Accord d'entreprise TRIGO FRANCE

Accord collectif relatif à la mise en place de l’activité partielle de longue durée rebond (APLD-R)

Application de l'accord
Début : 01/09/2025
Fin : 31/08/2027

31 accords de la société TRIGO FRANCE

Le 16/06/2025




Confidentiel

Accord collectif relatif à la mise en place de l’activité partielle de
longue durée rebond (APLD-R)Embedded Image
Accord collectif relatif à la mise en place de l’activité partielle de
longue durée rebond (APLD-R)

Entre les soussignés :


La société

TRIGO France identifiée sous le numéro 79968745400022, RCS 799687454 dont le siège est situé au 4 avenue Pablo Picasso CS70134– 92024 NANTERRE Cedex, représentée par xxxx, agissant en qualité de Directeur des Ressources Humaines.


Et

Les organisations syndicales suivantes, représentatives au niveau de l’entreprise TRIGO France :

  • CFE/CGC, représentée par xxxx, en sa qualité de délégué syndical,
  • FO, représentée par xxxxx en leur qualité de délégués syndicaux,
  • CGT, représentée par xxxx , en leur qualité de délégués syndicaux.

d’autre part,

Ci-dessous dénommés « les parties », Il a été convenu ce qui suit :


Confidentiel

La loi de finance pour 2025 a introduit l’APLD-R, un dispositif conçu pour préserver l’emploi en cas de réduction d’activité durable, dont les modalités ont été précisées par le décret n°2025-338 du 14 avril 2025.
Le cadre légal de ce nouveau dispositif prévoit qu’il est possible de le mettre en place soit par la conclusion d’un accord collectif d’établissement, d’entreprise ou de groupe, soit par l’élaboration par l’employeur d’un document unilatéral prise en application d’un accord de branche étendu et après consultation du CSE lorsque ce dernier existe.

C’est dans ce cadre que les parties signataires à l’accord se sont réunies lors de réunions de négociations et de convenir de mettre en place le dispositif spécifique d’Activité Partielle de Longue Durée Rebond au sein de la société TRIGO France jusqu’à 30 juin 2027.
Les parties ont constaté que le contexte économique aggravé par la guerre en Ukraine et les décisions américaines était toujours incertain. Ainsi et compte tenu de la situation économique, de son imprévisibilité et l’aléa qui en résulte sur l’activité de l’entreprise et la préservation des emplois, dans ce contexte, il a été décidé de signer un accord pour bénéficier de ce dispositif.

Le CSE de TRIGO France a rendu, le 29 avril 2025, un avis favorable à la majorité des membres présents (7 pour et 1 abstention) à la mise en place de l’APLD-R et à l’ouverture des négociations. L’avis du CSE repose sur les bilans et rapports d’activité présentés chaque mois aux membres.

Les négociations et la signature du présent accord reposent sur le diagnostic économique de TRIGO France et des perspectives de reprise.

Embedded Image
PREAMBULE : DIAGNOSTIQUE SUR LA SITUATION ECONOMIQUE ET SUR LES PERSPECTIVES

Embedded ImageD’ACTIVITES

Le recours au dispositif d’APLD-R est rendu nécessaire par la situation économique actuelle de l’entreprise ainsi que les perspectives d’activités élaborées à ce jour, lesquelles sont décrites dans le diagnostic ci-dessous.
Article 1 – Présentation de l’activité de la société
Fondé en 1997 par Pierre HERVO, le Groupe Trigo est une structure internationale fournissant des solutions de gestion de la Qualité opérationnelle en milieu industriel et notamment dans les industries de conception et d’assemblage de moyens de transport (automobile, aéronautique, ferroviaire).

L’activité du Groupe Trigo consiste à assurer, en sous-traitance, les contrôles de qualité (inspection, mesures, contrôle, retouche) sur les sites de tiers intervenant principalement dans le secteur de l’automobile et de l’aéronautique.

Au sein de ce groupe, la société TRIGO FRANCE occupe une place centrale au regard de sa taille et de son chiffre d’affaires. Elle s’est spécialisée, depuis sa création, dans le contrôle qualité et plus spécifiquement sur le tri et la retouche dans le secteur automobile, auprès des grands constructeurs, fournisseurs et équipementiers.


Confidentiel

Le volume d’activités de TRIGO FRANCE varie donc en fonction de l’activité sous-jacente de l’ensemble
de la chaine automobile.
Article 2 – Présentation de la structure des effectifs
Au 30 avril 2025, la société TRIGO FRANCE est composée de

690 salariés :

  • 668 salariés en contrat à durée indéterminée,

  • 12 salariés en contrat à durée déterminée,

  • 10 apprentis et contrat de professionnalisation.


Article 3 – Situation économique de l’entreprise et cause de la baisse d’activité
Depuis janvier 2020, une épidémie de Coronavirus COVID-19 s’est propagée depuis la Chine. L’épidémie s’est étendue à la France, obligeant ainsi le gouvernement à prendre des mesures de prévention et de confinement de la population.

La crise sanitaire qui fait suite à la pandémie de COVID-19 a lourdement impacté la filière automobile et les constructeurs ont dû réduire leur cadence de production.

Xxx

Après quelques mois de reprises d’activités, la filière automobile a de nouveau été frappée en 2021 par un ralentissement et des fermetures temporaires liés à une pénurie de composants électriques. Cette pénurie a perduré en 2022 et en 2023. Ceci a entrainé la mise en sommeil temporaire des sources d’approvisionnement ainsi qu’un décalage des investissements initialement programmés pour répondre à la demande.

Les équipementiers ont par ailleurs été contraints d’utiliser leurs stocks en attendant d’avoir de la visibilité de la part de leurs clients constructeurs. La reprise plus rapide et plus forte qu’anticipée en Asie, en particulier en Chine, a engendré une forte demande de composants électroniques.

Notre société, en sa qualité de prestataire de service, a donc été directement impactée.
Il n’y a pas eu de retour à la normale en 2023, notamment en raison du contexte de tension sur le marché des composant et du contexte inflationniste. Ainsi, sur l’année 2023 TRIGO France a été contrainte à plusieurs variations importantes de son activité en raison de fermetures d’usines sur plusieurs semaines. La situation économique et l’utilisation de l’APLD en 2022 et 2023 restent à l’identique.

L’inflation marquée sur 2023, a également favorisé un nouveau contexte de crise de marché, dans la
mesure où les négociations pour réviser notre offre tarifaire restent très limitées.


Confidentiel

La production automobile reste inférieure entre 35% à 40% vs 2019, et le rebond de l’activité ne
montre pas de prémices.

Au regard des perspectives de reprise d’activité et de la réduction durable d’activité, il devient nécessaire pour la société TRIGO France de s’inscrire de nouveau dans un processus d’activité partielle longue durée rebond pour les 24 mois à venir.

Comme pour les années précédentes, TRIGO France évolue dans un secteur particulièrement exposé aux aléas économiques internationaux. Si la reprise amorcée à la suite de la crise sanitaire a permis un retour progressif de l’activité, TRIGO France est confronté aujourd’hui à plusieurs factures exogènes majeurs qui impactent durablement l’activité en France. En premier lieu, les décisions américaines et leurs instabilités entraînent des répercussions directes sur nos clients et donc sur notre volume d’activité. Cette dynamique se traduit par une diminution des commandes et une visibilité affaiblie sur le moyen terme.

Dans ce contexte, l’activité partielle de longue durée rebond constitue pour TRIGO France un levier indispensable pour maintenir les compétences de l’entreprise et préserver l’emploi.

Article 4 – Les perspectives d’activité pour l’avenir
Comme indiqué précédemment, les perspectives de reprise et budgétaire sont limitées pour l’année
2025.

Toutefois, le niveau d’activité avant crise, notre implantation sur le marché et notre portefeuille de prestations de services sont autant d’éléments qui sont favorables à une reprise d’activité dynamique. Principalement, notre approche commerciale par secteur nous a permis de remporter de nouveaux contrats.

Les années 2023 et 2024 ont permis à TRIGO FRANCE une reprise mais celle-ci reste limitée avec un volume et un chiffre d’affaires encore trop fragile. Le contexte inflationniste a accentué également les difficultés commerciales à renégocier les contrats en cours.
Aussi, il a semblé essentiel pour les parties (Direction et organisations syndicales) de reconduire ce dispositif qui permettra à la société d’ajuster la capacité de production à la baisse en fonction de la demande, en limitant les coûts économiques et sociaux, tout en préservant l’emploi et les compétences pendant cette période de baisse d’activité.


Confidentiel

Embedded Image

CHAPITRE 1 – CHAMP D’APPLICATION

La loi impose que l’accord collectif précise d'une part, les activités concernées et, d'autre part, les salariés auxquels s'applique le dispositif d’APLD-Rebond.
Article 5 – Champ d’application au sein de l’entreprise
Le présent accord s’applique à la société TRIGO France.
Article 6 – Activités et salariés concernés
L’APLD-Rebond est applicable à tous les salariés de l’entreprise quels que soient leur statut, leur ancienneté, la nature de leur contrat, leur temps de travail et leurs modalités de décompte du temps de travail.

Les salariés affectés aux unités de travail figurant dans l’annexe du présent accord sont concernés par
le dispositif d’APLD-Rebond.

Les informations figurant dans ce tableau constituent un état élaboré à la date du 30 avril 2025. Ces informations sont données à titre informatif et sont susceptibles d’évolution notamment au regard des entrées et sorties du personnel et des mouvements internes.

Il est précisé qu’à la date d’entrée en vigueur du présent accord, aucun salarié ne bénéficie du chômage partiel « classique ».


Confidentiel

CHAPITRE 2 – BILAN DU RECOURS AU DISPOSITIF D’ACTIVITE PARTIELLE DE LONGUE DUREE SUR L’ANNE 2024

A titre préliminaire, il est précisé que le bilan présenté ne tient compte que du dispositif APLD sur
l’année 2024.

Article 7. Volume d’heures d’activité partielle longue durée de janvier à décembre 2024

  • Par région
































































































































































































































































  • Par statut
























































































































































































































Confidentiel

Article 8 - Suivi des engagements en matière de formation présenté au CSE
Les parties signataires soulignent l'importance cruciale de continuer à former les salariés afin d'accompagner au mieux la relance de l'activité.

Conformément au bilan annuel de la formation présenté aux membres du CSE en février 2025, les principales données sont les suivantes :

  • Nombre d’heures de formation : 6 539 heures
  • Nombre de stagiaires en formation : 443 salariés
  • Typologies de formation :
  • 269 formations sécurité (CACES, Habilitations électriques, SST …)
  • 89 formations en management (cursus Management des opérations)
  • 80 formations métier (basiques métiers, culture lean, …)
  • 7 formations en informatique (Excel)
  • 5 formations qualité (ISO 27001)
  • 3 formations en langues

Les axes stratégiques de formations pour 2025 sont :
  • Le développement des compétences de nos collaborateurs : pour un épanouissement dans leurs métiers et des possibilités d’évolutions transversales ou hiérarchiques au sein de la société.

  • L’adaptation au poste de travail, à leur métier ou mission : pour permettre à nos

collaborateurs d’optimiser, faciliter et gérer au mieux leur temps et leur mission au quotidien.
  • Cette année, et au regard de nos objectifs une attention particulière sera portée au développement managérial, aux formations habilitations électriques au développement des compétences techniques.
  • Les formations à nos métiers, à la sécurité et les langues demeurent des axes prioritaires.


CHAPITRE 3 – REDUCTION MAXIMALE DE L’HORAIRE DE TRAVAIL

Il est rappelé que la réduction maximale de l’horaire de travail dans l’entreprise est applicable à chaque
salarié concerné et ne peut être supérieure à 40 % de la durée légale du travail.

Article 9 – Réduction de l’horaire de travail
Sur la durée totale d’application du dispositif, la réduction de l’horaire de travail ne peut être supérieure, en moyenne, à 40% de la durée légale du travail. Si la situation économique le justifie, la réduction peut être supérieure, sans dépasser 50%. La réduction s’apprécie salarié par salarié.

Le salarié qui souhaite obtenir un bilan mensuel des heures pointées en APLD-rebond pourra solliciter le service des Ressources Humaines.


Confidentiel

Article 10 – Organisation du travail pendant les réductions d’horaires
La réduction de l'horaire de travail au titre de l’APLD-rebond peut conduire à la suspension totale de l'activité.
En outre, les salariés pourront être placés en position d’APLD-rebond individuellement et
alternativement, selon un système de roulement, au sein d’une même unité de travail.

Il est demandé aux managers, d’établir des plannings prévisionnels d’absence et de prévenir les salariés dès lors qu’il a connaissance de la mise en place de l’APLD. Une action de formation sera faite à l’ensemble des managers afin que ces délais soient respectés. Un bilan sera régulièrement présenté en CSE.

Il est précisé que la décision d’ouverture de l’APLD-Rebond est prise par la Direction Générale. C’est
ensuite à chaque manager d’informer chaque salarié concerné.

Le manager pourra par ailleurs profiter de cette période chômée pour mettre en place les formations mentionnées au chapitre 6.


CHAPITRE 4 – MODALITES D’INDEMNISATION DES SALARIES EN APLD

Les stipulations de l’accord de branche du 28 juillet 1998 modifié selon lesquelles les salariés en forfait jours ainsi que les cadres dirigeants (« forfaits sans référence horaire ») ne peuvent voir leur rémunération réduite du fait d’une mesure d’activité partielle ne sont pas applicables au dispositif d’APLD-rebond, conformément aux dispositions légales.
Ainsi, les salariés mensuels et les salariés au forfait jours bénéficieront du même taux d’indemnisation.
Article 11 – Rappel du cadre légal de l’indemnisation du salarié
Le salarié placé en APLD-rebond reçoit une indemnité horaire versée par l'employeur, dans les conditions légales et réglementaires en vigueur.

Ainsi, les salariés placés en APLD-rebond recevront une indemnité horaire versée par l’entreprise correspondant à 70 % de leur rémunération brute servant d'assiette au calcul de l'indemnité de congés payés telle que prévue au II de l'article L. 3141-24 du code du travail ramenée à un montant horaire sur la base de la durée légale du travail applicable dans l'entreprise ou, lorsqu'elle est inférieure, la durée collective du travail ou la durée stipulée au contrat de travail.

La rémunération maximale prise en compte pour le calcul de l'indemnité horaire est égale à 4,5 fois le taux horaire du SMIC.


Confidentiel

Article 12 – Rappel du cadre légal de l’indemnisation du salarié
A titre plus favorable, il a été négocié entre les parties l’application d’un taux d’indemnisation
supérieur au montant légal :

Légal

Taux applicable TRIGO France

Remboursement Etat

70%

76%
60%

Dans le cas d'une évolution des dispositions légales et règlementaires, les nouvelles modalités d'indemnisation feront l’objet d’une éventuelle révision.

Par ailleurs, la mise en APLD-rebond n’aura pas d’impact sur la prime d’assiduité. Cette disposition ne
s’applique pas pour les autres formes d’activité partielle.

CHAPITRE 5 – ENGAGEMENTS EN MATIERE D’EMPLOI

Article 13 – Le maintien de l’emploi
Le maintien de l’emploi s’entend comme l’engagement de ne pas procéder à des licenciements pour l’un des motifs économiques visés à l’article L1233-3 du code du travail, ainsi que l’interdiction de procéder à des licenciements sui generis dans le cadre d’un accord de performance collective.

Article 14 – Salariés concernés par le maintien de l’emploi
La société TRIGO France s’engage, vis-à-vis de l’administration, à maintenir les emplois des salariés effectivement placés en APLD-rebond.

Article 15 – Durée des engagements de maintien de l’emploi
Ces engagements courent à compter du début du recours au dispositif et s’appliquent, pour chaque salarié concerné, pendant toute la durée d’application du présent dispositif.

CHAPITRE 6 – ENGAGEMENTS EN MATIERE DE FORMATION PROFESSIONNELLE

Les parties signataires soulignent de nouveau l'importance cruciale de continuer à former les salariés afin d'accompagner au mieux la relance de l'activité.
Cette démarche s’inscrit dans la logique des orientations de la formation professionnelle et les impacts sur l’emploi dont les objectifs sont les suivants :
  • Soutenir l’évolution de nos métiers pour s’adapter aux attentes de nos clients,
  • Accompagner la montée en compétences des collaborateurs pour s’adapter aux nouveaux besoins de l’entreprise (transformation et digitalisation).


Confidentiel

Dans ce contexte, la formation s’articule autour de 3 axes stratégiques :
  • Développer les compétences techniques et soutenir la démarche d’excellence opérationnelle,
  • Accompagner la ligne managériale,
  • Assurer la sécurité de nos collaborateurs.

Article 16 – Mobilisation du plan de développement des compétences
L’objectif poursuivi est d’une part, de maintenir le développement des compétences des salariés placés en APLD-rebond, et d’autre part, de préparer la reprise d’activité en les formant sur les compétences permettant d’accompagner la relance de notre activité.

L’entreprise s’engage à proposer les actions de formation suivantes au titre du plan de développement des compétences de l’année 202( en lien avec les orientations stratégiques.

Les formations managériales sont prioritaires au regard de nos orientations stratégiques. L’entreprise
veillera à tendre vers l’équilibre suivant en matière de répartition des actions de formation :
  • 70% pour les salariés non-cadre
  • 30% pour les salariés cadre

En plus des formations externes, l’entreprise s’engage à développer les formations internes dans les domaines suivants :
  • Qualité
  • Sécurité
  • Lean
  • Commerce
  • Ressources Humaines
  • Digital

Notre ambition est de proposer une offre de formation plus large que le socle dit « obligatoire » à la prise de poste. Ainsi, l’entreprise s’engage à développer une plateforme e-learning de formation.
Cette plateforme de formation en e-learning pourra proposer :

  • des modules de formation obligatoires qui seront réalisés sur le temps de travail et avec les moyens mis à disposition par l’entreprise ;

  • des modules de formation facultatifs qui permettront aux salariés d’étendre leur champ de compétences.
Pour les modules de formation facultatifs, la plateforme de formation en e-learning sera accessible par les moyens propres du salarié (smartphone, ordinateur personnel …). Chaque salarié pourra suivre les modules de son choix correspondant à son profil métier sans limitation du temps de formation suivi hors temps de travail. Le temps correspondant aux modules de formation facultatif n’est pas du temps de travail effectif et ne donne pas lieu à rémunération.


Confidentiel

Dans la mesure du possible, les actions de formations seront organisées sur les jours chômés. A ce titre, il est précisé que le salarié, qui bénéficie d’une action de formation sur un jour planifié en APLD bénéficiera d’un maintien de salaire intégral, soit 100% de sa rémunération brute horaire au lieu de 76%.

Article 18 – Abondement exceptionnel du Compte Personnel de Formation
L’employeur s’engage à financer des abondements au compte personnel de formation des salariés placés en APLD-rebond ayant déclaré un projet de formation éligible au CPF et en lien direct avec les besoins de l’entreprise durant la mise en œuvre de l’activité réduite. Il est rappelé que la mobilisation du CPF est à l’initiative du salarié.

L’abondement est accordé sur accord expresse de l’entreprise et est limité à un montant maximum de de 200 euros TTC par personne sur toute la durée du présent accord. Il est par ailleurs limité à une enveloppe globale établie au niveau de l’entreprise de 20 000 €.


CHAPITRE 7 – APLD ET CONGES PAYES

Article 19 – Absence de report des congés payés
Il est convenu entre les parties que tous les congés payés acquis avant le 31 mai de l’année (compteurs CP A-1 et A-2) devront être soldés avant le 31 mai de l’année suivante.

Aucune possibilité de report ne sera accordée sauf exceptions légales/conventionnelles ou validation expresse de la Direction.


CHAPITRE 8 – MODALITES D’INFORMATION DES IRP ET DES SALARIES ET ACCOMPAGEMENTS DES MANAGERS ET CELLULE GO

Article 20 – Information trimestrielle des IRP
Le Comité Social et Economique a été informé régulièrement de la mise en œuvre du dispositif APLD.

Dans le cadre du présent accord, le Comité Social et Economique sera également informé régulièrement (au moins 1 fois par trimestre) de la mise en œuvre du dispositif d’APLD-rebond. Cette information lui sera communiquée au cours d’une réunion à l’issue de laquelle un procès-verbal est rédigé. Les organisations syndicales signataires sont informées, par la même occasion, de la mise en œuvre du dispositif d’APLD-rebond.


Confidentiel

Article 21 – Information des salariés de l’entreprise
La décision de validation ainsi que les voies et délais de recours sont portés à la connaissance des salariés par le biais des panneaux d’affichage sur sites ainsi que sur l’Intranet de l’entreprise.

À défaut de validation dans un délai de 15 jours à compter de la réception du présent accord, la copie de la demande de validation, accompagnée de son accusé de réception par l'administration sont transmis par l’employeur au comité social et économique et aux organisations syndicales signataires.

Ces documents sont également portés à la connaissance des salariés dans les mêmes conditions qu’en
cas de décision explicite de validation.

Article 22 – Accompagnement des managers et des cellules GO
La direction s’engage à accompagner les managers et les collaborateurs de la cellule GO dans le la mise en place du dispositif de l’APLD-rebond à l’aide de notices explicatives notamment. Un point particulier sera proposé notamment sur l’articulation avec les dispositifs existants dans l’entreprise.



CHAPITRE 9 – DATE DE DEBUT ET DUREE D’APPLICATION DE L’APLD

Article 23– Date de début
Le recours au dispositif d’activité réduite pour le maintien en emploi est sollicité à compter du 1er septembre 2025.
Pour le cas où la validation du présent accord collectif serait accordée, de façon explicite ou implicite, l’entreprise sollicite l’arrêt du dispositif d’activité partielle de droit commun à compter de la date de début du recours au dispositif d’activité réduite pour le maintien en emploi pour les salariés effectivement placés dans ce dispositif.
Article 24 – Durée du dispositif
Le présent dispositif est sollicité pour une durée de 24 mois, soit jusqu’au 31 aout 2027.


Confidentiel

CHAPITRE 10 – VALIDATION DE L’ACCORD

Article 25– Procédure de validation
Le présent accord fait l’objet d’une validation conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur.

L'autorité administrative notifie la décision de validation dans un délai de 15 jours à compter de la réception du présent accord.

Il est précisé que le silence gardé par l'autorité administrative pendant le délai de 15 jours vaut décision de validation.

Dans ce cas, l’entreprise transmettra une copie de la demande de validation, accompagnée de son accusé de réception par l'administration, au comité social et économique et aux organisations syndicales signataires.
Article 26 – Bilan obligatoire
En tout état de cause, avant l’échéance de chaque période d’autorisation, l’entreprise adressera à
l’autorité administrative :
  • un bilan portant d’une part sur le respect des engagements en matière d'emploi et de formation professionnelle et, d’autre part, sur les modalités d'information des organisations syndicales signataires et des instances représentatives du personnel sur la mise en œuvre de l’accord. Cette information a lieu tous les trois mois, conformément au présent accord collectif
;
  • un diagnostic actualisé de la situation économique et des perspectives d'activité ;
  • le procès-verbal de la dernière réunion au cours de laquelle le comité social et économique a été informé de la mise en œuvre de l'activité réduite pour le maintien en emploi.


CHAPITRE 11 – DISPOSITIONS FINALES

Article 27 – Durée de l’accord
Le présent accord est conclu pour une durée déterminée.

Sous réserve de sa validation par l’autorité administrative, il entre en vigueur à la date à partir de laquelle il est recouru au dispositif et cesse de produire ses effets au terme de la durée pour laquelle il est recouru au même dispositif.


Confidentiel

Article 28 – Révision du présent accord
Le présent accord peut être révisé dans les conditions prévues par les textes légaux et réglementaires. Si un avenant de révision est conclu, une nouvelle procédure de validation sera engagée, conformément à la législation en vigueur.

Article 29 – Formalités de dépôt et de publicité
Conformément à l’article L. 2231-5 du Code du travail, le présent accord est notifié à chacune des organisations représentatives.

Conformément aux articles D. 2231-2, D. 2231-4 et L. 2231-5-1 du Code du travail, le présent accord est déposé sur la plateforme de téléprocédure du ministère du travail et du greffe du Conseil de Prud’hommes de Nanterre.
Il est convenu entre les parties que la publication se fera sans mention des noms et prénoms des négociateurs et signataires.


Confidentiel

Fait à Nanterre, le 16 juin 2025,

Pour TRIGO France

Représentée par xxxxDirecteur des Ressources Humaines





Pour CFE-CGC

Représentée par xxxx Délégué Syndical






Pour CGT

Représentée par Déléguée Syndicale

Pour FO

Représentée par Délégué Syndical

Pour CGT

Représentée par Délégué Syndical





Pour FO

Représentée par Délégué Syndical





Confidentiel

Mise à jour : 2025-08-12

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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