ECHO COMMUNICATION dont le siège social est situé 3 Rue aux ormes 28008 Chartres, immatriculée au RCS de Chartres sous le numéro 805 920 444 ;
Représentées par Madame
X, Directrice des Ressources Humaines du Groupe Centre France,
D’une part,
Et
Les organisations syndicales représentatives :
Le
syndicat CGT représenté par Monsieur X en sa qualité de délégué syndical ;
Le
syndicat SNJ représenté par Monsieur X en sa qualité de délégué syndical.
La direction a engagé des négociations avec les organisations syndicales représentatives au sein de
L’Echo Républicain au sujet des matières prévues par le livre II, Titre IV, Chapitre II du Code du travail.
Les partenaires ont pris en considération l’ensemble des mesures de la loi n°2015-994 du 17 août 2015 dite « Rebsamen » regroupant les thèmes obligatoires de négociation en trois blocs et l’ordonnance du 22 septembre 2017 :
1er thème : rémunération, et notamment les salaires effectifs, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée dans l'entreprise :
2ème thème : l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes portant notamment sur les mesures visant à supprimer les écarts de rémunération, la qualité de vie au travail et notamment le droit à la déconnexion.
3ème thème : gestion des emplois et des parcours professionnels et la mixité des métiers.
Plusieurs réunions abordant chacune ces différents blocs de négociation, se sont déroulées :
Le 17 Décembre 2025
Le 2 février 2026
Le 23 février 2026
Il est précisé que les réunions de négociations se sont déroulées conformément au protocole d’ouverture des NAO établi lors d’une réunion du 17 décembre 2025.
Ainsi, il est établi notamment, à la suite des réunions de négociation qui ont eu lieu, le présent protocole de clôture des NAO 2025.
I - Les organisations syndicales représentatives au sein de l’entreprise ont fait les dernières propositions suivantes :
Concernant la rémunération, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée dans l'entreprise :
Les organisations syndicales CGT et SNJ ont fait les revendications suivantes :
Une augmentation générale des salaires de 2 % ou équivalent en Congés Payés ou RTT (réduction temps de travail)
Une augmentation de la valeur des tickets restaurant à 10 €
Une prise en charge totale de l’augmentation mutuelle et prévoyance
Un ajustement de la prime de transport
Une réactualisation de l’indemnité de départ à la retraite selon l’ancienneté
Pour les cadres, employés et ouvriers, etc. De 10 à 15 ans = 1 mois De 15 à 20 = 2 mois De 20 à 30 = 3 mois + de 30 ans = 4 mois
La mise en place de jours de Congés d’ancienneté pour les employés et ouvriers
Après un certain nombre d’années d’ancienneté. Paliers à déterminer : 4 ans / 2 jours, 6 ans +1 jour et 8 ans + 2jours (5 jours au total).
Une augmentation de la subvention des œuvres sociales
La mise en place d’un prime de partage de la valeur
L’augmentation de 1% de l’abondement du PERCO
La mise en place de la retraite progressive (100 % cotisations)
La mise en place du CSU pour les salariés
Concernant l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes portant notamment sur les mesures visant à supprimer les écarts de rémunération, la qualité de vie au travail et le droit à la déconnexion :
Proposition des organisations syndicales : Aucune demande n’est parvenue des délégués syndicaux.
Concernant la gestion des emplois et des parcours professionnels et la mixité des métiers :
Proposition des organisations syndicales : Aucune demande n’est parvenue des délégués syndicaux.
II - La direction a fait les dernières propositions suivantes
Rémunération, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée dans l'entreprise :
Modification des taux de prise en charge de la mutuelle
Dans le cadre de la préservation du pouvoir d’achat des collaborateurs, la direction propose d’ajuster la répartition de la prise en charge de la mutuelle. Actuellement, cette répartition est fixée à
25 % pour les salariés et 75 % pour l’employeur.
La nouvelle proposition prévoit une prise en charge de
24 % pour la part salariale et 76 % pour la part patronale.
Il est précisé que cette modification ne pourra pas être appliquée de manière rétroactive.
Illustration de la proposition de prise en charge :
Prise en charge par l’employeur de l’augmentation de la prévoyance
Dans un souci de préservation du pouvoir d’achat des collaborateurs et compte tenu de la hausse des cotisations de la prévoyance à hauteur de 7% à compter du 1er janvier 2026, la direction propose de prendre en charge le delta lié à la hausse des charges salariales. Cette prise en charge ne pourra se faire de manière rétroactive. Afin de supporter la hausse des cotisations de la part salariale, la direction souhaite ajuster la répartition actuelle de prise en charge des cotisations, aujourd’hui fixée à :
26% pour les salariés et 74% pour l’employeur pour la tranche A
74% pour les salariés et 26% pour l’employeur pour la tranche B/C
La nouvelle répartition proposée serait de :
25% pour la part salariale et de 75% pour la part patronale pour la tranche A
71% pour la part salariale et de 29% pour la part patronale pour la tranche B/C
Illustration de la proposition de prise en charge :
Revalorisation du montant des tickets restaurants
Afin d’augmenter le pouvoir d’achat de ses collaborateurs, la direction propose d’augmenter la valeur faciale des tickets restaurants. A ce titre, le montant unitaire d’un titre-restaurant serait porté de 8,50 € à 9,00 €, soit une augmentation de 0,50 €.
Il est précisé que cette revalorisation n’emporte aucune modification de la répartition actuelle de la prise en charge du coût des titres-restaurant. La contribution de l’employeur demeure fixée à 60 % de la valeur faciale, la part laissée à la charge du salarié restant inchangée à 40 %. Cette revalorisation ne pourra se faire de manière rétroactive.
Illustration de la proposition :
Maintien de la prime transport
La direction confirme sa volonté de maintenir le dispositif actuel de prime transport. Le montant mensuel versé aux collaborateurs éligibles reste fixé à
29 €, réparti comme suit :
25 € : part exonérée de cotisations sociales (dans la limite du plafond annuel de 300€)
4 € : part soumise à cotisations sociales
Renouvellement d’un accord proche aidant
La Direction souhaite au cours de ces négociations renouveler son engagement qu’elle estime central dans l’entreprise : celle de l’accompagnement de ses collaborateurs aidants.
Consciente des difficultés que peuvent rencontrer les salariés lorsqu’ils doivent concilier contraintes professionnelles et responsabilités liées à l’accompagnement d’un proche, la Direction exprime sa volonté de conserver la mise en place d’un dispositif structuré d’aides et d’aménagements, au travers de la négociation d’un accord dédié aux proches aidants. À ce titre, plusieurs mécanismes d’accompagnement ont été proposés dans un projet d’accord :
Le congé de solidarité familiale
Le congé de proche aidant
Le congé de présence parentale
Le congé pour l’annonce de la survenue d’un handicap chez son enfant
Les jours parents malades
Le jour pour accompagnement en établissement spécialisé
Le don de jours
Afin de formaliser cet engagement, la Direction propose aux délégués syndicaux de se réunir en vue de renouveler cet accord, pour une durée déterminée de 3 ans.
Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la qualité de vie au travail :
La Direction propose de poursuivre les commissions Egalité Femmes/ Hommes afin de dresser des états annuels sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
Gestion des emplois et des parcours professionnels et la mixité des métiers :
Pas de nouvelle proposition.
III - Propositions retenues par les organisations syndicales et la direction
La Direction et les organisations syndicales se sont entendues pour retenir les propositions détaillées au II du présent accord.
Cette décision concerne les NAO de la période du 1er janvier au 31 décembre 2025 et s’applique à compter du 1er mars 2026.
IV - Publicité
Conformément aux articles D. 2231-2 et D. 2231-4 du code du travail, le présent accord sera déposé par la société sur la plateforme de téléprocédure du ministère du travail. Un exemplaire sera remis au secrétariat-greffe du conseil de prud'hommes compétent.
Conformément à l'article L. 2231-5-1 du code du travail, le présent accord sera, après anonymisation des noms et prénoms des négociateurs et des signataires de l'accord, rendu public et versé dans la base de données nationale des accords collectifs.
Le présent accord sera notifié à chacune des organisations syndicales représentatives.
Fait en 3 exemplaires, à Clermont-Ferrand
Le 24 février 2026
Pour L’Echo Républicaine :
Madame
X en sa qualité de Directrice des Ressources Humaines du Groupe Centre France
Les organisations syndicales représentatives :
Le
syndicat CGT représenté par Monsieur X en sa qualité de délégué syndical ;
Le
syndicat SNJ représenté par Monsieur X en sa qualité de délégué syndical.