Accord d'entreprise BAMELI

Accord portant sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la qualité de vie au travail

Application de l'accord
Début : 20/06/2025
Fin : 01/01/2999

11 accords de la société BAMELI

Le 20/06/2025



ACCORD

PORTANT SUR L’EGALITE PROFESSIONNELLE ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES ET LA QUALITE DE VIE AU TRAVAIL

ENTRE

La société BAMELI,

SAS au capital de 1 500 000 € dont le siège social est sis au centre commercial Genipa – 97224 Ducos – Siret 421 307 711 000 26 – RCS de Fort de France
Représentée par ……………….., Directeur
D’une part,

Et

L’organisation Syndicale CGTM,

Représentée par ……………….., Délégué syndical

Préambule


La Direction et les représentants du personnel de l’entreprise, attachés au respect de l’égalité entre les femmes et les hommes ont œuvré dans ce sens afin de garantir l’effectivité de ce principe dans l’entreprise.
Le présent accord a pour objet de promouvoir l’égalité professionnelle au sein de l’entreprise et de mettre en œuvre les moyens nécessaires à la suppression ou, à défaut, la réduction des inégalités qui pourraient être constatées.
Aussi, les dispositions du présent accord visent à définir les principes fondamentaux de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Le présent accord fixe également les mesures à prendre afin de supprimer les inégalités professionnelles constatées.
Les Parties rappellent que la réussite de leur objectif est subordonnée à l’implication et l’engagement certain de tous les acteurs de l’entreprise.
La loi fixe neuf domaines d’actions sur lesquels l’entreprise peut intervenir afin de favoriser l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes :
- Embauche
- Formation
- Promotion professionnelle
- Qualification
- Classification
- Conditions de travail

Article 1 - Champ d’application

Le présent accord porte sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la qualité de vie au travail et s’applique à l’ensemble du personnel de l’entreprise, sans distinction de catégories.

Article 2 - Objet de l’accord

Le présent accord a pour objet de promouvoir au sein de la Société BAMELI la mise en œuvre d’actions au titre de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, conformément aux dispositions de l’article L. 2242-8 et L. 2242-17 du Code du travail, en fixant des objectifs de progression, en déterminant des actions permettant d’atteindre ces objectifs, et en y associant des indicateurs chiffrés afin d’évaluer l’effet des actions mises en œuvre.

Article 3 - Elaboration d’un diagnostic

Préalablement à la négociation, l’entreprise a établi un diagnostic, qu’elle a présenté aux partenaires sociaux.
Sur la base de ce diagnostic, les mesures ci-après ont été négociées, afin d’assurer l’égalité entre les hommes et les femmes au sein de l’entreprise.
Le diagnostic de la situation comparée des femmes et des hommes est annexé au présent accord.

Article 4 – Domaines d’action retenus pour l’entreprise

Au regard du rapport permettant d’apprécier, pour chacune des catégories professionnelles de l’entreprise, la situation respective des femmes et des hommes, la société mènera des actions spécifiques dans les 3 domaines suivants :

  • Embauche

  • La rémunération effective

  • Formation

En vue de la réalisation des objectifs de progression dans les domaines d’action énumérés ci-dessus, la société envisage de mettre en œuvre, dans la mesure de ses possibilités et des opportunités qui s’ouvriront à elle dans l’année à venir, les mesures énumérées ci-après.

Article 4 – L’embauche

Article 4.1 – Constat
Au 31 décembre 2024, les femmes représentaient 52.35 % de l’effectif global réparties de la manière suivante :
  • 11.24 % des cadres 
  • 1.12 % des agents de maîtrise
  • 87.64 % des employés 
Certaines catégories sont sous-représentées (aucun homme agent de maîtrise) et la mixité est, dans certains départements (boucherie, textile), encore difficile à obtenir même si certains écarts commencent à se réduire.
Article 4.2 – Actions et indicateur
L’objectif est de développer la proportion de femmes et d’hommes dans certains métiers de l’entreprise, dans la mesure du possible compte tenu des difficultés à recruter dans certains corps de métiers.
En matière de recrutement, les acteur-rice-s internes et externes sont engagés sur les principes de non-discrimination à l’emploi. Les principes visant à respecter des règles de recrutement communes sont fondés sur :
  • Des critères de sélection identiques,
  • Des compétences requises
L’objectif du présent accord est de favoriser la recherche d’un équilibre dans la proportion de femmes et d’hommes recruté-e-s, toutes catégories de contrat de travail confondues.
A cette fin, un effort particulier sera assuré pour l’accès des femmes et des hommes à des emplois ayant une faible représentation masculine ou féminine.
Les actions qui seront mises en œuvre sont les suivantes :
  • Informer/former tous les acteurs du recrutement aux enjeux et au respect de la mixité en entreprise
  • Garantir une stricte égalité de traitement dans les candidatures à chaque étape du processus de recrutement
  • Respecter un choix basé sur des critères objectifs ; compétences ; expérience professionnelle, nature du/des diplômes obtenus, perspectives d’évolution professionnelle du-de la candidat-e.
La société convient d’appliquer une politique d’embauche cherchant à établir un équilibre dans la représentativité des deux sexes, au sein de tous les départements de l’entreprise. Les critères de recrutement sont et demeureront strictement identiques pour les femmes comme pour les hommes et seront uniquement basés sur des compétences et des aptitudes qualifiées comme indispensables pour le poste recherché.
L’entreprise s’engage, dans la mesure du possible, à :
  • Favoriser le recrutement (y compris par le biais de CDD, missions d’intérim et stage) de femmes et d’hommes afin d’atténuer les déséquilibres constatés.
  • Favoriser le recrutement de femmes aux postes à responsabilité.
Pour rétablir la mixité dans les catégories d’emplois traditionnellement masculin ou féminin, l’entreprise s’engage, par le présent plan d’action à examiner le rapport entre le nombre de candidatures féminines reçues et le nombre de recrutement de femmes réalisés, dans le respect des critères d’embauche de l’entreprise (compétence, potentiel d’évolution, niveau de formation requis, mobilité selon le poste à pourvoir…).
Ces recrutements ne pourront être réalisés que dans la mesure où des postes seront ouverts à candidatures, soit externe (recrutement), soit interne (mutation ou évolution professionnelle).
A défaut de recrutement en cours d’année, l’entreprise s’efforcera de maintenir cet équilibre pour les années à venir.
Les indicateurs de suivi seront les suivants :
  • Répartition par sexes, des effectifs par catégorie socioprofessionnelle et type de contrat de travail (CDI, CDD, Alternants)
  • Répartition par sexes des embauches par catégorie socioprofessionnelle et type de contrat de travail (CDI, CDD, Alternants).

Article 5 : La rémunération

La mesure consiste à vérifier et à s’assurer de l’absence d’écarts de salaire, non justifiés par des raisons objectives (performance, ancienneté, diplôme, niveau de classification, etc…), entre les hommes et les femmes tout au long de leur carrière.
Article 5.1 – Constat
Au 31 décembre 2024, le diagnostic permet de constater :
  • Ecart de rémunération entre les hommes et les femmes s’élève à 1.2% en faveur des hommes.
  • Taux d’augmentation hommes : 10.02 %
  • Taux d’augmentation femmes : 9.00 %.
Si 1.1% du nombre d’hommes n’avait pas reçu d’augmentation parmi les bénéficiaires, les taux d’augmentations seraient égaux entre les hommes et les femmes.
Actions
Comme évoquer en amont, l’objectif est de développer la proportion de femmes et d’hommes dans certains métiers de l’entreprise, dans la mesure du possible compte tenu des difficultés à recruter dans certains corps de métiers et des postes disponibles.
A défaut de recrutement en cours d’année, l’entreprise s’efforcera de maintenir cet équilibre pour les années à venir.

Articles 6 : La formation

La Direction s’engage à poursuivre les formations métiers visant à garantir aux collaborateurs (femmes et hommes) l'adaptation à leur poste de travail ou d'acquérir et/ou d'améliorer de nouvelles compétences professionnelles.
Nous prévoyons également de poursuivre les Certificat de Qualification Professionnelles dans les métiers de bouches afin de favoriser l’insertion des femmes.

Article 7 : MODALITES DE SUIVI DU PRESENT ACCORD

Afin de suivre l’application du présent accord, un suivi sera réalisé tous les ans, lors des négociations obligatoires annuelles.

Ce suivi s’exercera chaque fin d’année afin de rendre compte des actions engagées et des initiatives menées en faveur de l’emploi féminin et de l’égalité professionnelle.

Article 8 : COMMUNICATION ET DEPÔT DE L’ACCORD


En application de l’article L. 2231-5 du code du travail, l’accord sera notifié après signature des parties, à la délégation syndicale représentative.

Puis, conformément à l’article L.2231-5-1 du Code du travail, le texte du présent accord fera l’objet d’un dépôt électronique par l’employeur auprès de la DEETS via la plateforme « TéléAccords » mise en ligne par le Ministère du travail.

Ce dépôt sera accompagné :
-de la version intégrale de l’accord signé des parties (en « .pdf ») ;
et, pour permettre à l’Administration la publication du présent accord dans la Base de données nationale des accords collectifs sur le site de Légifrance :
-d’une version en « .docx », de laquelle aura été supprimée toute mention de noms, prénoms, paraphes ou signatures des signataires.
Un exemplaire sera en outre adressé au Secrétariat-greffe du Conseil de Prud’hommes de Fort de France.

Fait à Ducos, le 20 juin 2025

Délégué syndical CGTM Directeur



Mise à jour : 2025-07-23

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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