Procès verbal d’accord relatif aux thèmes de la négociation annuelle obligatoire 2025
ENTRE :
La société Coca Cola Midi, Société par Actions Simplifiée dont le siège social est situé zone d’activités du Plateau, Avenue de Berlin à SIGNES (83870), immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Toulon sous le numéro B 433 663 770,
Représentée par , en sa qualité de Président,
Ci-après dénommée « la Société »
D’une part,
ET :
Les organisations syndicales représentatives suivantes :
Syndicat : CFDT
Représenté par : en sa qualité de délégué syndical
Syndicat : SOLIDAIRES
Représenté par : en sa qualité de délégué syndical
Syndicat : UNSA
Représenté par : en sa qualité de délégué syndical
Préambule :
Conformément aux dispositions des articles L.2242-1 et suivants du Code du Travail, une négociation portant sur les salaires, la durée effective et l'organisation du temps de travail, l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la qualité de vie au travail, a été engagée au sein de la Société. Dans ce cadre, la Direction et les organisations syndicales représentatives se sont rencontrées selon le calendrier suivant :
1ère réunion : 22 octobre
2ième réunion : 24 novembre
3ième réunion : 1 décembre
4ième réunion : 8 décembre
A l'issue des discussions, il a été convenu ce qui suit entre les parties.
I : Champ d’application de l’accord :
Le présent accord s’applique à l’ensemble des salariés de la société Coca-Cola Midi.
II : Périmètre de l’accord :
Au cours de la première réunion, les parties se sont accordées pour aborder les thèmes suivant dans le cadre de la négociation 2025 :
Rémunération, temps de travail et partage de la valeur ajoutée :
Salaires effectifs (salaires bruts, par catégorie professionnelle)
Durée du travail
Intéressement, participation et épargne salariale dont plan d’épargne d’entreprise
Égalité professionnelle femmes-hommes, qualité de vie au travail et conditions de travail.
Égalité femmes-hommes ;
Articulation vie privée et vie professionnelle
Qualité de vie au travail et conditions de travail;
III : Objet
Rémunération, temps de travail et partage de la valeur ajoutée :
Salaires effectifs
L’UNSA demande une revalorisation des salaires de base de 2.5% justifiant cette demande par une inflation de 1.9 à 2.3 % sur un an.
La direction indique que le chiffre de l’inflation sur un an est plus faible (0.9% glissant en octobre 2025).
La direction propose cependant un budget d’augmentation de 2.8% de la masse salariale de base. Le budget d’augmentation sera le même pour toutes les catégories d’emplois au sein de l’entreprise (job framework et career framework).
Durée du travail
Les syndicats n’ont pas de demande sur ce point.
Intéressement, participation et épargne salariale
Les syndicats n’ont pas de demande sur ce point.
Repas à 1 euro pour les étudiants
L’UNSA demande à fixer le prix du repas pour les étudiants et alternants à 1 euros. La direction indique qu’elle ne donnera pas suite à cette demande car :
Le prix d’un euro est inférieur au minimum URSSAF de 2.73 euros pour 2025
La gestion serait très complexe.
L’entreprise participe déjà à environ 50% du coût du repas pour tous les salariés
PERO
L’UNSA demande que les salariés ayant plus de 25 ans d’ancienneté, bénéficient d’un abondement de l’employeur sur le PERO correspondant à 1 jour de salaire. La direction rappelle qu’elle finance le PERO sur la base de 3.75% de la rémunération brute et que les salariés de l’entreprise bénéficient de nombreux jours de congés qu’ils peuvent placer, dans la limite des règles du plan, sur leur PERO. Elle ne donnera donc pas suite à cette demande
KO shares
SOLIDAIRES demande que le plafond de 2000 USD applicable au programme KO shares soit revu à la hausse. Cette demande n’est pas acceptée, car le programme est un programme mondial, géré au niveau de la Compagnie, avec des règles identiques dans tous les pays participants. Il n’est donc pas possible d’y apporter des modifications locales. Les salariés ont cependant la possibilité d’investir dans des actions de la Compagnie dans le cadre de leur épargne personnelle.
Égalité professionnelle femmes-hommes, qualité de vie au travail et conditions de travail.
Égalité femmes-hommes
Les syndicats n’ont pas de demande relative à ce sujet.
Articulation vie privée – vie professionnelle
L’UNSA demande la mise en place d’un dispositif de rémunération partielle des jours d’absence pour enfant malade.
La direction rappelle que les salariés bénéficient en plus des congés légaux, de congés d’ancienneté et de 14 jours de RTT. Les salariés peuvent utiliser ces jours pour garder leurs enfants malades. Elle rappelle aussi que les salariés bénéficient depuis cette année de jours de congés pour événements familiaux en nombre très supérieurs à ce qu’impose la loi et des pratiques des autres entreprises.
La direction ne donnera donc pas suite à cette demande.
SOLIDAIRES demande la mise en place d’un compte épargne temps uniquement mobilisable sous forme de jour sur le modèle de ce qui est en place au sein de CCSF. La direction ne souhaite pas donner suite à cette demande, car même si la sortie du plan se faisait uniquement sous forme de jours, l’alimentation du plan en jours de congés augmenterait la dette sociale de l’entreprise ce qui n’est pas souhaitable. En effet, les jours de congés épargnés étant valorisés sur la base du salaire au moment du déblocage et non au moment de la mise sur le CET, cela engendre un surcoût pour l’entreprise. SOLIDAIRES demande à la Direction la mise en place d’un accord portant sur la retraite progressive afin de préparer les prochains départs. La direction a effectué un état des lieux des potentiels départ en retraite dans les années à venir. Il n’y aura pas de départs en retraite en nombre important d’ici 2030. La direction et les syndicats se réuniront cependant dans le courant de l’année 2026 pour approfondir cette demande et identifier de potentielles mesures pour les années à venir.
Qualité de vie au travail et conditions de travail
L’UNSA demande que soient reconduits en 2025 les sessions de massages et le programme d’arrêt du tabac et que soient mises en place des séances d’ostéopathie sur site. La direction confirme que les massages seront reconduits en 2026 et qu’un programme d’arrêt du tabac sera aussi mis en place. En ce qui concerne l’ostéopathie, la direction rappelle que ce type de soin est compris dans le forfait médecine douce (au même titre que la chiropractie, diététique, psychomotricité, psychologie, podologie, pédicure, acupuncture, hypnose) dans le cadre d’un forfait de 300 euros par an. Elle ne proposera donc pas cette prestation sur site. SOLIDAIRES demande à la Direction de bloquer le tarif de la mutuelle pour les salariés au montant de 2025. La direction ne peut pas s’engager sur cette demande en précisant que le contrat mutuelle est géré par la Captive au niveau mondial de manière à mutualiser les coûts et les risques. La direction n’a pas le contrôle sur l’évolution des cotisations. A ce titre, l’augmentation du coût de la mutuelle en 2026 est uniquement dû à l’augmentation du plafond mensuel de la sécurité sociale, qui définit aussi les bases de nombreux remboursements, et non à une augmentation du taux. SOLIDAIRES demande qu’il n’y ait pas de limitation dans les médecines douces remboursées dans le cadre du forfait annuel de 300 euros. La direction indique que cette demande ne pourrait être faite dans le cadre de la négociation annuelle conduite par la captive. En effet, les demandes d’ajustement de contrat de mutuelle sont possibles en fonction des résultats financiers (marge ou non). Cependant, la direction et le CSE pourront mettre en place une campagne d’information à destination des salariés suite à la présentation des résultats 2025 par AON pour rappeler aux salariés que la maîtrise du coût passe par une utilisation raisonnée du dispositif. Elle rappelle aussi qu’elle a déjà fait un effort significatif en prenant à sa charge 61% du coût des cotisations en 2024. SOLIDAIRES demande d’augmenter le budget des œuvres sociales. La direction donne son accord sur ce point. Le budget sera augmenté de 2000 euros en 2026 (soit un budget de 140 000 euros). SOLIDAIRES demande à la Direction demande à la direction d’octroyer 4 jours de bénévolat pour les membres du CA du club. La direction convient que le club est un élément primordial de la vie de Coca-Cola Midi et qu’il est important de faciliter l’engagement des personnes en assurant le fonctionnement. Elle accordera à partir de janvier 2026, 2 jours de disponibilité par an aux membres du conseil d’administration du club pour gérer les activités. Ces jours expireront à la fin de la période s’ils ne sont pas pris. SOLIDAIRES demande de mettre à disposition des salariés des câbles de charge batterie. La direction a accepté cette demande et deux paires de câbles sont dorénavant disponibles au poste de garde. SOLIDAIRES demande de mettre en place un poste de gonflage pour les véhicules. La direction rappelle que cette demande a déjà été faite et qu’elle l’avait refusé en raison de la responsabilité que cela faisait peser sur l’entreprise. Le CFDT demande d’inviter tous les 2 ans les anciens salariés pour un repas et une visite de l’usine. La direction précise qu’elle organisera une réception en 2026 pour montrer aux anciens salariés l’évolution du site, mais ne s’engage pas à reproduire l’événement tous les deux ans. Cela dépendra de l’évolution du site et de son actualité. La CFDT demande de mettre en place une régulation de température plus efficace dans le hall de conditionnement et les couloirs de l’usine. La direction a lancé un projet d’étude (FR2026-37) dans le cadre des budgets d’investissements 2027. La CFDT demande de mettre en place une aide psychologique pour les salariés. La direction rappelle que tous les salariés bénéficient déjà d’une aide psychologique au travers du programme Spring Health de la Compagnie et qu’elle ne pense pas qu’une prestation supplémentaire soit nécessaire. Les salariés peuvent aussi faire appel à l’assistante sociale en cas de difficulté. La direction propose en revanche de sensibiliser les salariés à la santé mentale dans le cadre du programme santé – bien être de 2026 et de rappeler à l’occasion ce qui est en place dans ce domaine. La CFDT demande de disposer d’eau chaude sur les machines. La direction s’est renseignée auprès de Maxi Coffee. Cela a déjà été testé et avait engendré de nombreuses problématiques au niveau des électrovannes. La machine se mettait alors hors service, ce qui avait conduit à arrêter cette solution. Un nouvel essai sera réalisé sur une machine et exclusivement avec un mug. La CFDT, suggère de mettre en place une action type « vis ma vie » pour améliorer l’intégration des nouveaux salariés et la collaboration. La direction partage le constat que l’amélioration du processus d’intégration est source d’engagement et d’appartenance et inscrira ce point au plan d’action QVCT de 2026. Les parties s’accordent aussi pour travailler en commun sur la mise en place d’un accord QVCT en 2026. SOLIDAIRES demande aussi que la direction étudie la possibilité de verser un complément de salaire pendant quelques mois aux salariés aidants devant réduire leur temps de travail pour s’occuper d’une personne dépendante. Cette demande sera discutée dans le cadre de la négociation sur l’accord QVCT mais la direction ne s’y engage pas à ce stade. Afin de suivre les actions ci-dessus, une réunion trimestrielle de suivi sera mise en place par la direction.
IV Publicité :
Le présent procès-verbal d’accord donnera lieu à dépôt dans les conditions prévues du Code du travail, à savoir dépôt sous format électronique sur la plateforme TéléAccords du ministère du travail et un exemplaire original auprès du greffe du conseil de prud'hommes.
Fait en un exemplaire à Signes, le 20 janvier 2026
La Direction :
Président
Les Organisations Syndicales Représentatives suivantes :