Accord d'entreprise RACCORDS ET PLASTIQUES NICOLL

ACCORD COLLECTIF RELATIF AU DIALOGUE SOCIAL

Application de l'accord
Début : 01/01/2025
Fin : 01/01/2999

27 accords de la société RACCORDS ET PLASTIQUES NICOLL

Le 04/12/2024


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ACCORD COLLECTIF RELATIF AU DIALOGUE SOCIAL



Entre les soussignées :


La Société RACCORDS ET PLASTIQUES NICOLL, dont le siège social est situé 37 rue Pierre et Marie Curie 49309 CHOLET, représentée par M., dûment mandaté à l’effet des présentes ;

ci-après désigné « 

l’Entreprise »,

d’une part

ET :


Les organisations syndicales représentatives ci-dessous :
  • CFDT représentée par M., délégué syndical central, accompagné de M., délégué syndical d’établissement ;

  • CFE-CGC représentée par M., délégué syndical central, accompagné de M., délégué syndical d’établissement ;

  • CGT représentée par M., délégué syndical central, accompagné de M., délégué syndical d’établissement ;

  • FO représentée par M., délégué syndical central accompagné de M., délégué syndical d’établissement ;

ci-après désignées les «

OSR »,

d’autre part
Ci-après désignées ensemble « 

Les Parties ».




TOC \o "1-3" \h \z \u PREAMBULE PAGEREF _Toc184721618 \h 6
CHAMP D’APPLICATION PAGEREF _Toc184721619 \h 7
TITRE 1 – LES INSTANCES REPRESENTATIVES DU PERSONNEL PAGEREF _Toc184721620 \h 7
CHAPITRE 1 – DUREE DES MANDATS PAGEREF _Toc184721621 \h 7
CHAPITRE 2 – LE COMITE SOCIAL ET ECONOMIQUE D’ETABLISSEMENT (CSE) PAGEREF _Toc184721622 \h 7
ARTICLE 1 – MISSIONS ET ATTRIBUTIONS GENERALES DU CSE D’ETABLISSEMENT PAGEREF _Toc184721623 \h 7
ARTICLE 2 – NOMBRE ET PERIMETRE DES INSTANCES REPRESENTATIVES DU PERSONNEL AU SEIN DE L’ENTREPRISE PAGEREF _Toc184721624 \h 7
ARTICLE 3 – COMPOSITION DU CSE D’ETABLISSEMENT PAGEREF _Toc184721625 \h 8
Article 3.1 – Présidence des CSE d’établissement PAGEREF _Toc184721626 \h 8
Article 3.2 – Bureau des CSE d’établissement PAGEREF _Toc184721627 \h 8
ARTICLE 4 - FONCTIONNEMENT ET ORGANISATION DES REUNIONS DU CSE D’ETABLISSEMENT PAGEREF _Toc184721628 \h 8
Article 4.1 - Première réunion du CSE PAGEREF _Toc184721629 \h 9
Article 4.2 – Organisation des réunions du CSE d’établissement PAGEREF _Toc184721630 \h 9
Convocation et ordre du jour des réunions du CSE d’établissement PAGEREF _Toc184721631 \h 9
Présence en réunion du CSE d’établissement PAGEREF _Toc184721632 \h 9
Etablissement d’un procès-verbal de réunion PAGEREF _Toc184721633 \h 10
Article 4.3 - Remplacement d’un membre titulaire au CSE PAGEREF _Toc184721634 \h 10
ARTICLE 5 – LES COMMISSIONS OBLIGATOIRES DU CSE D’ETABLISSEMENT PAGEREF _Toc184721635 \h 11
Article 5.1 – Les commissions santé, sécurité et conditions de travail PAGEREF _Toc184721636 \h 11
Article 5.1.1 – Composition des CSSCT PAGEREF _Toc184721637 \h 11
Article 5.1.2 – Attributions des CSSCT PAGEREF _Toc184721638 \h 12
Article 5.1.3 – Fonctionnement et organisation des CSSCT PAGEREF _Toc184721639 \h 13
Article 5.2 – Autres commissions PAGEREF _Toc184721640 \h 13
CHAPITRE 3 – LE COMITE SOCIAL ECONOMIQUE CENTRAL (CSEC) PAGEREF _Toc184721641 \h 13
ARTICLE 1 – MISSIONS ET ATTRIBUTIONS GENERALES DU CSE CENTRAL PAGEREF _Toc184721642 \h 13
ARTICLE 2 – COMPOSITION DU CSE CENTRAL PAGEREF _Toc184721643 \h 14
Article 2.1 – Electorat, Eligibilité et Déroulement du vote des membres du CSE Central PAGEREF _Toc184721644 \h 14
Article 2.2 – Présidence du CSE Central PAGEREF _Toc184721645 \h 15
Article 2.3 – Bureau du CSE Central PAGEREF _Toc184721646 \h 15
ARTICLE 3 – FONCTIONNEMENT ET ORGANISATION DES REUNIONS DU CSE CENTRAL PAGEREF _Toc184721647 \h 15
Article 3.1 – Organisation des réunions du CSE Central PAGEREF _Toc184721648 \h 16
Convocation et ordre du jour des réunions du CSE Central PAGEREF _Toc184721649 \h 16
Présence en réunion du CSE Central PAGEREF _Toc184721650 \h 16
Etablissement d’un procès-verbal de réunion PAGEREF _Toc184721651 \h 17
Article 3.2 – Remplacement des membres titulaires du CSE Central PAGEREF _Toc184721652 \h 17
ARTICLE 4 – LES COMMISSIONS OBLIGATOIRES DU CSE CENTRAL PAGEREF _Toc184721653 \h 18
Article 4.1. – La commission santé, sécurité et conditions de travail centrale (CSSCT-C) PAGEREF _Toc184721654 \h 18
Article 4.1.1 – Composition de la CSSCT-Centrale PAGEREF _Toc184721655 \h 18
Article 4.1.2 – Attributions de la CSSCT-Centrale PAGEREF _Toc184721656 \h 19
Article 4.1.3 – Fonctionnement et organisation de la CSSCT-Centrale PAGEREF _Toc184721657 \h 19
Article 4.2 – Les commissions supplémentaires PAGEREF _Toc184721658 \h 19
Article 4.3 – Réunions préparatoires des commissions CCSCT-C et supplémentaires PAGEREF _Toc184721659 \h 20
TITRE 2 – LES INSTANCES REPRESENTATIVES DESIGNEES PAGEREF _Toc184721660 \h 20
CHAPITRE 1 – MANDATS ET MODALITES DE DESIGNATION PAGEREF _Toc184721661 \h 20
ARTICLE 1 – LE DELEGUE SYNDICAL CENTRAL (DSC) PAGEREF _Toc184721662 \h 20
ARTICLE 2 – LES DELEGUES SYNDICAUX D’ETABLISSEMENT (DS) PAGEREF _Toc184721663 \h 21
ARTICLE 3 – LES REPRESENTANTS DE LA SECTION SYNDICALE (RSS) PAGEREF _Toc184721664 \h 21
Article 4.1 – Au niveau des CSE d’établissement PAGEREF _Toc184721665 \h 21
Article 4.2 – Au niveau du CSEC PAGEREF _Toc184721666 \h 21
CHAPITRE 2 – LA NEGOCIATION COLLECTIVE PAGEREF _Toc184721667 \h 22
ARTICLE 1 – DELEGATION À LA NEGOCIATION CENTRALE PAGEREF _Toc184721668 \h 22
ARTICLE 2 – LA PERIODICITE DES NEGOCIATIONS OBLIGATOIRES PAGEREF _Toc184721669 \h 22
ARTICLE 3 – LE DELAI DE TRANSMISSION DES INFORMATIONS PREALABLES AUX REUNIONS D’OUVERTURE DE NEGOCIATION PAGEREF _Toc184721670 \h 22
TITRE 3 – LES MOYENS D’UN DIALOGUE SOCIAL DE QUALITE PAGEREF _Toc184721671 \h 22
CHAPITRE 1 – LES MOYENS EN HEURES DES REPRESENTANTS DU PERSONNEL PAGEREF _Toc184721672 \h 22
ARTICLE 1 – LES HEURES DE DELEGATION DE LA REPRESENTATION ELUE DU PERSONNEL PAGEREF _Toc184721673 \h 23
Article 1.1 – Les membres des CSE d’établissement PAGEREF _Toc184721674 \h 23
Article 1.2 – Les membres élus du Comité Social et Economique Central (CSEC) PAGEREF _Toc184721675 \h 23
ARTICLE 2 – LES HEURES DE DELEGATION DE LA REPRESENTATION DESIGNEE DU PERSONNEL PAGEREF _Toc184721676 \h 23
Article 2.1 – Les Délégués Syndicaux Centraux (DSC) PAGEREF _Toc184721677 \h 23
Article 2.2 – Les Délégués Syndicaux d’établissement (DSE) PAGEREF _Toc184721678 \h 23
Article 2.3 – Représentants de la Section Syndicale (RSS) PAGEREF _Toc184721679 \h 24
Article 2.4 – Les Représentants Syndicaux au CSE d’établissement (RS CSE) PAGEREF _Toc184721680 \h 24
Article 2.5 – Les Représentants Syndicaux au CSE central (RS CSEC) PAGEREF _Toc184721681 \h 24
ARTICLE 3 – LES TEMPS PASSES EN REUNION ET EN TRANSPORT PAGEREF _Toc184721682 \h 24
ARTICLE 4 – RESPECT DES DUREES DU TRAVAIL ET DES TEMPS DE REPOS PAGEREF _Toc184721683 \h 25
ARTICLE 5 – ANNUALISATION ET MUTUALISATION DES CREDITS D’HEURES DE DELEGATION PAGEREF _Toc184721684 \h 25
Article 5.1 – Les Délégués Syndicaux PAGEREF _Toc184721685 \h 25
Article 5.2 – Les membres de la délégation élue du CSE PAGEREF _Toc184721686 \h 25
CHAPITRE 2 – LES MOYENS FINANCIERS DE LA REPRESENTATION DU PERSONNEL PAGEREF _Toc184721687 \h 26
ARTICLE 1 – LES BUDGETS DE FONCTIONNEMENT DES CSE D’ETABLISSEMENT PAGEREF _Toc184721688 \h 26
ARTICLE 2 – LE BUDGET DE FONCTIONNEMENT DU CSE CENTRAL PAGEREF _Toc184721689 \h 26
CHAPITRE 3 – LES MOYENS MATERIELS DE LA REPRESENTATION DU PERSONNEL PAGEREF _Toc184721690 \h 26
ARTICLE 1 – DIFFUSION DE L’INFORMATION PAGEREF _Toc184721691 \h 26
Article 1.1 – Diffusion des tracts syndicaux PAGEREF _Toc184721692 \h 26
Article 1.2 – Messagerie électronique PAGEREF _Toc184721693 \h 26
Article 1.2.1 – Messagerie électronique des CSE d’établissement PAGEREF _Toc184721694 \h 26
Article 1.2.2 – Messagerie électronique des Organisations Syndicales PAGEREF _Toc184721695 \h 27
ARTICLE 2 – LIBERTE DE DEPLACEMENT DES REPRESENTANTS DU PERSONNEL PAGEREF _Toc184721696 \h 27
ARTICLE 3 – VISIO CONFERENCE PAGEREF _Toc184721697 \h 28
TITRE 4 – ARTICULATION DE LA VIE PROFESSIONNELLE ET DE L’EXERCICE DE MANDATS PAGEREF _Toc184721698 \h 28
CHAPITRE 1 – PARCOURS PROFESSIONNEL ET SUIVI DES MANDATS PAGEREF _Toc184721699 \h 28
ARTICLE 1 – ENTRETIEN DE PRISE DE MANDAT PAGEREF _Toc184721700 \h 28
ARTICLE 2 – ENTRETIEN DE FIN DE MANDAT PAGEREF _Toc184721701 \h 29
CHAPITRE 2 – EMPLOYABILITE ET ARTICULATION DE LA VIE PROFESSIONNELLE AVEC L’EXERCICE DES MANDATS PAGEREF _Toc184721702 \h 29
ARTICLE 1 – LA GARANTIE D’ACCES À LA FORMATION EN COURS DE MANDATURE PAGEREF _Toc184721703 \h 29
ARTICLE 2 – L’ACCOMPAGNEMENT DE L’EVOLUTION PROFESSIONNELLE PAGEREF _Toc184721704 \h 30
CHAPITRE 3 – LA CERTIFICATION DES COMPETENCES ACQUISES LORS D’UN MANDAT DE REPRESENTANT DU PERSONNEL PAGEREF _Toc184721705 \h 30
CHAPITRE 4 – EVOLUTION PROFESSIONNELLE ET SALARIALE PAGEREF _Toc184721706 \h 31
ARTICLE 1 – DISPOSITIONS GENERALES PAGEREF _Toc184721707 \h 31
ARTICLE 2 – DISPOSITIONS SPECIFIQUES PAGEREF _Toc184721708 \h 31
TITRE 5 – L’INCITATION À LA RÉSOLUTION AMIABLE DES LITIGES POUR RENFORCER LA PROMOTION D’UN DIALOGUE SOCIAL DURABLE ET DE QUALITÉ PAGEREF _Toc184721709 \h 31
TITRE 6 - CADUCITE DES ACCORDS RELATIFS AUX ANCIENNES INSTANCES REPRESENTATIVES ET AU DROIT SYNDICAL DES TITULAIRES DE MANDATS PAGEREF _Toc184721710 \h 32
TITRE 7 – DISPOSITIONS FINALES PAGEREF _Toc184721711 \h 32
ARTICLE 1 – DISPOSITIONS FONDAMENTALES PAGEREF _Toc184721712 \h 32
ARTICLE 2 – ENTREE EN VIGUEUR ET DUREE D’APPLICATION PAGEREF _Toc184721713 \h 32
ARTICLE 3 – COMMISSION DE SUIVI PAGEREF _Toc184721714 \h 32
ARTICLE 4 - REVISION PAGEREF _Toc184721715 \h 32
ARTICLE 5 – DENONCIATION PAGEREF _Toc184721716 \h 33
ARTICLE 6 - NOTIFICATION, DEPÔT ET PUBLICITÉ PAGEREF _Toc184721717 \h 33


PREAMBULE 

La réforme du droit du travail, engagée par la loi n° 2018-217 du 29 mars 2018 et plus particulièrement, l’ordonnance du 22 septembre 2017 relative à la nouvelle organisation du dialogue social et économique dans l’entreprise et favorisant l’exercice et la valorisation des responsabilités syndicales, a modifié en profondeur les règles de dialogue social et l’architecture des Instances Représentatives du Personnel.
Ces dispositions nouvelles ont eu pour effet de revoir entièrement le schéma social des Entreprises ainsi que les raisonnements des différentes parties prenantes au dialogue social. Par la voie de la négociation, les Entreprises et les Organisations Syndicales Représentatives ont pu s’emparer de ces nouvelles règles et créer leur propre cadre de référence.
Dans ce contexte, la Direction et les Organisations Syndicales Représentatives ont convenu, d’engager une négociation relative au dialogue social favorisant l’exercice et la valorisation des responsabilités électives et syndicales. Celle-ci a été précédée de 5 réunions au cours desquelles les Organisations Syndicales Représentatives ont réaffirmé leur profond attachement à un dialogue social de qualité.
Toutes les parties y ont souligné l’importance du fait syndical, facteur d’équilibre et de régulation des rapports sociaux au sein de la société RACCORDS ET PLASTIQUES NICOLL.

La structure du dialogue social au sein de la société RACCORDS ET PLASTIQUES NICOLL comprend tant les relations avec les Instances Représentatives du Personnel que celles avec les représentants des Organisations Syndicales ; l’équilibre de ces deux représentations formant un tout indissociable. Aussi, les parties ont convenu de ne pas circonscrire cette négociation à la seule mise en place de la nouvelle Instance Représentative et de faire également évoluer le dispositif de droit syndical existant, lequel pourra faire l’objet de nouveaux échanges à l’issue d’une période d’observation suffisante.

Ainsi, cet accord ambitionne de développer un dialogue social novateur en poursuivant les objectifs suivants :
  • Responsabiliser les acteurs en favorisant le développement des compétences internes en lien avec le dispositif de valorisation des compétences prévu au présent accord ;
  • Coordonner les travaux de tous les acteurs ;
  • Organiser un dialogue respectueux des points de vue de chacune des parties prenantes ;
  • Favoriser les postures et les solutions d’accompagnement et d’apaisement.

Le présent accord repose enfin sur la conviction partagée qu’un dialogue entre la Direction et les Organisations Syndicales Représentatives doit reposer sur des valeurs communes dans l’exercice des relations sociales telles que le respect réciproque des interlocuteurs, la reconnaissance de la légitimité de chacun des acteurs et la confiance.

CHAMP D’APPLICATION

Les dispositions du présent accord s’appliquent à l’ensemble des salariés de la société RACCORDS ET PLASTIQUES NICOLL.

TITRE 1 – LES INSTANCES REPRESENTATIVES DU PERSONNEL

CHAPITRE 1 – DUREE DES MANDATS

Conformément aux dispositions légales applicables, les membres de la délégation du personnel des CSE d’établissement et du CSE Central sont élus pour une durée de 4 ans.

CHAPITRE 2 – LE COMITE SOCIAL ET ECONOMIQUE D’ETABLISSEMENT (CSE)

ARTICLE 1 – MISSIONS ET ATTRIBUTIONS GENERALES DU CSE D’ETABLISSEMENT

Chaque CSE, sous réserve des attributions déléguées par le CSE à la CSSCT, exerce les attributions qui concernent la marche générale de l'établissement, dans la limite des pouvoirs confiés au représentant de la Direction.
Sous réserve des attributions déléguées par le CSE à la CSSCT, le CSE a pour mission d’assurer une expression collective des salariés de la société RACCORDS ET PLASTIQUES NICOLL permettant l’information, la consultation et la prise en compte de leurs intérêts dans les décisions de l’Entreprise, conformément aux dispositions légales applicables, dans les limites et pouvoirs confiés au chef d’établissement.
Il est notamment consulté sur les questions relatives à l’organisation, la gestion et la marche générale de l’établissement et sur les mesures d’adaptation spécifiques aux établissements relevant de son périmètre.
Le CSE est consulté sur les recherches de reclassement réalisées par la société RACCORDS ET PLASTIQUES NICOLL lorsqu’un salarié a été déclaré inapte à occuper son poste de travail par le médecin du travail, avec possibilité de reclassement.
L’avis du CSE est recueilli, dans le cadre d’une réunion du CSE, que l’inaptitude soit d’origine professionnelle (consécutive à un accident du travail ou à une maladie professionnelle) ou non-professionnelle.
L’avis du CSE est recueilli au cours de la réunion portant sur la recherche de reclassement.
Enfin, le CSE n’est pas consulté sur les sujets qui relèvent exclusivement du Comité Social et Economique Central (CSEC), qui sont décidés au niveau de l’Entreprise ; le CSE sera consulté sur les sujets comportant des mesures d’adaptation ou de réorganisations locales spécifiques à l’établissement.

ARTICLE 2 – NOMBRE ET PERIMETRE DES INSTANCES REPRESENTATIVES DU PERSONNEL AU SEIN DE L’ENTREPRISE

Les parties conviennent de mettre en place trois Comités Sociaux et Economiques d’Etablissement (CSE) :
  • Un CSE d’établissement à Cholet ;
  • Un CSE d’établissement à Frontonas ;
  • Un CSE d’établissement à Argentonnay.
Les parties rappellent qu’il a été convenu de mettre en place un CSE sur le périmètre de l’établissement d’Argentonnay qui comporte moins de 50 salariés et se situe à proximité du site de Cholet, dans l’optique de faciliter le dialogue sur le site au niveau local.
ARTICLE 3 – COMPOSITION DU CSE D’ETABLISSEMENT
Chaque CSE d’établissement est composé d’un nombre d’élus titulaires et suppléants défini en application des dispositions légales en vigueur au regard de l’effectif total rattaché à chaque établissement distinct.
Les sièges sont répartis entre les collèges à due proportion de la répartition inscrite dans le Protocole d’Accord Préélectoral.
Chaque Organisation Syndicale Représentative sur le périmètre d’un CSE d’établissement peut désigner un Représentant Syndical (cette désignation étant notifiée à la Direction).
Le Représentant Syndical assiste aux réunions du CSE d’établissement.
Le Représentant Syndical n’a pas de voix délibérative, il ne participe pas au vote, conformément à la règlementation en vigueur.
Article 3.1 – Présidence des CSE d’établissement

Les CSE d’établissement sont présidés par des Représentants de la Direction qui peuvent être assistés, à titre permanent, de 3 autres Représentants de la Direction maximum.
L’intervention d’invités en appui du traitement de l’ordre du jour pourra également être sollicitée par le Président selon les points inscrits à l’ordre du jour.
Article 3.2 – Bureau des CSE d’établissement
Chaque CSE d’établissement désignera, au cours de la première réunion ordinaire, un bureau composé :
  • D’un Secrétaire et d’un Secrétaire Adjoint ;
  • D’un Trésorier et d’un Trésorier Adjoint.
Les membres du bureau sont désignés parmi les membres élus du CSE d’établissement à la majorité des voix exprimées, étant précisé que les membres du bureau sont obligatoirement désignés parmi les membres titulaires du CSE.
En cas d'égalité de voix entre deux candidats, le candidat le plus âgé sera considéré comme élu.
ARTICLE 4 - FONCTIONNEMENT ET ORGANISATION DES REUNIONS DU CSE D’ETABLISSEMENT
Les CSE des établissements de Cholet et Frontonas tiennent 11 réunions ordinaires maximum par an.
Au moins 4 réunions par an seront consacrées en tout ou partie aux attributions du comité en matière de santé, sécurité et conditions de travail.
Le CSE de l’établissement d’Argentonnay tient 6 réunions ordinaires maximum par an.
Conformément aux dispositions légales, les membres suppléants n’assistent aux réunions du CSE que lorsqu’ils remplacent un membre titulaire absent. Les suppléants seront néanmoins convoqués et destinataires des ordres du jour et des documents transmis aux membres titulaires du CSE.
Article 4.1 - Première réunion du CSE
Au cours de la première réunion ordinaire du CSE d’établissement suivant la proclamation des résultats des élections,

seront inscrits à l’ordre du jour les points suivants :

  • Désignation des membres du bureau et, le cas échéant, des commissions du CSE (CSSCT, etc.) ;
  • Désignation des membres au CSE Central.

Article 4.2 – Organisation des réunions du CSE d’établissement
  • Convocation et ordre du jour des réunions du CSE d’établissement
L’ordre du jour de chaque réunion est établi conjointement par le Président et le Secrétaire du CSE, ou en cas d’indisponibilité de ce dernier, du Secrétaire Adjoint, sous réserve des points inscrits de plein droit à l’ordre du jour conformément à la législation en vigueur.
En cas d’absence du Secrétaire ou du Secrétaire Adjoint, les parties conviennent que l’ordre du jour pourra être établi par le Trésorier, ou en cas d’indisponibilité de ce dernier, par le Trésorier Adjoint.
Sauf situation exceptionnelle ou urgence, l’ordre du jour de la réunion sera adressé aux membres du CSE d’établissement au moins 3 jours calendaires avant la réunion.
La convocation est adressée exclusivement par mail à l’adresse IRP nominative dont chaque élu (titulaires et suppléants) et chaque représentant syndical au CSE disposent.
Le Président s’assurera de la bonne information et réception des convocations par les représentants du personnel au moyen de l’accusé de réception. Les élus s’engagent à accuser formellement réception de ces éléments par retour d’email adressé uniquement à la direction.
Cette convocation est adressée avec l’ordre du jour de la réunion, et le cas échéant, les documents afférents à cette réunion si les points inscrits à l’ordre du jour le nécessitent.
Les réunions se tiennent au sein de l’établissement relevant du périmètre du CSE, en présentiel et/ou en visioconférence.
  • Présence en réunion du CSE d’établissement
Seuls les membres titulaires du CSE siègent en réunion.
Les suppléants siègent lors de la réunion du CSE uniquement en cas d’absence de membres titulaires du CSE.
En cas d’absence ou d’indisponibilité d’un élu titulaire lors d’une réunion du CSE, ce dernier préviendra le Président de son absence temporaire à la réunion au plus tard 24 heures avant la tenue de la réunion du CSE. Les membres titulaires préciseront s’ils sont remplacés à cette réunion par un membre suppléant en indiquant son nom, dans le même délai de 24 heures et, en tout état de cause, avant le début de la réunion.
Par ailleurs, en cas d’absence simultanée, à la réunion du CSE, des membres du bureau (Secrétaire, Secrétaire Adjoint, Trésorier et Trésorier Adjoint), un secrétaire de séance sera désigné au début de la réunion du CSE.
Enfin, conformément aux dispositions légales applicables, les personnes suivantes sont invitées aux réunions du CSE d’établissement lorsque des points à l’ordre du jour sont relatifs à la santé, la sécurité et aux conditions de travail :
  • Le Médecin du travail territorialement compétent ;
  • L’Inspecteur du travail territorialement compétent ;
  • L’Agent des services de prévention et des organismes de sécurité sociale territorialement compétent ;
  • Et, le cas échéant, le Responsable prévention sécurité territorialement compétent.

  • Etablissement d’un procès-verbal de réunion
Chaque réunion donne lieu à un procès-verbal rédigé et signé par le Secrétaire. Ce procès-verbal est un compte rendu de la réunion qui a pour but de faire une synthèse des débats et des principaux propos tenus et de retranscrire les délibérations du CSE le cas échéant. Les parties conviennent qu’il ne s’agit en aucun cas d’effectuer une retranscription exhaustive au mot près.
En cas d’absence du Secrétaire ou du Secrétaire Adjoint, les parties conviennent que le procès-verbal pourra être établi par le Trésorier, ou en cas d’indisponibilité de ce dernier, par le Trésorier Adjoint.
En cas d’absence simultanée des membres du bureau (Secrétaire, du Secrétaire Adjoint, Trésorier et Trésorier Adjoint), le secrétaire de séance qui aura été désigné au début de la réunion du CSE établira le procès-verbal de réunion.
La procédure d’approbation et de diffusion du procès-verbal, sauf exception légale, est définie par le règlement intérieur du CSE avec pour objectif l’efficience et la célérité.

Article 4.3 - Remplacement d’un membre titulaire au CSE
Pendant la durée des mandats, il est possible qu’un titulaire ne puisse pas continuer à tenir ses fonctions ou soit momentanément absent ; il est alors remplacé par un suppléant selon l’ordre de désignation prévu par le Code du travail et, conformément aux dispositions légales en vigueur à la date du présent accord :
  • Le titulaire est obligatoirement remplacé par un suppléant élu sur une liste présentée par la même Organisation Syndicale que celle du titulaire :
  • La priorité est donnée au suppléant élu de la même catégorie (collège) ;
  • À défaut, le suppléant est choisi sur la même liste mais sur une autre catégorie (autre collège).
Dans le cas où plusieurs suppléants remplissent les conditions requises, il faut choisir le suppléant qui a recueilli le plus grand nombre de voix lors des élections.

En cas d’égalité de voix, par légitimité électorale, il convient de se référer au rang de présentation du titulaire sur la liste de l’Organisation Syndicale, et de choisir en priorité le suppléant le mieux placé sur la liste de l’OSR.

  • S’il n'existe pas de suppléant élu sur une liste présentée par l'Organisation Syndicale qui a présenté le titulaire, le remplacement est assuré par un candidat non élu présenté par la même Organisation Syndicale : le candidat retenu est celui qui vient sur la liste immédiatement après le dernier titulaire ou, à défaut, le dernier élu suppléant.
  • À défaut, le remplacement est assuré par le suppléant élu n'appartenant pas à l'Organisation Syndicale du titulaire à remplacer, mais appartenant au même collège et ayant obtenu le plus grand nombre de voix.
  • À défaut de suppléant du même collège, le remplacement sera assuré par un suppléant élu n'appartenant pas à l'Organisation Syndicale du titulaire à remplacer appartenant à un autre collège et ayant obtenu le plus grand nombre de voix.
La Direction informe l’élu suppléant devenu titulaire de sa désignation.
Le remplacement définitif d’un membre titulaire au CSE d’établissement fait l’objet d’un point d’information au cours d’une réunion du CSE d’établissement.
ARTICLE 5 – LES COMMISSIONS OBLIGATOIRES DU CSE D’ETABLISSEMENT
Les commissions du CSE d’établissement ont pour mission d’assister l’instance sur les questions relatives à leur domaine de compétence et de l’aider dans la préparation des délibérations, en étudiant et en procédant à l’analyse des documents d’information qui lui sont soumis.
Article 5.1 – Les commissions santé, sécurité et conditions de travail
Article 5.1.1 – Composition des CSSCT
Il est mis en place une commission santé, sécurité et conditions de travail au sein des CSE des établissements de Cholet et Frontonas.
Chaque CSSCT est présidée par un représentant de la Direction qui peut être assisté.
Le nombre de membres de chaque CSSCT est au minimum 3 personnes étant précisé qu’un siège au moins est réservé à un représentant de la catégorie des cadres ou agents de maitrise. Les membres sont désignés parmi les titulaires et suppléants.
En cas de départ d’un membre de la CSSCT, il est procédé à son remplacement lors de la réunion ordinaire de CSE d’établissement suivant son départ.

Au cours de sa première réunion organisée après la constitution de chaque CSSCT, ses membres élisent un bureau, à la majorité des voix exprimées, composé d’un Secrétaire. En cas d'égalité de voix entre deux candidats, le candidat le plus âgé sera considéré comme élu.
En cas de départ d’un membre du bureau de la CSSCT, il est procédé à son remplacement, dans les mêmes conditions, lors de la réunion ordinaire de la CSSCT suivant son départ.
Le Secrétaire exerce son mandat jusqu’au terme de la mandature du CSE d’établissement, sous réserve de toute décision de la CSSCT de procéder à leur remplacement. Cette décision nécessite la saisine du Président de la CSSCT à la majorité de ses membres pour inscription de ce point à l’ordre du jour de la réunion suivante.
Le secrétaire est chargé de la rédaction et de l’archivage des comptes rendu et recommandations émises par la CSSCT.
Afin de mener à bien sa mission, le Secrétaire dispose d’un crédit d’heures complémentaire personnel dans le mois de la réunion de :
  • 5 heures pour l’Établissement de Cholet ;
  • 3 heures pour l’Établissement de Frontonas.

Ce crédit d’heures n’est pas reportable.
Article 5.1.2 – Attributions des CSSCT
Les attributions déléguées de manière permanente par le CSE d’établissement à la CSSCT sont notamment les suivantes :
  • Analyser les risques professionnels auxquels sont exposés les salariés de son périmètre ;
  • Contribuer à l’élaboration des documents liés à l’hygiène et la sécurité (notamment le DUERP) de son périmètre ;
  • Enquêter en cas de risque de danger grave et imminent et transmettre son rapport au Secrétaire du CSE ;
  • Examiner la situation en cas de survenance d’un risque grave, identifié et actuel révélé par un accident de travail ou une maladie professionnelle et transmettre son rapport au Secrétaire du CSE ;
  • Procéder à des enquêtes en matière de sécurité et de conditions de travail ;
  • Examiner et rédiger des recommandations pour le CSE sur les aspects relatifs à la sécurité, la santé et aux conditions de travail de tout projet présenté par la Direction susceptible de générer des incidences importantes sur la santé, la sécurité et/ou les conditions de travail des salariés dès lors que le projet est spécifique au CSE concerné.

La recherche de l’arbre des causes des accidents de travail et maladies professionnelles est habituellement menée par le Pôle HSE ou, à défaut, la Direction, avec le concours de la CSSCT.

Entre chaque réunion quadrimestrielle, les membres de la CSSCT sont informés des accidents du travail. La CSSCT contribue aux observations menées par le Pôle HSE en vue de la mise en œuvre de mesures préventives et correctives.

La CSSCT dispose d’une délégation générale et permanente afin de décider de solliciter une enquête sur un accident du travail en particulier. À tout moment, le CSE conserve également la possibilité de décider de solliciter une telle enquête en l’absence de sollicitation de la CSSCT.

La CSSCT ne dispose pas du pouvoir consultatif, ni de la capacité à avoir recours à une expertise, ces attributions restant dévolues au CSE.


À Argentonnay, à défaut de CSSCT, ce rôle est dévolu au CSE.

Article 5.1.3 – Fonctionnement et organisation des CSSCT
La Commission Santé Sécurité et Conditions de Travail (CSSCT) est réunie à l’initiative de la Direction 1 fois par trimestre. Le Président ou la CSSCT, à la majorité de ses membres, peuvent solliciter l’organisation d’une réunion extraordinaire.
Un membre de la Commission pourra être désigné par ses membres pour présenter aux membres du CSE d’établissement, les observations ou recommandations de la CSSCT lors de la réunion suivante du CSE.
La convocation est adressée exclusivement par mail à l’adresse IRP nominative dont chaque élu (titulaires et suppléants) et chaque représentant syndical au CSE disposent.
La Direction adresse aux membres, par mail à l’adresse IRP nominative, les informations lui permettant d’exercer les missions qui lui sont déléguées.
Les convocations à chaque réunion ordinaire ou extraordinaire sont adressées par la Direction aux membres par mail à l’adresse IRP nominative adressé uniquement à la direction.
Les convocations, auxquelles sont joints l’ordre du jour établi par le Président et le Secrétaire et éventuellement toute documentation utile, sont adressés au plus tard 3 jours calendaires avant le début de la réunion, sauf situation extraordinaire.
Chaque réunion donne lieu à l’établissement d’un compte rendu rédigé et signé par le Secrétaire.
Les réunions se tiennent au sein de l’établissement relevant du périmètre du CSE.
Article 5.2 – Autres commissions
Chaque CSE d’établissement peut soumettre à la Direction un projet de création d’une commission conformément aux stipulations du règlement intérieur du CSE d’établissement.
Également, chaque CSE peut décider de créer des commissions propres aux élus pour son bon fonctionnement.
CHAPITRE 3 – LE COMITE SOCIAL ECONOMIQUE CENTRAL (CSEC)
ARTICLE 1 – MISSIONS ET ATTRIBUTIONS GENERALES DU CSE CENTRAL
Conformément à l’article L.2316-1 du Code du travail, le CSEC exerce les attributions qui concernent la marche générale de l’Entreprise et qui excèdent les limites des pouvoirs des chefs d’établissement, sous réserve des missions déléguées à la CSSCT-C par le CSEC.
Le CSEC est informé et consulté de manière récurrente :
  • Tous les trois ans sur les orientations stratégiques de la société RACCORDS ET PLASTIQUES NICOLL, comprenant également, autant que de besoin, les tendances en matière d’évolution de l’emploi ; il est également consulté tous les ans sur les éventuelles adaptations apportées auxdites orientations ;
  • Tous les ans sur la situation économique et financière de l’Entreprise ;
  • Tous les ans sur la politique sociale de l’Entreprise, les conditions de travail et de l’emploi. Les parties conviennent que, dans le cadre de la consultation sur la politique sociale, les conditions de travail et de l’emploi, le programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail fera l’objet d’un temps d’échange dédié à cette thématique.
Le CSEC est également informé et consulté sur :
  • Les projets décidés au niveau de l'Entreprise qui ne comportent pas de mesures d'adaptation spécifiques à un ou plusieurs établissements ;
  • Les mesures d'adaptation communes à plusieurs établissements, les projets d'introduction de nouvelles technologies dans l’Entreprise, tout aménagement important modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail des salariés relevant du champ d’application du présent accord ;
  • Sur tous les projets importants concernant l'Entreprise en matière économique et financière ainsi qu'en matière de santé, de sécurité et des conditions de travail.
ARTICLE 2 – COMPOSITION DU CSE CENTRAL
Le CSEC est composé au maximum 15 membres titulaires et 15 membres suppléants.
Chaque Organisation Syndicale Représentative peut désigner un Représentant Syndical au CSEC (ces désignations sont notifiées à la Direction).
Pour le cycle électoral 2023-2027, les sièges à pourvoir au CSEC sont répartis entre les trois CSE d’établissement de la façon suivante :
  • Jusqu’à 10 membres titulaires et 10 membres suppléants pour le CSE de Cholet ;
  • Jusqu’à 4 membres titulaires et 4 membres suppléants pour le CSE de Frontonas ;
  • Jusqu’à 1 membre titulaire et 1 membre suppléant pour le CSE d’Argentonnay.
Le Représentant Syndical assiste aux réunions du CSEC.
Le Représentant Syndical n’ayant pas voix délibérative, ne participe pas au vote, conformément à la règlementation en vigueur.
Article 2.1 – Electorat, Eligibilité et Déroulement du vote des membres du CSE Central
Seuls les élus titulaires de chacun des CSE d’établissement sont électeurs (ou les suppléants remplaçant un titulaire absent).
Chaque CSE d’établissement élit ses délégués au CSE Central parmi ses membres étant précisé que :
  • un membre titulaire du CSE d’établissement peut être élu titulaire ou suppléant au CSEC ;
  • un membre suppléant du CSE d’établissement ne peut qu’être élu suppléant au CSEC et non titulaire ;
  • les représentants syndicaux au CSE d’établissement ne peuvent pas être élus au CSEC ni en tant que titulaire ni en tant que suppléant.
Chaque CSE d’établissement procédera à l’élection de ses membres au CSEC. Au sein de chaque CSE d’établissement, les membres du CSEC seront élus par les élus titulaires (ou suppléants remplaçant un titulaire absent) réunis au sein d’un collège électoral unique. A défaut d’accord unanime des membres titulaires, l’élection aura lieu par vote à bulletin secret sous enveloppe au scrutin majoritaire uninominal à un tour.
L’ensemble des membres titulaires vote sans distinction de collège pour élire les membres titulaires et/ou suppléants qui le représentera.
En cas d’égalité de voix, le candidat le plus âgé sera proclamé élu.
Les présidents des CSE d’établissement ne participent pas au vote.
Les élections auront lieu au cours d’une réunion de chaque CSE d’établissement.
Article 2.2 – Présidence du CSE Central
Le CSEC est présidé par un représentant de la Direction qui peut être assisté, à titre permanent, de 4 autres représentants de la Direction maximum.
L’intervention d’invités en appui du traitement de l’ordre du jour pourra également être prévue par le Président selon les points inscrits à l’ordre du jour.
Article 2.3 – Bureau du CSE Central
Au cours de sa première réunion, le CSE Central désignera un bureau constitué :
  • D’un Secrétaire et jusqu’à deux Secrétaires adjoints représentant si possible chacun des établissements distincts ;
  • D’un Trésorier, le cas échéant.
Les membres du bureau sont désignés parmi les membres titulaires du CSEC, à la majorité des voix exprimées. En cas d'égalité de voix entre deux candidats, le candidat le plus âgé sera considéré comme élu.
ARTICLE 3 – FONCTIONNEMENT ET ORGANISATION DES REUNIONS DU CSE CENTRAL
Le CSEC se réunit au moins une fois tous les 6 mois dans le cadre de réunions ordinaires. Au moins une réunion ordinaire sera consacrée en tout ou partie sur les attributions du comité en matière de santé, sécurité et conditions de travail.
Chaque réunion ordinaire du CSEC sera précédée d’une réunion dite préparatoire à laquelle sont invités les membres titulaires et Représentants Syndicaux du CSEC. Celle-ci sera organisée et convoquée par le bureau du CSEC.
Les suppléants siègent lors de la réunion préparatoire du CSE Central uniquement en cas d’absence de membres titulaires du CSE Central.
Le temps passé à ces réunions préparatoires est assimilé à du temps de travail effectif et ne s'impute pas sur les crédits d'heures, dans la limite de 4 heures par réunion ordinaire du CSEC.
À cet effet, une feuille d’émargement devra être obligatoirement signée par les représentants du personnel. Mention sera faite de la présence en visioconférence par le secrétaire. Il appartient au secrétaire, ou à défaut à l’un des membres du bureau du CSEC, de transmettre cette feuille de présence à la Direction par email.
Les parties conviennent qu’une réunion extraordinaire du CSEC sera également organisée une fois par an aux fins de la consultation sur la politique sociale, la situation économique et financière, et les orientations stratégiques de l’entreprise. Les parties ont souhaité que ces trois thèmes fassent l’objet d’une consultation unique et que le cas échéant, l’expert mandaté par les élus établisse un unique rapport sur ces trois thèmes.
Cette réunion extraordinaire du CSEC sera précédée d’une réunion de la Commission économique. Puis une réunion préparatoire à laquelle sont invités les membres titulaires et Représentants Syndicaux du CSEC sera organisée et convoquée par le bureau du CSEC.
Les suppléants siègent lors de la réunion préparatoire du CSE Central uniquement en cas d’absence de membres titulaires du CSE Central.
Le temps passé à cette réunion préparatoire est assimilé à du temps de travail effectif et ne s'impute pas sur les crédits d'heures, dans la limite de 7 heures.
A cet effet, une feuille d’émargement devra être obligatoirement signée par les représentants du personnel. Mention sera faite de la présence en visioconférence par le secrétaire. Il appartient au secrétaire, ou à défaut à l’un des membres du bureau du CSEC, de transmettre cette feuille de présence à la Direction par email.
Les réunions se tiendront en présentiel au niveau du siège social de l’entreprise à Cholet et/ou à distance via un système de visio-conférence conformément à l’article L. 2315-4 du Code du travail.
Par cycle électoral, deux réunions ordinaires devront se tenir en présentiel dans un des autres établissements de l’entreprise.
Article 3.1 – Organisation des réunions du CSE Central
  • Convocation et ordre du jour des réunions du CSE Central
L’ordre du jour de chaque réunion est établi conjointement par le Président et le Secrétaire, sous réserve des points inscrits de plein droit par la Direction conformément à la législation en vigueur.
En cas d’absence du Secrétaire ou des Secrétaires adjoints, les parties conviennent que l’ordre du jour pourra être établi par le Trésorier, le cas échéant.
Sauf situation exceptionnelle, les membres du CSE Central sont convoqués au moins 8 jours calendaires avant la réunion.
La convocation est adressée par courriel aux membres du CSEC (titulaires et suppléants) ainsi qu’aux représentants syndicaux du CSEC. Cette convocation est adressée avec l’ordre du jour de la réunion. Les suppléants seront néanmoins convoqués et destinataires des ordres du jour et des documents transmis aux membres titulaires du CSE.
  • Présence en réunion du CSE Central
Seuls les membres titulaires du CSE Central siègent en réunion.
Les suppléants siègent lors de la réunion du CSE Central uniquement en cas d’absence de membres titulaires du CSE Central.
Par ailleurs, en cas d’absence simultanée, à la réunion du CSE Central, des membres du bureau (Secrétaire, Secrétaires adjoints et, le cas échéant, le Trésorier), un secrétaire de séance sera désigné au début de la réunion du CSE Central.
En cas d’absence ou d’indisponibilité d’un élu titulaire lors d’une réunion du CSEC, ce dernier préviendra le Président de son absence temporaire à la réunion au plus tard 24 heures avant la tenue de la réunion du CSEC. Les membres titulaires préciseront s’ils sont remplacés à cette réunion par un membre suppléant en indiquant son nom, dans le même délai de 24 heures et, en tout état de cause, avant le début de la réunion.
Par ailleurs, en cas d’absence simultanée, à la réunion du CSE, des membres du bureau (Secrétaire, Secrétaires Adjoints, Trésorier le cas échéant), un secrétaire de séance sera désigné au début de la réunion du CSEC.

  • Etablissement d’un procès-verbal de réunion
Chaque réunion donne lieu à un procès-verbal rédigé et signé par le Secrétaire. Ce procès-verbal est un compte rendu de la réunion qui a pour but de faire une synthèse des débats et des principaux propos tenus et de retranscrire les délibérations du CSE le cas échéant. Les parties conviennent qu’il ne s’agit en aucun cas d’effectuer une retranscription exhaustive au mot près.
En cas d’absence du Secrétaire ou des Secrétaires adjoints, les parties conviennent que le procès-verbal pourra être établi par le Trésorier, le cas échéant.
En cas d’absence simultanée des membres du bureau (Secrétaire, des Secrétaires Adjoints, et le cas échéant du Trésorier), le secrétaire de séance qui aura été désigné au début de la réunion du CSE établira le procès-verbal de réunion.
La procédure d’approbation et de diffusion du procès-verbal, sauf exception légale, est définie par le règlement intérieur du CSE avec pour objectif l’efficience et la célérité.
Article 3.2 – Remplacement des membres titulaires du CSE Central
Pendant la durée des mandats, il est possible qu’un titulaire ne puisse pas continuer à tenir ses fonctions ou soit momentanément absent ; il est alors remplacé par un suppléant selon l’ordre de désignation prévu par le Code du travail et, conformément aux dispositions légales en vigueur à la date du présent accord :
  • Le titulaire est obligatoirement remplacé par un suppléant appartenant au même CSE, élu sur une liste présentée par la même Organisation Syndicale que celle du titulaire :
  • La priorité est donnée au suppléant élu de la même catégorie (collège) ;
  • À défaut, le suppléant est choisi sur la même liste mais sur une autre catégorie (autre collège).
  • S’il n’existe pas de membre suppléant répondant aux conditions exposées ci-dessus, le membre titulaire est remplacé par un membre suppléant appartenant au même CSE, élu sur une liste présentée par une autre Organisation Syndicale :
  • La priorité est donnée au suppléant élu de la même catégorie (collège) ;
  • À défaut, le suppléant est choisi sur la même liste mais sur une autre catégorie (collège).
  • En l’absence de membre suppléant répondant aux conditions exposées aux points 1 et 2, le titulaire est remplacé par un membre suppléant appartenant à un autre CSE, élu sur une liste présentée par la même Organisation Syndicale que celle du titulaire :
  • La priorité est donnée au membre suppléant élu de la même catégorie (collège) ;
  • À défaut, le suppléant est choisi sur la même liste mais sur une autre catégorie (collège).
  • En l’absence de membre suppléant répondant aux conditions exposées aux points 1, 2 et 3 le membre titulaire est remplacé par un membre suppléant appartenant à un autre CSE, élu sur une liste présentée par une autre Organisation Syndicale :

  • La priorité est donnée au membre suppléant élu de la même catégorie (collège) ;
  • À défaut, le suppléant est choisi sur la même liste mais sur une autre catégorie (collège).

Lorsque le titulaire à remplacer a été élu au second tour, sur une liste sans appartenance syndicale, les mêmes règles s’appliqueront.
Pour l’application de chacune des règles de remplacement visées aux points 1 à 4, s’il existe plusieurs suppléants susceptibles de remplacer le titulaire absent, priorité sera donnée à celui qui a obtenu le plus grand nombre de voix lors des élections au CSE Central.
Le remplacement définitif d’un membre titulaire au CSE Central fait l’objet d’un point d’information au cours d’une réunion du CSE Central.
ARTICLE 4 – LES COMMISSIONS OBLIGATOIRES DU CSE CENTRAL
Les commissions du CSE Central ont pour mission d’assister l’instance sur les questions relatives à leur domaine de compétence et de l’aider dans la préparation des délibérations en étudiant et en procédant à l’analyse des documents d’information qui lui sont soumis.
Article 4.1. – La commission santé, sécurité et conditions de travail centrale (CSSCT-C)
Article 4.1.1 – Composition de la CSSCT-Centrale
La délégation salariale à la CSSCT-C comprend au maximum 8 membres (minimum 3 membres) désignés parmi les élus titulaires du CSEC et comprend au moins 3 représentants de la catégorie des cadres ou agents de maitrise désignés parmi les membres titulaires du CSEC par une résolution du CSEC adoptée à la majorité des membres présents.
En cas de départ d’un membre de la CSSCT-C, il est procédé à son remplacement lors de la réunion ordinaire de CSEC suivant son départ.
La CSSCT-C est présidée par un représentant de la Direction qui peut être assisté par des collaborateurs de l’entreprise.
Au cours de sa première réunion organisée après la constitution ou le renouvellement de la CSSCT-C, ses membres élisent un Secrétaire à la majorité relative des voix exprimées. En cas d'égalité de voix entre deux candidats, le candidat le plus âgé sera considéré comme élu.
Le Secrétaire est désigné parmi les membres titulaires du CSEC désignés à la CSSCT-C.
Le Secrétaire est chargé de la rédaction et de l’archivage des comptes rendus et recommandations émises par la CSSCT-C.
Afin de mener à bien sa mission, le Secrétaire dispose d’un crédit d’heures complémentaire personnel de 5 heures dans le mois de la réunion. Ce crédit d’heures n’est pas reportable.
Article 4.1.2 – Attributions de la CSSCT-Centrale
Les attributions déléguées par le CSEC à la CSSCT-C sont les suivantes :

  • Contribuer à l’élaboration du programme de prévention et de protection de la santé physique et mentale et de la sécurité des salariés et de ceux mis à la disposition des établissements de l’entreprise ;
  • Contribuer à l’identification des mesures générales relatives à l’amélioration des conditions de travail, à l’adaptation des postes de travail de l’ensemble des salariés et plus particulièrement des salariés handicapés, aux mesures destinées à prendre en compte les problématiques liées à la maternité et aux mesures destinées à la prévention de toute forme de harcèlement ;
  • Examiner et rédiger des recommandations pour le CSEC sur les aspects relatifs à la sécurité, la santé et aux conditions de travail de tout projet présenté par la Direction susceptible de générer des incidences importantes sur la santé, la sécurité et/ou les conditions de travail des salariés dès lors que le projet est commun à au moins deux CSE d’établissement.
Article 4.1.3 – Fonctionnement et organisation de la CSSCT-Centrale
La CSSCT-C est réunie à l’initiative de la Direction 1 fois par an. Le Président ou la CSSCT-C, à la majorité de ses membres, peuvent solliciter l’organisation d’une réunion extraordinaire.
En cas d’absence du Secrétaire, un Secrétaire de séance sera désigné pour le remplacer.
Le Secrétaire, ou le Secrétaire de séance désigné pour le remplacer en son absence, est notamment chargé de présenter aux membres du CSEC les observations ou recommandations de la CSSCT-C lors de la réunion suivante de CSEC.
La Direction adresse par tout moyen, y compris électronique, aux membres les informations leur permettant d’exercer les missions qui lui sont déléguées.
Les convocations à chaque réunion ordinaire ou extraordinaire sont adressées par la Direction aux membres par tous moyens, y compris la messagerie électronique.
Les convocations, auxquelles sont joints l’ordre du jour établi par le Président et le Secrétaire et éventuellement toute documentation utile, sont adressées au plus tard 3 jours calendaires avant le début de la réunion, sauf situation exceptionnelle.
Chaque réunion donne lieu à l’établissement d’un compte rendu rédigé et signé par le Secrétaire, ou par le Secrétaire de séance désigné en son absence.
Article 4.2 – Les commissions supplémentaires
Les commissions supplémentaires suivantes sont créées au niveau du CSEC :
  • Commission économique
  • Commission formation
  • Commission d’information et d’aide au logement
  • Commission égalité professionnelle
  • Commission mutuelle et prévoyance
  • Commission participation
Chaque commission, à l’exception de la commission économique, se réunit une fois par an sous la présidence de l’employeur, à l’occasion d’une demi-journée (maximum 4 heures).
La réunion de la commission économique, qui a vocation à se dérouler entre les élus et l’expert qui accompagne le CSE le cas échéant, hors la présence de l’employeur, se tient sur une durée définie par les élus dans la limite de 4 heures.
Il est rappelé que les questions d’égalité professionnelle sont traitées sur différentes instances (NAO, accord égalité Femmes-Hommes, index égalité, conditions de travail, etc.). Les parties au présent accord conviennent que les membres du CSEC examineront l’opportunité de réunir cette commission chaque année.
Aussi, chaque réunion de Commission fait l’objet d’un compte rendu écrit synthétique établi par son Rapporteur. Ce compte rendu reprend les questions ainsi que les réponses, et intègre les recommandations de la Commission, et le cas échéant les projets de résolution et/ou d’avis.
Article 4.3 – Réunions préparatoires des commissions CCSCT-C et supplémentaires
À l’exception de la commission économique qui a une vocation spécifique, chaque réunion des commissions du CSEC sera précédée d’une réunion dite préparatoire à laquelle sont invités les membres de la commission concernée.
Le temps passé à ces réunions préparatoires est assimilé à du temps de travail effectif et ne s'impute pas sur les crédits d'heures, dans la limite de 2 heures par réunion ordinaire.
À cet effet, une feuille d’émargement devra être obligatoirement signée par les membres de la commission lors de chaque réunion préparatoire.
TITRE 2 – LES INSTANCES REPRESENTATIVES DESIGNEES
CHAPITRE 1 – MANDATS ET MODALITES DE DESIGNATION
ARTICLE 1 – LE DELEGUE SYNDICAL CENTRAL (DSC)
Chaque Organisation Syndicale Représentative au niveau de la société RACCORDS ET PLASTIQUES NICOLL peut procéder à la désignation d’un Délégué Syndical Central.
Le Délégué Syndical Central a vocation à être l’interlocuteur de la Direction pour l’Organisation Syndicale qu’il représente. Il est mandaté à ce titre à engager la signature de son Organisation Syndicale sur les accords d’entreprise.
Conformément à l’article L. 2143-5 du Code du travail, le Délégué Syndical Central est désigné par un syndicat qui a recueilli au moins 10 % des suffrages exprimés au 1er tour des dernières élections des titulaires au CSE quel que soit le nombre de votants, en additionnant les suffrages de l’ensemble des établissements compris dans l’Entreprise (cette désignation étant notifiée à la Direction).

ARTICLE 2 – LES DELEGUES SYNDICAUX D’ETABLISSEMENT (DS)
Chaque Organisation Syndicale Représentative au niveau de l’établissement peut procéder à la désignation sur ce périmètre de Délégués Syndicaux (ces désignations étant notifiées à l’employeur). Le nombre de Délégués Syndicaux par site est déterminé, conformément aux dispositions légales, en fonction de l’effectif du site sur lequel intervient la désignation.
Conformément aux dispositions de l’article L. 2143-4 du Code du travail, chaque Organisation Syndicale Représentative au niveau d’un établissement peut procéder, si elle a obtenu un ou plusieurs élus dans le 1er collège lors de l'élection et si elle compte au moins un élu dans l'un des deux autres collèges (collège 2 ou 3).
Ce délégué supplémentaire est désigné parmi les candidats aux élections professionnelles qui ont recueilli au moins 10 % des suffrages exprimés au premier tour des dernières élections au comité social et économique, quel que soit le nombre de votants.
ARTICLE 3 – LES REPRESENTANTS DE LA SECTION SYNDICALE (RSS)
Chaque Organisation Syndicale Non Représentative au niveau de la société RACCORDS ET PLASTIQUES NICOLL peut procéder à la désignation d’un Représentant de Section Syndicale sur le périmètre du CSE Central ou, au choix, l’un étant exclusif de l’autre, à la désignation d’un Représentant de la Section Syndicale au niveau de chaque CSE au sein duquel elle n’est pas représentative.

ARTICLE 4 - LES REPRESENTANTS SYNDICAUX (RS)

Les parties rappellent qu’en application des dispositions légales en vigueur, un membre titulaire de mandat(s) ne peut pas siéger au sein d’un CSEE/du CSEC en qualité à la fois de membre élu, titulaire ou suppléant, et de Représentant Syndical.
Article 4.1 – Au niveau des CSE d’établissement
Chaque Organisation Syndicale Représentative sur le périmètre d’un CSE d’établissement peut désigner un Représentant Syndical au CSE d’établissement (cette désignation étant notifiée à la Direction).
Ils sont choisis parmi les membres du personnel du CSE d'établissement et doivent remplir les conditions d'éligibilité au CSE.
Le Représentant Syndical d’Etablissement ne peut être remplacé qu’en cas de cessation définitive de mandat.
Article 4.2 – Au niveau du CSEC
Chaque Organisation Syndicale Représentative au niveau de l’entreprise peut désigner un Représentant Syndical au CSEC (cette désignation étant notifiée à la Direction).
Ils sont choisis soit parmi les représentants de cette organisation aux CSE d'établissement, soit parmi les membres élus de ces comités.
Le Représentant Syndical Central ne peut être remplacé qu’en cas de cessation définitive de mandat.

CHAPITRE 2 – LA NEGOCIATION COLLECTIVE
Il est rappelé que la négociation au sein de l’Entreprise se réalise au seul niveau central avec les Organisations Syndicales ayant été reconnues représentatives à ce niveau à savoir, ayant au moins obtenu 10% des suffrages exprimés au premier tour des dernières élections aux Comités Sociaux et Economiques d’Etablissement.
ARTICLE 1 – DELEGATION À LA NEGOCIATION CENTRALE
La Délégation de chacune des OSR au niveau de l’Entreprise parties à la délégation à la négociation est fixée à 3 membres au maximum. Elle comprend obligatoirement le Délégué Syndical Central ; les autres membres sont choisis librement parmi les Délégués Syndicaux d’établissement.

ARTICLE 2 – LA PERIODICITE DES NEGOCIATIONS OBLIGATOIRES
Conformément à la réglementation en vigueur, au regard des spécificités de la société RACCORDS ET PLASTIQUES NICOLL, les parties prenantes conviennent que, pour chacun des thèmes composant les trois blocs de négociation définis ci-après, une négociation est engagée selon la périodicité fixée ci-après :
  • Une négociation annuelle sur la rémunération, le partage de la valeur ajoutée dans l’Entreprise et le temps de travail ;
  • Une négociation tous les 4 ans sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la qualité de vie au travail ;
  • Une négociation tous les 4 ans sur la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Parcours Professionnels.
ARTICLE 3 – LE DELAI DE TRANSMISSION DES INFORMATIONS PREALABLES AUX REUNIONS D’OUVERTURE DE NEGOCIATION
Afin de préparer réciproquement dans des conditions optimales les questions et/ou interventions de chaque Organisation Syndicale Représentative lors des réunions de négociation, les parties conviennent du calendrier incluant les délais de communication des informations et les dates des réunions lors de la 1ère réunion de négociation. 
TITRE 3 – LES MOYENS D’UN DIALOGUE SOCIAL DE QUALITE
Il est rappelé que conformément à la réglementation en vigueur, l’Entreprise participe au financement au plan national des Organisations Syndicales (employeur et salarié) représentatives, notamment par une cotisation assise sur la masse salariale.
CHAPITRE 1 – LES MOYENS EN HEURES DES REPRESENTANTS DU PERSONNEL
Les parties au présent accord rappellent que les moyens en heures alloués aux représentants du personnel ne doivent pas occasionner de difficulté particulière quant à l’organisation du travail. En conséquence, chaque titulaire d’un mandat se doit de respecter un délai de prévenance adapté aux circonstances, et prévenir son responsable au plus tôt et dès qu’il a connaissance de la nécessité d’utiliser ses heures.

ARTICLE 1 – LES HEURES DE DELEGATION DE LA REPRESENTATION ELUE DU PERSONNEL
Article 1.1 – Les membres des CSE d’établissement
Chaque membre titulaire d’un CSE d’établissement dispose d’un crédit d’heures de délégation défini, conformément aux dispositions du Code du travail, au regard du nombre de salariés relevant du périmètre du CSE auquel il appartient.
En plus du crédit d’heures dont il dispose au titre de son mandat de membre titulaire du CSE, le Secrétaire et le Trésorier du CSE d’établissement dispose d’un crédit d’heures mensuel complémentaire personnel, fonction de l’effectif de l’établissement :
  • Jusqu’à 100 salariés : 1 heure ;
  • Jusqu’à 299 salariés : 3 heures ;
  • À partir de 300 salariés : 5 heures.

Afin de permettre aux suppléants des CSE d’établissement de rester mobilisé, quand bien même ils n’ont pas vocation à exercer une représentation spécifique, chacun d’entre eux bénéficiera d’un crédit de 15 heures de délégation par année civile à compter de 2025. Ce crédit d’heures n’est ni reportable, ni mutualisable, ni transférable.
Le suppléant informera son manager le plus tôt possible avant la prise de ses heures de délégation.
Les membres des CSSCT d’établissement occupant plus de 500 salariés, disposent d’un crédit d’heure annuel complémentaire de 50 heures. Ce crédit d’heures n’est ni reportable, ni mutualisable, ni transférable.
Article 1.2 – Les membres élus du Comité Social et Economique Central (CSEC)
Les membres du CSEC exercent leur mandat au moyen des heures de délégation qui leur sont dévolues en leur qualité d’élus du CSE d’établissement.
Le Secrétaire du CSEC dispose d’un crédit supplémentaire de 5 heures de délégation par réunion.
Le Secrétaire du CSEC peut transférer une partie de son crédit d’heures complémentaire à ses adjoints, étant précisé que ces heures complémentaires ne peuvent pas être cumulées d’un mois sur l’autre.
ARTICLE 2 – LES HEURES DE DELEGATION DE LA REPRESENTATION DESIGNEE DU PERSONNEL
Article 2.1 – Les Délégués Syndicaux Centraux (DSC)
Chaque Délégué Syndical Central disposera d’un crédit de 10 heures de délégation par négociation d’un accord collectif au niveau de l’entreprise.
Ce crédit d’heures est attribué par thème de négociation et pour toute la durée de la négociation.
Article 2.2 – Les Délégués Syndicaux d’établissement (DSE)
Chaque Délégué Syndical dispose d’un crédit d’heures de délégation par mois défini, conformément aux dispositions du Code du travail, au regard du nombre de salariés relevant du périmètre de l’établissement auquel il appartient.
Les parties conviennent que la pratique préexistante, contestée par la Direction, consistant à attribuer 24 heures de délégation par mois aux délégués syndicaux d’établissement de Frontonas au lieu des heures dévolues en application du Code du travail, cessera de s’appliquer de plein droit au 31 décembre 2025.
Le Délégué Syndical d’Etablissement d’Argentonnay bénéficie d’un crédit d’heures de 15 heures par an.
Par ailleurs, les Délégués Syndicaux d’Etablissement qui composeront la délégation syndicale à la négociation de l’accord collectif d’entreprise, bénéficieront chacun d’un crédit de 10 heures de délégation par négociation.
Ce crédit d’heures est attribué par thème de négociation et pour toute la durée de la négociation.
Article 2.3 – Représentants de la Section Syndicale (RSS)
Chaque Représentant de Section Syndicale dispose d’un crédit d’heures de 4 heures par mois, conformément aux dispositions de l’article L. 2142-1-3 du Code du travail pour les établissements de plus de 50 salariés.
Article 2.4 – Les Représentants Syndicaux au CSE d’établissement (RS CSE)
Les Représentants Syndicaux aux CSE d’établissement de plus de 500 salariés disposent d’un crédit ne pouvant excéder 20 heures par mois.
Les heures non prises sur un mois donné ne sont pas reportables sur le mois suivant.
Article 2.5 – Les Représentants Syndicaux au CSE central (RS CSEC)
Les Représentants Syndicaux au CSE central disposent d’un crédit de 5 heures dans le mois de la réunion.
Les heures non prises ne sont pas reportables sur le mois suivant.
ARTICLE 3 – LES TEMPS PASSES EN REUNION ET EN TRANSPORT
Le temps passé aux réunions convoquées par la Direction est assimilé à du temps de travail effectif et ne s’impute pas sur les crédits d’heures.
En cas de réunion organisée à l’initiative de la Direction, les parties conviennent que le temps de trajet inhabituel effectué en exécution des fonctions représentatives ne s’impute pas sur le crédit d’heures de délégation. Le temps de trajet inhabituel est rémunéré et comptabilisé comme du temps de travail réalisé mais n’entre pas dans la base de calcul des heures supplémentaires. Les frais de déplacements sont pris en charge par la Direction selon les barèmes et la procédure en vigueur au sein de l’Entreprise.
En cas de déplacement à sa propre initiative pour les besoins du mandat ou pour les réunions préparatoires hors la présence de l’employeur, le temps de trajet effectué par un Représentant du Personnel élu ou désigné pendant son horaire habituel de travail s’impute sur le crédit d’heures de délégation. Les frais de déplacement ne sont pas pris en charge par la Direction.
Les conditions de déplacement, de travail et/ou de délégation, des représentants rattachés aux établissements lointains font l’objet d’un échange tenant compte des situations individuelles, par exemple lorsque des réunions successives avec des temps de latence ont lieu sur un même site.

ARTICLE 4 – RESPECT DES DUREES DU TRAVAIL ET DES TEMPS DE REPOS
L’enregistrement des temps de mandats et temps de repos est réalisé conformément aux pratiques de comptabilisation du temps de travail.
Chaque titulaire de mandat(s) veillera au respect des durées maximales quotidienne (10 heures) et hebdomadaire (48 heures) de travail (pour les salariés en décompte en heures) et des durées minimales de repos quotidien (11 heures ou 12 heures pour les salariés en décompte en jours) et hebdomadaire (35 heures ou 48 heures pour les salariés en décompte en jours).
Compte tenu de la spécificité de l’activité et notamment du travail de nuit eu égard aux réunions programmées en journée, des mesures spécifiques seront prises pour les représentants amenés à travailler de nuit, dans le respect des durées du travail et des temps de repos, sans aucune perte de rémunération pour le représentant concerné.
ARTICLE 5 – ANNUALISATION ET MUTUALISATION DES CREDITS D’HEURES DE DELEGATION
Article 5.1 – Les Délégués Syndicaux
Pour rappel et conformément aux dispositions du Code du travail, les Délégués Syndicaux d’établissement peuvent répartir entre eux le temps dont ils disposent au titre de leur mandat de Délégué Syndical. Ils en informent la Direction.
Article 5.2 – Les membres de la délégation élue du CSE
Pour rappel et conformément au Code du travail :
  • Les membres titulaires du CSE peuvent utiliser leurs heures de délégation cumulativement dans la limite de douze mois. Cette règle ne peut conduire un membre à disposer, dans le mois, de plus d'une fois et demie le crédit d'heures de délégation dont il bénéficie.
Les parties conviennent, pour faciliter la gestion administrative, que la période de 12 mois débutera le mois de la date des élections.
Pour l'utilisation des heures ainsi cumulées, le représentant informe la Direction au plus tard huit jours avant la date prévue de leur utilisation.
  • Les membres titulaires de la délégation du personnel du CSE peuvent, chaque mois, répartir entre eux et avec les membres suppléants le crédit d'heures de délégation dont ils disposent.
La répartition des heures entre les membres de la délégation du personnel du CSE, ne peut conduire l'un d'eux à disposer, dans le mois, de plus d'une fois et demie le crédit d'heures de délégation dont bénéficie un membre titulaire.
  • Les membres titulaires de la délégation du personnel du CSE concernés informent la Direction du nombre d'heures réparties au titre de chaque mois au plus tard huit jours avant la date prévue pour leur utilisation. L'information de la Direction se fait par un document écrit (email, etc.) précisant leur identité ainsi que le nombre d'heures mutualisées pour chacun d'eux.

CHAPITRE 2 – LES MOYENS FINANCIERS DE LA REPRESENTATION DU PERSONNEL
ARTICLE 1 – LES BUDGETS DE FONCTIONNEMENT DES CSE D’ETABLISSEMENT
La subvention de fonctionnement versée à chaque CSE d’établissement est fixée à 0,20% de la masse salariale totale de l’entreprise, répartie sur la base des effectifs mensuels moyens affectés à chaque CSE d’établissement, sous déduction, le cas échéant, des moyens directement affectés par la Direction à leur fonctionnement respectif.

ARTICLE 2 – LE BUDGET DE FONCTIONNEMENT DU CSE CENTRAL
Le budget de fonctionnement du CSE central est déterminé, le cas échant, par accord entre le CSEC et les CSE d’établissement.

Les parties rappellent que la prise en charge de 20% du coût de l’expertise au titre des orientations stratégiques incombe au CSEC sur son budget de fonctionnement.

Compte tenu du regroupement des trois consultations annuelles obligatoires en une seule réunion extraordinaire du CSEC, la Direction concède de prendre en charge ce coût, sous réserve d’un montant d’expertise raisonnable. La Direction se réserve le droit de contester le coût de cette expertise le cas échéant.
CHAPITRE 3 – LES MOYENS MATERIELS DE LA REPRESENTATION DU PERSONNEL
ARTICLE 1 – DIFFUSION DE L’INFORMATION
Article 1.1 – Diffusion des tracts syndicaux
Les publications et tracts de nature syndicale peuvent être librement diffusés aux salariés, aux horaires d'entrées et de sorties, sous réserve de ne pas entraver le bon fonctionnement des services ou sur les panneaux prévus à cet effet mis à disposition de chaque section syndicale.

Les Organisations Syndicales ne peuvent ni déposer ni laisser à la disposition du personnel des tracts en quelque lieu que ce soit.

Article 1.2 – Messagerie électronique
Article 1.2.1 – Messagerie électronique des CSE d’établissement
Chaque CSE d’établissement bénéficie également d’une adresse électronique spécifique dédiée aux démarches administratives et à la gestion des budgets.
L’utilisation de cette messagerie a donc vocation de permettre aux membres de chaque CSE d’établissement, sous la responsabilité du Secrétaire et du Trésorier, de communiquer sur les activités sociales et culturelles et de répondre à une sollicitation directe d’un salarié en lien avec la gestion des activités sociales et culturelles.

Article 1.2.2 – Messagerie électronique des Organisations Syndicales
Chaque Organisation Syndicale, représentative ou non, ayant constitué une section syndicale au sein de la société RACCORDS ET PLASTIQUES NICOLL bénéficie d’une adresse électronique spécifique dont elle pourra faire usage dans le cadre exclusif de sa fonction syndicale.
L’ensemble des messages émis et reçus par le biais de cette messagerie présente un caractère confidentiel.
Les envois individuels et collectifs de tracts aux salariés ou l’émission de messages collectifs de quelque nature que ce soit y compris pour les communications électorales à l’ensemble du personnel ou à une catégorie de salariés par le biais de cette messagerie sont interdits.
L’utilisation de cette messagerie a pour vocation de permettre aux Organisations Syndicales de répondre à une sollicitation directe d’un salarié via cette adresse mail et de communiquer entre elles et avec les membres de leur délégation dans le cadre de l’exercice de leur mandat.
ARTICLE 2 – LIBERTE DE DEPLACEMENT DES REPRESENTANTS DU PERSONNEL

Pour l’exercice de leurs fonctions, les titulaires de mandats élus ou désignés peuvent se déplacer librement à l’intérieur de l’Entreprise, tant sur leurs heures de délégation qu’en dehors de leurs heures habituelles de travail, sous réserve de respecter les règles régissant les accès à certaines zones (information de sa présence au manager lors de l’arrivée dans l’atelier ou le service, port des équipements de protections individuels, etc.) et de ne pas apporter de gêne importante à l'accomplissement du travail des salariés. Ce droit de déplacement dans l’Entreprise s’exerce dans le respect du périmètre de compétence attaché à leur mandat et des zones dont l’accès est strictement règlementé.

Les titulaires de mandat(s) peuvent, à l’occasion de l‘exercice de leur mandat, prendre tous les contacts nécessaires à l’accomplissement de leur mission notamment auprès des salariés à leur poste de travail, sous réserve de ne pas apporter de gêne importante à l’accomplissement du travail des salariés.

Les titulaires de mandat élus ou désignés peuvent également se déplacer hors de l’Entreprise durant les heures de délégation.
Compte tenu des compétences et périmètres respectifs définis dans le présent accord :
  • Les membres du CSEC, les représentants syndicaux au CSEC et les membres des Commissions du CSEC peuvent se déplacer dans les conditions définies ci-dessus sur le périmètre du CSEC, soit France entière ;
  • Les membres et Représentants Syndicaux des CSE d’établissement quant à eux bénéficient de cette liberté de déplacement sur le périmètre de leur CSE d’établissement respectifs uniquement ;
  • Les Délégués Syndicaux Centraux peuvent se déplacer sur le périmètre du CSEC, soit France entière ;
  • Les Délégués Syndicaux d’établissement bénéficient de cette liberté de déplacement sur le périmètre de leur CSE d’établissement respectif uniquement ;
  • Les Représentants de Section Syndicale bénéficient de cette liberté de déplacement sur le périmètre du CSEC soit France entière ou sur le périmètre de leur CSE d’établissement uniquement selon le périmètre sur lequel ils ont été désignés.
ARTICLE 3 – VISIO CONFERENCE
Les réunions des Instances Centrales (CSEC, Commissions du CSEC et délégation à la négociation) et les réunions des CSE d’établissement se tiennent en présentiel et/ou à distance via un système de visio-conférence.
Afin de préserver l’équilibre des temps de vie des titulaires de mandat(s) (ex : fatigabilité liée aux temps de trajets), les réunions peuvent se tenir en distanciel.
En cas de circonstances exceptionnelles (ex : crise sanitaire, intempéries, problématiques de transport) et afin d’assurer la continuité du fonctionnement des Instances, toutes les réunions des instances de représentation du personnel peuvent se tenir en distanciel.
TITRE 4 – ARTICULATION DE LA VIE PROFESSIONNELLE ET DE L’EXERCICE DE MANDATS
Les titulaires de mandat(s) bénéficient de l’ensemble des dispositifs d’entretiens et d’accompagnement, au même titre que l’ensemble des salariés de la société RACCORDS ET PLASTIQUES NICOLL.
Les parties signataires s’accordent sur la nécessité de les compléter pour mieux appréhender les connaissances et compétences mobilisées lors de l’exercice de mandat, tout en appréciant l’activité professionnelle en fonction du temps consacré par les titulaires de mandats, à leur poste de travail.
Sont ainsi définies, par le présent accord, les modalités d’accompagnement dans l’exercice des mandats selon les missions confiées et déterminées en application du présent accord.
Enfin, les parties au présent accord entendent :
  • Garantir aux titulaires de mandat(s) une même accessibilité aux opportunités professionnelles que celles ouvertes aux autres salariés de la société RACCORDS ET PLASTIQUES NICOLL ;
  • Inclure l’exercice de mandat(s) comme une étape du parcours professionnel.

CHAPITRE 1 – PARCOURS PROFESSIONNEL ET SUIVI DES MANDATS
ARTICLE 1 – ENTRETIEN DE PRISE DE MANDAT
Conformément aux dispositions légales applicables, les titulaires de mandat(s) bénéficient, à leur demande, d’un entretien individuel portant sur les modalités pratiques d’exercice du mandat au regard du poste occupé et des mandats détenus.
Il est rappelé que cet entretien de « prise de mandat » est à distinguer de l’entretien professionnel auquel il ne se substitue pas.
Cet entretien porte notamment sur les points suivants :
  • Les modalités d’articulation entre vie professionnelle, engagement des salariés titulaires de mandat(s) et vie personnelle, en analysant le volume prévisible d’heures de délégation, de trajet et de réunions liées au(x) mandat(s) détenu(s) ;
  • L’organisation de la continuité d’activité professionnelle ;
  • Les droits et obligations respectifs (durées maximales, temps de repos, obligation de discrétion, modalités de déplacement au sein des locaux de la société RACCORDS ET PLASTIQUES NICOLL) ;
  • Les besoins en termes de formation afin de maintenir les compétences du titulaire de mandat(s) à son poste de travail.

ARTICLE 2 – ENTRETIEN DE FIN DE MANDAT
Les titulaires de mandat(s) sont invités, sous un délai de 3 mois, à entretien de fin de mandat au terme d’un mandat de représentant du personnel électif ou désignatif.
Il constitue un espace de dialogue et d’échanges visant à éliminer les éventuels freins relatifs à une reprise à temps complet du collègue concerné dans son activité professionnelle en identifiant les compétences acquises et/ou développées.

CHAPITRE 2 – EMPLOYABILITE ET ARTICULATION DE LA VIE PROFESSIONNELLE AVEC L’EXERCICE DES MANDATS
Les parties au présent accord souhaitent donner aux titulaires de mandat(s) des moyens et des modalités de fonctionnement adaptés au contexte social.
Elles entendent réaffirmer que le dialogue social contribue au collectif de travail et à l’adhésion de tous les salariés à notre contrat social.
Cette démarche suppose de poursuivre le renforcement de la confiance et la reconnaissance des acteurs du dialogue social de l’Entreprise.
Le maintien d’un lien avec l’activité professionnelle contribue à un dialogue social de qualité. Il permet notamment aux salariés titulaires de mandat(s) de garder un lien avec le collectif de travail, de comprendre leurs préoccupations et la réalité de la fonction.
Le présent chapitre tend à assurer une articulation adaptée entre l’engagement dans un mandat et la vie professionnelle pour maintenir l’employabilité de l’ensemble des acteurs du dialogue social.
Pour ce faire, des principes fondamentaux sont rappelés ci-après.
ARTICLE 1 – LA GARANTIE D’ACCES À LA FORMATION EN COURS DE MANDATURE
Les parties au présent accord conviennent que la formation en lien avec l’activité professionnelle au cours de mandat(s) est essentielle à l’évolution de carrière et à la préparation au retour à l’activité professionnelle le cas échéant.
Par conséquent, afin d’assurer le maintien de leurs compétences professionnelles et d’en favoriser le développement, les titulaires de mandat(s), au même titre que tout salarié de la société RACCORDS ET PLASTIQUES NICOLL, bénéficient des actions de formations prévues dans le cadre du plan de formation, en lien avec l’exercice de leur activité professionnelle.
Conformément aux dispositions légales applicables, il est également rappelé qu’ils devront suivre les formations d’adaptation à leur poste de travail lorsqu’ils y seront invités.

ARTICLE 2 – L’ACCOMPAGNEMENT DE L’EVOLUTION PROFESSIONNELLE
Le manager s’attachera à identifier toutes actions permettant de préserver l’employabilité du titulaire de mandat(s) sur son métier au cours de l’entretien annuel ou à tout moment au cours de l’année. Il s’assurera et validera notamment que les formations métiers en distanciel et/ou en présentiel sont bien réalisées.
Le salarié titulaire de mandat(s) bénéficie d’un entretien professionnel selon les mêmes modalités et périodicité que pour les autres salariés (même support et fréquence identique) au cours duquel il est tenu compte exclusivement du temps passé à l’exercice de son activité professionnelle.
À la demande expresse du titulaire de mandat(s), l’entretien pourra porter sur l’appréciation des compétences en lien avec l’exercice du mandat.
CHAPITRE 3 – LA CERTIFICATION DES COMPETENCES ACQUISES LORS D’UN MANDAT DE REPRESENTANT DU PERSONNEL
La certification relative aux compétences acquises dans l’exercice d’un mandat de représentant du personnel ou d’un mandat syndical constitue pour ces bénéficiaires un véritable atout pour faire valoir leurs compétences, acquérir une nouvelle qualification et évoluer professionnellement.
À l’initiative du titulaire de mandat(s), un parcours certifiant peut être suivi conformément aux dispositions légales en vigueur.
Il sera également tenu compte des certifications relatives aux « compétences acquises dans l’exercice d’un mandat de représentant du personnel ou d’un mandat syndical » issues des arrêtés du 18 juin 2018 du Ministère du travail.
Pour faire reconnaître ses compétences acquises pendant l’exercice de son/ses mandat(s) (mandats internes comme mandats externes) pendant sa période de rattachement à l’Entreprise, le titulaire peut passer une ou plusieurs sessions d’examens organisées par l’un des centres agréés notamment par l’Association nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes (AFPA).
Dans le cadre des dispositions légales en vigueur, un dispositif national permet à tout salarié d’obtenir une certification constituée de 6 domaines de compétences dénommés « certificats de compétences professionnelles » (CCP) :
  • Encadrement et animation d’équipe ;
  • Gestion et traitement de l’information ;
  • Assistance dans la prise en charge de projet ;
  • Mise en œuvre d’un service de médiation sociale ;
  • Prospection et négociation commerciale ;
  • Suivi de dossier social d’Entreprise.

Ainsi, chaque candidat peut obtenir un ou plusieurs CCP à condition de justifier de l’exercice d’un mandat de représentation du personnel ou d’un mandat syndical au cours des 5 années précédant la session d’examen, aucune condition de durée d’exercice du mandat n’est requise.
L’exercice des mandats induit des compétences spécifiques générales mais aussi techniques, distinctes selon les instances concernées.
La volonté des parties est de soutenir le développement de l’ensemble de ces compétences via des parcours professionnels de formation adaptés selon les mandats exercés.
Ces parcours professionnels de formation sont ouverts sur la base du volontariat au titulaire de mandat(s).
CHAPITRE 4 – EVOLUTION PROFESSIONNELLE ET SALARIALE
ARTICLE 1 – DISPOSITIONS GENERALES
Il est rappelé que les salariés titulaires de mandat(s) bénéficient des mêmes possibilités d’évolution professionnelle et salariale que tout salarié de l’Entreprise.
Tout salarié titulaire de mandat(s) qui estimerait ne pas bénéficier des mêmes possibilités d’évolution professionnelle et salariale que tout salarié de l’Entreprise, au cours de l’exercice de son/ses mandat(s) peut saisir la Direction afin de connaître les éléments objectifs permettant d’expliquer son niveau de rémunération et/ou de carrière.
ARTICLE 2 – DISPOSITIONS SPECIFIQUES
Conformément aux dispositions de l’article L. 2141-5-1 du Code du travail, les salariés représentants du personnel dont le nombre d’heures de délégation dépasse 30% de la durée de travail fixée dans leur contrat de travail bénéficient d'une évolution de rémunération, au moins égale, sur l'ensemble de la durée de leur mandat, aux augmentations générales et à la moyenne des augmentations individuelles perçues pendant cette période par les salariés relevant de la même catégorie professionnelle et dont l'ancienneté est comparable ou, à défaut de tels salariés, aux augmentations générales et à la moyenne des augmentations individuelles perçues dans l'Entreprise.
Les parties conviennent que le réexamen de la rémunération du représentant du personnel dont le nombre d’heures de délégation dépasse 30% de sa durée de travail contractuelle aura lieu au terme de chaque année de mandat.
TITRE 5 – L’INCITATION À LA RÉSOLUTION AMIABLE DES LITIGES POUR RENFORCER LA PROMOTION D’UN DIALOGUE SOCIAL DURABLE ET DE QUALITÉ

Les parties souhaitent privilégier le recours à des solutions amiables de règlement des litiges individuels et collectifs via divers dispositifs.

Préalablement à toute action, les parties souhaitent prévoir les modalités propres à prévenir si possible, et en tout état de cause, à résoudre un éventuel litige relatif à l’application d’un accord collectif d’entreprise en vigueur.
Ainsi, toute OSR peut demander la réunion de la commission de suivi prévue au sein du présent accord afin que les parties puissent trouver, ensemble, un accord durable et satisfaisant.
Toute demande de saisine de la commission de suivi est faite auprès de la Direction, avec copie aux OSR. Une note argumentaire est jointe à la demande.
La Direction s’engage à réunir la commission de suivi dans les deux mois suivant la réception de la demande. Ce délai peut toutefois être prorogé afin de tenir compte du calendrier officiel des vacances scolaires.

TITRE 6 - CADUCITE DES ACCORDS RELATIFS AUX ANCIENNES INSTANCES REPRESENTATIVES ET AU DROIT SYNDICAL DES TITULAIRES DE MANDATS
L’ensemble des stipulations conventionnelles et usages ayant le même objet au sein de la société RACCORDS ET PLASTIQUES NICOLL relatives aux anciennes Instances Représentatives du Personnel et au droit syndical cessent de produire leurs effets à compter de la date d’application du présent accord.
Ce principe de caducité ne remet pas en cause les dispositions légales d’ordre de public actuellement en vigueur et s’appliquant de plein droit.
TITRE 7 – DISPOSITIONS FINALES
ARTICLE 1 – DISPOSITIONS FONDAMENTALES
Le présent accord collectif se substitue à toutes dispositions antérieures quelles que soient leurs sources (usage, accord atypique ou engagement unilatéral) ayant le même objet.
À cet effet, le présent accord se substitue notamment à l’accord collectif du 25 mars 2019 relatif à la reconnaissance d’établissements distincts et ses avenants de juillet 2019 et septembre 2023.
Il est précisé que l’accord à durée indéterminée du 25 avril 2023 relatif aux modalités d’organisation par vote électronique des élections professionnelles, n’ayant pas le même objet, demeure applicable.
ARTICLE 2 – ENTREE EN VIGUEUR ET DUREE D’APPLICATION
Le présent accord est signé le 4 décembre 2024 et entrera en vigueur le 1er janvier 2025 pour une durée indéterminée.
ARTICLE 3 – COMMISSION DE SUIVI
Pour le suivi de l’application du présent accord, une commission de suivi est constituée, et composée comme suit :
  • un ou plusieurs représentants de la Direction de l’entreprise ;
  • les délégués syndicaux centraux.
Cette commission se réunira une fois tous les deux ans afin d’analyser les éventuelles difficultés d’application du présent accord, et étudier le cas échéant toute solution de nature à améliorer l’application de l’accord.
ARTICLE 4 - REVISION
L'accord pourra être révisé dans les conditions prévues à l'article L. 2261-7-1 du Code du travail.
L'avenant portant révision de tout ou partie d'un accord se substitue de plein droit aux stipulations de la convention ou de l'accord qu'il modifie.
Il est opposable, dans des conditions de dépôt prévues à l'article L. 2231-6, à l'ensemble des employeurs et des salariés liés par la convention ou l'accord.


ARTICLE 5 – DENONCIATION
Le présent accord pourra être dénoncé, à tout moment, par les parties signataires en respectant un délai de préavis de 3 mois. La dénonciation se fait dans les conditions prévues par les articles L. 2261-9 et suivants du Code du travail.
ARTICLE 6 - NOTIFICATION, DEPÔT ET PUBLICITÉ
Le présent avenant est notifié à l’issue de la procédure de signature par la Direction à l’ensemble des OSR par message électronique avec accusé réception.
En application des articles L. 2231-6 et D. 2231-2 et suivants du code du travail, il sera également transmis par voie dématérialisée sur la plateforme de téléprocédure TéléAccords en deux versions, une version complète et signée des parties en format pdf et une version anonymisée publiable en format docx, ainsi que les pièces nécessaires au dépôt.
Une copie de la version complète comportant la signature électronique des parties est déposée auprès du Greffe du Conseil de Prud’hommes d’Angers.
Il sera mis à la disposition des salariés sur l’intranet de l’Entreprise, dans la rubrique dédiée.

Fait à Cholet, le 4 décembre 2024

Pour la société RACCORDS ET PLASTIQUES NICOLL


M., Directeur des Ressources Humaines



Pour les Organisations Syndicales


Pour la CFDT

M., Délégué syndical central






Pour la CFE-CGC

M., Délégué syndical central


Pour la CGT

M., Délégué syndical central

Pour FO

M., Délégué syndical central

Mise à jour : 2025-06-04

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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