UDAF DE LA CHARENTE-MARITIME dont le siège social est situé 5 rue du Bois d'Huré à LAGORD (17140), représentée par son Directeur Général, ……………………,
CGT, représenté par ………………….., en sa qualité de déléguée syndicale ;
CFTC, représenté par ……………….., en sa qualité de délégué syndical ;
SUD Santé Sociaux, représenté par ……………………., en sa qualité de délégué syndical ;
Préambule
La conclusion d’un accord visant à assurer l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes s’inscrit dans une démarche plus globale de lutte contre toute forme de discrimination et toute différence de traitement fondé sur un motif inhérent à la personne.
Chacune des parties signataires réaffirme son attachement au respect du principe de non-discrimination notamment entre les hommes et les femmes.
Les négociations entre les parties signataires ont pris en compte les dispositions des différents textes de branche existants :
Accord du 27 novembre 2015 relatif à l'égalité professionnelle femmes-hommes dans l'économie sociale et solidaire,
Avenant 59/2023 de la convention collective de la branche de l’aide, de l’accompagnement, des soins et des services à domicile du 21/5/2010 dont l’entrée en vigueur est prévue le 1er mai 2025
Accord-cadre n°01-17 « Égalité professionnelle femmes-hommes » de la CCN des Acteurs du lien social et familial (Alisfa) du 8 mars 2017.
Article 1 – objet
Le présent accord est conclu en application des articles L.1142-4 et L.1142-5 du code du travail ainsi que dans le cadre des dispositions des articles L.2242-1 et suivants du code du travail, dans le but de définir un certain nombre de mesures visant à garantir et à promouvoir les principes d’égalité de traitement et de diversité, à toutes les étapes de le vie professionnelle.
Cet accord vise à réduire les inégalités entre les femmes et les hommes dans l’association et d’agir sur les éléments qui concourent à ces inégalités. La mise en œuvre des actions et des mesures correctives devra permettre de réduire les écarts relevés dans un objectif de progression.
Article 2 – champ d’application
Le présent accord concerne l’ensemble des salariés de l’UDAF 17, qu’ils soient employés dans le cadre d’un contrat à durée déterminée ou indéterminée, à temps complet ou à temps partiel.
Article 3 – diagnostic
L’analyse des effectifs au 31 décembre 2024 fait apparaitre un taux de féminisation important dans l’ensemble des métiers sauf pour l’encadrement.
Le sexe masculin n’est pas représenté dans l’effectif de l’établissement Multi-accueil l’Oranger (accueil de jeunes enfants).
L’effectif de l’établissement Les P’tits Drôles comporte 1 salarié masculin.
Au sein de l’établissement Entraide Familiale (services d’aide à domicile et CSI), le sexe masculin représente seulement 11% de l’effectif.
Au sein de l’établissement regroupant les services de protection juridique des majeurs et des actions sociales, les salariés masculins représentent 12.7% de l’effectif.
Globalement au niveau de l’association, les hommes représentent 10.7% de l’effectif de 262 salariés au 31 décembre 2024 et les femmes 89.3%.
Concernant l’encadrement au niveau de l’association, les postes sont tenus à 72% par des femmes et 28% par des hommes.
Article 4 – domaines d’actions
Conformément à l’article R.2242-2 du code du travail, les partenaires sociaux ont fait le choix de privilégier 4 domaines d’actions qui feront l’objet de développement dans cet accord, à savoir :
LA REMUNERATION EFFECTIVE
LA FORMATION
LES CONDITIONS DE TRAVAIL
L’ARTICULATION ENTRE VIE PROFESSIONNELLE ET VIE PERSONNELLE
Pour chacun de ces domaines, il sera défini :
le ou les objectifs de progression
les actions et mesures à mettre en œuvre
les indicateurs de suivi
REMUNERATION EFFECTIVE
Le principe d’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes pour un même travail ou un travail de valeur égale conformément aux dispositions de l’article L.3221-2 du code du travail. Il est fait une stricte application des conventions collectives en matière de rémunération. Aussi, l’UDAF 17 garantit un salaire équivalent entre les femmes et les hommes pour un même niveau de responsabilités, de formation, d’expérience et de compétences professionnelles mises en œuvre dans le cadre des dispositions des articles L.3221-2 et L.3221-4 du code du travail. Les différents éléments composant la rémunération sont fixés selon les mêmes critères pour les femmes et pour les hommes.
Objectifs de progression
Actions et mesures
Indicateurs de suivi
Garantir l’égalité à l’embauche Déterminer avant la diffusion de l’offre, le niveau de rémunération de base de l’emploi
% d’offres d’emploi faisant référence à une grille conventionnelle
Garantir l’égalité de rémunération -Veiller à l’absence de discrimination dans l’attribution des indemnités de sujétion pour le personnel cadre (CCN 66)
- comparaison des indemnités de sujétion par sexe et par poste
FORMATION
Les partenaires sociaux tiennent à souligner l’effort supplémentaire de contribution à l’obligation de formation fait par l’employeur.
Les parties souhaitent garantir l’égalité d’accès des femmes et des hommes à la formation professionnelle quel que soit le type de formation.
Dans ce cadre et afin de garantir l’accès à la formation professionnelle, l‘UDAF 17 veillera à ce que les obligations familiales ne soient pas un obstacle à cet accès.
Objectifs de progression
Actions et mesures
Indicateurs de suivi
Favoriser l’accès et la participation à la formation des salariés chargés de famille Privilégier les actions de formation dans les locaux de l’association et pendant le temps de travail
Etudier et proposer les formations en distanciel
Etudier la proximité des lieux de formation
Nombre de formations réalisées en intra / nombre de salariées concernées par sexe
Répartition des lieux de formation selon la distance en durée de trajet (+ d’1heure/- d’1 heure) Favoriser l’accès et la participation à la formation des salariés revenant de congés familiaux (maternité, congé parental…) Inscription prioritaire des salariés revenant de congé familial sur les formations ayant eu lieu pendant leur absence
Nombre de salariés inscrits à une formation au retour de leur congé familial
CONDITIONS DE TRAVAIL
Les temps partiels sont nombreux et subis en majorité (21% des hommes et 30% des femmes). Ces salariés bénéficient d’une priorité à l’accès à un temps plein, à niveau de compétence égal dès lors que des temps de travail sont à pourvoir.
Conformément aux avenants de la CCN du 15/3/1966 et de la CCN Alisfa, des propositions d’avenants compléments d’heures sont systématiquement adressées aux salariés à temps partiels.
Les dispositions des 3 conventions collectives relatives au temps de travail des femmes enceintes sont appliquées.
Un accord collectif signé le 11 avril 2024 permet de maintenir la réduction du temps de travail de 10% à compter du 61ème jour de grossesse.
Un accord sur le télétravail a été signé le 17 juin 2024. Les salariés ayant un poste télétravaillable peuvent bénéficier de jours de télétravail réguliers (entre 1.5 et 2 jours pour un salarié à temps plein). De plus, afin de permettre de faire face à des évènements familiaux (enfant malade, grève transport/école…), 8 jours supplémentaires par an peuvent être demandés. L’accord prévoit également que la situation de grossesse pourra permettre d’étudier un aménagement du temps de télétravail.
Objectifs de progression
Actions et mesures
Indicateurs de suivi
Favoriser la parentalité Prendre en compte dans l’aménagement du temps de travail les autorisations d’absence des futurs pères pour tous les examens médicaux liés à la grossesse
Nombre de futur père ayant bénéficié d’autorisations d’absences Adapter les conditions de travail des femmes enceintes S’assurer que chaque femme enceinte bénéficie de la réduction d’horaires
Nombre de femmes enceintes ayant bénéficié de réduction d’horaires Favoriser un recours équilibré au temps partiel entre les femmes et les hommes Rappeler aux managers la priorité légale de passage à temps plein pour les salariés à temps partiel et inversement Formaliser une réponse écrite à toute demande. Nombre de demandes de passages à temps partiels et à temps plein par sexe Nombre d’accord et de refus par sexe Combattre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes Désignation de 2 référents harcèlement sexuel et agissements sexistes au sein du CSE (1 homme et 1 femme) Nombre de situations connues par les référents
ARTICULATION VIE PROFESSIONNELLE/VIE PERSONNELLE
Un accord sur le droit à la déconnexion a été signé le 19 décembre 2019.
Il est d’usage que chaque salarié puisse bénéficier d’un aménagement de son horaire le jour de la rentrée scolaire.
Les salariés bénéficient selon les dispositions de chaque convention collective applicable, de jours d’absence rémunérés pour enfant malade.
Les réunions sont organisées sur le temps de travail.
Objectifs de progression
Actions et mesures
Indicateurs de suivi
Favoriser l’articulation des temps de vie professionnelle et personnelle pour tous les salariés Prise en compte des obligations parentales du salarié (décision du JAF) dans l’aménagement de son temps de travail
Permettre aux salariés de s’absenter pour participer à la 1ère réunion parents/professeurs (de la classe de 6ème à la classe de 2nde) sous réserve de continuité de service.
Faciliter les périodes de congés communes pour les membres d’une même famille (marié, pascsé, concubinage notoire)
Nombre de demandes d’aménagement
Nombre de salariés ayant bénéficié d’une autorisation d’absence
Nombre de demandes satisfaites
Valoriser la parentalité Prise en compte intégrale de la durée du congé parental total dans le calcul de l’ancienneté Nombre de congés parentaux
Améliorer les conditions de retour des salariés à l’issue de congés familiaux Permettre aux salariés absents pour congés familiaux qui le souhaitent de maintenir le lien avec l’association en recevant les informations générales dont sont destinataires les salariés présents % de salariés absents pour congés familiaux ayant demandé le maintien du lien
Article 5 – portée de l’accord
Le présent accord instaure à la charge de l’UDAF 17 une obligation de moyens. Elle ne saurait donc être tenue comme fautive si l’ensemble des mesures et des objectifs qui figurent dans le présent accord n’étaient pas réalisés à son échéance.
Article 6 – suivi de l’accord
Un bilan de l’évolution des mesures prises sera établi chaque année et présenté aux délégués syndicaux lors de la négociation annuelle et au comité social et économique lors de l’examen de la situation comparée des femmes et des hommes au sein de l’association.
Au terme du présent accord, un bilan comparant les objectifs fixés et les résultats atteints sera présenté aux délégués syndicaux et au comité social et économique.
Article 7 – date d’entrée en vigueur - durée
Le présent accord est conclu pour une durée déterminée de 4 ans. Il entrera en vigueur le 1er janvier 2025 et cessera donc de s’appliquer le 31 décembre 2028.
Les parties conviennent qu’elles se rencontreront avant le terme de cet accord pour engager les négociations d’un nouvel accord.
Article 8 – révision
Toute demande de révision devra être adressée à chaque partie par courrier recommandé ou contre décharge et être accompagnée du projet de texte révisé. Les parties se rencontreront dans les 3 mois suivants la demande de révision pour négocier en vue de la rédaction d’un avenant. Les dispositions de l’accord dont la révision est demandée resteront en vigueur jusqu’au dépôt de cet avenant. A défaut, elles seront maintenues.
Les modifications donneront lieu à la même procédure d’agrément que l’accord initial.
Conformément à l’article L.2261-8 du code du travail, les dispositions de l’avenant se substitueront de plein droit à celles de l’accord qu’elles modifient soit à la date expressément prévue par l’avenant, soit à défaut du jour suivant son dépôt.
L’accord pourra être dénoncé en respectant un délai de préavis. Cette dénonciation devra être notifiée à chaque partie par courrier recommandé ou contre décharge et donnera lieu à un dépôt conformément à l’article L.2231-6 du code du travail. Les conditions dans lesquelles l’accord continue à produire ses effets sont définies par les articles L.2261-10 et L.2261-11 du code du travail.
Article 9 : communication de l’accord- publicité
Le texte de l’accord sera affiché et sera consultable sur le site intranet de l’UDAF 17.
Le texte de l’accord, une fois signé, sera notifié à l’ensemble des organisations syndicales représentatives dans l’association.
En application de l’article D ;2231-4 du code du travail relatif à la procédure de dépôt des accords collectifs, les formalités de dépôt seront effectuées par l’UDAF 17 qui déposera le présent accord :
Au secrétariat du greffe du Conseil des Prud’hommes
Sur la plateforme www.teleaccords.travail-emploi.gouv.fr (version PDF et version anonyme)