Dates : réunions du 20 janvier, 10 février et 18 février 2022 Date : 18/02/2022
Objet : Compte rendu NAO
Présents : Direction : Délégué syndical CFDT : Membres du CSE assistants :
Contexte de l’entreprise, faits marquants 2021 L’année 2021 a été marquée par la pandémie de Covid-19 qui a continué de bouleverser l’environnement économique et social à l’échelle internationale. L’entreprise a de plus été affectée par l’incendie de notre hébergeur informatique OVH (mars), une cyber-attaque informatique (juillet), des difficultés d’approvisionnement en matières premières ainsi que des hausses de prix. Nous sommes entrés en exploitation dans un nouveau bâtiment de stockage sur le site de St Jean de Thouars. Dans cet environnement instable et source de désorganisations, Socoplan a néanmoins réalisé une année historique en terme de chiffre d’affaires, de production, et résultats financiers. Sur l’exercice, nous avons été contraints de maintenir des mesures sanitaires importantes et de gérer rigoureusement nos charges et flux de trésorerie. La Direction constate que l’inflation a atteint +2,85% en 2021. Sur cette même période l’entreprise a enregistré un chiffre d’affaires en hausse de 25% et un résultat d’exploitation (EBITDA) qui évolue de +47%. Ces bons résultats vont être proportionnellement redistribués au personnel grâce à nos accords de participation et d’intéressement. L’entreprise a atteint un niveau de performance financière élevé en 2021 mais nous évoluons encore dans un contexte sanitaire très difficile. L’entreprise est également confronté à des pénuries ainsi que des hausses de prix de matières premières qui perturbent de plus en plus fortement notre exploitation. Ce contexte inflationniste est source d’inquiétudes et constitue un défi sur la maîtrise de nos coûts. Notre trésorerie reste également un sujet d’attention. En préparation à la présente négociation, la Direction a présenté en réunion exceptionnelle le 10/1/2021 avec les représentants du personnel, un état des lieux des chiffres de l’entreprise fin 2021 au regard des différents thèmes abordés ensuite en négociation annuelle. Après trois réunions de négociation, La Direction s’est accordée avec les représentants du personnel sur les évolutions suivantes :
Rémunération, le temps de travail et le partage de la valeur ajoutée dans l’entreprise
Augmentations de salaires
Le SMIC est passé à 10,48 €/h (+2,2%) au 1er octobre 2021 puis à 10,57 €/h au 1er janvier 2022. Afin de répondre aux attentes du personnel sans attendre la NAO 2022, la Direction avait décidé d’appliquer une hausse de taux horaire de 2,2% à tous les salariés ayant un coefficient inférieur ou égal à 210. En janvier 2022, une augmentation de 0,9% a été appliqué aux personnels proches du SMIC. Ces 2 vagues d’augmentations doivent être considérées comme des avances sur les augmentations décidées lors de la présente négociation. Elles sont prises en compte et incluses dans le calcul des augmentations et minimums de revalorisations. La Direction s’engage à revaloriser les salaires en moyenne de
4,30%. Ce taux intègre les variations liées à l’ancienneté à hauteur de +0,5%/an.
Une revalorisation minimale de 3,0% sera appliquée à l’ensemble des salariés afin de limiter l’écrasement par le bas de notre grille salariale et garantir un maintien du pouvoir d’achat. Feront exceptions à cette règle et seront traités au cas par cas : -les cadres -les personnels entrés en cours d’année 2021 -les salariés en absence longue durée (>3 mois) sur l’année écoulée -les situations particulières de personnes ayant changé de poste traitées au cas par cas. La Direction s’engage à maintenir une différence de 1% par rapport au SMIC jusque janvier 2023. L’ensemble des hausses de salaires seront rétroactives au 1er janvier. Les augmentations individuelles prendront en compte certaines situations particulières, notamment les changements de fonction ou de périmètre de responsabilités. La Direction souhaite prioritairement revaloriser des fonctions en tension sur le marché du travail, et réduire d’éventuels écarts au sein de postes de même catégorie. Elle souhaite également accompagner les évolutions de l’organisation, conserver la cohérence de notre grille salariale tout en respectant les principes d’égalité salariale H/F.
Primes
Les primes de panier ont été revalorisées comme suit au 1er janvier 2022 : Le panier de jour passe à 4,23 euros par jour, soit une augmentation de 3,2% par rapport au 1er janvier 2021. Le panier de nuit passe à 18,00 euros, dont 6,80€ non soumis à cotisations, soit une augmentation de 3,4% par rapport au 1er janvier 2021. La prime d’habillage passe à 1,07 euro par jour, soit une augmentation de 3,9% par rapport au 1er janvier 2021. La prime de travail le samedi passe de 25,15 € à 28,00 € pour 8h de travail, soit une augmentation de 11,3%. La prime de travail en 2x12 (38 euros par WE) reste inchangée car récemment revalorisée. Prime exceptionnelle à l’imprimerie (60,98 € bruts/mois) : depuis longtemps, cette prime exceptionnelle versée à l’imprimerie n’est pas revalorisées et ne contribue pas à la prime d’ancienneté. La Direction considère que cette prime a vocation à être intégrée aux salaires pour toutes les populations en bénéficiant. Malgré l’opposition des élus, La Direction annonce qu’elle supprimera cette prime exceptionnelle début 2023 et la réintégrera immédiatement dans les salaires au 1er janvier 2023 de sorte qu’il n’y aura aucune perte de salaire pour les personnes concernées.
Les primes (bonus) sur objectifs seront payés avec la paye de mars (ou avril au plus tard) en lien avec les entretiens d’évaluation. Elles sont calculées en fonction de critères de savoir être, de savoir-faire et des performances obtenues. L’application des valeurs de l’entreprise est également prise en compte.
Prime exceptionnelle de pouvoir d’achat
Rien n’est prévu, ce dispositif n’est pas retenu par La Direction.
Coefficients
Des modifications de coefficients seront réalisées pour tenir compte des changements de postes ou des évolutions liées à l’ancienneté et la qualification, sachant que l’ancienneté à un même poste n’implique pas obligatoirement un changement de coefficient. La formation, la technicité et les responsabilités au poste sont les critères déterminants pris en compte. Les opératrices autonomes formées aux réglages de premier niveau se voient appliquer un coefficient de 190. Une prime de 45 euros est intégrée au salaire après une période de 6 mois de bonne pratique. Le même processus de validation est appliqué aux personnes formées au poste de conducteur de ligne avec un coefficient porté à 195.
Temps de travail
Malgré la forte activité, l’entreprise n’a pas eu que peu recours à des horaires de travail 21h00-5h00 le vendredi. Cependant, La Direction se réserve la possibilité de remettre cet horaire en vigueur si besoin pour restaurer notre taux de service de livraison. Cet horaire permet en effet d’augmenter le temps d’ouverture de nos équipements et de faire la jonction avec les équipes de suppléance Week-End. Le travail en équipe de suppléance WE est couvert par notre accord d’entreprise du 18/11/2015 et est mis régulièrement en œuvre sur le site de Thouars, et plus exceptionnellement sur le site d’Airvault. Cette organisation permet de capter un volume d’activité supplémentaire significatif en différant le recours aux investissements. Le travail en équipe 2x12 est organisé lors de périodes de forte activité ou de saturation de certains équipements. Par principe, le personnel en équipe de suppléance est choisi uniquement sur la base du volontariat. Ces rythmes de travail seront éventuellement adaptés selon les même modalités en 2022.
Intéressement et participation
Notre accord d’intéressement a été déposé en 2020 pour couvrir la période 2020-2022. Il prévoit notamment une répartition fondée à 50% sur les salaires et 50% à égalité de traitement entre les salariés. Notre accord d’intéressement prévoit un intéressement « technique » dont la valeur atteint 547 euros bruts au titre de l’exercice 2021 pour une personne à temps plein n’ayant pas eu d’absence dans l’année. Ce montant est en baisse du fait de résultats en dégradation dans le domaine de la sécurité, la productivité, l’absentéisme et sur notre taux de service. La distribution de l’intéressement « technique » interviendra fin février. La Direction et les élus prévoient de revoir les objectifs pour l’année 2022. L’enveloppe de
l’intéressement « financier » progresse de 47% et la participation de 67% ce qui permet un réel partage des résultats de l’entreprise avec l’ensemble des salariés. Même si l’intéressement basé sur les performance techniques est en retrait, le cumul de l’ensemble des montants distribués au titre de l’intéressement et de la participation progresse de 41% par rapport à l’année précédente.
Pour marquer significativement les bons résultats obtenus sur l’année 2021, il sera versé un
supplément d’intéressement de 1500 euros bruts. Ce montant sera soumis aux mêmes règles d’absentéisme et de présentéisme que celles présente dans notre accord d’intéressement sur la partie technique. Les contrats à temps partiels seront proratisés selon la durée de travail contractuelle. Le versement interviendra fin mars sous réserve d’une signature rapide et le dépôt effectif d’un avenant à notre contrat d’intéressement.
Ainsi le cumul de ces versements représentera l’équivalent de 4 mois de salaires moyens, contre 2,9 mois l’année dernière.
Epargne salariale
Les dispositifs PEE et PERCOL en place sont maintenus. A l’exception du support monétaire, tous les supports ont performé sur l’année 2021. Depuis 2020, il est possible d’effectuer des versements volontaires individuels sur le PERCOL (afin de défiscaliser les montants épargnés), de transférer des fonds entre différents outils d’épargne retraite et de débloquer son épargne sous forme de rente lors de la retraite.
Dotations au CSE
Les élus demandent la revalorisation de la dotation exceptionnelle au CSE. Après discussions, la Direction a accepté de porter cette dotation à 65 K€ pour l’année 2022. Par ailleurs La Direction accède à la demande des élus pour revaloriser la dotation du CSE à 0,90% de la masse salariale contre 0,80% actuellement.
13ème mois
Les élus demandent la mise en place d’un 13ème mois. La Direction refuse car elle considère que l’entreprise est soumise à de très fortes fluctuations d’activité et des incertitudes sur l’exposition environnementale de ses produits ainsi que la situation sanitaire. Nous devons conserver une organisation souple et agile pour répondre à nos marchés et clients. Elle préfère donc conforter le modèle redistributif actuel basé sur l’intéressement et la participation.
Pour le syndicat CFDT Directeur Europe , Délégué Syndical