent accord en présence et à l’initiative de la Direction, lorsque celles-ci ne peuvent se tenir en visioconférence et avec accord préalable de la DRS.

Par ailleurs, la prise en charge des frais de déplacement par la Compagnie se fait dans la limite du nombre de réunion en présentiel arrêté au chapitre « Recours à la visioconférence et procès-verbal des réunions des IRP ».
8.2.2.2 Réunions préparatoires
Les frais de déplacements seront remboursés par la Compagnie selon les conditions réglementaires et règles de la Compagnie pour les réunions préparatoires suivantes :
  • Une réunion préparatoire à chaque réunion plénière en présentiel du Comité Social et Economique central,
  • Une réunion préparatoire à chaque réunion plénière des CSE d’établissement en présentiel comportant des lieux géographiquement dispersés (+ de 100 kilomètres),
  • Une réunion préparatoire à chaque réunion plénière du comité social paritaire en présentiel,
  • Le temps passé lors de ces déplacements pour les réunions préparatoires et lors de ces mêmes réunions est non imputable sur les crédits d’heures.

Par ailleurs, la prise en charge des frais de déplacement par la Compagnie se fait dans la limite du nombre de réunion en présentiel.
8.2.2.3 Temps de déplacement
Les temps de déplacement sont traités comme du temps passé aux réunions auxquelles ils se rapportent :
  • Si les réunions sont imputables sur le crédit d'heures, les temps de déplacement sont imputables sur ce même crédit,
  • Si les réunions sont payées comme temps de travail non imputable sur le crédit d'heures, les temps de déplacement sont rémunérés et non imputés sur le crédit d'heures.
  • Les Délégués Syndicaux Centraux et leurs suppléants peuvent se rendre dans chaque établissement de la Compagnie.
  • Les Délégués Syndicaux d’établissement peuvent se rendre sur chaque site de leur établissement.
  • Les déplacements des représentants de proximité seront pris en charge tel que décrit dans le chapitre « Le rôle et les attributions des représentants de proximité ».
  • Recours à la visioconférence et procès-verbal des réunions des IRP
8.3.1 Recours aux conférences téléphoniques et à la visioconférence
Des réunions avec l’appui de conférences téléphoniques ou de visioconférences peuvent être organisées, à l’initiative de la Direction et en concertation avec le Secrétaire de la commission ou de l’instance concernée, afin de permettre de communiquer plus rapidement des informations aux représentants du personnel et de limiter les déplacements.

Les parties au présent accord s’accordent sur le recours à la visioconférence pour deux réunions sur trois des réunions des CSEC et CSE, soit 4 réunions plénières par an, a minima, qui se tiendront en mixte présentiel / distanciel, et d’une réunion préparatoire par trimestre. Le CSEC et CSE pourront toutefois décider, par une position majoritaire de ses élus, qu’une réunion prévue pour être présentielle puisse être organisée en visioconférence, que ce soit pour les réunions plénières ou extraordinaires des instances.

Suite à l’expérience du précédent accord, lorsque les réunions se tiennent en présentiel, un lien de visioconférence sera également accessible afin d’assurer un mix présentiel et visioconférence.

Conformément à l’article D.2315-1 du Code du Travail, « lorsqu'il est procédé à un vote à bulletin secret en application des dispositions de l'article L. 2315-4, le dispositif de vote garantit que l'identité de l'électeur ne peut à aucun moment être mise en relation avec l'expression de son vote. Lorsque ce vote est organisé par voie électronique, le système retenu doit assurer la confidentialité des données transmises ainsi que la sécurité de l'adressage des moyens d'authentification, de l'émargement, de l'enregistrement et du dépouillement des votes ». Les parties au présent accord recommandent de recourir à l’outil Balotilo lorsque nécessaire, outil répondant aux exigences réglementaires précités.

Ces modalités s’appliquent à l’ensemble des instances représentatives et leurs commissions (Comité Social et Economique Central (CSEC), Comités Sociaux et Economiques d’établissement (CSE), Comité Social Paritaire, Comité de groupe, etc.).
8.3.2 Procès-verbal des réunions des IRP
Conformément aux dispositions de l’article L.2315-34 du Code du travail, les délibérations du Comité Social et Economique d’établissement et du Comité Social et Economique Central sont consignées dans un procès-verbal établi par le Secrétaire du Comité.

Le procès-verbal de la réunion CSE / CSEC sera remis par le Secrétaire du Comité correspondant, pour commentaires et demandes de modification, au Président et aux membres du CSE / CSEC, dans un délai de quinze jours calendaires suivant la réunion.

Chaque demande de modification sera faite au Secrétaire du CSE / CSEC par mail, avec tous les membres du CSE / CSEC en copie conforme. La version définitive mise au vote lors de la réunion plénière suivante sera fournie à l’ensemble des membres du CSE / CSEC au moins deux jours ouvrables avant la réunion.

Le secrétaire du Comité Social et Economique d’établissement ou Central peut faire appel à une personne extérieure pour sténographier les séances du Comité. La personne extérieure présente pour sténographier pourra avoir recours à l’enregistrement des débats à seule fin de rédaction du procès-verbal.
La Direction pourra s’opposer à l’enregistrement des délibérations lorsque celles-ci portent sur des informations revêtant un caractère confidentiel au sens de l’article L.2315-3 du Code du travail et qu’elle présente comme telles.

Les coûts liés à la sténographie des séances plénières du CSE d’établissement et du CSEC par une personne extérieure sont à la charge des Comités. Les coûts des réunions extraordinaires sont à la charge de la Direction.

  • Moyens humains du dialogue social
8.4.1 Représentation syndicale d’établissement et centrale
8.4.1.1 Nature des mandats
La représentation des Organisations syndicales est assurée :

  • Au niveau d’un établissement par : (suivant conditions de représentativité) :
  • Le ou les délégués syndicaux d'établissement, (DSE)
  • Le représentant syndical au Comité Social et Economique d'établissement, (RS CSE)
  • Le représentant de la section syndicale, (RSS)

  • Au niveau de la Compagnie par :
  • Le Délégué Syndical Central et son suppléant,
  • Le représentant syndical au Comité Social et Economique Central (RS CSEC) et son suppléant,
  • Les représentants de l'organisation syndicale en comité social paritaire (CSP).


  • Au niveau du Comité Européen, non traité en termes de fonctionnement dans le présent accord car couvert par un accord propre, mais dont les temps de délégation seront pris en compte dans le chapitre relatif aux « mandats lourds ».
8.4.1.2 Délégués syndicaux d’établissement
Le nombre minimum de délégués syndicaux est défini, en application de l’article R.2143-2 et suivants du Code du travail, en fonction de l’effectif de l’établissement.

Des sièges complémentaires peuvent être légalement attribués, sous conditions définies par le Code du Travail, en fonction des résultats aux élections professionnelles. En cas de regroupement de collèges, tel que notamment le premier et le deuxième, le protocole pré-électoral définira les modalités d’attribution afin de maintenir le nombre de sièges complémentaires.

En sus des dispositions légales précitées, et afin de prendre en compte la dispersion géographique des lieux et les différences d’effectifs de ceux-ci (nombreux sites de plus de 50 salariés), 6 sièges supplémentaires de Délégués syndicaux supplémentaires d’établissements (DSS) ou de Correspondants syndicaux locaux (CSL) seront attribués par Organisation syndicale représentative au niveau de l’entreprise. Ils seront désignés par leur Organisation syndicale centrale, et pourront être répartis sur les deux CSE, en respectant les règles en matière de représentativité et les conditions légales de désignation.
Ainsi, une organisation syndicale ne remplissant pas sur un établissement les critères de représentativité légaux pourra désigner des Correspondants syndicaux locaux (CSL) dans la limite des sièges supplémentaires de 6 cumulés pour les DSS et les CSL.

La répartition de ces sièges supplémentaires sera effectuée sous la responsabilité du Délégué Syndical Central, pour une période minimale de six mois.
8.4.1.3 Correspondants syndicaux locaux et Correspondant Syndical Central
Un correspondant syndical local pourra être désigné par les Organisations syndicales représentatives au niveau de l’entreprise sur un établissement où celle-ci n’est pas représentative.
Une organisation syndicale ayant créée une section syndicale mais étant non représentative sur les deux établissements pourra désigner un Correspondant Syndical Central.
8.4.1.4 Délégués Syndicaux Centraux
Un délégué (DSC) et un adjoint (DSC adjoint) par Organisation syndicale représentative seront désignés pour l'ensemble de la Compagnie par leur syndicat. Le DSC pourra céder une partie de son crédit de temps de délégation au DSC adjoint, en le notifiant un mois à l’avance à la DRS, et pour une période minimale de trois mois, reconductible.
8.4.1.5 Représentants syndicaux au Comité Social et Economique
Chaque Organisation syndicale représentative au sein de l’établissement peut désigner un représentant syndical au CSE d’établissement, en en informant la Direction et le Secrétaire du CSE, au moment de la désignation, et au plus tard 24 heures avant les réunions plénières, notamment en cas d’absence du RS désigné, sauf circonstances exceptionnelles (maladie, difficultés de déplacement, etc.) documentées.
8.4.1.6 Représentants syndicaux au Comité Social et Economique Central
Un représentant titulaire et un représentant suppléant par Organisation syndicale représentative au niveau de la Compagnie IBM France seront désignés pour l'ensemble de la Compagnie afin de siéger au CSEC. Le suppléant ne pourra toutefois siéger en réunion d’instance qu’en l’absence du titulaire.
8.4.1.7 Représentants des Organisations syndicales au Comité Social Paritaire
Les représentants des Organisations syndicales représentatives seront désignés par le DSC conformément à l'accord d'entreprise du 30 novembre 2017 sur le fonctionnement du CSP.
8.4.1.8 Désignation des représentants des Organisations syndicales
La désignation des représentants des Organisations syndicales est portée à la connaissance de la Direction des Relations Sociales par l'Organisation syndicale par envoi d'une lettre recommandée avec accusé de réception, par lettre manuscrite remise au représentant de la Direction, ou par courrier électronique émanant des Délégués Syndicaux Centraux ou leurs adjoints ou d’un représentant habilité de l’Organisation syndicale.

La désignation des Délégués Syndicaux d'établissement devra être adressée à la Direction des Relations Sociales et au Chef d'établissement, et portée à la connaissance des autres Organisations syndicales. La Direction en avertit alors le responsable hiérarchique direct du salarié désigné.
La désignation des Délégués Syndicaux Centraux et des représentants syndicaux au Comité Social et Economique Central sera adressée à la Direction des Relations Sociales.
Ces désignations pourront être faites par l'Organisation syndicale habilitée à le faire, par le Délégué Syndical Central, hormis celle du DSC et du DSC suppléant, faites par le syndicat.
8.4.1.9 Remplacement
Tout remplacement temporaire des représentants des Organisations syndicales devra être signalé à la Direction en précisant l'identité des personnes concernées, leur établissement d'appartenance et les dates de début et de fin de remplacement.

Chaque Organisation Syndicale indiquera à la Direction des Relations Sociales le nom des personnes pouvant remplacer le représentant syndical auprès du CSE Central ou CSE d’établissement, en cas d'absence de celui-ci, afin de faciliter la continuité de fonctionnement des instances, et que les informations nécessaires à l’exercice de son mandat lui soient communiquées.
8.4.1.10 Information du manager
Au début du cycle électoral local (renouvellement du CSE de l’établissement), le Président des instances adressera à chaque manager de RPS, en mettant en copie le représentant du personnel (RPS), une note explicative l’informant des mandats détenus par le RPS de son équipe, avec l’estimation globale des temps de délégation (absence de son poste de travail), ainsi qu’un rappel des droits et obligations (aménagement de poste, bordereaux de relevé des temps de délégation, formation syndicale, etc.).

Les managers seront par ailleurs informés, hors cycle électoral, des mandats désignatifs attribués au RPS. La synthèse et le contenu des communications seront partagés avec les DSC.
8.4.2 Crédit d’heures des représentants du personnel
Les dispositions relatives au crédit d’heures des représentants du personnel sont les suivantes : :
  • Pour les représentants du personnel au forfait jour, le crédit d’heures est regroupé en demi-journées qui viennent en déduction du nombre annuel de jours travaillés fixés dans la convention individuelle du salarié (article R.2315-3 du Code du travail) ;
  • Pour les autres représentants du personnel, le crédit d’heure est décompté en heures ;
  • Le temps prévu peut être utilisé cumulativement dans la limite de 12 mois. Cette règle ne peut conduire un membre à disposer, dans le mois, de plus d’une fois et demie le crédit d’heures de délégation dont il bénéficie (article R.2315-5 du Code du travail) ;
  • La répartition des heures entre les membres de la délégation du personnel du CSE ne peut conduire l’un d’eux à disposer dans le mois de plus d’une fois et demie le crédit d’heures de délégation dont bénéficie un membre titulaire (article R.2315-6 du Code du travail).
8.4.2.1 Rémunération
Conformément à l'article L.2315-1 et L.2315-2 du Code du travail, les heures de délégation ainsi que le temps passé en réunions avec la Direction sont considérées comme du temps de travail effectif et payées comme tel, que ce temps soit utilisé ou non pendant les heures habituelles de travail.
Le principe prévalant en matière de rémunération des heures de délégation est le maintien de la rémunération.
Le dépassement de l’horaire contractuel du fait de l’activité de représentant du personnel peut donner droit au paiement de ces heures, ou à récupération en accord avec le manageur et la Direction des Relations Sociales.
  • Crédits d'heures
  • Crédit d’heures mensuel individuel
Les mandats des représentants du personnel et les crédits d’heures associés sont listés à l’annexe 1 du présent accord.

« Temps plein » s’entend 100% de son temps de contrat de travail. Le RPS peut par ailleurs décider de ne pas utiliser la totalité de son temps alloué au titre de ces mandats afin de continuer à avoir une activité professionnelle.
Les temps supplémentaires alloués (Secrétaire CSSCT, trésoriers, …) s’ajoutent aux crédits d’heures alloués au titre du mandat de l’instance.
Les temps relatifs aux accords d’entreprises GEPP, Prévention et réduction du Stress s’entendent pendant la vie de ces accords et de leurs éventuels avenants.
8.4.2.2.2 Crédit d’heures annuel
Un crédit de 150 heures par an sera alloué à chaque Organisation syndicale représentative au niveau de l'entreprise, consacré à la préparation des négociations en Comité Social Paritaire. Outre les porteurs de mandats électifs ou désignatifs, ce crédit d’heures pourra être utilisé par des salariés n’ayant aucun mandat électif ni désignatif mais possédant des compétences dans le domaine visé par la négociation.

Afin de simplifier la gestion de ce crédit, il sera attribué par tranches de 3 heures et demie pour les salariés en régime horaire, ou par demi-journées pour les salariés en « forfait jour ».
Ce crédit d’heures sera géré sous la responsabilité du DSC qui fournira à la Direction une fois par an les modalités d’utilisation (salariés ayant bénéficié de ce crédit, dates, volume d’heures).

Dans le cas où plusieurs des fonctions ci-dessus sont assumées par une même personne, les crédits d'heures se cumulent mais doivent être décomptés séparément selon chacun des mandats exercés le cumul ne pouvant pas dépasser l’équivalent d’un temps plein pour un un salarié à temps plein et l’équivalent de son contrat de travail pour un salarié à temps partiel.

Les Délégués Syndicaux peuvent échanger leur crédit d'heures au sein d’un même syndicat ou d'une même section syndicale, pour un mois donné (cf article 8.4.2).
Les membres des CSSCT peuvent répartir entre eux le temps dont ils disposent (cf article 8.4.2).
Le Directeur d’établissement, ou le Responsable des Relations Sociales, doit être informé de ces aménagements, et le report enregistré sur les relevés mensuels de temps de délégation.

Pour participer aux commissions pour lesquelles il n'est pas prévu de temps spécifique, les titulaires utilisent le crédit d'heures qui leur est alloué dans le cadre du mandat dont relève la commission. Le temps passé à ces commissions par des participants ne bénéficiant pas d'un crédit d'heures n'est pas rémunéré, sauf en cas de réunion de commission obligatoire prévue par le Code du travail, en présence de la Direction.
8.4.2.3 Activités hors crédit d'heures
Aux crédits d'heures légaux ou conventionnels s'ajoutent des temps également rémunérés comme temps de travail pour les participants aux réunions suivantes :
  • Réunions planifiées par ou avec la Direction et tenues en présence de son représentant,
  • Réunions préparatoires, plénières ou exceptionnelles de CSE, CSEC, Comité Social Paritaire (CSP), CSSCT centrale du CSEC, CSSCT locale du CSE, commissions du CSE, commissions locales obligatoires,
  • Temps passé par les membres de la CSSCT locale du CSE aux réunions ou enquêtes menées après un accident du travail grave ou une maladie professionnelle.
8.4.2.4 Relevé des temps de délégation
8.4.2.4.1 Principe
Le relevé des temps de délégation (relevé mensuel de temps de délégation ou fiche de délégation - voir annexe) est un document récapitulatif des temps consacrés aux activités liées à l'exercice d'un mandat électif ou désignatif ayant pour but de permettre :
  • À l’intéressé, de déclarer à son manager ses temps de délégation,
  • Au manager, de prendre connaissance du volume global d’heures de délégation et d’organiser en conséquence les activités de son service,
  • À la Direction, de valider les éléments nécessaires au maintien de la rémunération (ex. des majorations pour heures de nuit) et au paiement des heures complémentaires ou supplémentaires déclarées.

Les relevés de temps de délégation doivent être soumis chaque mois dans un délai raisonnable (maximum d’un mois) en informant par copie le manager, et transmis au DSC qui garantira la validité et éventuellement transmettra mensuellement les informations à la Direction pour le paiement d’éventuels éléments de rémunération non couverts par l’application de gestion du temps de travail.

La transmission mensuelle se fera via l’adresse mail dédiée DRSFrance par le salarié porteur de mandats.

La Direction se réserve toutefois le droit de contrôler au niveau du DSC ces déclarations.
La production des relevés de temps de délégation permettra en particulier de confirmer le volume global de temps de délégation et notamment pour reconnaître qu’un porteur de mandat est ou non « mandat lourd », selon la définition propre à IBM, à savoir un cumul des temps de délégation supérieur à 50 %. L’absence de relevé de temps de délégation sera de nature à justifier la non-reconnaissance du statut de mandat lourd.

Par ailleurs, les temps de délégation doivent être renseignés chaque mois dans l’outil de gestion des temps pour ce qui concerne uniquement les mandats extérieurs et les congés de formation économique, sociale, environnementale et syndicale (CFESES), les temps de délégation au sein d’IBM pour les mandats électifs ou désignatifs continuant à être suivi au moyen des bordereaux de suivi des temps de délégation.

En parallèle, s’agissant des CFESES, les demandes d’absences ainsi que les justificatifs doivent être adressés à l’adresse mail DRSFrance (DRSFrance@ibm.com), ainsi qu’au manager.
8.4.2.4.2 Information du manager
Afin de gérer au mieux les activités de son service, il est souhaitable que le manager soit informé par l’intéressé tant que possible de son intention d’exercer ses activités de représentant syndical et du personnel. Cette information permet au manager d'organiser les activités de son service et d'assumer ces responsabilités opérationnelles et humaines envers le personnel sous son autorité.

Cette information, qui peut être donnée par écrit ou par courrier électronique, comportera une description succincte du motif de l'absence (ex : réunion obligatoire en présence de la Direction, temps d'absence pris sur crédit d'heures) et le mandat utilisé (ex : délégation CSE, Représentant de proximité, etc.), ainsi que la durée prévisible de sa vacation lorsque cela est possible.

L’intéressé doit informer son manager lors de son retour à son poste de travail.
8.4.3 Détachement au sein des CSE ou du CSEC
Les personnels administratifs mis à disposition des Comités Sociaux et Economiques des établissements ou du Comité Social et Economique Central resteront liés par leur contrat de travail avec IBM France. Ils seront rattachés, sauf exception documentée entre le Secrétaire du CSE et le Directeur des Relations Sociales, à un responsable hiérarchique central unique, lui-même en situation de détachement, et qui sera rattaché hiérarchiquement à la Direction des Relations Sociales.

Ces salariés détachés continueront à recevoir leurs objectifs et directives des Secrétaires et bureaux de CSE. Afin de faciliter la gestion administrative des salariés de chaque établissement, des services distincts pourront être créés pour ces salariés détachés, rattachés au responsable hiérarchique unique.

Une convention particulière sera élaborée entre la Direction des Relations Sociales et les Secrétaires de CSE et le Secrétaire du CSEC afin de définir les modalités organisationnelles et financières du responsable hiérarchique central.

En sus des conventions individuelles de détachement, une convention locale sera conclue entre le Secrétaire de chaque CSE et le Directeur d’établissement, afin de définir les dispositions locales de prise en charge des obligations légales, et des charges relatives au fonctionnement des instances (surfaces, moyens de communication, activités des salariés détachés prise en charge par la Compagnie au titre des obligations légales, etc.).

Afin de maintenir l’employabilité de ces salariés, les personnes détachées au CSE bénéficieront des formations générales dispensées à l’ensemble des collaborateurs de la Compagnie, formations qui seront financées par la Direction. Les formations relatives à l’exercice de leur activité au sein des CSE sera financée par les CSE.

Leur manager assurera, conformément aux règles et directives IBM en vigueur, le suivi de la formation, l’évolution de carrière, le plan salaire, entretiens obligatoires (évaluation…).

IBM France SAS assurera la gestion administrative de ces personnes (bulletin de paye, informations générales, fichier personnel, assurance, etc…).

Les personnels administratifs titulaires de mandats électifs ou désignatifs, salariés d’IBM France SAS, mis à disposition ou détachés dans les CSE et au CSEC sont soumis aux dispositions de l’article « Relevé des temps de délégation » en matière de déclarations mensuelles de l’utilisation de leurs temps de délégation.
  • Mi-temps syndical

La Compagnie, dans le souci de favoriser la bonne marche des instances syndicales nationales et le dialogue avec les entreprises, accepte qu’un représentant par Organisation syndicale représentative puisse bénéficier d’un travail à mi-temps pour se consacrer à des activités syndicales extérieures à la Compagnie au sein de leurs instances syndicales. Ce mi-temps pourra éventuellement, avec accord préalable de la Direction, être réparti sur deux représentants syndicaux, soit deux ¼ temps.

Les conditions d’emploi des personnes désignées seront précisées avec la Direction des Ressources Humaines pour tenir compte de ce statut particulier. Les frais qui pourraient résulter de cette activité extérieure (déplacement, hébergement, et autres) ne seront pas pris en charge par IBM.

  • Dialogue social et parcours syndicaux
IBM France SAS souhaite faire en sorte que l’ensemble des salariés de la Compagnie perçoivent l’engagement syndical comme une opportunité et un facteur de développement dans leur carrière. En effet, les Organisations syndicales sont les acteurs incontournables du dialogue social dans l’entreprise. Leur rôle est souvent méconnu. Les parties considèrent qu’être titulaire d’un mandat électif et/ou désignatif constitue une opportunité à la fois :
  • Pour le salarié en prenant des responsabilités et permettant de développer de nouvelles compétences ;
  • Pour l’entreprise, en faisant converger la performance économique et sociale et en reconnaissant les compétences acquises lors de l’exercice d’un mandat comme un facteur d’opportunité professionnelle permettant un développement de carrière adapté aux souhaits des salariés qui se seront engagés dans un parcours syndical.

9.1 Entretien annuel d’évaluation des porteurs de mandats
  • Les salariés porteurs de mandats électifs et désignatifs dont le cumul des temps de délégation est inférieur à 100% et qui exercent donc simultanément une activité professionnelle suivront le process de fixation des objectifs et évaluation des résultats professionnels (voir paragraphe consacré à la situation spécifique des « mandats lourds » supérieurs à 50%).
  • Le manager fixera au salarié en début d’année ses objectifs professionnels pour l’année, en tenant compte du temps disponible pour la stricte activité professionnelle. Il en sera de même pour les Quota Letter semestrielles pour les salariés sur plan de commission (« Incentive plans »).

  • Les résultats professionnels du salarié feront l’objet d’une évaluation par le manager, sur la partie de son activité professionnelle, comme pour tout salarié IBM.
  • Le manager gardera en conséquence l’entière responsabilité pour la fixation des objectifs, l’évaluation annuelle de réalisation de ces objectifs telle que décrite dans le process IBM d’évaluation .
  • Le manager conservera aussi la responsabilité du suivi de la rémunération, dans le cadre du plan salaire de son entité, et de carrière du salarié, la DRS n’ayant pas vocation à se substituer au rôle du manager pour toute la partie professionnelle.

  • Promotions et rémunérations des porteurs de mandats
  • L’appréciation de la performance, les attributions de promotions, d’augmentation de salaire, de montant de part variable seront assises sur les mêmes principes que ceux applicables à l’ensemble des salariés d’IBM France.

Lorsque le nombre d'heures de délégation dont ils disposent sur l'année dépasse 30 % de la durée de travail fixée dans leur contrat de travail ou, à défaut, de la durée applicable dans l'établissement, les porteurs de mandats bénéficient d'une évolution annuelle de rémunération, au sens de l'article L.3221-3 du Code du travail, au moins égale aux augmentations générales et à la moyenne des augmentations individuelles perçues pendant cette période par les salariés relevant de la même catégorie professionnelle et dont l'ancienneté est comparable ou, à défaut de tels salariés, aux augmentations générales et à la moyenne des augmentations individuelles perçues dans l'entreprise. (Article L.2141-5-1 du Code du travail).

9.3 Entretien de carrière des porteurs de mandats
  • En cours de mandat, le salarié exerçant un mandat de représentant du personnel ou d’un mandat syndical qui consacre plus de 30% de son temps de travail de référence à ses différents mandats (électifs ou désignatifs), peut demander à bénéficier d’un entretien de carrière avec sa hiérarchie.
  • De même, cette dernière peut prendre l’initiative d’organiser un tel entretien.
  • Cet entretien met l’accent sur les performances obtenues dans l’exercice de l’activité professionnelle et sur les éventuelles difficultés liées à l’accomplissement de l’activité syndicale ou représentative.

9.4 Situation spécifique des « mandats lourds »
9.4.1 Définition de la notion de « mandat lourd »
Conformément au Code du travail, les mandats électifs et désignatifs doivent faire l’objet d’un aménagement du poste de travail, en prenant en compte dans toute la mesure du possible les temps de délégation ainsi que les temps passés en réunions non décomptées des crédits d’heures (réunions plénières, négociations, réunions avec la Direction, etc.). Les mandats externes à l’entreprise pourront être pris en compte lorsque les mandats revêtent une existence légale au sens du Code du travail, et ont été portés formellement à la connaissance de la Compagnie.
En règle générale, la gestion de carrière ainsi que les évolutions de salaires seront assurées par le responsable hiérarchique de l’entité d’appartenance des représentants élus et mandatés syndicaux dans les mêmes conditions que tous les salariés d’IBM France, sans discrimination.
Toutefois, en sus des dispositions légales, les parties conviennent de règles particulières lorsque le temps passé à l’activité syndicale ne permet pas une évaluation des salariés fondée sur des critères uniquement professionnels, l’évolution de carrière soit néanmoins possible en étant déterminée en fonction de critères objectifs adaptés à la situation des salariés investis de mandats. Une distinction est opérée entre mandats dits « simples » et mandats « lourds », la qualification de mandat « lourd » étant accordée lorsque le poids des activités représentatives est

supérieur à 50 % du temps de travail de référence. Cette disposition ne se substitue pas aux règles fixées par le Code du travail mais vient en complément.

  • La Direction des Relations Sociales veillera à l’application des conditions définies dans le plan salarial (taux d’augmentation) afin que ce taux, pour l’ensemble des représentants du personnel et des syndicats justifiant de ce statut pour une durée minimale de six mois au cours de l’année civile précédente, soient en moyenne identique au tau moyen de la Compagnie.
  • Il sera notamment tenu compte de la position salariale des intéressés et de leur performance professionnelle sur une base annuelle.
  • Chaque manager pourra compléter sur son budget local les mesures adoptées par la Direction des Relations Sociales.
  • Le plan de promotion sera périodiquement analysé par la Direction des Relations Sociales et le management local, et revu avec le DSC.
9.4.2 Salaire et promotions des salariés « mandats lourds »
  • Le représentant du personnel élu ou la personne investie d’un mandat syndical classé dans la catégorie « mandat lourd » consacre plus de la moitié de son temps de travail de référence à son activité représentative et/ou syndicale, ainsi qu’à certains mandats extérieurs donnant lieu au statut de salarié protégé, s’ils sont portés à la connaissance de la Direction des Relations Sociales par une pièce officielle démontrant la véracité du mandat. Sont concernés les mandats de conseiller du salarié, de conseiller prud’homal et de défenseur syndical.
  • Lors d’un entretien annuel entre la Direction des Relations Sociales et le Délégué Syndical Central de chaque Organisation syndicale représentative ou avec le Coordinateur Syndical Central pour les OS non représentatives, il sera analysé la situation de chaque salarié relevant de la situation de « mandat lourd ».
  • Il sera alors procédé à une analyse des positionnements salariaux, des promotions, de l’ancienneté et toutes autres données permettant d’établir un « état des lieux » individuel des salariés relevant de cette catégorie. Au cours des 12 à 24 mois qui suivent la prise de responsabilités syndicales ou électives, seront portées à l’étude les possibilités d’évolution et de promotion au regard des compétences nécessaires à l’exercice des « mandats lourds ».
  • Cette étude permettra la valorisation des compétences syndicales ou électives, d’apprécier les niveaux de responsabilités exercées et de les comparer à la structure de gestion des ressources humaines d’IBM France. Une telle analyse pourrait, après accord entre la Direction des Relations Sociales et le Délégué Syndical Central de chaque Organisation syndicale représentative ou avec le Coordinateur Syndical Central, donner lieu à un ajustement et ce dernier serait mis en œuvre par la Direction des Relations Sociales.
En outre, l‘ensemble des salariés considérés comme « Mandat lourd » percevront le même pourcentage d’augmentation annuelle de salaire que ceux pratiqués par la Compagnie IBM France annuellement. Concernant la partie variable du salaire au sens GDP, il sera appliqué à l’ensemble des salariés « Mandat Lourd » le taux moyen de GDP versée.
  • Les dispositions et garanties décrites ci-dessus perdureront sur une période de 6 mois à compter de la date de fin de situation de « mandat lourd ».
  • Toutefois, l’ensemble de ces dispositions, suite à un entretien annuel entre la Direction des Relations Sociales et le Délégué Syndical Central de chaque Organisation syndicale représentative ou avec le Coordinateur Syndical Central, pourraient individuellement ne pas être appliquées sur décision conjointe des parties.
9.4.3 Entretien annuel d’évaluation professionnelle
  • Les salariés porteurs de mandats dits « lourds » mais conservant une part significative d’activité professionnelle, i.e. comprise entre 25% et 50% suivront le process de fixation des objectifs et d’évaluation des résultats professionnels.
  • Le manager fixera au RPS en début d’année ses objectifs professionnels pour l’année, en tenant compte du temps disponible pour la stricte activité professionnelle. Il en sera de même pour les Quota Letter semestrielles.
  • Les résultats professionnels du RPS feront l’objet d’un entretien d’évaluation par son manager, sur la partie de son activité professionnelle, comme pour tout salarié.
  • Le manager gardera en conséquence l’entière responsabilité pour la fixation des objectifs, l’évaluation annuelle de réalisation de ces objectifs telles que décrites dans le process IBM d’évaluation.
  • Le manager conservera aussi la responsabilité du suivi de la rémunération, dans le cadre du plan salaire de son entité, et de carrière du RPS, la DRS n’ayant pas vocation à se substituer au rôle du manager pour toute la partie professionnelle.
  • Pour les porteurs de mandats, dont la part d’activité professionnelle est inférieure à 25%, l’évaluation des compétences sera déterminante dans le but de maintenir l’employabilité du représentant, par le biais d’un plan de formation adapté et dans le respect du suivi des formations obligatoires pour l’ensemble du personnel.

  • L’entretien annuel pourra à leur demande se faire en présence d’un représentant de la DRS et d’un représentant de leur Organisation syndicale, afin de mieux prendre en compte la double dimension de leur activité.
9.4.4 Suivi des augmentations salariales, promotions et primes annuelles
  • Lors d’une réunion annuelle entre la Direction des Relations Sociales et les DSC des Organisations syndicales représentatives, un échange sera engagé sur les pourcentages de salaire, de promotions (coefficient et position IBM (« PRG ») et de prime annuelle (« GDP »).
9.5 Gestion des parcours professionnels des représentants du personnel
9.5.1 Entretien de début de mandat
Comme le prévoient les dispositions de l’article L.2141-5 du Code du travail, l’ensemble des porteurs de mandats internes et externes de la Compagnie IBM France bénéficiera au début de son mandat, sur la base du volontariat, d'un entretien individuel avec son manager. Cet entretien portera sur les modalités d'exercice de ses mandats. Cet entretien répond notamment à l’objectif de conciliation de l’activité professionnelle avec l’exercice des mandats. Lors de cet échange, le salarié pourra se faire accompagner par une personne de son choix appartenant au personnel de l'entreprise.

Cet entretien ne se substitue pas aux autres entretiens professionnels actuellement en œuvre au sein de la Compagnie, tels que : charge de travail, performance, etc.

9.5.2 Entretien de fin de mandat
Un entretien est réalisé avec la ligne de management, un représentant de la RH et un membre de l’Organisation syndicale concernée au terme d'un mandat de représentant du personnel titulaire ou d'un mandat syndical afin d’initier la procédure de changement d’activité professionnelle. Celui-ci permet de procéder au recensement des compétences acquises au cours du mandat et de préciser les modalités de valorisation de l'expérience acquise.
Ces derniers concernent les représentants du personnel titulaires ou ceux disposant d'un mandat syndical disposant d'heures de délégation sur l'année représentant au moins 30 % de la durée de travail fixée dans son contrat de travail ou, à défaut, de la durée applicable dans l'établissement.

Pour les salariés concernés, cet entretien réalisé par le manager, permet de procéder au recensement des compétences acquises au cours du mandat et de préciser les modalités de valorisation de l'expérience acquise en vue d’une reprise d’activité.

Cette évaluation des compétences acquises vise à créer un contexte plus favorable à l’engagement des salariés dans les fonctions de représentant du personnel en favorisant l’intégration de ces activités syndicales ou représentatives dans le parcours professionnel.
9.5.3 Procédure de changement d’activité professionnelle
L’entretien permettra d’initier le cursus de changement d’activité professionnelle du salarié. Un bilan de compétence lui sera proposé. Un cursus de formation est alors défini en fonction de ses compétences, de ses aspirations et des besoins de la compagnie.
9.5.4 Entretiens de suivi de reprise d’activité
Dans le cadre d’une reprise d’activité à temps plein, un entretien de suivi est réalisé au cours des deux trimestres qui suivent la prise de fonction.

Une attention particulière sera mise en place à destination des "mandats lourds" de façon à assurer leur employabilité, en leur permettant notamment de suivre des formations plus importantes, notamment dans le cas d'une fin de mandat lourd.
9.5.5 Maintien des compétences professionnelles des porteurs de mandats
L’engagement d’un salarié comme représentant du personnel constitue souvent un engagement significatif dans le parcours professionnel. Le retour à une activité professionnelle à plein temps est un moment crucial, notamment lorsque le nombre de mandats cumulés et leurs durées ont été importants.
Les parties s’accordent sur le fait que l’obligation d’adaptation des salariés à leur poste de travail incombe à l’employeur et s’impose également aux salariés porteurs de mandats. Ainsi, ces derniers devront effectuer les actions de formation à caractère professionnel proposées par le management et / ou veiller à avoir une activité professionnelle effective de façon à maintenir leur employabilité.

Une attention particulière sera mise en place à destination des « mandats lourds » de façon à assurer leur employabilité. Les dispositifs proposées par l’éventuel accord GEPP applicable s’intègreront pleinement dans cette démarche.
  • Durée, révision et portée de l’accord
Le présent accord d’entreprise est conclu pour une durée de quatre années.

L’ensemble des dispositions du présent accord s’appliqueront à compter de la proclamation des résultats des élections professionnelles, qui se tiendront concomitamment sur les deux établissements. En attendant, l’accord actuellement applicable est prolongé jusqu’à l’entrée en vigueur du présent texte.

L’une des quelconques parties signataires pourra, à tout moment, demander la révision d’une disposition du présent accord en formulant une demande par écrit et en l’adressant à toutes les Organisations syndicales représentatives.
La Direction convoquera alors dans les 15 jours calendaires maximum suivant la demande de révision de cet accord, une réunion de CSP regroupant les Organisations syndicales représentatives.

Dans l’ensemble des accords conclus précédemment et encore en vigueur contenant des dispositions faisant référence aux CE et CCE, les termes CSEC et CSE se substitueront aux termes CCE et CE.

Les dispositions du présent accord prévaudront sur celles, contraires ou différentes, des accords d’entreprise ou d’établissement conclus précédemment, exception faite des protocoles pré-électoraux.
Tous les usages et engagements unilatéraux antérieurs au présent accord et portant sur les mêmes dispositions cessent de s’appliquer à la date d’entrée en vigueur du présent accord.

Les dispositions du présent accord ne pourront être modifiées ni par les protocoles d’accords préélectoraux (sauf disposition expresse du présent accord le prévoyant) ni par les règlements intérieurs des CSE.
Annexe 1 : Liste des porteurs de mandats et crédit d’heures associé

Mandats syndicaux

Crédit d’heures mensuel
Délégué Syndical Central (DSC)
Temps plein
Délégué Syndical Central adjoint
1/4 Temps
Délégué Syndical d'Etablissement (DSE) & DSS
24 heures
Représentant de la section syndicale (RSS)
8 heures
Correspondant Syndical Local (CSL)
18 heures
Représentant Syndical au Comité Social et Economique d'établissement (RS CSE)
20 heures
Représentant Syndical au Comité Social et Economique Central (RS CSEC)
20 heures

Mandats des CSE et du CSEC

 
Elu titulaire au Comité Social et Economique d'établissement
30 heures
Elu suppléant au Comité Social et Economique d'établissement
10 heures
Elu titulaire au Comité Social et Economique Central
20 heures
Elu suppléant au Comité Social et Economique Central
10 heures
Secrétaire du Comité Social et Economique Central
Temps plein
Secrétaire adjoint du Comité Social Economique Central
¼ temps
Trésorier du Comité Social et Economique Central
20 heures
Secrétaire du Comité Social et Economique d'établissement
Temps plein
Secrétaire adjoint du Comité Social et Economique d'établissement
¼ temps
Trésorier du Comité Social et Economique d'établissement
1/2 temps
Trésorier adjoint du Comité Social et Economique d'établissement
15 heures

Mandats des Représentants de proximité & CSSCT

 
Représentant de proximité
10 heures
Secrétaire de la Commission santé, sécurité, conditions de travail centrale
20 heures
Membre élu de la Commission santé, sécurité, conditions de travail centrale
25 heures
annuelles
Secrétaire de la Commission santé, sécurité, conditions de travail locale
20 heures
Membre élu de la Commission santé, sécurité, conditions de travail locale
15 heures

Mandats de suivi et de gestion des Accords d'entreprise "Stress" et GEPP


Membre de la CPS GEPP (jusqu’à son renouvellement)
40 heures annuelles
Secrétaire tournant de la CPS GEPP (limité à sa période d’exercice de la fonction) (jusqu’à son renouvellement)
20 heures
Membre de la CNP-PRS (Prévention et Réduction du Stress) (jusqu’à son renouvellement)
30 heures annuelles

Annexe 2 : Relevé des temps de délégation







Pour la

CFDT


Le Délégué Syndical Central








Pour la

CFE-CGC


Le Délégué Syndical Central









Pour la

CFTC


Le Délégué Syndical Central









Pour la

CGT


Le Délégué Syndical Central







Pour I’

UNSA


Le Délégué Syndical Central










Pour la

Direction d’IBM France


Le Directeur des Relations Sociales






Fait, en 2 exemplaires, à Bois-Colombes, le 12 septembre 2025

Mise à jour : 2025-10-13

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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