Accord d'entreprise AXA BANQUE (Salariés Aidants)

Un Accord de Déclinaison d'AXA BANQUE à l'accord RSG en Faveur des Salariés Aidants signé le 13.07.2023

Application de l'accord
Début : 01/02/2024
Fin : 28/11/2026

48 accords de la société AXA BANQUE (Salariés Aidants)

Le 28/11/2023


Accord de déclinaison d’AXA Banque à l’accord RSG en faveur des salariés aidants du 13 juillet 2023



ENTRE


La

Société AXA Banque, immatriculée au RCS de Créteil sous le numéro 542 016 993, dont le siège social est sis 203/205 rue CARNOT – 94120 FONTENAY SOUS BOIS, représentée par **********, en sa qualité de Directrice des Ressources Humaines d’AXA Banque,


d’une part,

ET


Les Organisations Syndicales Représentatives au sein d’AXA Banque, :

L’UDPA représentée par ****** et *********
Le SNB/CFE-CGC représenté par ******** et *********
La CFDT représentée par **********

d’autre part,

Il est convenu des dispositions suivantes.
























SOMMAIRE

TOC \o \h \z \u SOMMAIRE PAGEREF _Toc150186396 \h 2
PREAMBULE PAGEREF _Toc150186397 \h 3
TITRE 1 – CHAMP D’APPLICATION ET DEFINITION PAGEREF _Toc150186398 \h 4
TITRE 2 – LES MESURES D’AMENAGEMENT DES CONDITIONS DE TRAVAIL PAGEREF _Toc150186399 \h 4
Article 1 – Aménagement des horaires / jours de travail PAGEREF _Toc150186400 \h 4
Article 2 – Le télétravail PAGEREF _Toc150186401 \h 5
Article 3 – Le temps partiel / forfait jour réduit pour besoins familiaux PAGEREF _Toc150186402 \h 5
TITRE 3 – LES CONGES SPECIAUX PAGEREF _Toc150186403 \h 5
Article 4 – Le congé de proche-aidant PAGEREF _Toc150186404 \h 6
Article 5 – Le congé solidarité familiale PAGEREF _Toc150186405 \h 6
Article 6 – Le congé de présence parentale PAGEREF _Toc150186406 \h 7
Article 7 – Le congé pour enfant malade PAGEREF _Toc150186407 \h 8
Article 8 – Le congé assistance proche malade PAGEREF _Toc150186408 \h 8
TITRE 4 – LES DISPOSITIFS COMPLEMENTAIRES FAVORISANT LA CONCILIATION VIE PROFESSIONNELLE / VIE PERSONNELLE PAGEREF _Toc150186409 \h 9
Article 9 – Les autorisations spécifiques d’absences PAGEREF _Toc150186410 \h 9
Article 10 – L’utilisation du CET long terme PAGEREF _Toc150186411 \h 9
Article 11 – Le don de jours PAGEREF _Toc150186412 \h 10
Article 12 – Les CESU complémentaires PAGEREF _Toc150186413 \h 10
TITRE 5 – LA MOBILISATION DES ACTEURS POUR L’ACCOMPAGNEMENT DU SALARIE AIDANT PAGEREF _Toc150186414 \h 11
Article 13 – Les ressources humaines PAGEREF _Toc150186415 \h 11
Article 14 – Le CSE PAGEREF _Toc150186416 \h 11
Article 15 – Les managers PAGEREF _Toc150186417 \h 11
Article 16 - Les professionnels de la santé et de la sécurité au travail PAGEREF _Toc150186418 \h 11
Article 17 – Les services d’assistance et d’accompagnement PAGEREF _Toc150186419 \h 12
TITRE 6 – INFORMATION ET SENSIBILISATION PAGEREF _Toc150186420 \h 12
TITRE 7 – LA PREVENTION DU SALARIE AIDANT PAGEREF _Toc150186421 \h 13
TITRE 8 – DISPOSITIONS FINALES PAGEREF _Toc150186422 \h 13
Article 17– Durée et effet de l’accord PAGEREF _Toc150186423 \h 13
Article 18 - Suivi de l’accord PAGEREF _Toc150186424 \h 13
Article 19 – Révision PAGEREF _Toc150186425 \h 13
Article 20 – Notification, dépôt et publicité de l’accord PAGEREF _Toc150186426 \h 14
ANNEXE – Synthèse des conditions et justificatifs PAGEREF _Toc150186427 \h 15

PREAMBULE

D’après les dernières données disponibles, le nombre d’aidants en France est estimé à 11 millions de personnes, sachant que près de la moitié exerce en outre une activité professionnelle.

Avec l’allongement de l’espérance de vie et l’évolution de la pyramide des âges, le nombre de personnes dépendantes est encore appelé à augmenter dans les années à venir. Face au défi d'une population vieillissante, la réalité des aidants est devenue depuis plusieurs années un enjeu social, économique et sociétal majeur.

Afin d’y répondre et convaincu que la qualité de vie au travail des salariés est un facteur de performance de l’entreprise et un levier d’engagement personnel, le groupe AXA développe sa volonté de s’engager dans une démarche citoyenne, responsable et solidaire en mettant en place une politique volontariste permettant d’accompagner, de soutenir et de préserver la santé des salariés en situation d’aidant.

Les partenaires sociaux d’AXA Banque s’inscrivent pleinement dans cette dynamique, ce qui a notamment été matérialisé par la signature de plusieurs accords impactant la qualité de vie au travail mais également la diversité et l’inclusion.

Dans ce contexte, le 16 mars 2023, AXA Banque a signé un accord en faveur des salariés aidants.

Au cours du second semestre 2023, les partenaires sociaux de la Représentation Syndicale du Groupe AXA en France ont également travaillé à la définition de dispositions utiles à l’ensemble des entités d’AXA en France, en s’appuyant notamment sur les accords adoptés dans certaines entités. Cette négociation a donné lieu à la signature d’un accord RSG en date du 13 juillet 2023.

Le présent accord a donc pour but de mettre à jour l’accord existant au sein d’AXA Banque, en déclinant les dispositions complémentaires de l’accord conclu au niveau de la RSG, tout en conservant les spécificités de l’accord AXA Banque.

Dans ce contexte, les parties signataires se sont rencontrées le 13 septembre 2023 afin de convenir des dispositions qui suivent.

Pour une meilleure lisibilité et compréhension des dispositifs en vigueur, les parties conviennent que l’ensemble des dispositions du présent avenant de révision se substituent intégralement à celles de l’accord du 16 mars 2023.












TITRE 1 – CHAMP D’APPLICATION ET DEFINITION

Le présent accord s’applique à l’ensemble des salariés d’AXA Banque en situation de proche-aidant.

Le proche aidant est défini comme une personne qui vient en aide, de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel, pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne d’une personne en perte d’autonomie, du fait de l’âge, de la maladie ou d’un handicap.

Que l’aidé soit une personne âgée, un adulte ou un enfant, en situation de handicap, de perte d’autonomie ou de maladie invalidante, la personne qui est proche de lui et qui l’accompagne souvent dans les gestes du quotidien est considérée comme son proche aidant.

Le proche aidé doit avoir un lien familial ou étroit avec le salarié et résider en France métropolitaine de façon stable et régulière.

Le bénéfice de chacun des dispositifs prévus par cet accord est soumis aux conditions et justificatifs définies dans le présent accord (voir en annexe – justificatifs de la situation d’aidant).

Lorsque deux salariés d’AXA Banque sont aidants d’une même personne, ils ne peuvent pas bénéficier cumulativement de la même mesure sur la même période.
Il est bien entendu précisé que les différentes mesures évoquées dans le présent accord, notamment en ce qui concerne les absences et les congés, s’appliquent sans préjudice des jours dont le salarié aidant dispose en raison de son propre état de santé ou éventuel handicap.

TITRE 2 – LES MESURES D’AMENAGEMENT DES CONDITIONS DE TRAVAIL

Convaincues de l’intérêt partagé par le salarié et l’entreprise dans le fait que le salarié puisse poursuivre son activité professionnelle tout en conciliant son rôle d’aidant, les parties soulignent la possibilité d’aménager les conditions de travail afin de favoriser une meilleure articulation entre sa vie professionnelle et sa vie personnelle et familiale.

Article 1 – Aménagement des horaires / jours de travail

Afin de faciliter leur maintien dans l’emploi tout en respectant les contraintes d’organisation du service, le salarié aidant devra solliciter un échange avec son manager et la RH, voire avec la planification, afin de mettre en place un aménagement temporaire de son temps de travail.

Concernant les salariés dont le temps de travail est décompté en heures, les horaires collectifs ou variables pourront être aménagés en fonction des besoins du salarié aidant. Le système des horaires variables existant, qui permet déjà une certaine souplesse, pourra encore être adapté en aménageant si besoin les plages fixes de l’horaire variable.

Concernant les salariés dont le temps de travail est décompté en jours, ils disposent d’ores et déjà d’une autonomie dans l’organisation de leur emploi du temps. Ils pourront néanmoins échanger avec leur manager et la RH sur d’éventuelles adaptations de leur charge de travail et de leur organisation du travail rendues nécessaires par leur situation d’aidant.

Après accord du manager et de la RH, un avenant au contrat de travail devra être conclu afin de formaliser la situation. La personne aidée doit être, pour le salarié, l’une de celles mentionnées au 1° à 9° de l’article L. 3142-16 du code du travail.

Article 2 – Le télétravail

Depuis 2014, dans le cadre de la démarche engagée au sein du Groupe, AXA Banque a mis en place un dispositif de télétravail, qui a évolué par le biais de plusieurs accords collectifs successifs. Ainsi, le télétravail constitue un facteur de souplesse dans l’organisation du travail et l’équilibre de vie des salariés.

En lien avec les dispositions existantes sur le télétravail, les parties conviennent que les conditions du télétravail pourront être aménagées temporairement afin de prendre en compte la situation des salariés aidants. Ainsi, une durée/ formule adaptée de télétravail pourra être retenue, pour une durée déterminée, le cas échéant renouvelable, par la RH, en concertation avec le manager. Par ailleurs, le télétravail pourra être exercé depuis le domicile de la personne aidée, pour une durée déterminée, dans les mêmes conditions que celles posées par l’accord télétravail (notamment concernant le lieu du télétravail en France métropolitaine).

Un avenant au contrat de travail sera conclu afin de formaliser la situation.
La personne aidée doit être, pour le salarié, l’une de celles mentionnées au 1° à 9° de l’article L. 314216 du code du travail.

Article 3 – Le temps partiel / forfait jour réduit pour besoins familiaux

Au sein d’AXA Banque, des dispositions conventionnelles régissent les différents types de temps partiel pour les salariés dont le temps de travail est décompté en heures et de forfait jour réduit pour les salariés cadres dont le temps de travail est décompté en jours.

Les parties précisent que ces dispositifs sont susceptibles de répondre aux besoins du salarié aidant, dans la mesure où ils permettent un aménagement du temps de travail selon différentes formules.

En particulier, le temps partiel pour « besoins familiaux » ou « pour raisons personnelles » permet au salarié d’avoir des périodes travaillées et des périodes non travaillées d’au moins une semaine (5 jours ouvrés consécutifs), tout en percevant une rémunération lissée sur l’année.
Ces formules permettent la fixation de périodes non travaillées notamment pour la garde d’une personne dépendante.

Le salarié devra faire sa demande à la RH, par courrier ou par mail, en précisant son lien avec la personne aidée, qui devra être l’une des personnes mentionnées au 1° à 9° de l’article L. 3142-16 du code du travail. Après accord du manager et de la RH, un avenant au contrat de travail devra être conclu afin de formaliser les modalités de cet aménagement.

TITRE 3 – LES CONGES SPECIAUX

Il est bien entendu précisé qu’à l'issue de tout congé évoqué ci-dessous, le salarié retrouve son emploi précédent ou un emploi similaire assorti d'une rémunération équivalente.

Article 4 – Le congé de proche-aidant

Le congé de proche aidant est mis en œuvre selon les dispositions légales. Il permet au salarié aidant de cesser temporairement son activité professionnelle pour s'occuper de son proche présentant un handicap ou une perte d'autonomie mentionné au 1° à 9° de l’article L. 3142-16 du code du travail.
Ce congé est d’une durée de trois mois renouvelables sans toutefois pouvoir excéder une durée d'un an pour l'ensemble de la carrière professionnelle. Le salarié peut, avec l'accord du manager et de la RH, transformer ce congé en période d'activité à temps partiel ou le fractionner.

Le salarié informe l'employeur, par courrier ou par mail, de sa volonté d'exercer son droit à congé un mois avant la date de son départ. Le délai est ramené à 15 jours en cas de renouvellement du congé. En cas de dégradation soudaine de l'état de santé de la personne aidée ou de situation de crise nécessitant une action urgente du proche aidant constatée par un certificat médical, le congé débute ou est renouvelé sans délai.

Le salarié peut mettre fin de façon anticipée au congé de proche aidant ou y renoncer dans les cas suivants : décès de la personne aidée, admission dans un établissement de la personne aidée, diminution importante des ressources du salarié, recours à un service d'aide à domicile pour assister la personne aidée, congé de proche aidant pris par un autre membre de la famille.

Pour mettre fin de façon anticipée au congé ou y renoncer, le salarié adresse une demande motivée à l'employeur, par courrier ou par mail, au moins un mois à l’avance. En cas de décès de la personne aidée, ce délai est ramené à 15 jours.

Ce congé est de droit, ce qui signifie que l'employeur ne peut pas le refuser au salarié qui remplit les conditions pour en bénéficier.

Durant ce congé, le salarié touche une allocation journalière de proche-aidant (AJPA) sur la base du SMIC, versée par la CAF dans la limite de 66 jours.

Article 5 – Le congé solidarité familiale

Le congé de solidarité familiale est mis en œuvre selon les dispositions légales. Il permet à un salarié de cesser temporairement son activité professionnelle pour assister un ascendant, descendant, un frère, une sœur ou une personne partageant le même domicile, souffrant d'une pathologie mettant en jeu le pronostic vital ou en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable.

Ce congé est également ouvert au salarié ayant été désigné comme personne de confiance au sens du code de la santé publique.

Ce congé a une durée maximale de 3 mois, renouvelable une fois.
Le salarié peut, avec l'accord de son manager et de la RH, transformer ce congé en période d'activité à temps partiel ou le fractionner.

Le salarié informe l'employeur, par courrier ou par mail, au moins 15 jours avant le début du congé de solidarité familiale, de sa volonté de suspendre son contrat de travail à ce titre et de la date de son départ en congé. En cas d'urgence absolue constatée par un écrit du médecin, le congé débute ou peut être renouvelé sans délai.
Le salarié joint à sa demande un certificat médical, établi par le médecin traitant de la personne que le salarié souhaite assister, attestant que cette personne souffre d'une pathologie mettant en jeu le pronostic vital ou est en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable.
Le salarié peut mettre fin de façon anticipée au congé de solidarité familiale en informant l’employeur au moins 3 jours avant la date de son retour.

A son retour de congé, le salarié bénéficie d’un entretien professionnel consacré à ses perspectives d’évolution professionnelle.

Ce congé est de droit, ce qui signifie que l'employeur ne peut pas le refuser au salarié qui remplit les conditions pour en bénéficier.

Durant ce congé, le salarié touche une allocation d’accompagnement de personne en fin de vie (AJAP) versée par l’assurance maladie, dans la limite de 21 jours (fractionnables).

Article 6 – Le congé de présence parentale

Le congé de présence parentale est mis en œuvre selon les dispositions légales. Il permet au salarié de cesser temporairement son activité professionnelle pour s'occuper d'un enfant de moins de 20 ans, à charge au sens des prestations familiales, atteint d'une maladie, d'un handicap ou victime d'un accident d'une particulière gravité rendant indispensable une présence soutenue et des soins contraignants.

A ce titre, le salarié peut bénéficier de 310 jours ouvrés de congés à utiliser, de façon continue ou discontinue, sur une période de trois ans pour un même enfant. La durée du congé est définie par le certificat médical attestant de la particulière gravité de la maladie, de l'accident ou du handicap ainsi que la nécessité d'une présence soutenue et des soins contraignants.
A titre exceptionnel et par dérogation, le salarié peut bénéficier d’un nouveau crédit de 310 jours avant l’expiration des trois ans, sur présentation d’un nouveau certificat médical attestant du caractère indispensable de la poursuite des soins et d'une présence soutenue.

Le salarié peut, avec l'accord de son manager et de la RH, transformer ce congé en période d'activité à temps partiel ou le fractionner.

Le salarié informe l'employeur, par courrier ou par mail, au moins 15 jours avant le début du congé, accompagné du certificat médical susvisé. Ce congé est de droit, ce qui signifie que l'employeur ne peut pas le refuser au salarié qui remplit les conditions pour en bénéficier.

En cas de décès de l'enfant ou de diminution importante des ressources du foyer, le salarié peut reprendre son activité initiale selon la durée prévue dans son contrat de travail, ou transformer son congé en période d’activité à temps partiel comme évoqué ci-dessus. Dans ce cas, le salarié adresse une demande motivée à l'employeur, par courrier ou mail, au moins un mois à l’avance.

Durant ce congé, le salarié touche une allocation journalière de présence parentale (AJPP) versée par la CAF, sur la base du SMIC, pour les 310 jours.




Article 7 – Le congé pour enfant malade

Le congé pour enfant malade est un congé exceptionnel rémunéré, dont peut bénéficier le salarié en cas de maladie ou d’accident d’un enfant de moins de 16 ans dont il assume la charge au sens des prestations familiales :

  • Enfant de moins d’1 an : 6 jours par an (3 jours non-cumulables auxquels s’ajoutent 3 jours cumulables de la même façon que pour les enfants de 2 à 13 ans ci-dessous) ;
  • Enfant de 1 à 13 ans : 3 jours par an, cumulables, c’est-à-dire que les jours non utilisés sur une année sont reportés sur les années suivantes ;
Il est également possible de prendre des jours par anticipation dans la limite de 5 jours par an.
  • Enfant de 14 à moins de 16 ans : 3 jours par an, non-cumulables.

La durée du congé est portée à 5 jours par an si le salarié assume la charge d’au moins trois enfants de moins de 16 ans, ces deux jours complémentaires n’étant cependant ni rémunérés ni cumulables.

Le salarié doit présenter un certificat médical attestant de la présence obligatoire du parent au domicile.

En outre, en cas d’hospitalisation de l’enfant, le salarié peut bénéficier d’un congé rémunéré de 2 jours par an, sur présentation d’un bulletin d’hospitalisation.

Il convient également de rappeler ici que les dispositions légales prévoient :
  • l’allongement du congé paternité d’une durée maximale de 30 jours calendaires consécutifs en cas d’hospitalisation à la naissance de l’enfant.
  • l’allongement du congé parental d’éducation d’une année supplémentaire maximum en cas de maladie, d’accident grave ou de handicap grave de l’enfant.
  • un congé rémunéré de 5 jours par an en cas d’annonce de la survenue d’un cancer, d’un handicap ou d’une pathologie chronique.
  • en cas de décès, le salarié bénéficie d’un congé rémunéré de 12 jours par an lorsque l’enfant est âgé de plus de 25 ans ou de 14 jours par an lorsque l’enfant est âgé de moins de 25 ans.

Ces dispositions viennent mettre à jour et remplacer celles relatives à ce congé résultant de l’accord AXA Banque du 5 avril 2004 sur les congés exceptionnels.

Article 8 – Le congé assistance proche malade

Le congé assistance proche malade est un congé exceptionnel rémunéré de 2 jours par an dont peut bénéficier le salarié en cas de maladie de son conjoint, concubin, partenaire lié par un PACS, de son père, de sa mère, de ses enfants ou des enfants dont il assume la charge au sens des prestations familiales âgés de plus de 16 ans, en l’absence de droits pour enfant malade.

Ce congé exceptionnel peut être fractionné par demi-journée.

Le salarié doit présenter un certificat médical attestant de la présence obligatoire du salarié auprès du proche malade.

A titre exceptionnel, ce congé peut également être ouvert au salarié en cas de maladie de ses frères et sœurs (ayant au moins un père ou une mère en commun reconnu légalement), sous réserve de la présentation d’un justificatif renforcé d’attestation sur l’honneur indiquant que le malade fait partie des parents les plus proches susceptibles de l’assister.

Ces dispositions viennent remplacer celles relatives à ce congé résultant de l’accord AXA Banque du 5 avril 2004 sur les congés exceptionnels.

TITRE 4 – LES DISPOSITIFS COMPLEMENTAIRES FAVORISANT LA CONCILIATION VIE PROFESSIONNELLE / VIE PERSONNELLE

Article 9 – Les autorisations spécifiques d’absences

Avec accord de la RH, le salarié aidant peut bénéficier d’autorisations d’absence à hauteur de 10 demi-journées rémunérées par an pour lui permettre d’accompagner son proche à un rendez-vous médical, paramédical, scolaire ou administratif.

La prise des jours peut être réalisée par journée ou demi-journée, de manière consécutive ou fractionnée, en concertation avec le manager et la RH.

La personne aidée doit être la personne avec qui le salarié vit en couple, son ascendant (parents et grands-parents), son descendant, son frère ou sa sœur ou un enfant dont il assume la charge au sens des prestations familiales. Elle ne doit pas être placée en structure d’accueil quotidien sauf si la prestation justifiant le rendez-vous n’est pas délivrée dans cette structure.

S’agissant d’un parent d’enfant en situation de handicap, ces autorisations pourront notamment être utilisées afin d’effectuer des démarches pour une raison médicale directement en rapport avec le handicap, ou afin d’effectuer les démarches administratives ou scolaires liées au handicap de l’enfant.

Le salarié devra faire sa demande à la RH, par courrier ou par mail, au moins 15 jours avant l’absence prévue, en précisant son lien avec la personne aidée.

La prise des jours est réalisée par journée ou demi-journée en concertation avec le manager et la RH.

Article 10 – L’utilisation du CET long terme

Le CET long terme pourra être débloqué, sur demande auprès de la RH, afin de permettre au salarié aidant de bénéficier des jours acquis sur le compte.

Les jours acquis pourront être débloqués par tranche de 2 jours minimum, et être pris de manière fractionnée par journée ou demi-journée.

Le salarié devra faire sa demande à la RH, par courrier ou par mail, au moins 10 jours avant l’absence prévue, en précisant son lien avec la personne aidée.
La prise effective des jours débloqués doit être décidée en accord avec le manager.

La personne aidée doit être, pour le salarié, l’une de celles mentionnées au 1° à 9° de l’article L. 3142-16 du code du travail.

Article 11 – Le don de jours

Les salariés peuvent céder des jours de congés au salarié qui se trouve dans l’une des situations suivantes :
  • qui vient en aide à une personne atteinte d’une perte d’autonomie ou présentant un handicap, au sens de l’article L. 3142-16,
  • qui assume la charge d’un enfant de -20 ans atteint d’une maladie, d’un handicap ou victime d’un accident d’une particulière gravité rendant indispensable une présence soutenue et des soins contraignants,
  • touché par le décès d’un enfant ou d’une personne à sa charge effective et permanente âgé de moins de 25 ans.

Le salarié qui souhaite faire un appel au don pourra adresser une demande à la RH avec les justificatifs de sa situation, à charge pour la RH de répercuter cette demande à l’ensemble des salariés. Cette demande pourra également être faite par un collègue, sous réserve de vérifier l’accord du salarié aidant pour faire appel au don de jours. Cet appel sur le principe du don de jours pourra éventuellement être fait sans citer le nom du bénéficiaire, en indiquant aux personnes intéressées de s’adresser à la DRH pour plus d’informations sur le bénéficiaire concerné.

Le salarié donateur doit avoir un an d’ancienneté et exercer son don dans la limite de 10 jours par année civile, sous forme de journées complètes. Ce don est effectué de façon anonyme, définitive et sans contrepartie, pour un collègue déterminé. Il doit être formalisé par écrit.

Tous les types de jours de repos peuvent être cédés, c’est-à-dire les congés payés (uniquement pour la partie excédant 20 jours ouvrés soit la 5ème semaine), les JRTT, JRA, jours de récupération non pris et jours restants sur le CET. Seuls les jours disponibles peuvent être donnés, ce qui signifie qu’il n’est pas possible de céder des jours de repos par anticipation.

La prise des jours est réalisée par journée ou demi-journée, de manière consécutive ou fractionnée en concertation avec le manager.

Le salarié qui bénéficie du don de jours de repos bénéficie du maintien de sa rémunération pendant sa période d'absence. Cette période d'absence est assimilée à une période de travail effectif pour la détermination des droits que le salarié tient de son ancienneté. Le salarié conserve le bénéfice de tous les avantages qu'il avait acquis avant le début de sa période d'absence.

Afin de soutenir cette démarche du don de jours et les salariés qui effectuent ce geste de solidarité, AXA Banque procédera à un abondement d’un jour à compter de 5 jours donnés (puis un jour par tranche de 5 jours donnés).

Article 12 – Les CESU complémentaires

Le CESU (Chèque Emploi Service Universel) permet à un particulier d’embaucher et de rémunérer un salarié à domicile ou un organisme agréé de services à la personne afin de l’aider dans des tâches du quotidien (entretien de la maison, petits travaux de jardinage, soutien scolaire, assistance aux personnes âgées ou fragiles, etc.).

En sus du dispositif existant au titre des dispositions conventionnelles du Groupe AXA, AXA Banque met en place des titres CESU complémentaires destinés aux salariés aidants.

A ce titre, un salarié aidant pourra bénéficier de 300 euros de CESU complémentaires par année civile, co-financés par AXA Banque à hauteur de 50% de la valeur faciale (soit à hauteur de 150 euros).

Une campagne spécifique sera mise en place pour l’octroi de ces CESU destinés aux salariés aidants, qui devront justifier de leur situation.

TITRE 5 – LA MOBILISATION DES ACTEURS POUR L’ACCOMPAGNEMENT DU SALARIE AIDANT

Article 13 – Les ressources humaines

Le rôle des ressources humaines est de conseiller, valider et accompagner le salarié aidant dans la mise en place des dispositifs qu’il peut utiliser. La RH est l’interlocuteur privilégié du salarié en situation d’aidant. A ce titre, un référent salarié-aidant sera désigné au sein de la RH.

Au-delà du dispositif, le salarié peut toujours solliciter la RH s’il ressent le besoin d’être accompagné dans sa situation d’aidant, concernant notamment la reprise et/ou la poursuite de sa carrière professionnelle.

Au cours des congés évoqués dans le présent accord, il peut être envisagé une prise de contact entre la
RH et le salarié aidant pour veiller au maintien du lien avec l’entreprise.

La RH répond aux questions et problématiques relevant de son champ d’actions et/ou redirige le salarié vers les acteurs internes ou externes compétents.

Article 14 – Le CSE

En tant qu’Instance représentative du personnel, le CSE est également un interlocuteur privilégié des salariés. A ce titre, le CSE désignera un référent salarié-aidant parmi ses membres.

Article 15 – Les managers

Les managers sont en première ligne pour détecter d’éventuelles difficultés rencontrées au sein de leurs équipes. Ainsi, les managers accompagnent les salariés aidants dans leur quotidien professionnel et sont un relai essentiel pour les orienter, notamment vers la RH et/ou le service de santé au Travail.

Les managers jouent un rôle essentiel dans la mise en œuvre des mesures d’accompagnement en faveur des salariés aidants et dans la conciliation des temps professionnels et des temps personnels des salariés de leurs équipes.

Ils facilitent également la contribution des autres salariés en favorisant un climat de confiance et de bienveillance au sein de leurs équipes.

Article 16 - Les professionnels de la santé et de la sécurité au travail

Le service de santé au travail a pour mission de déployer les moyens nécessaires au développement de la qualité de vie au travail et à la préservation de la santé des salariés. A ce titre, le médecin du travail et les infirmières participent activement à la recherche de solutions adaptées pour les salariés aidants, notamment lorsque la situation vécue peut entraîner des risques pour la santé physique ou mentale du salarié aidant lui-même.

En outre, les salariés aidants peuvent faire part de leur situation et des difficultés rencontrées à l’assistante sociale, qui est à leur disposition pour les aider à trouver des réponses à leurs questionnements, les écouter, les informer et les orienter dans leurs démarches personnelles. Ainsi, l’assistante sociale met à disposition ses compétences et peut orienter vers des professionnels spécialisés.

Enfin, les salariés aidants peuvent bien entendu utiliser l’accès gratuit, confidentiel et anonyme à la cellule d’écoute Pluridis, constituée d’une équipe externe de professionnels du soutien psychologique, disponibles 24h/24 et 7j/7.

Article 17 – Les services d’assistance et d’accompagnement

Le Groupe AXA met à disposition des salariés des services d’assurance, d’assistance et d’accompagnement selon les conditions et modalités prévues par les régimes complémentaire et surcomplémentaire obligatoires de Prévoyance et Frais de santé et le régime de la garantie dépendance (accord RSG du 20 avril 2009).

Dans ce cadre, plusieurs types de mesures sont actuellement prévues par les régimes en vigueur, selon les dispositions et conditions définies dans les notices d’information, afin d’assister le salarié aidant et l’accompagner dans son rôle et ses démarches.

A titre d’exemples :

  • Des services de téléconsultation médicale
  • Trois types de garanties d’assistance prévues par le contrat dépendance sont accordées en cas de besoin de répit du salarié aidant d’un parent reconnu dépendant (conjoint ou ascendant) : assistance psychologique par téléphone, présence d’un auxiliaire de vie et aide à la recherche et transport vers des centres d’accueil temporaires. Un guide sur la dépendance sera mis à disposition des salariés.

TITRE 6 – INFORMATION ET SENSIBILISATION

AXA Banque s’engage à favoriser l’accès à l’information et l’appropriation de celle-ci par les salariés intéressés et plus largement auprès de l’ensemble du personnel, afin de répondre à plusieurs enjeux :

  • Prévenir toute discrimination ou stigmatisation envers les salariés aidants,
  • Sensibiliser aux enjeux de l’accompagnement des salariés aidants,
  • Informer sur les dispositifs prévus dans le cadre de l’accord,
  • Accompagner les acteurs, et en particulier les managers, dans leur rôle d’accompagnement des salariés en situation d’aidant.

AXA Banque veillera à communiquer en interne sur les dispositions du présent accord ainsi que sur les outils mis à disposition et les contacts utiles. En outre, des actions de communication seront mises en place pour que chaque collaborateur se sente concerné. Notamment, la journée nationale des aidants, célébrée chaque année le 6 octobre, pourra être l’occasion d’actions de sensibilisation et d’évènements thématiques sur le sujet. Un guide d’information dédié sera également mis à disposition.
Enfin, dans l’hypothèse où la situation d’aidant conduirait le salarié à s’absenter, AXA Banque portera une attention particulière à la préparation de son retour et à son accueil spécialement dans l’hypothèse d’une absence prolongée afin de permettre sa reprise dans les meilleures conditions. Dans ce cadre, un entretien professionnel sera notamment proposé au salarié qui reprend son activité à l’issue d’un congé de proche aidant, d’un congé de solidarité familiale, d’un arrêt longue maladie.

TITRE 7 – LA PREVENTION DU SALARIE AIDANT

Plusieurs leviers permettent d’accompagner les salariés en situation d’aidant et de préserver leur santé :
  • La sensibilisation des aidants à l’importance de prendre soin de leur propre santé
  • La sensibilisation des différents interlocuteurs du salarié aidant en entreprise (assistante sociale, médecin du travail …) sur la prise en compte de la situation d’aidant et les enjeux de prévention associés
  • La communication sur les dispositifs et mesures prévues par les régimes complémentaire et surcomplémentaire obligatoires de prévoyance et frais de santé, par exemple :
  • le maintien des garanties en matière de remboursement de frais de santé en cas de suspension du contrat de travail pour congé de proche aidant, congé de présence parentale ou congé de solidarité familiale
  • la plateforme digitale Angel, point d’accès à de nombreux services médicaux accessible à l’ensemble des bénéficiaires de la complémentaire santé AXA, ainsi que leurs ayants droit (ex « chat médico-social » Angel pour répondre à une question concernant un proche, soutien psychologique, téléconsultation médicale…)
  • Les solutions de répit prévues par la loi et la garantie dépendance (accord RSG du 20 avril 2009)
  • Les ressources pédagogiques permettant de se former au rôle d’aidant, de prendre soin de sa santé, de prendre conscience de son état de santé et de trouver des outils et solutions de soutien ou de relais afin de prévenir les risques d’épuisement et les problèmes de santé.
  • A titre d’exemples : le site Entraidants, la plateforme Angel, AXA Prévention (le questionnaire d’auto évaluation « Echelle de Zarit »…), également les services et le bilan de prévention AGIRC ARRCO.

TITRE 8 – DISPOSITIONS FINALES

Article 17– Durée et effet de l’accord

Le présent accord est conclu pour une durée déterminée de 3 ans.

Il prend effet au jour de sa signature.

Les parties signataires pourront se rencontrer dans les six mois précédant le terme du présent accord afin d’étudier l’opportunité et les conditions de son renouvellement. A défaut de renouvellement, l'accord arrivé à expiration cessera de produire ses effets, en application de l'article L.2222-4 du Code du travail.

Article 18 - Suivi de l’accord

Les parties conviennent que le présent accord fera l’objet d’un suivi annuel avec les parties signataires dans le cadre de la Commission « Diversité et Inclusion » existante au sein d’AXA Banque.

Article 19 – Révision

Le présent accord pourra faire l’objet d’une révision selon les dispositions légales en vigueur. S’agissant d’un accord à durée déterminée, il ne pourra pas être unilatéralement dénoncé pendant sa durée.

Le présent accord pourra être révisé par les parties signataires, notamment en cas d’évolution des dispositions légales, conventionnelles, professionnelles ou interprofessionnelles en vigueur ou dans l’hypothèse de changements fondamentaux dans l’organisation économique d’AXA en France susceptible d’impacter l’organisation sociale d’AXA Banque.

Article 20 – Notification, dépôt et publicité de l’accord

Le présent accord sera notifié à l'ensemble des organisations syndicales représentatives dans l’entreprise.

Il fera l’objet, dans le respect des articles L.2231-5, L.2231-6, D.2231-2 et D.2231-4 du Code du travail, d’un dépôt :
  • sur la plateforme de téléprocédure du ministère du travail, accessible depuis le site www.teleaccords.travail-emploi.gouv.fr
  • au Greffe du conseil de prud’hommes de Créteil.

Il sera également porté à la connaissance des salariés de l’entreprise par publication sur l’intranet (SILVA).

Fait à Fontenay-sous-Bois, ……

28 novembre 2023…………………


Pour la Direction

**********

D.R.H.

Pour l’UDPA-UNSA

**********

Délégué syndical


**********

Délégué syndical

Pour le SNB/CFE-CGC

**********

Délégué syndical


**********

Déléguée syndicale


Pour la CFDT

**********

Déléguée syndicale




ANNEXE – Synthèse des conditions et justificatifs


LES MESURES D’AMENAGEMENT DES CONDITIONS DE TRAVAIL

Article

Mesure

Personne aidée

Justificatifs à produire par le salarié « aidant »

1 et 3

Aménagement
d’horaires
La personne aidée est l’une de celles mentionnées au 1° à 9° de l’article L.3142-16 du code du travail :
  • Le

    conjoint,

  • Le

    concubin,

  • Le pa

    rtenaire lié par un pacte civil de solidarité (pacs),

  • Un

    ascendant,

  • Un

    descendant,

  • Un

    enfant dont il assume la charge au sens des prestations familiales,

  • Un

    collatéral jusqu'au quatrième degré (frères et sœurs, neveux et nièces, oncles et tantes, grand-oncles et grandes-tantes, petits neveux)

  • Un

    ascendant, un descendant ou un collatéral jusqu'au quatrième degré de son conjoint, concubin ou partenaire pacsé,

  • Une

    personne âgée ou handicapée avec laquelle il réside ou avec laquelle il entretient des liens étroits et stables, à qui il vient en aide de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel, pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne.

1° Justificatif du lien de parenté ou de prise en charge fiscale si le proche n’est pas déclaré dans pléiades ou une déclaration sur l'honneur de l’aide apportée à une personne âgée ou handicapée avec lequel le demandeur entretient des liens étroits et stables


2° Attestation sur l’honneur ou certificat médical justifiant de la nécessité de présence auprès de la personne aidée


3° Perte autonomie : copie de la décision d’attribution de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou titre de pension d’invalidité catégorie 3 ;

Handicap :

titre officiel de reconnaissance du handicap (RQTH : reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, AAH : allocation adulte handicapé, AEEH : allocation d'éducation de l'enfant handicapé, …) ;

Maladie :

bulletin d’hospitalisation ou attestation du centre hospitalier dans lequel le proche aidé est suivi

2

Télétravail




LES CONGES SPECIAUX


Article

Mesure

Personne aidée

Justificatifs à produire par le salarié

« aidant »

4

Congé de proche aidant
La personne aidée est l’une de celles mentionnées au 1° à 9° de l’article L.3142-16 du code du travail :
  • Le

    conjoint,

  • Le

    concubin,

  • Le

    partenaire lié par un pacte civil de solidarité (pacs),

  • Un

    ascendant,

  • Un

    descendant,

  • Un

    enfant dont il assume la charge au sens des prestations familiales,

  • Un collatéral jusqu'au quatrième degré (frères et sœurs, neveux et nièces, oncles et tantes, grand-oncles et grandes-tantes, petits neveux,
  • Un

    ascendant, un descendant ou un collatéral jusqu'au quatrième degré de son conjoint, concubin ou partenaire pacsé,

  • Une

    personne âgée ou handicapée avec laquelle il réside ou avec laquelle il entretient des liens étroits et stables, à qui il vient en aide de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel, pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne.

1° Une déclaration sur l'honneur du lien familial du demandeur avec la personne aidée ou de l'aide apportée à une personne âgée ou handicapée avec laquelle il réside ou entretient des liens étroits et stables


2° Une déclaration sur l'honneur du demandeur précisant qu'il n'a pas déjà bénéficié d’un congé de proche aidant durant sa carrière ou, si c’est le cas, la durée de ce précédent congé


3° Si la personne aidée est en situation de handicap, une copie de la décision justifiant d'un taux d'incapacité permanente au moins égal à 80 % au sens de la sécurité sociale

Si la personne est en perte d’autonomie, une copie de la décision

d'attribution de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA)


4° Lorsque la personne aidée en bénéficie, une copie de la décision d'attribution d’une prestation de type majoration pour tierce personne (MTP)

ou

prestation complémentaire pour recours à tierce personne (PCRTP) prévue par l’article D3142-8 du Code du travail.

5

Congé solidarité familiale
La personne aidée doit être :
  • Un

    ascendant

  • Un

    descendant

  • Une

    sœur ou un frère,

  • Une

    personne partageant le même domicile,

  • Une personne déclarée

    personne de confiance au sens du code de la santé publique

1° Justificatif du lien de parenté ou de prise en charge fiscale si le proche n’est pas déclaré dans pléiades ou désignation en personne de confiance


2° Le salarié doit joindre un certificat médical établi par le médecin traitant de la personne que le salarié souhaite assister, précisant qu’elle souffre d'une pathologie mettant en jeu son pronostic vital ou qu'elle est en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable.

6

Congé présence parentale
La personne aidée doit

être un enfant à charge au sens des prestations familiales, âgé de moins de 20 ans atteint d’une maladie, d’un handicap ou victime d’un accident grave nécessitant une présence soutenue.


1° Le salarié doit joindre un certificat médical qui atteste des éléments suivants :

  • Particulière gravité de la maladie, de l'accident ou du handicap
  • Nécessité d'une présence soutenue auprès de l'enfant et des soins contraignants

7

Congé pour « Enfant Malade »
La personne aidée doit être un enfant à charge fiscale jusqu’à la veille de ses 16 ans.

1° La demande d’un congé pour « Enfant Malade » doit être accompagnée d’un certificat médical.

8

Congé assistance proche malade
La personne aidée doit être :
  • Le

    conjoint,

  • Le

    concubin,

  • Le

    partenaire lié par un pacte civil de solidarité (pacs),

  • Un

    ascendant (parents),

  • Un

    descendant (enfants de plus de 16 ans),

  • Un

    enfant dont il assume la charge au sens des prestations familiales.

  • A titre exceptionnel, la personne aidée peut être

    le frère ou la sœur (ayant au moins un père ou une mère en commun reconnu légalement).

1° Justificatif du lien de parenté ou de prise en charge fiscale si le proche n’est pas déclaré dans pléiades


2° La demande d’un congé assistance proche malade doit être accompagnée d’un certificat médical attestant de la nécessité de la présence du collaborateur.


3° Lorsque la personne aidée est le frère ou la sœur, le salarié doit, en outre, rédiger une attestation sur l’honneur indiquant que le malade n’a pas de parent plus proche susceptible de l’assister.


LES DISPOSITIFS COMPLEMENTAIRES FAVORISANT LA CONCILIATION

VIE PROFESSIONNELLE / VIE PERSONNELLE

Article

Mesure

Personne aidée

Justificatifs à produire par le salarié

« aidant »

9

Autorisations spécifiques d’absences rémunérées
La personne aidée doit être :
  • La personne avec qui le salarié vit

    en couple

  • Un

    ascendant (parents et grands-parents),

  • Un

    frère ou une sœur

  • Un

    descendant,

  • Un

    enfant dont il assume la charge au sens des prestations familiales,

La personne aidée ne doit pas être placée en structure d’accueil quotidien sauf si la prestation justifiant le rendez-vous n’est pas délivrée dans cette structure.

1° Justificatif du lien de parenté ou de prise en charge fiscale si le proche n’est pas déclaré dans pléiades


2° Perte autonomie : copie de la décision d’attribution de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou titre de pension

d’invalidité catégorie 3 ;
Handicap :

titre officiel de reconnaissance du handicap (RQTH : reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, AAH : allocation adulte handicapé, AEEH : allocation d'éducation de l'enfant handicapé, …) ;

Maladie : bulletin d’hospitalisation, attestation du centre hospitalier dans lequel le proche aidé est suivi ou attestation du médecin spécialisé.

3° Justificatif comportant la raison sociale de la structure ainsi que la date et l’horaire du rendez-vous.

10

Utilisation du CET Long Terme
La personne aidée est l’une de celles mentionnées au 1° à 9° de l’article L.3142-16 du code du travail, aux conditions suivantes :
  • Son

    conjoint,

  • Son

    concubin,

  • Son pa

    rtenaire lié par un pacte civil de solidarité (Pacs),

  • Un

    ascendant

  • Un

    descendant

  • Un

    enfant dont il assume la charge au sens des prestations familiales,

  • Un

    collatéral jusqu'au quatrième degré (frères et sœurs, neveux et nièces, oncles et tantes, grands-oncles et grandes-tantes, petits neveux),

  • Un

    ascendant, un descendant ou un collatéral jusqu'au quatrième degré de son conjoint, concubin ou partenaire pacsé,

  • Une

    personne âgée ou handicapée avec laquelle il réside ou avec laquelle il entretient des liens étroits et stables, à qui il vient en aide de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel, pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne.

1° Justificatif du lien de parenté ou de prise en charge fiscale si le proche n’est pas déclaré dans pléiades ou une déclaration sur l'honneur de l’aide apportée à une personne âgée ou handicapée avec lequel le demandeur entretient des liens étroits et stables


2° Attestation sur l’honneur ou certificat médical justifiant de la nécessité de présence auprès de la personne aidée


3° Perte autonomie : copie de la décision d’attribution de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou titre de pension

d’invalidité catégorie 3 ;
Handicap :

titre officiel de reconnaissance du handicap (RQTH : reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, AAH : allocation adulte handicapé, AEEH : allocation d'éducation de l'enfant handicapé, …) ;

Maladie :

bulletin d’hospitalisation, attestation du centre hospitalier dans lequel le proche aidé est suivi ou attestation du médecin spécialisé.

12

CESU complémentaires
La personne aidée est :
  • Son

    conjoint,

  • Son

    concubin,

  • Son pa

    rtenaire lié par un pacte civil de solidarité (Pacs),

  • Un

    ascendant (parents),

  • Un

    descendant (enfants),

  • Un

    enfant dont il assume la charge au sens des prestations familiales.


11

Don de jours
L’appel au don de jours est possible pour :
• une personne aidée mentionnées au 1° à 9° de l’article L.3142-16 du code du travail, aux conditions suivantes :
  • Son

    conjoint,

  • Son

    concubin,

  • Son pa

    rtenaire lié par un pacte civil de solidarité (Pacs),

  • Un

    ascendant

  • Un

    descendant

  • Un

    enfant dont il assume la charge au sens des prestations familiales,

  • Un

    collatéral jusqu'au quatrième degré (frères et sœurs, neveux et nièces, oncles et tantes, grands-oncles et grandes-tantes, petits neveux),

  • Un

    ascendant, un descendant ou un collatéral jusqu'au quatrième degré de son

conjoint, concubin ou partenaire pacsé,
  • Une

    personne âgée ou handicapée avec laquelle il réside ou avec laquelle il entretient des liens étroits et stables, à qui il vient en aide de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel, pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne.



1° Justificatif du lien de parenté ou de prise en charge fiscale si le proche n’est pas déclaré dans pléiades ou une déclaration sur l'honneur de l’aide apportée à une personne âgée ou handicapée avec lequel le demandeur entretient des liens étroits et stables

2° Attestation sur l’honneur ou certificat médical justifiant de la nécessité de présence auprès de la personne aidée


3° Selon le cas :

• Personne aidée au sens de L.3142-16 :

- Perte autonomie : copie de la décision d’attribution de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou titre de pension d’invalidité catégorie 3 ;

- Handicap : titre officiel de reconnaissance du handicap (RQTH : reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, AAH : allocation adulte handicapé, AEEH : allocation d'éducation de l'enfant handicapé, …) ;

- Maladie : bulletin d’hospitalisation, attestation du centre hospitalier dans lequel le proche aidé est suivi ou attestation du médecin spécialisé.


• Décès d’un enfant âgé de moins de 25 ans ou d’une personne de moins de 25 ans à la charge effective et permanente du salarié.
  • Certificat de décès





Mise à jour : 2024-05-15

Source : DILA

DILA

https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/acco-accords-dentreprise/

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