Conformément aux dispositions de l'article L. 2242-1 du Code du travail, la présente négociation porte sur la rémunération, y compris les mesures visant à supprimer les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée. De plus, en application des dispositions de l'accord relatif aux négociations obligatoires au sein du Groupe Bouygues Construction signé le 29 mars 2023, la négociation porte également sur la politique sociale de l'entreprise. La Direction tient à rappeler le contexte général dans lequel se sont déroulées les négociations. Comme en 2024, le secteur du BTP continue de faire face en 2025 à un contexte macroéconomique et géopolitique dégradé. Le marché global de la construction reste impacté par une activité tertiaire en baisse (bureaux, bâtiments institutionnels, commerciaux etc.) et une activité résidentielle toujours en deçà de son niveau d’avant-crise. Si l’activité de certains secteurs est ainsi ralentie, d’autres segments se démarquent : l’industrie de défense, les infrastructures numériques souveraines, le secteur des énergies décarbonées, et la construction durable, portés par les enjeux de souveraineté et de transition. Les travaux publics, au cœur de ces dynamiques, bénéficient d’investissements publics ciblés dans les infrastructures critiques (énergie, data centers, industrie), renforçant leur rôle clé dans la dynamique économique. Dans ce contexte, Bouygues Construction, à l’image du secteur de la construction, continue de témoigner d’une bonne résilience en 2025. Le Groupe a en effet affiché des niveaux de performances en amélioration sur les neufs premiers mois de 2025 avec un carnet de commande qui reste élevé. Le niveau du taux de résultat opérationnel courant ("ROC") est attendu en augmentation par rapport à 2024. Après la revue à mi-chemin de son plan stratégique Greenlight, Bouygues Construction maintient ses ambitions en alliant performance économique et engagement environnemental. Et ce, malgré les incertitudes liées à l’instabilité politique et géopolitique qui persistent (conflits au Proche-Orient et en Ukraine, conséquences de l’élection présidentielle aux États-Unis) et la dette publique française qui conduit à une réduction des dépenses publiques et une pression fiscale accrue sur les entreprises. À l’échelle du Groupe Bouygues Bâtiment Régions France, les contextes économique et politique demeurent compliqués en France. Pour autant, l’activité envisagée pour l’année 2025 devrait être conforme aux engagements pris lors des plans et actuas.
Les difficultés persistantes sur l’activité du développement immobilier et le faible nombre de lancements de projets Neufs continuent de peser sur notre Groupe. Néanmoins, les marchés de la rénovation, tant dans le Tertiaire que le Logement, ainsi que l’Industrie, continuent de se distinguer par leur dynamisme et participent activement à la constitution de la prise de commandes. Sur ces marchés, qui attirent de plus en plus de concurrents, la pression commerciale s’est toutefois accentuée au cours de l’année écoulée. Dans cet environnement marqué par une concurrence accrue, le Groupe Bouygues Bâtiment Régions France doit poursuivre la mise en œuvre de son plan stratégique et poursuivre l’objectif d’une croissance profitable, durable et humaine. Le Groupe dispose à cet égard d’atouts majeurs, notamment sa capacité à jouer un rôle précurseur dans les transformations sectorielles, ainsi que le savoir-faire et l’engagement des collaboratrices et collaborateurs des filiales constituant « Bouygues Bâtiment Régions France ». La présente négociation annuelle s’inscrit ainsi dans la volonté affirmée de rechercher un équilibre durable entre l’indispensable compétitivité de l’entreprise et le maintien de la motivation et de l’implication des collaborateurs, qui demeurent des leviers essentiels à la réussite collective.
POLITIQUE SOCIALE
La Direction, après avoir entendu les revendications des organisations syndicales et rappelé les éléments de contexte cités en préambule, indique que les dispositions suivantes seront mises en œuvre en matière sociale :
Mobilité Durable
1.1 Aide à l'acquisition d'un vélo à assistance électrique (Forfait Mobilité Durable)
Pour les années 2023 à 2025, la Direction a accompagné les collaborateurs qui optent pour un mode de transport durable pour se rendre sur leur lieu de travail, en participant à l'acquisition d'un vélo à assistance électrique (VAE) dans la limite de 500 € par collaborateur.
Cette mesure est prolongée pour l’année 2026 dans des conditions similaires. Elle prendra la forme d'un Forfait Mobilité Durable exonéré fiscalement et socialement, et sera versée sur le bulletin de paie.
Cette aide sera octroyée aux collaborateurs, sous réserve de fournir un justificatif d'achat à leur nom et une attestation sur l'honneur justifiant de l'utilisation régulière du vélo électrique pour le trajet domicile / travail et du respect des règles de sécurité (port du casque et équipements rétroréfléchissants notamment). Les collaborateurs bénéficiant d'une autre prise en charge de leur transport (véhicule d'entreprise, indemnités de déplacement, remboursement d'un titre de transport public, …) ou qui ont déjà bénéficié de cette participation au cours des années 2023, 2024 ou 2025, ne pourront pas bénéficier de ce dispositif.
Prise en charge de l'abonnement de transports publics
Afin d'encourager l'utilisation des transports publics, depuis 2020 tous les collaborateurs qui utilisent les transports publics pour leurs trajets domicile / travail bénéficient d'un remboursement à 100% de leur abonnement. Il est rappelé que ce remboursement est applicable aux collaborateurs non éligibles à l'attribution d'un véhicule de fonction ou d'un véhicule de service. Afin d'encourager l'utilisation des transports publics, depuis 2020, tous les collaborateurs qui utilisent les transports publics pour leurs trajets domicile / travail bénéficient d'un remboursement à 100% de leur abonnement. Il est rappelé que ce remboursement est applicable aux collaborateurs non éligibles à l'attribution d'un véhicule de fonction ou d'un véhicule de service.
Aménagement
La Direction s'engage à continuer le déploiement d'installation de bornes de recharge électrique sur les sites pérennes de l'entreprise et sur les chantiers lorsque c’est possible.
Indemnités de déplacements avec retour quotidien
La Direction appliquera les valeurs régionales des indemnités de petits déplacements. La référence de calcul est le trajet le plus rapide entre le domicile du compagnon et le chantier sur lequel il est affecté, déterminé selon le logiciel Via Michelin.
Au-delà des barèmes conventionnels régionaux, pour les collaborateurs affectés sur des chantiers à plus de 50 kms de leur domicile et rentrant à leur domicile tous les soirs, la Direction propose d’augmenter la valeur de l’indemnité de transport :
pour la zone 51 à 70 kms à 38,80 € (38,60 € actuellement soit une augmentation de 0,51%)
pour la zone 71 à 80 kms à 42,70 € (42,50 € actuellement soit une augmentation de 0,47%)
pour la zone 81 à 90 kms à 45,80 € (45,70 € actuellement soit une augmentation de 0,22%)
pour la zone 91 et + à 48,20 €.
La Direction rappelle que cette pratique du retour quotidien au domicile doit se faire dans les limites imposées par le respect des enjeux en matière de santé et de sécurité au travail.
Au 1er janvier 2026, le barème suivant sera appliqué :
Distance domicile / chantier (kms)
51 à 70
71 à 80
81 à 90
91 et +
Indemnités de transport
38,80 € 42,70 € 45,80 € 48,20 €
Indemnités de repas
14,40 € 14 ,40€ 14,40€ 14,40€
Total quotidien
53,20 €
57,10€
60,20 €
62,60 €
La Direction rappelle que les déplacements au-delà de 50 kilomètres avec retour quotidien doivent rester exceptionnels.
Les indemnités s’entendent par jour travaillé du lundi au vendredi inclus. Elles concernent les compagnons affectés sur un chantier situé à plus de 50 kms de leur domicile et rentrant à leur domicile chaque soir (sauf application du barème des petits déplacements pour une distance inférieure à 50 kms, sur la base du trajet le plus rapide ViaMichelin).
Calcul sur la base du trajet le plus rapide ViaMichelin, de l’adresse du domicile du collaborateur à l’adresse du chantier.
Restauration
Panier repas Compagnons
Le panier repas Compagnons est revalorisé à hauteur de 14,40 €.
Titres restaurant
En 2026, la valeur faciale du Titre Restaurant sera augmentée pour atteindre une valeur faciale de 11,60 € avec une prise en charge patronale de 60 % soit 6,96 € (sous réserve du respect des limites maximales d'exonération).
Indemnités repas ETAM/Cadres de chantier
La Direction indique que ce montant ne sera pas revalorisé. Ainsi, pour 2026, l’indemnité repas s’élèvera à 15 €.
La Direction rappelle que, depuis le déploiement de l’auto-pointage, il est de la responsabilité de chaque collaborateur ETAM/Cadres de déduire les repas donnant lieu à une prise en charge ou un remboursement d’entreprise.
3.4 Restaurant Inter-Entreprises Flaubert
La Direction de Bouygues Bâtiment Grand Ouest réaffirme que la participation employeur couvre intégralement la part fixe du prestataire lors du passage au restaurant inter-entreprise. Il est convenu que la subvention employeur augmentera à due proportion des augmentations de la part fixe annoncée par le prestataire, afin de couvrir systématiquement la part fixe lors du passage au Restaurant inter-entreprise.
Prime de Lavage des Bleus
La prime de lavage des bleus des Compagnons est revalorisée à hauteur de 17 €.
Parentalité
Prise en charge des frais de garde supplémentaires
La Direction de Bouygues Bâtiment Grand Ouest réaffirme son engagement dans la prise en charge, sur justificatifs, les frais de garde supplémentaires d’enfants de moins de 12 ans dans la limite de 2 heures par jour et de 12 € de l’heure, en cas de formation mais aussi de séminaire, de convention… nécessitant un hébergement hors de son domicile. Cette disposition ne s’applique toutefois pas lorsque ce type de déplacement fait naturellement partie des missions du poste du collaborateur.
Dispositif d’aide à la recherche de solutions de garde d’enfants
La Direction rappelle sa volonté de soutenir par des actions concrètes les collaborateurs parents.
A ce titre, La Direction propose l'expérimentation progressive dès 2026 d’un nouveau dispositif d’aide à la recherche de solutions de garde d’enfants via WEPARTUM.
La Direction Bouygues Bâtiment Grand Ouest confirme que le financement des Berceaux via les crèches partenaires est maintenue le temps de mettre en place cette alternative.
Aides aux salariés
Conscient de la complexité administrative pour l’octroi de certaines aides publiques aux particuliers et du manque d’information sur l’ensemble des dispositifs, nationaux ou régionaux existants, la Direction a mis en place en 2024 et 2025, une expérimentation afin de permettre de faciliter pour les collaborateurs, l’identification et l’accès aux aides publiques, de toutes natures, auxquelles ils pourraient être éligibles.
En 2026, l’expérimentation se poursuit avec l’ouverture de 150 accès.
Un point d’arrêt sera fait à mi-année afin de mesurer l’efficacité et l’attractivité du dispositif.
Primes de tutorat et Maitre de stages de fin d’études
Tuteurs
Dans le cadre de sa politique volontariste de développement de l'alternance, la Direction souhaite rappeler l'existence de la prime trimestrielle de tutorat d’un montant brut de 200€ qui vise à valoriser l'investissement de l'ensemble des tuteurs. Elle est octroyée à tous les collaborateurs identifiés comme tuteurs (hors Directeurs et Directeurs Adjoints) et ayant été formés à cet effet. Elle cesse d'être versée à l'issue du contrat d'alternance, en cas de départ anticipé du jeune tutoré ou s'il s'avère que le collaborateur ne remplit pas son rôle de tuteur de façon satisfaisante. Par ailleurs, les tuteurs, dont le tutoré est embauché en CDI à la suite de son alternance dans une des entités du Groupe Bouygues Construction, bénéficient d'une prime de 300 € le mois suivant l’embauche du tutoré.
Maitres de stages de fin d'études
Afin de valoriser l’engagement des maîtres de stage qui encadrent des stagiaires de fin d’études (stages d'au moins 6 mois) et à la demande des partenaires sociaux, ces derniers bénéficieront désormais d’une prime d’un montant brut de 300€ le mois suivant l’embauche du stagiaire.
Bénéficieront de cette mesure les collaborateurs identifiés comme maître de stage (hors Directeurs et Directeurs Adjoints) dont le stagiaire est embauché en CDI à la suite de son stage de fin d’études dans une des entités du Groupe Bouygues Construction.
Tuteurs de collaborateurs en contrat de professionnalisation d’insertion avec une formation au poste de travail
Dans le cadre de sa politique volontariste de développement de programme d’insertion professionnelle dédiés à des personnes en risque d’exclusion, Bouygues Bâtiment Grand Ouest participe à la mise en place de dispositif en faveur de l’employabilité durable en partenariat avec le réseau des GEIQ (Groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification) et Humando. Bouygues Bâtiment Grand Ouest s’engage à compléter la formation qualifiante par de la formation au poste de travail. La prime trimestrielle de tutorat d’un montant brut de 200€ est octroyée aux tuteurs afin de valoriser l'investissement dans la transmission des compétences. Elle cesse d'être versée à l'issue du contrat, en cas de départ anticipé du jeune tutoré ou s'il s'avère que le collaborateur ne remplit pas son rôle de tuteur de façon satisfaisante.
Santé Mentale
Bouygues Bâtiment Grand Ouest a toujours placé la santé et la sécurité de ses collaborateurs au cœur de ses préoccupations. Dans ce cadre, la Direction s’attache à préserver un environnement de travail bienveillant, positif et respectueux, favorisant la santé des collaborateurs et la performance de l’entreprise. Les Parties rappellent qu’en matière de santé mentale, plusieurs dispositifs sont à la disposition des collaborateurs :
Les consultations avec un psychologue
Les collaborateurs ont la possibilité de bénéficier de consultations avec des psychologues aux conditions suivantes :
Pour tous les collaborateurs : une prise de contact avec un psychologue clinicien extérieur via un numéro de téléphone unique (Dispositif PREVENTIS)
Pour les bénéficiaires de la mutuelle :
4 téléconsultations gratuites (sans avance de frais) par année civile avec un professionnel du réseau ANGEL
4 séances par année civile avec un psychologue, remboursées à hauteur de 30 euros par séance
12 séances par année civile avec un psychologue du dispositif « mon soutien psy » de l’assurance maladie, prises en charge à 100 % (60 % par la CPAM et 40 % par la mutuelle)
La plateforme de signalement SPEAK-UP
Les comportements hostiles et le harcèlement constituent un risque pour la santé des personnes qui en sont l’objet. Tout collaborateur victime ou témoin de situations relevant de propos sexistes, humiliants ou vexatoires, de comportements hostiles ou encore de harcèlement sexuel ou moral peut faire un signalement via la plateforme « SPEAK-UP » de Bouygues Construction.
Le signalement est alors accueilli et traité en toute confidentialité par la cellule SPEAK-UP afin de mettre en œuvre un plan d'actions visant à rétablir des conditions de travail sereines.
Le réseau des Bienveilleurs/ Bienveilleuses
Les bienveilleurs / les bienveilleuses sont des collègues volontaires et bénévoles formés à identifier les personnes en souffrance au travail, à les écouter, les accompagner et les guider en toute confidentialité. Ils/elles sont présents partout sur le territoire. Les bienveilleurs / les bienveilleuses ne se substituent pas aux réseaux de professionnels existants, mais sont un relai d’écoute complémentaire. La Direction s’engage à renforcer leur présence lorsque nécessaire.
Formation des managers
Afin de compléter le dispositif de prévention, une réflexion sera menée sur le déploiement et la généralisation d’une formation aux Risques Psycho Sociaux à destination des managers.
Engagements solidaires
La Direction rappelle que depuis 2022, le collaborateur qui souhaite s'investir dans une cause d'intérêt général bénéficie, chaque année civile, d'une journée "solidaire" financée par l’employeur. Le programme d’engagement solidaire sur l’ensemble du périmètre Bouygues Bâtiment France, se fait au travers d’une plateforme nommée
Cette plateforme permet aux collaboratrices et collaborateurs d’accéder facilement à des missions courtes d’engagement solidaire (ex : distribution de repas, récolte de vêtements ou denrées alimentaires, soutien auprès de publics éloignés de l’emploi, etc…) à proximité de leur lieu de travail ou leur domicile et proposées par plus de 200 associations partenaires.
Pour la Direction
Représentée par XXX
Pour le Syndicat National FO Groupe Bouygues, représenté par :
XXX
Pour l’Union CFTC des Métiers du Groupe Bouygues, représentée par :
XXX
POLITIQUE TEMPS DE TRAVAIL
Jours collectifs
Le lundi de Pentecôte constitue la journée de solidarité. Cette journée ne sera pas travaillée car définie comme un jour collectif.
Les jours collectifs pour l'année 2026 sont :
Vendredi 15 mai 2026 (Ascension)
Lundi 25 mai 2026 (Pentecôte)
Ces deux jours seront décomptés en jours de réduction du temps de travail.
Congés de fin d'année
L'entreprise sera fermée du vendredi 18 décembre 2026 au soir au lundi 04 janvier 2027 au matin pour les chantiers et à compter du mercredi 23 décembre 2025 au soir jusqu’au 04 janvier 2027, pour les agences et Siège. A titre exceptionnel, le samedi 02 janvier 2027 ne sera pas décompté comme un jour de congé. La Direction rappelle que depuis le 1er mai 2022, la règlementation de la Caisse des congés payés a évolué. Les congés sont désormais pointés chronologiquement. En conséquence, pour les collaborateurs ayant un droit complet, les congés sont posés dans l'ordre suivant : d'abord les 4 semaines de congés principaux donnant lieu à la prime des 30%, puis la semaine dite "5ème semaine" (non primée). En conséquence, les congés de fin d'année donneront lieu, pour la plupart des collaborateurs, au versement de la prime de congés de 30%.
Pour la Direction
Représentée par XXX
Pour le Syndicat National FO Groupe Bouygues, représenté par :
XXX
Pour l’Union CFTC des Métiers du Groupe Bouygues, représentée par :
XXX
PUBLICITE ET DEPÔT
Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée. Il entre en vigueur au 1er janvier 2026.
Le présent accord sera notifié par la Direction à l'ensemble des parties.
Le présent accord sera également, conformément aux dispositions légales,
Déposé auprès de la Direction Régionale de l'Economie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités et publié sur la base de données nationale via la plateforme de télé procédure du ministère du travail,
Déposé auprès du secrétariat Greffe du conseil des prud'hommes de Nantes.
Fait à Nantes, le 08 décembre 2025
Pour la Direction
Représentée par XXX
Pour le Syndicat National FO Groupe Bouygues, représenté par :
XXX
Pour l’Union CFTC des Métiers du Groupe Bouygues, représentée par :
XXX
DEMANDES DES ORGANISATIONS SYNDICALES
Négociations Annuelles Obligatoires 2026
REVENDICATIONS
FO GROUPE BOUYGUES
BOUYGUES BATIMENT GRAND OUEST
Dans un contexte géopolitique, économique et social marqué par de fortes incertitudes, il est essentiel de rappeler que le Groupe Bouygues démontre une nouvelle fois sa capacité d’adaptation et sa solidité financière. Les indicateurs du 1er semestre 2025 sont en progression :
Chiffre d’affaires : 26,9 Md€ qui
progresse de +1,3 % sur un an,
Résultat opérationnel courant des activités (ROCA) : 796 M€, en
hausse de +49 M€,
Résultat net part du Groupe : 220 M€, en
amélioration de +34 M€ sur un an (hors contribution exceptionnelle),
Structure financière solide : liquidité très
élevée (13,4 Md€) et endettement net en amélioration malgré près de 1,2 Md€ d’acquisitions.
Ce bilan est atteint malgré l’impact de la « contribution exceptionnelle sur les bénéfices » estimé à 100 M€ en 2025 issue des lois de finances et de financement de la Sécurité Sociale.
Pour
BBF
Une prise de commande en
hausse de 19% (Idf +9% - Régions +31%)
Un
CA en hausse de 4%
Un
ROCA en hausse de 0,2%
Ces performances sont rendues possibles par l’engagement des salariés, que XXX qualifie de « première richesse du Groupe »
Pourtant, leur quotidien est marqué par une pression croissante sur le pouvoir d’achat, avec une inflation persistante et des dépenses contraintes représentant 35 % du revenu disponible. Le taux d’épargne des ménages à revenus modestes se replie, signe que beaucoup puisent déjà dans leurs économies pour maintenir leur niveau de vie.
D’après les dernières données publiées par l’INSEE :
L’inflation annuelle en France est de 1 % sur 12 mois, tirée notamment par l’alimentation, la santé et les loyers.
La
prévision d’inflation à fin 2026 est de 1,6 %,
FO estime qu’il est temps que les résultats du Groupe bénéficient aussi à celles et ceux qui les rendent possibles. Comme le rappelait XXX au CEE du 18 septembre : «
À quand un salaire décent chez Bouygues » FO revendique une revalorisation des salaires, une meilleure répartition des bénéfices et des avancées concrètes sur les conditions de travail.
C’est d’ailleurs, ce que revendique la première campagne « Promesse Employeur Groupe », qui met en avant le savoir-faire, l’engagement et l’incroyable diversité de nos métiers, avec pour objectif, « ensemble, de faire rayonner Bouygues et de donner envie aux talents de demain de nous rejoindre » !
XXX y rappelle que « Notre ambition est claire : être reconnus comme un Groupe qui répond aux aspirations de chacun – celles de nos collaboratrices et collaborateurs actuels, comme celles de nos futurs collègues ».
Il est donc nécessaire que cette NAO soit la réalisation concrète de la politique RH brandie sur toutes les plateformes !
Au regard de ces constats, FO revendique :
Une revalorisation générale des salaires
Une meilleure répartition des bénéfices
Des améliorations notables du package social et des conditions de travail
FO rappelle que le dialogue social n’a de sens que s’il aboutit à une
juste reconnaissance des efforts consentis. Les marges financières existent : il est donc temps d’investir dans l’avenir, pas seulement par des acquisitions, mais surtout par la valorisation du capital humain qui fait vivre le Groupe au quotidien.
FO portera donc, avec détermination, ces revendications légitimes afin de garantir aux salariés des perspectives, impliquant une véritable amélioration de leur pouvoir d’achat et de leurs conditions de travail.
Politique salariale
Une augmentation de
2,8% moyen de la masse salariale globale, hors parties variables.
Une clause de revoyure en juin 2026, notamment afin de garantir :
les remises à niveau et rattrapages liés aux augmentations du SMIC (salaires et promotions),
la négociation de primes si amélioration des résultats économiques,
une augmentation moyenne des salaires en mars 2026 correspondant à l’indice prévisionnelle d’inflation de l’INSEE sur l’année 2026 augmentée de + 1 %, dans le cas ou l’indice prévisionnel dépasserait les 1,7% connu à date.
Cette augmentation concerne exclusivement la revue annuelle des salaires
La garantie qu’un retour individuel sera fait à chaque collaborateur de sa rémunération y compris dans le cadre des mobilités internes intra Groupe.
Une enveloppe de primes dynamiques de
3 % minimum.
Une prime exceptionnelle indexée sur les résultats financiers (prime de performance ou intéressement additionnel, …)
Cette mesure renforcerait la reconnaissance de la performance collective et l’engagement des équipes.
FO Groupe Bouygues réaffirme sa vigilance sur le fait que tout collaborateur puisse accéder aux primes, quel que soit son statut, sa fonction ou la nature de ses responsabilités.
Une harmonisation du traitement des heures supplémentaires du mois en cours pour qu’elles soient payées mensuellement afin de garantir une meilleure compréhension des bulletins de paie.
Le virement de la paie des compagnons en fin de mois.
Un choix élargi pour le 13e mois avec l’ajout d’une 3ème modalité de versement du 13e mois en 1 seul versement en novembre.
La création d’un salaire décent Bouygues par la mise en place d’une commission dédiée à la définition et à l’instauration d’un salaire décent Bouygues dès 2026.
La prise en charge par l’entreprise de la période de carence liée aux intempéries pour les compagnons, au même titre que les ETAM horaires. Ces derniers bénéficient d’une couverture intégrale par la CIBTP (100 %), et il est essentiel que cette équité soit étendue à l’ensemble des salariés concernés par les arrêts liés aux conditions climatiques.
Les délégataires, soumis à une pression continue et face aux responsabilités pénales, doivent bénéficier d’une indemnité automatique, versée au choix, sur la durée de la délégation ou en une fois au démarrage.
Politique sociale
FO Groupe Bouygues demande :
Politique Véhicules : FO revendique la mise en œuvre d’une politique véhicule qui soit en réelle adéquation avec les besoins des collaborateurs et de leur famille. Au-delà, FO demande à participer aux discussions concourant à la mise à jour régulière de la grille des véhicules de fonctions.
En particulier, FO demande :
La revalorisation de la grille des véhicules de fonction,
Une prise en charge plus avantageuse pour les salariés qui font le choix d’un véhicule électrique
L’aide au financement de la borne de recharge rapide chez les salariés
Indemnité “recharge domicile” : 600€/an pour les salariés rechargeant leur véhicule électrique chez eux.
La revalorisation du dispositif du Crédit Mobilité pour le rendre beaucoup plus attractif.
Transports :
Mise en place du « Forfait Mobilité Durable » pouvant aller jusqu’à 800 euros par an afin d'encourager les déplacements domicile-travail à vélo ou en covoiturage.
Mise en place sur tous les sites d’emplacements matérialisés et sécurisés avec point de rechargement en libre accès dédiés aux véhicules électriques et vélos à assistance électrique.
Revalorisation des Indemnités Kilométriques (IK pour les véhicules thermiques 0,55€ et électriques 0,30€).…
Avoir une politique équitable dans l’entreprise : nous demandons l’attribution d’une prime de transport forfaitaire de 250 € pour tous les collaborateurs, ne bénéficiant d’aucune indemnité de déplacement ou transports en commun, utilisant leur véhicule personnel pour se rendre à son lieu de travail.
Nous demandons une revalorisation des montants d’attribution de la prime de surperformance.
Indemnités de déplacement avec retour Quotidien :
FO demande une politique commune pour toutes les régions soit + de 3€/Zone ; de 51à 60 kms, de 61 à 70 kms, 71 à 80 kms, 81 à 90 kms, 91 et plus
Indemnités de déplacement avec double résidence :
Une IGD commune pour tous les collaborateurs en grand déplacement soit
95€/Zones,
Un panier repas du soir de 15 € pour les compagnons, ETAM, Cadres
La prise en charge par l’employeur des charges sociales sur ces IGD sur la totalité des périodes de déplacements.
Les Iks à 0,33cts aller/retour et le panier du vendredi à 20€,
Modification de la prime d’éloignement à 200 € mensuels par mois de déplacement pour les compagnons.
Une indemnité complète de grand déplacement pour le voyage du dimanche,
Passage à une majoration de 15% pour les régions à fortes pressions immobilières. (Région Parisienne – 06 -13- 83 en base) et l’ajout d’autres territoires en NAO régionaux.
Couverture Sociale :
La révision de la règle du 1% en base de cotisation de la complémentaire santé à la charge du salarié afin d’absorber l’impact pour les salariés, des évolutions récentes de la mutuelle.
Le gel de la cotisation de la complémentaire santé pour 2026 pour compenser l’effort demandé et consenti par les collaborateurs dans le cadre de la réforme du régime.
La mise en place d’une subrogation de la prévoyance dès le 90e jour (Jusqu’au 180e jour) pour minimiser l’impact du passage de la Sécurité Sociale à la prévoyance.
L’ouverture d’une négociation pour la mise en place d’un plan d’assurance dépendance Groupe (couvrant le titulaire, son conjoint, voire sur une base optionnelle ses ascendants, descendants), avec abondement de l’entreprise.
La mise en place dans le cadre du plan de prévoyance, d’un dispositif de protection des collaboratrices ou collaborateurs, en cas de violences conjugales
La mise en place d’un bilan de santé pour évaluer la condition physique et mentale des salariés, pris en charge par l’entreprise et sur le temps de travail pour les + de 55 ans.
FO, consciente de la dégradation de la santé mentale de nombreux salariés du Groupe, demande la mise en place d’un comité de suivi paritaire des risques Psychosociaux. Le dernier baromètre BBF pourrait être la base des réflexions de ce comité.
Ex : Charge de travail, amplitude des horaires de travail, temps de trajet, … , donc une charge mentale très élevé. Accompagnement des aidants :
Amélioration des dispositifs d’aide aux aidants :
flexibilité, aménagement des horaires et télétravail adapté. Rappel des différents congés possibles (congé de proche-aidant, congé de solidarité familiale, congé de présence parentale)
revenu de remplacement avec la prévoyance,
maintien des garanties du régime frais de santé pendant toute la durée du congé,
maintien des cotisations patronales aux régimes de retraite et de prévoyance à hauteur d’une activité à temps plein durant toute la durée du congé,
soutien administratif et aide « au répit »,
mesures d’accompagnement managérial dans la mise en place des solutions de répit organisée par la société.
Maladie et handicap :
Prise en charge par l’entreprise sur la base du temps plein, du différentiel des cotisations retraites et prévoyance des collaborateurs en temps partiel thérapeutique ou d’invalidité. Cela pour garantir des prestations entières et assurer une pension complète au départ à la retraite pour l’ensemble des salariés concernés quel que soit leur âge.
Augmentation du CESU à 600 € préfinancé à 80 % par l’entreprise.
Séniors :
Mise en place d’un CET sénior avec abondement par l’entreprise sous forme de jours ou de participation financière.
Participation de l’entreprise au financement du rachat des trimestres manquants pour prendre sa retraite à taux plein.
Mise en place d’un congé de fin de carrière proposant une réduction du temps de travail avec maintien de salaire.
Dupliquer la plateforme WENABI qui permet aux salariés d’accéder facilement à des missions d’engagement solidaire et élargir la cible des missions proposées (missions plus longues).
Maintien de la prime de départ à la retraite à 100% et cela même si le salarié est en temps partiel fin de carrière
Et plus largement, FO demande l’ouverture et la conclusion d’un accord sur les travailleurs expérimentés.
Ancienneté Groupe :
Maintien de la politique de valorisation, de reconnaissance et de fidélité au travers des médailles d’ancienneté (dîner et voyages) et revalorisation des primes de compensation du voyage avec 2 500 € pour le week-end, 3 500 € pour les 30 ans et 4 000 € pour les 40 ans.
Compensation par l’entreprise de l’iniquité de traitement dans l’attribution des jours « ancienneté caisse » (Aujourd’hui les compagnons en bénéficient à partir de 20 ans alors que les ETAM et Cadre l’ont à partir de 5 ans.
Tutorat, transmission du savoir, attractivité et fidélisation :
Poursuite de l’identification des tuteurs et maîtres de stage pour encadrer les apprentis, stagiaires et alternants.
Formation des tuteurs et maîtres de stage.
Augmentation des montants de primes de
300 € pour les tuteurs et les maîtres de stage, puis 500 € à la suite de l’embauche d’une alternant ou stagiaire.
Qualité de Vie au Travail
Mise en place de CESU subventionnés par l'entreprise pour tous les salariés en faisant la demande.
Dans le cadre de la politique RSE, pérennisation de l’octroi d’une journée par an, sur le temps de travail, pour un engagement solidaire, citoyen et sociétal, afin d’aider des associations locales. (via la plateforme WENABI, WeCare, CAC…)
Droit à la déconnexion : prévoir que le premier jour de retour de congés de plus de 10 jours consécutifs soit « bloqué » afin de permettre aux salariés de prendre connaissance de leurs messages et de « lever » la pression sur celles et ceux qui se sentent obligés de les lire pendant leurs vacances.
Mise en place d’un congé de « respiration » : à partir de 10 ans d’ancienneté, un congé de quelques mois et pris en charge par l’entreprise (durée et paiement à négocier) pour des projets au service du collectif (enseignement, associations, mécénat…).
Maintenir les cotisations retraite et prévoyance à 100% pour les salariés à temps partiel au même titre que pour les salariés en forfait jour réduit.
Elargir le panel de contrats cadres bénéficiant aux collaborateurs auprès de grandes enseignes commerciales.
Augmentation de l’indemnité de lavage des bleus à 20€ par mois travaillés.
Une prime de 100€ Net/ Mois pour les compagnons formés au SS4, des lors qu’ils sont en situation sur les chantiers.
Télétravail
Poursuite des négociations sur les accords de Télétravail concernant :
La pérennisation de l’expérimentation du télétravail avec un capital de 8 jours « télétravaillables » par mois à positionner en fonction des impératifs professionnels si les 8 jours ne sont pas consommés, le compteur est remis à 0 le mois suivant.
Indemnité télétravail forfaitaire sur la base des règles URSSAF. (En s’appuyant sur un raisonnement par analogie de la décision de justice du Cass. soc., 8 oct. 2025, n° 24-12.373, FS-B qui stipule qu’on ne saurait justifier une différence de traitement entre les salariés placés en télétravail et ceux exerçant leurs fonctions sur site)
Parentalité :
L’harmonisation de WEPARTUM en complétant l’offre existante avec la possibilité de proposer une crèche privée.
Concernant les « Jours Famille », FO Groupe Bouygues demande le passage de 2 jours à 3 jours cofinancés dont 2 par l’employeur et 1 par le salarié et par an.
La mise en place d’un dispositif de « retour progressif de congé paternité/maternité » à 80 % sur 1 mois payé à 100 % ou 2 mois payés à 90 %.
La mise en place de « jours enfant malade » rémunérés
Restauration :
Augmentation de la part du RIE prise en charge par l’entreprise à 70 % afin de contenir le coût des repas pour les salariés.
Revalorisation du ticket restaurant.
Revalorisation du panier à hauteur des minimas conventionnels par région.
Initiative de « paniers-repas antigaspi » du gouvernement à dupliquer dans nos restaurants d’entreprise.
Budget ASC
Revalorisation du budget suite modification des règles d’attribution et d’inflation à compter du 1er janvier 2026
Organisation du temps de travail
FO Groupe Bouygues demande :
Congés payés
1 Jour de Temps Collectifs (JTC) à la date suivante :
Le vendredi 15 mai 2026 (Pont de l’Ascension)
1 jour de solidarité
le lundi 25 mai 2026 (Pentecôte).
Congés de fin d’année 2026/2027
Du mardi 22 décembre 2026 au soir au lundi 4 janvier 2027 au matin.
1 jour offert : le 23 décembre 2026 Journée du vendredi continu :
Il existe un accord national du 20 mai 2020 (QVT) qui régit l’organisation du temps de travail du vendredi. BBGO a-t-il mis à l’ordre du jour la renégociation ou la mise à jour au niveau de BBF ? Une réflexion sur la journée de vendredi continue menée par la Direction altère le climat social dans l’entreprise. Nous demandons la suspension de toute application et une discussion avec toutes les sections syndicales.
Définir une organisation et réduction du temps de travail lors des périodes de canicule et généralisation de la climatisation dans les bases vie.
Partage de la valeur ajoutée FO Groupe Bouygues réaffirme son attachement aux
dispositifs d’épargne salariale ainsi qu’aux dispositifs de participation et d’intéressement.
C’est pourquoi, FO Groupe Bouygues réitère son souhait concernant la Participation, d’ouvrir une négociation afin de faire évoluer l’accord existant vers un accord dérogatoire permettant une meilleure répartition de la performance de l’entreprise auprès des salariés.
Par ailleurs, FO Groupe Bouygues demande que :
Les sommes issues de la Participation puissent être abondées lors de leur versement sur le PEE ou sur le PERCOL.
L’abondement du PEE soit repensé afin d’être plus social et qu’il soit réévalué sur les premières tranches pour favoriser les salariés n’ayant pas ou peu les moyens d’épargner. Versement d’un
abondement de 300 % pour un plafond maximum de 600 € / an. Au-dessus de ce plafond annuel, toutes les sommes versées depuis le 1er € seront abondées suivant le barème existant.
La possibilité de régler les versements volontaires ponctuels en ligne, ou par CB et non uniquement par chèque.
Union CFTC des Métiers
du Groupe Bouygues
Bouygues Bâtiment Grand Ouest
Novembre 2025
Négociation Annuelle Obligatoire 2026
Dans sa dernière communication vidéo, XXX revenait sur les temps forts de la première partie de l’année. « Dans un monde toujours dominé par l’incertitude, Bouygues Construction tire son épingle du jeu avec un
carnet de commandes au plus haut. L’entreprise est portée par une dynamique commerciale forte. La bonne exécution du plan Greenlight porte ses fruits et les ambitions de croissance pour les années à venir sont plus que jamais d’actualité. »
En effet, le chiffre d’affaires de Bouygues Construction augmente de 5% sur un an, grâce à ses trois pôles, à savoir le Bâtiment International (+10% sur un an), le Bâtiment France (+5% sur un an) et les Travaux Publics (+4% sur un an). Le résultat opérationnel courant des activités s’établit à 150 millions au 30 juin 2025, en hausse de +16 M€ sur un an. La marge de ROCA ressort ainsi à 2,9%, en progression de +0,2 point sur un an (Source – Rapport financier semestriel 2025).
Ces résultats positifs malgré un environnement incertain sont le résultat d’un investissement fort de nos collaborateurs qui, en production, en acquisition ou au support du business, ont connu des rythmes de travail importants et démontré leur engagement.
Au-delà du rituel annuel, cette NAO représente une opportunité stratégique pour reconnaître et valoriser la contribution des femmes et des hommes qui, par leur engagement, leur rigueur et leur sens des responsabilités, contribuent chaque jour à la performance et à la réussite de l’entreprise.
En mettant en avant la reconnaissance, la motivation et le développement des compétences, cette NAO participera également à la cohésion interne, au renforcement du sentiment d’appartenance et à l’attractivité de l’entreprise, dans un monde où les points de repères sont de plus en plus chahutés. Politique sociale La CFTC rappelle les valeurs humanistes qui la guident et son engagement dans le bien-être au travail pour les collaborateurs. Nous croyons dans l’efficacité des mesures simples et équitables, qui facilitent le quotidien des collaborateurs et assurent un climat propice au travail et à la réussite de l’entreprise.
Déplacements
leftPour poursuivre la dynamique engagée ces dernières années, la CFTC réitère sa proposition de fusion définitive des 3 zones d'indemnités de grand déplacement avec double résidence et retour hebdomadaire quel que soit le nombre de kilomètres avec augmentation significative du montant du jour de présence sur chantier pour l'ensemble des populations compagnons, ETAM et Cadres.
TOUTES POPULATIONS
Compagnons, Etam et Cadres
Par jour de présence sur chantier Jour de voyage retour Voyage détente Zones 1/2/3 (51 à 400 kms et +) 90 € 17 € 0,31 €/km*
Respect du délai de prévenance entre deux affectations.
Revalorisation des indemnités kilométriques à 0,55€ / km.
Maintien de la prime d’éloignement.
Concernant la population assistante affectée sur grand projet, la CFTC demande qu’elles puissent bénéficier d’une solution de déplacement (indemnités kilométriques, indemnités de déplacement, véhicule + carte GR) au même titre que l’ensemble des autres populations travaux.
Petits déplacements (< 50km)
Nous demandons la revalorisation à hauteur des minimas conventionnels de chaque région. Par ailleurs, pour les salariés ETAM et cadres qui ne disposent pas d’un moyen de transport pris en charge par l’entreprise (véhicule de service, véhicule de fonction, crédit mobilité, transports en commun) et dont la distance entre le domicile et le lieu de travail est inférieure à 50 km, la CFTC demande, dans un souci d’équité, qu’ils puissent bénéficier des indemnités de petits déplacements.
Indemnités avec retour quotidien compagnons
Bien qu’exceptionnels, les déplacements au-delà de 50 km avec retour quotidien sont néanmoins générateurs de frais importants, notamment autoroutiers mais surtout lié à l’usure prématuré du véhicule. La CFTC demande que les indemnités de frais de transport évoluent dans les mêmes proportions.
Les barèmes sont les suivants :
De même que pour les petits déplacements, la population ETAM/Cadre ne disposant pas d’une solution de transport indemnisée par l’entreprise doit bénéficier de ce dispositif.
Grands déplacements avec double résidence
Le délai de prévenance entre deux affectations considéré raisonnable par l’entreprise étant très inférieur à un mois et malgré ses efforts à ne pas réaffecter les collaborateurs en cours de mois, la CFTC demande que l’entreprise paye le différentiel de loyer pour tout mois incomplet ainsi que les frais d’agence à la signature d’un contrat locatif en double résidence.
Concernant le remboursement de la quote-part du loyer de double résidence inoccupé pendant les congés la CFTC demande que la valeur soit portée à 250 € par semaine avec un maximum annuel de 700 €. Cette revalorisation concernerait également les formations de 5 jours consécutifs.
Repas personnel affecté sur chantier - tous statuts confondus
Afin de poursuivre l’harmonisation de la politique sociale menée ambitieusement ces dernières années au sein de Bouygues Bâtiment France Régions, nous demandons à Bouygues Bâtiment Grand Ouest un effort sur l’indemnisation du repas :
La revalorisation du panier repas Compagnon à 15,00 €
La revalorisation de l’indemnité repas à 15,50 €
L’objectif est d’instaurer à court terme, une indemnité unique pour l’ensemble des statuts, tout en préservant la possibilité de sa revalorisation.
Ticket Restaurants
Nous demandons la revalorisation de la valeur faciale du ticket au maximum du plafond avec une prise en charge patronale à hauteur de 60%.
RIE
Augmentation de la contribution de l’employeur au Restaurant Inter Entreprise de Rouen afin de prendre en charge la part fixe tout au long de l’année.
Primes de performance
La prime de performance ayant démontré ses avantages, à la fois pour l’entreprise (sécurité, productivité, qualité, cycle d’évaluation au fil de l’eau) et pour les compagnons (clarification des objectifs partagés et attribution de prime au fil de l’eau à la suite de l’atteinte des objectifs du chantier), la CFTC demande que ce dispositif soit reconduit.
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Primes de tutorat (alternance et insertion) et maîtres de stage
Dans le cadre de sa démarche sociétale, l’entreprise maintient un haut niveau de formation vis-à-vis des jeunes (stages, alternance) ou de population éloignée du travail (insertion, AFEST). Ces dispositifs exigeant un investissement et un aménagement du quotidien du tuteur, la CFTC souhaite que les primes soient bonifiées de 50€ pour les primes trimestrielles et de 100€ pour les primes liées à l’embauche.
Primes formateurs internes
Mise en place d’une prime distincte des conférences salariales, destinée à reconnaître l’engagement des collaborateurs intervenant comme formateurs internes ou réalisant des missions transverses BBF (formations aux postes de compagnons, juridiques, DI, campus travaux, etc.).
Indemnité de nettoyage des vêtements de travail
Depuis 2018, cette indemnité, dite la prime de lavage des bleus, n’a pas évolué du moindre centime alors que les coûts de traitement de l’eau, du kWh d’électricité n’ont cessé de venir grever le budget de nos compagnons. Nous exigeons à ce qu’elle soit revue au moins à 25€.
Parentalité
Congés
Attribution de congés rémunérés pour enfant malade ou hospitalisé : 2 jours par an et par enfant sur présentation d’un justificatif médical, avec 1 jour supplémentaire par enfant au-delà, dans la limite de 5 jours.
Soutien à la garde d’enfant – accompagnement de la petite enfance (moins de 3 ans)
Pérennisation du dispositif Wepartum. Substitution de l’allocation réservée aux places en crèche par des CESU.
Accompagnement durant la scolarité
Attribution de chèques CESU d’une valeur de 100 €/an/enfant pour la garde pendant les vacances scolaires. Remise de bons d’achat de 100 €/enfant à la rentrée.
Prise en charge de la garde d’enfants lors de contraintes professionnelles
Mise en place d’une aide pour la garde d’enfant en cas d’impératifs liés à l’activité professionnelle (remise d’offres, chantier en horaires décalés, travail le samedi, etc.).
Extension de la prise en charge des frais de garde
Elargissement du remboursement des frais de garde jusqu’à 4 heures par jour, sans exigence de découchage.
Pénibilités au travail :
Poursuivre la sensibilisation des managers à l’importance de la prise en compte des risques psychosociaux. Préserver la présence des bienveilleurs sur l’ensemble du territoire. Poursuivre les ateliers réguliers en agence mais aussi sur chantier avec intervenants externes afin de réduire la pénibilité et promouvoir le bien-être au travail (posturologue, ergonome, addictologue, diététicien, hypniatre, risques psychosociaux, kinésithérapeute, ostéopathe, Yoga, sophrologue, …) Augmentation des jours aidants à 4 jours cofinancés au lieu de 2 actuellement. Poursuivre la modernisation des cantonnements chantiers compagnons dans la même dynamique que celle réalisée pour les cantonnements encadrement et clients Vigilance sur l’installation des bases-vie dans l’existant dans le cadre de chantiers de rénovation : les collaborateurs pouvant être soumis aux vibrations et bruits dans des proportions supérieures aux seuils acceptables. Mise en place de salles de silence au sein des différentes agences permettant aux collaborateurs de bénéficier d’un espace dédié au calme et à la détente. Ce dispositif favoriserait la concentration, réduirait le stress et offrirait un environnement propice au ressourcement, contribuant ainsi à améliorer le bien-être au travail et la qualité de vie des équipes.
RSE Entreprise / Solidarité :
Engagement solidaire : Elargir l’offre en proposant davantage d’actions à réaliser en groupe et promouvoir plus largement la plateforme WeCare notamment par une implication des managers en organisant des évènements par service.
Télétravail
Pour la population Travaux, l’attribution d’une indemnité repas équivalent au plafond de la part patronale du ticket restaurant en vigueur au 1er janvier 2026. L’attribution pour les télétravailleurs récurrents :
D’une indemnité journalière de 5€ par jour de Télétravail pour compenser les frais de vie (chauffage, électricité, internet) ;
D’un écran adapté à la mission du collaborateur ;
D’une indemnité d’installation de 400 € puis de 200€, renouvelable tous les 2 ans.
Mobilités :
Reconduction de l’aide de 500€ à l’achat d’un vélo à assistante électrique et mise en place de l’IKV (Indemnité Kilométrique Vélo) qui encourage la pratique du vélo pour les déplacements domicile travail. Bornes de recharge
: Bouygues Construction a élargi sa flotte de véhicules électriques. À partir de 2026, l’utilisation d’un véhicule électrique deviendra obligatoire pour les chefs de service adjoints. Il est donc essentiel de s’assurer que l’ensemble de nos sites (siège, établissements et chantiers) disposent d’un nombre suffisant de bornes de recharge, avec une puissance adaptée.
Frais de recharge à domicile : Aider à l’installation d’une borne électrique au domicile, par exemple 50% de la facture dans la limite de 800 € ou attribuer une subvention mensuelle pour recharge électrique au domicile pour les bénéficiaires d’un véhicule de service ou de fonction. Réévaluation de l’indemnité kilométrique à 0,55 €/km pour les véhicules thermiques et 0,30 €/km pour les véhicules électriques Proposer des vélos électriques dans les agences afin de faciliter les déplacements professionnels et de proximité durant la journée. Mettre des véhicules à disposition dans les agences pour les déplacements professionnels réalisés en journée. Crédit mobilité : Garantir les montants annuels et non pas un prorata du montant dépensé en n-1. Revalorisation de l’enveloppe du crédit mobilité (partiel et total) pour faire face à la forte hausse du poste Transports : +600 €
La CFTC réitère sa demande de créer une commission paritaire « déplacement et mobilité »
Fidélisation des collaborateurs
Revalorisation des budgets ASC et ASM pour permettre plus d’actions collectives et individuelles. Revaloriser les primes pour ceux qui ne font pas le choix du voyage dans le cadre des médailles d’ancienneté. Offrir la possibilité aux collaborateurs de plus de 35 ans d’ancienneté et partant à la retraite de bénéficier du voyage des 40 ans.
Déploiement de la plateforme d’aide aux salariés
Maintenir la plateforme d’aide aux salariés existante ou investir dans une solution interne utilisant l’IA, avec un accès élargi à tous.
Autres
Augmentation des CESU à 600€ (financés à 80% par l’entreprise et à 20% par le salarié) par an et par collaborateur en situation de handicap ou/et ayant à sa charge son ou sa conjoint(e), un enfant ou un ascendant direct en situation de handicap. Mutuelle santé : compte tenu de la restriction d’accès à la mutuelle pour les conjoints et de la disparition de la gratuité dès le 3e enfant, il serait inenvisageable que les tarifs augmentent en 2026 ! Mener des actions concrètes permettant aux collaborateurs de s’investir dans la vie associative conformément à la stratégie RSE : promouvoir la plateforme WECARE de façon régulière avec 2 journées solidaires offertes aux collaborateurs par an. Obtenir de véritables tarifs préférentiels sur la téléphonie et l’internet chez l’opérateur du groupe (50% du tarif public).
Temps de travail
La CFTC demande :
Journées de temps collectif :
Vendredi 15 mai 2026 (Ascension)
Lundi 25 mai 2026 (Pentecôte)
Congés de fin d’année :
Du mercredi 23 décembre 2026 soir au lundi 04 janvier 2027 au matin
Modulation du temps de travail
Pérennisation de l’expérimentation sur la modulation du temps de travail :
Alimentation du compteur de modulation de la 38ème à la 40ème heure incluse
Paiement en fin de mois avec 25% de majoration de la 41ème et 42ème heure effectuée de manière hebdomadaire
Les heures effectuées entre la 43e et la 48e sont considérées comme des heures supplémentaires et rémunérées en fin de mois avec une majoration de :
25% pour les 43es, 44es et 45es heures 50% pour les 46es, 47es et 48es heures
Télétravail
Maintien de l’accord : 2 jours maximum par semaine modulables sous conditions avec signature d’avenant
Télétravail spécifique Travaux : maintien du capital de 30 jours par an
Journée continue
L’annonce de la réflexion sur la disparition de la journée continue menée par la direction a provoqué une vague de mécontentement au sein des équipes. La CFTC exige l’abandon de cette idée.