Eurofins Laboratoire de Bromatologie Ouest et Bretagne, société par actions simplifiée dont le siège social est situé au 46 rue Ernest Renan, 29140, Rosporden immatriculée au registre du commerce et des Société de Quimper sous le numéro 334 118 593.
Représentée par
XXX, agissant en qualité de Président de la Société.
Ci-après dénommées la Société
D’UNE PART ;
ET
Les élus du Comité social et économique non-mandatés :
XXX, élue titulaire du CSE
XXX, élue titulaire du CSE
D’AUTRE PART ;
Il a été convenu ce qui suit :
TABLE DES MATIÈRES
TOC \o "1-3" \z \u \hPREAMBULE PAGEREF _Toc225250119 \h 4 TITRE 1 - TEMPS DE TRAVAIL - DISPOSITIONS APPLICABLES A L’ENSEMBLE DES SALARIES PAGEREF _Toc225250120 \h 4 ARTICLE 1.Champ d’application de l’accord PAGEREF _Toc225250121 \h 4 ARTICLE 2.Définition du temps de travail effectif PAGEREF _Toc225250122 \h 5 ARTICLE 3.Journée solidarité PAGEREF _Toc225250123 \h 6 ARTICLE 4.Congés payés PAGEREF _Toc225250124 \h 6 4.1Acquisition et Décomptes des congés payés PAGEREF _Toc225250125 \h 6 4.2Période de prise des conges payes PAGEREF _Toc225250126 \h 6 4.3Jours de fractionnement PAGEREF _Toc225250127 \h 7 Titre 2 – DISPOSITIONS APPLICABLES AUX SALARIES DONT LE DECOMPTE DU TEMPS DE TRAVAIL SE FAIT EN HEURES PAGEREF _Toc225250128 \h 7 ARTICLE 5.Aménagement sur l’année du temps de travail des salariés - SEMESTRIALISATION PAGEREF _Toc225250129 \h 7 1.1.Principes et fonctionnement de semestrialisation PAGEREF _Toc225250131 \h 7 5.1Cadre de la semestrialisation PAGEREF _Toc225250132 \h 7 5.2Planification de la durée du travail et contrôle de l’horaire de travail PAGEREF _Toc225250133 \h 8 5.3Lissage de la rémunération PAGEREF _Toc225250134 \h 8 5.4Heures supplémentaires PAGEREF _Toc225250135 \h 8 5.5Décompte des heures supplémentaires PAGEREF _Toc225250136 \h 8 5.6Contrepartie aux heures supplémentaires PAGEREF _Toc225250137 \h 9 5.7Contingent d’heures supplémentaires PAGEREF _Toc225250138 \h 9 5.8Arrivée et sortie en cours d’année PAGEREF _Toc225250139 \h 10 5.9Traitement des absences PAGEREF _Toc225250140 \h 10 5.10principe de la SEMESTRIALISATION applique aux salaries a temps partiel PAGEREF _Toc225250141 \h 10 5.11Heures complémentaires PAGEREF _Toc225250142 \h 11
Egalité de traitement PAGEREF _Toc225250143 \h 12
Contrat de travail PAGEREF _Toc225250144 \h 12
Priorité de passage a temps plein PAGEREF _Toc225250145 \h 12
ARTICLE 6.Gestion des temps de trajet et des temps de déplacement PAGEREF _Toc225250146 \h 12 6.1Temps de trajet PAGEREF _Toc225250147 \h 12 6.2Temps de déplacement professionnel PAGEREF _Toc225250148 \h 13 TITRE 3 - MISE EN PLACE DES CONVENTIONS DE FORFAIT EN JOURS PAGEREF _Toc225250149 \h 14 ARTICLE 7.salaries concernes PAGEREF _Toc225250150 \h 14 ARTICLE 8.Durée du temps de travail PAGEREF _Toc225250151 \h 14 ARTICLE 9.Forfait jours réduit PAGEREF _Toc225250152 \h 15 ARTICLE 10.Temps de repos des salariés en forfait jours PAGEREF _Toc225250153 \h 15 ARTICLE 11.Rémunération PAGEREF _Toc225250154 \h 15 ARTICLE 12.Caractéristiques de la convention de forfait annuel en jours conclue avec le salarié PAGEREF _Toc225250155 \h 16 ARTICLE 13.Décompte des jours travaillés et non travaillés PAGEREF _Toc225250156 \h 16 13.1Outils de décompte PAGEREF _Toc225250157 \h 16 13.2Modalité de prises des jours de repos PAGEREF _Toc225250158 \h 16 13.3Conditions de prise en compte des absences sur la rémunération PAGEREF _Toc225250159 \h 16 13.4Conditions de prise en compte des embauches ou ruptures du contrat de travail au cours de la période de référence sur la rémunération PAGEREF _Toc225250160 \h 17 ARTICLE 14.Modalités d'évaluation et de suivi régulier de la charge de travail du salarié PAGEREF _Toc225250161 \h 17 ARTICLE 15.Modalités d'exercice du droit à la déconnexion PAGEREF _Toc225250162 \h 18 TITRE 4 – Organisation particulière du travail PAGEREF _Toc225250163 \h 19 ARTICLE 16.Travail de nuit PAGEREF _Toc225250164 \h 19 16.1Définitions PAGEREF _Toc225250165 \h 19 16.2Catégories de travailleurs concernés PAGEREF _Toc225250166 \h 19 16.3Durées maximales de travail PAGEREF _Toc225250167 \h 19 16.4Contreparties PAGEREF _Toc225250168 \h 19 16.5Autres garanties PAGEREF _Toc225250169 \h 20 ARTICLE 17.Travail du dimanche et jours feries PAGEREF _Toc225250170 \h 21 ARTICLE 18.Equipes de suppléance PAGEREF _Toc225250171 \h 22 18.1Principes PAGEREF _Toc225250175 \h 22 18.2Amplitudes - durée quotidienne de travail PAGEREF _Toc225250176 \h 23 18.3Temps de formation des salariés affectés en équipe de suppléance PAGEREF _Toc225250177 \h 23 18.4Souhait d’occuper un emploi en équipe de semaine PAGEREF _Toc225250178 \h 23 18.5Rémunération PAGEREF _Toc225250179 \h 24 18.6Autres droits PAGEREF _Toc225250180 \h 24 ARTICLE 19.Astreinte PAGEREF _Toc225250181 \h 24 19.1Définition de l’astreinte PAGEREF _Toc225250183 \h 24 19.2Mise en place et organisation de l’astreinte PAGEREF _Toc225250184 \h 24 19.3Intervention pendant l’astreinte PAGEREF _Toc225250185 \h 25 a – définition de l’intervention PAGEREF _Toc225250186 \h 25 b – information en cas d’incapacité du salarié PAGEREF _Toc225250187 \h 25 c – décompte du temps d’intervention PAGEREF _Toc225250188 \h 25 19.4Contingent annuel d’heures supplémentaires PAGEREF _Toc225250189 \h 25 19.5Contreparties liées à l’astreinte PAGEREF _Toc225250190 \h 25 a – Indemnisation PAGEREF _Toc225250191 \h 25 19.6Dispositions spécifiques au repos quotidien et hebdomadaire PAGEREF _Toc225250192 \h 26 a – Repos quotidien PAGEREF _Toc225250193 \h 26 b – Repos hebdomadaire PAGEREF _Toc225250194 \h 26 TITRE 5 - DISPOSITIONS FINALES PAGEREF _Toc225250195 \h 27 ARTICLE 20.Durée de l'accord PAGEREF _Toc225250196 \h 27 ARTICLE 21.Interprétation de l'accord PAGEREF _Toc225250197 \h 27 ARTICLE 22.Révision de l’accord PAGEREF _Toc225250198 \h 27 ARTICLE 23.Dénonciation de l’accord PAGEREF _Toc225250199 \h 27 ARTICLE 24.Dépôt PAGEREF _Toc225250200 \h 27
PREAMBULE
La négociation du présent accord a été engagée dans l’objectif de fixer, en matière d’aménagement du temps de travail, un cadre et des règles qui soient à la fois clairs et adaptés tant à l’activité de l’entreprise et à son organisation qu’aux attentes des salariés, notamment en termes de prévisibilité de leurs horaires et de conciliation de leur travail et de leur vie personnelle.
Le présent accord se donne donc pour objet de régler de manière générale les questions relatives à la durée et de l’organisation du temps de travail et des congés. Pour les questions qui ne sont pas expressément traitées dans le présent accord, il sera fait application des dispositions en vigueur, tant légales que conventionnelles.
Au terme de 4 réunions de négociations qui se sont tenues les 03/02/2026, 03/03/2026, 24/03/2026 et 28/04/2026 le présent accord a été signé par les membres titulaires du comité social et économique représentant la majorité des suffrages exprimés lors des dernières élections professionnelles ;
Les organisations syndicales représentatives dans la branche ont été informées par la société le 29/12/2025 de sa décision d'engager des négociations.
La négociation entre l'employeur et les élus s’est déroulée dans le respect des principes d’indépendance de ces derniers vis-à-vis de l'employeur, d’élaboration conjointe de l’accord, de concertation avec les salariés, et en laissant la faculté aux élus de prendre l'attache des organisations syndicales représentatives de la branche. Les élus ont reçu de l’employeur toutes les informations qu’ils ont demandées.
Enfin, les dispositions du présent Accord révisent et se substituent aux conventions ou accords collectifs conclus antérieurement au sein de la société portant sur l’organisation et l’aménagement du temps de travail ou dont les stipulations ont le même objet.
Par ailleurs, le présent Accord annule et se substitue définitivement à toutes les dispositions non écrites (usages, pratiques…) de même nature antérieurement en vigueur au sein de la société.
Il est entendu que les dispositions du présent Accord priment sur les dispositions de même nature de la Convention Collective Bureau d’Etudes Techniques en vigueur, conformément à l’article L. 2253-3 du Code du Travail.
TITRE 1 - TEMPS DE TRAVAIL - DISPOSITIONS APPLICABLES A L’ENSEMBLE DES SALARIES
Champ d’application de l’accord
Le présent accord s’applique au sein de la société prise dans l’ensemble de ses établissements et à l’ensemble du personnel y compris au personnel sous contrat de travail à durée déterminée, ainsi qu’aux personnes sous contrat de mission de travail temporaire.
Compte-tenu des spécificités de l’organisation de travail, sont exclus du champ d’application du présent accord :
Les cadres dirigeants,
Les stagiaires.
Pour rappel est cadre dirigeant le cadre qui participe à la direction de l’entreprise et :
Auquel sont confiées des responsabilités dont l’importance implique une grande indépendance dans l’organisation de son emploi du temps ;
Qui est habilité à prendre des décisions de façon largement autonome ;
Qui perçoit une rémunération se situant dans les niveaux les plus élevés des systèmes de rémunération pratiqués dans l’entreprise ;
Dont le contrat de travail prévoit spécifiquement que le salarié est « cadre dirigeant ».
Les critères précités ci-dessus sont cumulatifs.
Définition du temps de travail effectif
Le temps de travail effectif est le temps pendant lequel le salarié est à la disposition de l’employeur et se conforme à ses directives sans pouvoir vaquer librement à des occupations personnelles.
Seules les heures de travail qui ont été demandées où commandées par la Direction, à l’exclusion de toutes autres, constituent du temps de travail effectif.
Le temps d'habillage et le temps de déshabillage ne constituent pas du temps de travail effectif. Cependant en contre partie de ce temps d'habillage et de déshabillage une prime d'un montant fixe de 2€75 bruts par journée de travail sera accordée.
Conditions d'éligibilité à la prime : sont concernés par le versement de cette prime les salariés au statut ETAM ayant l'obligation de mettre et de retirer une tenue de travail lors du début, de la fin de journée ou après la pause déjeuner.
Cette prime s’applique donc aux salariés travaillant essentiellement au sein du laboratoire au rez-de-chaussée sur la totalité de leur temps de travail. Les salariés travaillant pour la majorité de leur temps en dehors du laboratoire, par exemple, les commerciaux, les préleveurs / collecteurs, les salariés des fonctions support (ASM, qualité, entretien/laverie, approvisionnement/maintenance, service client, logistique, codage, sous-traitance, service milieux) sont donc par principe exclus des conditions d’éligibilité à cette prime Une exception pourra être admise aux salariés ETAM des fonctions support pour les journées de travail effectuées au laboratoire.
Conditions de versement de la prime : la prime sera versée pour chaque journée de travail effective aux salariés éligibles précédemment visés. Cette prime venant compenser un temps d'habillage et de déshabillage, son versement est conditionné par la présence effective du salarié. Ainsi, chaque journée d'absence du salarié impliquera le non-versement de la dite prime.
Afin de bénéficier de cette prime, les salariés concernés devront également se conformer aux conditions de badgeages données par la Direction.
Les temps de pause ne sont pas assimilés à du temps de travail effectif et ne sont pas rémunérés. La pause peut se confondre avec la coupure consacrée au repas.
Les salariés travaillant sur une durée quotidienne supérieure ou égale à 6 heures, bénéficient d'une pause de minimum 30 minutes, comprenant la pause légale d'une durée de 20 minutes consécutives.
Les plannings peuvent prévoir que les personnels bénéficient soit simultanément soit successivement de leurs temps de pause. Ces plannings s’imposent aux personnels.
Pour des raisons évidentes de sécurité et de respect de la santé des salariés, il est rappelé que les temps de pause, leur positionnement et leur durée, s’imposant au salarié, la réalisation d’un travail de quelque nature qu’il soit pendant un temps de pause ne saurait être toléré et donc rémunéré, sauf en cas de situation exceptionnelles et après autorisation préalable de la hiérarchie ou demande de celle-ci.
Lors de la prise des temps de pause, le salarié doit se conformer aux règles de décompte du temps de travail effectif définies par la direction.
Journée solidarité
La loi du 30 juin 2004 a institué une journée de solidarité en vue d’assurer le financement des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées : elle prend la forme d’une journée supplémentaire de travail non rémunérée pour les salariés et d’une contribution pour l’employeur. Les 7 heures correspondant à cette journée seront automatiquement déduites du compteur « crédit-débit » dans l’outil de gestion du temps de travail. Les salariés ETAM ne travaillant pas cette journée devront les compenser en effectuant 7 heures supplémentaires au cours du semestre. Il est, par ailleurs, précisé que les salariés embauchés en cours de période ou en situation de multi-employeurs et justifiant avoir déjà accomplie la journée de solidarité au titre d’une même période, ne sont pas concernés par ces dispositions. . Congés payés
Acquisition et Décomptes des congés payés
Conformément aux dispositions légales :
L’acquisition des congés payés se fait du 1er juin de l’année N au 31 mai de l’année N+1 ;
Les jours de congés payés sont attribués et décomptés en jours ouvrés ;
Période de prise des conges payes
Les parties au présent accord conviennent, conformément à la faculté qui leur est ouverte par l'article L. 3141-15 du Code du travail, que la période principale de congés principal s’étend du 1er mai au 31 octobre de chaque année.
Conformément aux dispositions légales, l’employeur devra respecter
un délai de prévenance d’un mois pour imposer aux salariés la prise de leurs congés payés, ainsi que pour la modification des dates initialement fixées.
Le principe est que l’ensemble des congés payés doivent avoir été posés au terme de la période soit le 31 mai de l’année, sans quoi les congés non posés à l’issue de la période seront perdus. Toutefois, à titre exceptionnel et sur autorisation de l’employeur, la dernière semaine de congés payés pourra être posée sur la période suivante.
Ordre des départs
Chaque salarié sera invité à informer la société de ses souhaits de congés payés durant le congé principal au plus tard le dernier jour de février de l’année N. La société informera au plus tard le 31 mars, les salariés de l’ordre des départs en congés lequel sera établi en tenant compte :
Des souhaits exprimés par les salariés dans la mesure du possible, au regard du nécessaire bon fonctionnement de la société ;
Du système de rotation établi au sein des équipes sur un principe d’équité, sans préjudice des dispositions légales
Et des critères d’ordre suivants, en cas d’incompatibilité des demandes formulées par les salariés qui nuiraient au bon fonctionnement de l’entreprise :
La situation de famille, c'est-à-dire en tenant compte des possibilités de congés du conjoint ou du partenaire lié par un PACS, ou encore tenant compte de la présence d’un enfant ou adulte handicapé ou d’une personne âgée en perte d’autonomie ;
la durée de leurs services chez l'employeur ;
L’activité du salarié auprès d’un ou plusieurs autres employeurs.
Jours de fractionnement
En application des dispositions de l’article L. 3141-20 du code du travail, le fractionnement des congés payés n’ouvrira droit à aucun jour de fractionnement.
Titre 2 – DISPOSITIONS APPLICABLES AUX SALARIES DONT LE DECOMPTE DU TEMPS DE TRAVAIL SE FAIT EN HEURES
Les dispositions suivantes sont applicables aux salariés dont le décompte du temps de travail est effectué en heures. Le temps de travail de ces salariés est aménagé dans le cadre d’une semestrialisation du temps de travail selon les modalités suivantes.
Aménagement sur l’année du temps de travail des salariés - SEMESTRIALISATION
Principes et fonctionnement de semestrialisation
Conformément aux dispositions de l’article L.3121-41 du code du travail, la durée hebdomadaire de référence est
par principe de 35 heures.
Les périodes de références pour la semestrialisation sont les suivantes :
1er semestre : Du premier lundi du mois de janvier jusqu’au dimanche précédent le premier lundi du mois de juillet.
2ème semestre : Du premier lundi du mois de juillet au dimanche précédent le premier lundi du mois de janvier.
La semestrialisation du temps de travail permet de faire varier la durée hebdomadaire effective de travail en compensant les heures effectuées au-dessus de la durée légale ou contractuelle hebdomadaire par des heures effectuées en-dessous de cette dernière. Ainsi, pour un salarié travaillant à temps plein sur une base de 35 heures hebdomadaires, une journée de travail effectif de 7h30 représentera un crédit de 30min à son compteur. Pour ce même salarié, une journée de travail effectif de 6h30 représentera un débit de 30min à son compteur.
Cette alternance de semaines basses et hautes permettant au salarié d’effectuer sur chaque semestre une durée correspondant à la durée légale hebdomadaire moyenne de 35 heures.
Cadre de la semestrialisation
Les durées journalières et hebdomadaires maximales de travail effectif demeurent celles prévues par les dispositions légales.
Les horaires effectifs des salariés devront donc respecter :
Le repos quotidien qui est de 11 heures consécutives ;
Le repos hebdomadaire qui est de 35 heures consécutives ;
La durée maximale journalière de travail qui est de 10 heures de temps de travail effectif ; elle pourra être portée à 12 heures de temps de travail effectif en cas de circonstances exceptionnelles (absence inopinée, aléas clients, cas de force majeure…) après accord écrit de la direction et du salarié.
La durée maximale hebdomadaire qui est de 48 heures et 46 heures de temps de travail effectif appréciées en moyenne sur une période de douze semaines consécutives.
Planification de la durée du travail et contrôle de l’horaire de travail
La durée hebdomadaire de travail effective pourra être portée :
Jusqu’à la durée maximale hebdomadaire précitée : de 48 heures appréciée à la semaine, ou 46 heures appréciée en moyenne sur une période de douze semaines consécutives ;
Ou fixée à 0 (zéro) heure de travail.
Le temps de travail sur une semaine pourra être réparti sur un, deux, trois, quatre, cinq ou six jours travaillés par semaine.
De manière indicative, le salarié est informé de sa planification prévisionnelle au plus tard 14 jours calendaires avant. Cette planification pourra être modifiée par l’employeur afin de pallier aux aléas tenant à l’équipe et aux clients (surcroît d’activité, absence d’un collaborateur, …) avec un délai de prévenance de 2 jours calendaires.
L’horaire de travail pourra être contrôlé de plusieurs façons :
Pour le personnel sédentaire : un pointage automatique sera effectué par chaque salarié qui devra, sous le contrôle de son responsable hiérarchique, enregistrer chaque jour les heures de début et de fin de période de travail effectif.
Pour les salariés non-sédentaires : les salariés devront déclarer les heures réalisées. Ce déclaratif sera réalisé dans le logiciel de pointage à disposition.
Lissage de la rémunération
Afin d’éviter toute variation de rémunération d’un mois sur l’autre, la rémunération mensuelle de base brute est indépendante de l’horaire réellement accompli dans le mois.
Elle est donc lissée sur une période de douze mois sur la base de 151,67 heures par mois. Ainsi, quel que soit le nombre d’heures effectuées par le salarié au cours du mois, ce dernier bénéficiera d’une rémunération mensuelle équivalente à cette durée de travail de 151,67 heures.
Heures supplémentaires
Décompte des heures supplémentaires
Les heures supplémentaires sont déclenchées au sein de la Société :
si l’horaire moyen réalisée dépasse les 35 heures au terme du semestre, conformément aux périodes définies ci-dessus
au-delà de la 44ème heure hebdomadaire
Conformément aux dispositions légales et conventionnelles relatives aux durées maximales de travail et aux durées minimales de repos, le recours aux heures supplémentaires relève du pouvoir de direction de la Société.
Seules les heures supplémentaires exécutées à la demande ou après autorisation expresse, par tous moyens, du responsable hiérarchique ouvriront droit à un complément de rémunération ou à repos compensateur de remplacement.
Ainsi, chaque semaine, un calcul dit « crédit-débit » compare le temps de travail effectif de travail légal du contrat soit 35 heures en moyenne par semaine. A la fin du semestre, les heures positives de ce compteur cumulé de crédit-débit déclenchent des heures supplémentaires.
Contrepartie aux heures supplémentaires
Les heures supplémentaires hebdomadaires (au-delà de 44 heures) et les heures supplémentaires calculées au semestre sont majorées à 25%. Les heures supplémentaires majorées donneront lieu à repos compensateur équivalent, sauf décision de l’employeur autorisant le paiement de celles-ci.
Modalités d’utilisation des heures de repos compensateur déclenchées par les heures supplémentaires :
Dès la première heure de repos compensateur acquise le salarié peut solliciter la prise de ce repos compensateur ;
L’employeur peut imposer au salarié afin notamment de pallier aux périodes de faible activité, la prise de ses heures de repos compensateur en respectant
un délai de prévenance de 48 heures ;
Lorsque ce droit à repos compensateur atteint 7 heures en cours d’année, les heures de repos compensateur devront être prises par le salarié dans les 6 mois suivant leur acquisition ;
Au terme de la période d’acquisition, les heures de repos compensateur non-utilisées devront être prises dans les 6 mois suivant ce terme.
Contingent d’heures supplémentaires
Les heures supplémentaires
effectuées et payées avec majoration de salaire, sont imputées sur le contingent d’heures supplémentaires.
En revanche, les heures supplémentaires ouvrant droit à un repos compensateur (incluant la majoration) sont non-imputables sur le contingent d’heures supplémentaires.
Le contingent d’heures supplémentaires est fixé à
336 heures par an et par salarié.
Lorsque la situation le rendra nécessaire, des heures supplémentaires pourront être accomplies au-delà de ce contingent. Conformément aux dispositions légales, les heures réalisées au-delà du contingent d’heures supplémentaires donneront uniquement lieu à une contrepartie en repos.
Arrivée et sortie en cours d’année
Les salariés embauchés en cours de période de référence seront soumis aux présentes dispositions, sauf clause contraire figurant dans leur contrat de travail. En fin de période de référence, il sera procédé à une régularisation sur la base du temps réel de travail au cours de la période de référence par rapport à l’horaire hebdomadaire moyen de 35 heures.
En cas de rupture du contrat de travail en cours de période de référence, la rémunération du salarié concerné fera l’objet d’une régularisation sur la base des heures effectivement travaillés :
Les heures excédentaires par rapport à l’horaire hebdomadaire moyen de 35 heures seront indemnisées au salarié déduction faite des heures supplémentaires déjà payées à titre dérogatoire hebdomadaire.
Les heures déficitaires par rapport à l’horaire hebdomadaire moyen de 35 heures, lorsqu’elles résultent du fait du salarié, feront l’objet d’une régularisation. Une somme correspondant à la rémunération perçue au-delà du temps de travail réellement effectué sera alors déduite du solde de tout compte.
Une compensation sera opérée, le cas échéant, sur le solde de tout compte.
Traitement des absences
En cas d’absence rémunérée, le calcul de l’indemnisation est valorisé sur la base de la rémunération lissée.
En cas d’absence non rémunérée, la retenue se calcule sur la base de la rémunération lissée.
principe de la SEMESTRIALISATION applique aux salaries a temps partiel
Est considéré comme salarié à temps partiel, le salarié dont la durée du travail est inférieure à la durée légale du travail, que cette dernière soit appréciée dans un cadre hebdomadaire, mensuelle ou annuelle, conformément aux dispositions de l’article 3123-1 du Code du Travail.
Les salariés à temps partiel sont également concernés par la semestrialisation.
La journée solidarité des salariés à temps partiel est réduite proportionnellement à leur temps de travail contractuel.
Sauf dans le cas des dérogations définies par la loi ou la convention collective, notamment en cas demande expresse des intéressés, la durée contractuelle moyenne minimale de travail effectif sur la période respectera les dispositions conventionnelles ou, à défaut, légales (à ce jour : 24 heures en moyenne par semaine).
Le dispositif de semestrialisation fixé par
l’article 5 est appliqué aux salariés à temps partiel au prorata temporis sous réserve des clauses spécifiques exposées ci-après. Toutefois, les règles relatives à la planification au-delà de 35 heures par semaine sont exclues.
Il en va de même pour la journée solidarité qui sera également réduite proportionnellement au temps de travail contractuel du salarié à temps partiel.
Sauf dans le cas des dérogations définies par la loi ou la convention collective, notamment en cas demande expresse des intéressés, la durée contractuelle moyenne minimale de travail effectif sur la période respectera les dispositions conventionnelles ou, à défaut, légales (à ce jour : 24 heures en moyenne par semaine).
Heures complémentaires
Sont considérées comme heures complémentaires, les heures de travail effectif effectuées au-delà de la durée annuelle de travail fixée dans le contrat de travail et demandées par la Direction, ou toute autre personne que cette dernière entendrait se substituer, ou bien encore autorisées préalablement par elle.
A l’exclusion du service Microbiologie, les salariés devront prévenir la Direction de toute heure en moins ou en plus par rapport aux horaires indiqués sur leur planning et, de manière succincte, les circonstances les ayant justifiées, dans les 24 heures suivant leur réalisation.
Les heures complémentaires seront décomptées dans le cadre de la période de référence précitée.
Les heures complémentaires constatées en fin de semestre ne pourront conduire à dépasser de plus
d’un tiers a durée moyenne hebdomadaire de travail effectif fixée dans le contrat, ni conduire à ce qu’un salarié à temps partiel atteigne 35 heures en moyenne sur le semestre de temps de travail effectif.
Le délai de prévenance de demande des heures complémentaires ou de modification du planning est fixé à :
3 jours ouvrés.
48 heures : en cas de circonstances exceptionnelles telles que l’absence d’un ou plusieurs salariés, l’accroissement d’activité, la nécessité de préserver les biens ou les personnes, ou tout autre motif imprévisible 3 jours auparavant, ce délai de prévenance pourra être
réduit à 48 heures.
Les heures complémentaires donneront lieu à une majoration de 25 % pour les heures accomplies dans la limite du tiers de la durée contractuelle de travail, calculée le cas échéant sur la période de référence ; et de 25 % pour les heures accomplies au delà de cette limite.
Les heures complémentaires majorées donneront lieu à repos compensateur équivalent, sauf décision de l’employeur autorisant le paiement de celles-ci.
Modalité d’utilisation des heures de repos compensateur : -Dès la première heure de repos compensateur acquise le salarié peut solliciter la prise de ce repos compensateur ; -L’employeur peut imposer au salarié afin notamment de pallier aux périodes de faible activité, la prise de ses heures de repos compensateur en respectant un délai de prévenance de 48 heures ; -Lorsque ce droit à repos compensateur atteint 7 heures en cours d’année, les heures de repos compensateur devront être prises par le salarié dans les 6 mois suivant leur acquisition ;
Au terme de la période d’acquisition, les heures de repos compensateur non-utilisées devront être prises dans les 6 mois suivant ce terme.
Egalité de traitement
Les salariés à temps partiel perçoivent les mêmes avantages que les salariés à temps complet dans leur catégorie, au prorata de leur temps de travail. Les salariés à temps partiel bénéficient d’un traitement équivalent à celui des salariés à temps complet de même catégorie professionnelle et de même ancienneté en ce qui concerne les possibilités de promotion, de déroulement de carrière et d’accès à la formation professionnelle.
Contrat de travail
La possibilité d’aménager le temps de travail des salariés à temps partiel sur la période de référence est conditionnée à l’accord exprès du salarié concerné. En conséquence, et à l’occasion de la mise en place du présent accord, un avenant pourra être proposé aux salariés concernés, conformément aux stipulations ci-dessus.
Le contrat de travail du salarié à temps partiel « semestrialisé » devra notamment mentionner sa qualification, les éléments de sa rémunération et la durée hebdomadaire de temps de travail.
Pour tenir compte de l’exercice d’une autre activité professionnelle, du suivi d’un enseignement universitaire, d’obligations familiales impérieuses, il pourra être expressément convenu que la répartition du temps de travail et les horaires des salariés concernés pourront exclure des plages horaires déterminées.
Priorité de passage a temps plein
Conformément à l’article L.3123-3 du Code du travail, la Société informera les salariés des recrutements en cours sur https://careers.eurofins.com/fr/.
Gestion des temps de trajet et des temps de déplacement
Temps de trajet
Le temps de trajet se définit comme le temps entre
le domicile et le lieu habituel de travail et vice-versa :
Pour le personnel sédentaire : le temps de trajet est le temps passé du domicile ou de son lieu d’hébergement vers l’entreprise (établissement, site, …) où le salarié exerce ses fonctions et vice et versa ;
Pour le personnel itinérant : le temps de trajet est le temps passé par le salarié :
Entre l’heure de départ de son domicile ou lieu d’hébergement et l’heure d’arrivée chez son premier client ;
Entre l’heure de départ chez son dernier client ou point de dépôt et l’heure d’arrivée à son domicile ou lieu d’hébergement.
Conformément aux dispositions de l’article L-3121-1 et L-3121-4 du code du travail, le temps de trajet ne constitue pas du temps de travail effectif.
Néanmoins pour
les salariés itinérants, et dans un souci d’équité entre les salariés :
Dès lors que ce temps de trajet dépasse 1 heure par jour, il fera l’objet d’une contrepartie en repos compensateur équivalent au temps de dépassement.
Ainsi, si le temps de trajet est de 4 heures, le salarié bénéficiera d’un repos compensateur de 3 heures.
Ce repos compensateur viendra compenser les heures non effectuées par le salarié au titre de sa durée de travail semestrielle
Si après cette utilisation le salarié bénéficie encore d’un solde de repos compensateur, il devra l’utiliser de manière effective sur la période de référence suivante.
Temps de déplacement professionnel
Il s’agit de tous les autres temps de déplacement à l’exclusion des temps de trajet ci-dessus définis.
Notamment :
Des temps de déplacement entre deux lieux de travail au cours d’une journée. Ces temps constituent du temps de travail effectif.
Des temps de déplacement pour se rendre sur un lieu inhabituel de travail ; sont notamment visés les temps suivants :
Ceux pour se rendre ou revenir d’actions de formation organisées en dehors du lieu où le salarié exerce habituellement son activité ;
Ceux pour se rendre, sur les directives de l’employeur, à une réunion, rendez-vous, fixés en dehors du lieu habituel de travail (ou pour en revenir).
Ces temps de déplacement ne constituent pas du temps de travail effectif, ils n’entrent donc ni dans les modalités de calcul de la semestrialisation du temps de travail ni dans le contingent d’heures supplémentaires. Ils donnent lieu à récupération selon les mêmes termes visés au 6.1. (modalités de repos applicables aux salariés itinérants).
TITRE 3 - MISE EN PLACE DES CONVENTIONS DE FORFAIT EN JOURS
Les parties conviennent de la nécessité de prévoir un aménagement de la durée du travail spécifique, sous forme de conventions de forfait annuel, aux salariés qui ne sont pas amenés à suivre un horaire collectif et/ou disposent d’une réelle autonomie dans l’organisation de leur emploi du temps. Les dispositions du présent titre sont adoptées en application de celles des articles L. 3121-63 et suivants du Code du travail.
salaries concernes
En raison de la nature des fonctions et des responsabilités qu’ils exercent, la mesure du temps de travail de certaines catégories de salariés ne peut s’exprimer qu’en jours de travail, étant précisé que le décompte du temps de travail en heures n’est pas adapté aux modalités d’organisation de leur temps de travail.
Les stipulations du présent chapitre s’appliquent :
Aux salaries cadres puisqu’ils disposent d’une autonomie dans l’organisation de leur emploi du temps, dont la durée du travail ne peut être prédéterminée et dont la nature des fonctions ne les conduit pas à suivre l’horaire collectif, conformément aux dispositions de l’article L.3121-58 1° du code du travail ;
Les salariés éligibles, sans condition de rémunération ni de classification, sont les suivants (liste non exhaustive) :
La durée du temps de travail est comptabilisée en jours, le forfait est fixé :
Sur la période de référence comprise entre le 1er juin de l’année N et le 31 mai de l’année N+1 ;
A 218 jours ouvrés, incluant la journée solidarité.
En outre, il est prévu qu’il puisse être conclu sur une durée déterminée ou une durée indéterminée un forfait jours réduit.
Le nombre de
jours de repos octroyé au salarié au forfait jour est calculé annuellement conformément aux dispositions légales.
Le salarié
embauché au cours de la période de référence précitée se voit attribuer au titre de cette période un forfait jours recalculé générant un nombre de jours de repos à prendre au cours de ladite période.
En cas de départ au cours de la période de référence précitée d’un salarié, un état de ses droits à jours de repos sera effectué et une compensation positive ou négative sera alors effectuée sur le solde de tout compte du salarié.
La rémunération mensuelle étant lissée, toute embauche ou départ en cours d’année ne sera pas susceptible d’affecter cette dernière. Seul un état des jours pris ou à prendre sera effectué en cas d’embauche en cours d’année, comme vu précédemment.
Comme les jours travaillés, les absences sont normalement décomptées en journées ou demi-journées (valorisées à 3,5 heures).
Forfait jours réduit
Des forfaits annuels en jours « réduits » pourront également être conclus avec des salariés en deçà de 218 jours par an (journée de solidarité incluse). Dans ce cas, la rémunération forfaitaire du salarié sera fixée proportionnellement au nombre de jours de travail fixés par les parties dans le cadre de la convention individuelle de forfait.
Sans que cela ne remette en cause l'autonomie et l'indépendance dont dispose le salarié dans l'organisation de son temps de travail, et afin de garantir le bon fonctionnement de l'entreprise et la continuité de service, les parties pourront, en cas de forfait en jours réduits, convenir de fixer un nombre précis de jours qui ne seront pas travaillés par semaine.
Il est rappelé que conformément aux dispositions légales, le forfait en jours réduit ainsi convenu entre les parties n'entraîne pas application des dispositions légales et conventionnelles relatives au travail à temps partiel.
Temps de repos des salariés en forfait jours
Les salariés en forfait annuel en jours doivent bénéficier des temps de repos obligatoires à savoir :
11 heures consécutives de repos quotidien minimum ;
Il est rappelé que ces limites n’ont pas pour objet de définir une journée habituelle de travail de 13 heures par jour mais
une amplitude maximale de la journée de travail.
L’effectivité du respect par le salarié de ces durées minimales de repos implique pour ce dernier un droit et une obligation de déconnexion des outils de communication à distance conformément aux dispositions de la Charte sur le Droit à la Déconnexion dont la Société s’est dotée.
Rémunération
Le salarié bénéficiant d'une convention annuelle en forfait jours perçoit une rémunération mensuelle forfaitaire, indépendante du nombre de jours travaillés dans le mois.
Chaque salarié percevra une rémunération annuelle au moins égale à
105 % du minimum conventionnel calculé à l’année et correspondant à sa qualification conventionnelle. Tous les éléments de salaire versés (salaire de base, prime, commission...) seront pris en compte dans l’appréciation de cette garantie.
Le bulletin de paie fera apparaître le nombre de jours fixés dans la convention individuelle ainsi que la rémunération mensuelle prévue.
Caractéristiques de la convention de forfait annuel en jours conclue avec le salarié
La conclusion d'une convention individuelle de forfait annuel en jours requiert l'accord écrit du salarié concerné. Cet accord sera formalisé dans le contrat de travail du salarié concerné dans le cadre d'une convention individuelle de forfait ou par voie d'avenant pour les salariés déjà en poste à la date de signature du présent accord.
Cette convention ou avenant fixera notamment :
le nombre de jours travaillés dans l'année ;
la période annuelle de référence ;
le respect de la législation sociale en matière de durée de travail et de repos ;
le bilan individuel obligatoire annuel conformément à l'article L. 3121-60 du code du travail ;
les modalités d'évaluation et de suivi de la charge de travail du salarié ;
le droit à la déconnexion ;
la rémunération.
Décompte des jours travaillés et non travaillés
Outils de décompte
Le forfait annuel en jour s’accompagnera d’un décompte des jours travaillés au moyen d’un outil objectif, fiable et contradictoire de suivi mis en place dans l’entreprise.
Cet outil, étant un logiciel interne mis à disposition par l’entreprise, fera apparaître :
le nombre de journées travaillées ainsi que la date ;
le positionnement et la qualification des jours non travaillés (repos hebdomadaire, congés payés ou jour de repos au titre du forfait).
Ce suivi sera effectué par le salarié dans le cadre d’un système auto-déclaratif sous le contrôle du manager.
Modalité de prises des jours de repos
Les jours devront être pris durant la période de référence, soit entre le 1erjuin de l’année N et le 31 mai de l’année N+1.
Conditions de prise en compte des absences sur la rémunération
Chaque absence d’une semaine calendaire réduira le forfait de 5 jours, étant rappelée l’interdiction de faire récupérer les absences indemnisées comme, par exemple, la maladie, l’accident du travail.
En cas de maintien total ou partiel de la rémunération, les dispositions légales ou conventionnelles seront appliquées au nombre de jours d’absence.
Chaque journée d’absence non rémunérée donnera lieu à une retenue sur le montant mensuel de la rémunération calculée sur la base du salaire moyen journalier correspondant au salaire forfaitaire mensuel divisé par le nombre de jours ouvrés du mois d’absence, fixé par la convention individuelle de forfait, augmenté des congés payés et des jours fériés chômés.
Les absences ne donnent pas lieu à récupération et sont de nature à réduire le droit à repos supplémentaires résultant de l’application du forfait dans les proportions suivantes :
Toute période d’absence de 21 jours ouvrés consécutifs ou non, sur la période en cours, entraine une réduction du nombre de jours de repos supplémentaires auquel le salarié aurait pu prétendre au titre de l’application de son forfait à hauteur d’une journée pour un forfait de 218 jours.
Cette réduction sera proratisée en fonction du nombre de jours fixé au forfait s’il est inférieur à 218 jours.
Conditions de prise en compte des embauches ou ruptures du contrat de travail au cours de la période de référence sur la rémunération
Lorsqu'un salarié n'accomplit pas la totalité de la période de référence du fait de son entrée ou de sa sortie au cours de la période de référence, le nombre de jours travaillés est calculé prorata temporis en fonction de la date d'entrée ou de sortie sur la base du nombre de jours travaillés augmenté des congés payés non dus ou non pris.
Modalités d'évaluation et de suivi régulier de la charge de travail du salarié
Afin de garantir le droit à la santé, à la sécurité, au repos et à l’articulation vie professionnelle et vie privée, la société assurera le suivi régulier de l’organisation du travail de l’intéressé, de sa charge de travail et de l’amplitude de ses journées de travail.
Le salarié tiendra informé son manager des évènements ou éléments qui accroissent de façon inhabituelle ou anormale sa charge de travail.
Afin de permettre d'évaluer la charge de travail du salarié en forfait jours et d'en faire un suivi régulier les modalités suivantes sont mises en place :
Un
entretien annuel ;
Un
processus d’alerte en cas de surcharge de travail, à destination des salariés.
Modalités de communication périodique sur la charge de travail, sur l'articulation vie professionnelle/vie personnelle, sur la rémunération et sur l'organisation du travail dans l'entreprise
Pour répondre à l’objectif de préserver la santé des salariés, notamment des salariés au forfait jours, 2 entretiens annuels individuels spécifiques seront mis en place. Lors de ces entretiens seront évoqués :
la charge de travail individuelle,
l’organisation du travail dans l’entreprise,
l’articulation entre l’activité professionnelle et la vie privée passées, présentes et futures.
Lors de ces entretiens, le salarié et son manager font le bilan sur :
les modalités d’organisation du travail du salarié ;
la durée des trajets professionnels ;
sa charge individuelle de travail ;
l’amplitude des journées de travail ;
l’état des jours non travaillés pris et non pris à la date des entretiens ;
l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée ;
un des deux entretiens portera également sur la rémunération du salarié, conformément aux dispositions de l’article L.3121-46 du Code du Travail.
Au regard des constats effectués, le salarié et son responsable hiérarchique arrêteront ensemble les mesures de prévention et de règlement des difficultés (lissage sur une plus grande période, répartition de la charge de travail, …). Les solutions et mesures seront alors consignées dans le compte-rendu de ces entretiens annuels.
Le salarié et son manager examineront également si possible à l’occasion de ces entretiens, la charge de travail prévisible sur la période à venir et les adaptations éventuellement nécessaires en termes d’organisation du travail.
Dispositif d'alerte en cas de difficultés inhabituelles
En cas de difficulté inhabituelle portant sur ces aspects d’organisation de son travail et/ou sur sa charge de travail, et l’amenant notamment à ne pas pouvoir bénéficier des temps de repos quotidien ou hebdomadaire, ou en cas de difficulté liée à l’isolement professionnel du salarié, le salarié a la possibilité d’émettre par écrit,
une alerte auprès de sa hiérarchie ou du service RH qui le recevra dans les meilleurs délais et formulera les mesures qui sont, le cas échéant, mises en place pour permettre un traitement effectif de la situation. Ces mesures feront l’objet d’un compte-rendu écrit et d’un suivi.
Par ailleurs, si l’employeur, un manager ou le service RH est amené à constater que l’organisation du travail adoptée par le salarié et/ou la charge de travail aboutit à des situations anormales, ils pourront également organiser un rendez-vous avec le salarié.
La société transmettra une fois par an aux représentants du personnel le nombre d’alertes émises par les salariés ainsi que les mesures prises pour pallier ces difficultés.
Modalités d'exercice du droit à la déconnexion
Le salarié, eu égard à la convention de forfait à laquelle il est soumis, n’est pas soumis aux durées légales maximales quotidiennes et hebdomadaires de travail.
Néanmoins, le salarié bénéficiera des dispositions concernant le repos obligatoire visées au présent titre.
Il est expressément rappelé, que ces limites n’ont pas pour objet de définir une journée habituelle de travail de 13 heures par jour, mais une amplitude exceptionnelle maximale de la journée de travail.
L’effectivité du respect par le salarié de ces durées minimales de repos implique pour ce dernier une obligation de déconnexion des outils de communication à distance dont les modalités sont expressément mentionnées dans la charte sur le Droit à la déconnexion en vigueur dans la Société.
TITRE 4 – Organisation particulière du travail
Travail de nuit La mise en place du travail de nuit au sein de la Société est justifiée par la nécessité d’assurer la continuité de l’activité économique, les impératifs en matière de santé publique et les contraintes techniques inhérentes aux analyses.
Définitions
Est considéré comme
travail de nuit tout travail accompli sur la période de nuit définie comme la période comprise entre 21 heures et 6 heures.
Est considéré comme
travailleur de nuit au sens du présent article tout travailleur qui :
soit accomplit, au moins
2 fois par semaine, selon son horaire de travail habituel, au moins 3 heures de son temps de travail quotidien durant la période de nuit définie ci-dessus ;
soit accomplit, au cours d'une période
de 12 mois consécutifs, au moins 270 heures de travail durant la période de nuit définie ci-dessus.
Catégories de travailleurs concernés
Sont concernés par le recours au travail de nuit les salariés occupant les postes suivants :
Technicien de laboratoire
Agent de laboratoire
Agent d’entretien
Durées maximales de travail
Sans préjudice des possibilités de dérogation prévues par les dispositions légales, réglementaires ou conventionnelles, la durée quotidienne de travail effectif accomplie par un travailleur de nuit ne peut être portée au-delà de 8 heures par jour.
Contreparties
Pour les salariés
ayant la qualité de travailleur de nuit, et accomplissant des heures de travail sur la période de nuit définie ci-dessus donnent lieu à :
Un repos compensateur d’une durée égale à :
une journée à partir de 270 heures effectuées de nuit sur une année glissante ;
à laquelle s’ajoute une deuxième journée à compter de 800 heures effectuées de nuit, sur une année glissante.
Les heures de travail de nuit (majorées) donneront lieu à repos compensateur équivalent. Le
repos compensateur acquis est pris selon les modalités ci-dessous :
Dès lors que le droit à repos total atteint 7 heures, le salarié peut demander à en bénéficier dans un délai de 6 mois.
Le repos sera pris sous forme de demi-journée, de journée ou de semaine.
Les dates et heures de prise des repos sont fixées par la direction dans le respect d’un délai de prévenance d’au moins
sept jours calendaires.
Lorsque la situation l’exigera, par exemple en cas d’à coup conjoncturel important et non prévisible, de manque ou de surcroît temporaire d’activité, d’absence d’un ou plusieurs salariés, la direction pourra procéder à une modification des dates et heures fixées, ou imposer de nouvelles dates et heures de prise des repos, en informant le salarié concerné
au moins 48 heures à l’avance.
Le nombre d’heures décomptées en cas de prise du repos est égal au nombre d’heures que le salarié aurait dû travailler s’il ne s’était pas absenté.
Autres garanties
Afin d’assurer une bonne intégration des travailleurs de nuit dans l’entreprise, une affectation en activité de journée, sur une période déterminée, pourra être organisée par l’employeur, notamment en vue des mesures de formation, des habilitations à passer, et de la participation à des réunions de travail ou d’information, avec maintien de la rémunération afférente au travail de nuit.
Lorsque la durée de la période de travail de nuit est d’au moins 7 heures, une pause de 20 minutes consécutives doit être prise avant le début de la 5ème heure de travail effectif de nuit. Ce temps de pause vient en déduction de la durée de travail à accomplir, sans pour autant être assimilé à un temps de travail effectif, mais sans pour autant que cette déduction n’entraîne de perte de rémunération (celle-ci étant maintenue sur la base du taux horaire de base).
Le travailleur de nuit est soumis à un suivi adapté de son état de santé aux conditions légalement applicables.
Les travailleurs de nuit qui souhaitent occuper ou reprendre un poste de jour, et inversement les salariés travaillant de jour qui souhaitent occuper ou reprendre un travail de nuit, bénéficient d’une priorité d’affectation sur un emploi relevant de la même catégorie professionnelle ou sur un emploi équivalent. Toute demande en ce sens devra être transmise par LRAR.
Lorsque le travail de nuit est incompatible avec des obligations familiales impérieuses, le salarié peut demander son affectation sur un poste de jour
ou refuser un poste de nuit, sans que ce refus ne présente de caractère fautif.
Les femmes enceintes ou ayant accouché pourront demander une affectation temporaire à un poste de jour, aux conditions fixées par les dispositions en vigueur (à ce jour, articles L. 1225-9 et suivants du Code du travail).
Une salle de repos et de restauration permettant de prendre des repas chauds est mise à disposition des travailleurs de nuit.
Avant son affectation sur un poste de nuit, la direction de la société s’assurera que le travailleur de nuit bénéficie d’un moyen de transport entre son domicile et le lieu de travail à l’heure de prise et de fin de poste.
L’affectation de nuit ne fera pas obstacle à l’exercice des mandats de représentants du personnel.
L’embauche ou l’affectation d’un salarié à un poste de travailleur de nuit, ainsi que le bénéfice d’une action de formation, seront indépendantes de toute considération de sexe.
Avant d’intervenir en équipe de nuit, les salariés concernés suivront, en journée, les formations nécessaires afin d’intégrer les exigences sécurité et les problématiques techniques et bénéficieront des actions de formation inscrites au plan de formation. Il sera tenu compte des contraintes liées à l’organisation de leur temps de travail. Le choix des salariés concernés par le travail de nuit sera effectué, en priorité, sur le mode du volontariat, sur candidature des salariés présents au sein de la Société, sous réserve de la visite médicale décidant de l’aptitude au poste.
Si le nombre des volontaires devait être insuffisant, et en fonction de la situation économique et des contraintes organisationnelles de la Société, des embauches spécifiques pour des emplois dédiés au travail de nuit seront envisagées.
Enfin, la considération du sexe ne pourra être retenue :
pour embaucher un salarié à un poste de travail comportant du travail de nuit conférant à l'intéressé la qualité de travailleur de nuit ;
pour favoriser l'accès d'un salarié à un poste de jour vers un poste de nuit, ou d'un poste de nuit vers un poste de jour ;
pour prendre des mesures spécifiques aux travailleurs de nuit ou aux travailleurs de jour en matière de formation professionnelle.
Travail du dimanche et jours feries Sans préjudice des dispositions légales, réglementaires et conventionnelles en vigueur, les parties conviennent que la nécessité de garantir notamment la meilleure continuité et la meilleure qualité de service possible, eu égard notamment aux contraintes liées aux spécificités de l’activité peut conduire l’entreprise, le cas échéant par établissement, à recourir au travail du dimanche, en ce sens que le repos simultané de l’ensemble du personnel le dimanche compromettrait le fonctionnement normal de l’établissement.
La contrepartie versée au travail du dimanche et jour férié est attribuée en fonction du critère de travail habituel ou exceptionnel. Le salarié est considéré comme travailleur « exceptionnel » du dimanche pour les 15 premiers dimanches et jours fériés travaillés sur l’année civile, et indépendamment du nombre de dimanche et jours fériés travaillés si la mention du travail le dimanche n’apparait pas sur son contrat de travail. Il est considéré comme travailleur « habituel » pour les dimanches et jours fériés travaillés au-delà de ces 15 premiers jours, pour les salariés dont le travail du dimanche est mentionné dans le contrat de travail.
Travail exceptionnel le dimanche ou jour férié :
au moins 7h consécutives, au choix du salarié entre :
majoration de 100% et récupération à 100%
majoration de 100% et prime de 80 € bruts.
entre 3h et 7h consécutives : majoration de 100% et récupération à 100%
inférieur à 3h consécutives : prime de 50 € bruts et majoration de 100%
Travail habituel le dimanche ou jour férié : majoration de 50%, sous réserve que ces heures soient incluses dans un poste comportant au moins 5 heures consécutives. Les salariés effectuant un travail habituel du dimanche travaillent a minima 16 dimanches dans l’année.
Les majorations pour travail du dimanche ne se cumulent pas avec les majorations d’heures supplémentaires.
Pour les salariés en forfait jours : les jours travaillés le dimanche sont pris en compte pour le décompte du forfait. Ils bénéficient d’une majoration de 100 % de leur rémunération journalière.
L’évolution de la situation personnelle et familiale des salariés volontaires pour travailler le dimanche sera prise en compte :
Les salariés peuvent demander à bénéficier d’un moment d’échange réservé pour aborder la conciliation entre la vie personnelle et familiale et la vie professionnelle ;
Le salarié pourra se déclarer indisponible pour travailler le dimanche à condition de respecter un délai de prévenance de 1 mois et dans la limite de 2 dimanches par an ;
L’entreprise s’engage à prendre toute mesure nécessaire (adaptation des horaires) pour permettre aux salariés travaillant le dimanche d’exercer personnellement le droit de vote aux scrutins nationaux et locaux ayant lieu le dimanche ;
Les salariés concernés par le travail le dimanche peuvent notifier à leur employeur leur souhait de ne plus travailler le dimanche. Cette demande sera prise en compte par l’employeur qui devra proposer tout poste de travail (lundi au samedi) disponible dans la société qui serait adapté aux compétences et aux qualifications du salarié demandeur ;
Les salariés travaillant le dimanche pourront, en outre, à tout moment demander à bénéficier de la priorité pour occuper ou reprendre un emploi de sa catégorie professionnelle ou un emploi équivalent ne comportant pas de travail le dimanche dans le même établissement ou, à défaut, dans la même entreprise.
La participation des salariés au travail dominical se fait sur la base du volontariat, avec accord écrit individuel des salariés. Du fait du caractère permanent pour la sauvegarde de l’activité, le travail du dimanche et des jours fériés peut être mentionné dans le contrat de travail.
Le travail du dimanche et des jours fériés est donc indispensable pour maintenir l’emploi dans la société ainsi que pour permettre aux clients de proposer aux consommateurs des produits sûrs.
La société s’engage :
A proposer en priorité à la mobilité interne, tout poste concerné par le travail dominical qui se libérerait ;
A favoriser l’embauche des personnes en situation de handicap et à laisser toute place aux initiatives en matière d’action pour l’insertion. A ce titre, la société consacre des ressources afin de favoriser l’emploi des personnes en situation de handicap :
Publication d’offres pour le Duo-day organisé chaque année en novembre ;
Publication d’offres d’emploi inclusives pour les personnes en situation de handicap.
L’objectif étant de favoriser l’insertion de ces personnes, de reconnaître les handicaps, et d’accompagner au mieux les salariés dans cette situation. Equipes de suppléance
Principes
La mise en place ou la suppression d’une ou d’équipes de suppléance au sein d’un établissement, d’un site, d’une unité de travail, d’un service, …, est décidée par la société, en fonction de ses besoins de fonctionnement, après consultation du CSE, s’il existe.
Une équipe de suppléance a pour seule fonction de suppléer une ou d’autres équipes de semaine, pendant le jour ou les jours de repos accordés à celles-ci en fin de semaine (repos hebdomadaire) ou en cas de jour chômé dans la semaine (notamment férié ou pont).
Une équipe de suppléance sera exclusivement composée de volontaires, étant considéré que les personnes embauchées en vue d’être affectées en équipe de suppléance répondent nécessairement à cette condition de volontariat. Pour les autres, la démarche volontaire est caractérisée par la conclusion d’un avenant au contrat de travail négocié de gré à gré, à l’initiative de l’employeur ou du salarié. L’avenant peut être alors conclu pour une durée déterminée, renouvelable ou pas, ou pour une durée indéterminée.
Sans préjudice des dispositions du présent accord, les salariés affectés aux équipes de suppléance bénéficient d’une stricte égalité de traitement avec les salariés affectés aux équipes de semaine.
Amplitudes - durée quotidienne de travail
En ce qui concerne les périodes de repos hebdomadaire, l’équipe de suppléance pourra travailler sur 1, 2 ou 3 jours, selon que les équipes de semaine travaillent sur 6, 5 ou 4 jours.
La durée journalière de travail effectif est fixée à 12 heures maximum, ainsi :
pour les équipes de suppléance fonctionnant sur deux jours, soit un total maximal de 24 heures de travail effectif pour les 2 jours ;
pour les équipes de suppléance fonctionnant sur 3 jours, la durée journalière de travail effectif est fixée à 10 heures maximum, soit un total maximum de 30 heures de travail effectif pour les 3 jours.
La durée de travail effectif des salariés de moins de 18 ans ne pourra, en tout état de cause, excéder 8 heures par jour.
Les équipes de suppléances interviendront dans le cadre d’une durée de travail à temps partiel selon les dispositions en vigueur au sein de la Société, Les salariés travaillant en équipes de suppléance bénéficieront des dispositions légales et conventionnelles relatives au temps partiel.
Afin de respecter les obligations légales d’enregistrement du temps de travail, le suivi des temps de présence s’effectuera par un système de badgeage ou déclaratif pour l’ensemble des salariés. Toutes les pauses devront être débadgées et/ou mentionnées en cas de suivi déclaratif.
Temps de formation des salariés affectés en équipe de suppléance
Les salariés affectés en équipe de suppléance ont accès, au même titre que les autres salariés de la société, à la formation professionnelle.
A ce titre, leurs besoins de formation seront pris en compte dans le plan de formation annuel.
Chaque formation effectuée en semaine se fera dans le respect des durées maximales de travail, ainsi que des durées minimales de repos, quotidiennes et hebdomadaires, et fera l’objet d’un paiement au taux normal (sans majoration).
Lorsque le départ en formation, en accord avec l’employeur, se révélera incompatible avec la réalisation de l’activité normale de fin de semaine, les salariés seront dispensés de cette activité et rémunérés au taux normal tel que visé à l’alinéa précédent.
Les périodes de formation seront rémunérées comme des périodes de travail, à l’exception de la majoration de 50% qui n’est pas due.
Souhait d’occuper un emploi en équipe de semaine
Tout salarié affecté à une équipe de suppléance, s’il exprime le souhait d’occuper un emploi en équipe de semaine, doit en faire la demande auprès de la direction, selon tout moyen permettant d’en conserver trace du dépôt (lettre recommandée avec AR, lettre remise contre décharge, etc.).
Une réponse motivée sera apportée dans un délai de 30 jours à compter de la réception de la demande.
En cas de réponse négative, le salarié dispose d’une priorité pour être affecté à un emploi en équipe de semaine, dans la mesure où un tel emploi s’avère disponible et compatible avec ses compétences.
Afin de faciliter le passage en équipe de semaine, les représentants du personnel seront informés en temps utile des postes disponibles, et le descriptif de ceux-ci sera affiché sur les panneaux réservés à cet effet.
Au cas où un même emploi fait l’objet de plusieurs demandes au titre du présent article, le choix incombe à la société en fonction des compétences, aspirations et expériences des intéressés.
Rémunération
La rémunération des salariés affectés en équipe de suppléance est majorée de 50% par rapport à celle qui serait due pour une durée équivalente effectuée suivant un horaire de semaine.
Exemple : salarié accomplissant 2 x 10 h = 20 h du samedi au dimanche : rémunération égale à 20 x 1,5 = 30 h.
Compte tenu de cette majoration et de la nature spécifique de leur affectation, les salariés affectés en équipe de suppléance ne bénéficient pas des dispositions légales, réglementaires ou conventionnelles relatives au repos dominical, au travail du dimanche et à ses contreparties.
Conformément à l’article L.3132-19 du Code du travail, cette majoration ne s’applique pas lorsque les salariés de l’équipe de suppléance sont amenés à remplacer durant la semaine les salariés partis en congé.
Autres droits
Par souci de simplification et d’égalité des droits, les droits à congés et à absence sont calculés de la même manière que pour le personnel travaillant en semaine, mais en considérant que 2 jours travaillés d’une équipe de fin de semaine correspondent à 5 jours travaillés d’une équipe de semaine. Pour les salariés travaillant en équipe de suppléance sur 3 jours, il sera décompté 5 jours ouvrés de congés payés pour 3 jours d’absences. Sont notamment concernés les congés payés et les congés pour évènements familiaux.
Astreinte
Définition de l’astreinte
Une période d’astreinte s’entend comme une période pendant laquelle le salarié, sans être à la disposition permanente et immédiate de l’employeur, a l’obligation d’être en mesure d’intervenir pour accomplir un travail au service de l’entreprise. La période d’astreinte n’est pas du temps de travail effectif et doit donc être décomptée indépendamment. Les temps de trajet et d’intervention, lors d’une astreinte, sont néanmoins considérés comme du temps de travail effectif.
Mise en place et organisation de l’astreinte
La mise en place des astreintes dans un service fait l’objet d’une information préalable du personnel par voie d’affichage, après information des représentants du personnel. La participation des salariés aux astreintes se fait sur la base d’un planning proposé par le personnel concerné et validation de l’entreprise. A défaut d’entente sur le planning d’astreinte, l’entreprise effectuera un roulement équitable des salariés d’astreinte.
L’organisation normale de l’astreinte est articulée sur la base d’une semaine calendaire du lundi au dimanche. Elle peut être organisée ponctuellement suivant d’autres jours ou horaires en fonction des contrats et contraintes d’organisation. Elle ne s’entend qu’en dehors des heures de travail habituelles pendant lesquelles un salarié peut être mobilisé au titre de son emploi.
Un planning prévisionnel des astreintes est établi par la hiérarchie chaque trimestre, et communiqué individuellement aux salariés concernés, outre affichage. Ce planning prévisionnel peut être modifié sous réserve d’une information individuelle avec
un délai de prévenance minimal de 7 jours. Le délai de prévenance peut être ramené à 1 jour franc en cas de circonstances exceptionnelles.
Un salarié ne peut être d’astreinte plus de deux semaines consécutives, sauf circonstances exceptionnelles. Par ailleurs, un salarié ne peut être d’astreinte pendant ses jours de congés.
Le salarié d'astreinte doit disposer de moyens adaptés permettant d’être joint pendant la période d’astreinte. Il doit également disposer du nom et du numéro de téléphone du responsable opérationnel pouvant être joint pendant la durée de l’astreinte ainsi que de la personne définie immédiatement après lui dans le plan d’escalade des interventions.
Intervention pendant l’astreinte
a – définition de l’intervention
Est considéré comme temps d’intervention, toute période de travail générée par l’appel de la Direction, des clients ou des systèmes d’alarme anti-intrusion / incendie / de surveillance de température des équipements du site, ainsi que le temps de déplacement nécessaire pour se rendre sur le lieu d’intervention et en revenir, par le trajet le plus rapide, en réponse à des incidents. Une procédure est mise en place pour préciser le fonctionnement et les modalités de l’intervention. Le délai pour se rendre sur le lieu de travail en cas de nécessité d’intervention, ne pourra pas être supérieure à 1 heure.
b – information en cas d’incapacité du salarié
Le salarié se trouvant, à la suite d’un cas de force majeure dûment justifié, dans l’incapacité absolue d’intervenir, que ce soit à distance ou sur site, doit prévenir immédiatement le responsable opérationnel désigné ou, en cas d’impossibilité, la personne définie immédiatement après lui dans le plan d’escalade des interventions.
c – décompte du temps d’intervention
La durée de l’intervention incluant le temps de trajet dans le cas d’une intervention sur site est considérée comme
un temps de travail effectif. Les salariés d’astreinte font enregistrer les temps d’intervention par leur manager dans le logiciel de gestion des temps.
Pour les salariés au forfait annuel en jour, les interventions effectuées sont décomptées par demi-journées et s’imputent sur le forfait annuel.
Contingent annuel d’heures supplémentaires
Les heures effectuées dans le cadre des interventions ne s’imputent pas sur le contingent annuel, conformément aux dispositions de l’article L 3121-16 du Code du travail.
Contreparties liées à l’astreinte
a – Indemnisation
Une prime d’astreinte forfaitaire est versée par jour d’astreinte soit : - 20 € bruts par jour du lundi au vendredi (hors jours fériés) - 50 € bruts le samedi -50 € bruts le dimanche -50 € bruts les jours fériés
Dispositions spécifiques au repos quotidien et hebdomadaire
a – Repos quotidien
Le salarié en période d’astreinte doit bénéficier d’un repos quotidien de 11 heures consécutives par jour travaillé, conformément aux dispositions de l’article L3131-1 du Code du travail. En application des dispositions de l’article L3131-6 du Code de travail, ce repos quotidien n’est pas interrompu par les périodes d’astreinte, exception faite de la durée d’intervention qui est considérée comme du temps de travail effectif.
Si ce repos quotidien n’a pu être pris en totalité en raison d’une intervention, le salarié doit bénéficier de ce repos de 11 heures consécutives à l’issue de l’intervention.
b – Repos hebdomadaire
Le salarié en période d’astreinte doit bénéficier d’un repos hebdomadaire minimal de 35 heures consécutives (incluant les 11 heures de repos quotidien), conformément aux dispositions de l’article L.3131-2 du Code du travail. Ce repos hebdomadaire n’est pas interrompu par les périodes d’astreinte, conformément aux dispositions de l’article L.3121-6 du Code de travail, exception faite de la durée d’intervention qui est considérée comme du temps de travail effectif.
En cas d’intervention ayant lieu en période d’astreinte au cours du repos hebdomadaire, le salarié concerné doit bénéficier intégralement d’un repos hebdomadaire de 35 heures consécutives à compter de la fin de l’intervention sauf s’il en a déjà bénéficié intégralement avant le début de l’intervention.
TITRE 5 - DISPOSITIONS FINALES
Durée de l'accord
Le présent accord est conclu à durée indéterminée.
Le présent accord entrera en vigueur à compter du 1er juillet 2026, dès lors que son dépôt, au titre du dernier article du présent accord, aura été effectué. Interprétation de l'accord Les représentants de chacune des parties signataires conviennent de se rencontrer à la requête de la partie la plus diligente, dans les 30 jours suivant la demande pour étudier et tenter de régler tout différend d'ordre individuel ou collectif né de l'application du présent accord. La demande de réunion consigne l’exposé précis du différend. La position retenue en fin de réunion fera l’objet d’un procès-verbal rédigé par la société. Le document est remis à chacune des parties signataires. Si cela est nécessaire, une seconde réunion pourra être organisée dans les 15 jours ouvrés suivant la première réunion. Jusqu’à l’expiration de ces délais, les Parties s’engagent à ne susciter aucune forme d’action contentieuse liée au différend faisant l’objet de cette procédure.
Révision de l’accord A la demande de la Direction et/ou des représentants du personnel, il pourra être convenu d’ouvrir une négociation de révision du présent accord dans les conditions prévues par les dispositions des articles L. 2261-7-1 et L. 2261-8 du Code du travail. L’avenant portant révision de tout ou partie du présent accord est conclu dans les conditions de droit commun.
Dénonciation de l’accord
Conformément aux dispositions légales, chacune des parties contractantes se réserve le droit de dénoncer le présent accord moyennant
un préavis de trois mois, de date à date, par pli recommandé avec accusé de réception à chacune des autres parties.
Une nouvelle négociation doit s’engager dans le mois qui suit l’envoi de la lettre recommandée de dénonciation. L’accord continue alors de produire effet jusqu’à l’entrée en vigueur de l’accord qui lui est substitué ou, à défaut, pendant une durée d’un an à compter de l’expiration du préavis. En l’absence de conclusion d’un accord de substitution durant le délai de survie, l’accord initial cesse de produire effet.
Dépôt Le présent accord fera l’objet d’un dépôt en ligne auprès de la DREETS via la plateforme de télé-procédure du ministère du travail www.teleaccords.travail-emploi.gouv.fr .
Il sera également déposé au Conseil de prud’hommes de Quimper.
Il fera l’objet, par ailleurs, d’un affichage destiné à assurer l’information de l’ensemble du personnel.
Fait à Rosporden, le 29/04/2026
Mention de cet accord figurera sur le tableau d’affichage de la direction.
Pour l’entreprise,Pour le CSE, Le PrésidentL’élue titulaire M. XXXMme XXX
L’élue titulaire, Mme XXX
Signatures précédées des mentions « lu et approuvé »