La Société LABORATOIRE NATIVE, société par actions simplifiée au capital de 6.500.000 euros, immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Paris sous le numéro 882 773 658, dont le siège social est sis 4, Rue Euler – 75008 Paris, représentée par XXXXXXXX en sa qualité de Président,
d’une part, ci-après dénommée la «
Société »
Et
Les organisations syndicales représentatives dans la Société représentées par :
Madame XXXXXXXX pour le syndicat CFDT
Madame XXXXXXXX pour le syndicat CFTC
Monsieur XXXXXXXX pour le syndicat CFE-CGC
d’autre part, ci-après dénommées « les
Organisations Syndicales »
Le présent accord fait suite aux échanges intervenus entre les parties lors des réunions qui se sont tenues les 10 mars, 17 mars et 23 mars 2026 dans le cadre des négociations annuelles obligatoires sur la rémunération, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée en application des dispositions des articles L. 2242-1 et suivants du Code du travail.
La Direction a fourni les informations requises dans le cadre des négociations annuelles obligatoires. Les discussions ont notamment porté sur :
Les informations communiquées ;
La situation de l’entreprise et ses performances 2025 (estimées) traduisent une dynamique globalement positive pour deux marques sur trois. Cependant, les résultats sont en deçà des objectifs budgétaires fixés. L’entreprise clôture l’année avec un EBITDA proche de l’équilibre, avec des investissements médias très significatifs sur le dernier semestre 2025 afin de développer la notoriété des marques nécessaire au développement du chiffre d’affaires. En 2026, cette stratégie sera répétée avec un plan média ambitieux sur le 1er semestre notamment sur Phyto Paris et Lierac. Dans ce contexte, il convient de maitriser l’augmentation des coûts fixes et de continuer à investir dans les leviers de croissance.
La diminution de la prise en charge de la CPAM dans l’indemnisation des arrêts de travail. En effet, la baisse et le plafonnement des indemnités versées par la Sécurité sociale entraînent un transfert de coût vers l’employeur, qui compense afin de garantir le niveau de rémunération prévu par l’accord d’entreprise. Concrètement, l’entreprise supporte désormais une part plus importante du maintien de salaire pendant les arrêts maladie.
Par ailleurs, l’entreprise rappelle que pour les salariés ayant plus d’un an d’ancienneté, Native prend en charge les trois jours de carence de la CPAM.
L’inflation 2025, qui ressort à 0,78%.
Les Organisations Syndicales ont formulé les demandes suivantes :
Revalorisation salariale annuelle :
Revalorisation collective des salaires Fixes à hauteur de +2% pour les Non-Cadres avec un plancher de 50 euros
Revalorisation individuelle de +1% pour les Non-Cadres et les Cadres
Modification de la répartition de la prise en charge des cotisations de mutuelle à 55 % employeur et 45 % salarié
Mise en place d’un plan Epargne Retraite ;
Instauration d’un abondement sur le Compte Epargne Temps
Un droit à un jour enfant malade payé par an
Mise en place d’un 13ème mois
Les parties ont ainsi échangé et chacun des items a été négocié individuellement.
Au terme des négociations, les parties ont abouti au présent accord collectif, conclu en application des articles L. 2221-61 et suivants du Code du Travail.
Article 1. Objet
L’objet du présent accord est relatif à la fixation des salaires effectifs, de la durée effective du travail et de l’organisation du temps de travail ainsi qu’à l’égalité professionnelle et la qualité de vie au travail.
Article 2. Contenu
Augmentations de salaires des non-cadres
Pour les salariés non-cadres (CDI et CDD), les augmentations du salaire fixe représenteront une enveloppe globale de
1,25% de la masse salariale fixe considérée.
Ces augmentations seront accordées aux salariés ayant au moins un an d’ancienneté au 1er avril 2026 et seront décomposées de la manière suivante :
0,65% au titre de l’augmentation générale (AG)
0,60% au titre des augmentations individuelles (AI). Ces augmentations individuelles seront attribuées sur la base de l’appréciation des performances des salariés au cas par cas sur proposition des managers.
Il est convenu que le montant des augmentations (AG+AI) des non-cadres sera appliqué avec un
plancher de 30 euros brut/mois. Un salarié à temps plein et ayant plus d’un an d’ancienneté ne pourra donc se voir attribuer une augmentation mensuelle brute en-deçà de 30 euros en application des règles précitées.
Augmentation de salaires des cadres
Pour les salariés cadres (CDI et CDD), les augmentations individuelles représenteront une enveloppe globale de
1,25% de la masse salariale fixe considérée.
Ces augmentations individuelles seront accordées aux salariés ayant au moins un an d’ancienneté au 1er avril 2026 et attribuées sur la base de l’appréciation des performances des salariés au cas par cas sur proposition des managers.
Il convient de souligner que pour l’ensemble des salariés (cadres et non-cadres), cette enveloppe minimale globale de 1,25% de la masse salariale fixe est supérieure au taux d’inflation observé en 2025 de 0,78%.
Les augmentations seront effectives en paie à compter du mois d’avril 2026.
Mutualisation évènements d’entreprise
Dans sa volonté de fédérer les équipes et d’améliorer la collaboration inter-services, la Direction maintiendra son implication dans l’organisation et le financement des évènements d’entreprise.
Egalité hommes femmes
Il est rappelé et convenu qu’il n’y a pas de sujet d’inégalités H/F dans l’entreprise.
Abondement du compte Epargne Temps et mise en place d’un plan d’Epargne Retraite
L’entreprise n’est pas fermée à l’étude de ces demandes, mais afin de pouvoir les examiner dans de bonnes conditions et d’évaluer leur faisabilité, ces propositions seront étudiées en 2026.
article 3. Entrée en vigueur, durée, publicité
Le présent accord est conclu pour une durée déterminée de 12 mois.
La Direction notifiera, sans délai, par mail avec accusé de réception auprès des délégués syndicaux, le présent accord aux organisations syndicales représentatives dans l’entreprise.
Il sera applicable le jour suivant son dépôt auprès du DRIEETS.
Il sera ensuite déposé sur la plateforme de téléprocédure du Ministère du Travail, accessible depuis le site www.teleaccords.travail-emploi.gouv.fr.
A ce dépôt, sera jointe une version anonymisée de l'accord aux fins de publication sur le site Légifrance.
Un exemplaire du présent accord sera également remis au Greffe du Conseil de Prud'hommes de Paris.
Un exemplaire du présent accord sera affiché dans les locaux de l’entreprise, et le document sera par ailleurs accessible sur le site du CSE.