Loi n°2023-171 du 9 mars 2023 transposant le droit européen

La loi n°2023-171 du 9 mars 2023 adapte le droit Français au droit de l’Union européenne dans divers domaines – (économie, santé, travail, transports et agriculture).  Le droit du travail ne fait pas exception.

En droit social, cette loi vise à améliorer la transparence des conditions de travail ainsi que l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

S’agissant des congés, plusieurs congés sont impactés par cette loi :

 

Le congé parental d’éducation :

La loi n°2023-171 du 9 mars 2023, change le point de départ de la condition d’ancienneté d’un an nécessaire au bénéficie d’un congé parental d’éduction. Désormais, cette condition d’ancienneté s’apprécie à la date de la demande du congé et non plus à la date de naissance de l’enfant – (L.1225-47 du Code du travail).

A noter par ailleurs, que lorsque le temps de travail diminue en raison d’un congé parental d’éducation, la période est considérée comme effective dans la détermination des droits que le salarié tient de son ancienneté.

La durée du congé parental est ainsi prise en compte pour moitié dans le calcul de l’ancienneté. Il est précisé qu’il s’agit d’un temps plein. Pour le temps partiel, la durée est prise en compte entièrement – (L.1225-54 du Code du travail).

 

 

Le congé de paternité et d’accueil :

De manière identique au congé parental d’éduction, la durée du congé de paternité et d’accueil est assimilé à une période de travail effectif pour la détermination des droits que le salarié tient de son ancienneté.

A noter par ailleurs, que pour la réserve de participation, le congé de paternité et d’accueil est assimilé à une période de présence dans l’entreprise, lorsqu’elle est distribuée proportionnellement à la présence du salarié. C’est déjà le cas pour les périodes de congé de maternité, adoption, et de deuil – (L.3324-6 du Code du travail).

Bon à savoir : Pour l’ensemble des congés visés ci-dessous, le salarié conserve le bénéfice des avantages acquis avant le début du congés :

  • de paternité et d’accueil de l’enfant
  • parental d’éducation
  • de présence parentale.

 

 

Le congé solidarité familial et de proche aidant :
A présent, la dénomination des congés de solidarité familiale et de proche aidant est précisée – (L.7221-2 du Code du travail et L.423-2 du code de l’action sociale et des familles). Les salariés d’un particulier employeur ainsi que les assistants maternels de droit privé pourront désormais bénéficier du congé de solidarité familiale et du congé de proche aidant. Il n’y a pas que les congés qui sont concernés par la loi n°2023-171 du 9 mars 2023 mais également le contrat de travail.

Contrat de travail

Les documents écrits à remettre au salarié lors de l’embauche seront précisés par décret. Le salarié devra mettre en demeure l’employeur de lui remettre les documents avant de solliciter la justice – (L.1221-5-1 du Code du travail).

Les salariés dont le contrat est en cours peuvent demander ces documents écrits.

La remise de documents vaut aussi pour les entreprises du spectacle vivant – (L.7122-24 du Code du travail) et les contrats d’engagement maritime – (L.5542-3 code des transports) ainsi que les agents publics – (L.115-7 Code général de la fonction publique).

En revanche, l’obligation de fournir ces documents ne s’applique pas pour les salariés payés par chèque CESU travaillant moins de 3 heures par semaine ou 4 semaines sur une période de référence – (L.1271-5 du Code du travail).

A noter que les conditions des dispenses de contrat de travail pour les emplois payés par chèques CESU sont ramenées à moins de 3 heures par semaine ou 4 semaines sur une période de référence.
Elles étaient précédemment de moins de 8 heures ou 4 semaines sur l’année – (L.1271-5 du Code du travail).

 

Modification des règles régissant les périodes d’essai :Avec cette loi, les périodes d’essai plus longues que la durée légale pour les conventions collectives ayant négocié avant le 25 juin 2008 ne sont plus possibles. Il n’existe donc plus de dérogation permettant au branche d’avoir des période d’essai plus longues que les durées légales.

A noter que cette mesure sera en vigueur dans 6 mois – (L.1221-22 du Code du travail).

 

Information sur les postes à pourvoir

Un salarié en CDD depuis 6 mois ou un intérimaire peut demander à l’employeur la liste des postes en CDI à pourvoir – (L.1242-17 du Code du travail et L.1251-25 du Code du travail).

 

 

Me Nicolas BECK

par
Avocat au Barreau de Paris
Expert en droit du travail

Fascicule mis à jour le 13 février 2023.

Tous droits réservés.

-

ATTENTION ! Cet article est un extrait.

Abonnez-vous pour accéder à l'intégralité du contenu.

Ces offres peuvent vous intéresser

Maitre Data

Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut
Sécurité juridique
Trouvez l'avocat expert qu'il vous faut

Trouvez l'avocat qu'il vous faut

Commencer

Abonnez-vous !

Manuel Social

Trouvez la réponse à toutes vos questions en Droit Social

Offre spéciale
Le Manuel Social
Abonnez-vous !

Actualité

  • Journal Officiel03 août 2026

    11 Décret n° 2026-713 du 31 juillet 2026 relatif à la convergence de la prime d'activité à Mayotte

  • Journal Officiel27 juillet 2026

    20 Arrêté du 10 juillet 2026 complétant l'arrêté du 27 octobre 2025 portant approbation du programme d'enquêtes statistiques d'initiative nationale ou régionale des services publics pour 2026 (enquêtes auprès des entreprises et des exploitations agricoles)

  • Mise à jour de la rubrique Réduction générale dégressive unique

    BOSS27 juillet 2026

    A la suite de la publication du décret n° 2026-509 du 12 juin 2026 , la rubrique Réduction générale dégressive unique a été mise à jour.

  • Publication de l'assiette minimale des cotisations sociales

    BOSS24 juillet 2026

    La rubrique Assiette générale (chapitre 3, section 2) a été complétée d'une nouvelle partie détaillant les modalités de calcul de l'assiette minimale des cotisations sociales.

  • Journal Officiel23 juillet 2026

    11 Ordonnance n° 2026-647 du 22 juillet 2026 relative à l'extension et à l'adaptation du code de la sécurité sociale à Mayotte et à l'accélération de la convergence sociale en matière de sécurité sociale et de minima sociaux

Recherche

Recevoir la newsletter

Gérer vos Cookies

Nous utilisons les cookies sur notre site.

Ces cookies permettent de mesurer le trafic du site et de personnaliser votre expérience

Accepter Continuer sans accepter

Voir la politique de confidentialité