Accord relatif à la Négociation Annuelle Obligatoire
Au titre de l’année 2026
A l’issue de la négociation annuelle obligatoire prévue aux articles L. 2242-1 et suivants du Code du travail, il a été convenu ce qui suit entre :
La société GEDINOR, Rue de Paris – 62121 ACHIET LE GRAND, représentée par XXX, d’une part ;
Et Le syndicat représentatif CFTC, représenté par XXX, en sa qualité de délégué syndical, d’autre part.
Article 1 – Champ d’application de l’accord
Le présent accord s’applique à l’ensemble du personnel travaillant dans l’entreprise.
Article 2 – Rémunération, temps de travail et partage de la valeur ajoutée dans l’entreprise
2.1 – Salaires effectifs
L’environnement économique de GEDINOR est le suivant :
Situation économique & financière
Le marché du négoce de matériaux reste fortement tendu. L’activité de nos adhérents est de l’ordre de -6% sur 2025 et, dans un contexte économique et politique incertain les prévisions pour l’année 2026 ne sont pas rassurantes.
Malgré cela, notre chiffre d’affaires devrait progresser d’un peu plus de 1% par rapport à 2024, grâce notamment au développement du LS qui vient compenser la baisse de nos activités Menuiserie, Revêtement de sol & mur et Aménagement Extérieur. La progression du LS devrait se poursuivre en 2026 ce qui va nous permettre de maintenir notre chiffre d’affaires dans un marché morose.
En parallèle, l’entreprise doit toujours faire face à des coûts structurels qui restent importants :
1° Les coûts de transport baissent à date à environ 7.8% du chiffre d’affaires, cette amélioration est due à l’impact de la refonte du plan de tournées.
2° Les coûts de location et de prestation liées à la nécessité de faire appel à des surfaces supplémentaires et à l’externalisation du carrelage ne sont toujours pas compensés par l’activité LS et s’élèvent à plus 1,8 millions d’euros.
3° Les coûts de personnel (permanents comme intérimaires) restent importants même si le ratio au chiffre d’affaires s’améliore. Le niveau de productivité progresse et l’absentéisme diminue mais des marges d’amélioration existent.
4° Ces point d’amélioration ne sont pas suffisants et nos coûts de fonctionnement sont encore de plus de 22%. Cela génère encore une perte qui devra être compensée par GEDEX.
Il faut donc poursuivre nos efforts pour que nos coûts de fonctionnement diminuent de 2 à 3% à court terme par différentes réorganisations ou décisions structurelles pour redonner de la compétitivité au réseau face à nos concurrents.
Dans ce contexte, la rentabilité économique de l’entreprise n'est pas encore au rendez-vous et l’entreprise devrait connaître une nouvelle situation de perte cette année de l’ordre de 1,5 millions d’euros.
Evolution salariale 2025
L’inflation cumulée 2025 en France se situe à 1,2% à fin septembre.
Le SMIC sera revalorisé à hauteur de 1,18% au 1er janvier 2026.
Cela étant précisé, la politique salariale pour l’année 2026 est la suivante :
Une enveloppe budgétaire globale d’environ 75 000 euros maximum sera répartie entre les responsables de service, proportionnellement à leurs effectifs. Chaque responsable pourra ainsi attribuer des augmentations individuelles fondées sur la performance des collaborateurs.
La grille interne de rémunération continue son évolution de façon à supprimer totalement les niveaux de capacité A/B/C créés en 2021 pour traiter les incohérences constatées alors dans l’échelle des rémunérations. Elle sera réévaluée de 1.3% de la grille conventionnelle et nous ferons en sorte de s’aligner si celle – ci s’avèrerait plus élevée que la grille interne.
Généralisation d'une prime sur objectif pour les fonctions supports non-cadres qui sera évolutive en fonction des objectifs proposés.
Autres éléments de rémunération :
Suppression de la prime de remplacement des chefs d’équipe.
Le montant de la prime de fin d’année reste inchangé : 920 € pour le 1er collège et 1020 € pour le 2nd collège, montant calculé au prorata du temps de présence et versé en novembre.
La valeur faciale des tickets restaurant est maintenue à 9,00 € pour 2026.
Ces changements seront applicables au
1er janvier 2026.
2.2 – Durée effective et organisation du temps de travail
Pour rappel, l’accord sur l’organisation du temps de travail a été révisé fin 2019. Il est reconduit selon les mêmes modalités. Un accord portant sur la mise en place du travail de nuit a été conclu le 22 mai 2018. Un accord sur la mise en place et l’organisation du télétravail a été signé le 3 février 2025 pour une durée d’un an.
Cet accord est reconduit pour une durée d’un an.
2.3 – Dispositif d’épargne salariale
Concernant l’épargne salariale, il est rappelé que l’entreprise est dotée d’un accord de participation conclu le 30 juin 2006 auquel est associé un plan d’épargne d’entreprise. Ces dispositifs ne seront pas modifiés pour l’année 2026.
Un accord d’intéressement a été signé le 19 juin 2025 pour l’année 2025.
Un nouvel accord devra donc être négocié avant le 30 juin 2026.
Article 3 – Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes et qualité de vie au travail
L’objet de ce chapitre de la négociation a pour objet d’évoquer les sujets suivants :
L’articulation entre la vie personnelle et la vie professionnelle pour les salariés
Les objectifs et les mesures permettant d’atteindre l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes
Les mesures permettant de lutter contre toute discrimination en matière de recrutement, d’emploi et d’accès à la formation professionnelle
Ces thématiques font l’objet d’un accord d’entreprise signé le 19 juin 2025 (durée 3 ans) dont le suivi est assuré une fois par an au cours d’une réunion spécifique en CSE.
3.1 – Les mesures relatives à l’insertion professionnelle et au maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés
L’entreprise remplit ses obligations en matière d’emploi des travailleurs handicapés (ratio obligatoire de 6 % atteint avec 12 collaborateurs reconnus travailleurs handicapés) et fait appel à des entreprises adaptées pour certaines prestations d’entretien.
La Direction encourage les collaborateurs souffrant d’un handicap, sans que l’entreprise en soit informée, à le faire savoir. Ceci afin de leur permettre d’envisager des adaptations de poste, le cas échéant.
3.2 – L’accès et le maintien dans l’emploi ainsi que l’accès à la formation professionnelle des salariés âgés
En 2025, l’entreprise compte 36 salariés âgés de 55 ans ou plus, à savoir 11 femmes et 25 hommes. 2 salariés ont fait valoir leur droit à la retraite en 2025.
Sur les 11 femmes, elles occupent toutes un poste administratif.
Pour les 25 hommes, 2 un poste de commercial itinérant, 6 occupent un poste administratif, 17 un poste en logistique et pour lesquels une attention particulière est portée à la pénibilité des postes de travail, notamment avec la mise en place de l’exosquelette permettant le maintien du dos en port de charge pour le site d’Achiet le Grand et la possibilité d’effectuer des heures supplémentaires sur la base du volontariat.
Concernant la formation professionnelle, ces salariés bénéficient du même accès aux formations et ils sont régulièrement consultés en la matière.
3.3 – Régime de prévoyance
L’entreprise dispose des régimes de prévoyances ci-dessous :
en matière de frais de santé (mutuelle) une DUE (Décision Unilatérale de l’Employeur) institue une couverture pour l’ensemble des salariés,
La couverture des frais de santé sera revue à hauteur de 70% de prise en charge par l’employeur au 1er mars 2026 sur le contrat initial.
en matière de prévoyance (décès, incapacité, invalidité) il existe deux couvertures (pour la catégorie de personnel relevant de l’article 2.1 de l’ANI Prévoyance du 17 novembre 2017 et ce sans condition d’ancienneté et la catégorie de personnel ne relevant pas de l’article 2.1 de l’ANI Prévoyance du 17 novembre 2017 et ce sans condition d’ancienneté) conformément aux dispositions prévues par notre convention collective et l’accord de branche compte tenu des dernières évolutions en la matière, cette disposition sera maintenue.
3.4 – Droit à la déconnexion
La charte informatique de l’entreprise prenant en compte le droit à la déconnexion reste en vigueur dans les mêmes termes.
Article 4 – Durée et application de l’accord
Le présent accord est conclu pour une durée déterminée d’un an, soit du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2026. A cette dernière date, il cessera automatiquement de produire effet.
Article 5 – Publicité de l’accord
Le présent accord sera déposé en 2 exemplaires à la DREETS du Pas de Calais dont une version sur support papier signée des parties et une version sur support électronique et en 1 exemplaire au secrétariat-greffe du conseil de prud’hommes d’Arras.