Accord d'entreprise DERICHEBOURG OCEAN INDIEN

Accord collectif sur les salaires et l'organisation du travail

Application de l'accord
Début : 21/06/2018
Fin : 21/06/2019

5 accords de la société DERICHEBOURG OCEAN INDIEN

Le 21/06/2018




ACCORD COLLECTIF SUR LES SALAIRES ET L’ORGANISATION DU TRAVAIL

SOCIETE DERICHEBOURG OCEAN INDIEN




Entre

La Société par actions simplifiée DERICHEBOURG OCEAN INDIEN, ci-après désignée sous la mention « la société », société au capital de 500 000 € dont le numéro SIRET est : 795 394 105 00022, et dont le siège social est situé 30 impasse des Lanternes, Bras Creux, 97430 LE TAMPON, représentée par Monsieur Emmanuel BRUN agissant en sa qualité de Directeur Général de POLY-ENVIRONNEMENT, dûment habilité,

Et

Les organisations syndicales représentatives au sein de l'entreprise ci-dessous désignées


CFTC

UR 974


SAFPTR


Ci-après conjointement dénommées les organisations syndicales,

Il est convenu et arrêté ce qui suit :



CLAUSES GENERALES


Article 1 : Champ d’application


Le présent accord s’applique à l’ensemble du personnel salarié non cadre de la société, sauf mention plus restrictive.

Article 2 : Cadre juridique


Le présent accord est conclu dans le cadre des articles L2221-1 et suivants du code du travail.
L’ensemble des dispositions arrêtées par le présent accord complète celles de la Convention Collective Nationale des Activités du Déchet.

Article 3 : Durée de l’accord


Le présent accord est conclu pour une période d’un an, à compter de la date de sa signature.
Il n’est pas tacitement reconductible.

Article 4 : Adhésion 


Conformément à l’article L2261-3 du code du travail, toute organisation syndicale de salariés représentative dans l’entreprise, qui n’est pas signataire du présent accord pourra y adhérer ultérieurement.

L’adhésion sera valable à partir du jour qui suivra celui de sa notification au greffe du conseil des prud’hommes compétent.

Notification devra également en être faite, dans le délai de huit jours, par lettre recommandée, aux parties signataires.

Article 5 : Interprétation de l’accord


Les représentants de chacune des parties signataires conviennent de se rencontrer à la requête de la partie la plus diligente, dans les huit jours suivant la demande pour étudier et tenter de régler tout différend d’ordre individuel ou collectif né de l’application du présent accord.
La demande de réunion consigne l’exposé précis du différent. La position retenue en fin de réunion fait l’objet d’un procès-verbal rédigé par la direction. Le document est remis à chacune des parties signataires.

Si cela est nécessaire, une seconde réunion pourra être organisée dans les dix jours suivants la première.

Jusqu’à l’expiration de ces délais, les parties contractantes s’engagent à ne susciter aucune forme d’action contentieuse liée au différend faisant l’objet de cette procédure.

Article 6 : Modification de l’accord


Toute disposition modifiant le statut du personnel tel qu’il résulte de la présente convention et qui fera l’objet d’un accord entre les parties signataires donnera lieu à l’établissement d’un avenant au présent accord.

Article 7 : Dénonciation de l’accord 


Le présent accord est ferme et non révisable pendant sa durée d’application.

Article 8 : Dépôt légal


Le présent accord sera déposé auprès de l’inspection du travail de Saint Pierre et du secrétariat du greffe du conseil de prud’hommes de Saint Pierre.


DISPOSITIONS PARTICULIERES

Article 9 : Salaires


Chaque année, le Syndicat National des Activités du Déchet préconise une revalorisation de son point. Celui-ci sert à calculer les salaires minimum conventionnels pour chaque coefficient.
Une revalorisation du point entraine donc automatiquement une revalorisation du salaire minimum conventionnel.
Il est cependant rappelé que l’évolution du point SNAD n’entraine, pour les sociétés dépendant de la Convention Collective du Déchet, aucune autre obligation que celle de faire évoluer les salaires plancher par coefficient.

Pour autant, dans un souci d’équité pour l’ensemble de son personnel, la société convient d’appliquer une augmentation générale équivalente à celle préconisée pour le point SNAD.
Conformément aux recommandations du Syndicat National des Activités du Déchet pour 2018, les appointements forfaitaires bruts des salariés non cadres sont augmentés de 1,2% à compter du 1er juillet 2018.
Les salariés dont le salaire de base correspond au salaire minimum conventionnel ne sont pas concernés par cette mesure puisqu’ils ont déjà été augmentés au moment du changement réglementaire de la valeur du point.


Article 10 : Evolution de carrière


En complément de l’augmentation générale telle que précisée à l’article 9, portant sur les salaires de base, la société entend poursuivre sa démarche de promotion de l’évolution de carrière.

En conséquence, les parties conviennent, conformément aux dispositions de la CCNAD sur la classification des personnels, de procéder à un examen particulier de l’évolution de carrière des salariés ouvriers.
Ces examens particuliers, qui donnent lieu à des conclusions motivées, peuvent se traduire par des promotions au coefficient supérieur existant dans chaque catégorie d’emploi concerné ou bien à des évolutions salariales individuelles.
Ces mesures seront applicables au 1er juillet 2017.

Les promotions sont effectuées dans la limite des besoins et des possibilités de l’entreprise, conformément à l’alinéa 2 de l’article 3-2-4 de la convention collective.

Dans la continuité de l’accord NAO signé l’année dernière et, conformément au souhait exprimé par les partenaires sociaux, les salariés ayant plus de deux ans d’ancienneté sont concernés par cette mesure.

Pour 2018,

13 salariés bénéficieront de promotions ou d’évolutions salariales soit près de 28% de l’effectif « ouvriers » ayant plus de 2 ans d’ancienneté.


Les parties tiendront compte des mouvements de personnel de l’établissement (entrées – sorties) pour statuer.

La détermination des salariés bénéficiaires tiendra compte notamment de la situation individuelle (date de la dernière promotion par exemple), de l’ancienneté, de la qualité du travail rendu, de la polyvalence du salarié et de critères de présentéisme.


De plus, la Direction s’engage à mettre en perspective les coefficients des salariés, les fonctions qu’ils occupent et leur ancienneté dans l’entreprise.
Cette démarche pourra amener à faire évoluer les coefficients de certains salariés afin d’harmoniser leur situation au regard de celle constatée plus généralement dans l’entreprise.
Compte tenu des niveaux de salaires moyens constatés dans l’entreprise, cette action n’aura pas de conséquence financière. Elle permettra pour autant de reconnaitre l’expertise de certains salariés dans leur poste en leur attribuant un coefficient de niveau supérieur.
Le nombre de cas concernés est à déterminer en collaboration avec le service RH. Les noms des salariés seront communiqués aux partenaires sociaux.


Evolution catégories « Maitrises » et « Employés »


La révision du niveau de rémunération se fera dans le cadre d’un entretien annuel d’évaluation, sur la base d’une progression constatée dans l’exercice des fonctions habituellement confiées au salarié et/ou de compétences nouvellement acquises par le biais de formations professionnelles.
Cette révision relèvera donc du pouvoir de décision du Directeur d’Agence et sera applicable au 1er juillet 2018.

Ces entretiens seront l’occasion de cibler précisément les besoins en formation des salariés évalués pour l’année 2018.


Article 11 : Entretiens de Progrès


La Direction rappelle son souhait de mettre en place le projet de Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences. Les ouvriers bénéficieront d’un entretien de progrès tous les deux ans. Les agents de maîtrise bénéficieront d’un entretien de progrès annuel.

Article 12 : Intéressement :

Sur l’exercice 2016-2017, les résultats constatés ont permis au deuxième seuil défini dans l’accord de se déclencher (400€).
Ce montant a ensuite été pondéré en fonction des atteintes d’objectifs sur les critères minorants/majorants (taux d’emploi des travailleurs handicapés, taux de sinistralité, taux de fréquence et de gravité en matière d’accidentologie).
Le montant cible de la prime s’est élevé pour cet exercice à 248 €.

Au mois de mars 2018, La Direction et les partenaires sociaux ont négocié un nouvel accord triennal d’intéressement, les seuils de déclenchement de la prime ont été volontairement abaissés.
Cette démarche permet de maintenir la dynamique déjà engagée pour l’exercice comptable 2017-2018 et les suivants.


La Direction rappelle que la prime d’intéressement est indexée sur la maitrise des charges opérationnelles. Ainsi, les efforts qui sont consentis par les salariés en matière de maitrise de leur conduite et les effets positifs qu’ils pourraient générer au niveau de la consommation de carburant sont déjà récompensés au travers de cette mesure.


Article 13 : Subvention complémentaires œuvres sociales


En complément du budget alloué au titre des œuvres sociales (0,6% de la MS), la Direction entend participer aux événements importants organisés par le Comité d’Entreprise.
Les devis présentés par les représentants du Comité d’Entreprise pour la fête de fin d’année font valoir un besoin de financement plus important que celui de l’année dernière.

La Direction consent à octroyer une dotation exceptionnelle de 15 000 euros afin que le Comité d’Entreprise puisse mener à bien le projet qu’il a présenté.
Ce budget supplémentaire a vocation à accompagner le CE pour l’ensemble de son dispositif de fin d’année (fête de fin d’année, cadeaux Noël des enfants et opération éventuelle pour le nouvel an).


Article 14 : Rémunération des jours fériés – marché CASUD

Dans le cadre des prestations que nous rendons à la CASUD, les collectes se déroulent habituellement du lundi au vendredi.
L’organisation du travail lorsqu’un jour férié tombe dans la semaine (et donc sur une journée de prestation) relève des engagements contractuels pris avec le client.
Ainsi, lorsqu’un jour férié tombe un jour de semaine, il est convenu qu’une collecte complémentaire soit organisée le samedi.

Lorsque la même semaine, deux jours fériés tombent sur un jour ouvré, il est convenu avec le client qu’un des deux jours fériés soient travaillés et qu’une collecte complémentaire soit organisée le samedi.

Dans ce contexte, il est convenu que :

  • Si un jour férié tombe sur un jour ouvré, les salariés qui seront planifiés le samedi sur une collecte complémentaire verront leurs heures de travail majorées à 125%

  • Si deux jours fériés tombent un jour ouvré de la même semaine, les salariés qui seront planifiés verront leurs heures de travail majorées à 100% le jour férié travaillé et à 150% le samedi de compensation


Article 15 : Prévoyance

Les partenaires sociaux souhaitent améliorer l’accompagnement des salariés en matière de frais de santé.
Par conséquent, les parties envisagent d’agir sur les garanties prévoyance selon les modalités suivantes :

  • Prévoyance : évolution vers un contrat offrant une couverture en cas d’incapacité temporaire (complément de rémunération pour les arrêts de travail de plus de trois mois), cofinancée par le salarié et l’employeur dans les proportions actuelles de prise en charge conventionnelles (2/5 salarié – 3/5 employeur) et dans la limite d’un abondement employeur de 20€ net mensuel par salarié.

Des études seront menées d’ici le 1er septembre 2018 afin d’étudier l’ensemble des possibilités envisageables (amélioration du contrat actuel ou négociation d’un nouveau contrat avec un autre partenaire).
La mise en place envisagée pour les nouvelles garanties est fixée au 1er janvier 2019.


Article 16 : Compte Epargne Temps


Les parties s’engagent à entamer rapidement une négociation sur la création d’un Compte Epargne Temps en vue de signer un accord d’entreprise au plus tard au 1er septembre 2018.


Article 17 : Participation et Plan Epargne Entreprise

Les parties s’engagent à entamer rapidement une négociation portant sur la rédaction d’un accord de Participation et la mise en place d’un Plan Epargne Entreprise au plus tard au 1er septembre 2018.

Article 18 : Embauche


La Direction rappelle que les embauches sont réalisées en fonction des besoins.
Elle les a étudié et a porté une attention particulière à la situation des intérimaires. En particulier, elle a identifié que le recrutement de deux équipiers de collecte se justifiait.
Elle procédera à l’ajustement d’effectif dès le 1er juillet.

Article 19 : Prime de Maintenance


Les mesures concernant la prime de maintenance sont reportées pour la durée d’application du présent protocole. Sont rappelées les dispositions suivantes :

Les agents de maintenance qui ont été transférés le 1er juillet 2014 bénéficient d’une prime dite « de maintenance » d’un montant de 152,40 euros par mois.
Le versement de cette prime est proratisée au nombre d’heures réellement travaillées dans le mois.

Il apparait que certains salariés interviennent parfois en soutien de l’équipe de maintenance et participent à de petits dépannages.
En parallèle, les partenaires sociaux font valoir que la présence d’un agent qualifié pour intervenir sur les dysfonctionnements parfois constatés au démarrage pourrait améliorer les conditions de départ en collecte.

Afin de récompenser la polyvalence de certains collaborateurs qui participent à la réparation de petites pannes mais dont l’affectation principale n’est pas à l’atelier, il est convenu de leur octroyer la prime de maintenance dans les mêmes conditions que pour les agents de maintenance.
Ainsi, il est convenu que le temps passé par ces salariés à de petites opérations de dépannage sera comptabilisé à la fin de chaque mois.
Compte tenu de la nature des actions engagées, parfois très rapide, les parties s’entendent pour considérer que toute heure commencée est due.

Le montant de la prime de maintenance sera calculé selon la formule suivante :
Nb d’heure consacré à des opérations de petite maintenance/ 151,67* 152,40

Les salariés habilités à intervenir et donc, à toucher la prime seront identifiés par la Direction.

Article 20: Prime Vacances


Lors des NAO 2015, il a été convenu que la primes « vacances » existant chez HCE serait étendue à l’ensemble des salariés selon les conditions suivantes :

Le montant de la prime « vacances » est fixé à 160 euros annuels.
Cette prime est proratisée selon le nombre d’heures qui ont été travaillées par chacun sur la période juin N-1 – mai N. Son versement est prévu sur la paie du mois de juin.
Les bénéficiaires doivent avoir acquis au moins 3 mois d’ancienneté au 31 mai de l’année de référence.

Ce dispositif est maintenu pour l’année 2018.


Article 21 : Egalité salariale entre les Hommes et les Femmes


L’égalité Homme Femme a été un thème abordé dans le cadre des négociations à l’appui des documents transmis par l’entreprise.


Article 22 : Emploi des salariés âgés


L’emploi des salariés âgés a été un thème abordé dans le cadre des négociations à l’appui des documents transmis par l’entreprise.


Article 23 : Insertion professionnelle et maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés


L’insertion professionnelle et le maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés ont été des thèmes abordés lors des négociations, à l’appui des documents transmis par l’entreprise.


Fait au Tampon, le

En exemplaires originaux


Pour la Société :

Directeur Général Adjoint



Pour CFTC





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